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Aide internationale pour la lutte contre la famine

Question écrite de - Coopération

Question de ,

Diffusée le 20 février 1991

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre de la coopération et du développement sur le message de fin d'année 1990 du directeur de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture de l'Organisation des Nations Unies redoutant qu'en 1991 la famine ne frappe l'Ethiopie, le Soudan, le Libéria, le Mozambique, l'Angola, les Etats de la zone du Sahel et affirmant d'autre part que l'Afghanistan, le Sri Lanka, la Jordanie, Haïti et le Pérou auront aussi besoin de l'aide internationale. Il lui demande quelle va être en 1991 l'aide de la France aux pays précités.

Réponse - Coopération

Diffusée le 21 août 1991

Réponse. - Dans son étude " Agriculture Horizon 2000 ", la F.A.O. estime, en effet, qu'il y a, dans le monde, entre 350 à 510 millions de personnes sous-alimentées. Le Gouvernement est bien évidemment conscient de cette dure réalité et il s'efforce d'apporter des solutions à la mesure de ses moyens. La France participe à la lutte contre la faim de diverses manières : 1° Par ses actions en faveur du développement : l'aide publique au développement consentie par notre pays en 1991 représente 0,56 p. 100 du P.I.B., dont une part significative contribue directement au développement de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche ; les gains obtenus au niveau de la productivité et de la production sont les plus sûrs garants de la sécurité alimentaire : ils limitent les risques de disette et diminuent la dépendance des " pays pauvres " vis-à-vis des " pays riches ".

Les pays du Sahel sont largement bénéficiaires de l'aide publique au développement. 2° Par des aides programmées annuellement : le comité de l'aide alimentaire dresse chaque année un programme de distribution de céréales (200 000 tonnes) et de produits divers (lait, farine lactée, sucre, huile, etc., pour une valeur de 30 millions de francs) ; tous les pays cités, à l'exception de l'Afghanistan, du Sri Lanka et de la Jordanie, mais d'autres non cités tels l'Egypte et le Bangladesh vont bénéficier de ces aides. 3° Par les aides d'urgences : lieu de rencontre interministériel, la cellule d'urgence et de veille initie et coordonne tout au long de l'année les interventions dans toutes les parties du monde en faveur des populations en difficulté, que ce soit pour cause de cataclysme naturel ou en raison d'un état de guerre. 4° Par les aides communautaires : l'effort français ne se limite pas aux actions bilatérales.

Au sein de la Communauté européenne, notre pays finance en 1991 à hauteur de 20 p. 100 le budget communautaire, soit pour le chapitre de l'aide alimentaire une contribution française de 103 millions d'ECU (environ 721 millions de francs). Il s'agit là du programme " normal " d'aide alimentaire de la C.E.E., reconduit chaque année ; en 1991, la situation de famine dans la zone considérée a conduit les institutions communautaires à décider le lancement d'un programme spécial d'aide alimentaire à l'Afrique, doté de financements en grande partie additionnels ; la décision a été prise au début du mois de mai 1991 d'envoyer 400 000 tonnes de céréales dans les régions gravement frappées par la famine de la corne de l'Afrique, de l'Afrique australe et du Sahel.

Le programme a été immédiatement lancé et sa mise en oeuvre s'étalera sur les prochains mois afin de cerner au plus près les besoins et de veiller à ce que l'aide parvienne effectivement aux bénéficiaires ; la contribution française au financement de ce programme spécial est de 196 millions de francs dont 161 millions de francs sous forme d'effort budgétaire additionnel.

Il faut néanmoins reconnaître qu'en dépit des sommes considérables investies par tous les donateurs, les grands foyers de famine demeurent et dessinent les limites du possible de l'action humanitaire. La difficulté principale n'est pas, en effet, de fournir l'aide, mais de l'acheminer jusqu'aux populations victimes de pénuries alimentaires.

La persistance des famines est intimement liée à l'existence des conflits, particulièrement des guerres civiles. Les combats éloignent de sa terre le paysan qui ne produit plus et devient un réfugié ; ils réduisent les capacités de transport. L'insécurité et les interdictions de circuler rendent enfin difficiles et parfois impossibles les transports de nourriture.

C'est pourquoi seule la paix pourra rendre gérable le problème de la faim en Ethiopie, au Soudan, en Somalie, au Liberia, en Angola, au Mozambique et dans toutes les zones où la misère est la conséquence directe de la guerre. ; interdictions de circuler rendent enfin difficiles et parfois impossibles les transports de nourriture.

C'est pourquoi seule la paix pourra rendre gérable le problème de la faim en Ethiopie, au Soudan, en Somalie, au Liberia, en Angola, au Mozambique et dans toutes les zones où la misère est la conséquence directe de la guerre.

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