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Aide à la population du Sud-Soudan

Question écrite de M. Jacques Legendre - Coopération

Question de M. Jacques Legendre,

Diffusée le 22 juillet 1998

M. Jacques Legendre demande à M. le ministre délégué à la coopération et à la francophonie de lui faire savoir quelle action la France entend mener pour venir en aide à la population du Sud-Soudan menacée par une très grave famine.

Réponse - Coopération

Diffusée le 23 septembre 1998

Réponse. - La famine qui sévit au Soudan concerne essentiellement les populations civiles déplacées du fait de la guerre qui perdure depuis 1984 dans le sud du pays. Outre des conditions climatiques peu favorables, une rupture dans l'acheminement de l'aide alimentaire à ces populations est intervenue au début de l'année 1998 dont les conséquences se font sentir aujourd'hui.

Comme dans tout conflit armé, l'accès aux populations est soumis au bon vouloir des parties en présence. C'est ainsi qu'au Soudan, la communauté internationale a obtenu depuis 1989 l'autorisation d'acheminer une aide humanitaire dans le cadre de l'opération menée sous l'égide des Nations unies et intitulée " Lifeline Soudan (OLS) ".

Les graves difficultés des premiers mois de l'année l'ont été soit du fait des autorités de Karthoum, soit de la rébellion sudiste. Sous la pression de la communauté internationale, le gouvernement soudanais a rétabli le 31 mars 1998 les autorisations de vols humanitaires interrompus pendant les trois premiers mois de l'année.

Il a en outre accepté d'en renforcer le rythme. Il s'est également engagé à garantir l'accès de l'ensemble du territoire soudanais aux organisations travaillant dans le cadre de l'OLS. Les secours aux milliers de personnes déplacées, menacées de famine ont repris, mais ils ont toutefois été gravement perturbés par la poursuite des combats.

Sous la pression de la communauté internationale, un cessez-le-feu a été accepté le 15 juillet 1998 pour permettre l'acheminement de l'aide vers les populations civiles les plus vulnérables. En 1998, la France accorde une aide alimentaire de 18 millions de dollars au Soudan dont les populations du sud sont les principales bénéficiaires.

Cette aide a été fournie dans le cadre de l'Union européenne, des agences de l'ONU notamment le PAM qui assure un pont aérien pour venir en aide aux populations du Bahr el-Ghazal (Sud) ou d'accords bilatéraux. Sur ces 18 millions de dollars, des opérations spécifiques d'un montant total de 3 970 000 francs ont été par ailleurs financées, soit : 900 000 francs de subvention à un programme nutritionnel mené par l'association CARITAS, 1,5 MF pour l'UNICEF, 1,5 MF pour le CICR et 70 000 francs accordés via l'Ambassade de France à Karthoum en faveur de l'apprentissage ou de la santé.

En ce qui concerne les organismes des Nations unies, la France prévoit de soutenir le programme d'assistance mené par le PAM et le PNUD au Soudan (12 000 tonnes de céréales). Il faut rappeler qu'ECHO a lancé un programme européen d'urgence d'un an pour 11.8 MECUS en mars 1998, auquel la France contribue à hauteur de 18 %.

Elle est naturellement disposée à examiner, dans le cadre de l'Union européenne, toute demande qui émanerait des organisations uvrant sur place. Toutefois, la situation humanitaire découlant du conflit dans le sud du Soudan ne pourra connaître une réelle amélioration qu'avec le retour de la paix. C'est pourquoi, d'une part, la France soutient avec ses partenaires de l'Union européenne, toute initiative permettant d'y parvenir, en particulier la médiation entreprise depuis 1993 par l'autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui connaît depuis 1997 un nouvel élan ; d'autre part, M.

Charles Josselin, ministre délégué à la coopération et à la francophonie s'est rendu en visite les 10 et 11 août 19987 à Karthoum où il a eu des entretiens avec, notamment le Président Bechir. Il a fait également escale au Caire pour rencontrer M. Garang, président du mouvement populaire pour la libération du Soudan.

Cette visite, dictée par l'urgence de la crise humanitaire et préparée en concertation avec nos partenaires européens avait un double but : humanitaire, pour obtenir une amélioration du déroulement des opérations d'acheminement de l'aide sur le terrain, et politique, pour affirmer l'urgence d'un règlement de paix négocié.

Espérant de nouveaux progrès vers une solution pacifique du conflit, la France entend aussi poursuivre son action au sein du forum des partenaires de l'IGAD, notamment du Comité Soudan, afin de soutenir les efforts de médiation de l'organisation régionale.

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