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Avenir des centres de formation de musiciens intervenants

Question écrite de M. Michel Boutant - Éducation nationale

Question de M. Michel Boutant,

Diffusée le 19 juin 2013

M. Michel Boutant attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la situation des centres de formation de musiciens intervenants (CFMI).

Ce sont aujourd'hui neuf CFMI qui forment, dans le cadre d'une coopération avec les directions régionales des affaires culturelles (DRAC), des musiciens professionnels afin que ceux-ci puissent intervenir notamment au sein des écoles primaires, et permettre ainsi aux enfants de s'initier à une pratique artistique.

Les « dumistes », du nom de leur diplôme universitaire de musicien intervenant (DUMI), peuvent également développer des projets dans les crèches mais aussi, par exemple, les maisons de retraite.

Ces 5 000 professionnels œuvrent à leur façon en faveur de la diffusion de la musique et de l'art auprès du plus grand nombre. Cependant, les CFMI, sans qui cette réussite n'aurait pas été possible, se retrouvent aujourd'hui dans une situation difficile. L'absence de concertation régulière entre les ministères de l'éducation nationale, de la culture et de la communication et de l'enseignement supérieur et de la recherche semble en effet mettre en danger les moyens humains et financiers dont disposent ces établissements.

Au-delà des CFMI eux-mêmes, se pose également le problème du statut des « dumistes » et de leur rémunération. L'intervention des artistes en tant qu'enseignants vacataires intermittents du spectacle dans les universités est ainsi rendue délicate par les exigences de Pôle emploi spectacle. De la même façon, il serait nécessaire, selon les intervenants, que leur mode de rémunération devienne davantage incitatif pour les organismes qui les emploient.

Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles sont les intentions du Gouvernement vis-à-vis des CFMI et des musiciens intervenants.

Réponse - Éducation nationale

Diffusée le 31 juillet 2013

Les ministres chargés de l'éducation nationale et de la culture ont signé un protocole d'accord le 29 avril 1983, afin de développer une collaboration entre le service public de l'éducation et le secteur culturel. Ce texte prévoyait notamment de favoriser la collaboration des enseignants et d'intervenants culturels susceptibles d'être associés aux équipes pédagogiques.

En application de ces accords, des centres de formation de musiciens intervenant (CFMI) à l'école élémentaire et préélémentaire ont été créés. Au nombre de neuf, ils fonctionnent dans le cadre de neuf universités françaises et sont habilités à délivrer le diplôme universitaire de musiciens intervenants (DUMI).

L'objectif de ces centres est de donner à des musiciens ayant une qualification professionnelle, une formation spécifique, à la fois musicale, pédagogique et générale, leur permettant de travailler, dans le cadre de l'école élémentaire et préélémentaire, en collaboration avec les professeurs des écoles.

Les « dumistes » sont « titulaires d'un diplôme préparant directement à l'intervention en milieu scolaire dans les disciplines artistiques » et à ce titre ils « peuvent apporter leur collaboration aux enseignements et activités artistiques » ainsi que le précise l'article 4 du décret n° 88-709 du 6 mai 1988 pris pour l'application de l'article 7 de la loi n° 88-20 du 6 janvier 1988 (devenu article L. 911-6 du code de l'éducation) relative aux enseignements artistiques et définissant les conditions dans lesquelles certaines personnes peuvent apporter leur concours aux enseignements artistiques du premier et du second degrés.

Leurs interventions ont majoritairement lieu durant le temps scolaire et sont destinées à soutenir le travail des maîtres dans la mise en œuvre de l'éducation musicale telle qu'elle figure dans les programmes. On note également le rôle joué par les « dumistes » dans des activités plus expérimentales comme la mise en place de l'opération « Orchestre à l'école ».

Leur formation comporte également une dimension médiation culturelle qui accompagne, dans les grandes zones urbaines, les partenariats mis en place par diverses institutions. Au fil des années, il est apparu que les titulaires de ce diplôme exerçaient non seulement dans les écoles maternelles et élémentaires, mais également dans des écoles de musique ou des associations culturelles (chorales, orchestres d'harmonie, groupes de musiques vivantes, etc.).

Leurs compétences sont également reconnues par des établissements spécialisés tels que les crèches, hôpitaux, maisons de retraite, centres pénitentiaires, ou par des centres sociaux-culturels ou des maisons de quartier. L'éducation musicale s'inscrit pleinement dans le parcours d'éducation artistique et culturelle instauré par la loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République.

Dans ce cadre, la possibilité pour l'école de recourir, avec le concours des collectivités territoriales, à des intervenants pleinement qualifiés est une richesse qu'il convient de ne pas négliger, aussi bien dans la poursuite du travail mené dans le temps scolaire que dans le développement progressif des activités pédagogiques complémentaires et périscolaires.

On note, par exemple, que les « dumistes » trouveront toute leur place dans des activités rapprochant les conservatoires ou les écoles de musique de l'école primaire, activités qui pourront s'inscrire dans les projets éducatifs territoriaux favorisant l'acquisition du socle commun de connaissances, de compétences et de culture.

Les inquiétudes sur l'avenir des CFMI dont se font l'écho de nombreux parlementaires découlent essentiellement du manque d'assurance de certains centres quant à leur pérennité au sein des universités qui les hébergent. À l'issue du vote de la loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République, cette question pourrait faire l'objet d'une réflexion commune des ministères chargés de l'enseignement supérieur, de l'éducation nationale et de la culture afin de conforter leur rôle dans la formation d'intervenants qui ont toute leur place dans la mise en œuvre des parcours d'éducation artistique et culturelle des élèves.

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