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Avenir de la fonderie SAM en Aveyron

Question au Gouvernement de M. Jean-Claude Anglars - Industrie

Question de M. Jean-Claude Anglars,

Diffusée le 20 juillet 2022

M. le président. La parole est à M. Jean-Claude Anglars, pour le groupe Les Républicains. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)

M. Jean-Claude Anglars. Ma question s'adresse à M. le ministre délégué chargé de l'industrie.

Monsieur le ministre, le 12 juillet dernier, le Président de la République s'est félicité d'avoir recréé 120 sites industriels et d'avoir mis fin à la désindustrialisation de la France.

Toutefois, une conclusion inverse s'impose. En effet, le directeur de MH Industries, dont la volonté doit être saluée, vient de renoncer à déposer une offre de reprise de l'usine de l'ex-SAM (Société aveyronnaise de métallurgie), à Viviez-Decazeville, en Aveyron, faute d'un engagement de Renault et de sécurisation du financement.

Les 333 salariés licenciés et leurs familles, les habitants et leurs élus se battent depuis des mois contre le démantèlement de l'outil de production et la fuite des savoir-faire de la métallurgie aveyronnaise.

Le bassin de Decazeville, par la volonté des collectivités locales, porte en effet un projet industriel réel pour l'avenir de son territoire. MH Industries proposait la reprise du site, avec de véritables perspectives de diversification afin de ne plus dépendre du client unique Renault.

Pourquoi l'État n'est-il pas au rendez-vous ?

Hier, monsieur le ministre, vous avez déclaré que le repreneur s'était retiré à cause d'une commande insuffisante du client historique et d'une relation client-fournisseur dégradée. En tant que représentant de l'État, actionnaire de Renault, vos propos ne sont pas acceptables : l'État serait-il complice d'une quelconque sanction ?

Évidemment, vous me répondrez que l'équation économique est peu viable, que l'État et votre prédécesseur ont assuré un suivi constant et que les anciens salariés sont accompagnés dans leur retour à l'emploi ou dans leur reclassement.

Monsieur le ministre, ne nous dites pas que les perspectives de réindustrialisation sont bonnes, en particulier en Aveyron : tout un bassin d'emploi souffre et la Mecanic Vallée est fragilisée.

Monsieur le ministre, que dites-vous aux élus locaux qui sont désemparés ? Quelles sont vos solutions pour assurer la transition et l'innovation industrielle des fonderies dans les territoires ruraux ? (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)

Réponse - Industrie

Diffusée le 20 juillet 2022

M. le président. La parole est à M. le ministre délégué chargé de l'industrie.

M. Roland Lescure, ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l'industrie. Monsieur le sénateur Anglars, vous le savez, dès lundi, j'ai appelé tous les élus locaux, la présidente de région, le président de département et les parlementaires concernés, dont vous-même et Alain Marc.

Je regrette autant que vous l'abandon du projet, mais je le comprends. J'ai eu l'occasion de beaucoup échanger avec le repreneur avant et après sa décision, y compris pour tenter de le convaincre de maintenir son offre.

Comme vous l'avez souligné, la relation dégradée avec le client historique a participé à sa décision, mais aussi et surtout la conjoncture internationale dégradée et le renchérissement des matières premières, qui rendaient l'opération trop risquée à la fois pour SAM et pour l'entreprise du repreneur.

Je pense que ni vous ni moi ne souhaiterions qu'une telle opération fragilise deux entreprises au lieu d'une.

Pour autant, comme vous l'avez rappelé, les salariés sont bien notre priorité. Nous souhaitons les accompagner. Plus de la moitié d'entre eux ont aujourd'hui une solution et nous en trouverons une pour chacun, y compris pour ceux d'entre eux qui privilégient la solution de la retraite. Mon collègue Olivier Dussopt et moi-même avons déjà commencé à travailler sur ce sujet important.

Cela étant, monsieur le sénateur, je dois vous contredire sur un point : malgré cette nouvelle décevante, je pense que la réindustrialisation du bassin est possible et souhaitable et que nous y arriverons ensemble. Nous pouvons nous appuyer sur des personnes extrêmement qualifiées : salariés de SAM, entrepreneurs, élus locaux – j'ai eu l'occasion de parler avec les maires de Decazeville, de Viviez et de Rodez. Nous pouvons le faire !

Monsieur le sénateur, voilà quelques mois, vous déclariez que nous avions besoin d'un sursaut national pour réindustrialiser les territoires. Je sais que vous faites partie de ceux qui souhaitent y contribuer et je suis prêt à travailler avec vous. (Applaudissements sur les travées du RDPI.)

M. François Patriat. Très bien !

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