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Campagne de vaccination contre le papillomavirus dans les collèges

Question orale sans débat de Mme Patricia Demas - Santé et prévention

Question de Mme Patricia Demas,

Diffusée le 3 avril 2024

Mme Patricia Demas attire l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, chargé de la santé et de la prévention sur l'échec de la première campagne de vaccination généralisée menée contre le papillomavirus (HPV) à la rentrée scolaire 2023 pour permettre d'augmenter la couverture vaccinale et prévenir une infection responsable de 6 000 nouveaux cas de cancers et de 30 000 lésions précancéreuses du col de l'utérus chaque année, puisque seuls 10 % des collégiens (filles comme garçons) de 5e ont à ce jour été vaccinés.

Alors qu'une seconde campagne pour la rentrée scolaire 2024 est programmée, elle souhaiterait

savoir si le Gouvernement dispose d'un bilan de cette première campagne, pour identifier les freins à la vaccination et affiner les leviers. Il n'existe en tous cas aucune évaluation rendue publique à ce stade.

Elle souhaiterait savoir quels moyens le Gouvernement envisage de déployer pour accélérer la couverture vaccinale. Des retours d'acteurs de terrain indiquent que peu de parents étaient informés de l'existence de cette première campagne alors qu'ils doivent naturellement donner leur accord. Il serait également peut-être utile d'associer plus activement des chefs d'établissements scolaires, ou encore les associations qui interviennent dans les établissements, pour sensibiliser les élèves eux-mêmes aux bénéfices d'un vaccin dont l'efficacité est reconnue.

Nos voisins européens ont tous un taux de couverture bien plus élevé et ce, depuis longtemps. Elle souhaiterait que le Gouvernement puisse confirmer sa détermination à conduire efficacement cette seconde campagne vaccinale.

Et, dans la mesure où il semble que le taux diffère très sensiblement d'une région ou d'un département à l'autre, elle souhaiterait savoir ce qui justifie les inégalités entre les régions, la région Sud étant identifiée comme étant une des moins bien couvertes.

Réponse - Santé et prévention

Diffusée le 7 mai 2024

Mme la présidente. La parole est à Mme Patricia Demas, auteure de la question n° 1206, adressée à M. le ministre délégué auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, chargé de la santé et de la prévention.

Mme Patricia Demas. Monsieur le ministre, ma question porte sur la vaccination contre le papillomavirus des jeunes dans notre pays.

Le papillomavirus est une infection responsable chaque année de 6 000 nouveaux cas de cancers et de 30 000 lésions précancéreuses du col de l'utérus. Un vaccin est disponible et il est très efficace, d'autant plus quand la vaccination a lieu tôt, c'est-à-dire dès le collège. À cet âge, deux doses suffisent aux jeunes pour être protégés, alors que trois doses sont nécessaires à partir de 15 ans.

Le vaccin étant coûteux - autour de 100 euros la dose -, c'est une raison supplémentaire pour vacciner tôt, monsieur le ministre !

À l'échelle nationale, la couverture vaccinale des jeunes contre le papillomavirus est globalement en progression notable, bien qu'elle soit largement inférieure à celle des pays voisins. Elle se fait principalement hors du cadre scolaire.

À la fin de l'année 2023, la première dose avait été administrée à 55 % des collégiennes et à seulement 41 % des collégiens. La couverture vaccinale doit encore être améliorée, car, pour être totalement efficace, elle doit atteindre un taux de 80 %, dont nous sommes encore bien loin.

Et si l'on se réfère aux résultats très décevants de la première campagne de vaccination, menée dans les collèges en septembre 2023, seuls 10 % des jeunes y avaient reçu une première injection. Il y a matière à se demander pourquoi, à l'aube de la deuxième campagne, programmée pour la rentrée 2024...

Je souhaite donc savoir, monsieur le ministre, si le Gouvernement dispose enfin d'un bilan précis de cette première campagne vaccinale dans les collèges, pour identifier les freins à la vaccination et en affiner les leviers.

Par ailleurs, pouvez-vous m'assurer de votre détermination à conduire efficacement les campagnes à venir ?

Enfin, dans la mesure où les taux semblent différer très sensiblement d'une région à l'autre, je souhaite comprendre les inégalités entre les territoires. La région Sud, par exemple, est identifiée comme l'une des moins bien couvertes. Pour quelles raisons ?

Mme la présidente. La parole est à M. le ministre délégué.

M. Frédéric Valletoux, ministre délégué auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, chargé de la santé et de la prévention. Madame la sénatrice Patricia Demas, la première campagne de vaccination contre les infections à papillomavirus humain (HPV) au collège a permis de progresser dans trois champs. Je tiens à le réaffirmer devant vous.

Tout d'abord, son déploiement dans tous les collèges publics et dans les collèges privés volontaires est un succès. Au total, ce sont plus de 117 000 élèves de cinquième qui ont reçu leur première dose de manière sûre, gratuite et facile d'accès et qui s'apprêtent à recevoir la seconde dose.

Ensuite, nous avons informé efficacement les jeunes et leurs parents de l'importance d'être vaccinés contre toute exposition au papillomavirus.

Enfin, nous constatons un véritable effet d'entraînement de cette campagne au collège sur la vaccination spontanée en ville.

Au total, et pour répondre très précisément à votre question, plus de 400 000 adolescents âgés de 12 ans en 2023 ont reçu au moins une dose en ville ou au collège, soit 48 % de la classe d'âge. C'est 17 points de plus que la génération précédente - celle qui avait 12 ans en 2022.

Forte de ces résultats encourageants, la campagne sera renouvelée dans les collèges dès la rentrée prochaine. Notre objectif reste le même : vacciner 80 % d'une tranche d'âge d'ici à 2030, pour éradiquer les cancers liés aux HPV.

Nous avons mené une évaluation interne auprès des agences régionales de santé et allons adapter le dispositif, afin de le rendre encore plus souple et plus opérationnel.

Nous allons notamment renforcer l'information et la communication à plusieurs niveaux. Les parents d'élèves de sixième recevront un premier courrier d'information d'ici à la fin de ce mois de mai, et des séances d'information et de sensibilisation à destination de ces élèves seront menées dans les collèges en juin, pour la vaccination qui aura lieu à partir de la rentrée.

En outre, à la rentrée en cinquième, un second courrier d'information sera envoyé aux parents d'élèves.

Parallèlement, une large campagne de communication grand public et à destination des professionnels de santé sera déployée à la rentrée scolaire.

Pour ce qui concerne, enfin, les différences territoriales, elles ne s'expliquent que par l'adhésion au vaccin, puisque cette démarche est proposée à l'ensemble des élèves, quel que soit leur lieu d'habitation.

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