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Cessation d'activités du laboratoire national Saturne

Question écrite de - Industrie

Question de ,

Diffusée le 15 décembre 1993

M. Robert Vizet attire l'attention de M. le ministre de l'industrie, des postes et télécommunications et du commerce extérieur sur le gâchis scientifique, financier, technique et humain, que constituerait la cessation d'activités du laboratoire national Saturne, dont le pôle scientifique, éminemment reconnu, sous-traite à quelques huit cent cinquante industriels, français et étrangers.

Pourtant, en dépit des hautes maîtrises d'expérimentation et d'application technique de la physique nucléaire, il semble bien que les potentialités exceptionnelles du laboratoire précité, soient remises en question, alors que, dans un même temps, les Etats-Unis ont entrepris la construction de deux grands accélérateurs de particules.

Retenant la place occupée, dans ce domaine, par la France, avec l'accélérateur de grande puissance Saturne, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître les moyens qu'il envisage de prendre, pour garantir les activités, assurées par les équipements expérimentaux, actuellement, uniques au monde et exploités par le laboratoire Saturne, conformément à l'intérêt national et à l'indépendance de notre pays.

Réponse - Enseignement supérieur

Diffusée le 26 janvier 1994

Réponse. - L'avancement de la recherche fondamentale en physique nucléaire induit une demande d'évolution ou de renouvellement des accélérateurs de particules et des équipements expérimentaux. L'accélérateur du Laboratoire national Saturne (LNS) n'échappe pas à cette règle. Sa dernière transformation en accélérateur de protons et d'ions d'énergie intermédiaire remonte à 1978.

En dépit de remarquables performances comme source de protons et deutons polarisés, il est maintenant surclassé par le synchroton SIS de Darmstadt. Par ailleurs, les réflexions menées en France (rapport de l'académie des sciences de 1990) et en Europe (Nuclear Physics European Collaboration Committee) concluent en recommandant l'utilisation d'accélérateurs d'électrons de grande énergie.

Face à cette saturation et au coût élevé d'exploitation de Saturne, le CEA et le CNRS ont décidé d'arrêter son exploitation en 1997. Les recherches concernant la physique hadronique aux énergies intermédiaires devront se développer autour d'accélérateurs d'électrons en Europe (ESRF-GRAAL, ELSA, MAMIB et NIKHEF) et aux Etats-Unis (CEBAF, SLAC).

La construction d'un accélérateur européen d'électrons de 15 GeV est étudiée dans le cadre du comité NuPEC déjà cité. Le principe du soutien des études nécessaires à l'avant-projet de cette machine a été approuvé par le comité des très grands équipements. Cet avant-projet devrait être remis avant la fin de l'année.

Dans le cadre de ces coopérations ou d'éventuels projets nationaux, la compétence en matière d'accélérateur des équipes du LNS sera évidemment précieuse. Toutefois, sa valorisation n'impose pas le maintien de la structure administrative actuelle du laboratoire. En ce qui concerne les projets scientifiques en cours, ils sont peu nombreux, mais de qualité, et préparent les programmes futurs en coopération internationale.

Il s'agit du programme DISTO (étude de l'étrangeté) en cours de montage et sur lequel aucun engagement n'a été pris au-delà de 1995, et du programme SPES 4 p (étude exclusive ou semi-exclusive de la production de mésons lourds et de résonances baryoniques). Ces deux programmes s'étendent au plus tard jusqu'à fin 1997.

Enfin, le comité de direction du LNS a décidé d'entreprendre un programme expérimental sur la mesure des données de base qui seraient nécessaires pour l'étude de la transmutation des déchets nucléaires grâce à des accélérateurs de particules.

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