M. Jean-François Le Grand attire l'attention de M. le Premier ministre sur les inquiétudes manifestées par de nombreuses familles d'anciens combattants en Indochine suite à l'intention manifestée par l'Unesco de célébrer à Paris, en 1990, le centième anniversaire de la naissance du président Hô Chi Minh.
La conférence de l'Unesco recommande aux Etats membres de se joindre à la célébration du centième anniversaire de la naissance du président Hô Chi Minh en rendant hommage à sa mémoire par différentes manifestations destinées à faire connaître la grandeur de ses idéaux et de son action de libération nationale.
Quel que soit le jugement que l'on puisse porter sur Hô Chi Minh, il n'est pas possible d'oublier les crimes contre l'humanité perpétrés sous son autorité, les exactions commises sur les blessés et personnes à la suite des combats, les persécutions des civils vietnamiens et autres atrocités commises en son nom.
C'est pourquoi les Français ne peuvent accepter qu'une cérémonie en l'honneur de Hô Chi Minh se déroule à Paris, ce serait une insulte à l'armée française, à ses morts, à ses blessés ; ce serait un outrage aux réfugiés vietnamiens qui ont fui leur pays et à qui la France a redonné le goût de vivre dans la liberté.
En conséquence, il lui demande s'il peut lui confirmer si cette commémoration doit bien avoir lieu à Paris et, dans ce cas, si la France envisage d'apporter un concours financier.