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Le commerce extérieur

Question thématique de Mme Leila Aïchi - Commerce extérieur

Question de Mme Leila Aïchi,

Diffusée le 31 janvier 2013

Mme Leila Aïchi. Madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, le constat est sévère : la part de la France dans les exportations mondiales ne cesse de se dégrader et notre pays se situe désormais au cinquième rang ; en quinze ans, notre balance commerciale est passée d'une situation d'excédents réguliers à une situation de déficits récurrents.

En 2010, le déficit commercial a atteint 52 milliards d'euros et la part de la France sur le marché mondial est maintenant de 4 %, après avoir atteint 6 % au début des années quatre-vingt.

Dans ce contexte, madame la ministre, je salue le plan ambitieux que vous avez lancé le 17 septembre dernier et qui vise à remettre la balance commerciale de notre pays, hors énergie, à l'équilibre d'ici à 2017.

Dès lors, ma question concernant la stratégie de notre pays en matière de commerce extérieur est double.

Je m'interroge, tout d'abord, sur la fragmentation institutionnelle encore trop grande des organismes d'aide à l'exportation : UBIFRANCE, l'Agence française de développement, l'Union des chambres de commerce et d'industrie françaises à l'étranger, etc. Il est vrai qu'OSEO fait désormais partie de la Banque publique d'investissement, à côté du Fond stratégique d'investissement.

Malgré tout, madame la ministre, ne pensez-vous pas que le millefeuille actuel des outils institutionnels est encore trop important ? Ne nous faudrait-il pas penser des structures ad hoc réactives et adopter une démarche partant des besoins du terrain ?

Je m'interroge, ensuite, sur l'exportation des technologies écologiques, domaine dans lequel notre pays pourrait exceller s'il s'en donnait les moyens.

Le gouvernement précédent avait lancé le label France Greentech et le plan stratégique Ecotech 2012, dans le sillage du Grenelle de l'environnement. Quelles sont les initiatives du gouvernement actuel pour promouvoir nos écoentreprises à l'exportation dans le domaine du développement durable, en particulier nos entreprises de taille intermédiaire ? (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste.)

Réponse - Commerce extérieur

Diffusée le 31 janvier 2013

Mme Nicole Bricq, ministre. Madame la sénatrice, vous avez évoqué la fragmentation de notre offre commerciale. C'est vrai pour le territoire national, mais aussi pour notre présence à l'étranger. Vous êtes très attachée au développement de nos entreprises sur le territoire ; c'est bien tout le sens de ma mission.

Je pense que la création de la Banque publique d'investissement va obliger tous les acteurs territoriaux à se positionner dans l'unité.

En effet, quel est notre problème, à nous, Français ? Individuellement, nous sommes relativement bons ; nous ne sommes pas toujours les meilleurs, mais nous avons des pôles d'excellence. En revanche, nous ne savons pas travailler ensemble. C'est à la lumière de ce constat que, hier, mon collègue Arnaud Montebourg et moi-même avons lancé la mission de réflexion « marque France », que je qualifie de « marque ombrelle ».

Il s'agit de promouvoir cette appellation au profit de la diversité de notre production, qui est souvent notre force dans nos régions et dans nos territoires. Il faut que l'ensemble des entreprises développent ensemble leur implantation à l'étranger, quelles que soient leur filière, leur famille de produits ou leur organisation institutionnelle.

M. Aymeri de Montesquiou. Très bien !

Mme Nicole Bricq, ministre. Il faut que tout le monde trouve sa place, mais il faut agir ensemble, ce que nos concurrents font, à l'heure actuelle, bien mieux que nous.

Vous avez évoqué à juste titre les écotechnologies. Elles font partie des secteurs de produits d'excellence que j'encourage. Je pense notamment au secteur « mieux vivre en ville », qui recouvre la notion de ville durable, pour laquelle nous avons une offre très intéressante à promouvoir en ce qui concerne le transport de proximité ou l'efficacité énergétique.

En Turquie, en Chine et ailleurs, ces besoins doivent être couverts et ces pays nous demandent notre contribution en la matière. La ville durable constitue d'ailleurs l'objet de mon déplacement prochain en Inde, où je vais me rendre avec le Président de la République. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste. - M. Aymeri de Montesquiou applaudit également.)

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