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Conséquences de la suppression de l'allocation équivalent retraite

Question écrite de M. Roland Courteau - Travail, emploi, formation professionnelle et dialogue social

Question de M. Roland Courteau,

Diffusée le 23 octobre 2013

M. Roland Courteau expose à M. le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social que nombre de seniors, touchés par une perte d'emploi tardive, vivent, depuis quelques années, avec les minimas sociaux (470 euros par mois), lorsqu'ils ont épuisé leurs droits aux allocations chômage avant d'atteindre l'âge légal de la retraite, alors qu'ils ont cotisé tous les trimestres nécessaires à l'attribution d'une retraite à taux plein.

Il lui indique que l'allocation équivalent retraite (AER) supprimée par le précédent Gouvernement, a été remplacée par l'allocation transitoire de solidarité (ATS), dans des conditions si restrictives (notamment le refus de comptabiliser les trimestres validés au titre de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) que nombre de personnes concernées se sont vu refuser le bénéfice de l'ATS, à leur grand désespoir.

Il lui précise qu'il serait particulièrement urgent de considérer de nouveau le cas des chômeurs qui ont validé tous les trimestres, sans pour autant avoir atteint l'âge légal de départ à la retraite, et qui se trouvent dans ces situations très précaires, alors qu'ils ont pleinement contribué au développement de la société.

Il lui demande quelles initiatives, il entend prendre en ce sens.

Réponse - Travail, emploi, formation professionnelle et dialogue social

Diffusée le 1 janvier 2014

L'allocation équivalent retraite (AER) était un minimum social majoré, versé aux demandeurs d'emploi seniors ayant la durée requise pour bénéficier d'une retraite à taux plein mais n'ayant pas encore atteint l'âge d'ouverture des droits pour pouvoir liquider leur retraite. L'allocataire touchait une indemnisation mensuelle de l'ordre de 1 000 euros jusqu'à la retraite.

Dans le même mouvement que celui de la suppression progressive des systèmes de préretraite, l'entrée dans ce dispositif n'est plus possible depuis le 1er janvier 2011. En 2012, il restait 30 000 bénéficiaires pour une dépense totale de plus de 350 millions d'euros. En année pleine (2008), le coût du dispositif représentait 800 millions d'euros pour le budget des politiques de l'emploi.

Dès le 2 juillet 2012, le décret abaissant l'âge de départ à la retraite à 60 ans, pour les personnes ayant commencé à travailler tôt et ayant la durée de cotisation requise, est venu réparer la principale injustice de la réforme de 2010. Les premiers départs au titre de cette mesure ont commencé le 1er novembre 2012 ; en année pleine, plus de 100 000 personnes pourront en bénéficier.

La solution aux difficultés rencontrées par les travailleurs seniors à se maintenir en emploi ou à retrouver un emploi ne passe pas par le retour à des politiques de préretraites qui ont montré leurs limites. Elle relève avant tout de la mobilisation d'un ensemble de moyens visant à faciliter les fins de carrière et les transitions entre emploi et retraite.

C'est notamment l'un des enjeux de la mise en place du contrat de génération. Le Premier ministre a décidé d'ouvrir de manière exceptionnelle un dispositif équivalent à l'AER pour ceux qui, licenciés avant le 31 décembre 2010, pensaient légitimement pouvoir en bénéficier à l'issue de leur indemnisation chômage.

En effet, ceux-ci n'ont pu y avoir accès puisque le dispositif a été définitivement supprimé à cette date par le gouvernement précédent alors même qu'il existait encore lors de leur licenciement. Cette nouvelle prestation est effective depuis le 1er mars 2013 pour la dizaine de milliers de demandeurs d'emploi seniors éligibles des générations 1952 et 1953.

La logique de ce nouveau dispositif a voulu qu'il soit réservé à ceux qui ont effectivement validé le nombre de trimestres requis pour une retraite à taux plein à la date de leur fin de droits à indemnisation chômage. À ce titre, les trimestres validés à l'issue, notamment au titre du bénéfice de l'allocation de solidarité spécifique (ASS), ne sont pas pris en compte.

Pour autant, la situation des demandeurs d'emploi séniors reste une préoccupation très importante pour le Gouvernement. Aussi, conformément à l'article 10 bis de la loi portant réforme des retraites adoptée définitivement le 18 décembre 2013, le Gouvernement remettra au Parlement d'ici la fin du 1er trimestre 2014 un rapport sur la situation précise des personnes évoquées.

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