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Conséquences du tracé du TGV-Nord

Question écrite de - Premier ministre

Question de ,

Diffusée le 10 août 1988

M. Charles-Edmond Lenglet appelle l'attention de M. le Premier ministre sur les conséquences du tracé B retenu pour le T.G.V.-Nord, qui évite Amiens et allonge de quarante-sept kilomètres et de 13 minutes le parcours vers Londres alors que le tracé A avait l'avantage de desservir Amiens et Lille pour un coût inférieur à la construction d'une gare éloignée, en rase campagne.

La seule raison invoquée dans le communiqué du Gouvernement est la contrainte des délais de réalisation. En fait, le projet retenu est celui préparé par la S.N.C.F. depuis la construction de l'autoroute A 1 : l'autoroute Paris-Lille sera doublée d'un T.G.V. Paris-Lille. Les villes situées à l'ouest d'une ligne Paris-Calais seront privées des liaisons ferroviaires dont elles bénéficiaient depuis cent quarante ans.

Alors que tous les voyageurs se rendant de Paris à Lille et à Calais passaient obligatoirement par le noeud ferroviaire d'Amiens-Longueau, ils prendront à l'avenir le T.G.V. EntreAmiens et Paris, la fréquence des trains sera diminuée d'un tiers. La S.N.C.F. doit s'engager à maintenir la desserte de la ligne Amiens-Abbeville-Boulogne à son niveau actuel et à l'électrifier en priorité pour aider le littoral de la Somme et du Pas-de-Calais à maintenir et développer son activité.

Pour les mêmes raisons d'aménagement du territoire, le Gouvernement doit s'engager à réaliser la construction rapide des deux autoroutes décidée en avril 1987 : l'A 16 - Paris-Beauvais-Amiens-Abbeville-Boulogne et A 29 - Le Havre-Amiens-Saint-Quentin. Il lui demande, en conséquence, de bien vouloir lui faire part des mesures que son Gouvernement envisage de prendre à cet effet.

Réponse - Équipement

Diffusée le 8 mars 1989

Réponse. - Les projets de lignes nouvelles à grande vitesse, dont la réalisation a été décidée par le Gouvernement en octobre 1987, ont été définis en tenant compte de trois critères essentiels : les préoccupations d'aménagement du territoire, les impératifs de rentabilité, et la protection de l'environnement.

Comme vous le savez, une large procédure de concertation, notamment avec les représentants des collectivités territoriales, a été mise en oeuvre. En particulier, pour le T.G.V.-Nord, un groupe de travail placé sous l'égide de la D.A.T.A.R. et associant les élus de la Picardie a étudié les modalités selon lesquelles la Picardie pourrait bénéficier du T.G.V.

Le tracé a été confirmé par le Gouvernement le 3 août 1988. Le comité interministériel d'aménagement du territoire du 17 novembre 1988 a arrêté un ensemble de mesures permettant à la Picardie de tirer le meilleur parti du passage du T.G.V. et de renforcer son unité : accélération de la réalisation du schéma autoroutier picard (l'autoroute A 16 sera mise en service en 1993 pour la section Amiens-Chambly et quelques mois plus tard pour la section Amiens-Boulogne ; le tracé de l'autoroute A 29 (Amiens-Saint-Quentin) sera soumis à la concertation locale en vue d'une mise en service en 1994) ; accélération de l'aménagement des grands axes routiers de la Picardie, dans le cadre du contrat de plan, l'Etat apportant, hors plan routier Transmanche, une dotation exceptionnelle annuelle de 115 MF, soit plus de 2,5 fois l'effort de l'Etat au 9e Plan ; confirmation de la création en Picardie d'une gare T.G.V., dont la mise en service sera concomitante avec celle du T.G.V.-Nord en 1993 ; création d'un raccordement ferroviaire à Arras entre la ligne classique Amiens-Lille et la ligne T.G.V., de façon à permettre une liaison aller-retour T.G.V. quotidienne entre Amiens et Bruxelles (Amiens sera ainsi à 1 h 40 de Bruxelles (2 h 50 aujourd'hui) et à 3 h 10 de Londres via Lille) ; la desserte ferroviaire sera assurée en gare picarde par cinq T.G.V. empruntant l'interconnexion en région parisienne vers le Sud, l'Ouest et le Sud-Ouest ; les dessertes d'Amiens et Saint-Quentin par train classique resteront excellentes avec neuf circulations quotidiennes.

Le comité interministériel d'aménagement du territoire a souligné par ailleurs l'intérêt d'une ligne nouvelle reliant la ligne du T.G.V.-Nord au tunnel sous la Manche et à Londres via Amiens. Cette liaison présente l'avantage de permettre une réduction supplémentaire significative du temps de parcours Paris-Londres par T.G.V. et serait justifiée à terme dans la perspective d'un accroissement du trafic sur cette relation.

Le Gouvernement a par ailleurs confié à M. Elkouby, ingénieur général des ponts et chaussées, une mission d'étude d'une liaison directe entre la ligne prévue, à hauteur de Roye, et Fréthum via Amiens. Cette étude doit permettre de définir les éléments techniques de cette liaison et d'examiner diverses hypothèses de montage financier et d'échéance de réalisation. Les premières conclusions devraient être connues pour la fin de l'année 1989.

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