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La dangerosité des encres des tatouages

Question écrite de - Commission européenne

Question de ,

Diffusée le 6 février 2018

Objet: La dangerosité des encres des tatouages

En France, 15 % de la population se déclare tatouée. En Allemagne, ce taux s’élève à 30 % chez les moins de 25 ans. Aujourd’hui, la majorité des encres de tatouage utilisées dans les salons sont de nature chimique. Dans la composition de ces encres, il existe 126 substances pourtant non destinées à un usage humain. On y trouve des hydrocarbures aromatiques polycycliques (résidus de charbon), des pigments azoïques, des métaux lourds (nickel, cuivre) ou encore de la paraphénylènediamine, additif allergisant interdit en France. Les médecins «détatoueurs» sont de plus en plus sollicités par des patients souffrant d’effets secondaires. Il s’agit d’allergies, d’inflammations chroniques, de photosensibilité accrue, ou d’intoxications au mercure présent dans les encres rouges. Les États-Unis ont le quasi-monopole de la production de ces encres mais ne pratiquent aucun contrôle sur leur composition. Celles qui viennent de Chine et d’Asie contiennent souvent de la benzoisothiazolinone, antiseptique connu pour provoquer des allergies cutanées, elles se retrouvent pourtant sur le marché européen en grande quantité.

Quelles sont les mesures envisagées par la Commission pour protéger les consommateurs européens confrontés à la présence, dans les encres importées, de ces substances dangereuses pour leur santé?

Réponse - Commission européenne

Diffusée le 25 avril 2018

Réponse donnée par Mme Bieńkowska au nom de la Commission

(26 avril 2018)

Comme la Commission l'a signalé dans sa réponse à la question écrite E-005731/2017, l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA), à la demande de la Commission et avec le soutien de certains États membres, a préparé un dossier de restriction conformément au règlement concernant l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH) (1), qui a été soumis pour évaluation aux comités compétents de l'ECHA en octobre 2017.

La Commission, sur la base des avis des comités de l'ECHA attendus avant la fin de 2018, décidera si la présence des substances mentionnées dans la proposition de restriction incluant des substances cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction et sensibilisantes, présente un risque inacceptable pour la santé humaine qui doit faire l'objet d'une restriction au niveau de l'UE conformément au règlement REACH.

De plus, les encres de tatouage, comme tous les produits de consommation mis sur le marché, doivent être sûres et conformes aux dispositions de la directive relative à la sécurité générale des produits (2). En cas de besoin, les autorités de surveillance du marché au sein des États membres prennent les mesures qui s'imposent contre les encres de tatouage dangereuses et les notifient à la Commission au moyen du système d'échange rapide sur les produits non alimentaires dangereux (RAPEX) (3). Depuis 2010, le RAPEX a enregistré 182 notifications (dont 80 % n'étaient pas originaires de l'UE) d'encres de tatouage présentant un risque grave pour la santé humaine, au sujet desquelles les États membres ont pris des mesures pour protéger les consommateurs des risques liés à ces produits.

⋅1∙ Règlement (CE) no 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 concernant l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances

chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH).

⋅2∙ Directive 2001/95/CE relative à la sécurité générale des produits (JO L 11 du 15.1.2002, p. 4).

⋅3∙ http://ec.europa.eu/consumers/consumers_safety/index_en.htm





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