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Encéphalopathie spongiforme bovine

Question écrite de - Santé

Question de ,

Diffusée le 19 janvier 2009

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre délégué à la santé sur l'information parue à la page 23 du quotidien Le Figaro du 19 mars 2001 selon laquelle un chercheur américain de l'université de Californie San Francisco a découvert que " les victimes de la nouvelle maladie de Creutzfeldt-Jakob auraient contracté le prion pathologique parce qu'elles avaient des lésions à la gorge, ou des angines...

Les amygdales seraient la porte d'entrée vers le système lymphoréticulaire ". Il souhaiterait savoir si des recherches dans ce domaine sont actuellement menées par des chercheurs français et si, comme en Grande-Bretagne, les médecins français qui pratiquent l'ablation des amygdales sont obligés de " jeter leurs instruments après la première intervention afin d'éviter tout risque de transmission ".

Réponse - Santé

Diffusée le 19 janvier 2011

Dans un entretien accordé à la BBC en mars 2001, le professeur S. DeArmond de l'université de Californie à San Francisco, pour expliquer le jeune âge des cas de variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMJC), émet l'hypothèse que les angines pourraient joueur un rôle clé dans la transmission à l'homme de l'agent de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) par voie alimentaire.

Cette hypothèse s'appuie sur la présence de l'agent dans les amygdales des sujets atteints du vMCJ et sur la fréquence des infections oro-naso-pharyngées chez les sujets jeunes. D'autres hypothèses ont été avancées, notamment la plus grande consommation par les jeunes de préparations alimentaires à base de viandes séparées mécaniquement.

Par ailleurs, d'autres auteurs pensent que le passage de l'agent infectieux dans l'organisme s'effectue au niveau du tractus digestif. Il s'agit donc d'une explication parmi d'autres, plausible mais non démontrée, qui ne saurait être considérée comme une découverte scientifique mais comme une contribution personnelle au débat sur la pathogenèse de l'infection par les prions.

En France, depuis 1996, une quinzaine de projets de recherche sur la pathogenèse des encéphalopathies spongiformes subaiguës transmissibles (ESST) ont fait l'objet d'un soutien financier de l'Etat. Ce soutien a été renforcé, en 2001, par une mesure nouvelle de 140 MF destinée à financer, notamment, le développement de la recherche dans ce domaine.

La gestion du risque de transmission nosocomiale du vMCJ est une question différente de celle du passage alimentaire de l'agent de l'ESB à l'homme : il s'agit de réduire au maximum le risque de transmission entre patients par l'intermédiaire des dispositifs médicaux, sans compromettre la délivrance des soins, sachant qu'aucun cas nosocomial de vMCJ n'a été rapporté mais que le recul manque à cause de la durée de la période d'incubation.

Cent sept cas de vMCJ ont été rapportés à ce jour en Grande-Bretagne, mais on ignore le nombre de sujets porteurs de l'infectiosité (susceptibles d'être à l'origine d'une transmission secondaire), résultant de l'exposition alimentaire de la population à l'ESB. Le ministère de la santé britannique a annoncé que l'usage unique serait généralisé, courant 2001, pour les dispositifs utilisés dans la chirurgie des amygdales.

Suite à cette annonce, 46 500 malades étaient en attente d'une amygdalectomie ou d'une adénoidectomie en juillet 2001 d'après le gouvernement britannique. En France, où la situation épidémiologique est moins préoccupante (quatre cas de vMCJ rapportés à ce jour), le ministère chargé de la santé a tenu compte du risque lié au vMCJ dans la circulaire n° 138 du 14 mars 2001 relative aux précautions à observer lors des soins en vue de réduire les risques de transmission d'agents transmissibles non conventionnels (ATNC).

Elle préconise l'usage unique, non seulement pour la chirurgie des amygdales, mais pour tout matériel en contact avec les tissus à risque, dès lors que la qualité et la sécurité des soins sont assurées. Lorsque l'usage unique n'est pas possible, elle recommande, selon la nature de l'acte, du tissu concerné et du niveau de risque du patient, de traiter le matériel par le procédé d'inactivation des ATNC le plus efficace qu'il puisse supporter.

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