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Enseignement d'une langue vivante à l'école primaire

Question écrite de - Éducation

Question de ,

Diffusée le 19 janvier 2012

Mme Marie-Claude Beaudeau attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'engagement pris le 29 janvier 2001 de permettre que tous les élèves de 6e apprennent désormais deux langues vivantes, l'une commencée à l'école primaire, l'autre débutée au collège. Elle lui fait remarquer que beaucoup d'écoles se sont engagées et que 96 % des classes de CM2 sont concernées.

Elle lui demande de lui faire connaître la catégorie d'enseignants procédant à l'enseignement d'une langue vivante à l'école primaire. Elle lui demande de lui confirmer que 55 % seraient des enseignants du 1er degré, 25 % du 2e degré, 20 % des assistants étrangers, contractuels. Elle lui demande enfin de lui préciser s'il envisage de pérenniser cette situation ou s'il envisage une autre méthode d'affectation d'enseignants spécialisés dès l'école primaire.

Réponse - Éducation

Diffusée le 19 février 2002

L'enseignement des langues vivantes à l'école primaire fait l'objet d'un plan ambitieux, annoncé le 20 juin 2000, qui est mis en oeuvre pour que dans les cinq ans, tous les élèves, de la grande section de l'école maternelle au CM2, apprennent une langue vivante à l'école primaire. Dès l'année scolaire 2001-2002, l'apprentissage d'une première langue vivante est généralisé dans toute les classes de CM1, à raison d'une heure et trente minutes hebdomadaires, cet objectif ayant été atteint dans 96 % des classes de CM2 homogènes et de CM1-CM2 l'année dernière.

A la rentrée scolaire 2002, l'extension de la généralisation aux classes de niveaux inférieurs coïncidera avec l'entrée en vigueur des nouveaux programmes qui intègrent les langues vivantes comme discipline à part entière de l'école primaire. A terme, l'enseignement des langues doit être pris en charge par la majorité des enseignants du premier degré.

Une enquête effectuée auprès des inspections académiques en mai 2001 a indiqué que d'ores et déjà 54,3 % des personnels assurant cet enseignement sont des maîtres du premier degré. Toutefois, durant la période de généralisation progressive, toutes les autres ressources en intervenants qualifiés sont mobilisées.

Ainsi, les professeurs de langues vivantes du second degré, qui représentent 23 % des personnels, peuvent, sur la base du volontariat, effectuer des heures supplémentaires d'enseignement dans les écoles. Enfin, d'autres catégories de personnels, en nombre plus restreint, interviennent dans les écoles primaires, tels que les assistants de langues vivantes ou les intervenants extérieurs rémunérés soit par les inspections académiques, soit par les collectivités locales.

L'organisation de l'enseignement des langues vivantes à l'école repose sur des formes diversifiées d'adaptation du service des enseignants du premier degré ayant une compétence linguistique validée, soit par les IUFM pour les nouveaux professeurs des écoles à l'issue de leur année de stage en formation initiale, soit par les commissions d'habilitation pour les enseignants du premier degré d'ores et déjà en poste.

Outre la prise en charge de cet enseignement dans leur classe, les maîtres du premier degré peuvent pratiquer des échanges de service organisés au sein de l'équipe pédagogique de l'école. Le recours à des maîtres itinérants pour l'enseignement des langues vivantes s'avère également nécessaire, essentiellement pour couvrir les classes isolées situées dans les zones rurales.

Enfin, certains départements ont mis en place lors de la procédure de mouvement des postes fléchés " langue vivante " pour assurer, dans les écoles de taille importante, la présence au sein de l'équipe pédagogique d'un enseignant compétent pour enseigner cette discipline. Tous les maîtres du premier degré impliqués dans l'enseignement des langues vivantes restent des maîtres polyvalents, même s'ils consacrent un temps important de leur service à cette nouvelle discipline de l'école primaire.

De nouvelles mesures en matière de formation ont été décidées par le ministre de l'éducation nationale qui devront être appliquées dans les deux années à venir. Dans le cadre de la formation initiale, tous les IUFM ont mis en place une formation linguistique et pédagogique des futurs professeurs des écoles dès la rentrée scolaire 2001 et les stagiaires ayant un intérêt particulier pour cette discipline pourront choisir une dominante " langue vivante ".

A compter de 2003, le recrutement des professeurs des écoles supposera une compétence suffisante dans une langue vivante de tous les candidats qui devront être titulaires d'un certificat en langue. Dans le cadre de la formation continue, chaque département doit élaborer un plan pluriannuel en langue vivante.

Enfin, l'arrêté du 29 octobre 2001 a créé une option langues vivantes pour le certificat aux fonctions d'instituteur et professeur des écoles maîtres formateurs (CAFIPEMF), permettant ainsi de disposer dans chaque département à la prochaine rentrée scolaire de maîtres formateurs spécialisés en langue vivante.

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