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Evolution comparée du chômage en Allemagne de l'Ouest et en France

Question écrite de - Travail

Question de ,

Diffusée le 10 avril 1991

M. Emmanuel Hamel signale à l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle que, selon les dernières statistiques de l'évolution du chômage en Allemagne, le nombre des chômeurs en Allemagne de l'Ouest vient d'atteindre son plus bas niveau depuis dix ans et a baissé de 282 000 depuis le 1er janvier 1991 pour tomber à un taux de 5,8 p. 100 par rapport à la population active de l'ancienne République fédérale d'Allemagne avant la réunification de la R.F.A. et de la R.D.A. l'an dernier.

Par contraste, les dernières statistiques sur le chômage en France ont fait apparaître un net accroissement de celui-ci au cours du mois de février et un très net dépassement par la France du taux de chômage par rapport à la population active de l'Allemagne de l'Ouest. Il lui demande quelles sont, selon lui, les causes des divergences de ces évolutions comparées du chômage en Allemagne de l'Ouest et en France et quelle nouvelle politique économique, sociale, fiscale, monétaire, il préconise pour éviter à la France et aux Français la détérioration de la situation de l'emploi dans notre pays.

Réponse - Travail

Diffusée le 18 novembre 1992

Réponse. - On explique la différence entre les taux de chômage allemand et français en grande partie par les phénomènes démographiques (moindre afflux de ressources en main-d'oeuvre en Allemagne) lié notamment à une moindre fécondité ; mais cette divergence est également liée à un système d'enseignement professionnel qui permet, en Allemagne, aux jeunes de s'insérer plus facilement dans le monde du travail, dans des secteurs en expansion.

La recherche de solutions à cette situation passe d'abord par le respect des grands équilibres macro-économiques. La prise en compte des contraintes extérieures et la compétitivité de notre économie sont les fondements indispensables de la reprise de l'investissement et de l'emploi. La politique monétaire et la politique budgétaire doivent donc s'inscrire dans la continuité de l'action déjà menée.

Il faut par ailleurs poursuivre l'action de long terme pour rénover notre système d'enseignement professionnel, afin de mieux adapter la formation à l'emploi, et mieux tenir compte des difficultés de recrutement que rencontrent certains secteurs (industrie, BTP, transports...) même en période de conjoncture difficile.

La négociation entre partenaires sociaux qui a abouti à l'accord interprofessionnel du 3 juillet 1991 pose déjà de nombreux jalons dans ce domaine, concrétisés dans la loi du 31 décembre 1991 : réforme du système de formation professionnelle continue, rénovation de la formation en alternance... La table ronde sur l'apprentissage, réunie à l'initiative du Gouvernement en février 1992, a abouti également à de nouvelles dispositions, traduites dans la dernière loi sur l'apprentissage.

Par ailleurs, le Gouvernement poursuit l'objectif de favoriser l'émergence de nouveaux emplois, notamment dans les secteurs où la demande existe mais où elle n'est que partiellement solvable : plan d'action auprès des PME-PMI (les plus dynamiques en termes de créations d'emplois), développement de l'insertion par l'activité économique et des contrats emploi-solidarité, création des emplois familiaux (incitation fiscale notamment), maintien de l'exonération de charges sociales à l'embauche du premier salarié, baisse du coût du travail ciblée sur les jeunes sans qualification (Exo-Jeunes), aide au maintien des salariés dans leur emploi (accroissement de l'aide publique au chômage partiel).

En même temps, la politique menée par le Gouvernement a pour objet de lutter contre l'exclusion qu'entraînent les durées de chômage prolongées et qui se manifeste pour les publics les plus fragiles sur le marché du travail (jeunes, femmes reprenant une activité, jeunes non qualifiés, salariés âgés).

Ainsi, un certain nombre de mesures sont réservées à des publics particuliers, sous forme d'aides à l'emploi ou de mesures de formation adaptées à l'offre d'emploi existante. De plus, la mise en place du programme " 900 000 chômeurs de longue durée " début 1992 doit permettre au service public de l'emploi de proposer à ces chômeurs une solution : action de formation, emploi, formule d'insertion ou activité d'intérêt général, en fonction de leurs besoins et de leurs aptitudes.

Enfin, la politique de changement du travail vise à favoriser le développement d'une organisation du travail plus souple et plus qualifiante afin de favoriser la réactivité, l'adaptabilité des ressources humaines et de répondre ainsi aux exigences de compétitivité des entreprises dans le contexte évolutif et incertain de la concurrence internationale et des caractéristiques de la demande. ; demande.

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