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Financement du dialogue social dans le bâtiment

Question écrite de Mme Patricia Schillinger - Travail

Question de Mme Patricia Schillinger,

Diffusée le 19 août 2007

Mme Patricia Schillinger attire l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité concernant l'article 8 du projet de loi portant rénovation de la démocratie sociale et généralisant l'institution d'une taxe de 0,15 % sur la masse salariale de tous les artisans employeurs.

Si ce dispositif est adopté, le produit de cette taxe représenterait près de 12 millions d'euros par an. Or, depuis 1996, une taxe de 0,05 % de la masse salariale des entreprises du bâtiment employant jusqu'à 10 salariés est prélevée pour financer le dialogue social, soit une collecte annuelle de 4 millions d'euros, alors que, par ailleurs, aucune évaluation de son utilisation n'a jamais été réalisée.

En triplant la taxation de la masse salariale des entreprises, ces dernières s'inquiètent des conséquences sur leur trésorerie, dans un contexte difficile de forte hausse des charges.

Elle lui demande de bien vouloir préciser la position du Gouvernement sur ce point, sachant qu'en outre, loin d'être des adversaires du dialogue social, les entreprises du bâtiment se prévalent d'un réel dynamisme dans leurs négociations collectives.

Réponse - Travail

Diffusée le 19 août 2010

L'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité a été appelée sur les dispositions de l'article 8 du projet de loi portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail. Ces dispositions permettaient de limiter les effets d'un dispositif conventionnel ayant mis en place cette contribution en évitant aux entreprises qui ont des institutions représentatives du personnel de payer deux fois et en les autorisant à déduire de cette contribution les dépenses de fonctionnement de ces institutions.

Le Sénat a voté le 17 juillet 2008 la suppression de l'article en question concernant le financement par les entreprises du dialogue social avec l'avis favorable du Gouvernement, suppression adoptée définitivement par le Parlement le 23 juillet 2008. En effet, M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité a pris note du fait que les craintes suscitées par ces dispositions, notamment fondées sur le risque de « contagion », étaient plus importantes que les avantages liés à l'encadrement des accords de financement du dialogue social.

La suppression de l'article en cause dans le texte répond donc aux demandes en ce sens qui étaient exprimées par le Mouvement des entreprises de France et la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises. Suite à des négociations engagées avec l'ensemble des organisations syndicales de salariés, un accord relatif au « développement du dialogue social dans l'artisanat » a été signé le 12 décembre 2001 par l'Union professionnelle artisanale (UPA) et les syndicats de salariés pour mettre en oeuvre des moyens susceptibles de faciliter la concertation et la négociation entre les partenaires sociaux.

Cet accord s'applique aux entreprises artisanales de moins de 10 salariés relevant du répertoire des métiers. Il a instauré une contribution qui est de 0,15 % de la masse salariale des entreprises du secteur destinée à hauteur de 0,08 % au financement du dialogue social interprofessionnel et à 0,07 % au financement du dialogue social de branche.

Elle est collectée par les organismes paritaires collecteurs des contributions dues en matière de formation professionnelle. Après plusieurs contentieux, la Cour de cassation a rejeté un recours en dernier lieu le 10 octobre 2007 en admettant qu'un accord collectif puisse prévoir un versement aux organisations syndicales d'une subvention assise sur une cotisation obligatoire.

Sur les différents accords de branches conclus en application de l'accord de décembre 2001, seuls deux n'ont pas été étendus à ce jour. Il s'agit de l'accord du 24 avril 2003 conclu dans les métiers de services et de production et surtout de celui du 20 octobre 2003 dans le bâtiment (entreprises de moins de 10 salariés).

En revanche, les accords dans la charcuterie, la poissonnerie, la boucherie ont été étendus depuis 2001, 2002 et 2003. Aujourd'hui, plus rien ne s'opposant à l'exécution des accords déclinant l'accord du 12 décembre 2001, M. le ministre du travail, des relations sociales et de la famille et de la solidarité procédera donc à celle-ci.

Cette position répond à un souci d'équilibre et de prise en compte des craintes exprimées et d'application des règles de droit.

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