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La gynécologie médicale

Question thématique de Mme Laurence Cohen - Affaires sociales et santé

Question de Mme Laurence Cohen,

Diffusée le 14 février 2013

Mme Laurence Cohen. Madame la ministre, je me réjouis que le groupe CRC ait proposé à la conférence des présidents d'inscrire à l'ordre du jour une séance de questions cribles thématiques sur la gynécologie médicale. J'ai apprécié les réponses que vous avez apportées à ma collègue Michelle Meunier.

Comme cela a été dit, cette spécialité a connu, entre 1987 et 2003, un arrêt du recrutement, et partant un tarissement de l'offre de soins à destination des femmes, voire sa totale disparition, dans certains départements et selon les années.

Pourtant, la gynécologie médicale, parce que c'est une spécialité dédiée aux femmes, à tous les stades de leur vie, parce qu'elle ne se réduit ni à l'accouchement ni à la chirurgie, est une spécialité indispensable. Elle est essentiellement préventive et permet la réduction des risques ; elle évite par conséquent certaines dépenses de santé liées à une prise en charge tardive.

Dans l'intérêt des femmes et de la société tout entière, il est donc impératif que le nombre d'internes en gynécologie médicale corresponde réellement aux besoins. Or, l'année dernière, trente postes seulement ont été créés, soit le même nombre que l'année précédente.

Selon l'atlas de démographie médicale publié par le Conseil national de l'Ordre des médecins, cette situation a conduit, dans le département dont je suis l'élue, le Val-de-Marne, à une diminution de quelque 9 % du nombre des gynécologues médicaux, les nouvelles installations ne compensant pas les départs à la retraite, ainsi que l'a déjà signalé Michelle Meunier.

Dans les jours à venir, vous aurez, madame la ministre, à déterminer le nombre de postes d'interne à ouvrir pour l'année 2013-2014, afin de répondre aux besoins des femmes. Pourriez-vous nous donner dès aujourd'hui des indications sur ce point ? Par ailleurs, comment comptez-vous aider les agences régionales de santé, les ARS, à prendre les bonnes décisions ?

Réponse - Affaires sociales et santé

Diffusée le 14 février 2013

Mme Marisol Touraine, ministre. Madame la sénatrice, je voudrais de nouveau insister sur l'importance de la relation entre les femmes et les gynécologues médicaux, dont la nature s'explique d'ailleurs aussi par le fait qu'il s'agit d'une profession très féminisée, à hauteur de 70 %.

Vous avez raison de souligner que l'on a cessé de former des gynécologues médicaux pendant plus de dix ans, ce qui a contribué aux difficultés démographiques auxquelles nous sommes confrontés.

Lors de l'année universitaire 2011-2012, on comptait quatre-vingt-un internes en gynécologie médicale, dont vingt seulement en dernière année d'internat. En 2004, année de la création du diplôme d'études spécialisées de gynécologie médicale, seize places d'interne étaient offertes à l'examen classant national.

En 2012, j'ai demandé l'ouverture de trente places, afin d'engager un renouveau de l'offre.

Les simulations démographiques dont nous disposons montrent, en effet, qu'il faut de quarante-cinq à cinquante places à l'examen classant national pour maintenir une densité raisonnable de gynécologues médicaux, soit de sept à huit spécialistes pour 100 000 femmes de 15 ans ou plus.

J'ai donc demandé au président de l'Observatoire national de la démographie des professions de santé d'accorder une attention particulière à l'évaluation régionale des besoins. Je lui ai également demandé de poursuivre le renforcement de la gynécologie médicale, d'augmenter le nombre de places à l'examen classant national d'ici à 2016, l'objectif étant bien d'arriver à quarante-cinq places à cette échéance.

M. le président. La parole est à Mme Laurence Cohen, pour la réplique.

Mme Laurence Cohen. Madame la ministre, je me réjouis que vous partagiez notre préoccupation et que vous ayez pris de premières mesures allant dans le bon sens.

Je me permets toutefois d'insister pour qu'un réel suivi soit assuré. En effet, les chiffres fournis par les ARS sont parfois étonnants : par exemple, il n'y aurait pas lieu d'ouvrir des postes en Auvergne, alors qu'il n'y a dans cette région que 0,5 gynécologue médical pour 5 000 femmes, contre 0,8 en Île-de-France. Je me méfie donc un peu de ces chiffres.

Une véritable action politique est nécessaire. Il semble que vous partagiez ce point de vue. Il conviendra de faire fi des arguments relatifs à une prétendue insuffisance des stages de terrain en CHU, alors que ceux-ci doivent être nécessairement pourvus.

À mon sens, ce n'est pas un hasard si l'on peut observer, en France, un recul des cancers du sein ou de l'utérus : cela tient à la pratique des gynécologues médicaux, qu'il convient donc de former en plus grand nombre. Nous comptons sur vous, madame la ministre.

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