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Inscription au patrimoine mondial des sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale

Question écrite de M. Jean-Marie Mizzon - Mémoire et anciens combattants

Question de M. Jean-Marie Mizzon,

Diffusée le 2 juin 2021

M. Jean-Marie Mizzon interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, sur l'état d'avancement du dossier d'inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'organisation des Nations unies de l'éducation, de la science et de la culture (UNESCO) des « sites funéraires et mémoriels de la première guerre mondiale (front ouest) ». 139 nécropoles militaires, rassemblant des ressortissants de plus de 100 États, sont concernées.

Situées dans 14 départements français mais également en Belgique, en Flandre et en Wallonie, ces sites funéraires sont, notamment, très nombreux en Moselle où se trouvent, entre autres, la nécropole de Riche, le cimetière allemand de Morhange, la nécropole de Chambière, celle de Sarrebourg ou encore celle de Lagarde et l'Espérance.

Toutes ces nécropoles présentent un intérêt architectural exceptionnel. Elles traduisent en outre la diversité de la mise en œuvre des mémoires funéraires combattantes par l'ensemble des États concernées par le premier conflit mondial. C'est l'association « paysages et sites de mémoire de la grande guerre », créée en 2011 et regroupant les départements du front et les deux régions belges, qui porte ce dossier.

Elle entend faire inscrire ces sites au patrimoine mondial de l'humanité. À cet effet, en 2017, un dossier de candidature a été déposé par l'État belge - à la demande et avec l'accord de l'État français - auprès de l'UNESCO. Ayant temporairement essuyé un refus motivé, entre autres, par des réserves sur l'inscription de sites liés à des mémoires négatives, il demande si la France entend se mobiliser afin de faire aboutir ce dossier au caractère historique indiscutable et non mémoriel, en particulier en prévision de la réunion du comité du patrimoine mondial prévue fin juillet 2021.

Réponse - Mémoire et anciens combattants

Diffusée le 28 juillet 2021

Le ministère des armées est favorable à ce projet qui s'inscrit dans le cadre de sa politique de conservation et de mise en valeur des nécropoles nationales et de promotion du tourisme de mémoire, dans un esprit de mémoire partagée et apaisée avec les anciens belligérants, alliés ou ennemis. Ce soutien s'est concrétisé par la signature, dès 2013, d'une convention (renouvelée en 2017) avec l'Association Paysages et Sites de Mémoire de la Grande Guerre (APSMGG).

Le ministère des armées apporte son concours à l'association en lui fournissant les éléments d'information nécessaires et en participant aux réunions du bureau de l'association. Dans ce cadre, le ministère était présent lors des inspections des experts du conseil international des monuments et des sites, en France et en Belgique, fin 2017, ainsi que lors des visites des ambassadeurs en Meuse, dans la Marne, dans les Hauts-de-France et en Belgique organisées dans le cadre d'actions de promotion de cet ambitieux projet.

En outre, il apporte un soutien financier à l'APSMGG. A ce titre, près de 130 000 euros lui ont été alloués depuis 2017, notamment pour l'organisation d'un colloque international de promotion du projet en décembre 2019 et la réalisation d'une exposition sur le caractère international du dossier. Pour favoriser l'aboutissement du dossier, le ministère des armées s'est engagé dans une campagne de protection des sites, conformément aux exigences de l'UNESCO.

Il collabore également avec ses partenaires étrangers gestionnaires des sites, à des réflexions afin de définir une gestion concertée de ces sites, préfiguration du plan de gestion à mettre en œuvre lorsque leur classement au patrimoine de l'UNESCO aura abouti. A l'approche de la prochaine réunion du comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, en concertation avec l'APSMGG et les autorités belges qui portent le dossier, les modalités pratiques les plus appropriées pour réaffirmer l'expression du soutien de l'Etat au projet seront étudiées.

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