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Intensification de l'orpaillage illégal en Guyane au cours de la période de confinement

Question écrite de M. Fabien Gay - Outre-mer

Question de M. Fabien Gay,

Diffusée le 8 avril 2020

M. Fabien Gay attire l'attention de Mme la ministre des outre-mer sur l'intensification de l'orpaillage illégal en Guyane au cours de la période de confinement due à la lutte contre l'épidémie de Covid-19.

Les peuples autochtones de Guyane se trouvent dans une situation très difficile, car de nombreux villages amérindiens et bushinenges sont accessibles uniquement par pirogue, et peu approvisionnés en matériel de soin. Ils ne disposent en outre pas de lits de réanimation, et ce alors que la capacité hospitalière générale de la Guyane est déjà peu élevée.

La population rapporte que sur le Haut-Maroni, la situation est extrêmement tendue du fait de l'épidémie de Covid-19, avec des pénuries de denrées alimentaires constatées, mais également en raison d'une augmentation de l'activité des orpailleurs illégaux à proximité des villages des environs de Maripasoula.

La population et les autorités étant mobilisées sur le front de la lutte contre l'épidémie, les orpailleurs illégaux en profitent en effet pour intensifier leurs activités.

Or, l'orpaillage illégal a de graves conséquences, en termes d'insécurité pour les populations, ainsi qu'en termes de destruction de la forêt primaire et de pollution. L'utilisation de mercure notamment a des conséquences dramatiques sur les fleuves et les sols. Outre le fait que les populations subissent les conséquences de ces pollutions, la destruction de la forêt amazonienne est catastrophique à l'heure du changement climatique et du déclin de la biodiversité.

Il souhaite donc savoir comment le Gouvernement compte poursuivre la lutte contre l'orpaillage illégal et garantir la sécurité des populations et notamment des peuples autochtones, ainsi que la sauvegarde de la forêt amazonienne.

Réponse - Outre-mer

Diffusée le 9 septembre 2020

Les mesures de confinement de la population et la mise en œuvre des plans de continuité de l'activité des services de l'État ont eu un impact sur les règles d'engagement des équipes participant à la lutte contre l'orpaillage illégal. Néanmoins, l'adaptation du dispositif a permis de maintenir l'essentiel de l'empreinte Harpie sur l'ensemble de la Guyane, et d'assurer l'effet d'endiguement de l'orpaillage illégal.

En dépit de la crise sanitaire, les forces Harpie maintiennent donc la pression sur les orpailleurs clandestins et leurs filières d'approvisionnement.  La détection de l'activité clandestine assurée par l'Office national des forêts (ONF) à partir de l'imagerie satellitaire et la surveillance conduite par la Gendarmerie et les Forces armées lors de survols aériens ou de patrouilles terrestres et fluviales ont ainsi été maintenues, à une fréquence moindre mais à un niveau suffisant pour actualiser les informations capitalisées par l'Observatoire de l'Activité Minière (OAM).

Depuis le début de l'année, le nombre de sites alluvionnaires recensés en Guyane se maintient sous la barre de 350, le nombre de sites primaires reste à 100 et le nombre de barges fluviales, éradiquées sur le territoire national mais persistant sur le fleuve frontière avec le Suriname reste à 30. La lutte contre la propagation transfrontalière du coronavirus a conduit à la fermeture des frontières avec le Suriname et le Brésil et au renforcement des contrôles frontaliers.

La fermeture de la frontière avec le Brésil permet de contrôler strictement les entrées sur le territoire national, restreintes à des accès via le pont enjambant le fleuve frontalier Oyapock. Dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire, sur le fleuve, les forces garde-frontières (Police et Douane) et la Gendarmerie veillent à l'interdiction des passages transfrontaliers non autorisés.

Un dispositif dans la profondeur, le long de la façade maritime de la Guyane et aux embouchures des fleuves, complète ces mesures. Des pirogues et des marchandises de logisticiens en lien avec l'orpaillage illégal ont pu être saisies. La fermeture de la frontière avec le Suriname a été renforcée de part et d'autre par l'engagement de moyens dédiés au contrôle des mouvements transfrontaliers.

Le Suriname agit de manière volontariste avec l'établissement de postes de contrôle sur le fleuve frontalier Maroni et de fortes restrictions sur la circulation intérieure qui contribuent à limiter le ravitaillement des comptoirs « chinois », établis sur la rive surinamaise, servant de bases logistiques de l'orpaillage illégal.

Les populations amérindiennes du Haut-Maroni et du Haut-Oyapock sont vulnérables en période de crise sanitaire du fait de leurs éloignements des principaux centres de soin. Les moyens des dispensaires et des postes de santé ont été complétés par des moyens médicaux projetés depuis le littoral, mais le renforcement du dispositif dédié aux populations autochtones, en particulier amérindiennes, implique également les forces de sécurité : soutenues par les Forces armées dans le cadre de l'opération Résilience ainsi que par le Parc amazonien de Guyane, les forces garde-frontières (Douane et Police aux frontières) et la Gendarmerie ont accru leur présence à Maripasoula et Taluen (Haut-Maroni) et à Camopi et Trois-Saut (Haut-Oyapock).

Bilan comparatif de janvier à mai

2019

2020

Chantiers détruits

202

172

Barges fluviales détruites

2

2

Carburant saisi

105 199 L

111 373 L

Avoirs criminels saisis

9,3 M€

7 M€

Or saisi

1,78 kg

2,5 kg*

Mercure saisi

27 kg

71 kg

Condamnations judiciaires

9

9

* Dont 1,3 kg pris aux braqueurs de sites légaux.

Effectifs en forêt équatoriale depuis le 1er janvier 2020

2019

2020

Patrouilles engagées cadre LCOI

611

477

Patrouilles autonomes PLA +ANACONDA/OCELOT

82+6

52+10

Patrouilles conjointes (PLC +PAC)

523

415

Moyenne jour GEND

42

47

Moyenne jour FAG

192

192

Moyenne jour partenaires PAG-ONF-PAF-DOUANE

3,6

2,2

Source COMGEND GF

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