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Intervention de la France en Syrie

Question au Gouvernement de Mme Gisèle Jourda - Affaires étrangères

Question de Mme Gisèle Jourda,

Diffusée le 1 octobre 2015

Mme Gisèle Jourda. Monsieur le président, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, lundi, à la tribune de l'ONU, le Président de la République a prononcé ces mots d'une grande justesse : « Bachar al-Assad est à l'origine du problème, il ne peut pas faire partie de la solution. » (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)

À l'évidence, le dirigeant syrien ne peut rester en place alors qu'il est le premier responsable du drame effroyable vécu par son peuple. (Eh oui ! sur les travées du groupe socialiste et républicain.)

Réaffirmée par le Président de la République de façon claire et nette, la position de la France ne varie pas face à la crise syrienne. Une seule issue s'impose : une transition politique sans Bachar al-Assad.

La constance de cette position doit d'être saluée. Elle est la preuve d'un courage et d'une détermination qui font de la France une grande nation. (Exclamations amusées sur les travées du groupe Les Républicains. – Applaudissements sur plusieurs travées du groupe socialiste et républicain.) ) Pour autant, elle ne rime pas avec aveuglement.

Combattre l'alliance de la dictature, du fanatisme et du terrorisme s'impose. C'est ce que l'on n'a pas su faire en Libye, et c'est le sens de notre engagement en Syrie.

Ainsi, dimanche, notre aviation a mené des frappes contre un camp d'entraînement de l'État islamique dans l'est de la Syrie. Comme au Sahel, comme en Irak, ces opérations visent à « protéger notre territoire », à « agir en légitime défense ». Des actions contre la France sont planifiées, préparées depuis la Syrie.

Face à ces dangers, nous ne pouvons rester inactifs. Il y va de l'existence de nos sociétés démocratiques, de notre avenir commun avec le Moyen-Orient et le continent africain.

Veiller à notre sécurité nationale, c'est le sens des décisions prises par le Président de la République et par le Gouvernement.

Pouvez-vous nous confirmer aujourd'hui qu'à l'aune des derniers événements nous maintiendrons notre attitude de fermeté face à Bachar al-Assad ? Allons-nous en parallèle intensifier notre offensive en Syrie ? Quelle est la suite des opérations ? (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et républicain et du groupe écologiste.)

Réponse - Affaires européennes

Diffusée le 1 octobre 2015

M. Harlem Désir, secrétaire d'État auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes. Madame la sénatrice, nous partageons évidemment la même conviction. (Rires et exclamations ironiques sur les travées du groupe Les Républicains.) M. David Assouline. Comment peut-on rire quand il s'agit d'une situation aussi dramatique ?

M. Harlem Désir, secrétaire d'État. Cette guerre qui déchire la Syrie depuis quatre ans et demi doit cesser et les barbares de Daech doivent être vaincus au plus vite. L'action militaire est nécessaire et la France y est engagée.

Aujourd'hui, c'est la France qui frappe Daech en Syrie, ce n'est pas la Russie ! Nous devrions tous être derrière les forces françaises lorsqu'elles s'attaquent à ce groupe terroriste qui menace la sécurité internationale et la sécurité des Français ! (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et républicain et du groupe écologiste.)

Dans le même temps, la solution en Syrie passe par une transition politique, qui elle-même passe par le départ de Bachar al-Assad. Le Président de la République l'a en effet clairement rappelé lundi dernier à la tribune des Nations unies.

Qui peut penser un instant qu'un tyran responsable de la mort de plus de 240 000 de ses compatriotes et d'un exode de plusieurs millions de personnes puisse incarner l'avenir de son pays ? Qui peut penser que le principal responsable du problème puisse faire partie de la solution ?

C'est pourquoi, avec ses partenaires, y compris l'Iran et la Russie, mais aussi les pays voisins, les pays du Golfe, la France redouble d'efforts pour trouver une issue à ce conflit, éviter une division entre sunnites et chiites et faire en sorte que tous les acteurs soient engagés dans une transition politique vers une paix future en Syrie.

Notre stratégie est donc globale. Elle inclut une action contre les djihado-terroristes de Daech, un processus politique dans le cadre agréé à Genève au mois de juin 2012 et, ne l'oublions pas, une aide massive aux pays voisins pour que les réfugiés puissent continuer à y être accueillis dans les meilleures conditions.

Nous sommes donc en permanence à l'initiative pour faire émerger une solution politique dans ce pays, pour protéger les Français et pour combattre le terrorisme. (Très bien ! et applaudissements sur les travées du groupe socialiste et républicain et du groupe écologiste.)

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