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Mise en cause des parabènes

Question écrite de Mme Patricia Schillinger - Santé et solidarités

Question de Mme Patricia Schillinger,

Diffusée le 19 juin 2002

Mme Patricia Schillinger attire l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur l'emploi des substances comme les parabènes, conservateurs accusés de mettre en péril notre santé.

Ces conservateurs sont utilisés aussi bien dans les médicaments, les cosmétiques (crème, déodorant, spray) que dans certains aliments, et empêcheraient les microbes et les champignons de proliférer.

Elle lui demande, de bien vouloir lui fournir les informations récentes dont il dispose sur les recherches faites en matière de toxicologie, afin que les consommateurs soient officiellement informés, voire rassurés, sur les risques dus à la présence de ce conservateur.

Réponse - Santé et solidarités

Diffusée le 19 juin 2005

Les parabens, qui regroupent l'acide para-hydroxybenzoïque, ses sels et ses esters, sont des conservateurs pouvant être utilisés dans les produits cosmétiques à une concentration maximale de 0,4 % (exprimé en acide) pour un ester et de 0,8 % (exprimé en acide) pour les mélanges d'esters, conformément à l'annexe VI de la directive 76/768/CEE du 27 juillet 1976 modifiée relative aux produits cosmétiques, transposée par l'arrêté du 6 février 2001 modifié fixant la liste des agents conservateurs que peuvent contenir les produits cosmétiques, pris sur proposition du directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), en application de l'article R. 5131-3 du code de la santé publique.

Les parabens sont présents dans environ 80 % des produits cosmétiques en raison de leur efficacité antimicrobienne (ils possèdent un large spectre d'activité sur les bactéries, les levures, les moisissures et les champignons ; ils sont efficaces à de faibles concentrations ; les mélanges de parabens ont un effet synergique) et de leur relative innocuité (peu d'effets sensibilisants).

La question d'un lien possible entre l'utilisation de produits cosmétiques contenant des parabens et la présence de ces conservateurs dans des tumeurs du sein a été évoquée suite à la publication d'un article en janvier 2004 (Darbre et al., J. Appl. Toxicol.). La commission de cosmétologie, placée auprès du directeur général de l'ASSAPS, a conclu que les méthyl-, éthyl-, propyl- et butylparabens pouvaient continuer à être utilisés dans les produits cosmétiques dans les conditions prévues par la réglementation précitée.

Elle a ajouté que l'isopropylparaben et l'isobutylparaben pouvaient continuer à être utilisés sous réserve que des études complémentaires permettant de confirmer l'absence de risque soient réalisées (étude du passage transcutané et études de métabolisme). Enfin, elle a émis des réserves quant aux autres parabens, notamment le benzylparaben, compte tenu du manque de données permettant d'écarter un risque de toxicité sur la reproduction.

Le ministère de la santé et des solidarités transmettra prochainement à la Commission européenne une demande d'inscription nominative des esters évalués favorablement par la commission de cosmétologie à la place de la mention générique actuelle « acide para-hydroxybenzoïque et ses esters », ce qui permettra d'identifier les esters de l'acide para-hydroxybenzoïque utilisables sans risque et interdira l'utilisation des autres parabens non évalués.

Pour ce qui concerne le médicament à usage humain, l'AFSSAPS réévalue actuellement l'utilisation de ces substances. Un groupe expert en charge de la réévaluation des données considère qu'à ce jour le seul risque potentiel identifié est celui d'une toxicité sur la fertilité masculine. Ce groupe recommande la conduite d'une étude toxicologique selon les recommandations de bonnes pratiques de laboratoires pour mieux expliciter et caractériser cet aspect.

Compte tenu de l'ensemble de ces données et dans l'attente des résultats des études précitées, le directeur général de l'AFSSAPS, sur la base de l'avis de la commission de cosmétologie, n'a pas jugé nécessaire de prendre des mesures d'interdiction d'urgence de ces substances dans les produits cosmétiques. Il en est de même pour les médicaments à usage humain.

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