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Niveau d'orthographe des élèves

Question écrite de M. François Bonhomme - Éducation nationale

Question de M. François Bonhomme,

Diffusée le 30 mai 2018

M. François Bonhomme attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur le niveau d'orthographe des élèves français.

Le conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco) a mis en mai 2018 le doigt sur le taux de non-réponse supérieur des écoliers français eu égard à la moyenne européenne.

Si ce taux est de 2 % pour les questionnaires à choix multiples (QCM), contre 1 % en moyenne dans les pays européens, il s'élève jusqu'à 15 % pour les réponses longues, contre 9 % en moyenne en Europe.

Les élèves français sont parmi les plus nombreux à ne pas répondre aux questions ouvertes en cours moyen (CM1), et ce d'autant plus lorsque ces dernières appellent une réponse longue : 15 % de non-réponse, contre 9 % pour la moyenne des pays européens.

Il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures envisagées par le Gouvernement afin de pallier les difficultés orthographiques rencontrées par les élèves français.

Réponse - Éducation nationale et jeunesse

Diffusée le 18 décembre 2019

La maîtrise des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter et respecter autrui) par tous les élèves est la priorité car c'est la condition d'une scolarité réussie et de la formation d'un citoyen libre et responsable. C'est une exigence républicaine pour que notre société retrouve confiance en son école.

Pour que chaque élève maîtrise les savoirs fondamentaux, en particulier la connaissance de la langue au sein de laquelle l'orthographe joue un rôle essentiel, le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse agit simultanément sur plusieurs leviers. En mars 2018, une note du Conseil national d'évaluation du système scolaire sur les acquis des élèves en production d'écrits mettait en évidence que les élèves entrés au CP en 2010 et évalués en CM2 avaient de moins bons résultats en orthographe que les élèves évalués en 2007.

La baisse des résultats déjà constatée entre 1987 et 2007 n'a pas été enrayée. L'évaluation consistait en une dictée de 67 mots et 16 signes de ponctuation, soit 83 items. Entre 1987 et 2015, le nombre moyen d'erreurs est passé de 10,6 à 17,8 avec près de 20 % des élèves commettant plus de vingt-cinq erreurs.

Le pourcentage d'élèves faisant peu d'erreurs a fortement diminué. L'analyse des résultats aux évaluations de CE1 à la rentrée 2018 a également mis en évidence des difficultés marquées dans le domaine de la dictée de syllabes et de mots. Si 82,5 % des élèves réussissaient correctement l'exercice de dictée de syllabes, il restait encore près d'un élève sur cinq qui, en début de CE1, n'écrivait correctement que six syllabes sur les douze dictées.

Pour la dictée de mots, avec un seuil de réussite fixé également à six mots sur douze, ce sont 23,6 % des élèves qui étaient en difficulté. Pour inverser cette tendance, le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse a affirmé clairement la priorité, avec une ambition très forte sur les contenus enseignés : la maîtrise des savoirs fondamentaux, la lutte précoce contre la difficulté scolaire (CP, CE1) et le choix d'un enseignement explicite, progressif et structuré.

En janvier 2018, le Conseil supérieur des programmes (CSP) a été saisi par le ministre afin que les programmes de français de l'école et du collège fassent l'objet d'une clarification. Celle-ci avait pour objectif de prendre davantage en compte la priorité accordée à la lecture et à l'écriture, qui passe en particulier par l'entraînement régulier en orthographe.

Dans les programmes de français entrés en vigueur à la rentrée 2018, il est précisé que le travail de lecture est constamment mené en lien avec le vocabulaire, la grammaire et l'orthographe et que les activités de lecture, d'écriture, de grammaire, d'orthographe et de vocabulaire sont quotidiennes. La dictée tient une place particulière.

Quotidienne dès le CP, la dictée a été réintroduite au cycle 3 (CM1-CM2-6e) comme activité visant l'acquisition de l'orthographe et favorisant la construction de la vigilance orthographique. Tout au long du collège, la dictée est également un moyen de faire réfléchir les élèves sur l'orthographe lexicale et grammaticale afin de la consolider.

Le ministère met par ailleurs à la disposition des professeurs des outils pédagogiques. Le guide pour enseigner la lecture et l'écriture au CP (seconde édition à la rentrée 2019) et au CE1 (édition septembre 2019) comportent des chapitres dédiés à l'étude de la langue. Ils donnent des recommandations pour mener à l'école élémentaire un enseignement explicite, progressif et structuré de l'orthographe et de la grammaire.

En effet, l'apprentissage de la lecture par la méthode syllabique permet d'augmenter significativement le niveau orthographique des élèves. Parallèlement, dans une note de service publiée au BO spécial n° 3 du 26 avril 2018, intitulée « enseignement de la grammaire et du vocabulaire : un enjeu majeur pour la maîtrise de la langue française », le ministre a rappelé que la maîtrise de la langue française était fondamentale pour l'émancipation des élèves.

La capacité des élèves à comprendre, à analyser le fonctionnement de la langue et à savoir appliquer ses règles conditionne leur accès à tous les enseignements disciplinaires. Les recommandations formulées invitent en particulier les professeurs à mettre d'abord en évidence les régularités du système de la langue auxquelles les élèves doivent s'entraîner et qu'il convient ainsi d'automatiser.

Très prochainement, le ministère va publier une gammaire de l'école. De même, l'enseignement du vocabulaire contribue à la maîtrise de l'orthographe lexicale qui favorise l'automatisation de la reconnaissance des mots et l'accès à leur sens. Le ministre a également donné des indications précises sur les temps d'enseignement de la langue à l'école et au collège.

Chaque jour 2h de travail sur lecture sont obligatoires au CP. Pour les autres classes des repères explicites ont été publiés. Au collège, les leçons de grammaire et de vocabulaire doivent être poursuivies chaque semaine pour une durée d'au moins une 1 heure 30 sur les 4 heures 30 hebdomadaires en classes de 6e, 5e et 4e et les 4 heures en classe de 3e consacrées chaque semaine à l'enseignement du français.

La mise en œuvre de cette politique passe aussi par l'évaluation régulière des acquis ainsi que par les évaluations nationales en CP, CE1 et 6e, qui donnent des repères aux professeurs pour aider les élèves à progresser en orthographe. Elle se déploie également dans le cadre de la formation initiale et continue des professeurs, des formateurs et des cadres.

Les dix-huit heures d'animation pédagogique et de formation continue des professeurs des écoles sont utilisées dans la perspective de consolider l'enseignement des fondamentaux. Les inspecteurs du premier degré sont réunis chaque année à l'Institut des hautes études de l'éducation et de la formation pour leur permettre d'aider les professeurs à développer les pratiques pédagogiques les plus favorables à la réussite des élèves.

Il faut souligner que cette politique volontariste porte d'ores et déjà ses fruits. On a constaté en début de CE1 des progrès nettement marqués à la rentrée 2019 dans tous les secteurs : REP +, REP et hors éducation prioritaire. Si l'on considère les exercices reproduits à l'identique en 2018 et 2019, 82,5 % des élèves réussissaient à écrire plus de sept syllabes dictées en 2018 ; ils sont 85,5 % en situation de réussite en 2019 soit une hausse de trois points.

Au lycée, les nouveaux programmes de français entrés en vigueur à la rentrée 2019 (BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019) ont réaffirmé la place prépondérante de l'enseignement de la langue dans le cadre du cours de français. Plus généralement, dans l'ensemble des travaux écrits demandés aux élèves, une attention spécifique est portée à la correction de la langue, qui doit être prise en compte dans l'évaluation.

La maîtrise de l'orthographe demeure ainsi une préoccupation constante : la connaissance et le respect des codes qui règlent une communication claire et précise, partagés par tous, constituent l'un des objectifs fondamentaux de l'enseignement tout au long de la scolarité.

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