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Pénurie de vaccins et risques pour les enfants de moins de six ans

Question écrite de Mme Colette Giudicelli - Affaires sociales, santé et droits des femmes

Question de Mme Colette Giudicelli,

Diffusée le 24 juin 2015

Mme Colette Giudicelli attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur le vaccin obligatoire DT-Polio pour les enfants de moins de six ans. Les laboratoires Pasteur vaccins et l'institut Mérieux, qui commercialisaient respectivement les vaccins DTP Pasteur et DT Polio Mérieux pour cette vaccination obligatoire, ne les mettent plus à disposition.

Le premier de ces vaccins a cessé d'être commercialisé depuis mars 2001, et son autorisation de mise sur le marché est expirée depuis décembre 2012. Quant au second, il a été décidé par Sanofi Pasteur d'en suspendre la distribution en juin 2008. Le seul vaccin aujourd'hui disponible pour les enfants de moins de six ans est le vaccin infanrix hexa des laboratoires GlaxoSmithKline, qui vaccine également contre l'hépatite B, soupçonné d'un lien avec la sclérose en plaque, et contient de l'aluminium et du formaldéhyde, deux substances jugées dangereuses, en adjuvant vaccinal.

Les parents d'enfants de moins de six ans se trouvent aujourd'hui confrontés à ce dilemme : la seule façon de vacciner leurs enfants est de leur faire une injection avec un produit potentiellement dangereux et d'un coût beaucoup plus élevé qu'il ne devrait être, puisque y est également présent un vaccin non obligatoire.

Certaines voix appellent aujourd'hui à ne pas faire vacciner les enfants, ce qui serait dramatique en termes de santé publique. Certains médecins décident, de leur côté, d'utiliser le vaccin à destination des adultes, sans en injecter la totalité, ce qui est également potentiellement risqué si le dosage n'est pas strictement étudié.

Elle lui demande quelles mesures elle entend prendre pour remédier à cette situation potentiellement très grave.

Réponse - Affaires sociales, santé et droits des femmes

Diffusée le 19 août 2015

De nombreux vaccins comportent dans leur composition des substances dénommées adjuvants dont l'ajout permet d'augmenter de façon spécifique la réponse immunitaire pour une même dose d'antigène vaccinal. Les principaux adjuvants utilisés sont des sels d'aluminium. Sur la base de nombreuses observations et essais réalisés lors du développement des vaccins, ce sont en effet les sels d'aluminium qui sont apparus les meilleurs candidats pour leur pouvoir adjuvant et leur meilleure tolérance.

Les vaccins adjuvantés par un sel d'aluminium sont utilisés avec un recul d'utilisation de plus de 40 ans dans l'ensemble du monde, constituant ainsi une large population de référence. Le remplacement des adjuvants aluminiques dans la composition des vaccins ne pourra se réaliser qu'après de nombreux essais et études cliniques permettant de s'assurer de l'efficacité et de la tolérance de la nouvelle formulation.

Concernant la possibilité de disposer d'un vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite sans adjuvant aluminique, il n'en existe ni sur notre territoire ni sur ceux des autres pays européens. Le groupe d'études sur la vaccination de l'Assemblée nationale a recommandé dans son rapport du 13 mars 2012 un moratoire sur les adjuvants aluminiques en application du principe de précaution.

L'académie de médecine a rendu public en juin 2012 un rapport sur les adjuvants vaccinaux soulignant l'absence de preuve de leur nocivité et s'opposant au principe d'un moratoire. L'organisation mondiale de la santé (OMS) a également confirmé cette position sur le sujet. Dans son avis du 11 juillet 2013, le haut conseil de la santé publique (HCSP) estime que les données scientifiques disponibles à ce jour ne remettent pas en cause la sécurité des vaccins contenant de l'aluminium au regard de leur balance bénéfices-risques.

Il recommande la poursuite des vaccinations prévues dans le calendrier vaccinal en vigueur. Il encourage la poursuite de recherches visant à évaluer la sécurité des adjuvants disponibles et le développement de nouveaux adjuvants. À la demande de la ministre des affaires sociales de la santé et des droits des femmes, de poursuivre la recherche, l'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a reçu une dotation spécifique pour une étude sur le sujet des conséquences de l'aluminium dans les vaccins.

Les résultats de cette étude, attendus pour l'été 2017, permettront d'améliorer les connaissances et d'évaluer la toxicité des adjuvants aluminiques de certains vaccins. Le Premier ministre a confié à la députée Sandrine Hurel la mission de formuler des recommandations pour améliorer le taux d'adhésion de la population et des professionnels de santé à la vaccination.

Son rapport sera remis au mois de septembre prochain à la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, qui proposera sur la base des recommandations de ce rapport, l'organisation d'un grand débat national avec l'ensemble des parties prenantes sur les bénéfices et les intérêts de santé publique de la politique vaccinale et les inquiétudes que la vaccination suscite.

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