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Perspectives du dispositif « mon soutien psy »

Question écrite de Mme Sylvie Robert - Travail, santé et solidarités

Question de Mme Sylvie Robert,

Diffusée le 24 janvier 2024

Mme Sylvie Robert appelle l'attention de Mme la ministre du travail, de la santé et des solidarités sur le bilan du dispositif « mon soutien psy » ainsi que ses perspectives.

Consécutivement à la crise de la Covid-19, le dispositif « mon soutien psy » a été lancé en avril 2022. Au préalable, il avait été annoncé par le Président de la République lors des assises de la santé mentale et de la psychiatrie.

Concrètement, il permet à toute la population âgée de 3 ans et plus de bénéficier de 8 séances par an chez un psychologue, remboursées à hauteur de 60 % par l'assurance maladie et à hauteur de 40 % par les mutuelles. Ce dispositif répond à un besoin croissant, notamment auprès des jeunes, puisque selon le bilan de la feuille de route santé mentale et psychiatrie de mars 2023, les troubles psychiques affecteraient un français sur cinq et 15 % des 15-20 ans.

Toutefois, d'après les praticiens, « mon soutien psy » pourrait faire l'objet d'améliorations. D'une part, la prescription obligatoire par un médecin pourrait être assouplie ; d'autre part, le tarif de la consultation, jugé insuffisant, serait un frein à la montée en puissance du dispositif, expliquant pourquoi seulement 2 200 psychologues, sur un total de 84 000, sont actuellement conventionnés.

Ainsi, elle lui demande si le Gouvernement entend améliorer le dispositif « mon soutien psy » afin qu'il puisse efficacement répondre aux besoins de la population.

Réponse - Travail, santé et solidarités

Diffusée le 6 mars 2024

La promotion de la santé mentale et du bien-être fait partie des priorités de la politique menée par le Gouvernement. Dans ce cadre, la question de l'accès à des accompagnements et soins adaptés des enfants et adolescents qui le nécessitent est au coeur des préoccupations du ministère chargé de la santé.

Dès juin 2018, et en cohérence avec les objectifs de la stratégie nationale de santé, le Gouvernement a adopté une feuille de route santé mentale et psychiatrie organisée autour de trois axes : - la prévention ; - le parcours de soins ; - l'insertion sociale. Forte déjà de 37 actions concrètes, elle a été encore enrichie en 2020 par des mesures complémentaires du Ségur de la santé, et en 2021 par les 30 mesures issues des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie, avec de nombreuses actions ciblant les enfants et les jeunes.

Parmi les actions visant à promouvoir le bien-être mental et prévenir et repérer précocement la souffrance psychique, le dispositif MonSoutienPsy (anciennement MonPsy) tient une place essentielle. Il permet un accès, dès l'âge de 3 ans, à une prestation d'accompagnement psychologique pour des troubles d'intensité légère à modérée, avec huit séances par an, réalisées par un psychologue en ville, prises en charge par la Sécurité sociale.

Ce dispositif permet d'améliorer l'accès aux soins en santé mentale tout en permettant aux psychologues de ville de s'inscrire dans le parcours de soins des patients en souffrance psychique d'intensité légère à modérée. Il répond à un réel besoin de la population. Plus de 2 500 psychologues ont rejoint le dispositif et sont conventionnés.

Depuis le lancement du dispositif en avril 2022, plus de 190 000 personnes ont pu bénéficier d'une prise en charge psychologique remboursée. Pour cela, les patients doivent disposer d'un courrier d'adressage attestant l'orientation vers le psychologue par un médecin. L'adressage se fait entre professionnels médicaux, entre professionnels paramédicaux et entre professionnels médicaux et paramédicaux afin d'améliorer le parcours du patient, dont la santé et le mieux-être sont les principales préoccupations.

Il ne s'agit pas d'une prescription. Enfin, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 prévoit de faciliter l'adressage vers ce dispositif par les professionnels de la médecine scolaire, pour continuer à en faire bénéficier davantage d'enfants et d'adolescents qui le nécessitent.

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