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Prise en charge des cas de myocardite et de péricardite chez les adolescents

Question orale sans débat de Mme Laurence Muller-Bronn - Solidarités et santé

Question de Mme Laurence Muller-Bronn,

Diffusée le 8 décembre 2021

Mme Laurence Muller-Bronn interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur les suites des hospitalisations en soins intensifs et en réanimation après la survenue d'une myocardite ou péricardite due au vaccin contre la Covid-19. En effet, si elles sont désormais reconnues comme effets secondaires des vaccins et font l'objet d'une mise en garde pour sensibiliser les professionnels de santé, les parents concernés restent démunis face aux conséquences à plus long terme de ces maladies.

Interdiction de faire du sport pendant six mois, fatigue inhabituelle et risques de séquelles exigeant un contrôle régulier par imagerie radio-médicale (IRM) : les conséquences ne sont pas neutres dans certains cas et constituent un préjudice pour la scolarité et la santé mentale d'adolescents qui n'avaient aucun problème médical jusque-là.

Elle lui demande par conséquent quels sont les moyens prévus pour la prise en charge et l'accompagnement de ces familles à moyen et long terme le cas échéant.

Réponse - Enfance et familles

Diffusée le 25 janvier 2022

M. le président. La parole est à Mme Laurence Muller-Bronn, auteure de la question n° 1985, adressée à M. le ministre des solidarités et de la santé.

Mme Laurence Muller-Bronn. Monsieur le secrétaire d'État, ma question porte sur la prise en charge des effets secondaires, dont les cas de myocardite et de péricardite dus au vaccin contre la covid, qui ont conduit certains adolescents et jeunes adultes en soins intensifs ou en réanimation.

Ces maladies sont certes reconnues comme effets secondaires du vaccin, mais les données sur leur fréquence et leur évolution ne sont pas accessibles, ce qui laisse les familles encore plus démunies face aux conséquences de ces pathologies.

Pourtant, il est confirmé que pour les moins de 18 ans et les jeunes adultes, la vaccination, dans la mesure où elle vise à protéger des formes graves de la maladie et à réduire la tension hospitalière, n'a pas de sens, car ceux-ci ne sont concernés ni par l'un ni par l'autre de ces objectifs.

De plus, passe sanitaire puis vaccinal oblige, ils sont plus de 4 millions à être vaccinés, sans surveillance des effets secondaires. L'étude EPI-PHARE sur le sujet s'arrête au 20 juillet dernier, alors que les jeunes n'ont été incités à se faire vacciner que depuis la mise en place du passe sanitaire, le 9 août dernier. Elle n'est donc pas fiable.

En revanche, les données du système de pharmacovigilance américain Vaers (Vaccine Advance Event Reporting System) font état de chiffres préoccupants. Pour l'année 2021, elles recensent 499 cas de myocardite chez les jeunes âgés de 12 à 18 ans, contre seulement 16 cas les années précédentes.

Nous ne pouvons pas ignorer que les bénéfices du vaccin sont quasi nuls pour cette partie de la population, alors que les risques sont en revanche bien réels.

Les problèmes cardiaques chez les jeunes pourront avoir des conséquences invalidantes dans leur vie quotidienne, alors qu'ils étaient en parfaite santé. Quelle sera la suite ? Ils ne peuvent plus faire de sport, ils souffrent d'une fatigue inhabituelle et invalidante et présentent des risques de séquelles nécessitant des contrôles réguliers au moyen d'imagerie par résonance magnétique (IRM).

Les conséquences peuvent être dramatiques et constituer un grave préjudice pour leur scolarité, leur santé mentale et, au-delà, pour leur avenir.

Monsieur le secrétaire d'État, les familles m'interrogent et s'inquiètent. Ma question est donc la suivante : par quels moyens ces jeunes seront-ils pris en charge et accompagnés à moyen et long terme ?

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d'État.

M. Adrien Taquet, secrétaire d'État auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargé de l'enfance et des familles. Madame la sénatrice, nous avons tous, quel que soit notre âge, besoin d'être protégés contre le virus, car même des enfants en bas âge se trouvent hospitalisés ou en réanimation.

Le nombre de cas est, fort heureusement, très réduit, mais aucun parent, père ou mère, ne souhaite voir son enfant hospitalisé.

L'incidence de la myocardite se situe entre un et dix cas pour 100 000 personnes par an. Le risque le plus élevé concerne les hommes âgés de 18 à 30 ans, plus particulièrement les individus actifs et en bonne santé. Il est à noter que l'infection naturelle au covid-19 peut elle-même provoquer des myocardites chez les sujets infectés.

Selon l'agence américaine de santé publique, le risque de développer une myocardite après une infection au covid-19 est de l'ordre de 146 cas pour 100 000 personnes.

D'après le rapport du comité d'évaluation des risques en pharmacovigilance, les myocardites et les péricardites sont considérées comme un effet indésirable pouvant survenir très rarement à la suite de l'injection d'un vaccin à ARN messager contre la covid.

La vaccination par ce type de vaccin est associée chez les personnes âgées de 12 à 50 ans à une légère augmentation des risques de myocardite et de péricardite, dans les sept jours qui suivent la vaccination, pouvant entraîner des hospitalisations.

Le risque de myocardite apparaît plus marqué chez les jeunes hommes âgés de moins de 30 ans, notamment après qu'ils ont reçu la deuxième dose de vaccin et lorsque celui-ci est de la marque Moderna.

Toutefois, le nombre de cas attribuables au vaccin apparaît peu fréquent au regard du nombre de doses administrées – je rappelle que, à ce jour, plus de 120 millions de doses ont été injectées en France.

L'évolution clinique des cas de myocardite et de péricardite post-vaccinales apparaît généralement favorable, la durée d'hospitalisation étant de deux à quatre jours en moyenne.

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) recommande à toute personne venant de se faire vacciner et présentant des symptômes, tels qu'un essoufflement, des douleurs dans la poitrine, des palpitations ou un rythme cardiaque irrégulier, de consulter rapidement un médecin.

En conclusion, la myocardite consécutive à la vaccination anti-covid est rare, et le risque est beaucoup plus faible que pour les myocardites liées à l'infection naturelle par le SARS-CoV-2. À ce jour, les données de pharmaco-épidémiologie ne remettent pas en cause le rapport bénéfices-risques des vaccins à ARN messager contre la covid-19.

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