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Protection de nos forcées armées face au virus de la variole

Question écrite de Mme Hélène Conway-Mouret - Défense

Question de Mme Hélène Conway-Mouret,

Diffusée le 15 juillet 2015

Mme Hélène Conway-Mouret attire l'attention de M. le ministre de la défense sur l'usage possible du virus de la variole lors d'une attaque terroriste.

L'aggravation des tensions internationales dans lesquelles la France est engagée militairement, plus particulièrement en Afrique, désigne plus qu'avant notre pays à la vindicte d'entités puissantes sur les plans militaires et financiers dont le terrorisme est le recours fondamental, dans ce qui sont encore des conflits asymétriques.

Parmi les moyens possibles d'une attaque terroriste, l'usage du virus de la variole ne saurait être méconnu. En effet, les virus fabriqués par l'ex-Union soviétique à partir de la souche indienne (la plus meurtrière) n'ont pas fait l'objet d'une traçabilité satisfaisante et il y a de sérieuses raisons de penser qu'à l'effondrement de ce pays, des doses de virus et des spécialistes de leur traitement ont été récupérés par des pays aux intentions douteuses.

Si l'occurrence d'une agression variolique reste encore faible, nous voyons bien que ses effets en font une « arme » de choix dans un conflit avec des agresseurs sans scrupule, voire fanatisés. Dès lors, l'hypothèse d'une attaque ne doit pas être négligée, d'autant que les modalités de la parade ne seraient ni complexes ni coûteuses eu égard aux enjeux.

Un vaccin antivariolique dit de troisième génération, dénué des effets secondaires très dangereux des vaccins traditionnels réplicatifs, a été autorisé en Europe. Son principal apport dans le domaine stratégique est double : en supprimant les graves séquelles de la vaccination antivariolique classique, il diminue d'autant le risque d'une attaque et, par ailleurs, en permettant une vaccination sans risque majeur, il rend politiquement plus facile la décision de la prévoir pour certains personnels des forces armées.

Aussi lui demande-t-elle si des mesures visant à protéger nos forces armées par la constitution d'un stock de vaccins dit de troisième génération sont envisagées.

Réponse - Défense

Diffusée le 5 août 2015

La variole, maladie contagieuse et potentiellement grave, a été officiellement éradiquée à la fin des années 1970 grâce à une campagne mondiale de vaccination. Dans les années 1980, la vaccination de la population a été arrêtée et les stocks de virus ont été soit détruits, soit transférés vers l'un des deux laboratoires habilités par l'organisation mondiale de la santé : le Centers for Disease Control d'Atlanta aux Etats-Unis d'Amérique ou le centre national de recherche en virologie et biotechnologie de Koltsovo en Russie.

Ces stocks sont surveillés avec la plus grande rigueur et bénéficient d'une sécurisation maximale. Les programmes de recherche sur la variole (mise au point de vaccins, de tests pour le diagnostic de présence du virus, d'antiviraux, etc.) sont étroitement contrôlés. À des fins de protection, la France détient des stocks de vaccins antivarioliques de 1re génération, qui sont conservés par le service de santé des armées (SSA).

La stratégie vaccinale nationale et sa décision de mise en œuvre relèvent du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). A ce jour, en raison des progrès scientifiques et des nouvelles recommandations internationales et nationales (notamment l'avis du haut conseil de la santé publique du 21 décembre 2012), il est devenu nécessaire d'actualiser le plan national de lutte contre la variole, établi en 2006.

À cet effet, depuis mars 2014, le SGDSN pilote des réunions interministérielles auxquelles participent des représentants du ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, du ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, du ministère de la justice, du ministère de l'intérieur, du ministère des affaires étrangères et du développement international, du ministère de la défense (représenté par les experts scientifiques du SSA) et de l'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

Compte tenu des nouvelles recommandations émises, les modalités d'emploi d'un vaccin de 3e génération pourraient être différentes de celles qui avaient été établies pour le vaccin de 1re génération dans le cadre du plan national de lutte contre la variole de 2006. A ce jour, intégrant entre autres l'avis du Haut conseil de la santé publique, les travaux engagés par le SGDSN se poursuivent afin de finaliser une nouvelle stratégie vaccinale et définir les besoins en vaccins (volumes et calendrier d'acquisition).

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