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Résurgence des bandes organisées à Paris

Question écrite de M. Roger Karoutchi - Intérieur

Question de M. Roger Karoutchi,

Diffusée le 24 janvier 2018

M. Roger Karoutchi attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur sur l'inquiétante résurgence des bandes organisées à Paris. Samedi 13 janvier 2018, un adolescent de 15 ans a été mortellement poignardé en pleine rue de la Roquette dans le 11ème arrondissement de Paris. D'après les premiers éléments de l'enquête communiqués par la préfecture de police, une trentaine de jeunes appartenant à des bandes du 11e et du 20e arrondissement de Paris se sont affrontés.

À Paris, une cellule de la police est chargée depuis 2010 de suivre ces phénomènes et de cartographier la présence de ces bandes. Dans la capitale, elles sont présentes notamment dans des arrondissements périphériques et dans des villes voisines de la petite couronne. D'après cette cellule de police, les bandes seraient aujourd'hui une quarantaine à sévir dans plusieurs arrondissements de la capitale, avec des jeunes de parfois 12-13 ans.

S'il paraît difficile d'enrayer ce phénomène, les bagarres et rixes de rues étant souvent des évènements-éclairs, les moyens de police pour la lutte contre la criminalité organisée doivent être augmentés à Paris où la violence et l'insécurité semblent s'installer dans certains arrondissements, notamment dans la périphérie Est de la ville.

En conséquence, il l'interroge sur les mesures qui seront prises par l'État pour garantir la sécurité des Parisiens contre ces violences de groupe.

Réponse - Intérieur

Diffusée le 28 mars 2018

La lutte contre les bandes organisées constitue l'une des missions prioritaires de la préfecture de police. En 2017, les services de police ont dénombré 336 évènements en lien avec l'activité des 45 bandes actives recensées dans l'agglomération parisienne, soit une diminution de 19 % par rapport à l'année précédente. 116 affrontements ont été constatés en 2017, contre 137 en 2016 (- 15 %), confirmant la tendance remarquée les années passées (165 affrontements en 2012, soit une diminution de 30 % en 2017).

Paris dénombre un tiers des faits mais marque un recul important de 30 % par rapport à 2016. Le nombre de blessés est comparable d'une année sur l'autre (271 en 2017, 272 l'année précédente) et on déplore quatre morts en 2017, contre trois en 2016. Au total, sur les 291 individus interpellés à Paris en 2017, 124 ont été déférés devant l'autorité judiciaire.

Pour lutter contre le phénomène des bandes sur la capitale, le préfet de police a mis en place en juillet 2010 un plan de lutte dédié impliquant trois directions actives : la direction du renseignement, la direction de la police judiciaire et la direction de la sécurité de l'agglomération parisienne, qui pilote ce plan.

Au cœur de ce dispositif, la cellule de suivi du plan « bandes » est chargée du suivi, du recueil, de l'analyse et du partage des informations relatives aux événements et aux personnes impliquées ou susceptibles d'être impliquées, au titre de leur affiliation à une bande, dans des actions de violences collectives à l'échelle de l'agglomération parisienne.

Ce recueil d'information est essentiel pour les services. La judiciarisation relève du procureur de la République qui a créé en 2016 un groupe local de traitement de la délinquance dédié à cette problématique de lutte contre les bandes. Un premier groupe composé de magistrats du parquet, d'un représentant de l'éducation nationale et des représentants de la police, est chargé de la répression des infractions commises lors des affrontements entre bandes.

Son objectif est de suivre les enquêtes et la poursuite des auteurs, mais aussi d'analyser le phénomène pour mieux le combattre. Un second groupe est consacré à la prévention des affrontements entre bandes. Il comprend, outre le Parquet, la direction de la protection judiciaire de la jeunesse, l'éducation nationale et des élus.

Il met en œuvre des dispositifs de prévention, notamment par des actions de soutien aux familles mais aussi de responsabilisation des parents. Le travail en lien avec les établissements scolaires est particulièrement important, notamment au regard du jeune âge des membres de ces bandes, qui ont fréquemment entre 13 à 17 ans.

Ce lien a encore été renforcé à la suite du décès, au mois de janvier, d'un lycéen de 17 ans. L'État et les services de la préfecture de police participent au volet prévention avec la ville de Paris et l'ensemble des autres acteurs, par des actions de soutien aux familles, de responsabilisation des parents, ou d'échange d'informations entre les différents partenaires susceptibles d'apporter une réponse au phénomène des bandes.

Ces phénomènes de bandes sont particulièrement suivis par la préfecture de police et l'ensemble des services restent mobilisés sur cette problématique.

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