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Sécurité

Question au Gouvernement de M. Philippe Pemezec - Intérieur

Question de M. Philippe Pemezec,

Diffusée le 24 mars 2021

M. le président. La parole est à M. Philippe Pemezec, pour le groupe Les Républicains. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)

M. Philippe Pemezec. Ma question s'adressait à M. le ministre de l'intérieur.

Le 15 février dernier, à Poissy, des policiers étaient victimes de tirs de mortier de la part d'une bande de jeunes mineurs. Le ministre a déclaré vouloir aider les élus en fournissant des équipements de caméras de vidéoprotection et des effectifs.

Le 26 février, à Marseille, il a annoncé l'arrivée de « 300 policiers supplémentaires, dont 100 dès 2021 ».

Voilà deux exemples annonçant, à grand renfort de communiqués, l'arrivée d'effectifs dans les quartiers.

Une chose m'intrigue : soit M. Darmanin a des policiers en réserve qui ne sont pas sur le terrain ou, pis encore, à qui leur hiérarchie interdit d'aller dans certains quartiers devenus des zones de non-droit ; soit il prend des policiers de certaines circonscriptions pour les déplacer dans d'autres, déshabillant Pierre pour habiller Paul.

Le résultat, c'est l'atteinte à notre liberté au travers d'une insécurité qui explose – en hausse de 20 % dans les villes moyennes, en particulier chez les jeunes. La délinquance violente a augmenté de 407 % en cinq ans à Paris.

Par ailleurs, 100 000 peines de prison sont en attente d'exécution ; plus de 400 jours sont nécessaires en moyenne pour faire exécuter une peine ; et les décisions d'expulsions ne sont plus exécutées.

Aujourd'hui, l'insécurité explose littéralement ! Quelle est la stratégie d'action du ministre pour rétablir l'ordre et la liberté dans notre pays ? (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)

Réponse - Citoyenneté

Diffusée le 24 mars 2021

M. le président. La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de la citoyenneté.

Mme Marlène Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur, chargée de la citoyenneté. Monsieur le sénateur Philippe Pemezec, j'ai l'honneur de vous répondre ici au nom du ministre de l'intérieur, Gérald Darmanin.

Vous le savez, le gouvernement de Jean Castex est très fortement engagé sur les questions de sécurité.

Je voudrais évoquer plusieurs sujets.

Vous avez tout d'abord posé la question des moyens et de la manière par laquelle nous allons concrétiser les annonces faites par le ministre de l'intérieur ou le Premier ministre.

Ma réponse sera très simple : vous avez voté, ici au Sénat, le budget présenté par le Gouvernement, qui traduisait une hausse historique des crédits consacrés à la sécurité. Grâce à cette décision du gouvernement de Jean Castex, le budget de la sécurité, tout comme celui de la justice qui est confié à Éric Dupond-Moretti, a connu une augmentation, je le répète, historique. Grâce à votre vote, nous avons les moyens de nos ambitions pour la sécurité.

En ce qui concerne les décisions que vous avez évoquées, le ministre de l'intérieur, Gérald Darmanin, sillonne la France (Exclamations ironiques sur les travées des groupes Les Républicains et SER.) et répond aux demandes des élus locaux pour garantir la sécurité des Français. C'est aussi le sens de notre stratégie nationale de prévention de la délinquance.

Vous évoquez les violences qui concernent les jeunes : vous le savez, nous nous focalisons sur les questions de la délinquance juvénile et des violences entre bandes. Plusieurs ministres sont mobilisés autour du Premier ministre pour apporter des réponses à ces problèmes.

J'ai moi-même lancé hier un comité des parents contre le harcèlement, qui intègre la police, la gendarmerie et des associations (Marques d'ironie sur les travées des groupes Les Républicains et SER.), pour, très concrètement, soutenir par exemple les interventions faites dans les écoles avec l'éducation nationale.

Nous voulons faire de la prévention et de la répression, car l'une ne s'oppose pas à l'autre.

Je serai par ailleurs samedi prochain en déplacement avec le Premier ministre et Nadia Hai, la ministre chargée de la politique de la ville. Dans le cadre du comité interministériel de la ville, nous avons arbitré en faveur de nouveaux moyens, notamment pour la vidéoprotection, afin de garantir la sécurité de tous et de toutes.

Je terminerai mon propos en saluant les résultats de la police et de la gendarmerie en ce qui concerne le harcèlement de rue.

M. le président. Il faut conclure.

Mme Marlène Schiappa, ministre déléguée. Vous avez voté en 2018 une loi pour verbaliser le harcèlement de rue et garantir la sécurité des femmes, notamment les plus jeunes, particulièrement dans les quartiers difficiles.

Mme Laurence Rossignol. Avec un numéro vert ? (Sourires sur les travées du groupe SER.)

Mme Marlène Schiappa, ministre déléguée. J'ai le plaisir de vous annoncer que plusieurs milliers de verbalisations ont été dressées grâce à l'engagement des forces de l'ordre. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)

M. le président. La parole est à M. Philippe Pemezec, pour la réplique.

M. Philippe Pemezec. Madame la ministre, vous êtes encore dans les effets d'annonce.

Mme Marlène Schiappa, ministre déléguée. Je n'ai rien annoncé !

M. Philippe Pemezec. Cela fait tout de même quatre ans que M. Macron et vous-même êtes au pouvoir.

La crise sanitaire ne suffira pas à masquer une réalité qui saute aux yeux des Français. L'État obèse veut tout faire et fait tout mal sous le poids de sa technostructure.

L'État n'assure même plus ses missions régaliennes. Dans le domaine de la santé, nous avons des retards de vaccination ; en matière d'alimentation, il faudra importer à partir de 2023 pour nourrir les Français ; en matière d'éducation, nous assistons à un déclassement à tous les niveaux ; dans le domaine industriel, nous avons bradé nos entreprises pour des intérêts financiers ; quant à l'immigration, elle n'est pas gérée et nous laissons entrer chez nous la terre entière. (Protestations sur les travées du groupe SER.)

Le virus de la délinquance a atteint le taux d'incidence le plus élevé que l'on ait jamais connu, faute de courage. Mais cela dure depuis des années !

Quand allons-nous passer de la communication à l'action ?

M. François Patriat. Pas avec Les Républicains !

M. Philippe Pemezec. Quand allons-nous songer à reconstruire une France pacifiée, dans laquelle les citoyens se sentiraient en sécurité et seraient de nouveau fiers de leur pays ? (Bravo ! et applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)

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