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Situation de l'entreprise Thomson à Marly

Question écrite de - Industrie

Question de ,

Diffusée le 4 mars 1992

M. Ivan Renar attire l'attention de M. le ministre délégué à l'industrie et au commerce extérieur sur la situation de l'entreprise Thomson à Marly. En effet, le Groupe Thomson a décidé la fermeture de l'entreprise à Marly et la suppression des 62 emplois restants. L'ensemble de la production serait transférée en Malaisie.

Thomson Marly a été créée en 1986 suite à l'arrêt de la production sidérurgique dans le valenciennois. Elle a nécessité 435 millions de francs d'investissements et bénéficié de 64 millions de francs publics. Cette entreprise devait créer 600 emplois. Aucune des promesses faites par la direction du groupe et le Gouvernement de l'époque ont été tenues.

Cette fermeture fait partie d'un vaste plan de restructuration du Groupe Thomson qui abandonne peu à peu sa production électronique civile grand public au profit des activités militaires et de la financiarisation. Cette décision, si elle était maintenue, constituerait un nouveau drame humain dans cette région si durement touchée par le chômage et rendrait notre pays encore plus dépendant de l'Allemagne, l'Italie, les Etats-Unis.

En conséquence, il lui demande quelles mesures il compte prendre pour empêcher la fermeture de Thomson Marly et faire respecter l'ensemble des promesses de création d'emplois.

Réponse - Industrie

Diffusée le 26 août 1992

Réponse. - Initialement, la technologie des condensateurs au tantale était sous contrôle de la filiale espagnole de LCC de Barcelone. Le centre de Barcelone enregistrant une baisse rapide de rentabilité sur un marché fortement évolutif dans le sens de la miniaturisation et du montage en surface, la décision fut prise dès 1986 de lancer la construction d'un nouveau site de production à Marly-lès-Valenciennes.

L'implantation à Marly s'est dévoloppée sur la base d'un nouveau produit nécessitant de nouveaux procédés de production. En effet, le condensateur chip tantale, bien qu'utilisant la même matière première que le condensateur classique, suppose une mise en oeuvre radicalement différente et des performances techniques améliorées.

Le chip à montage en surface étant appelé à être entièrement immergé dans un bain de soudure à 300 degrés environ, les exigences de tenue en température n'ont rien de comparable à celles du condensateur soudé " à pattes ". De plus, le chip participant à la recherche d'une extrême miniaturisation, les performances électriques doivent être conservées pour un volume moindre.

L'implantation des matériels n'a pu débuter qu'en septembre 1988. 200 personnes ont été affectées au centre de Marly, dont une large majorité de cadres techniques. En trois ans de fonctionnement du centre, les résultats obtenus se sont avérés insuffisants : 1° sur le plan quantitatif, en 1990, LCC produisait un million de pièces par mois avec un rendement de 70 p. 100.

En comparaison, le japonais Matsuo, le 3e mondial en quantité mais leader en qualité, réalisait une production de 40 millions d'unités par mois en 1990, avec des rendements de 95 à 98 p. 100 ; 2° sur le plan qualitatif, la teneur en poudre de tantale des chips étant largement supérieur à ceux de Matsuo pour des performances moindres, le coût de revient s'en trouvait largement majoré ; de plus, la tenue en température du chip tantale LCC était de 50 p. 100 inférieure au produit japonais ; 3° sur le plan commercial enfin, le chiffre d'affaires de Marly est resté très faible (4 millions de francs en 1988, 9 millions en 1989, 34 millions en 1990).

Cet échec commercial est imputable aux conséquences d'une rapide évolution des conditions concurrentielles. En 1989, les surcapacités de production créées par les principaux japonais du secteur (Nippon Electric, Matsushita, Hitachi, Matsuo, Marcon) ont accentué la baisse des prix (- 50 p. 100 de 1987 à 1989).

Les producteurs non japonais ont été placés en difficulté par cette intervention massive sur le marché libre des Japonais aux productions jusqu'alors captives. Parallèlement, Siemens et Matsushita, dans le cadre de leur alliance, ont créé un centre de production de chips tantale en Allemagne susceptible de fournir 200 millions de condensateurs par an, sur un marché européen estimé à 600 millions d'unités.

L'usine est opérationnelle et devrait commencer à fournir des pièces dans les prochains mois. Devant ces difficultés, la société LCC a décidé dès le second semestre de 1990 de rechercher un partenaire industriel sous la forme d'une " joint-venture ". Les contacts pris initialement avec les " européens " du secteur (AVX, Kemet, Sprague, Philips, Tekelec) sont restés vains, l'offensive japonaise de 1989 ayant placé la plupart de ces compétiteurs dans une phase défensive de recentrage d'activité.

Face à cet échec, LCC a entrepris une phase de négociation avec les entreprises japonaises, qui ont plus ou moins rapidement décliné la proposition de reprise. Considérant l'impasse technique et commerciale dans laquelle se trouvait LCC sur le tantale, ainsi que le résultat d'exploitation de moins 73 millions de francs de Marly, intégralement responsable du déficit d'exploitation global de LCC en 1990, les dirigeants ne pouvaient envisager d'autre alternative que la fermeture du centre de Marly.

Cette fermeture a entraîné les conséquences suivantes : a) la nécessité d'entamer une procédure de reclassement des personnels touchés par l'arrêt des lignes tantale et varistance moyenne tension ; b) la vente à ABB de l'activité varistance moyenne tension, permettant le maintien de 26 emplois sur le site ; c) l'implantation sur le site d'une société hollandaise spécialisée dans la maintenance industrielle et le câblage d'armoires électriques, permettant le maintien de 10 emplois.

Des négociations sont en cours pour accentuer l'implantation d'autres idustriels sur le site de Thomson à Marly afin de préserver de nouveaux emplois. ; trouvait LCC sur le tantale, ainsi que le résultat d'exploitation de moins 73 millions de francs de Marly, intégralement responsable du déficit d'exploitation global de LCC en 1990, les dirigeants ne pouvaient envisager d'autre alternative que la fermeture du centre de Marly.

Cette fermeture a entraîné les conséquences suivantes : a) la nécessité d'entamer une procédure de reclassement des personnels touchés par l'arrêt des lignes tantale et varistance moyenne tension ; b) la vente à ABB de l'activité varistance moyenne tension, permettant le maintien de 26 emplois sur le site ; c) l'implantation sur le site d'une société hollandaise spécialisée dans la maintenance industrielle et le câblage d'armoires électriques, permettant le maintien de 10 emplois.

Des négociations sont en cours pour accentuer l'implantation d'autres idustriels sur le site de Thomson à Marly afin de préserver de nouveaux emplois.

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