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Situation pédiatrique dans le Cher et urgence de trouver des solutions

Question orale sans débat de M. Rémy Pointereau - Santé et prévention

Question de M. Rémy Pointereau,

Diffusée le 2 novembre 2022

M. Rémy Pointereau expose à M. le ministre de la santé et de la prévention la situation pédiatrique, plus que préoccupante, dans le département du Cher.

Réponse - Personnes handicapées

Diffusée le 12 janvier 2023

M. le président. La parole est à M. Rémy Pointereau, auteur de la question n° 244, adressée à M. le ministre de la santé et de la prévention.

M. Rémy Pointereau. Madame la ministre, ma question, que j'espérais pouvoir vous poser plus tôt, porte sur la crise pédiatrique dans le Cher.

En effet, comme de nombreux territoires, notamment ruraux, le Cher souffre d'une pénurie de pédiatres.

À ce jour, la situation est la suivante : le centre hospitalier Jacques-Cœur de Bourges ne dispose que de trois praticiens, dont un est proche de la retraite et cependant qu'un autre dispose d'un temps partiel de 80 %.

La pénurie de médecins est telle que la seule unité de néonatologie et de soins intensifs pédiatriques du département, installée à Bourges, risque de fermer.

Alors, je sais ce que vous allez me répondre : il existe un plan d'urgence de 150 millions d'euros… Est-ce assez ? J'en doute, d'autant que nous ne savons toujours pas comment cette somme sera déployée.

De surcroît, ce qui est requis est une action de très court terme. Plutôt que des millions d'euros, il me semble que ce qu'il faut, aujourd'hui, ce sont des pédiatres.

Aussi, je souhaite savoir comment vous comptez agir pour affronter cette urgence dans mon département, lequel est déjà fortement touché par le problème plus général de la désertification médicale. En l'espèce, il s'agit de l'accès aux soins pour nos enfants, nos petits-enfants, nos nourrissons… L'impasse où nous sommes met en danger leur santé.

M. le président. La parole est à Mme la ministre déléguée.

Mme Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, chargée des personnes handicapées. Monsieur le sénateur Pointereau, vous me faites part des difficultés rencontrées en pédiatrie dans le département du Cher, mais aussi, comme vous en convenez, dans de nombreux autres départements ruraux de notre pays.

Nous devons bien sûr leur apporter des réponses de court terme, puis envisager également le moyen terme et le long terme.

En l'espèce, le centre hospitalier de Bourges connaît une situation de tension sur ses effectifs de pédiatres, du fait notamment d'arrêts maladie et de congés de maternité. Cette situation est connue de l'agence régionale de santé, qui est très mobilisée pour soutenir les professionnels et garantir la plus haute qualité de soins possible.

Les équipes du centre hospitalier ont su trouver des solutions pour assurer la permanence des soins, notamment au cours des week-ends d'octobre dernier, où les plannings n'étaient pas remplis et où la situation a pu apparaître la plus difficile.

Je souhaite profiter de cette occasion pour saluer la mobilisation de la communauté hospitalière pour répondre aux besoins de leurs patients, a fortiori lorsqu'il s'agit de prendre en charge des nourrissons et de très jeunes enfants.

Une partie de la solution a pu être trouvée grâce à une collaboration menée en responsabilité, sous l'égide de l'ARS, avec l'hôpital privé Guillaume-de-Varye de Bourges et les praticiens qui y exercent. Ces efforts témoignent de la mise en place d'une coopération intelligente entre deux structures, publique et privée, qui réfléchissent collectivement pour assurer une prise en charge efficace des patients de leur territoire.

Tout cela, c'est du court terme ; il faut d'ailleurs qu'il soit le plus court possible ! Pour le moyen terme, vous savez que le numerus clausus a été levé, mais qu'il faut des années pour former un pédiatre ; pendant ce temps, nous devrons agir de la manière la plus pertinente possible et, surtout, trouver les solutions les plus structurées et appropriées pour les territoires, avec tous leurs professionnels, comme cela a été fait à Bourges et continuera d'être fait.

M. le président. La parole est à M. Rémy Pointereau, pour la réplique.

M. Rémy Pointereau. J'entends bien ce que vous me dites, madame la ministre, mais il nous faut des solutions concrètes de court terme. La coopération avec l'hôpital privé Guillaume-de-Varye se fait vraiment au cas par cas. Il faut former au plus vite davantage de pédiatres. Le numerus clausus a peut-être été réformé, mais on n'a pas augmenté les capacités de la filière de pédiatrie !

Le Cher est un département où la désertification médicale s'enracine. Nous alertons en permanence le Gouvernement sur ce sujet. Pour ma part, je prie pour ne pas avoir à vous interpeller un autre jour à la suite d'un drame ! Voilà ce que je souhaitais vous faire comprendre aujourd'hui.

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