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PLU - Rapport de présentation - Rapport
Document publié le Jeudi 28 novembre 2019 par la commune de Moulins.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Rapport)
Thèmes du document : Environnement, Eau et assainissement, Aménagement du territoire,
Commune de
MOULINS (35) Etude :
Plan Local d’Urbanisme Pièce:
1- Rapport de présentation Objet :
APPROBATION
Vu pour être annexé à la délibération
n°………………………………………….. en date du 22/02/2024
approuvant le plan local d’urbanisme de la commune
de Moulins.
Le Maire,PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
1
Table des matières
Préambule........................................................................................................................................................... 3
1-L’analyse de l’état initial de l’environnement .................................................................................................. 4
1.1- Situation de la commune........................................................................................................ 4
1.2- Le contexte physique............................................................................................................ 16
1.3- Le contexte biologique et écologique................................................................................... 29
1.4- Les énergies renouvelables .................................................................................................. 46
1.5- Les risques majeurs .............................................................................................................. 52
1.6- Nuisances et pollutions ........................................................................................................ 61
1.7- Les caractéristiques identitaires de la commune de Moulins ............................................... 67
1.8- Le cadre de vie des habitants ............................................................................................... 77
2-Le diagnostic démographique et économique .............................................................................................. 78
2.1- Les caractéristiques démographiques et le logement ................................................................ 78
2.2- L’emploi et l’activité économique............................................................................................... 86
3-L’analyse des formes urbaines et de la consommation d’espaces ................................................................ 98
3.1- Le développement urbain ........................................................................................................... 98
3.2- La consommation de l’espace..................................................................................................... 99
4- Explication des choix retenus pour établir le projet d’aménagement et de développement durables PADD : ........................................................................................................................................................................ 106
5- Explication et justification des choix retenus .............................................................................................. 112
5.1- La cohérence des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) avec les objectifs du projet d’aménagement et de développement durables (PADD) : .............................................................. 113
5.2- La nécessité des dispositions édictées par le règlement pour la mise en œuvre du projet d'aménagement et de développement durables............................................................................. 117
5.3- Complémentarité des dispositions OAP – Règlement .............................................................. 120
5.4- La délimitation des zones en application de l’article L.151-9 du code de l’urbanisme : ........... 122
5.5- L'institution des zones urbaines prévues par l'article R. 151-19, des zones urbaines ou zones à urbaniser prévues par le deuxième alinéa de l'article R. 151-20 lorsque leurs conditions d'aménagement ne font pas l'objet de dispositions réglementaires ainsi que celle des servitudes prévues par le 5° de l'article L. 151-41. 124
6- Analyse des superficies ............................................................................................................................... 125
6.1 – Tableau des superficies ........................................................................................................... 125
6.2- Exposé des dispositions du PLU qui favorisent la densification des espaces urbains et à urbaniser et la limitation de la consommation de l’espace : ................................................................................... 128
7- Evaluation environnementale - Prise en compte de la préservation de l’environnement.......................... 129
7-1 Cadre juridique de l’évaluation .................................................................................................. 129
7-2 Méthodologie ............................................................................................................................ 129
7-3 Analyse thématique des incidences du PLU sur l’environnement ............................................. 132
7-4 Caractéristiques des zones susceptibles d’être touchées de manière notable par la mise en œuvre du plan et évaluation des incidences du plan sur ces zones ................................................................. 150
7-5 Evaluation des incidences du PLU sur les sites Natura 2000 ..................................................... 161PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
2
7-6 Critères, indicateurs et modalités retenues ............................................................................... 163
8- Compatibilité du PLU avec les documents supra-communaux applicables ................................................ 167
8.1- Compatibilité avec le SCoT du Pays de Vitré ............................................................................. 167
8.2- Compatibilité avec le SRADDET Bretagne ................................................................................. 169
Le Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires a été voté à Brest le 28 novembre 2019, par les élus de la Région. .................................................................... 169
8.3- Compatibilité avec le PCAET de Vitré Communauté ................................................................. 170
8.4- Compatibilité avec le SDAGE et les SAGE .................................................................................. 172
8.5- Compatibilité avec le PLH ......................................................................................................... 177PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
3
Préambule
La loi Solidarité et Renouvellement urbains du 13 décembre 2000 a modifié en profondeur les documents
d’urbanisme dans leur forme et dans leur fond. Elle a imposé aux élus et aux différents partenaires, une
nouvelle démarche de travail. Cette loi a été complétée le 12 juillet 2010 par la loi d’engagement national
pour l’environnement ou « Grenelle II », qui a modifié plusieurs aspects du P.L.U. : la prise en compte de la
trame verte et bleue, la définition d’orientation d’aménagement et de programmation… Ainsi que par les lois
LAAF1 du 13 octobre 2014, ALUR2 du 24 mars 2015 et NOTRe3 du 7 août 2015.
Dans un premier temps, un diagnostic préalable est élaboré (phase d’études) qui consiste à dresser une sorte
d’état des lieux relativement exhaustif sur la commune. Ce travail d’analyse doit intégrer également une
dimension prospective du territoire (mettre en avant les tendances fortes, décrypter les signes de
changements, le cas échéant, les risques pour le territoire considéré…). Ce diagnostic territorial s’inscrit dans
une démarche de projet et doit préfigurer le projet de développement de la commune.
Forte de cette analyse préalable, la commission d’urbanisme communale en association avec les différents
partenaires (services de l’Etat et personnes publiques associées à l’élaboration du document d’urbanisme)
élabore un Projet d’Aménagement et de Développement Durables (P.A.D.D.).
Il s’agit du projet d’aménagement et de développement durable du territoire communal qui engage la
commune pour les quelques années à venir (8 à 10 années en général).
La concertation locale (prévue par la loi) a pris la forme suivante : les documents validés au fur et à mesure
de l’état d’avancement de la procédure ont été mis à la disposition du public, aux jours et horaires
d’ouvertures habituels de la mairie et deux réunions publiques ont été organisées le 10 septembre 2021 et le
21 octobre 2022. Aussi une information régulière a été assurée par voie de publication sur le site internet et
le bulletin municipal de la commune. L’organisation de cette concertation a permis d’afficher la politique
communale auprès des habitants et en retour de pouvoir prendre en compte les remarques et observations
pertinentes émises par la population.
Ainsi, un P.L.U. comprend les pièces suivantes :
- Un rapport de présentation,
- Un projet d’aménagement et de développement durables (PADD) ;
- Des orientations d’aménagement et de programmation (OAP),
- Un règlement (plan de zonage et règlement littéral),
- Des annexes.
Le présent document est le rapport de présentation qui se compose de trois parties :
- L’état initial de l’environnement et un diagnostic établi au regard des prévisions économiques et
démographiques et des besoins répertoriés en matière de développement économique, de surfaces
et de développement agricoles, de développement forestier, d'aménagement de l'espace,
d'environnement, notamment en matière de biodiversité, d'équilibre social de l'habitat, de
transports, de commerce, d'équipements et de services ;
- L’évolution des formes urbaines et une analyse de la consommation de l’espace ;
- L’explication des choix retenus pour établir le Projet d’aménagement et de développement
durables, les orientation d’aménagement et de programmation et le règlement et l’évaluation
environnementale de la mise en œuvre du projet.
1 LAAF – loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt.
2 ALUR – Accès aux Logements et un Urbanisme Rénové.
3 NOTRe – Nouvelle Organisation Territorial de la République.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
4
1-L’analyse de l’état initial de l’environnement
1.1- Situation de la commune
Sources : Wikipédia, Géoportail et Viamichelin
Moulins est située en limite Centre-Est du département d’Ille-et-Vilaine, en Région Bretagne, à mi-chemin
des pôles de Vitré et de Janzé. La RD463 permet de rejoindre le bassin d’emplois de Rennes, centre-ville en
35 minutes (30 km).
Moulins est traversée dans sa limite Nord-Ouest par la RD777, un axe structurant du département d’Ille-et-
Vilaine, mais sans contraintes ou nuisances pour la commune.
Elle fait partie du canton de La Guerche de Bretagne. Elle est commune membre de la communauté d’agglomération de Vitré Communauté, depuis le 1er janvier 2002, qui regroupe 46 communes sur 867,70 km² et une population de 81 689 habitants (INSEE 2019). Elle dépend du Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) du Pays de Vitré.
Moulins couvre une surface de
1521 hectares et compte cinq
communes limitrophes :
Chancé, Piré-sur-Seiche,
Boistrudan, Marcillé-Robert et
Bais.
➔Au-delà de la desserte
routière, le bassin de vie des
habitants de Moulins répond aux
attachements administratifs de la
commune :
La Guerche de Bretagne pour le
collège,
Vitré pour le Lycée,
Rennes, Châteaugiron et Vitré
pour l’emploi
Sources : Géoportail – traitement cabinet URBAPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
5
1.1.1-La situation administrative de Moulins
Elle fait partie du canton de Vitré Sud. Elle est commune membre de la communauté d’agglomération de Vitré Communauté, depuis le 1er janvier 2002, qui regroupe 46 communes sur 867.7 km² et une population de 80685 habitants (INSEE 2017). Elle dépend du Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) du Pays de Vitré.
Sources : Wikipédia.org
Vitré communauté a en charge les compétences (c’est-à-dire les domaines d’actions) suivantes :
En compétences obligatoires :
▪ Le développement économique : aide à l’implantation d’entreprises, aménagement des zones d’activités, construction de bâtiments industriels, la participation financière à des structures œuvrant pour l’emploi, l’insertion par l’activité économique, la gestion du revenu de solidarité active… ▪ L’aménagement de l’espace : acquisition foncière, répartition des pôles d’emplois, numérisation cadastrale…
▪ L’équilibre social de l’habitat
▪ La politique de la ville : mobilité (transport scolaire et urbain), l’animation jeunesse (Points Information Jeunesse, bourses pour soutenir les actions jeunesse, dispositifs contractuels de développement urbain…)
En compétences optionnelles et supplémentaires, elle a la charge de :
▪ La voirie sur les zones d’activités et les aires de co-voiturage communautaires. ▪ La protection et la mise en valeur de l’environnement et du cadre de vie : plantation du bocage, valorisation de la randonnée, soutien aux actions de développement des énergies renouvelables, zones de développement de l’éolien, …
▪ Le centre technique communautaire : équipe qui peut intervenir sur les communes pour des services d’entretien d’espaces verts, désherbage…
▪ Les équipements culturels et sportifs : piscines, Conservatoire de musique, école d’arts plastiques, base nautique…PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
6
▪ Le développement et la promotion touristiques.
▪ La prise en charge de la participation financière des communes au service Départemental Incendie et Secours.
Vitré Communauté a défini son projet de territoire pour la période 2015-2020, et précise ses grands objectifs suivants :
1- Accompagner les actions de vitalisation des centres bourgs et
cœurs historiques,
2- Contribuer à l’élévation et à l’adaptation du niveau de formation
professionnelle aux besoins des entreprises et des salariés.
3- Mettre en œuvre une politique de promotion du territoire
renforçant son attractivité et son identité.
4- Favoriser l’innovation numérique et l’accès au haut débit sur le
territoire.
5- Améliorer l’offre de soins sur le territoire et développer une
politique de promotion du Sport Santé, de prévention et
d’anticipation des effets du vieillissement.
6- S’engager dans la transition énergétique du territoire.
7- Conforter l’activité agricole et préserver l’environnement.
8- Favoriser l’esprit d’entreprendre et l’engagement des jeunes.
➔Le projet de territoire n’est pas un document à respecter au titre du code de l’urbanisme, il a toutefois pour but de coordonner le développement du territoire de l’agglomération, d’où l’intérêt pour les communes de l’intégrer à leur réflexion. De plus, il a été défini pour la période 2015-2020, mais il reste d’actualité quant aux objectifs à atteindre.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
7
Le SCoT du Pays de Vitré
Voici un extrait du code de
l’urbanisme – Article L.131-4 :
« Les plans locaux d'urbanisme et les
documents en tenant lieu ainsi que
les cartes communales sont
compatibles avec :
1° Les schémas de cohérence
territoriale prévus à l'article L. 141-
1 ;
2° Les schémas de mise en valeur de
la mer prévus à l'article 57 de la loi
n° 83-8 du 7 janvier 1983 ;
3° Les plans de déplacements
urbains prévus à l'article L. 1214-1
du code des transports ;
4° Les programmes locaux de
l'habitat prévus à l'article L. 302-1 du
code de la construction et de
l'habitation ;
5° Les dispositions particulières aux
zones de bruit des aérodromes
conformément à l'article L. 112-4. »
Moulins est comprise dans le
périmètre du Schéma de Cohérence
Territoriale du Pays de Vitré, qui a été
approuvé le 15 février 2018.
Le SCoT regroupe les 62 communes
de Vitré Communauté et de la Roche
aux Fées Communauté.
➔Moulins bénéficie d’une situation favorable à mi-chemin entre les pôle de bassin de Vitré et de Janzé (12 km). L’accès à la RN 157 est rapide (12 km).
C’est une commune rurale à la situation attrayante pour les jeunes ménages.
Le document d’orientation et d’objectifs du SCoT affiche les objectifs suivants :
Thématiques Objectifs Transcription sur Moulins
1-Maintenir et
accueillir la
population sur
l’ensemble du
territoire
Répartir l’accueil des nouvelles
populations de façon équilibrée
Faciliter le parcours résidentiel sur
le Pays de Vitré
Prendre en compte les risques et
les nuisances
Un taux de croissance démographique de
1,25% en moyenne sur le territoire du Pays
de vitré (p10).
Un développement raisonnable et maîtrisé
pour conserver une mixité sociale et
intergénérationnelle en encourageant la
production de logements aidés (tous types
d’aides confondus, locatif et accession).
Maîtriser les risques naturels et limiter le
risque inondation – Prendre en compte les
risques technologiques et les nuisances.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
8
2-Pour une gestion
optimale de l’espace
Limiter l’étalement urbain et
renforcer les centralités du Pays de
Vitré
Limiter la consommation foncière
Identifier les gisements fonciers existants, la
réhabilitation des log. anciens en
agglomération et favoriser un
développement urbain cohérent. Les STECAL
sont admis pour des habitations ou des
activités.
3- Affirmer et
renforcer la position
économique du Pays
de Vitré
Confirmer la position stratégique
du Pays de Vitré aux portes de la
Bretagne
Conserver un territoire rural
dynamique qui s’appuie sur un
réseau de centralités connectées
Préserver l’outil agricole en tant
que composante économique
majeure du territoire
Admettre la mixité d’usage des sols, lorsque
les activités sont compatibles avec la
proximité d’habitations.
Préserver les espaces agricoles.
4- Garantir une
mobilité durable sur
un territoire
accessible et
connecté
Conserver une bonne accessibilité
sur l’ensemble du territoire
Développer et diversifier les
mobilités alternatives
Prendre en compte l’avènement
du numérique
Favoriser les modes de déplacement doux.
5-Assurer une offre
d’équipement et de
services adaptée et
diversifiée
Conserver une offre de services
aux populations de qualité.
Favoriser la mutualisation et l’optimisation
des équipements
6-Organiser un
appareil commercial
adéquat
Conforter les sites commerciaux
existants par densification,
réorganisation ou extension.
Organiser une armature
commerciale adaptée.
Moulins est identifiée « pôle de proximité ».
Moulins a la nécessité de conserver son offre
de commerce de proximité en
complémentarité avec la structure
commerciale du pôle le plus proche = Janzé.
Mais en pratique, la commune de Moulins
est tournée vers Châteaugiron et la Guerche-
de-Bretagne (pôle de vie).
7-Préserver le cadre
de vie et valoriser
les ressources du
territoire
Valoriser les paysages et le
patrimoine du Pays de vitré.
Garantir une gestion durable des
ressources du territoire
Préserver et valoriser les
composantes de la trame verte et
bleue
Préserver les équilibre et conserver la
ruralité du territoire.
Préserver et valoriser le patrimoine naturel
et paysager
Renforcer la qualité paysagère des zones
urbaines et des opérations d’aménagement.
Gérer de façon quantitative et qualitative la
ressource en eau : Identifier les éléments du
bocage, les zones humides, définir un
schéma directeur des gestion des eaux
pluviales.
8-Œuvrer pour la
transition
énergétique
Œuvrer pour la transition
énergétique
Favoriser les initiatives locales de production
d’énergies renouvelables.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
9
Le SRADDET de la Région Bretagne :
Le Schéma Régional d’aménagement, de développement durable et
d’égalité des territoire est en cours de finalisation. Le PLU de Moulins
devra également être compatible avec ce document, dès lors qu’il aura
été intégré au SCoT du Pays de Vitré. Néanmoins, le SRADDET intègre
plusieurs documents de planification existants à ce jour :
▪ Le Plan régional de prévention et de gestion des déchets,
▪ Le Schéma régional climat, air et énergie
▪ Le Schéma régional de cohérence écologique
▪ Le Schéma régional des infrastructures et des transports et le
schéma régional de l’intermodalité, qui, en Bretagne ont pris la
forme du schéma régional multimodal des déplacements et des
transports
➔La révision générale du PLU de Moulins intègre les objectifs des divers documents applicables cités ci- dessus, ce qui assure la compatibilité à venir du PLU avec le SRADDET.
1.1.2- Les déplacements et les réseaux viaires
L’accès au territoire de MoulinsPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
10
La commune n’est traversée par aucun axe classé à
grande circulation (Décret du 31 mai 2010).
Cela lui assure aussi une « tranquillité », Moulins n’est pas
concernée par :
▪ le risque de transport de matière dangereuse;
▪ les risques et les nuisances sonores liés à la
proximité des voies bruyante
Comptage routier
L’accès au territoire communal est aisé et le réseau routier en direction de Rennes et de Vitré est de bonne
qualité, ce qui en fait un territoire attractif pour les jeunes ménages, aux revenus modeste à moyen,
souhaitant accéder à l’accession à la propriété.
Par ailleurs, le département d’Ille-et-Vilaine est doté d’un règlement de voirie départementale qui défini des
marges de recul inconstructibles de 15 à 75 mètres de largeur, en fonction du classement des voies. Dans le
cadre de la révision générale du plan local d'urbanisme, la commune souhaite permettre la mise en œuvre de
projets de construction répondant aux implantations traditionnelles des constructions en zone naturelle et
agricole, soit en bordure de routes départementales. Cette forme d’implantation des constructions est
incompatible avec le maintien des marges de recul inconstructibles sur les routes départementales.
Le règlement départemental de voirie prévoit qu'en cas de non-maintien des marges de recul sur les routes
départementales la commune s'engage à assumer toutes responsabilités relatives à cet abandon, notamment
en matière de nuisances sonores. La commune de Moulins, au moment de l’approbation de la révision
générale de son PLU, prendra une délibération en conséquence.
Un bourg à la situation excentré :
Le bourg a une situation excentrée par rapport au
territoire communal et la forme de la commune est
prétexte à un réseau routier structuré à échelle
intercommunale. Ainsi, à l’échelle communale, la voirie
présente peu de bouclage.
La commune est dotée d’un réseau dense de voies
départementales, dont la RD463 supporte un trafic
régulier où nous avons observé des vitesses excessives des
véhicules (véhicules légers et poids-lourds) en traversée
de bourg. Seuls les plateaux (ralentisseurs)
d’entrées/sorties de bourg assurent le ralentissement des
véhicules.
Les voies départementales complémentaires, en dehors
de la RD777, présentent les caractéristiques de voies
rurales. Certaines sont empruntées par le réseau de
chemin de randonnée de Vitré communauté.
Des chemins existants pourraient faire l’objet d’une
identification en complément des chemin existants.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
11
Les déplacements à l’échelle de l’agglomération de Moulins :
L’organisation « éclatée » de la commune est historique. La commune comptait quatre écoles : Filles/garçons et privées/publiques, réparties sur trois secteurs du « bourg ». La salle communale et l’école actuelle constituaient les établissements catholiques filles/garçons. La médiathèque actuelle était alors l’école publique garçons et l’école publique des filles était située sur la Route de la Guerche de Bretagne. Tous ces établissements étaient situés à bonne distance de l’église, marquant le cœur de bourg. Une caractéristique atypique de la commune à souligner, qui explique aussi de développement urbain linéaire sur l’axe La Guerche/Chateaugiron.
Des fermes étaient implantées en limite et au sein du cœur de bourg, dont une est restée en activité à ce jour et dont les chefs d’exploitation ont moins de 40 ans.
Cette histoire influence encore aujourd’hui les déplacements à l’échelle de l’agglomération. Toutefois la commune veille à privilégier l’accueil de ses habitants à proximité des équipements, commerces et services de l’agglomération et au développement du réseau de liaisons piétonnes entre les zones d’habitations et les pôles d’équipements.
Quelques projets de développement des liaisons piétonnes sont en réflexion entre le lotissement des Châtaigniers et la salle de sport ainsi que de la Quincampoix au lotissement des Ormeaux.
➔Il sera nécessaire de poursuivre ces efforts :
▪ de sécurisation des déplacements des usagers « fragiles » (cyclistes et piétons), sur les routes départementales traversant l’agglomération,
▪ de renforcer le maillage visant à favoriser les déplacements piétonniers.
Le sujet des déplacements doux peut être abordé selon le principe suivant : pour une distance à parcourir de moins de 500 mètres, les déplacements piétonniers peuvent être privilégiés pour les personnes à mobilité « normale ». Pour les personnes à mobilité réduite, cette distance se réduit à 300 mètres.
Sur la carte ci-dessus, il a été délimité deux périmètre de 300 mètres. A ce stade de l’étude, l’emplacement de la polarité du bourg est toujours ouvert au débat.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
12
➔L’accueil de la population à venir pourrait être assuré en priorité dans ces périmètres de 300 mètres.
Les modes de déplacements proposés :
Moulins est desservie par le réseau de transport en commun Régional BreizhGo, sur l’axe Rennes –
Chateaugiron – La Guerche-de-Bretagne. Cette ligne présente l’intérêt de répondre aux destinations des
actifs puisque la commune est rattachée aux bassins d’emplois de Châteaugiron, Rennes et la Guerche-de-
Bretagne.
La commune bénéficie de l’offre de transport en commun Vit’o Bus, qui propose aux habitants de Vitré
Communauté un réseau de transport rural gratuit convergeant vers Vitré les mardis et vendredis après-midi
(ligne 7). En complément des taxis à la demande sont proposés.
➔Une offre de transport en commun qui s’adresse plus particulièrement aux personnes âgées ayant la
nécessité de se rendre sur Vitré. Une réponse afin de limiter l’isolement des personnes âgées habitant en
milieu rural, mais qui ne peut être utilisée par des actifs.
Malgré ces offres, en 2017, 87% actifs ont recours quotidiennement à la voiture. 8% ne se déplacent pas, ce
qui correspond approximativement aux actifs exploitants agricoles.
Part des moyens de transports
utilisés pour se rendre au travail en
2017 (INSEE 2017)
Le PLU doit avoir pour objectif :
- de favoriser la mobilité durable par une forte action sur l’aménagement et l’urbanisme (compacité
des forme urbaines et développement des liaisons piétonnes)
- soutenir le développement des nouvelles technologies et des véhicules sobres
- favoriser et accompagner les évolutions des comportements individuels vers les nouvelles mobilités.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
13
L’emprise des espaces publics :
La configuration particulières de Moulins, attachée à la topographie, au réseau hydrographique, à la
problématique de rétention foncière et à la présente de sièges d’exploitation à agricole au sein et à
proximité du bourg a généré l’implantation d’opération d’ensemble au gré des opportunité. La desserte des
opérations répond à cette problématique et fonctionne systématiquement en impasse.
L’emprise de la voirie est importante. Des liaisons piétonnes ont systématiquement été réalisées.
La dernière opération de lotissement, d’une surface
totale de 2,4 ha accueille 26 logements, soit une densité
moyenne de 11 log./ha alors que les lots présentent une
surface moyenne de 620m². Pour mémoire, il est attendu
par les services de l’Etat une densité minimale moyenne
de 16 log./ha.
Ainsi, il aurait fallu proposer 38 logements au sein de
cette opération. Les espaces communs et en particulier
les placettes de retournement.
➔La part d’espace commun participe à la bonne qualité
de l’environnement proposé. Il sera souhaitable de
réfléchir au découpage des parcelles et à l’implantation
des constructions pour assurer la préservation de la
qualité de vie des habitants tout en répondant aux
objectifs de modération de la consommation de
l’espace.
➔Au sein de cette opération, les liaisons piétonnes agréables, bordées de plantations, mais des surfaces imperméabilisées importantes et sans utilité.
Valoriser le cœur de bourg et son patrimoine par la désimperméabilisation des espaces publics :
Quelques liaisons piétonnes/douces sont encore à trouver pour assurer le lien entre les équipements.
L’aménagement de la RD463 (voie traversant la commune du Nord-Ouest au Sud-Est) et le traitement de ces abords (ancien garage, cabanon en bois délabré,…) donne à lire une image qui n’est pas à la hauteur de la qualité du bourg et du cadre de vie de Moulins.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
14
Les aires de stationnement :
Le bourg est doté de trois aires
de stationnement qui sont
implantées à proximité des
équipements, dont le parking de
la Salle qui est mutualisable avec
les besoins de l’école.
Cette répartition, en dehors du
secteur de l’école et du « pôle de
loisirs » ne permet pas un usage
mutualisé de ces aires de
stationnement.
La commune compte des
espaces de stationnement
complémentaire : l’arrière de la
mairie, la possibilité d’empiéter
sur l’espace vert longeant le
parking de la salle multi-sport.
La commune n’est pas dotée de borne de recharge pour véhicule électrique, même si cet équipement ne
semble plus être une priorité au regard de la progression de l’autonomie des véhicules électriques, la
présence de la borne peut participer au développement du recours à des modes de déplacement nouveaux.
L’installation de « garages à vélo » peut aussi inciter au développement du recours à ce mode de
déplacement.
1.1.3- Autres réseaux :
Pour plus d’informations, se reporter au document « annexes sanitaires ».PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
15
La gestion des eaux usées :
L’assainissement collectif est géré en régis directe par la
commune de Moulins. Les eaux usées de l’agglomération
sont dirigées vers la station d’épuration de type lagunage
naturel d’une capacité nominale de 300 eq/hab. D’après
les données de 2008, 190 habitants étaient raccordés. Sur
la période 2008 à 2021, il a été produit environ 34
logements soit un gain de 82 habitants.
Sauf si des travaux ont été effectués récemment, il sera
nécessaire de prévoir une extension des lagunes pour
assurer le traitement des effluents des habitants
nouveaux au cours de l’application du PLU à venir.
Les lagunes sont implantées au Nord de l’agglomération de Moulins. Le milieu récepteur du rejet est la rivière de la Quincampoix, affluent en rive droite de la rivière de la Seiche.
Le réseau d’assainissement collectif dessert l’ensemble de l’agglomération. La commune est doté d’un zonage d’assainissement collectif depuis 2000. La station a été mise en serviec début 2005 avec un raccordement très progressif des habitants.
En secteur rural, les équipements d’assainissement individuel sont contrôlés par le SPANC (Service Public d’Assainissement Non Collectif) qui assure le contrôle règlementaire de toutes les installations qui ne sont pas raccordées aux réseaux collectifs. Ce service est géré par Vitré Communauté.
➔ Enjeux vis-à-vis des eaux usées
- Prendre en compte la capacité de la STEP et de l’assainissement non collectif afin de réduire les rejets d’eaux usées dans le milieu naturel
- Améliorer l’efficacité de la collecte et du transfert des effluents jusqu’à la station d’épuration grâce à une meilleure connaissance du fonctionnement du système d’assainissement par la réalisation de diagnostic des réseaux et une réduction de la pollution des rejets par temps de pluie - Maintenir la connaissance de l’état du parc.
- Poursuivre et informer sur le programme de subvention avec l’agence de l’eau pour la réhabilitation des installations diagnostiquées « à risque ».
L’adduction en eau potable :
L’alimentation en eau potable est assurée par le SIEFT (Syndicat intercommunal des Eaux de la forêt du Theil),
un syndicat de production et de distribution d’eau potable. Ce syndicat regroupe 41 communes
L’eau distribuée est de bonne qualité : il n’a pas été constaté d’anomalie apparente aux bilans de conformité
microbiologique et physicochimique de l’eau au robinet (100% sans anomalie apparente). L’eau potable
distribuée provient des prises d’eau suivantes (sources : www.services.eaufrance.fr) :PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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16
La gestion des déchets :
La question des déchets n’est pas gérée directement par les documents d’urbanisme. Cependant elle représente une nuisance forte que l’état initial de l’environnement d’un PLU doit intégrer. Le document d’urbanisme communal se situe dans une logique de prise en compte des installations en termes de localisation et de nuisances.
Une description plus détaillée du sujet est présentée dans les annexes sanitaires.
La compétence : Sur la commune de Moulins, la collecte et le traitement des déchets ménagers est assurée par le Syndicat Mixte de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères (SMICTOM) du Sud-Est 35. Ce syndicat est un service public qui gère la compétence « déchets » pour trois communautés de communes et d’agglomération (Vitré Communauté, Roche aux Fées Communauté et Pays de Châteaugiron Communauté), soit 67 communes.
Le Syndicat a la charge de la collecte et de la prévention des déchets ménagers recyclables et non-recyclables et gère un réseau de 12 déchèteries. Il a également la compétence transfert, tri et traitement.
La collecte : Sur Moulins, les déchets ménagers et recyclables font l’objet d’un ramassage au porte à porte hebdomadaire. Moulins est dotée de deux points d’apport volontaire, situés sur la parking de la salle multisport et sur la RD116 (sortie Nord-Ouest du bourg), permet la mise en œuvre du tri. La déchetterie la plus proche est située à Bais.
Pour information, voici quelques chiffres issus du site du SMICTOM du Sud-Est35, en 2020 :
- 146 kg d’ordures ménagères par habitants contre 175kg en 2017 ;
- 29 kg d’emballages recyclables par habitant soit 3 927 tonnes,
- 14 kg de papiers par habitant soit 1 870 tonnes,
- 41 kg de verre par habitant soit 5 425 tonnes,
- 228 kg d’apports en déchèteries par habitant soit 30 700 tonnes.
➔ Enjeux vis-à-vis des déchets
- Prendre en compte dans le PLU, les installations de gestion des déchets en termes de localisation, de capacité et de nuisances.
- Pérenniser et optimiser le réseau de collecte et les équipements de traitement. - Poursuivre le tri sélectif.
- Maintenir et développer des actions de réduction des déchets « à la source » pour les particuliers et les entreprises.
1.2- Le contexte physique
1.2.1- Le climat
Le changement climatique devrait se traduire par des augmentations de température comprises entre + 2 et + 5°C à l’horizon 2100.
Le SRCAE : Schéma Régionale du Climat, de l’Air et de l’Energie, vise à définir des objectifs et des orientations régionales aux horizons 2020 et 2050 en matière de :
1. Amélioration de la qualité de l’air,
2. Maîtrise de la demande énergétique,
3. Développement des énergies renouvelables,
4. Réduction des émissions de gaz à effet de serre,
5. Adaptation au changement climatique.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
17
La climatologie de la commune de Moulins est appréciée à partir des données issues de la station
météorologique de Rennes, entre 1981 et 2010. La station se trouve plus exactement au niveau de l’aéroport
de Rennes à Saint-Jacques-de-la-Lande. Cette station est située à une dizaine de kilomètres au Sud-Ouest de
la ville de Rennes.
La commune de Moulins bénéficie d'un climat doux de type océanique. Les précipitations y sont
importantes. Même lors des mois les plus secs, les averses persistent encore. La classification de Köppen-
Geiger est de type Cfb. La température moyenne annuelle est de 12,1 °C. Les précipitations annuelles
moyennes sont de 800 à 900 mm.
a) Les températures
D’après les relevés de température
de Météo France, la température
moyenne annuelle est de 12,1°C.
L’influence maritime réduit les
amplitudes thermiques journalières
et annuelles (le maximum de la
température moyenne s'élève à 16,4
°C ; son minimum à 7,9 °C). Les
températures minimales moyennes
sont atteintes en février (2,6 °C) et les
maximales moyennes en juillet-août
(24 °C). La période de grand froid est
généralement courte (1 ou 2 décades
entre janvier et février). Les jours de
gel (sous abri) sont de l’ordre de 25 à
30 par an.
L’analyse des températures
moyennes mensuelles révèle un
climat tempéré chaud.
Températures moyennes - Source : Météo-France
b) Les précipitations
Les précipitations sont importantes. La carte présentée ci-dessous montre que la commune de Moulins se situe dans l'isohyète de 800 à 900 mm/an. Les précipitations moyennes annuelles sont supérieures à celles mesurées à Rennes (moins de 700 mm/an).
La variation pluviométrique
mensuelle à Moulins est cependant
analogue à celle relevée sur la
période 1981-2010 à Rennes St
Jacques. La pluviométrie est un peu
moins intense sur la région de Vitré,
les hauteurs de précipitations seront
légèrement plus importantes sur
Moulins par rapport à celles de
Rennes.
Les données enregistrées à Rennes-
Saint-Jacques présentent une
hauteur moyenne des précipitations Précipitations du bassin rennais et de fougerais - Source : Météo-FrancePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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18
de 696 millimètres par an, ce qui est
en dessous de la moyenne nationale
(867 mm).
La répartition de la pluviométrie est relativement homogène sur l’année. Les pluies décroissent entre février et mars pour atteindre leur minimum en août (49 mm). Le mois de mai reste toutefois relativement pluvieux avec en moyenne 64 mm. Les mois de juin à d’août sont cependant sensiblement plus secs (inférieurs à 50 mm en moyenne de pluies). Les derniers mois de l’année sont les plus arrosés (supérieurs à 71 mm). Les mois d’octobre et de décembre sont les plus pluvieux avec 75 mm en moyenne. Les pluies sont peu abondantes, les orages sont rares et les épisodes neigeux exceptionnels.
La différence de précipitations entre le mois le plus sec et le mois le plus humide est de 41 mm.
Lors de la dernière décennie, une succession de périodes (de 2 à 3 années) sèches et humides a été mesurée.
En particulier notons le dernier passage de la période très humide (1998-2001) à la dernière période sèche
(2001-2005). Les variations d’un mois à l’autre sont fortes. Mais même au cours d’années plus sèches, des
pics mensuels supérieurs à 100 mm peuvent être mesurés (ex : octobre – novembre 2003).
Il est donc délicat de définir une loi sur la répartition des pluies dans le temps, et surtout de prédire
l’apparition des pics hydrologiques.
c) L’ensoleillement
Le territoire présente un
ensoleillement moyen de
1756 heures par an, ce qui
est inférieur à la moyenne
française de 1970 heures
annuelles. Le mois de juillet
(223 h) constitue le mois le
plus ensoleillé ; à l’inverse
du mois de décembre (65 h).
Durée moyennes d’ensoleillement à Rennes (1981 – 2010) – Source : Météo FrancePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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19
d) Les vents
La rose des vents présentée ci-après, sur la période
1991 – 2010, est celle de Rennes, car les conditions
anémométriques de cette ville sont proches de celles
de Moulins.
Le territoire est soumis à des vents modérés à forts
provenant d’orientation principale ouest/sud-ouest.
Il existe également une différence significative entre
les saisons, les vents les plus forts sont le plus souvent
en hiver, en provenance de l’ouest. Lors de la
réalisation d’opération d’aménagement, il est possible
de limiter les effets inconfortables du vent en
choisissant une implantation des constructions (en U
ou en L). Aussi, les effet de frottement sur les
constructions, dans le but d’optimiser l’inertie
thermique des logements, peut être optimisé par une
implantation jumelée des logements.
e) Le réchauffement climatique de ces dernières années et ses conséquences
S’il reste encore beaucoup d’incertitudes sur l’ampleur du changement climatique, l’évolution récente de la température et du niveau de la mer dans la région le rendent d’ores et déjà tangible. Les années 2011, 2015 et 2017 ont été particulièrement sèches. Cette douceur n’est qu’apparente. Le climat local est en fait très variable et n’est pas exempt de phénomènes exceptionnels comme les vagues de froid, de chaleur, les sécheresses, les tempêtes et orages pouvant entrainer des inondations.
Évènements climatiques exceptionnels en Bretagne depuis 1970 - Source : Météo-France
Ces phénomènes s’accompagnent de diverses conséquences :
▪ Augmentation des niveaux marins et donc submersion marine sur le littoral.
▪ Fragilités d’approvisionnement en électricité (forte chaleur ou en cas de tempête).
▪ Difficultés pour l’activité agricole avec la réduction des précipitations et l’augmentation des
sécheresses qui génèrent des impacts sur l’environnement des animaux, sur la disponibilité et le prix
des aliments destinés aux animaux, et enfin occasionnent des conflits d’usages renforcés autour dePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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20
la ressource en eau entre usage agricole, usages domestiques et industriels et besoin des milieux
naturels.
▪ Augmentation de la fréquence des événements climatiques extrêmes
▪ Modifications de la faune avec l’apparition en Bretagne d’insectes que l’on trouvait initialement dans
le sud de la France et de la flore avec l’arrivée de nouvelles plantes qui peuvent occasionner des
allergies.
Le réchauffement climatique est également en marche sur le territoire et constitue aujourd’hui une préoccupation locale. Le plan local d’urbanisme ne peut plus ignorer les enjeux liés au climat. Il doit être déterminant sur l’évolution de la capacité d’adaptation du territoire et contribuer localement à la lutte contre le changement climatique et à l’adaptation à̀ ce changement.
Enjeux vis-à-vis du climat
▪ Contribuer localement à la lutte contre le changement climatique
▪ Accentuer le développement des modes de déplacements alternatifs à l’automobile (vélos, piétons), ou plus globalement, encourager les pratiques multimodales de déplacement, notamment pour les petits trajets (trajets commerces/ services/équipements publics et logements)
▪ Développer les énergies renouvelablesPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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1.2.2- La topographie
Carte schématique de la topographie (Fond : carte topographique IGN. Source : Géoportail)
Le territoire communal présente une
topographie douce, une alternance de collines
et de vallées.
Au droit du bourg, la vallée de la Quincampoix
est encaissée et présente des pentes
importantes.
Cette topographie a conditionné le
développement urbain du bourg de part et
d’autre de la vallée.
Le point culminant de la commune est situé à
proximité du lieu-dit La Haute Lande, et s’élève
à 90 mètres. La vallée de la Quincampoix
marque les espaces les plus bas, avec point à 43
mètres d’altitude à proximité du lieu-dit Le
Tertre.
L’impact de la topographie sur l’implantation
des constructions et sur les aménagements :
Les constructions intègrent la gestion de la
topographie dans la conception de leur projet
de façon qualitative, un effort à poursuivre !
Profil altimétrique A-A’
Profil altimétrique B-B’PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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22
Les inconvénients de cette solution « terrain plat » :
▪ Le terrain naturel n'est pas respecté.
▪ La modification visuelle du terrain génère
une intégration de la maison dans son
environnement moins évidente.
▪ Le volume déblais/remblais génère un coût
supplémentaire à prévoir (jusqu’à 10% du
montant total de la construction selon
l'importance du terrassement)
▪ La création de talus, de remblais, souvent
bâchés a un impact sur la biodiversité et est
peu esthétique.
1.2.3- La géologie
Sources : Infoterre et BRGMPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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23
Moulins est comprise dans l’ensemble géologique du domaine centre Armoricain, est constitué de sédiments peu ou pas métamorphiques. Le sol est composé de grès et de schistes. On retrouve ses éléments dans les matériaux utilisés dans les constructions.
Les teintes varient ainsi de ocres jaunes à ocres bruns. Dans le tiers Sud-Est, les bâtiments annexes sont réalisés en schiste gris.
Globalement, ces teintes sont chaleureuses, foncées et gaies.
Ces matériaux sont utilisés dans la construction traditionnelle :
Les constructions anciennes sont bâties en pierre (grès et schistes), joints à la chaux, avec parfois des éléments
de décoration/calepinage en brique ou en granit et en bois.
Les constructions présentent plusieurs
volumes :
Le corps de bâtiment principal, est bâti
en pierre, schiste, grès et granit
donnant autant de tonalités aux
façades de ocres à brun et gris ➔Des
teintes foncées.
Le(s) corps de bâtiment(s)
secondaire(s): souvent réalisé dans les
même matériaux, et parfois en terre et
en bois. Là aussi, les tonalité sont très
variables : de ocres-jaunes à brun clair.
D’annexes : lorsqu’elles sont accolées,
leur toiture est mono pente ou à deux
pans. Lorsqu’elles sont détachées des
bâtiments majeurs, leur toiture est à
deux pans.
Les ouvertures présentent des
proportions verticales et un
ordonnancement régulier entre le rez-
de-chaussée, l’étage (pour les
quelques constructions plus
importantes) et les lucarnes.
Elles sont parfois cintrées et bordées
de briques et ou de granit
Les toitures présentent une pente de 45° et deux ou ponctuellement quatre pans. Elles sont couvertes
d’ardoise et parfois de bac acier de teinte ardoise, une solution pour les bâtiments annexes qui s’accorde bien
avec l’existant.
Les lucarnes sont rampantes ou à deux pans. Les cheminées sont implantées en continuité des pignons.
Enjeux du climat sur les formes urbaines :
▪ Adapter les aménagements à la maîtrise de l’énergie;
▪ Renforcer les centralités et la mixité fonctionnelle des aménagements, afin de contribuer à la réduction des besoins en déplacement.
▪ Veiller dans les documents d’urbanisme, à ne pas créer un frein à la mise en œuvre des bâtiments de solutions énergétiques sobres et efficaces.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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1.2.4- L’hydrographie
Le cadre réglementaire et les outils de gestion de l’eau
Les textes fondateurs de la politique en faveur de l’eau sont :
▪ la loi sur l’eau et ses décrets d’application,
▪ la directive cadre sur l’eau (DCE) et sa transposition dans la loi du 21 avril 2004,
▪ la loi « Grenelle 2 » du 12 juillet 2010 qui renforce les objectifs des SDAGE et SAGE.
Les documents cadres fixant les orientations fondamentales d’une gestion équilibrée de la ressource en eau au niveau d’un territoire sont :
▪ Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE)
▪ Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE)
➔Le plan local d’urbanisme doit être compatible avec les orientations fondamentales d’une gestion équilibrée de la ressource en eau et les objectifs de qualité et de quantité des eaux définis par le SDAGE, le SAGE et le SCoT.
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) 2016-2021 du bassin Loire
Bretagne
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) est né de la loi sur l’eau du 3 janvier 1994. Il fixe des orientations fondamentales pour une gestion équilibrée de la ressource en eau. Il est élaboré par les comités de bassin de chaque grand bassin hydrographique français. Il intègre les nouvelles orientations de la Directive Cadre Européenne sur l’eau du 23 octobre 2000. Cette directive fixe pour les eaux un objectif qualitatif que les états devront atteindre pour 2015.
Le territoire communal de Moulins s'inscrit dans le SDAGE (Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux) du bassin Loire Bretagne.
Le premier SDAGE Loire-Bretagne a été rédigé en 1996. Un nouveau SDAGE a été adopté en 2009 par le comité de bassin couvrant la période 2010-2015. Récemment, le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Loire-Bretagne a été adopté par le comité de bassin le 4 novembre 2015 pour la période 2016-2021, puis arrêté par le préfet coordonnateur du bassin Loire-Bretagne le 18 novembre et publié au Journal officiel de la République française le 20 décembre 2015. Le SDAGE 2016-2021 s’inscrit dans la continuité du précédent pour permettre aux acteurs du bassin Loire-Bretagne de poursuivre les efforts et les actions entreprises pour atteindre les objectifs environnementaux. Ce document rappelle les enjeux de l’eau sur le bassin Loire-Bretagne, définit les objectifs de qualité pour chaque eau (très bon état, bon état, bon potentiel, objectif moins strict) et les dates associées (2015, 2021, 2027), indique les mesures nécessaires pour l’atteinte des objectifs fixés et les coûts associés.
Ces mesures sont répertoriées dans le programme de mesures associé au SDAGE. Le programme de mesures peut comprendre des dispositions réglementaires, financières et des accords négociés. Il s'agit notamment des mesures prises au titre de la police des eaux, des programmes de travaux des collectivités territoriales, du programme d'intervention de l'agence de l'eau…
Le SDAGE établit les orientations de la gestion de l'eau dans le bassin Loire-Bretagne, en reprenant l'ensemble des obligations fixées par les directives européennes et les lois françaises. Cette gestion prend en compte les adaptations aux changements climatiques et la préservation des milieux aquatiques et la protection du patrimoine piscicole.
Le SDAGE a une portée juridique. Les décisions publiques dans le domaine de l'eau et des milieux aquatiques, certaines décisions dans le domaine de l'urbanisme doivent être compatibles avec le SDAGE.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Ainsi, le PLU se doit d’être compatible avec les orientations fondamentales de qualité et de quantité des eaux définies par le SDAGE, notamment les éléments suivants :
- Assurer la continuité longitudinale des cours d’eau
- Préserver les zones humides pour pérenniser leurs fonctionnalités : inventorier et protéger les zones humides
- Préserver la biodiversité aquatique
- Favoriser l’implantation et la protection des haies et des talus pour diminuer les transferts des polluants vers les cours d’eau.
- Lutter contre les pollutions diffuses (réduire voire supprimer l’usage des pesticides, mise en place de bandes enherbées le long des cours d’eau)
- Maîtriser les eaux pluviales par la mise en place d’une gestion intégrée - Préserver les capacités d’écoulement des crues ainsi que les zones d’expansion des crues et des submersions marines
- Améliorer l’efficacité de la collecte et du transfert des effluents jusqu’à la station d’épuration grâce à une meilleure connaissance du fonctionnement du système d’assainissement par la réalisation de diagnostic des réseaux et une réduction de la pollution des rejets par temps de pluie - Maîtriser les prélèvements d’eau d’une part en anticipant les effets du changement climatique par une gestion équilibrée et économe de la ressource en eau et d’autre part en assurant l’équilibre entre la ressource et les besoins à l’étiage
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE)
Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) est l’application du SDAGE à un niveau local. Cet outil de planification locale dont les prescriptions doivent pouvoir s’appliquer à un horizon de 10 ans. Il se traduit par un arrêté préfectoral qui identifie les mesures de protection des milieux aquatiques, fixe des objectifs de qualité à atteindre, définit des règles de partage de la ressource en eau, détermine les actions à engager pour lutter contre les crues à l’échelle d’un territoire hydrographique pertinent. L’initiative du SAGE revient aux responsables de terrains, élus, associations, acteurs économiques, aménageurs, usagers de l’eau qui ont un projet commun pour l’eau.
Depuis la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA) de 2006, la portée juridique du SAGE est renforcée : les documents d’urbanisme, et notamment le PLU doit être compatible avec ses dispositions. Mais il est aussi désormais directement opposable aux tiers, publics ou privés, pour tout ce qui touche aux ouvrages définis dans la nomenclature eau.
Un SAGE est constitué de deux documents principaux :
- le Plan d’aménagement et de gestion durable de la ressource en eau (PAGD) qui définit les objectifs du SAGE et les conditions de réalisation de ces objectifs.
- le Règlement et ses annexes cartographiques qui fixent les règles de répartition de la ressource en eau et les priorités d’usage. Ces documents sont juridiquement opposables aux tiers.
La commune de Moulins est incluse sur le territoire du SAGE Vilaine.
Le SAGE de la Vilaine,
qui est le plus étendu des SAGE français, a été publié pour la première fois en 2003 a été révisé et sa version
actuelle date de 2015.
D’une surface totale de 11 000 km², il englobe un réseau hydrographique de 12 600km répartis sur 23 sous-
bassins. Son périmètre couvre 535 communes et concerne 1,26 millions d’habitants.
Dans le secteur de Moulins, les enjeux sont les suivants :
▪ La préservation des zones humides et des cours d’eau,PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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26
▪ L’amélioration de la qualité de l’eau, sujette à la pollution par le phosphore, les pesticides et les
rejets d’assainissement. Pour limiter la pollution par le phosphore, le SAGE demande d’inventorier
le bocage existant, de le protéger et d’identifier les secteur où le bocage doit être restauré.
▪ Le territoire communal est identifié comme potentiel secteur de captage d’eau potable.
Enjeux vis-à-vis du SDAGE et des SAGE
Pour être compatible avec le SDAGE te les SAGE, le PLU doit :
▪ Protéger les cours d’eau
▪ Identifier et protéger les zones humides
▪ Identifier et protéger le maillage bocager
▪ Connaître l’état des réseaux d’assainissement et leur capacité de traitement en adéquation avec les prévisions démographiques, pour préserver la qualité des eaux et des milieux. ▪ Maitriser la gestion des eaux pluviales
▪ Maitriser les besoins en eau potable
▪ Réduire l’impact des plans d’eau existants
Les eaux superficielles
Carte du réseau hydrographique – sources : IGN, cadastre, Bing Satellite, inventaire des cours d’eau.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Description du réseau hydrographique de surface et des plans d’eau
La commune de Moulins compte environ 24.8 km de cours d’eau. La densité de réseau hydrographique peu dense est d’environ 16 m/ha. La commune est traversée par quatre principaux cours d’eau : - Au centre, et traversant le bourg : la rivière Quincampoix,
- En moitié Sud : plusieurs affluents de la Quincampoix : les ruisseaux de Coquerelle, Villechien, et Lambert.
D’après les données issues du SAGE Vilaine, l’état écologique des eaux de surfaces et des cours d’eau est qualifié de médiocre à Moulins.
La commune est également dotée de nombreuses marres et petit plans d’eau (prêt de 107 éléments identifiés au cadastre). Ils couvrent une superficie de 11 ha soit 0,72% du territoire communal. Les zones humides sont présentes dans tous les fond de vallée et l’élément majeur est la vallée de la Quincampoix. Les zones humides couvrent 86,27 hectares soit 5,7% du territoire communal.
Les eaux souterraines
Dans les formations de socle granitique, les nappes sont contenues dans deux niveaux superposés et connectés (interdépendants) en haut par les altérites et en bas par la roche fissurée. La roche argileuse est capacitive tandis que la roche fissurée est transmissive.
A l’échelle du bassin versant de la Seiche, il est engagé dans une politique de reconquête de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques, encadrée par une réglementation issue notamment de la Directive cadre européenne sur l’eau. Cette réglementation fixe un objectif de bon état écologique (état physico-chimique et état biologique) des cours d’eau français d’ici 2015.
En raison d’une qualité dégradée des eaux de surface et des milieux aquatiques (nitrate, phosphore, matières en suspension, pesticides, état physique des cours d’eau), l’objectif du bon état écologique des cours d’eau du bassin de la Seiche a été reporté à 2027 par l’Agence de l’eau Loire Bretagne.
Pour y parvenir, le Syndicat travaille autour de deux volets : les milieux aquatiques et la qualité de l’eau.
L’hydrographie et la gestion de l’eau de pluie :
L'importante imperméabilisation des sols qui
a longtemps accompagné le développement
de l'urbanisation génère des modifications
significatives du cycle de l'eau. Elle accroît le
ruissellement en termes de volume et de
débit d'écoulement, au détriment de
l'infiltration dans le sol.
Quelques objectifs en la matière :
Gérer l'eau de pluie le plus près du point où
elle touche le sol: gestion à la source ou à
la parcelle.
Limiter le ruissellement des eaux pluviales :
flux, vitesse, volume, distance parcourue…
Maitriser les pics de pluviométrie et diminuer
la quantité d'eau rejetée au réseau.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Quelques solutions simples :
La limitation de l'imperméabilisation des sols, utilisation de matériaux de surface perméable, utilisation de surfaces d'infiltration ou d'évapo-transpiration,
L’eau de pluie, une ressource : utilisation raisonnée de l'eau de pluie pour des usages extérieurs et éventuellement intérieurs, en cas de rareté de la ressource;
La création ou le maintien de zone d’intérêt écologique : maintien, rétablissement des conditions de fonctionnement hydrologiques des zones humides, et gestion alternative des eaux pluviales.
Infiltrer la pluie, c’est laisser le sol s’imbiber et jouer son rôle de filtration, l’eau rejoignant naturellement les nappes phréatiques et les rivières par ses propres moyens. Pour les petites pluies courantes, les premiers millimètres d’un sol de pleine terre suffisent à cette infiltration, et c’est pourquoi il faut toujours privilégier, quand on aménage un espace, la présence de pleine terre et de verdure (jardins, espaces verts), et éviter de minéraliser cet espace par des terrasses bétonnées.
Il est aisé de limiter les surfaces imperméabilisées sans gêner l’usage qui est fait de ces espaces : aires de stationnement privées ou publiques, cours, liaisons piétonnes…
L’ensemble des exemples ci-dessus relève d’observation sur la commune de Moulins.
Enjeux vis-à-vis des eaux superficielles et souterraines
▪ Être compatible avec les orientations fondamentales de qualité et de quantité des eaux définies par le SDAGE Loire Bretagne 2016-2021 et le SAGE Vilaine.
▪ Préserver et restaurer la qualité des eaux afin d’atteindre le « bon état » ou le « bon potentiel » pour les paramètres biologiques.
▪ Protéger les rives des cours d’eau vis-à-vis des constructions (marges de recul). ▪ Préserver et restaurer le bocage et les milieux aquatiques jouant respectivement le rôle de limitation des transferts et d’amélioration de l’autoépuration des eaux (action antiérosive potentielle).
▪ Diminuer le ruissellement et donc l’érosion des sols, en augmentant l’infiltration de l’eau dans le sol notamment dans les pratiques agricoles.
▪ Réduire les pollutions (nitrates, phosphore notamment) par d’une part une amélioration de l’assainissement des eaux usées et une maitrise de la gestion des eaux pluviales et d’autre part par la réduction des pressions d’origine agricole sur les cours d’eau :PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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▪ Les cultures ne doivent pas être au contact direct des cours d’eau inventoriés conformément au référentiel hydrographique des SAGE.
▪ L’accès du bétail aux cours d’eau doit être limité afin de réduire le transfert de particules de sol ou de déjections vers les cours d’eau.
▪ Réduire l’utilisation des produits phytosanitaires
▪ Préserver ou restaurer les continuités écologiques des cours d’eau.
1.3- Le contexte biologique et écologique
1.3.1- La trame verte et bleue : généralités
a) La notion de trame verte et bleue (TVB) et sa déclinaison réglementaire
La notion de trame verte et bleue (TVB) a été instaurée dans le cadre du 1er Grenelle de l’Environnement comme l’outil de préservation de biodiversité. Son instauration fait suite au constat récurrent d’une perte de la biodiversité liée à la fragmentation des habitats. Elle constitue le moyen d’identifier, de préserver et éventuellement de développer certaines composantes « naturelles » d’un territoire donné.
Selon l’article R. 371-16 du Code de l’Environnement, la TVB est un réseau de continuités écologiques identifiées par les SRCE et d’autres documents, parmi lesquels les documents d’urbanisme.
La TVB se décline à 3 niveaux d’échelles emboîtées :
▪ A l’échelle nationale, elle se traduit par des grandes orientations pour la préservation et la
restauration des continuités écologiques émises par le Comité opérationnel « Trame Verte et Bleue »
du Grenelle.
▪ A l’échelle régionale, des Schémas Régionaux de Cohérence Ecologique (SRCE) doivent être mis en
place. Ces derniers doivent prendre en compte les orientations nationales.
▪ Aux échelles intercommunales ou communales, les SRCE sont pris en compte à travers les documents
d’urbanisation (SCOT et PLU(i)).PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Déclinaison réglementaire de la trame verte et bleue – Source : DREAL
Ainsi, La TVB est identifiée par le SRCE à l'échelle régionale, mais également à l'échelle locale par les documents d’urbanisme : le PLU est le document légitime pour identifier la trame verte et bleue à l'échelle du territoire. Il constitue un levier d’action important et correspond à l’échelle la plus pertinente pour la mise en œuvre des objectifs, par les outils du droit du sol.
Concomitamment, le PLU a l'obligation de prendre en compte les enjeux régionaux des continuités écologiques identifiées à l'échelle régionale (SRCE des Pays de la Loire) en les déclinant à l'échelle locale avec ses propres outils.
A noter que le SRCE est un cadre, une référence nécessaire (obligation de prise en compte), mais pas suffisant. L’échelle n’étant pas la même, un exercice de déclinaison locale doit être fait pour déterminer les zones de biodiversité et les continuités écologiques locales.
b) La composition de la trame verte et bleue
De manière générale, la trame verte et bleue s’articule autour de trois grandes notions :PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Les réservoirs de biodiversité (ou zones de
sources de biodiversité), constituées des espaces
naturels patrimoniaux connus ou méconnus du
territoire (zones Natura 2000, ZNIEFF, arrêtés de
Biotopes, grands massifs forestiers, grands plans
d’eau, vallons humides…)
Les connexions écologiques, permettant la liaison
entre les zones sources de biodiversité. Elles
assurent ainsi la perméabilité biologique d’un
territoire, c'est-à-dire sa capacité à permettre le
déplacement d’un grand nombre d’espèces de la
faune et de la flore. Leur rôle dans le maintien de
la biodiversité est donc tout aussi important que
les zones sources de biodiversité.
Les obstacles à la continuité écologique, limitant
les déplacements des espèces et fragmentant
l’espace. Ces éléments peuvent être des axes
routiers, des obstacles aquatiques sur les cours
d’eau…
L’objectif majeur est d’arriver à l’identification des
grandes composantes du territoire qui permettent le maintien de la biodiversité.
1.1.1 Le Schéma Régional de Cohérence Ecologique de Bretagne
Le SRCE Bretagne a été adopté le 2 novembre 2015. Il est élaboré conjointement par l’Etat et la Région dans une démarche participative, et soumis à enquête publique.
a) Qu’est-ce que le SRCE ?
« À l’échelle régionale, la mise en œuvre de la trame verte et bleue se concrétise par l’élaboration du schéma régional de cohérence écologique (SRCE), copiloté par l’État et la Région.
Le SRCE n’est pas une « couche » supplémentaire dans la réglementation existante. Il ne crée pas (et ne peut pas créer) de nouvelles réglementations. Il s’agit d’un outil d’alerte et de cadrage pour aider les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la trame verte et bleue à l’échelle locale, notamment les collectivités.
Le SRCE de Bretagne vise tout particulièrement à initier une appropriation la plus large possible de cette nouvelle notion qu’est la trame verte et bleue et à assurer la cohérence avec les dispositifs existants. »
« [Les] deux cartes de la trame verte et bleue régionale établies au 1:100 000 […] sont [celles] qui servent de référence pour la prise en compte du SRCE. »
Source : SRCE Bretagne
Le SRCE doit être traduit à l’échelle locale par une analyse détaillée des composantes de la trame verte et bleue, dans le cadre du PLU.
b) Le SRCE dans l’élaboration du PLU
« [L’article L371-3 du] code de l’environnement précise que :
Sources : www.trameverteetbleuenormandie.frPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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« [L]es documents de planification et les projets de l’État, des collectivités territoriales et de leurs groupements prennent en compte les schémas régionaux de cohérence écologique. »
Cette notion de « prise en compte » implique une obligation de compatibilité du document ou du projet avec le SRCE, sous réserve de dérogations possibles pour des motifs déterminés.
« Au sein de la région, les territoires jouent un rôle majeur dans la mise en œuvre de la trame verte et bleue, puisque c’est à leurs niveaux que se réalisent principalement les actions opérationnelles de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques.
Par ailleurs, l’intégration de la trame verte et bleue dans les documents d’urbanisme des territoires intercommunaux (SCoT, PLUi) et communaux (PLU, cartes communales) constitue une obligation réglementaire émanant du code de l’urbanisme. »
Source : SRCE Bretagne
Les éléments identifiés dans le cadre du SRCE doivent faire l’objet d’une précision et d’une prise en compte dans les éléments constitutifs du PLU, sous réserve de cohérence écologique locale.
c) Le contexte régional : le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) de Bretagne
Le SRCE identifie les continuités écologiques (réservoirs et corridors) à l’échelle régionale et les cartographies à l'échelle du 1/100 000ème. Il apporte ainsi à l’ensemble des documents de planification d’échelle infra (SCoT, PLU, PLUi, carte communale) un cadre cohérent et homogène pour prendre en compte et définir la Trame verte et bleue à une échelle plus fine.
Moulins est comprise dans le grand ensemble de perméabilité (GEP) n°27 « Les Marches de Bretagne, de Fougères à Teillay ». Ce GEP est qualifié comme présentant en moyenne un niveau de connexion des milieux naturels faible.
Sur la carte du SRCE de Bretagne, la vallée de la Quincampoix est bien sûr identifiée, ainsi que l’ensemble boisés du Château de Monbouan et les affluents de la Quincampoix. En revanche, il est mis en évidence la disparition des haies bocagère et près de 50% du territoire communal est identifié en trame « espaces au sein desquels les milieux naturels sont faiblement connectés ».PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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SRCE Bretagne – Extrait de la carte des grands réservoirs de biodiversité et des corridors
➔Les objectifs de préservation ou de remise en bon état de la trame verte et bleue régionale, pour Moulins, sont les suivants :
▪ Préserver la fonctionnalité écologique des milieux naturels,
▪ Préserver la fonctionnalité écologique des cours d’eau,
▪ Contribuer à enrichir les connexions entre les forêts de la Guerche-de-Bretagne et la moyenne vallée de la Vilaine.
1.3.2- Les périmètres de protection et d’inventaire du patrimoine naturel
La protection de la nature porte depuis la loi du 10 juillet 1976, sur la protection des espèces de la faune et de la flore et s’est ensuite étendue à la conservation de la diversité biologique. En France, le réseau d'espaces préservés, en faveur de la biodiversité, est complexe mais permet de mettre à "l'abri" et d'agir sur des milliers d'hectares de terrains reconnus de grand intérêt pour la préservation des milieux, de la faune et de la flore. Depuis les mesures réglementaires jusqu'à la constitution d'un réseau privé d'espaces naturels en passant par la déclinaison des politiques européennes, nationales, régionales ou départementales, les moyens d'agir sont nombreux et complémentaires. Ces espaces sont voués à la protection de la nature mais aussi, bien souvent, à sa découverte.
Ainsi, plusieurs outils réglementaires spécifiques de protection de la flore et de la faune ont été mis en place.
Les différents statuts de protection des espaces peuvent être dissociés en trois grandes catégories :
La protection par voie contractuelle ou conventionnelle
- Natura 2000,
- Zones humides RAMSAR,
- Parc Naturel Régional
La protection réglementaire
- Réserve Naturelle Nationale,
- Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope,
- Réserve biologique,PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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- Sites Classés,
- Sites Inscrits,
- Réserves de chasse et de faune sauvage,
- Réserves de pêche
La protection par la maîtrise foncière
- Sites du Conservatoire du Littoral,
- Sites du Conservatoire d’Espaces Naturels,
- Espaces Naturels Sensibles (ENS)
Outres les zones de protection, des zones d’inventaires ont également été élaborées et constituent des outils de connaissance de la diversité d’habitats et d’espèces. Ces périmètres d’inventaire n’ont pas de valeur juridique directe mais incitent les porteurs de projets à une meilleure prise en compte du patrimoine naturel. - Les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF)
L’ensemble de ces sites sont reconnus pour leur intérêt en matière de biodiversité.
Les zones présentes sur Moulins sont présentées ci-après. Elles sont à identifier comme des réservoirs de biodiversité principaux (cf SCOT).
a) Natura 2000
Le réseau Natura 2000 s’inscrit au cœur de la politique de conservation de la nature de l’Union européenne et est un élément clé de l’objectif visant à enrayer l’érosion de la biodiversité. La réglementation européenne repose essentiellement sur le Réseau Natura 2000 qui regroupe la Directive Oiseaux (du 2 avril 1979) et la Directive Habitats-Faune-Flore (du 21 mai 1992), transposées en droit français. Leur but est de préserver, maintenir ou rétablir, dans un état de conservation favorable, des habitats naturels et des espèces de faune et de flore sauvages d'intérêt communautaire.
- La Directive « Oiseaux » (CE 79/409) désigne un certain nombre d’espèces d’oiseaux dont la conservation est jugée prioritaire au plan européen. Au niveau français, l’inventaire des Zones d’Importance pour la Conservation des Oiseaux (ZICO) sert de base à la délimitation de sites appelés Zones de Protection Spéciale (ZPS) à l’intérieur desquels sont contenues les unités fonctionnelles écologiques nécessaires au développement harmonieux de leurs populations : les « habitats d’espèces ». Ces habitats permettent d'assurer la survie et la reproduction des oiseaux sauvages menacés de disparition, vulnérables à certaines modifications de leurs habitats ou considérés comme rares.
- La Directive « Habitats » (CE 92/43) concerne le reste de la faune et de la flore. Elle repose sur une prise en compte non seulement d’espèces mais également de milieux naturels (les « habitats naturels », les éléments de paysage qui, du fait de leur structure linéaire et continue ou leur rôle de relais, sont essentiels à la migration, à la distribution géographique et à l'échange génétique d'espèces sauvages.), dont une liste figure en annexe I de la Directive. Pour donner suite à la proposition de Site d’Importance Communautaire (pSIC) transmise par la France à l’U.E., elle conduit à l’établissement des Sites d’Importance Communautaire (SIC) qui permettent la désignation de Zones Spéciales de Conservation (ZSC). C’est seulement par arrêté ministériel que ce SIC devient ZSC, lorsque le Document d’Objectifs (DOCOB), équivalent du plan de gestion pour un site Natura 2000) est terminé et approuvé.
La commune de Moulins n’est incluse dans aucun périmètre ZPS ou ZSC.
Quand le périmètre d’un PLU comprend tout ou partie d’un site Natura 2000, l’évaluation environnementale est obligatoire donc systématique. La commune de Moulins n’étant concernée par aucun site Natura 2000, une évaluation environnementale du PLU n’est pas imposée. La MRAe sera toutefois consulté afin de recueillir son avis quant à la nécessité de procéder à une évaluation environnementale du projet de PLU.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Les sites Natura 2000 les plus proches de la commune de Moulins sont :
- la ZSC « Complexe forestier Rennes - Liffré – Chevré, Etang et lande d’Ouée et Forêt de Haute Sève » FR5300025, à minimum 22 km du bourg de Moulins
- la ZSC « Etangs du canal d’Ille et Rance » FR5300050, à 42 km du bourg de Moulins, - la ZPS « Vallée du Canut » FR5312012, situé sur la commune de Baulon notamment, à environ 38 km du bourg de Moulins,
- la ZPS « Forêt de Gavre » FR5212005, en Pays de la Loire, au minimum à 46 km du bourg de Moulins.
b) Zone humide Ramsar :
Un site Ramsar est une zone humide d’importance internationale, c’est donc un vaste espace d’importance
et de qualité exceptionnelles en matière de biodiversité. La convention de Ramsar (Iran) sur les zones humides
est un traité international entré en vigueur en 1975 dans le but de protéger les zones humides d’importance
internationale. La France compte aujourd’hui 43 sites RAMSAR couvrant 3,5 millions d’hectares. « La
désignation de sites au titre de la Convention de Ramsar constitue un label international qui récompense et
valorise les actions de gestion durable des ces zones et encourage ceux qui les mettent en œuvre. » Source :
ministère de l’écologie.
La commune de Moulins n’est incluse dans aucun périmètre de site Ramsar. Le site Ramsar le plus proche est
la « Baie du Mont-Saint-Michel » situé à 44 km de la commune de Moulins.
c) Parc Naturel Régional :
Un Parc Naturel Régional est un label attribué par l’Etat pour 12 ans à un ensemble de communes souhaitant
protéger et mettre en valeur un patrimoine naturel, paysager, historique ou culturel. Il ne s’agit pas d’une
protection stricte mais de la mise ne place d’une charte permettant un développement local respectueux des
enjeux naturels et paysagers. Un PNR est un site d’importance régionale, c’est également un vaste espace,
cependant les protections strictes ne s’appliquent que sur quelques lieux particuliers dans le PNR. Les activités
humaines locales sont également impliquées à part entière dans le projet, l’objectif étant une conciliation
pertinente des enjeux anthropiques et de biodiversité. Tous ces aspects sont détaillés dans la charte propre
à chaque PNR.
La commune ne fait partie d’aucun Parc naturel régional. Le PNR le plus proche est « Normandie-Maine »
situé à plus de 64 km de la commune de Moulins.
d) Réserve Naturelle Nationale
Une réserve naturelle nationale est un outil de protection à long terme d‘espaces, d’espèces et d’objets géologiques rares ou caractéristiques, ainsi que de milieux naturels fonctionnels et représentatifs de la diversité biologique en France. Les sites sont gérés par un organisme local en concertation avec les acteurs du territoire. Ils sont soustraits à toute intervention artificielle susceptible de les dégrader mais peuvent faire l’objet de mesures de réhabilitation écologique ou de gestion en fonction des objectifs de conservation.
La commune ne fait partie d’aucune réserve naturelle nationale, et aucune RNN ne se trouve à moins de 100 km.
e) Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope
Un APB est un arrêté pris par un préfet pour protéger un habitat abritant une espèce sauvage protégée, il permet d’interdire des activités pouvant menacer l’espèce visée. Un APB s’applique à un site de taille modestePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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et entraîne une protection stricte et ciblée sur quelques espèces protégées, voire une seule. Les modalités d’applications sont une simple somme d’interdictions ainsi que la désignation d’un gestionnaire du site (une association telle que Bretagne Vivante, par exemple).
Aucun arrêté de protection de biotope n’a été pris sur la commune. L’APB le plus proche se trouve sur la commune de Noyal-sur-Vilaine à 17 km de l’agglomération de Moulins, s’agissant des « Mares de Mottais, de l’Hourmel et de la Petite Lande ».
f) Sites naturels classés et inscrits
Depuis la mise en place de la première loi de 1906 relative à la protection des monuments naturels et des sites, complétée et confortée par la loi du 2 mai 1930, la politique des sites a connu des évolutions significatives, notamment grâce à la création d’une administration dédiée, en 1970. Ainsi, on est passé progressivement, au fil des décennies, du classement de sites ponctuels à celui de grands ensembles paysagers, et d’une politique de conservation pure à une gestion dynamique des sites - Les sites classés sont des lieux dont le caractère exceptionnel justifie une protection de niveau national : éléments remarquables, lieux dont on souhaite conserver les vestiges ou la mémoire pour les événements qui s’y sont déroulés…
- L’inscription est une reconnaissance de la qualité d’un site justifiant une surveillance de son évolution, sous forme d’une consultation de l’Architecte des Bâtiments de France sur les travaux qui y sont entrepris. Ces sites sont grevés de servitudes d’utilité publique et devront figurer en annexes du PLU.
Sur le territoire de la commune de Moulins, aucun site n’est classé, ni inscrit pour son intérêt écologique.
g) Espaces Naturels Sensibles (ENS)
Les Espaces Naturels Sensibles constituent le cœur de l’action environnementale des Conseils Départementaux. Il s’agit d’espaces naturels présentant une richesse écologique menacée et qui nécessitent une protection effective.
Le Conseil Départemental dispose de deux méthodes d’application :
- soit par acquisition foncière,
- soit par signature d’une convention avec le propriétaire sur site.
Bien que ces espaces soient réglementés, l’ouverture au public fait partie des objectifs des ENS.
La commune de Moulins ne comporte aucun ENS. Les ENS les plus proches sont : - Le parc du Château des Pères, à Piré-sur-Seiche , à 4 km,
- L’étang de Marcillé Robert, à 6 km.
h) ZNIEFF
L’inventaire des ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) est un inventaire national établi à l’initiative et sous le contrôle du Ministère en charge de l’Environnement. Il est mis en œuvre dans chaque région par les DREAL.
On distingue deux types de ZNIEFF :
- les ZNIEFF de type I, d’une superficie généralement limitée, sont définies par la présence d’espèces, d’associations d’espèces ou de milieux rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel national ou régional
- les ZNIEFF de type II sont des grands ensembles naturels riches et peu modifiés, ou qui offrent des potentialités biologiques importantes. Les zones de type II peuvent inclure une ou plusieurs zones de type I.
La commune de Moulins ne comporte aucune ZNIEFF. Les ZNIEFF les plus proches sont : - L’étang de Carcraon sur la commune de Domalain (ZNIEFF de type 1 n°530005976), à 9 km - L’étang de Marcillé Robert (ZNIEFF de type 1 n°530005975), à 6 km ;PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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- Le Bois de Gervis (ZNIEFF de type 1 n°530009068), à Noyal-sur-Vilaine, à 12 km.
i) Synthèse : Les zones de protection et d’inventaire du patrimoine naturel à prendre en compte dans la Trame Verte et Bleue
Aucun élément de patrimoine naturel d’intérêt supra-communal n’a été identifié sur le territoire communal (ZNIEFF, ZICO, ENS…). Les éléments identifiés les plus proches sont donc les ZIEFF des étangs Marcillé-Robert et de Carcraon, et l’espace naturel sensible identifié par le département d’Ille-et-Vilaine, sur la commune de Piré-sur-Sèche.
Carte des zones de protection et d’inventaires du patrimoine naturel
Enjeux vis-à-vis des zones de protection et
d’inventaires
▪ Identifier ces secteurs comme étant des
réservoirs de biodiversité principaux (cf
SCOT).
▪ Préserver et valoriser les espaces et les
éléments remarquables en termes de
biodiversité et les prendre en compte dans le
PLU par un zonage spécifique (zone
naturelle).
▪ Conserver les habitats et les espèces d’intérêt
communautaire.
Evaluer les incidences du PLU sur les zones de
protection et notamment sur les zones Natura
2000 (évaluation environnementale du PLU).
Carte des composantes de la trame verte et bleue extraite
du DOO du SCoT du Pays de VitréPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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1.3.3- Les grandes composantes de la perméabilité écologique
a) Les cours d’eau et plans d’eau
L’intérêt de préserver et de restaurer les cours d’eau
Les cours d’eau et plans d’eau constituent des zones sources pour la biodiversité qui abritent des cortèges
d’espèces spécifiques aux milieux aquatiques (avifaune, mammifères, entomofaune, faune piscicole,
amphibiens, flore hygrophile ou amphibie…). Les cours d’eau peuvent être à la fois des corridors écologiques
et des habitats, mais également des barrières écologiques pour certaines espèces (petits mammifères
terrestres, insectes non volants…).
Les cours d’eau et plans d’eau sur Moulins : carte de la trame bleue
La trame bleue est constituée des cours d’eau, marre,
étangs, fossé toujours en eaux et des zones humides.
La prise en compte et l’intégration des cours d’eau
dans la Trame Verte et Bleue de Moulins
Les cours d’eau sont à la fois à considérer comme
réservoirs de biodiversité et comme corridors. La
distinction est faite entre ceux appartenant aux listes
1&2 du L. 214-17 du Code de l’environnement qui
correspondent aux réservoirs /corridors aquatiques
principaux, et les autres cours d’eau classés en tant
que réservoirs/corridors aquatiques
complémentaires.
▪ La vallée de la rivière Quincampoix est
considérée comme réservoirs/corridors aquatiques
principal (limite Nord-Est communale) ainsi que les
plans d’eau, notamment celui du parc du château de
Monbouan ;
▪ Les autres cours d’eau du territoire, sont
identifiés comme réservoirs/corridors aquatiques
complémentaires.
Enjeux vis-à-vis des cours d’eau et plans d’eau
▪ Préserver les cours d’eau en tant que réservoirs et corridors aquatiques. ▪ Protéger les rives des cours d’eau vis-à-vis des constructions par une marge de recul dont la largeur sera déterminée en fonction du contexte local (10 mètres préconisé). Ces périmètres, hors bâti existant, sont inconstructibles pour maintenir une dynamique naturelle quant aux divagations et aux méandres du cours d’eau et deviennent liaisons douces en zones urbaines. ▪ Réduire les ruissellements d’eaux pluviales et les apports de polluants dans les cours d’eau. ▪ Diminuer le ruissellement et donc l’érosion des sols, en augmentant l’infiltration de l’eau dans le sol notamment dans les pratiques agricoles.
▪ Préserver les haies ayant un rôle pour la qualité de l’eau (ayant une action anti-érosive potentielle).
▪ Préserver ou restaurer la continuité écologique des cours d’eau en encourageant l’effacement d’ouvrages non-entretenus ou abandonnés.
▪ Favoriser l’entretien et la restauration des cours d’eau.
▪ Limiter la création de nouveaux plans d’eau, notamment dans la partie sud du territoirePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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b) Les zones humides
Qu’est qu’une zone humide ?
La loi sur l’eau de 1992 définit les zones humides comme « des terrains exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre, de façon permanente ou temporaire. La végétation, quand elle existe, est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
Le terme « zone humide » recouvre donc des milieux très divers : les tourbières, les marais, les étangs, les prairies humides…Ce sont donc des milieux constituant une transition entre la terre et l’eau. Les zones humides sont caractérisées selon des critères de végétation (référentiel européen CORINE Biotope) et d’hydromorphie des sols (caractérisation pédologique GEPPA).
On estime que les deux tiers des zones humides ont disparu en France au cours des 50 dernières années. Il est donc urgent d’enrayer la dégradation de ces milieux afin de conserver leurs différentes fonctions.
Des milieux présentant des intérêts
Les zones humides jouent un rôle fondamental à différents niveaux :
▪ elles assurent des fonctions essentielles d’interception des pollutions diffuses où elles contribuent de manière déterminante à la dénitrification des eaux ;
▪ elles constituent un enjeu majeur pour la conservation de la biodiversité : 30% des espèces végétales remarquables et menacées vivent dans les zones humides ; environ 50% des espèces d’oiseaux dépendent de ces zones ; elles assurent les fonctions d’alimentation, de reproduction, de refuge et de repos pour bon nombre d’espèces ;
▪ elles contribuent à réguler les débits
des cours d’eau et des nappes
souterraines et à améliorer les
caractéristiques morphologiques des
cours d’eau. Les zones humides situées
dans les champs d’expansion des crues
valorisent les paysages et les
populations piscicoles pour lesquelles
elles constituent des zones privilégiées
de frai et de refuge.
Schéma du fonctionnement d’une zone
humide
Les zones humides sur la commune de Moulins
Les zones humides présentées sur la carte ci-avant proviennent des bases de données du SAGE Vilaine. Elles peuvent donc être utilisées dans l’élaboration du PLU. Les zones humides sont relativement nombreuses sur la commune de Moulins. Les zones humides couvrent 86 ha, soit une surface totale qui couvre prêt de 5,7% du territoire communal (une proportion assez faible).
Les zones humides sont identifiées comme des corridors écologiques.
Enjeux vis-à-vis des zones humides
▪ Prendre en compte les préconisations du SDAGE Loire Bretagne et du SAGE Vilaine sur les zones humides
▪ Préserver et protéger les zones humides au sein des parties réglementaires du PLU. ▪ Restaurer et valoriser les fonctionnalités des zones humides.
▪ Vérifier l’absence de zone humide sur les futures zones à urbaniser répondant aux critères « police de l’eau » (R.214-1 code de l’environnement).PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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▪ Permettre une préservation de la ressource en eau et des espèces caractéristiques des zones humides.
▪ Respecter la doctrine « Eviter, Réduire, Compenser » (en cas d’impact sur des zones humides, contacter la structure opérationnelle du SAGE pour mise en place de mesures compensatoires). ▪ Sensibiliser les acteurs sur l’intérêt de la préservation des zones humides.
c) Les boisements et le bocage
L’intérêt de préserver les boisements et les haies bocagères
Les boisements de tailles variables, ont un rôle indispensable dans la diversité de la flore, de la faune, dans la préservation des équilibres naturels, dans la variété des paysages. Ils présentent en particulier un intérêt non négligeable pour la biodiversité, en abritant ou en permettant les déplacements de nombreuses espèces (mammifères, avifaune, insectes, amphibiens, reptiles…). Le maintien des milieux boisés est une garantie de la richesse des espaces naturels de la commune.
Le bocage est un paysage rural composé de prairies, cultures, pâturages, vergers… encadrés par un maillage de haies constituées d’arbres et arbustes. Ces haies sont souvent plantées sur des talus plus ou moins hauts bordés par des fossés.
« Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, plus de 40 000 km de haies ont été détruits en Bretagne (remembrement). Aujourd’hui, la qualité de l’eau qui se dégrade, les phénomènes d’inondations et de sécheresses plus fréquents, l’érosion des sols agricoles, la perte de la biodiversité… rappellent à tout le monde que toutes ces haies rendaient service à la collectivité. Cette prise de conscience aboutit depuis quelque temps à des programmes de replantation de haies. Cependant, on est très loin de compenser ce qui a disparu. Et les haies tombent toujours… Il est aujourd’hui urgent de replanter de manière cohérente et efficace, de préserver et régénérer les haies anciennes, et de privilégier les talus plantés ». Source : Eaux et Rivières de Bretagne.
Les linéaires de haies constituent des continuités écologiques nécessaires en créant des liens entre les espaces naturels majeurs du territoire. Le maillage bocager présente divers intérêts. Il participe notamment :
▪ au maintien de la biodiversité (facilite les déplacements, reproduction et habitats). ▪ au maintien de la structure des sols (ralentissement de l’écoulement des eaux de pluie, dénivellations, etc.).
▪ à la protection des bâtiments d’élevage et des cultures contre les tempêtes en limitant les dégâts sur les cultures (La haie réduit la vitesse du vent de 30 à 50 % sur une distance de 15 fois sa hauteur). ▪ à la mise en valeur des paysages et du patrimoine local.
▪ a la production de bois d'œuvre et de bois-énergie.
« Le bocage est un héritage dont le devenir conditionne la qualité des paysages de demain » Source : « L’Arbre et la Haie » de Philippe Bardel . La préservation de ce patrimoine bocager constitue donc un enjeu important à l’échelle du territoire.
Les haies permettent les déplacements de la faune
sauvage et favorisent ainsi les échanges génétiques
Les haies réduisent l’impact des vents sur les cultures
Les haies réduisent l’impact des vents sur les culturesPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Des boisements et bosquets peu présents
Nota-bene : L’inventaire des boisements, bosquets et haies a été réalisé par photo-interprétation de la photographie aérienne de Moulins datant de 2017 et d’investigations de terrain.
La densité de boisement est faible sur le territoire de Moulins. Ils sont constitués principalement de feuillus (chênes et hêtres). Les boisements couvrent 143,4 ha dont la plupart sont identifiés au PLU initial en espaces boisés classés et seront ainsi reportés au PLU révisé. Il est proposé l’ajout de quelques bosquets.
Le réservoir principale est situé au Nord-Est de Moulins.
Carte de la trame verte de MoulinsPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Une trame bocagère en forte régression ces dernières années :
Sources : Geoportail / cadastre.gouv.fr
La commune n’a pas fait l’objet de remembrement, la trame bocagère dessinée est encore dense sur le pourtour du château de Monbouan, autour du bourg et sur le secteur Nord-Est du territoire. Autrement la trame bocagère est en cours de disparition, en particulier sur les secteurs de plateau.
Le linéaire de haie, d’après la photographie aérienne de 2019, s’élève à 52 km environ, soit une moyenne de moins 34 m/ha. D’après les moyennes de la DRAAF4, il est considéré qu’en deçà de 65 m/ha, le bocage est qualifié de dégradé. Il est donc urgent de procéder à la préservation du linéaire existant, de sensibiliser les acteurs locaux sur la nécessité de reconstituer la trame bocagère et de procéder à des projets de replantations, notamment dans le cadre du programme Breizh bocage.
En effet, les haies bocagères agissent comme des barrières physiques qui limitent, voire qui empêchent le transfert de sols au fossé et/ou au réseau hydrographique. L'analyse paysagère sur la commune s'appuie également sur les données géoréférencées du maillage bocager efficace. Le linéaire de haies bocagères efficaces, c’est-à-dire perpendiculaires à la pente (ayant un rôle de rétention de l’eau de ruissellement) représente 50% de l’ensemble des haies présentent sur le territoire communal.
Enjeux :
Restaurer les continuités des haies bocagères ;
Assurer, à minima, le maintien de la trame bocagère de Moulins, ainsi que les vergers et parcelles boisées
Compenser les destructions de haies bocagères par des replantations à proximité.
Continuer à entretenir les boisements et les haies, talus et ripisylves existants et créer et restaurer des haies bocagères (en association avec BREIZH Bocage).
1.3.4- Les obstacles à la continuité écologique
a) Définition
La résistance des milieux aux déplacements de la faune n’est pas le seul critère limitant en termes de
connectivité écologique. De nombreux obstacles de différentes natures occasionnent des coupures plus ou
moins perméables aux déplacements. Ces obstacles d’origine anthropiques fragmentent l’espace vital de la
faune et les espaces de loisirs de nature des hommes.
b) Les obstacles présents sur la commune
Les obstacles terrestres (trame verte)
4 Direction Départementale de l’alimentation de l’agriculture et de la ForêtPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Les éléments terrestres qui fragmentent un territoire sont principalement les zones urbanisées et les principales infrastructures de transport routier et ferroviaire. L’urbanisation de la commune étant limitée essentiellement au bourg, les discontinuités écologiques terrestres sont principalement représentées par le réseau routier notamment les RD777 – située en limite Nord de la commune et la RD 463 qui traverse le bourg et le territoire communal du Nord au Sud. Cette infrastructure routière représente des gênes potentiellement importantes pour la faune en raison des trafics et du risque de collision. Les autres axes routiers se caractérisent par des trafics plus faibles, et sont donc considérés comme potentiellement moins accidentogènes.
Les obstacles à l’écoulement des cours d’eau (trame bleue)
Des éléments qui fragmentent la trame bleue sont principalement des obstacles à l’écoulement des cours d’eau. Ce sont des ouvrages liés à l’eau qui sont à l'origine d’une modification de l'écoulement des eaux de surface (dans les talwegs, lits mineurs et majeurs de cours d'eau et zones de submersion marine). Seuls les obstacles artificiels (provenant de l’activité humaine) sont pris en compte. Ils sont géolocalisés dans une banque de données appelée ROE (Référentiel des Obstacles à l’Ecoulement) produite par l’ONEMA.
Moulins ne présente pas d’obstacle à l’écoulement d’après cette base de données.
1.3.5- Synthèse de la trame Verte et bleue de Moulins
Carte synthétique de la Trame Verte et Bleue
Enjeux vis-à-vis des corridors écologiques
▪ Préserver les zones humides, les boisements et les haies situés au sein d’un corridor en tenant compte des activités et usages de ces espacesPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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▪ Restaurer les continuités aquatiques
▪ Développer des zones naturelles dans les espaces urbanisés (cheminements doux végétalisés, alignements d’arbres, nouvelles plantations, nouveaux espaces verts) et la connecter avec les espaces naturels d’intérêt
1.3.6- Les espèces invasives
a) Qu’est qu’une plante invasive
Les plantes dites invasives dans un territoire donné sont toutes des plantes non indigènes à ce territoire. C’est donc une espèce exotique, importée généralement pour sa valeur ornementale, parfois patrimoniale (P.ex. Au XIXe siècle, les palmiers plantés par les capitaines au long cours qui avaient franchi le Cap Horn) ou son intérêt économique qui, par sa prolifération, transforme et dégrade les milieux naturels de manière plus ou moins irréversible.
Les principales caractéristiques des plantes invasives :
- Elles ont un développement rapide et sont très compétitives
- Elles n’ont pas de parasites ou de consommateurs connus dans les régions infestées - Elles colonisent préférentiellement les milieux perturbés (invasion rapide des milieux artificialisés, dégradés ou appauvris en espèces).
A l’inverse, une plante indigène (ou autochtone) est une plante qui a colonisé le territoire considéré par des moyens naturels, ou bien à la faveur de facteurs anthropiques, mais dont la présence est, dans tous les cas, attestée avant 1500 ans apr. J.-C.
b) Pourquoi lutter contre les espèces invasives
Selon l’Union mondiale pour la nature (UICN), les espèces exotiques végétales ou animales envahissantes, c’est à dire celles qui sont implantées involontairement ou pas dans une région qui leur est étrangère, représentent la troisième cause de perte de la biodiversité dans le monde. Mais les espèces invasives représentent également des risques pour la santé humaine et ont même un impact sur l’économie.
L'invasion d'un terrain par une seule plante exotique le rend favorable au développement d'autres espèces invasives, qui peuvent changer radicalement l'écosystème.
Un écosystème est nécessairement affecté par l'introduction d'une espèce invasive, végétale ou animale. Toutefois on ne sait comment ces invasions impactent les milieux naturels sur le long terme. Un végétal peut- il vaincre l’invasion ? Par ailleurs, si l'espèce invasive vient à disparaître, le végétal indigène peut-il regagner son territoire ?
c) La prise en compte de la problématique des espèces invasives dans le PLU
Afin d’éviter la prolifération des espèces invasives et pour être compatible avec les documents supra communaux (SDAGE, SAGE et SCOT), le PLU se doit d’intégrer dans son projet la problématique des espèces invasives.
Le Conservatoire botanique national de Brest a inventorié une liste des plantes vasculaires invasives de Bretagne qui se développent au détriment de la biodiversité par leur capacité à coloniser les milieux. Cette liste regroupe 117 taxons exogènes (avril 2016) qui se répartissent en 3 catégories : 28 invasives avérées, 22 invasives potentielles et 67 plantes à surveiller.
Cette liste est annexée au PLU et permet de porter à la connaissance les espèces végétales à proscrire pour la réalisation des espaces verts et jardins. L’enjeu est de lutter contre la prolifération des espèces invasives sur le territoire en évitant certaines espèces.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Parmi ces espèces invasives listées en annexes du PLU, on peut citer la Jussie, le séneçon en arbre, l’herbe de la pampa, l’arbre aux papillons, le faux vernis du Japon, le robinier faux acacia, le laurier palme, la renouée du Japon ou encore le Rhododendron des parcs.
3 exemples d’espèces invasives avérées
Herbe de la pampa
(Cortaderia selloana)
Rhododendron pontique (ou des
Parcs)
(Rhododendron ponticum L.)
Renouée du japon
(Reynoutria japonica)
3 exemples d’espèces invasives potentielles
L’Arbres aux papillons
(Buddleja davidii)
Le faux vernis du Japon – (Ailanthus
altissima (Mill.) Swingle)
Le Robinier-Faux Acacia
(Robinia pseudoacacia)
Enjeux vis-à-vis des espèces invasives
▪ Lutter contre la prolifération des espèces invasives sur le territoire en évitant certaines espèces.
1.3.7- Les espèces allergisantes
a) Qu’est qu’une allergie au pollen ?
L’allergie au pollen est une maladie dite environnementale, c’est-à-dire qu’elle est liée à l’environnement de la personne et non à un agent infectieux, par exemple. Pour cette raison, on ne peut considérer l’allergie uniquement d’un point de vue médical, elle doit être traitée de manière environnementale qui est le seul moyen de faire de la vraie prévention.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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b) La prise en compte de la problématique des espèces allergisantes dans le PLU
La conception des plantations urbaines est un élément central de la problématique de l’allergie pollinique en ville. C’est pourquoi il doit s’engager une réflexion pour mettre en accord les objectifs de végétalisation des communes et la question des allergies aux pollens.
L’allergie est un problème de santé publique qui touche une partie importante de la population. En France 10 à 20% de la population est allergique au pollen. Les allergies respiratoires sont au premier rang des maladies chroniques de l’enfant.
Dans un souci de protection de la santé des habitants, il est préconisé de privilégier dans les aménagements paysagers, des plantations qui produisent peu ou pas de pollen ou graines allergisantes.
A ce titre, le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (R.N.S.A.) créée en 1996 pour poursuivre les travaux réalisés depuis 1985 par le Laboratoire d´Aérobiologie de l´Institut Pasteur à Paris, a rédigé un guide d’information sur la végétation en ville. Ce document a pour objet les espaces verts urbains, car c’est au sein des espaces urbanisées que l’on retrouve le plus de personnes souffrant d’allergie. Il n’a pas pour but de donner des conseils paysagers, les informations présentées sont un point de vue médical sur les plantations.
Ce guide et la liste des plantes allergisantes sont annexés au PLU afin de permettre de porter à la connaissance les espèces végétales allergisantes. Parmi ces espèces allergisantes listées en annexes du PLU, on peut citer les bouleaux, les noisetiers, les charmes, les cyprès, les platanes, l’ambroisie, l’armoise commune. Une liste de quelques espèces non allergisantes est également présentée dans ce document.
La principale action pour lutter contre les allergies provoquées par les haies et les alignements d’arbres est la diversification. En diversifiant les essences, on diminue la quantité de pollens dans l’air de manière considérable. Ainsi une haie de mélange permet de faire figurer dans un aménagement des espèces allergisantes tout en diminuant le risque d’allergie.
Enjeux vis-à-vis des espèces allergisantes
▪ Sélectionner en priorité des plantations produisant peu ou pas de pollen dans les futurs aménagements paysagers.
▪ Diversifier les espèces composant les haies et les alignements d’arbres afin de diminuer le risque d’allergie.
1.4- Les énergies renouvelables
a) Le Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Énergie de Bretagne (SRCAE)
Dans le cadre de la loi Grenelle 2, le PRQA est devenu la composante "Air" du Schéma Régional Climat-Air- Energie (SRCAE). D’après l’article L. 222-1 du Code de l’environnement ce schéma fixe, à l'échelon du territoire régional et à l'horizon 2020 et 2050 : « Les orientations permettant, pour atteindre les normes de qualité de l'air mentionnées à l'article L. 221-1, de prévenir ou de réduire la pollution atmosphérique ou d'en atténuer les effets. A ce titre, il définit des normes de qualité de l'air propres à certaines zones lorsque les nécessités de leur protection le justifient ».
Le Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Énergie de Bretagne 2013-2018 (SRCAE) a été arrêté par le Préfet de région le 4 novembre 2013, après approbation par le Conseil régional lors de sa session des 17 et 18 octobre 2013.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Le SRCAE vise à définir les orientations et les objectifs stratégiques régionaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), d’économie d’énergie, de développement des énergies renouvelables, d’adaptation au changement climatique et de préservation de la qualité de l’air.
Le PLU n’a pas un rapport juridique avec ce document qui est à intégrer par le SCoT.
b) La production en énergie sur Moulins et le potentiel de développement d’énergie renouvelable
L’énergie solaire
Principes d'exploitation : Le soleil est une source d'énergie gratuite et inépuisable, ce qui en fait une énergie renouvelable très intéressante. Ses applications pour la maison permettent de transformer l'énergie solaire captée en électricité (pour la revendre ensuite à EDF ou l'utiliser pour sa propre consommation) ou de transformer l'énergie solaire captée en eau chaude sanitaire (pour subvenir à une partie des besoins de l'habitation).
Le solaire photovoltaïque consiste à produire de l’électricité à partir du rayonnement solaire. Les capteurs photovoltaïques, constitués d’un ensemble de cellules photovoltaïques, génèrent un courant continu lorsqu’ils reçoivent de la lumière. Pour la plupart des utilisations, ce courant doit ensuite être transformé en courant alternatif grâce à un onduleur. C'est la luminosité du soleil, et non sa chaleur, qui produit de l'énergie par effet photovoltaïque. C’est pourquoi il n'est pas indispensable d'habiter dans le sud pour tirer parti de ce potentiel.
Le solaire thermique consiste à produire de l’eau chaude sanitaire grâce à des panneaux solaires thermiques posés sur le toit de la maison, qui captent la chaleur en provenance du soleil. Cela permet de chauffer de l'eau gratuitement et ainsi de réaliser une économie conséquente.
Situation sur la commune vis-à-vis du potentiel solaire : L’insolation annuelle de la commune de Moulins est comprise entre 1700 et 1800 heures.
Carte de l’insolation annuelle en Bretagne - Source : Bretagne EnvironnementPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Le potentiel solaire reste limité, mais offre un potentiel non négligeable avec une énergie reçue entre 1220 et 1350 kWh/m²/an pour une surface horizontale et favorable à la production d’énergie notamment pour l’eau chaude sanitaire.
Ce gisement solaire est cependant affecté par l'inclinaison et l'orientation des panneaux.
L’irradiation solaire en France (Source : ADEME –
NetSolaire)
Facteurs de correction pour une inclinaison et une orientation
donnée (Source : Hespul)
Installations existantes sur la commune : quelques installations individuelles existent en dehors de l’agglomération. Mais l’application de la servitude AC1 (Monument Historique), interdit à ce jour l’implantation de panneaux photovoltaïques.
Aucun parc photovoltaïque n’est actuellement en fonctionnement sur le territoire.
L’éolien
Situation sur la commune vis-à-vis du potentiel éolien :
La Bretagne figure parmi les régions disposant des potentiels
éoliens les plus importants grâce à des vents moyens
soufflant entre 5,5 et 7,5 m/s.
Bénéficiant d’un positionnement au nord-est de la Bretagne,
le territoire bénéficie d’un potentiel éolien intéressant avec
des vents allant de 6,5 à 7,5 m/s. Les vents dominants sont en
majorité des vents orientés ouest/nord-ouest.et sont plus
fréquents en hiver. La vitesse des vents n'est pas constante
au cours de l'année.
Potentiel éolien en France (Source : ADEME)PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Zone favorable pour le développement du grand éolien (Source : Schéma Eolien Terrestre Bretagne 2012)
La carte ci-dessus a été établie sur la base des enjeux environnementaux et techniques, a mis en évidence :
▪ les secteurs relevant des contraintes et servitudes techniques aéronautiques et radioélectriques, excluant strictement l’éolien,
▪ les secteurs de vigilance environnementaux à caractère, qui demandent une étude approfondie des contraintes et de l’incompatibilité avec l’éolien, notamment pour les milieux naturels, pour la diversité des paysages et des patrimoines bretons, la typologie dispersée de l’habitat sur le territoire.
La carte considère que l’ensemble du territoire régional a vocation à constituer une zone favorable pour le développement éolien à l’exception des zones de contraintes rédhibitoires majeures : le périmètre de protection étendu du Mont-Saint-Michel et les zones de servitudes radars et aéronautiques.
La commune de Moulins figure au sein de la zone favorable à l’implantation d’éoliennes. En définitive, le territoire bénéficie d’un potentiel de vent intéressant pour le développement de l’éolien. D’ailleurs, à l’échelle du Pays de Vitré, des installations ont été effectuées.
Installations existantes sur la commune : Aucune éolienne n’est actuellement en fonctionnement sur le territoire.
Au-delà du potentiel de production d’énergie, il y a aussi à prendre en compte la limitation de la consommation d’énergie par les bâtiments :
Traditionnellement, pour bénéficier d’un apport solaire maximale et se protéger des vents dominant l’implantation des constructions répondait aux principes suivants :
▪ la construction principale était orientée plein Sud, ou plein Ouest
▪ Les bâtiments secondaires en continuité Ouest (longère) ou perpendiculaire aux vents dominants. ▪ La cours et la façades principales étaient ainsi préservées.
Le schéma ci-dessous montre l’organisation « idéale » des pièces en fonction de l’orientation et les constructions anciennes répondaient à ce principes. Ça n’est qu’à partir des années 1970 où le climat local n’a plus été pris en compte dans la réflexion sur l’implantation des constructions, comme le montrent lesPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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extrait cadastraux ci-dessous, mettant en parallèle l’implantation des constructions au sein des hameaux anciens et une opération de lotissement du bourg de Moulins :
Ces implantations permettent de limiter les effets d’inconforts liés aux vents dominants et d’améliorer l’apport de lumière et d’énergies passives aux logements. Les formes urbaines à partir des années 1970, sont en rupture avec les implantations traditionnelles des constructions.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Le bois énergie :
Les différentes installations de
combustion du bois-énergie
exploitent soit le bois bûche au
niveau de l’habitat individuel le
plus souvent, soit le bois
déchiqueté destiné aux
chaufferies collectives dans
plusieurs secteurs, soit encore le
granulé bois qui se développe
fortement par l’installation de
poêles et chaudières dans
l’habitat individuel et dans les
petites et moyennes installations
collectives. Panorama des usages du bois énergie
Le bois est le principal mode de chauffage sur la commune après l’électricité.
Enjeux vis-à-vis des énergies
Bâtiments et espace public
▪ Ne pas créer de frein à la mise en œuvre dans les bâtiments de solutions énergétiques sobres et efficaces (isolation par l’extérieur, ossature bois, toiture végétalisée, menuiserie à double ou triple vitrage, éco matériaux, bio climatisme, récupération des eaux de pluie…), afin de permettre la construction de bâtiments économes en énergies.
▪ Réemprunter les principes constructifs adaptés au climat local, comme le choix de l’orientation de la construction, de son implantation par rapport à la rue et par rapport aux limites séparatives, en autorisant les mitoyennetés, le dessin des façades et notamment des ouvertures pour un éclairement approprié, le plan des toitures, en privilégiant les toitures à deux pentes pour favoriser l’écoulement des eaux de pluie et l’insertion éventuelle de panneaux solaires (ou photovoltaïques). ▪ Autoriser l’utilisation et le développement des énergies renouvelables sous réserve d’intégration paysagère et architecturale dans le milieu environnant.
▪ Mener des réflexions sur l’éclairage public (équipement de LED), source importante d’économie d’énergie, tout en limitant la pollution lumineuse.
Déplacements
▪ Limiter la consommation des énergies liées au transport par une densification, un renouvellement urbain et un développement des modes alternatifs à la voiture (nouveaux cheminements doux, règlement imposant des règles relatives au stationnement des vélos (local vélos) pour toute habitation intermédiaire ou collective).
▪ Favoriser le covoiturage et l’utilisation des transports collectifs en améliorant les espaces de stationnement et de desserte. Des points de connexions multimodaux, notamment en centralité, pourront être renforcés.
▪ Permettre le développement des voitures électriques en déployant des bornes de recharge électrique des véhicules (discussion à l’échelle de l’intercommunalité).PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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1.5- Les risques majeurs
Le "risque" est la rencontre d'un phénomène aléatoire ou "aléa" et d'un enjeu. On appelle aléa la possibilité d’apparition d’un phénomène ou évènement. Les enjeux, ce sont les personnes, les biens, susceptibles d’être affectés par les conséquences de cet évènement ou de ce phénomène. Ces conséquences se mesurent en termes de vulnérabilité.
Un risque majeur se caractérise par une probabilité extrêmement faible et des conséquences extrêmement graves car :
▪ Il met en jeu un grand nombre de personnes,
▪ Il occasionne des dommages importants,
▪ Il dépasse les capacités de réaction de la société.
Les différents types de risques majeurs auxquels la population peut être exposée, sont regroupés en 4 grandes familles :
▪ les risques naturels résultent de l’incidence d’un phénomène naturel, non provoqué par l’action de l’homme, sur les personnes pouvant subir un préjudice et sur les biens et activités pouvant subir des dommages » : inondation, mouvement de terrain, séisme, tempête, feux de forêts... ▪ les risques technologiques : d'origine anthropique, ils regroupent les risques industriels, nucléaire, rupture de barrage, de transports de matières dangereuses, etc.
▪ le risque minier
▪ les risques majeurs particuliers : le risque de rupture de digue, le risque Radon
Afin d’assurer l’information de la population sur ces risques, l’Etat a produit un Dossier Départemental sur les Risques Majeurs (DDRM) de l’Ille-et-Vilaine consultable sur le site Internet de la préfecture. Ce DDRM a été approuvé en juin 2015.
La commune de Moulins est concernée par les risques majeurs suivants :
▪ Risque sismique (Faible =,niveau 2/5).
▪ Risque retrait-gonflement des argiles (Nul à faible).
▪ Risque de tempête (Faible à moyen)
▪ Risque d’inondation par débordement de cours d’eau : la commune figure à l’Atlas des zones inondables au niveau de la vallée de la Quincampoix.
▪ Risque d’inondation par remontée de nappes (Fort à nappe sub-affleurante) ▪ Risque d’inondation par ruissellement et coulées de boues (Faible)
▪ Risque industriel (Non concernée)
▪ Risque rupture barrage (Non concernée)
▪ Risque Transport Matières Dangereuses (Faible)
▪ Présence de trois anciens sites industriels (seul le bourg est concerné)
▪ Risque lié au radon (Catégorie 1– Faible)
Moulins n’est pas concernée par un Plan de Prévention des Risques Technologiques.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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1.5.1 Les risques naturels
a) Le risque sismique
Les communes de France sont réparties en 5 zones de sismicité
définies à l'article R.563-4 du code de l'environnement :
- zone 1 : aléa très faible,
- zone 2 : aléa faible,
- zone 3 : aléa modéré,
- zone 4 : aléa moyen,
- zone 5 : aléa fort.
Le nouveau zonage sismique change considérablement la
donne en matière de construction et de rénovation du bâti en
s’alignant sur les normes européennes.
Comme sur l’ensemble des communes du département,
Moulins est classée en zone de sismicité faible (zone 2).
Le code de l'urbanisme impose la prise en compte des risques
dans les documents d'urbanisme.
Dans les zones de sismicité 2, 3, 4 et 5 des mesures préventives, notamment des règles de construction, d’aménagement et d’exploitation parasismiques sont appliquées aux bâtiments, aux équipements et aux installations de la classe dite « à risque normal », énumérés à l’article R 563-3 du code de l’environnement. Les règles de construction sont définies dans la norme Eurocode 8, en fonction des probabilités d'atteinte aux personnes et aux équipements indispensables aux secours et aux communications.
Pour les bâtiments neufs, l'eurocode 8 s'impose comme la règle de construction parasismique de référence pour les bâtiments.
▪ En cas de secousse " nominale ", c’est-à-dire avec une amplitude théorique fixée selon chaque zone, une construction du bâti courant peut subir des dommages irréparables, mais ne doit pas s’effondrer sur ses occupants.
▪ En cas de secousse plus modérée, l’application des dispositions définies dans les règles parasismiques devrait aussi permettre de limiter les destructions et, ainsi, les pertes économiques.
Pour les bâtiments existants, la réglementation n'impose pas de travaux sauf si des travaux conséquents sont envisagés.
Des règles spécifiques sont utilisées pour les équipements et installations, les ponts, les barrages, les installations classées et les installations nucléaires.
Les grandes lignes de ces règles de construction parasismiques sont le bon choix de l’implantation (notamment par la prise en compte de la nature du sol), la conception générale de l’ouvrage (qui doit favoriser un comportement adapté au séisme) et la qualité de l’exécution (qualité des matériaux, fixation des éléments non structuraux, mise en œuvre soignée).
b) Le risque retrait-gonflement des argiles – tassements différentiels
Ce phénomène est la conséquence d’une modification de la teneur en eau dans le sol argileux, entraînant des répercussions sur le bâti. En période de pluviométrie « normale », les argiles sont souvent proches d’un étatPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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de saturation. Par temps de sécheresse, elles peuvent se rétracter de manière importante et provoquer des mouvements de terrain entrainant des phénomènes de fissuration dans les bâtiments. Ce phénomène se traduit principalement par des mouvements différentiels, concentrés à proximité des murs porteurs et particulièrement aux angles des constructions.
Les maisons individuelles sont particulièrement
touchées par ce phénomène car les fondations sont
relativement superficielles. Le retrait-gonflement des
sols argileux concerne la France entière et constitue le
second poste d'indemnisation aux catastrophes
naturelles affectant les maisons individuelles. Ces
tassements différentiels sont évidemment amplifiés en
cas d’hétérogénéité du sol ou lorsque les fondations
présentent des différences d’ancrage d’un point à un
autre de la maison (cas des sous-sols partiels
notamment, ou des pavillons construits sur terrain en
pente). Les désordres se manifestent aussi par des
décollements entre éléments jointifs (garages, perrons,
terrasses), ainsi que par une distorsion des portes et
fenêtres, une dislocation des dallages et des cloisons et,
parfois, la rupture de canalisations enterrées (ce qui
vient aggraver les désordres car les fuites d’eau qui en
résultent provoquent des gonflements localisés).
Phénomène de retrait-gonflement des sols argileux
- Source : MEEDDAT
Concernant cet aléa, il n’y a pas
d’interdiction de construire mais
autorisation avec respect des
dispositions constructives
préconisées par le BRGM.
La carte du BRGM met en évidence
que la commune est soumise à un
aléa nul à faible pour le risque de
retrait-gonflement des argiles.
Carte de l’aléa retrait-gonflement des sols argileux – Aléa faible –
source Georisque
Les dispositions préventives généralement prescrites pour construire sur un sol argileux sujet au phénomène
de retrait-gonflement obéissent aux quelques principes suivants, sachant que leur mise en application peut
se faire selon plusieurs techniques différentes dont le choix reste de la responsabilité du constructeur.
Dispositions pour limiter les risques – Sources BRGMPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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c) Le risque de tempête
On parle de tempête, quand les vents dépassent 89 km/heure. Elle se forme sur l’océan Atlantique en automne et en hiver, pouvant progresser sur des fronts atteignant parfois une largeur de 2 000 km.
La tornade, considérée comme un type particulier de tempête, se produit le plus souvent en période estivale. Elle a une durée de vie et une aire géographique plus limitée.
Ce phénomène localisé à localement des effets dévastateurs, en raison de la violence des vents. Dans les 2 cas, elles s’accompagnent souvent de pluies importantes pouvant entraîner inondations, glissements de terrain ou coulées boueuses.
En mer il existe une classification des tempêtes en fonction de la vitesse moyenne calculée sur 10 minutes :
▪ force 10, de 89 à 102 km/h, tempête, les arbres sont renversés
▪ force 11, de 103 à 117 km/h, violente tempête, dommages étendus
▪ force 12, de 118 à 133 km/h, ouragan, très gros dommages.
L'ensemble de la commune est concerné par le risque tempête et grains (vent). Un arrêté du 22 octobre 1987 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a d’ailleurs été publié à la suite de la tempête du 15 et 16 octobre 1987.
Les personnes physiques peuvent être directement ou indirectement exposées aux conséquences des vents violents, le risque pouvant aller de la blessure légère au décès. Les causes les plus fréquentes sont notamment dues à la projection d’objets divers emportés par le vent, aux chutes d’arbres mais aussi par des inondations, des coulées de boue et des glissements de terrain.
d) Le risque d’inondation par débordement de cours d’eau
Définitions : Une "inondation" est une submersion plus ou moins rapide d'une zone, avec des hauteurs d'eau variables ; elle est due à une augmentation du débit d'un cours d'eau provoquée par des pluies importantes et durables.
Dans le département, on peut distinguer plusieurs types d'inondations dont les :
▪ Les inondations de plaine : La rivière sort de son lit mineur lentement et peut inonder la plaine pendant une période dépassant rarement 72 heures. La rivière occupe son lit moyen et éventuellement son lit majeur. Les nombreux cours d’eau qui parcourent le département peuvent être à l’origine de débordements plus ou moins importants et sont très localisés. ▪ Les crues des rivières par ruissellements et coulées de boue : Lorsque des précipitations intenses tombent sur tout un bassin versant, les eaux ruissellent et se concentrent rapidement dans le cours d'eau, d'où des crues brutales et violentes. Le lit du cours d'eau est en général rapidement colmaté par le dépôt de sédiments et des bois morts peuvent former des barrages, appelés embâcles. ▪ Le ruissellement pluvial en zone urbaine : L’imperméabilisation du sol par les aménagements (bâtiments, voiries, parkings …) et par les pratiques culturales limite l’infiltration des précipitations et accentue le ruissellement. Ceci occasionne souvent la saturation et le refoulement du réseau d’assainissement des eaux pluviales dont la capacité est souvent insuffisante. Il en résulte des écoulements plus ou moins importants et souvent rapides dans les rues.
➔Le code de l’ urbanisme permet de définir des ratios visant à limiter les surfaces imperméabilisées, au règlement. La commune n’a pas retenu cette approche mais à tout de même défini une OAP thématique relative au retour de la nature en ville.
La prise en compte du risque d’inondation dans un PLU
Le code de l'urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d'urbanisme. Les plans locaux d'urbanisme (PLU) comportent les zonages et règlements définissant le droit à construire au regard duPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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risque inondation. Ainsi, les plans locaux d’urbanisme (PLU) permettent de refuser ou d’accepter sous certaines conditions un permis de construire dans des zones inondables.
Le risque d’inondation par débordement de cours d’eau sur
Moulins :
Les inondations arrivent en tête des classements en
catastrophe naturelle dans la région. Ce sont les catastrophes
les plus fréquentes. Chaque année, plusieurs communes sont
concernées pour des raisons variées.
La commune est concernée par le risque d’inondation
superficielle par débordement de la Quincampoix.
Aucun PPRI n’est prescrit sur la commune de Moulins. Cette
dernière n’est pas identifiée « Territoire à Risque
d’Inondation (TRI) » et ne fait pas l’objet d’un programme de
prévention inondation.
La commune fait l’objet d’un programme de prévention PAPI
Vilaine 3, en cours de réalisation. Les aléas identifiés sont les
suivants : inondation par ruissellement et coulée de boue et
inondation par crue à débordement lent de cours d’eau (date
de fin de la réalisation le 31/12/2025).
Le Plan de Prévention des Risques de Submersion Marine
La commune de Moulins n’est pas concernée par le risque
d’inondation par submersion marine.
https://webissimo-ide.developpement-
durable.gouv.fr/IMG/pdf/ddrm_2021_-
_version_hq_cle7c6711.pdf
Le plan de gestion des risques d'inondation (PGRI) 2016-2021 du bassin Loire-Bretagne
Le plan de gestion des risques d’inondation (PGRI) Loire-Bretagne est le document de référence de la gestion des inondations pour le bassin et pour la période 2016-2021. Il a été élaboré par l’État avec les parties prenantes à l’échelle du bassin hydrographique dans le cadre de la mise en œuvre de la directive "Inondations", puis adopté fin 2015. Ce document fixe les objectifs en matière de gestion des risques d’inondations et les moyens d’y parvenir, et vise à réduire les conséquences humaines et économiques des inondations.
Le PGRI est opposable à l’administration et à ses décisions. Il a une portée directe sur les documents d’urbanisme, les plans de prévention des risques d’inondation, les programmes et décisions administratives dans le domaine de l’eau. Les six objectifs et quarante-six dispositions du PGRI fondent la politique de gestion du risque d'inondation sur le bassin Loire-Bretagne pour les débordements de cours d'eau et les submersions marines.
Le PGRI fixe des dispositions précises (prescriptions) pour la réalisation des documents d’urbanisme dont les projets seront arrêtés après le 31 décembre 2016, notamment dans ses dispositions 1-1 à 1-2 et 2-1 à 2-3 qui ont pour objectif de préserver les capacités d’écoulement des crues ainsi que les zones d’expansion des crues et de planifier l’organisation et l’aménagement du territoire en tenant compte du risque.
Plusieurs des objectifs et orientations concernent les plans locaux d’urbanisme et doivent être pris en compte dans le PLU :
▪ Objectif n°1 : Préserver les capacités d’écoulement des crues ainsi que les zones d’expansion des crues et les capacités de ralentissement des submersions marinesPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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▪ Disposition 1-1 : Préservation des zones inondables en dehors des zones urbanisées de toute urbanisation nouvelle, mise à part quelques exceptions. »
▪ Disposition 1-2 : Préservation de zones d'expansion des crues et capacités de ralentissement des submersions marines en interdisant la réalisation de nouvelle digue ou de nouveau remblai dans les zones inondables, qui diminuerait les capacités d’écoulement ou de stockage des eaux issues d’une crue ou d’une submersion marine sans en compenser les effets.
▪ Objectif n°2 : Planifier l’organisation et l’aménagement du territoire en tenant compte du risque ▪ Disposition 2-1 : Interdiction d’accueillir de nouvelles constructions, installations ou nouveaux équipements dans les zones inondables considérées comme potentiellement dangereuses situées dans les secteurs déjà urbanisés
▪ Disposition 2-2 : Prise en compte du risque d’inondation à travers des indicateurs témoignant de la prise en compte du risque d’inondation dans le développement projeté du territoire (ex : population en zone inondable actuellement, population en zone inondable attendue à l’horizon du projet porté par le document de planification).
▪ Objectif n°3 : Réduire les dommages aux personnes et aux biens implantés en zone inondable ▪ Disposition 3-7 : Délocalisation hors zone inondable des enjeux générant un risque important. ▪ Disposition 3-8 : inconstructibilité ou affectation à une destination compatible avec le danger encouru pour les biens exposés à une menace grave pour les vies humaines et qui ont été acquis par la puissance publique (à l’amiable ou par expropriation).
e) Le risque d’inondation par remontée de nappes
En période de pluviométrie intense, la nappe peut remonter jusque dans les sous-sols des maisons. Le retour d'un niveau haut de nappe peut aussi avoir des conséquences très importantes sur l'environnement : il permet la mobilisation de polluants contenus dans les sols superficiels. Il existe deux grands types de nappes selon la nature des roches qui les contiennent (on parle de la nature de « l’aquifère ») :
▪ les nappes des formations sédimentaires.
▪ les nappes contenues dans les roches dures du socle.
En Bretagne, la sensibilité du territoire aux remontées de nappes d'eau souterraine se fait dans les formations
de socle. Le niveau de la nappe superficielle est suivi par le BRGM ; la carte ci-contre (mise à jour en 2011)
permet de délimiter les zones de risque.
f) Le risque inondation par ruissellement et coulées de boues
L’érosion des sols, à l’origine de la coulée d’eaux boueuses intervient lors d’événements pluvieux localisés,
intenses et de courtes durées. Ces phénomènes ne produisent essentiellement sur des zones rurales à sols
limoneux battants.
Les inondations par ruissellement et coulées de boues apparaissent lorsque les capacités de drainage et
d’infiltration des sols deviennent insuffisantes. L’impact des gouttes de pluie vient déstructurer les agrégats
et colmater les pores du sol limoneux. Sous l’effet de la pluie, une croûte de battance se forme, diminuant
ainsi la capacité d’infiltration du sol. Cette formation de croûte de battance devient sensible au phénomène
d’érosion, les particules de sol sont alors arrachées sur la parcelle.
Les dégâts occasionnés par ces écoulements chargés de terre en suspension sont la conséquence d’un des
deux phénomènes :
▪ les écoulements de parcelles se concentrent dans un vallon sec avant d’atteindre des zones
urbaniséesPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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▪ une coulée qui se manifeste localement vient « gonfler » une rivière (même petite) et entraîne un
débordement dans une zone urbanisée. Ce débordement est accentué si des obstacles hydrauliques
sont présents.
Moulins a été concernée par deux arrêtés préfectoraux portant connaissance de catastrophes naturelles :
- inondations, coulée de boue et mouvements de terrain, en 1999
- inondations, coulée de boue et mouvements de terrain, en août 2018.
1.5.2 Les risques technologiques
a) Les risques industriels
Un risque industriel majeur est un événement accidentel se produisant sur un site industriel et entraînant des conséquences immédiates graves pour le personnel, les populations avoisinantes, les biens et/ou l’environnement.
Les générateurs de risques sont regroupés en deux familles :
▪ les industries chimiques produisent des produits chimiques de base, des produits destinés à l'agroalimentaire (notamment les engrais de type ammonitrates ou ammoniac), les produits pharmaceutiques et de consommation courante (eau de javel, etc.),
▪ les industries pétrochimiques produisent l'ensemble des produits dérivés du pétrole (essences, goudrons, gaz de pétrole liquéfié).
Deux grandes catégories de classement des industries selon la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE)
▪ Établissements classés « SEVESO » : ce sont les établissements relevant de la classification dite « SEVESO 2 », par référence à la directive européenne du 9 décembre 1996 modifiée, actuellement en vigueur. Ces sites peuvent être à l’origine de risques qualifiés de risques majeurs. La directive européenne SEVESO 2 est traduite en droit national, dans l'arrêté ministériel du 10 mai 2000 modifié, relatif à la prévention des accidents majeurs impliquant des substances ou des préparations dangereuses présentes dans certaines catégories d’installations classées pour la protection de l’environnement, soumises à autorisation (ICPE). Au sein des établissements classés SEVESO, on opère une distinction, en fonction des quantités présentes, entre les établissements classés SEVESO « seuil haut » (établissement dit AS en France) autorisés avec servitude d’utilité publique, seuil d’autorisation plus sévère que les établissements classés SEVESO « seuil bas ».
▪ Autres établissements à risque dont les substances où les activités ne sont pas prises en compte par SEVESO (ammoniac, silos …). Ces sites font l’objet d’un examen spécifique par les services de l'État, essentiellement sous l'angle de l’inspection des installations classées pour la protection de l’environnement : rubriques : 2160 (Silos et installations de stockage en vrac de céréales), 1136 (ammoniac), 1138 (stockage de chlore),
La commune de Moulins ne recense aucune installation classée en activité. En définitive, il n'existe pas d'établissement classé SEVESO et d’établissement présentant un risque industriel important sur la commune.
b) Le risque rupture de barrage ou de digue
Un barrage est un ouvrage artificiel ou naturel (résultant de l'accumulation de matériaux à la suite de mouvements de terrain), établi en travers du lit d’un cours d’eau, retenant ou pouvant retenir de l’eau. Les barrages présents sur les grandes rivières servent principalement à l’alimentation en eau potable des villes, àPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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la régulation des cours d’eau et à la production d’énergie électrique. Ces ouvrages font l’objet de visites et de surveillances régulières. Le phénomène de rupture de barrage correspond à une destruction partielle ou totale d’un barrage. Les causes de rupture peuvent être diverses (techniques, naturelles, humaines, progressives, brutales).
Une digue est un remblai longitudinal, naturel ou artificiel dont la fonction principale est d’empêcher la submersion des basses terres qui la longe par les eaux d’un lac, d’une rivière ou de la mer.
Le phénomène de rupture de digue correspond à une destruction partielle ou totale d’une digue. Le code de
l’urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d’urbanisme. Ainsi, les plans locaux
d’urbanisme (PLU) permettent de refuser ou d’accepter, sous certaines conditions, un permis de construire
dans des zones submersibles et à l’arrière de digues. Dans certains cas d’extrême danger, des délocalisations
financées par le fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM) pourront être imposées, en liaison
avec les collectivités locales.
La commune n’est pas concernée par le risque de rupture de digue.
c) Le risque transport de matières dangereuses (TMD)
Le risque de transport de matières dangereuses, ou risque TMD, est consécutif à un accident se produisant lors du transport de ces marchandises par voie routière, ferroviaire, voie d’eau ou canalisations. Le risque lié au transport de matières dangereuses (produits inflammables, toxiques, explosifs, corrosifs, radioactifs, ...), consécutif à un accident, peut entraîner des conséquences graves pour la population et les biens ou l'environnement. Les principaux dangers, associés ou non, peuvent être l'explosion, l'incendie ou la dispersion dans l'air de ces matières dangereuses.
Compte tenu de la diversité des produits transportés et des destinations, un accident de TMD peut survenir
pratiquement n’importe où dans le département. Cependant certains axes présentent une potentialité plus
forte du fait de l’importance du trafic et de leur proximité avec les principaux sites industriels ou d’habitation.
Certains axes routiers et lignes ferroviaires sont concernés par ce risque.
Moulins, traversée par la RD777, est concernée par ce risque de transport de matières dangereuses (TMD) par voie routière.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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1.5.3 Un risque majeur particulier : le risque radon
On entend par risque radon, le risque de
contamination au radon. Ce gaz radioactif d’origine
naturelle représente plus du tiers de l’exposition
moyenne de la population française aux
rayonnements ionisants. Il est présent partout à la
surface de la planète à des concentrations variables
selon les régions.
Schéma explicatif de la propagation du radon dans
une habitation
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon accumulé dans certains logements ou autres locaux peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. La principale conséquence d’une trop forte inhalation de radon pour l’être humain est le risque de cancer du poumon. En effet, une fois inhalé, le radon se désintègre, émet des particules (alpha) et engendre des descendants solides eux-mêmes radioactifs (polonium 218, plomb 214, bismuth 214, …), le tout pouvant induire le développement d’un cancer.
Source :https://webissimo-ide.developpement-
durable.gouv.fr/IMG/pdf/ddrm_2021_-_version_hq_cle7c6711.pdf
Le risque "radon" doit être pris en compte dans le Schéma de Cohérence territoriale (SCOT) et le Plan Local d’Urbanisme (PLU). Le code de l'urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d'urbanisme. Ainsi le Plans Locaux d'Urbanisme (PLU) permet de refuser ou d'accepter, sous certaines conditions, un permis de construire dans des zones soumises au risque radon.
A la demande de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, l'IRSN a réalisé une cartographie qui permet de connaître le potentiel radon des communes.
Moulins est classée parmi les communes à potentiel radon de catégorie 1 (faible).
Pour information : Dans les communes à potentiel radon de catégorie 3, la proportion des bâtiments présentant des concentrations en radon élevées est plus importante que dans le reste du territoire. Les résultats de la campagne nationale de mesure en France métropolitaine montrent ainsi que plus de 40% des bâtiments de ces communes dépassent 100 Bq.m-3 et plus de 6% dépassent 400 Bq.m-3. Des actions préventives contre le risque d'exposition au radon, peuvent être menées notamment des campagnes d'information et de sensibilisation du public, mais aussi des campagnes de mesures de la concentration en radon dans les bâtiments.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Enjeux vis-à-vis des risques majeurs
En matière de risque naturels :
▪ Maîtriser les risques naturels afin d’assurer la sécurité des personnes et la réduction de la vulnérabilité des biens et des activités notamment vis-à-vis du risque d’inondation. ▪ Préserver les capacités d’écoulement des crues.
▪ Adapter et faire évoluer le territoire face aux conséquences des changements climatiques en contribuant localement à la lutte contre le changement climatique et à l’adaptation à̀ ce changement.
En matière de risque technologique :
▪ Prendre en compte et maitriser les principaux risques technologiques, notamment le risque de transport de matières dangereuses (TMD).
▪ Maîtriser l’implantation des activités à risque et l’éloignement des zones à vocation d’habitat.
De façon générale :
▪ Lutter contre les facteurs générant des risques
▪ Développer la « culture du risque » et la résilience par l’information de la population
1.6- Nuisances et pollutions
1.6.1 La pollution atmosphérique
a) Le réseau Air Breizh
La surveillance de la qualité de l’air et l'information de la population est confiée dans chaque région, à des organismes agréés.
Air Breizh est l’organisme de surveillance, d’étude et d’information sur la qualité de l’air en Bretagne. Agréé par le Ministère en charge de l'Ecologie, il est membre de la Fédération Atmo France qui regroupe l’ensemble des associations en Métropole et dans les DOM-TOM. Air Breizh dispose de 17 stations de mesure réparties dans les principales villes bretonnes et d’un parc d’une quarantaine d’analyseurs automatiques et 4 préleveurs en site fixe.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Carte des sites de mesure de la qualité de l’aire en Bretagne - Sources : Air Breizh 2020
b) La qualité de l’air sur Moulins
La commune de Moulins ne bénéficie pas d’une station de mesure de la qualité de l’air sur son territoire. La station la plus proche se trouve à Fougères (DSTE).
Il s’agit d’une station « urbaine de fond » qui mesure les taux de monoxyde d’azote, de dioxyde d’azote et d’ozone. Elle est représentative de l’air respiré par la majorité des habitants de l’agglomération de Fougères. Les données sont donc à relativiser par rapport au contexte sur Moulins.
Dans le cadre des travaux de diagnostic pour l’élaboration du Schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie, Air Breizh a recensé, sur la base d’une méthodologie nationale, les zones de surémission de polluant, appelées zones sensibles pour la qualité de l’air.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Cet outil, qui présente des
limites dans sa construction,
permet une information sur la
problématique de la qualité de
l’air et d’attirer l’attention en
vue d’engager des études plus
fines. En Bretagne, sept zones
sensibles ont été identifiées.
L’ensemble de ces zones
regroupe un million d’habitants,
soit 35% de la population
bretonne pour 9% de la surface
du territoire et 92 communes. Le
classement de ces zones est
imputable à des surémissions de
dioxyde d’azote liées au
transport. Moulins ne fait pas
partie de ces communes. Carte des communes classées en zone sensible pour la qualité de l’air
Sur la commune de Moulins, la pollution de l’air est générée par deux principaux facteurs que sont le trafic routier du fait de la proximité avec la RD 777 et le secteur résidentiel du fait du chauffage.
D’une manière générale, la qualité de l’air sur Moulins est globalement bonne. Toutefois, malgré une exposition favorable aux vents d’ouest et l’absence de sites industriels fortement émetteurs de polluants, le territoire ne bénéficie pas d’un air exempt de toute pollution ou d’un air plus sain que dans des territoires analogues. Il arrive que quelques épisodes de pollution concernent le territoire.
Les épisodes de pollution sont souvent liés à l'augmentation des PM10, les particules en suspension, notamment à la sortie de l’hiver à la formation d’ozone lors des périodes plus ensoleillées. Cette pollution est liée à la fois à certaines émissions dans l'air (trafic routier, chauffage et parfois l'agriculture) et aux conditions météorologiques qui ne favorisent pas la dispersion des polluants (par exemple conditions anticycloniques et températures basses).
Même si le PLU n’a pas vocation à régler directement les problématiques de pollutions atmosphériques, l’augmentation des principales sources d’émissions existantes à savoir, les constructions résidentielles et tertiaires et le trafic routier devra être prise en compte et maitrisée dans le cadre de la mise en œuvre du PLU.
Enfin, au niveau régional, le Schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie a été mis en place afin de proposer des orientations ou des mesures favorables à la qualité de l’air.
c) Les allergies respiratoires
Plus de 20% de la population française souffre d´allergie respiratoire. De nombreux facteurs peuvent être à l´origine de ces manifestations.
Pour information, la Bretagne est l’une des régions de France qui compte le plus grand nombre de personnes asthmatiques.
Le centre de la Bretagne et le Finistère sont les zones les plus touchées, alors qu’à l’opposé, l’est de la région paraît moins concerné.
Enjeux vis-à-vis de la qualité de l’air
▪ Encourager l’utilisation des énergies renouvelables afin de réduire les émissions de polluants atmosphériquesPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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▪ Promouvoir les moyens de chauffage les moins polluants et les bâtiments économes en énergie (habitat et tertiaire) pour réduire les consommations d’énergies et limiter les émissions en gaz à effet de serre
▪ Encourager les déplacements doux (vélos, piétons) pour les petits trajets, ou encore le covoiturage pour limiter les rejets polluants liés à la circulation des engins à moteur thermique. ▪ Avoir recours à des plantations qui produisent peu ou pas de pollens ou graines allergisants et le préciser dans le volet visant les aménagements paysagers par exemple. Il est possible de se référer à ce sujet au site du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) et notamment au guide d’information « Végétation en ville » publié sur le site.
1.6.2- Les nuisances sonores
a) Niveaux de référence
bruit est dû à une variation de la pression
régnant dans l’atmosphère. Il peut être
caractérisé par sa fréquence (grave,
médium, aiguë) et par son amplitude
mesurée en niveau de pression
acoustique exprimé en décibel A (dB(A)).
Le tableau ci-contre visualise une échelle
de mesure de bruit associée à la
sensation auditive d’une part et à
différents bruits extérieurs, intérieurs et
de véhicules d’autre part.
Ce tableau met en évidence que les
niveaux sonores associés à des
sensations auditives du type « bruits
courants » évoluent entre 50 et 60 dB(A),
la valeur de 60 dB(A) correspondant au
bruit d’une rue résidentielle.
La notion de gêne n’est pas associée à des
niveaux seuils de bruits caractéristiques à
ne pas dépasser. La norme NFS 31.010
relative à la caractérisation et aux
mesures de bruits dans l’environnement
définit la notion de gêne par « la prise de
conscience par un individu d’une
situation sonore qui le perturbe dans ses
activités ».
Elle précise qu’on peut admettre qu’il y a
potentialité de gêne lorsque :
▪ le niveau sonore ambiant
dépasse une certaine valeur
limite,
▪ la présence d’un bruit étudié provoque une augmentation excessive (émergence) du niveau de bruit ambiant.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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La prévention du bruit des infrastructures routières et notamment les prescriptions en matière d’isolation sont réglementées par l’arrêté du 30 mai 1996 qui précise, à partir du niveau acoustique de la voie, le périmètre concerné et les modalités d’isolation dans ce périmètre.
b) Le classement sonore des infrastructures
Le bruit est réglementé par la loi 92‐1444 du 31 décembre 1992, qui a pour objet de lutter contre les bruits et les vibrations pouvant nuire à la santé ou porter atteinte à l'environnement (article 1), et par un ensemble de mesures. La loi du 31 décembre 1992 relative à la lutte contre le bruit, dispose que dans chaque département, le préfet recense et classe les infrastructures de transports terrestres en fonction de leurs caractéristiques sonores et du trafic.
L'arrêté du 30 mai 1996, en application des dispositions du décret 95‐21 du 9 janvier 1995, a pour objet :
▪ de déterminer, en fonction des niveaux sonores de références diurnes et nocturnes, les cinq catégories dans lesquelles sont classées les infrastructures de transport terrestre recensées ▪ de fixer la largeur maximale des secteurs affectés par le bruit situé de part et d'autre de ces infrastructures
▪ de déterminer, en vue d'assurer la protection des occupants des bâtiments d'habitation à construire dans ces secteurs, l'isolement acoustique minimal des façades des pièces principales et cuisines contre les bruits des transports terrestres.
Les arrêtés du 1er décembre 2003 relatif aux classements sonores des routes nationales, départementales et
des voies de chemin de fer et l’arrêté du 30 mai 1996 relatif aux modalités de classement des infrastructures,
classent les infrastructures en cinq catégories (de 1 pour la plus bruyante à 5 pour la moins bruyante). Des
contraintes au niveau de l’urbanisation, selon le classement des axes bruyants, doivent être mises en œuvre
selon le décret du 9 janvier 1995 et de l’arrêté ministériel du 30 mai 1996.
La commune de Moulins n’est pas concernée par l’arrêté préfectoral du 17 décembre 2000 relatif au classement sonore des infrastructures de transports terrestres. La route départementale 777 qui passe sur la commune n’est pas classée. Les établissements de santé et de soins, les établissements d’enseignement, les logements et les bureaux devront respecter des normes d’isolement. Cette information est à reprendre dans les certificats d’urbanisme. Cependant, il n’y aura aucune incidence sur l’instruction des autorisations de construire, le constructeur devant se conformer aux normes d’isolement acoustique dans le cadre du code de la construction.
Enjeux vis-à-vis des nuisances sonores
▪ Identifier les axes de transports bruyants et éviter de localiser des zones d’habitation et des équipements recevant du public à proximité de ces axes bruyants afin de limiter l’exposition des populations aux nuisances sonores.
▪ En cas d’urbanisation en bordure de ces voies bruyantes, un isolement acoustique minimal des façades est imposé.
▪ Parvenir à une mixité “ accompagnée ” en limitant les nuisances pour les habitants. ▪ Préserver la qualité de l’environnement sonore lorsqu’elle est satisfaisante (ne pas aggraver l’exposition au bruit) et protéger les constructions nouvelles des nuisances sonores (vis-à-vis de la carrière notamment).
▪ Développer les modes de déplacement doux pour réduire l’usage de la voiture (petits trajets).
1.6.3 Les sites et sols pollués
La dégradation de la qualité des sols est généralement liée aux activités industrielles, parfois commerciales, qui ont pu être développées. Celle‐ci peut avoir des incidences de plusieurs natures :PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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▪ la dégradation de la qualité des sols et des eaux souterraines peut engendrer des contraintes pour les constructions envisagées, contraintes se traduisant toujours par des coûts supplémentaires liés à l’adoption de mesures compensatoires,
▪ la charge polluante éventuellement contenue est susceptible d’engendrer un risque sanitaire via la migration des polluants le long de voies de transfert (eaux souterraines, eaux superficielles, ...).
La circulaire du 8 février 2007 relative à l'implantation sur des sols pollués d'établissements accueillant des populations sensibles précise (l'annexe 3 « mesures de gestion de site », paragraphe « mise en place de servitudes, précautions d'usage ») que : « dans certains cas, il peut être nécessaire d'instaurer des servitudes d'utilité publique ou des dispositions équivalentes sur les sites réaménagés en vue d'accueillir des populations sensibles, non seulement pour conserver la mémoire des pollutions résiduelles dans les documents d'urbanisme, mais aussi pour que les gestionnaires, propriétaires et utilisateurs de ces établissements intègrent pleinement cette donnée environnementale en tant que donnée d'exploitation à part entière. Ces servitudes permettent également d'assurer la pérennité des mesures de gestion mises en œuvre sur le site réhabilité, lorsque les précautions d'usage sont nécessaires ».
De plus, la loi du 12 juillet 2010 dite du Grenelle II a créé au sein du code de l’environnement deux nouveaux articles L 125-6 et L 125-7 relatifs à l’information des tiers sur d’éventuelles pollutions des sols, leur prise en compte dans les documents d’urbanisme et l’information des acquéreurs et des locataires.
Deux bases de données distinctes peuvent être utilisées pour appréhender la qualité des sols du territoire :
▪ la base de données des sites et sols potentiellement pollués (BASOL) appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif
▪ la base des anciens sites industriels et activités de services (BASIAS) susceptibles d’avoir généré une pollution.
La première regroupe des sites pour lesquels une pollution des sols ou des eaux est suspectée où prouvée, alors que la deuxième rassemble des informations relatives aux activités d’une région, sans présomption de pollution.
Aucun site BASOL ne se trouve sur le territoire communal de Moulins et 4 sites Basias sont identifiés, correspondants aux éléments suivants : ancienne station essence et ancienne décharge.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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1.7- Les caractéristiques identitaires de la commune de Moulins
1.7.1- L’analyse paysagère :
« Le paysage est la partie de territoire apparaissant dans le champ visuel » La loi relative à la protection et à la mise en valeur des paysages (du 8/01/1993) a pour objet de réaffirmer la nécessité de rechercher un équilibre entre urbanisation et protection de l’environnement. L’objectif est d’inviter les collectivités locales à identifier les différentes composantes du paysage (naturel, rural, urbain), à les hiérarchiser et à en protéger efficacement les éléments majeurs.
Le contexte paysager
Carte de l’unité paysagère (Source : Atlas des paysages d’Ile et Vilaine)
La commune de Moulins s’inscrit dans l’unité paysagère « la plaine de Janzé – La Guerche-de-Bretagne »
Extraits de la description de l’Atlas :
« Les reliefs de la plaine, peu prononcés en dehors des vallées, sont occupés par une campagne
fortement remembrée, ponctuée d'usines agro-alimentaires. La proximité de Rennes et les axes routiers
impliquent de nombreux développements en relation avec les espaces agricoles, eux-mêmes très
transformés : le paysage de la plaine est en devenir ».
« Les enjeux et pistes d’action :
Concevoir et réaliser le paysage de l’agriculture actuelle
La plaine est un des territoires les plus marqués par la modernisation de l’agriculture.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Son histoire est également liée à celle de l’agro-alimentaire et du lait. Confrontée à la nostalgie du
bocage presque disparu, cette réalité peine à formuler un paysage caractérisé. Un travail collectif,
conduit avec les exploitants et les industriels, pourrait faire émerger un « paysage souhaité » conforme
à la réalité de l’économie agricole, et croisée avec les enjeux de l’environnement et des usages de loisirs
et de détente, notamment aux abords des villes.
Renforcer la lisibilité des rivières
L’Yaigne et la Seiche caractérisent les paysages de la plaine et assurent des continuités à mieux valoriser
par les ouvertures visuelles et les usages (promenades, déplacements) ».
Altération du caractère bocager
Au cours du XXe siècle le paysage a évolué considérablement :
− Disparition des vergers,
− Altération de la trame bocagère, modification du parcellaire, disparition de chemin dans les ilots de
culture,
− Disparition de la strate arbustive et herbacée des haies bocagères,
− Extension des zones boisées sur les terres plus pentues, les plus humides,
− Altération de la lecture de la vallée.
− Développement de l’urbanisation.
Ces évolutions ont eu pour effet d’ouvrir visuellement le paysage et de révéler la présence du bâti.
Photographie aérienne de 1948 Photographie aérienne de 2017
Le bourg
Le Fougeray
Le bourg
Le FougerayPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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D’amples ondulations
Représentation schématique de la topographie Les grandes entités de paysage
Le relief est formé de grandes ondulations douces qui nous offrent de nombreux points de vue sur le grand
paysage et nous permettent de découvrir les grandes entités qui composent le paysage communal.
Vue sur le grand paysage depuis la voie communale de Vaudon
Les entités de paysages
La vallée de la Quincampoix
La vallée encaissée au niveau du bourg s’élargi vers l’est, les coteaux sont
beaucoup plus doux et la lecture de la vallée plus difficile. Les plantations de
peupliers en soulignent la présence. La vallée offre un paysage pittoresque à
échelle humaine qui contraste avec l’étendue des collines cultivées
Ligne de crète délimitant des zones
de perception du territoire.
Légénde :
Les collines cultivées
La vallée
Le parc du château
Le bourg
Le bâti diffus
Les carrières de Louvigné de Bais Le parc du Château de MonbuanPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Vue de la RD 116 vers la
vallée, les constructions sur
le coteau nous indiquent la
présence du bourg.
Vision fugace sur le fond de
vallée que les inondations de
l’hiver révèlent
Les collines cultivées
Les collines cultivées présentent un paysage de bocage plus ou moins altéré,
plus ou moins ouvert suivant les secteurs. L’ouverture du paysage révèle la
présence des hameaux. Les hameaux historiques s’inscrivent discrètement
dans le paysage. Les nouveaux bâtiments agricoles, par leur volume et le choix
des matériaux rompent cette harmonie.
Extensions d’une ferme traditionnelle par des bâtiments récents. La verticalité des
peupliers renforce la présence visuelle des bâtiments
Espace cultivé s’étendant à
l’est du hameau de Vaudon
Le parc du château
Le parc du château représente une surface importante. Planté d’un boisement,
il marque fortement le paysage. Il cadre les vues.
Composé de feuillus et de de confères, le boisement est très présent dans le
paysage communal y compris l’hiver. L’opacité du boisement empêche toute
vue sur le château et lui confère un coté mystérieux.
A proximité du domaine, des alignements de conifères remplacent les haies
bocagères. Leur présente attire l’œil et intrigue.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Les zones bâties
Les campagnes bocagères sont des espaces habités. De nombreux hameaux
sont dispersés sur l'ensemble du territoire. A l'origine, la plupart des hameaux
étaient formés de quelques maisons regroupées autour d'une ferme.
Aujourd’hui, on retrouve les hameaux historiques dont pour la plupart la
structure historique a peu évolué, le bourg qui s’est étoffé et du bâti diffus au
nord-ouest du territoire.
Le bourg
Le bourg vu de la RD 99 au niveau du lieu-dit ‘Le Vernay’
Alors que le bourg nous livre une image de qualité, y compris au niveau des
extensions récentes, l’extension des hameaux du nord-ouest du territoire
banalise l’image de la commune.
Au nord-ouest du territoire communal, un bâti dispersé, rompant avec les
implantations, les volumes, les teintes locales. Banalisation de l’identité communale.
Un bourg contraint
Le milieu naturel
La vallée de la Quicampoix qui borde le nord a limité les
possibilités de développement dans cette direction, obligeant les
nouvelles extensions à être bâties au-delà de la vallée.
La vallée de la Quincampox au pied du bourgPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Le passage de la RD 463
La RD 463 traverse le bourg du Moulin du Nord au
Sud. Cette départementale coupe le bourg en deux
entités fonctionnelles.
Malgré la présence du bâti, la lisibilité du bourg
n’est pas évidente. La RD a conservé sa lecture
routière. Cette image et la topographie ‘aspirante’
n’incite pas les automobilistes à ralentir et rend la
traversée de la RD dangereuse. La RD forme un
véritable obstacle aux usages urbains.
L’entrée nord, des aménagements routiers forcent ponctuellement les automobilistes à ralentir. L’identité urbaine du
lieu n’est pas valorisée
Au sud, la présence du bourg se fait sentir tardivement, au niveau de la mairie lorsque l’on perçoit le clocher.
Aménagement routier marquant la porte du bourg La RD au droit de la mairie, lecture routière
L’arrivée dans le bourg par la RD 99 est la seule qui nous donne à voir la silhouette urbaine du bourg de
Moulins. Cette vue est saisonnière, masquée l’été par la peupleraie plantée dans la vallée au pied du bourg.
Un calvaire marque le carrefour RD99/RD116. Peu visible en entrée de bourg, il marque la fin de l’espace
urbanisé lorsqu’on quitte le bourg.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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La présence d’une ferme à proximité immédiate du bourg
La présence d’une ferme, à proximité immédiate du
cœur historique du bourg contraint fortement les
possibilités de développement urbain et éloigne les
constructions récentes.
Une morphologie urbaine particulière, un bourg éclaté
L’approche par la vallée nous révèle la structure du bourg
Découvrir le bourg par la RD 99 et la RD 37 nous permet de comprendre ses composantes paysagères et
d’en deviner la richesse.
Lorsqu’on emprunte la RD 99 on arrive dans le bourg en longeant la rivière. Cette arrivée nous livre une
vision pittoresque de la commune.
Depuis la RD 37, le bourg livre sa structure éclatée, au nord le bourg historique et les équipements, au sud
les zones d’habitat.
La RD 37 a conservé son profil de petite voie rurale, un cheminement piéton est simplement marqué sur un
côté. Cet aménagement est en accord avec l’identité du lieu.
RD 99 RD 99
Exploitation agricole
Ecole
CimetièrePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Un bourg éclaté, les différents pôles d’attractivité
Légende :
Equipements*
Zone d’habitat récente
Cœur de bourg historique
L’église avec au premier plan la
ferme du bourg
Extension urbaine récente
RD 37
La valléePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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1.7.2- Le patrimoine bâti de Moulins
Le patrimoine bâti protégé:
La commune de Moulins est concernée par 22 sites identifiés en zone de préseomption de présence de patrimoine archéologique.
Dans ces zones, selon l’arrêté Préfectoral n°ZPPA-2016-0131, toutes les demandes et déclarations listées ci- dessous doivent être transmises au préfet de la région Bretagne (Direction régionale des affaires culturelles de Bretagne, service régional de l'archéologie, 6 rue du Chapitre CS 24405, 35044 RENNES cedex) afin qu'elles soient instruites au titre de l'archéologie préventive dans les conditions définies par le code du patrimoine, sans seuil de superficie ou de profondeur :
▪ Permis de construire en application de l'article L. 421-1 du code de l'urbanisme ; ▪ Permis d'aménager en application de l'article L. 421-2 du code de l'urbanisme ; ▪ Permis de démolir en application de l'article L. 421-3 du code de l'urbanisme ; ▪ Décision de réalisation de zone d'aménagement concerté en application des articles R. 311-7 et suivants du code de l'urbanisme ;
▪ Réalisation de zones d'aménagement concerté créées conformément à l'article L. 311-1 du code de l'urbanisme ;
▪ Opérations de lotissement régies par les articles R. 442-1 et suivants du code de l'urbanisme ; ▪ Travaux, installations et aménagements soumis à déclaration préalable en application de l'article R. 523- 5 du code du patrimoine et R.421-23 du code de l'urbanisme ;
▪ Aménagements et ouvrages dispensés d'autorisation d'urbanisme, soumis ou non à une autre autorisation administrative, qui doivent être précédés d'une étude d'impact en application de l'article L. 122-1 du code de
l'environnement ;
▪ Travaux sur les immeubles
classés au titre des monuments
historiques qui sont dispensés
d'autorisation d'urbanisme
mais sont soumis à autorisation
en application de l'article L.
621-9 du code du patrimoine ;
▪ Travaux d'affouillement, de
nivellement ou d'exhaussement
de sol liés à des opérations
d'aménagement ;
▪ Travaux d'arrachage ou de
destruction de souches ;
▪ Travaux de création de
retenues d'eau ou de canaux
d'irrigation.
➔Cela ne rend pas les espaces
concernés inconstructibles, mais
impose l’information de la DRAC
lors de projet et éventuellement la
réalisation de fouille préventive.
Moulins est aussi concernée par le
site classé du Le Château de
Monbouan et son parc, ses
dépendances et ses pièces d’eau.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Ces éléments sont identifiés en site Classé par arrêté en date du 23/11/1963 (code 1631123SCA01)
Les effets de ce classement : les monuments naturels et les sites qui sont classés ne peuvent être ni détruits
ni modifiés dans leur état ou leur aspect, sauf autorisation spéciale, qui peut être délivrée par le préfet,
après avis de l'architecte des Bâtiments de France et, chaque fois qu'il le juge utile, de la CDNPS.
Le patrimoine bâti protégé au titre
des Monuments historiques :
L’église de Moulins et l’ ensemble
bâti du château de Monbouan sont
concernés par une servitude de type
AC1 – Monuments historiques.
Toutes les demandes d’autorisation
relatives à l’occupation des sols sont
soumises à l’avis de l’Architecte des
Bâtiments de France dans ces
périmètres.
Le patrimoine bâti non protégé,
identitaire :
En dehors des périmètres définis au titre de la protection des Monuments Historiques, la commune compte de nombreuses constructions anciennes de qualité. Ce patrimoine bâti ne bénéficie d’aucune protection à ce jour.
Ces constructions sont composées d’anciens corps de ferme, de manoirs accompagnés d’ensembles de
bâtiments importants comme au lieu-dit de la Hussonnière, ou sous forme de longère. Globalement, les
rénovations des constructions ont été réalisées dans le respect des proportions et de l’ordonnancement de
la construction initiale.
Il convient d’assurer la préservation de ces éléments à l’avenir. Ainsi, il pourrait être judicieux de proposer des prescriptions en matière d’aspect relatives :
- Au respect des proportions des ouvertures du bâtiment initial,
- Au matériaux utilisés,
- Au respect des volumétries existantes pour les extensions,
- Au respect des teintes observées sur les constructions anciennes existantes, qui sont assez foncées.
➔Il conviendrait à minima :
- D’identifier le patrimoine bâti pour sa qualité (L.151-19 du code de l’urbanisme)
- De définir des prescriptions des règles relatives à l’aspect extérieur de ces constructions dans le cadre
de réhabilitation (L.151-18), dans le but d’assurer la préservation du caractère de ces constructions.
Aussi des éléments du « petit patrimoine » (four à pain, puits…), et de constructions majeurs pourraient faire
l’objet d’une protection dans le cadre de la mise en œuvre du P.L.U. D’ailleurs, les calvaires ont fait l’objet
d’un inventaire par la Région Bretagne. Ils seraient au nombre de 16 sur le territoire communal.
Pour assurer le maintien de certaines constructions, il sera nécessaire de permettre leur changement de
destination. Ces dernières doivent être identifiées au plan de zonage au titre du L.151-11 du Code de
l’Urbanisme. Toutefois, les demandes de changement de destination des constructions sont soumises à l’avis
conforme de la Commission départementale de consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers
(CDPENAF) en zone Agricole délimitée au plan de zonage du P.L.U. et de la CDNPS en zone Naturelle.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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➔Ainsi, une identification au plan de zonage du P.L.U. d’une construction ne signifie pas que la demande
de changement de destination aboutira à une réponse favorable.
1.8- Le cadre de vie des habitants
La commune de Moulins compte six associations
sportives et culturelles qui participent à l’animation
de la commune et proposes des activités variées :
▪ Activités sportives adaptées aux petits
▪ Badminton pour les jeunes et les adultes
▪ Volley pour tous
▪ VTT et randonnée pour petits et grands
▪ Fitness pour femmes et hommes
▪ Club de l’amitié pour les ainés de la
commune
▪ Palets pour les débutants et spécialistes
▪ Commémorations pour le souvenir
▪ Animations et sorties pour la famille
▪ Couture
▪ Yoga
▪ Le Festival DésARTiculé, de spectacle de rue
pour tous et au-delà de la commune…
La commune est dotée des équipements suivants :
une école, un terrain de football, un site pour les
services techniques et deux salles polyvalentes et
d’espaces naturels de sensibilisation à
l’environnement.
Une vie associative et une offre d’équipements,
récents, de qualité au regard de l’importance de la
commune.
La commune est aussi dotée de commerces de services de proximité : une supérette et un bar/tabac.
Enjeux attachés au cadre de vie :
▪ Assurer le maintien des commerces.
▪ Améliorer l’attrait de ces commerces situés à proximité de la vallée de La Quincampoix.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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2-Le diagnostic démographique et économique
2.1- Les caractéristiques démographiques et le logement
2.1.1- Depuis 1990, une population croissante
L’ensemble des données chiffrées traitées sont issues du site https://www.insee.fr
La commune de Moulins connait,
depuis 1990, une croissance
démographique régulière et
dynamique.
En gain moyen d’habitants par an, la
croissance varie de 3 à 11 hab./an,
avec une variation qui correspond à
l’offre de foncier viabilisé (terrains
constructibles).
➔ La commune a une croissance
douce et régulière qu’il conviendra
de poursuivre à l’avenir.
L’évolution de la population de Moulins est
globalement plus dynamique que la moyenne de
Vitré Communauté. La variation annuelle
moyenne du département, sur la période 2012-
2017 était plus dynamique qu’à l’échelle de Vitré
Communauté.
➔Moulins est un territoire rural aux
dynamiques démographiques positives.
Taux d’évolution annuel
de la population 1999-2008 2008-2013 2013-2019
La commune de Moulins profite
d’une bonne dynamique attachée à
son image de commune rurale et à
sa proximité et son accessibilité vers
Rennes.
Moulins 1,5 % 1,7 % 0,4 %
Vitré communauté 1,6 % 1,0 % 0,7 %
Ille-et-Vilaine 1,2% 1,1% 1,0 %
Un renouvellement de la population à assurer
Une évolution de la population autant liée à l’installation de nouveaux habitants qu’au solde naturel positif.
La commune semble accueillir de jeunes ménages dont la composition croit les années passant.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Solde naturel = différence entre le
nombre de naissances et le nombre
de décès enregistrés au cours d'une
période.
Solde des entrées-sorties =
différence entre le nombre de
personnes entrées sur un territoire
donné et le nombre de personnes qui
en sont sorties, au cours de la période
considérée. Il est obtenu par
différence entre la variation totale de
la population au cours de la période
considérée et le solde naturel.
Le graphique ci-contre devrait présenté un
profil triangulaire. On perçoit donc la plus
faible représentation de la tranche d’âge
des 15-29 ans, rappelant le caractère rural
de la commune de Moulins.
Les 30-44ans et les 0-14ans sont bien
représentés. Toutefois, un vieillissement de
la population se fait sentir : les 30-44 ans
sont moins représentés au profit des 45-59
ans. La part des plus de 60 ans est aussi en
augmentation.
Moulins devra veiller au maintien d’un prix
du foncier attractifs et un accompagnement
des porteurs de projets : le périmètre des
abords des Monuments Historiques ne doit
pas être vécu comme un frein.
La comparaison de la répartition de la
population par classe d’âge confirme
le caractère de commune résidentielle
pour les jeunes ménages de Moulins,
avec une plus forte représentation des
0-14 ans et des 30-44 ans avec un
glissement vers les 45-59 ans.
La population communale est plutôt
jeune par rapport aux moyennes de
Vitré Communauté et du
département.
La structure des ménages
La taille des ménages reste stable voire progresse positivement. Cette tendance met en évidence l’attractivité
de Moulins pour les jeunes ménages. Ainsi, la commune ne souffre pas du phénomène de desserrement des
ménages, notamment liées aux évolutions des modes de vie et du vieillissement de la population. Et elle est
élevée en comparaison avec les moyennes de Vitré communauté, où la taille moyenne des ménages est de
2,39 et de 2,17 à l’échelle du département.
0,8 1,3
1,8 1,2 0,3
0,1
-0,2 -0,8
-1
-0,5
0
0,5
1
1,5
2
1990 à 1999 1999 à 2008 2008 à 2013 2013 à 2019
Variation annuelle de la population de
Moulins (en%)
solde naturel en % solde apparent des entrées sorties en %PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Pour mémoire, le DOO du SCoT du Pays de Vitré à retenu, pour la définition de ses prospectives d’évolution
de la population, une taille moyenne des ménages de 2,60 personnes pour les communes dites « pôle de
proximité ».
Moulins 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2019
Nombre moyen d'occupants par
résidence principale 3,02 3,02 2,74 2,66 2,65 2,63 2,57
La tendance générale est à la
décohabitation et au desserrement
des ménages. Toutefois, à la
lecture du graphique, la population
de Moulins semble être peu
touchée.
Il ne serait donc pas nécessaire de
prévoir de surproduction de
logements attachée à l’évolution
de la structure des ménages.
Enjeux attachés aux évolutions démographiques :
▪ Assurer le maintien d’une croissance démogrpahique régulière et modérée pour les années à venir. ▪ Poursuivre l’accueil de jeunes ménages et anticiper le vieillissement à venir de la population.
2.1.2- L’évolution du parc de logements
Moulins a une activité à la construction régulière depuis 1990 de 2 à 3 logements par an.
A partir de 1982, le parc de logements
a augmenté, pour atteindre 318
logements en 2017.
Entre 2007 et 2017, alors que la
population augmente de 9 habitants
en moyenne par an, 4 à 5 logements
par an étaient produits. Cela répond
peut-être à la tendance aux
vieillissement des Moulinois.
Sur la période la plus dynamique,
2007-2012, il a été produit 6 log./an.
➔Moulins a une activité à la
construction régulière depuis 1999 de
4 à 5 log./an.
Le taux de logements vacants s’élève
à 8,3% en 2019 et a perdu plus d’unPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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81
point entre 2021 et 2019. D’après
l’INSEE, un taux de 6% de logements
vacants permet le bon
fonctionnement du marché de
l’immobilier local (rotation et prix).
Le taux de logements vacants s’élève
à 11,2% en 2017. D’après l’INSEE, un
taux de 6% de logements vacants
permet le bon fonctionnement du
marché de l’immobilier local (rotation
et prix).
La répartition des logements de Moulins est proche des moyenne départementale. La part de résidence
secondaire est à souligner au regard de la situation géographique de Moulins.
➔L’un des objectifs de l’Etat est la « reconquête des logements vacants » : d’après le fichier Majic fourni par la DGFP pour l’année 2021, Moulins comptait 30 logements vacants, une donnée cohérente avec les données INSEE de 2019 (26 logements vacants).
Année début de
vacances
Avant 2004 De 2004 à 2010 2011 à 2016 2017 à 2019 2020 à 2021
Maisons 0 4 4 4 12 Appartement 0 3 0 0 3 Justifications Ces logements ne
sont pas vacants
1 construction est
effectivement
vacante
Mutation en cours
pour 2
constructions
Mutations en cours
ou finalisation de
constructions
neuves
Situation des logements vacants d’après le fichier
Majic :
Sur le bourg :
La mairie comptait un logement qui aujourd’hui
est une salle de réunion,
L’ensemble de construction face à la mairie est en
cours de rénovation,
Une construction neuve en phase de finition,
Une construction ancienne place de l’Eglise a été
rénovée et sera prochainement occupée,…
Au final, en 2021, la commune ne compte plus que six logements vacants.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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82
Les caractéristiques des logements :
96,7% des résidences principales
sont des maisons : en 2017, la
commune comptait 9
appartements sur 278 RP.
Le cœur de bourg et l’espace
rural de Moulins présentent un
caractère identitaire fort (près
du 1/3 des RP sont antérieures à
1919). A partir de 1971, la
dynamique de la construction
s’accélère.
➔ Sur la période 2006-2014, la dynamique à la construction est plus dynamique à Moulins qu’à l’échelle de Vitré Communauté.
Les résidences principales sont de grande taille : 57,4 % comptent 5 pièces ou plus. Ainsi que ce soient les logements anciens ou nouveaux, leur surface est importante.
En termes de confort, en 2017 :
▪ 3,6% des résidences principales ne sont pas équipées
d’une salle de bain avec baignoire ou douche.
▪ 40% des résidences principales ont recours à un mode
de chauffage individuel « tout électrique »
▪ 66 RP ne sont dotées ni de chauffage central, ni collectif,
ni de chauffage individuel tout électrique.
➔ La transition énergétique d’une large part des
logements sera une problématique à gérer dans les
années à venir.
La production de logements depuis 2009 :
Sources : http://developpement-
durable.bsocom.fr/Statistiques/TableViewer/tableView.aspx
Entre 2009 et 2019, d’après les
données SITADEL2, les
autorisations de logements et de
locaux ont oscillées entre 1 et 4
permis de construire par an. Ne
sont pas comptabilisées ici les
rénovation des constructions
existantes.
Le nombre de logements
réellement débutés s’élève à 17
logements sur 9 ans.
Toutefois, ce ralentissement de la
production de logement est
expliqué par la pénurie d’offre
foncière viabilisée.
En effet, la commune a lancer une réflexion sur la réalisation d’un nouveau lotissement en 2018. Toutefois, il a été demandé par les services de l’Architecture et du Patrimoine de procéder à une analyse plus large visantPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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83
le choix de la zone à aménager via une révision générale du PLU. Ce fait a bloqué le développement de la commune ses quatre dernières années. Mais cette pénurie a aussi permis une forte réhabilitation de logements vacants. La commune n’en compte d’ailleurs presque plus.
Tous les logements produits sont des constructions « individuelles pures ». La surface moyenne des logements s’élève à 122 m². Ainsi, les personnes qui s’installent à Moulins ont le souhait d’acquérir une maison. Leur logement est de bonne taille.
➔ D’après les informations communales transmises, deux opérations de lotissement ont été réalisées : - En 2005, le lotissement des Châtaignier de 26 lots, finalisé à ce jour,
- En 2006, le lotissement des Noisetiers de 12 lots, dont deux lots sont encore disponibles. - 3 logements ont été produits par réhabilitation de constructions existantes implantées en campagne (estimation communale),
- 4 constructions ont été bâties sur des parcelles de 800 à 1995 m², situées en espace rural (zone NH au PLU).
Les nouveaux occupants de ces logements sont âgés de 28/35 ans, pour la plupart originaires de la zone urbaine rennaise, travaillant sur les secteurs de Rennes – Vitré – Châteaugiron, en quête de tranquillité, d’espace (surface des terrains de plus de 500m²) et d’un coût abordable du foncier.
La mobilité dans les logements :
Pour information, aujourd’hui, le parcours résidentiel d’un ménage peut aller jusqu’à 15 logements différents :
Si, en 2017, 51 personnes n’habitaient pas Moulins deux ans auparavant, en revanche, 386 des personnes y habitent depuis plus de 10 ans.
➔ Le « camembert » est équitablement réparti, ce qui montre le bon renouvellement de la population de
Moulins jusqu’à 2017.
La part de logements locatifs baisse légèrement mais reste stable sur la période d’étude :PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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En 2021, la commune compte 11 logements « sociaux », 0 logements communaux et environ 30 logements en location.
➔Accentuer la part de logements locatifs et approcher 1/3 des résidences principales pour assurer une offre de logements répondant aux besoins et au bon renouvellement de la population. La commune recense des demandes de maison individuelle en location qu’elle n’a pas la capacité de satisfaire.
La mixité sociale, la diversité et la qualité de l’habitat > les objectifs du PLH de Vitré Communauté /2016- 2022 (le PLH est en cours de révision) :
Moulins est comprise dans le secteur Sud-Est du territoire de Vitré communauté
Les 4 grandes orientations retenues :
❑ Améliorer énergétiquement le parc existant occupé et réinvestir le parc vacant,
❑ Favoriser l'équilibre territorial et organiser le développement de la production neuve,
❑ Assurer la solidarité territoriale, l'accueil des nouveaux arrivants et compléter l'offre à destination de
tous les publics,
❑ Poursuivre l'accompagnement et l'animation de la politique locale de l'habitat.
Il est envisagé une croissance moyenne annuelle, à l’échelle de Vitré Communauté de 1,35%. D’après
l’INSEE, en 2017, le taux de croissance annuelle moyenne de la population de Moulins s’élevait à 1,44%
(2007-2017).
Enjeux attaché au parc de logements pour Moulins :
▪ L’objectif de production de logements par résorption de la vacance, en moyenne 20% des logements vacants (p38 du PLH-Orientations) soit 6 log. sur 6 ans, soit 1 log./an dans le cadre de la mise en œuvre du PLU. Mais Moulins ne comporte plus de logements vacants. ▪ Pas d’obligation de produire des logements dit « sociaux » mais cette offre de logements favorise aussi l’accueil de nouveaux habitants et répond aux besoins identifiés dans le « parcours résidentiel ».
▪ Envisager la rénovation énergétique du parc de logementsPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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2.1.3- Les perspectives d’évolution démographique et de production de logements étudiées
*2020 estimation basée l’estimation
communale de la population et une taille
de ménage de 2,5 personnes.
Hypothèse 1 : croissance démo. SCoT
1,25%/an
Hypothèse 2 : croissance démo. PLH
1,35%/an
Hypothèse 3 : croissance démo. de
Moulins 2007-2017 = 1,43%/an
Maintien d’un taux de LV à 6%
Moulins a connu une croissance
moyenne annuelle de 1,43%/an
entre 2007 et 2017. Cette donnée,
qui est équivalente à supérieure à
l’objectifs de croissance moyenne
affichée au PLH de Vitré
Communauté parait donc être une
croissance maximale à poursuivre
pour les 10 années à venir.
Le marché de l’immobilier fonctionne
aujourd’hui à flux tendu à Moulins, il
est donc souhaitable d’envisager une
légère surproduction de logements
afin d’approcher les 6% de logements
vacants.
2022-2032 +1.25%/an +1.35%/an +1.43% /an
Habitants 117 127 136
Logements à
produire
40 44 48PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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2.2- L’emploi et l’activité économique
2.2.1- La population active
Une évolution de la population active qui suit la tendance démographique
L’évolution de la population active de Moulins suit
la croissance de la population démographique. Elle
est même plus dynamique avec sur la période de
2012-2017 une croissance annuelle moyenne
démographique de 1,1%/an quand la population
active augmente de 1,28%/an.
Le taux de chômage, en 2017, s’élève à 8,26%. Il
est un peu plus fort que la tendance observée à
l’échelle de Vitré communauté (6,1%), il reste tout
de même proche de la moyenne départementale
de 8%.
La mise à jour récente des données en accès libre
de l’INSEE montre que Moulins à une croissance
qui ralentit. Il parait opportun de rappeler que la
commune n’a plus d’offre foncière à proposer
depuis 2017 - 2018.
Le caractère à la fois rural et péri-urbain de Moulins est marqué par la répartition de la population active en fonction des catégories socioprofessionnelles où les actifs exploitants agricoles sont plus largement représentés, ainsi que les « employés, ouvriers et professions intermédiaires »
Des actifs aux revenus moyens
Moulins comptait en 2010 une part de foyers fiscaux non imposables comprise entre 38,9 et 46,3%. La
commune, malgré son « statut » de commune rurale est assez dynamique et attrayante pour les actifs.
Cette donnée est importante dans la réflexion relative à l’accès au logements pour tous et à la maîtrise du
coût du foncier.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
87
2.2.2- L’offre d’emplois
Une offre d’emplois mettant en évidence le caractère résidentiel de la commune :
Moulins compte moins de 2000 habitants, en conséquence, l’INSEE fournit peu d’informations relatives à
l’emploi proposé sur le territoire communal.
En 2017, la commune de Moulins compte 92 emplois et 359 actifs ayant un emploi. 54 actifs travaillent et habitent à Moulins.
L’offre d’emplois locaux est en augmentation. En 2007, la commune comptait 89 emplois et en 2017, 92. Toutefois, l’indicateur de concentration d’emplois5 est en baisse, il est passé de 27,8 en 2007 à 25,6 en 2017. La population active augmente plus vite que l’offre d’emplois sur le territoire communal.
➔Cette situation impose des déplacements quotidiens, notamment vers les pôles d’emplois de l’agglomération de Vitré et de Rennes.
5 L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi
résidant dans la zonePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
88
2.2.3- Les entreprises
Au 31 décembre 2018, Moulins comptait
25 établissements actifs, tous types
confondus (l’activité agricole n’est pas
prise en compte).
2.2.3- Les « zones » d’activités économiques :
La répartition spatiale des activités artisanales :
Quelques parcelles sont identifiées en
zone constructible à vocation artisanale à
court terme et à long terme au plan de
zonage du PLU approuvé en 2008, mais la
commune n’est pas dotée véritablement
d’une zone d’activités artisanales.
La commune de compte pas d’entreprise
installée en zone rurale en dehors des
sites et sièges d’exploitation agricole.
➔Le développement de l’activité
économique est de compétence Vitré
Communauté. Il convient toutefois
d’anticiper les besoins et les
évolutions/mutations possibles des
entreprises existantes.
Un questionnaire a été adressé aux
quelques entreprises installées sur le
territoire et la comme n’a obtenu aucun
retour.
La zone d’activités identifiée au plan de
zonage du PLU de 2008 comporte un
bâtiment uniquement (abattoir de
volaille).PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
89
La zone d’activités
économiques de Moulins est à
considérer plus largement.
En effet, sur la RD777, les
commune de Piré-Chancé et de
Moulins sont comprises sur
deux territoire
intercommunaux distincts.
Mais sur site, au lieu-dit de
Ballon, il existe bien une
continuité des bâtiments à
vocation économique.
D’ailleurs, le PLU applicable en
2022 sur le territoire de la
commune déléguée de Piré-
sur-Seiche montre un projet
d’extension de la zone
d’activités du Ballon.
Il parait donc opportun
d’asseoir cette zone d’activités
économiques locale.
De plus, au regard de l’évolution de l’activité économique agricole, développée ci-après, et pour permettre le développement de l’activité artisanale locale et l’offre d’emplois, sept bâtiments ont été identifiés comme susceptible d’évoluer de la destination agricole vers l’activité artisanale.
L’activité économique agricole
Voici l’évolution du nombre de sièges d’exploitation agricole à Moulins :
Année 1988 2000 2010 2021
Siège d’exploitation 69 31 23 19
Ainsi, sur 32 ans, un à deux sièges d’exploitation agricole par an ont cessé leur activité. Toutefois, entre 2010 et 2020, 3 sièges seulement ont cessé leur activité.
La situation se stabilise depuis 2010 : L’évolution de l’activité économique agricole semble avoir trouvé son « point d’équilibre ».
La répartition des actifs agricoles montre une fragilité : un effectif en baisse (-26%) et un vieillissement à venir.
L’évolution du nombre de sièges d’exploitation suit la même tendance à la baisse. Toutefois, les surfaces moyennes exploitées augmentent nettement (51,4 ha/exploitation en 2010 contre 17 ha/exploitation en 1988). Le nombre d’UTA par exploitation reste stable, mettant en évidence l’évolution importante des pratiques.
Le dynamisme de l’activité agricole semble ralentir, toutefois, sur le terrain, les exploitations en activité montrent que les investissements se poursuivent (stabulations récentes, mise aux normes…)PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
90
➔ Le diagnostic agricole a été réalisé par la Chambre d’Agriculture d’Ille-et-Vilaine en 2021 et voici la synthèse de cette étude
Moulin totalise 19 sièges d’exploitations agricoles et 3 sites de production (bâtiments) rattachés à des
exploitations basées à Moulins ou en dehors du territoire communal.
Comme vous le savez, ce diagnostic est destiné à une prise en compte renforcée de l’activité agricole dans
l’aménagement du territoire communal.
Répartition des exploitants par tranche d'âge en pourcentage
Les 19 sièges d’exploitations
totalisent 28 chefs
d’exploitations et emploient des
salariés à hauteur de 8
équivalents temps plein.
L’âge moyen des chefs
d’exploitation est de 50.9 ans.
La question du renouvellement
de génération se pose.
Répartition des surfaces agricoles utiles mises en valeur par les exploitations
La superficie totale de Moulins est de 1 521 ha dont 1 167 ha ont fait ont l’objet d’une déclaration au titre de
la Politique agricole commune en 20178(cette superficie englobe les déclarations des exploitations ayant leur
siège sur la commune comme celles ayant leur siège sur d’autres communes)
La superficie totale mise en valeur par les 19
exploitations est de 1 231 ha dont 864 ha à
Moulins (soit 57 % de la surface totale de la
commune).
La SAU moyenne d’une exploitation est de
64.8 ha. Ce chiffre est à comparer à celui de la
taille moyenne des exploitations à l’échelle de
la Région (51 ha).
La répartition des surfaces (communes et hors commune) en fonction des tranches d’âge (pour les structures
sociétaires : âge du plus jeune)
Les 1231 ha exploités par les 19
exploitations ont été répartis en
fonction des tranches d’âge.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
91
Les principales productions des exploitations
A l’inverse de la majeure partie du
département, les exploitations agricoles
sont principalement spécialisées en
élevage.
Pour comparer : 40 % des exploitations
de la Communauté d’agglomération de
Vitré Communauté sont spécialisées en
lait.
Le rapport entre productions principales et superficie agricole communale
Les démarches qualité engagées :
14 des 19 exploitations agricoles
ayant répondu à l’enquête sont
engagées dans des démarches
qualité dont surtout la charte des
bonnes pratiques d’élevage. 3
exploitations ont une certification, 2
sont en label rouge, et 2 en
agriculture biologique.
Pour comparer, la communauté
d’agglomération « Vitré
communauté » compte 92
exploitations engagées en
Agriculture biologique (soit 9 % des
exploitations)6.
Le savez-vous ? La commune de Moulins est couverte par les signes de qualité suivants :
- La commune de Moulins est Bœuf du Maine (Indication Géographique Protégée)
- Cidre de Bretagne ou Cidre breton (Indication Géographique Protégée)
- Eau-de-vie de cidre de Bretagne (Appellation d’Origine Contrôlée)
- Pommeau de Bretagne (Appellation d’Origine Contrôlée)
- Farine de Blé Noir – Gwinizh du Breizh (Indication Géographique Protégée)
- Volailles de Bretagne (Indication Géographique Protégée)
- Volailles de Janzé (Indication Géographique Protégée)
- Whisky breton ou Whisky de Bretagne (Appellation d’Origine Contrôlée)
6 Sources pour 2000 : Agreste – DRAAF Bretagne – Recensements agricoles 2000 et 2010PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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92
La diversification agricole (une exploitation pouvant citer plusieurs postes de diversification)
Environ ¼ des exploitations se sont engagées
dans la diversification
Etat des bâtiments d’exploitation (sièges) et mises aux normes
Mises aux normes : les sites ou sièges
d’exploitations soumis au respect de normes
environnementales ont procédé à ces travaux
ou sont en cours.
Etat des bâtiments : Les exploitations ont
investi dans leurs bâtiments agricoles puisque
quasiment toutes déclarent avoir des
bâtiments fonctionnels. Plus particulièrement,
un total de 6 exploitations déclare des
bâtiments récents
Régime sanitaire des exploitations
Toutes les exploitations pratiquant une
activité d’élevage relèvent du régime
des Installations Classées pour la
Protection de l’Environnement, dont le
régime général prescrit une distance
d’éloignement de 100 mètres vis-à –vis
des tiers (sauf dérogations).PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
93
La contraintes rencontrées (une exploitation peut déclarer plusieurs contraintes)
En complément :
▪ Voisinage : 9 exploitations
déclarent ne pas avoir de voisins à
moins de 100 mètres de leur
exploitation.
▪ Morcellement : 12
exploitations estiment que leur
parcellaire est groupé et 4 autres
qu’il est morcelé
Projets et perspectives d’évolution à 5 ans vus par les exploitants
La majorité des exploitations déclare maintenir, développer ou transformer leurs activités (cité au total 12
fois et pouvant prendre plusieurs formes). L’installation est citée 6 fois.
En revanche, 1 exploitations déclare ne pas pouvoir se projeter sur les 5 prochaines années et 4 déclarent
même la cessation d’activité.
Evolution de l’agriculture sur le territoire communal
Attention : il s’agit d’une approche assez approximative dans la mesure où les méthodes et définitions
d’Agreste pour les recensements 2000 et 2010 ne sont pas les mêmes que ceux utilisés dans le cadre du
PLU.
Recensement
agricole 20007
Recensement
agricole 20108
Diagnostic agricole
PLU 2019
Nombre d’exploitations 31 23 19 Nombre d’Unités de travail annuel
(UTA : personne travaillant à temps
plein pendant 1 année)
44 37 36
Superficie agricole utile (SAU) totale
mise en valeur par les exploitations 1 138ha 1 183 ha 1 231 ha SAU/exploitation 36.7 ha 51.4 ha 64.7 ha
7 Sources pour 2000 : Agreste – DRAAF Bretagne – Recensements agricoles 2000 et 2010
8 Sources pour 2010 : Agreste – DRAAF Bretagne – Recensements agricoles 2000 et 2010PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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94
Pour conclure
Moulins bénéficie d’une activité agricole bien répartie sur l’intégralité de son territoire et qui, au travers du
nombre d’emplois qu’elle génère et de l’espace qu’elle occupe, est un des acteurs économiques, sinon
l’acteur économique principal de la commune.
Dans un environnement rural sans trop de contraintes foncières, ces exploitations agricoles expriment pour
une certaine part d’entre-elles des doutes quant à l’avenir.
➔ Une activité agricole fragile, à préserver dans le cadre de la mise en œuvre du futur PLU.
De plus, voici la situation géographique des sites et sièges d’exploitation agricole en activités en 2022 :
Et sur 22 sites et sièges d’exploitation agricole en activité à Moulins, 11 sont classés ICPE.
Les tiers et l’activité agricole :
Il est précisé au Code de l’Urbanisme qu’en zone agricole il est possible de « (Extrait de l’article L.151-11 du
CU) 2° Désigner, en dehors des secteurs mentionnés à l'article L. 151-13, les bâtiments qui peuvent faire
l'objet d'un changement de destination, dès lors que ce changement de destination ne compromet pas
l'activité agricole ou la qualité paysagère du site. »
et « (Extrait de l’article L.151-12 du CU) Dans les zones agricoles, naturelles ou forestières et en dehors des
secteurs mentionnés à l'article L. 151-13, les bâtiments d'habitation existants peuvent faire l'objet
d'extensions ou d'annexes, dès lors que ces extensions ou annexes ne compromettent pas l'activité agricole
ou la qualité paysagère du site. »PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
95
➔Le changement de destination est soumis à l’avis conforme
de la CDPENAF.
Un inventaire fin a été réalisé lors des investigation de terrain
par le bureau d’études. Cet inventaire a été croisé avec l’étude
agricole et validé par la commission urbanisme communale. 26
constructions ont été identifiées.
Voici les critères appréciés pour l’inventaire :
- La qualité patrimonial et identitaire de la construction,
- L’environnement bâti, agricole (réciprocité 100 mètres)
ou non,
- L’emprise au sol de la construction existante de 80 m²
minimum,
- La possibilité de découpage sans empiéter sur les
espaces cultivés, l’organisation des espaces bâtis,
l’accessibilité.
- la capacité des réseaux,
- l’aptitude des sols à l’assainissement autonome.
- La sécurité incendie
En effet, il ne s’agit de pas de permettre le développement des
logements en zone rurale, mais d’assurer la conservation du
patrimoine communal. Ainsi l’activité économique agricole doit
prévaloir dans ces choix. De plus, le régime sanitaire des
exploitations agricoles et les règles de « réciprocités » sont à
respecter (RSD et ICPE).
L’activité commerciale :
La commune est dotée d’un
restaurant/bar/tabac/relais-
colis et d’une épicerie
implantés en cœur de bourg
sur la route principale, mais
dont les bords sont peu
attrayants : la nécessité de
traverser la route pour
accéder au stationnement, le
pas de porte vacants (en
cours de rénovation en 2022)
de l’ancienne station essence
et les constructions semblant
être laissées à l’abandon.
Les équipements sont
implantés en dehors de
l’enveloppe urbaine
traditionnelle.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
96
La commune est aussi dotée : d’une école, une salle polyvalente (foyer Saint Martin), d’une salle communale, d’une médiathèque.
➔Une offre d’équipements de qualité et deux commerces assurant un service de proximité.
L’activité touristique
La commune est dotée de chemins de
randonnée balisés.
En matière d’hébergement, la commune n’en
compte pas. Plusieurs projets d’hébergement
atypique (tiny house, cabanes…) ont été portés
à la connaissance de la mairie au cours de
l’étude de la révision générale du PLU. Mais en
phase d’arrêt du projet de PLU, aucun projet
n’était suffisamment construit pour la
commune soit en mesure de les intégrer au
projet du PLU.
Moulins ne montre pas de souhait de
valorisation de son territoire, elle a pourtant
bien des atouts : Un cœur de bourg au fort
caractère identitaire, la vallée de la
Quincampoix et un patrimoine bâti agricole de
qualité.
Malgré tout, l’activité touristique reste
anecdotique à l’échelle de Moulins.
L’association Rue des Arts organise chaque
denier week-end de Juin le Festival
DésARTiculé : des compagnies sont accueillies
en résidence et œuvre à la mise en place d’un
projet culturel de territoire autour des arts de
la rue.
Enjeux attachés à l’activité économique :
Identifier les besoins d’extension d’activités installées en zones rurales, sans lien avec l’activité agricole (artisanales, projet touristique…).
Préserver les espaces dédiés à l’activité agricole.
Anticiper les éventuels besoins en matière d’activités commerciales et de services.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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97
Organisation spatiale du bourg de Moulins, un bourg « Archipel » :
La centralité du bourg de Moulins est bien marquée. Toutefois, le développement urbain historique, détaché
du cœur de bourg, l’implantation d’un siège d’exploitation agricole au sein du bourg et la situation des
équipements qui répond à cette même forme, permettent de qualifier l’agglomération de « bourg archipel ».
Cette réflexion ne tient pas compte des problématiques de rétention foncière connues localement.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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98
3-L’analyse des formes urbaines et de la consommation
d’espaces
3.1- Le développement urbain
Traditionnellement, les agglomérations anciennes se sont constituées
autour de l’église et au croisement d’axes de déplacement
structurants. Puis, un développement linéaire s’opérait le long des axes
structurants. Enfin, le développement urbain, en densification
s’installait en continuité du cœur de bourg.
Le schéma de principe ci-contre illustre le propos.
Mais à Moulins, le développement urbain a été tout autre : la vallée de
la Quincampoix et la présence de sièges d’exploitations agricole en
cœur de bourg a généré un développement éclaté de l’agglomération.
Voici les différentes typologies de formes urbaines de l’agglomération :PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
99
Comme précisé dans le tableau, les densités de construction sont variées pour ce qui est du tissu bâti ancien. En revanche, l’agglomération de Moulins montre une certaine homogénéité des surfaces des lots que ce soit en opération groupée ou en individuel pur.
Il est à noter que les constructions anciennes présentent une implantation pouvant permettre la mise en œuvre d’une densité importante. Des espaces interstitiels de surfaces importantes existent. Ces espaces et les grands jardins constituent d’ailleurs une ressource pour l’accueil de nouveaux habitants.
3.2- La consommation de l’espace
3.2.1- Le bilan de l’application du P.L.U.
Le plan local d’urbanisme de la commune de Moulins a été approuvé en 2008 et a fait l’objet d’une procédure de modification approuvée le 18/09/2017. Voici les objectifs figurant au Projet d’aménagement et de développement durables (PADD) :
« L’objectif de la commune de MOULINS est de permettre un développement harmonieux de la commune et de son bourg en particulier tout en veillant à préserver son identité rurale si particulière et son échelle de petite commune pour préserver son cadre de vie »
Voici un extrait du PADD traitant du développement spatial communal :PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
100
Les objectifs en matière de protection de l’environnement et de limitation du développement urbain ont été respectés.
La mise en œuvre du P.L.U. initial a globalement respecté les objectifs fixés au P.A.D.D. Toutefois, les surfaces ouvertes à l’urbanisation dans le cadre de l’application de ce P.L.U. n’ont pas été bâties. De plus, les secteurs concernés sont en continuité de l’agglomération, mais le projet défini en 2008 était très ambitieux, les surfaces concernées sont donc importantes.
Voici le plan de zonage de l’agglomération du PLU approuvé en 2008 et ayant fait l’objet d’une modification en septembre 2017 :
Le bourg
Le lieu-dit Le Ballon, en limite Nord-ouest
du territoire communalPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
101
Dans le cadre de la mise en œuvre du PLU,
depuis 2008, il a été mobilisé 9,8% des
surfaces constructibles à court terme.
La commune, à hauteur d’une densité de 15
log./ha sur 8,16 ha (zones 1AUE), aurait une
capacité de production de 122 logements.
➔Les espaces interstitiels mobilisables ont été identifiés en zone UC et UE. Des surfaces à intégrer à la réflexion.
Le code de l’urbanisme permettait la définition de « hameaux
constructibles ». Deux hameaux avaient ainsi été retenus au PLU.
Les secteurs NA, seront aussi supprimés, mais les habitations
existantes pourront réaliser des extensions de façon limitée.
Au PLU révisé, seuls des secteurs de taille et de capacité d’accueil
limité dit « STECAL » peuvent être délimités, de façon
exceptionnelle afin d’accueillir en zone N et A des constructions, des
aires d’accueil et des terrains familiaux destinés à l’accueil des gens
du voyage et des résidences démontables constituant l’habitat
permanent de leurs utilisateurs. Ces secteurs sont soumis à l’avis
simple de la CDPENAF.
➔La commune s’est positionnée lors de la définition de son PADD
sur l’opportunité de définir des STECAL.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
102
3.2.1- Le bilan de la consommation de l’espace sur 10 ans.
L’analyse de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers doit être effectuée soit :
▪ Au cours des dix années précédant l'approbation du plan
▪ Depuis la dernière révision du document d'urbanisme.
Le P.L.U. de Moulins ayant été approuvé en 2008 et l’étude de sa révision ayant lieu de 2020-2022, le choix s’est porté sur une analyse basée sur la dernière révision du P.L.U.
Consommation d'espace période 2008-2022 Surfaces (en m²) Logements Densité (log./ha)
Constructions de logements diffus 21640 16 7,4
Opération groupée de logements 8788 12 13,8
Activités 0
Equipements 19999
TOTAL 50427 28
La commune a aussi connu de nombreux changements de destination en espace rural, qui ont conduit à la
consommation d’espaces agricoles : mais il est difficile de quantifier cette forme de consommation d’espace.
Ainsi, on peut considérer qu’au total ce sont 5,04 hectares qui ont été consommés au cours de l’application
approuvé en 2008, tous types de destination confondus, hors bâtiments attachés à l’activité agricole.
➔La densité brute moyenne s’élève à 9,4 log./ha.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
103
Pour répondre aux objectifs de modération de la consommation de l’espace, le P.L.U. de Moulins devra
privilégier les opérations de densification et limiter sa consommation de l’espace.
En complément de l’analyse réalisée dans le cadre du diagnostic du PLU :
Voici les données précisée sur le site
https://artificialisation.developpement-
durable.gouv.fr/cartographie-artificialisation; où il est
identifié que 3,65 ha a été consommé sur la période de 2009
à 2021. Le projet d’aménagement du PLU de Moulins,
d’après cette donnée, répond aux objectifs de modération de
la consommation d’espace NAF.
Comme précisé au présent rapport, le développement
communal a été bloqué par la présence du siège
d’exploitation agricole installé au sein du bourg. Cette
situation a été intégrée au projet d’aménagement de
Moulins qui ne doit pas simplement relever d’un calcul
mathématique.
Concrètement, la commune ne consommera 1,37 ha (zone
1AU) et l’extension de la zone UA du lieu-dit Ballon, de 0,77
ha soit un total de 2,14ha au total.
Enfin, les données relatives au « mode d’occupation des
sols » ou MOS sont en cours de validation à l’échelle de Vitré
Communauté. Cette donnée n’est donc pas mentionnée dans la présente procédure de révision du PLU de Moulins. Toutefois, à l’occasion d’une prochaine procédure (modification ou révision allégée), le rapport de présentation pourra être complété de ces données.
3.3- Les capacités de densification du tissu bâti :
Un inventaire des capacités de densification a été réalisé à l’échelle de l’agglomération. Il a permis d’évaluer le potentiel foncier constructible théoriquement mobilisable dans l’enveloppe urbaine. Voici la carte issue de la requête spatiale, sans aucune analyse contextuelle.
Cette carte est réalisée sur la base de la requête suivante :
▪ identification de l’ensemble des surfaces foncières, bâties ou non,
▪ comprises dans le périmètre identifié en violet sur le plan suivant,
▪ couvrant une surface minimale de 500 m² d’un seul tenant, sans prise en compte des limites foncières.
Dans le cas de parcelles bâties, il a été déduit un périmètre de 10 mètres comptés depuis la limite des
bâtiments. Cette distance est considérée comme un espace minimal à conserver en jardin afin d’assurer le
maintien du confort des habitants.
Cette analyse ne tient pas compte des zones « à urbaniser » (1AU et 2AU) figurant au plan de zonage du P.L.U. approuvé en 2008, mais uniquement des surfaces mobilisables comprises dans l’enveloppe bâtie identifiée.
A la suite de cette première approche, des critères d’analyse sont proposés et des points attribués :
Critère 1 = Compris dans le périmètre de 300 mètres (cœur de bourg) (1) /en dehors des 300 mètres (0) Critère 2 = Division parcellaire aisée (1)/division difficile (0)PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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104
Critère 3 = Accessibilité aisée (1) / difficile voire impossible (0)
Critère 4 = terrain viabilisé (1) / terrain à viabiliser (0)
Critère 5 = Proximité d'un site d'exploitation agricole : moins de 100m (0)/plus de 100m (1) Critère 6 = risque ou patrimoine naturel à préserver (0)/non concerné (1)Critère 7 = Risque naturel (0)/non concerné (1)
➔Lorsque le total de l’addition des critères est supérieur à 4, les espaces sont considérés comme mobilisables à court terme.
Voici le tableau d’analyse rempli et amendé des informations locales transmises par la Mairie de Moulins, dans le but de justifier, en fonction des circonstances, les problèmes de rétension foncière réncontrés :
Id Surface (en m²) Usage actuel
Critères
Mobilisable
(en m²)
Justifications et
informations
communiquées par la
commune
1 2 3 4 5 6 T
1 775 Prés 0 1 1 0 1 1 4 0 Développement linéaire - non retenu
2 622 Jardin 0 1 1 0 1 1 4 0 Développement linéaire et en extension - non retenu
3 664 Cour 1 1 0 1 1 1 5 0 Reconquête de friches agricoles
4 580 Délaissé 1 1 0 1 1 1 5 0 Reconquête de friches agricoles
5 672 Jardin/ stockage 1 1 1 1 1 1 6 0 Usage activité économique
6 586 Lot 1 1 1 1 1 1 6 586 1 Lot
7 1707 Prairie 1 0 1 0 1 1 4 1707 2 à 3 logements possibles
8 636 2 Lots 1 1 1 1 1 0 5 636 2 lots
9 1836 Jardins 1 1 1 1 1 0 5 1836 2 à 3 logements possibles
10 742 Jardin 1 1 1 1 1 0 5 0 Valorisation du patrimoine cœur de bourg
11 838 Espace vert 1 1 1 1 1 1 6 0 Valorisation d'une
perspective paysagère sur
le cœur de bourg
12 920 Prairie 0 1 1 1 1 1 5 920 1 à 2 logements possibles
13 3552 Prairie 1 1 1 1 1 1 6 3552 5 logements
T 14130 9237
14 logements pourraient
être réalisés
Après ces deux étapes d’analyse, voici le potentiel de densification retenu :PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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105
Ainsi, à court terme, l’agglomération de Moulins aurait la capacité d’accueillir 14 logements au sein de l’enveloppe bâtie existante. Pour mémoire, il est envisagé la production d’environ 53 logements sur 10 ans.
Le projet de PLH affiche pour objectif de résorption des logements vacants et pousse les communes à privilégier les opération de renouvellement urbaine et de densification.
Ainsi, la commune de Moulins a déjà amorcé cette démarche dans le cadre de la mise en œuvre de son projet, mais sans risquer d’être bloquer dans son développement par manque de foncier mobilisable.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
106
4- Explication des choix retenus pour établir le projet d’aménagement et de
développement durables PADD :
L’article L.151-4 du Code de l’urbanisme, dont voici un extrait, précise : « Le rapport de présentation explique
les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de développement durables, les orientations
d'aménagement et de programmation et le règlement. »
Le projet d’aménagement et de développement durable de Moulins s’articule autour des thématiques
suivantes :
1 Poursuivre la dynamique démographique et organiser l’accueil des nouveaux habitants en respectant les formes urbaines traditionnelles
2 Assurer la préservation de l’identité paysagère, la qualité environnementale et le caractère de commune rurale de Moulins
3 Améliorer et sécuriser les conditions de déplacements et le cadre de vie des habitants
4 Retrouver une trame verte et bleue de qualité, protéger et valoriser les ressources
5 Assurer la vitalité économique de Moulins, le maintien des activités existantes et envisager l’accueil de nouvelles activités
6 Participer à la limitation des émissions de gaz à effet de serre et faciliter la mise en œuvre de projet de production d’énergie
Le projet d’aménagement et de développement durables de la commune est un document qui expose la politique communale en matière d’urbanisme et d’aménagement pour les années à venir.
L’élaboration de ce projet sur les grands objectifs communaux figurants à la délibération de prescription de la révision du PLU qui s’articule autour de trois grandes thématiques :
1 – ELABORER UNE STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT DURABLE :
✓ Protéger l’environnement et prendre en compte l’armature naturelle du territoire communal
✓ Respecter le paysage et renforcer la qualité du cadre de vie
✓ Apporter une réflexion sur la thématique des déplacements doux
✓ Apporter une réflexion sur les déplacements et la maitrise des flux de circulation
✓ Encadrer et maîtriser l’espace pour assurer le développement de la commune avec le souci d’une
gestion économe de l’espace
2 – AFFIRMER LA DYNAMIQUE COMMUNALE : Favoriser le développement économique en soutenant, de
façon équilibrée, l’ensemble des activités
3 – TRADUIRE LE PROJET COMMUNAL DE MOULINS PAR DES DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES ADAPTEES :
Encadrer et maîtriser l’espace pour assurer le développement de la commune avec le souci d’une gestion
économe de l’espace.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
107
Le PADD a été défini dans le but d’assurer la compatibilité du projet avec les objectifs généraux affichés à
l’article L.101-2 du code de l’urbanisme :
ORIENTATION 1 : POURSUIVRE LA DYNAMIQUE DEMOGRAPHIQUE ET ORGANISER L’ACCUEIL DES NOUVEAUX HABITANTS EN RESPECTANT LES FORMES URBAINES TRADITIONNELLES
Justification du projet
Objectifs du développement
durable, selon l’article L.101-2 du
CU
◼ Définir un objectif de croissance compatible avec les documents
supra-communaux en vigueur
Dépasser les 850 habitants à l’horizon 2032 et envisager une croissance
moyenne de la population de +1,35%/an, correspondant à l’accueil de 4
à 5 ménages par an.
◼ Accueillir prioritairement les nouveaux habitants à proximité des
équipements et services
Autoriser la production de quelques logements en espace rural par
changement de destination de constructions existantes ainsi qu’en
admettant quelques logements neufs en densification de hameaux.
Veiller au maintien d’un taux de logements vacants suffisants (5%
minimum) pour éviter que le marché de l’immobilier ne fonctionne à
flux tendu.
Proposer la production de logements locatifs , aidés ou non, pour
augmenter l’offre communale en baisse depuis 2007.
◼ Limiter la consommation de l’espace à vocation d’accueil de
logements à 2,5 hectares maximum en continuité des zones bâties
existantes, et en complément des espaces à densifier
Parallèlement, poursuivre la forme du développement urbain historique
de Moulins. Anticiper sur l’avenir en mobilisant les outils qui
permettront la mise en œuvre d’un développement urbain harmonieux
et la lutte contre le phénomène de rétention foncière9.
Tenir compte de l’activité agricole actuellement présente en cœur de
bourg et mobiliser les outils de maîtrise du foncier qui permettront à
terme de constituer un bourg groupé.
1° L'équilibre entre :
a) Les populations résidant dans
les zones urbaines et rurales ;
b) Le renouvellement urbain, le
développement urbain maîtrisé,
la restructuration des espaces
urbanisés, la revitalisation des
centres urbains et ruraux, la lutte
contre l'étalement urbain ;
3° La diversité des fonctions
urbaines et rurales et la mixité
sociale dans l'habitat, en
prévoyant des capacités de
construction et de réhabilitation
suffisantes pour la satisfaction,
sans discrimination, des besoins
présents et futurs de l'ensemble
des modes d'habitat, d'activités
économiques, touristiques,
sportives, culturelles et d'intérêt
général ainsi que d'équipements
publics et d'équipement
commercial, en tenant compte en
particulier des objectifs de
répartition géographiquement
équilibrée entre emploi, habitat,
commerces et services,
d'amélioration des performances
énergétiques, de développement
des communications
électroniques, de diminution des
obligations de déplacements
motorisés et de développement
des transports alternatifs à
l'usage individuel de l'automobile
9 La rétention foncière = la conservation par les propriétaires de terrains potentiellement urbanisables alors qu'ils pourraient être mis
en vente sur le marché foncier du territoire.– Sources CEREMA Nord-Picardie.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
108
ORIENTATION 2 : ASSURER LA PRESERVATION DE L’IDENTITE PAYSAGERE, LA QUALITE ENVIRONNEMENTALE ET LE CARACTERE DE COMMUNE RURALE DE MOULINS
◼ Veiller à éviter la banalisation du paysage de Moulins, à l’image des
franches urbaines de qualité comprise en périmètre des Monuments
Historiques
En s’appuyant sur les formes urbaines traditionnelles du bourg et des
hameaux pour définir les schémas d’aménagement.
En proposant des prescriptions visant à :
▪ Respecter les volumes traditionnels des constructions locales,
les implantations (organisation et insertion à la topographie du
lieu, utilisation des teintes observées localement,
▪ Accepter les constructions découlant d’une démarche de
création architecturale uniquement si elle s’inscrit dans les
volumétries prédéfinies,
▪ Valoriser les projets ayant pour objectif la limitation de la
consommation d’énergie.
◼ Préserver le patrimoine bâti du territoire communal
▪ Par une identification au titre de la loi paysage visant à assurer
le maintien de sa qualité : les façades des éléments identitaire
et historique en espace rural (manoirs, calvaires, puits…). Des
prescriptions règlementaires propres à ses éléments seront
définies.
◼ Identifier le patrimoine bâti susceptible de changer de destination
afin d’assurer sa préservation et sa valorisation en veillant à ce que cette
évolution ne porte atteinte à l’activité économique agricole (les
changements de destination sont soumis à l’avis conforme de la
CDPENAF en zone agricole et CDNPS en zone naturelle).
◼ Poursuivre les efforts communaux en matière de découverte du
patrimoine communal, par le développement du réseau des chemins.
1° L'équilibre entre :
c) Une utilisation économe des
espaces naturels, la préservation
des espaces affectés aux activités
agricoles et forestières et la
protection des sites, des milieux
et paysages naturels ;
d) La sauvegarde des ensembles
urbains et la protection, la
conservation et la restauration du
patrimoine culturel ;
2° La qualité urbaine,
architecturale et paysagère,
notamment des entrées de ville ;
ORIENTATION 3 : AMELIORER ET SECURISER LES CONDITIONS DE DEPLACEMENTS ET LE CADRE DE VIE DES HABITANTS
◼ Poursuivre la sécurisation des usagers fragiles et les liaisons « inter-
quartiers », pour limiter le recours aux modes de déplacement motorisé
Accueillir les nouveaux habitants prioritairement au sein de
l’agglomération, à proximité des équipements, services et commerces
de proximité, afin de favoriser le recours aux modes de déplacements
doux pour les trajets quotidiens.
Poursuivre les actions en faveur du développement des liaisons
piétonnes inter quartiers :
▪ Du lieu-dit Pigeon-Blanc et l’arrière de l’église, en empruntant
la vallée de la Quincampoix, une nouvelle découverte de l’Eglise
et ses abords,
1° L'équilibre entre :
b) Le renouvellement urbain, le
développement urbain et rural
maîtrisé, la restructuration des
espaces urbanisés, la
revitalisation des centres urbains
et ruraux, la lutte contre
l'étalement urbain ;
e) Les besoins en matière de
mobilité ;PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
109
▪ De l’école au lieu-dit de la Biardière et poursuivre le
développement des liaisons Nord-Sud, du pôle d’équipements
(école/équipements sportifs) à la mairie (arrêt des cars et
transports en communs)
◼ Faciliter la mutualisation et le partage des mobilités
Bien informer les usagers sur la situation des aires de co-voiturage,
communale et intercommunale. Privilégier la situation des aires de co-
voiturage/auto-partage à proximité des services et commerces locaux.
Pour les déplacements multimodaux deux-roues/bus, améliorer la
lisibilité de la signalétique du stationnement des deux roues. Proposer
un lieu sécurisé dédié au stationnement des deux roues.
◼ Sécuriser la traversée du bourg pour redonner de l’espace aux
habitants de Moulins
Anticiper sur les besoins fonciers attachés à l’aménagement de la
traversée du bourg par la RD463.
◼ Anticiper les besoins en matière d’équipements, sans consommation
de nouvelles surfaces
Développer l’offre d’équipements communaux en densification du tissu
bâti et/ou par réhabilitation ou démolition/reconstructions sur des
secteurs déjà artificialisés.
◼ Améliorer le cadre de vie des habitants par la valorisation des atouts
de l’agglomération
Recréer du lien avec la Vallée de la Quincampoix qui traverse le bourg,
mais n’est pas accessible aux habitants.
Proposer un espace de « pause », sur la centralité commerciale de
Moulins : une place où les circulations apaisées, accompagnée d’une
valorisation des vues sur la vallée et le patrimoine bâti de Moulins.
Proposer une valorisation des façades et une désimpérabilisation des
espaces publics, notamment place de l’Eglise, par le verdissement des
pieds de murs.
2° La qualité urbaine,
architecturale et paysagère,
notamment des entrées de ville ;
4° La sécurité et la salubrité
publiques ;
ORIENTATION 4 : RETROUVER UNE TRAME VERTE ET BLEUE DE QUALITE ET DES CONTINUITES ECOLOGIQUES EN LIEN AVEC LES TERRITOIRES VOISINS
◼ Assurer la préservation de la « trame verte » existante et œuvrer à
l’augmentation de sa densité
Identifier les haies existantes à ce jour :
- au titre des continuités écologiques. En cas de nécessité de
destruction, il sera demandé la mise en œuvre des mesures
compensatoires de replantation à hauteur de deux mètres pour
un mètre supprimé assortie d’un objectif de regarnir les haies
maintenues sur l’unité foncière concernée. Prioriser dans la
1° L'équilibre entre :
c) Une utilisation économe des
espaces naturels, la préservation
des espaces affectés aux activités
agricoles et forestières et la
protection des sites, des milieux
et paysages naturels ;PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
110
mesure du possible la replantation des haies en bordure de
chemin.
- au titre des espaces boisés classés sur les secteurs sensibles
(abords de vallée, abords des monuments historiques) classer
les haies.
A minima, reporter les espaces boisés classés du PLU initial au projet.
Protéger des arbres isolés remarquables qui constituent des points
d’appel dans le paysage et des réservoirs écologiques auxiliaires.
◼ Identifier la « trame bleue » et les secteurs de risques dont l’élément
majeur est la Quincampoix
Identifier et protéger les espaces naturels sensibles par un classement
approprié, ainsi que les éléments complémentaires comme les fossés,
zones humides, plans d’eau… Préserver le champs d’expansion des eaux
de la vallée de la Quincampoix de tout projet de construction.
◼ Préserver la biodiversité, en espace rural comme au sein de
l’agglomération
Ne pas faire obstacle aux démarches individuelles : installation de
ruches, poulaillers, … Informer les habitants de Moulins sur leur rôle,
quel que soit la taille des jardins : le respect du rythme de la nature,
limiter l’usage des produits phytosanitaires, la consommation d’eau
pour les jardins, installer un composteur (limitation des déchets et
production d’un produit utile pour le jardin, oser laisser un coin de jardin
en friche et inviter la petite faune (oiseaux, rongeurs…).
◼ Œuvrer à l’amélioration de la qualité de l’eau et à la préservation de
cette ressource
Gérer la pluie là où elle tombe : Maîtriser localement le ruissellement,
plutôt que de reporter le problème à l’aval, par une gestion « in situ »
des eaux pluviales, également dite « gestion à la source ». En pratique,
elle peut être mise en œuvre à la parcelle par les particuliers, ou
mutualisée sur l’espace public.
Parallèlement, réaliser des économies foncières et financières par
rapport aux solutions de l’assainissement traditionnel (canalisations,
bassin d’orage…)
Admettre l’utilisation de cette ressource.
◼ Préserver les fossés toujours en eau et les cours d’eau en secteur rural
et urbain
Compter un espace naturel inconstructible de 6,00 m minimum en
agglomération et en espace rural, de part et d’autre des berges des
cours d’eau et des points d’eau (bande enherbée).
En zone agglomérée, la vallée de la Quincampoix pourrait être dotée
d’équipements légers de loisirs et de sensibilisation des habitants à la
2° La qualité urbaine,
architecturale et paysagère,
notamment des entrées de ville ;
5° La prévention des risques
naturels prévisibles, des risques
miniers, des risques
technologiques, des pollutions et
des nuisances de toute nature ;
6° La protection des milieux
naturels et des paysages, la
préservation de la qualité de l'air,
de l'eau, du sol et du sous-sol, des
ressources naturelles, de la
biodiversité, des écosystèmes,
des espaces verts ainsi que la
création, la préservation et la
remise en bon état des
continuités écologiques ;
6° bis La lutte contre
l'artificialisation des sols, avec un
objectif d'absence
d'artificialisation nette à terme ;
7° La lutte contre le changement
climatique et l'adaptation à ce
changement, la réduction des
émissions de gaz à effet de serre,
l'économie des ressources
fossiles, la maîtrise de l'énergie et
la production énergétique à partir
de sources renouvelables ;PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
111
préservation de la qualité et de la ressource en eau et à l’acceptation
des risques d’inondation.
◼ Limiter les surfaces imperméabilisées
Définir un coefficient d’imperméabilisation à l’échelle de chaque secteur
d’accueil de nouveaux logements.
Privilégier le recours à des revêtements de sol perméables : sur les
espaces privés et publics. Encadrer ce qui relève des surfaces
perméables/imperméables.
ORIENTATION 5 : ASSURER LA VITALITE ECONOMIQUE DE MOULINS, LE MAINTIEN DES ACTIVITES EXISTANTES ET ENVISAGER L’ACCUEIL DE NOUVELLES ACTIVITES
◼ Participer au développement et aux mutations de l’activité
économique agricole
Préserver l’espace agricole en maîtrisant l’étalement urbain et en
protégeant à long terme les terres agricoles par un affichage clair des
limites des espaces constructibles. Parallèlement, informer les
exploitants sur la nécessité d’entretenir ou de déconstruire les
bâtiments sans usage, à la fois pour limiter les risques de pollution de
toute nature et préserver les terres exploitables.
Favoriser les projets en lien avec la logique des circuits-courts (vente
directe).
Permettre les projets de valorisation du patrimoine bâti agricole
(hébergement) et de l’activité économique agricole proprement dite
(ferme pédagogique…).
◼ Permettre le développement des activités économiques autres
qu’agricole et envisager l’installation de nouvelles activités
Tourisme : Accueillir une offre locale d’hébergement en zone rurale ;
Artisanat/industrie : Délimiter des secteurs de taille et de capacité
d’accueil adaptées aux projets en cours (installation et développement
des activités existantes).
Informer les porteurs de projet sur les réhabilitations possibles de
constructions existantes et sur le foncier disponible au sein de la zone
d’activités communale.
Adapter ses limites aux limites foncières et en adéquation avec
l’occupation des sols des communes voisines.
Autrement informer les porteurs de projets sur l’offre proposée à
l’échelle de Vitré Communauté.
Admettre la mixité d’usage des sols Habitations – Activités dans la
mesure où ces activités sont compatibles avec la proximité d’habitation,
au sein de l’agglomération.
1° L'équilibre entre :
c) Une utilisation économe des
espaces naturels, la préservation
des espaces affectés aux activités
agricoles et forestières et la
protection des sites, des milieux
et paysages naturels ;
2° La qualité urbaine,
architecturale et paysagère,
notamment des entrées de ville ;
3° La diversité des fonctions
urbaines et rurales et la mixité
sociale dans l'habitat, en
prévoyant des capacités de
construction et de réhabilitation
suffisantes pour la satisfaction,
sans discrimination, des besoins
présents et futurs de l'ensemble
des modes d'habitat, d'activités
économiques, touristiques,
sportives, culturelles et d'intérêt
général ainsi que d'équipements
publics et d'équipement
commercial, en tenant compte en
particulier des objectifs de
répartition géographiquement
équilibrée entre emploi, habitat,
commerces et services,
d'amélioration des performances
énergétiques, de développement
des communications
électroniques, de diminution des
obligations de déplacements
motorisés et de développement
des transports alternatifs à
l'usage individuel de l'automobilePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
112
◼ Enrichir l’offre de commerces de proximité, importante pour la vie
locale
Permettre le développement de l’activité commerciale et de service à la
personne en autorisant une mixité de l’usage des sols en zone urbaine
et à urbaniser. Améliorer et sécuriser les abords du pôle commercial sur
la RD463 et valoriser cet espace central en lien avec la vallée de la
Quincampoix. Réinvestir les deux constructions vacantes du « pôle
commercial ».
ORIENTATION 6 : PARTICIPER A LA LIMITATION DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE ET FACILITER LA MISE EN ŒUVRE DE PROJET DE PRODUCTION D’ENERGIE
◼ A l’échelle des logements, définir des prescriptions visant la limitation
de la consommation d’énergie et l’intégration des équipements de
production d’énergie
Permettre un équipement des habitations dans le respect des
proportions de la construction (implantation des panneaux
photovoltaïques, des panneaux solaires, des boitiers d’aérothermie…).
Permettre la mise en œuvre de production alternative d’énergies en
permettant l’émergence de projets : photovoltaïque (sur bâtiments et
non sous forme de champs), bois énergie, géothermie…
Définir des schémas d’aménagement qui répondent aux principes
d’implantations traditionnelles des constructions : orientation plein sud,
limitation des effets liés aux vents dominant et qui participent à la
limitation de la consommation d’énergie.
◼ En espace rural, valoriser les espaces et surfaces mobilisables pour la
production d’énergie renouvelable, sous réserve d’une bonne insertion
paysagère
Permettre les installations de production d'énergie en prolongement de
l’activité agricole : installation de panneaux photovoltaïques sur toitures
des bâtiments et de trackers au sein de sièges ou de sites d’exploitation
agricole, méthanisation,…
Plus globalement, permettre la mise en œuvre des objectifs du PCAET
défini à l’échelle de Vitré Communauté.
◼ Favoriser l’accès aux nouvelles technologies et développer la desserte
numérique de la commune, un facteur important pour le
développement économique local
L’objectif est de faciliter le fonctionnement des activités économiques
existantes et d’intégrer les évolutions des pratiques des entreprises
(télétravail), des entrepreneurs et des agriculteurs.
7° La lutte contre le changement
climatique et l'adaptation à ce
changement, la réduction des
émissions de gaz à effet de serre,
l'économie des ressources
fossiles, la maîtrise de l'énergie et
la production énergétique à partir
de sources renouvelables ;
5- Explication et justification des choix retenus
Le code de l’urbanisme précise, à l’article R.151-2 du code de l’urbanisme que :PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
113
« Le rapport de présentation comporte les justifications de :
1° La cohérence des orientations d'aménagement et de programmation avec les orientations et objectifs du projet d'aménagement et de développement durables ;
2° La nécessité des dispositions édictées par le règlement pour la mise en œuvre du projet d'aménagement et de développement durables et des différences qu'elles comportent, notamment selon qu'elles s'appliquent à des constructions existantes ou nouvelles ou selon la dimension des constructions ou selon les destinations et les sous-destinations de constructions dans une même zone ;
3° La complémentarité de ces dispositions avec les orientations d'aménagement et de programmation mentionnées à l'article L. 151-6 ;
4° La délimitation des zones prévues par l'article L. 151-9 ;
5° L'institution des zones urbaines prévues par l'article R. 151-19, des zones urbaines ou zones à urbaniser prévues par le deuxième alinéa de l'article R. 151-20 lorsque leurs conditions d'aménagement ne font pas l'objet de dispositions réglementaires ainsi que celle des servitudes prévues par le 5° de l'article L. 151-41 ; 6° Toute autre disposition du plan local d'urbanisme pour laquelle une obligation de justification particulière est prévue par le présent titre.
Ces justifications sont regroupées dans le rapport. »
5.1- La cohérence des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) avec les
objectifs du projet d’aménagement et de développement durables (PADD) :
Pour mémoire, voici la situation des secteurs et des thématiques ayant fait l’objet d’une orientation
d’aménagement et de programmation :
Voici la traduction des objectifs du PADD de Moulins qui s’articule autour de six grandes thématiques dans la
définition des OAP :
Objectifs du PADD Traduction aux OAP
1- Poursuivre la dynamique démographique et
organiser l’accueil des nouveaux habitants en
respectant les formes urbaines traditionnelles
▪ Définir un objectif de croissance compatible avec
les documents supra-communaux en vigueur.
Il est défini, par secteur, un objectif minimal de
logements à produire, que ce soit en densification ou
en zone à urbaniser aménagements nouveaux.
Ainsi en moyenne, la densité s’élève à 17,19
log./ha.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
114
▪ Accueillir prioritairement les nouveaux habitants
à proximité des équipements et services
▪ Diversifier l’offre de logements et d’espaces
constructibles pour répondre aux attentes et
besoins de tous
▪ Limiter la consommation de l’espace à vocation
d’accueil de logements à 2,5 hectares maximum en
continuité des zones bâties existantes
La densification permet d’optimiser l’utilisation des
réseaux, de réduire le coût des constructions et des
équipements publics, de réduire la consommation
énergétique, de favoriser les modes de déplacement
doux, de redynamiser les centres-bourgs, etc.
Les constructions ne doivent pas être implantées en
milieu de parcelle pour permettre et faciliter une
évolution de la construction dans le temps
(extension), pour limiter les surfaces de contact
directe avec l’extérieur et préserver l’intimité des
espaces extérieurs (perceptions depuis la voie
publique).
L’organisation de la parcelle et de ses différents
usages seront réfléchis : loisirs, détente, potager,
remises,… afin d’anticiper les déplacements sur le
lot.
Les OAP définies sur les secteurs à vocation
principalement d’accueil de nouveaux habitants
sont situées :
- En continuité de l’agglomération de Moulins
- En densification du tissu bâti existant : une
OAP thématique détaille les étapes
successives possibles de la densification du
cœur d’îlot
2 - Assurer la préservation de l’identité paysagère,
la qualité environnementale et le caractère de
commune rurale de Moulins
▪ Veiller à éviter la banalisation du paysage de
Moulins, à l’image des franches urbaines de qualité
comprise en périmètre des Monuments Historiques
▪ Préserver le patrimoine bâti du territoire
communal
▪ Identifier le patrimoine bâti susceptible de
changer de destination
▪ Poursuivre les efforts communaux en matière de
découverte du patrimoine communal, par le
développement du réseau des chemins
Toutes les zones ouvertes à l’urbanisation ont fait
l’objet d’une OAP où sont définies des prescriptions
relatives à la prise en compte du paysage dans
l’insertion paysagère.
Des percées paysagères sont préservées pour
assurer le maintien du dialogue entre
l’agglomération et l’espace rural.
Les formes urbaines traditionnelles du cœur de
bourg doivent être prises en compte avec leur
volume et leur démarche de création architecturale.
L’environnement bâti doit être pris en compte lors
de l’implantation de nouvelles constructions. Une
identification au titre de la loi Paysage doit assurer
le maintien de la qualité du patrimoine bâti
communal.
3 - Améliorer et sécuriser les conditions de
déplacements et le cadre de vie des habitants
▪ Poursuivre la sécurisation des usagers fragiles et
les liaisons « inter-quartiers », pour limiter le
recours aux modes de déplacement motorisé
▪ Faciliter la mutualisation et le partage des
mobilités
Tous les schémas des OAP traitent des liaisons
piétonnes dans le but d’assurer le développement
du réseau de liaison piétonne à l’échelle de
l’agglomération.
De plus, un tracé des voies de desserte figure à titre
indicatif afin d’assurer l’optimisation de la desserte
des zones et la limitation des surfaces
imperméabilisées. La réflexion a aussi été menée surPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
115
▪ Sécuriser la traversée du bourg pour redonner de
l’espace aux habitants de Moulins
▪ Anticiper les besoins en matière d’équipements,
sans consommation de nouvelles surfaces
▪ Améliorer le cadre de vie des habitants par la
valorisation des atouts de l’agglomération
le profil des voiries, la hiérarchisation des voies,
adaptées en fonction de l’usage envisagé (voie
d’accès majeure, voire secondaire mixte voire à sens
unique pour en limiter l’emprise).
L’accès à l’habitation nécessite un accès piétonnier
et un à deux accès véhicules. Regrouper son accès
avec celui du voisin évite le morcellement des
espaces verts privatifs et la multiplication des
contacts entre ces espaces verts et les aires de
stationnements.
4- Retrouver une trame verte et bleue de qualité,
protéger et valoriser les ressources
▪ Assurer la préservation de la « trame verte »
existante et œuvrer à l’augmentation de sa densité
▪ Identifier la « trame bleue » et les secteurs de
risques dont l’élément majeur est la Quincampoix
▪ Préserver la biodiversité, en espace rural comme
au sein de l’agglomération
▪ Œuvrer à l’amélioration de la qualité de l’eau et à
la préservation de cette ressource
▪ Préserver les fossés toujours en eau et les cours
d’eau en secteur rural et urbain
▪ Limiter les surfaces imperméabilisées
Les projets d’aménagement devront être neutres au
regard du ruissellement pluvial par rapport à la
situation avant aménagement. Aussi une
compensation de l’imperméabilisation liée à
l’urbanisation nouvelle sera mise en œuvre.
La gestion des eaux pluviales sera à l’échelle du site
par la mise en place d’aménagements spécifiques
(bassin, noue, citerne de stockage, puisard…).
A l’échelle des lots, 60% des espaces non bâtis seront
conservés en surface perméable.
La création de voies de circulation et
d’aménagements urbains limitant
l’imperméabilisation des surfaces est un enjeu
majeur.
Au niveau des clôtures, les murs et grillages existants
pourront être accompagnés de plantes grimpantes
et percés d’un ou plusieurs trous afin d’en améliorer
la perméabilité.
Lors d’opérations d’aménagement, les plantations
identifiées au plan seront réalisées afin de participer
à l’intégration paysagère de l’opération future dans
le grand paysage et au renforcement de la trame
verte. En cas de plantations déjà existantes, elles
seront conservées ou remplacées en cas de
nécessité de suppression.
5- Assurer la vitalité économique de Moulins, le
maintien des activités existantes et envisager
l’accueil de nouvelles activités
▪ Participer au développement et aux mutations de
l’activité économique agricole
▪ Permettre le développement des activités
économiques autres qu’agricole et envisager
l’installation de nouvelles activités
▪ Enrichir l’offre de commerces de proximité,
importante pour la vie locale
En zone agricole A et naturelle N, sont autorisées
sous conditions, les constructions et installations
nécessaires aux exploitations agricoles ainsi qu’aux
services publics ou d’intérêt collectif.
Le changement de destination des bâtiments
agricoles existants à la date d’approbation du PLU
est autorisé sous conditions cumulatives.
En zone A, sont autorisés les changements de
destinations vers le logement et l’hébergement. Ils
sont soumis à conditions et à l’avis conforme de la
CDPENAF.
6- Participer à la limitation des émissions de gaz à
effet de serre et faciliter la mise en œuvre de projet
de production d’énergie
Pour les secteurs ouverts à l’urbanisation et en
particulier au niveau de l’agglomération, des liaisons
piétonnes, en lien avec le réseau existant, ont été
dessinées au schéma. Le but est de favoriser lePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
116
▪ A l’échelle des logements, définir des
prescriptions visant la limitation de la
consommation d’énergie et l’intégration des
équipement de production d’énergie
▪ En espace rural, valoriser les espaces et surfaces
mobilisables pour la production d’énergie
renouvelable, sous réserve d’une bonne insertion
paysagère
▪ Favoriser l’accès aux nouvelles technologies et
développer la desserte numérique de la commune,
un facteur important pour le développement local
recours aux modes de déplacements doux pour les
trajets locaux école, et commerces de proximité
comme la boulangerie.
Dans les zones d’accueil de logements, les
constructions s’implanteront de manière à
bénéficier d’un ensoleillement maximal et à
optimiser les dispositifs de captation solaire, relatif
aux masques solaires et dans le respect des principes
d’orientation des sens de faîtages du volume
principal de la construction à édifier.
L’implantation des constructions doit favoriser
l’emploi des énergies renouvelables (solaire
notamment), la mise en œuvre d’un habitat passif,
ainsi qu’un éclairage naturel optimal. Pour cela une
orientation Nord Sud la plus passivement profitable
sera privilégiée.
Pour limiter les rejets des eaux pluviales issues des
surfaces imperméabilisées, la gestion des eaux
pluviales peut s’effectuer par stockage dans une
cuve enterrée ou non, par infiltration ou stockage
aérien.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
117
5.2- La nécessité des dispositions édictées par le règlement pour la mise en œuvre du projet
d'aménagement et de développement durables
Pour respecter l’objectif affiché par l’état de la simplification et de la modernisation des plans locaux d’urbanisme, il a été défini un règlement simple amendé de schémas explicatifs afin d’en faciliter la compréhension par tous et de limiter les interprétations possibles.
La commune traduit son projet d’aménagement et de développement durables au règlement en définissant plusieurs types de zones : les zones U (urbaines), les zones AU (à urbaniser), les zones UA (urbaines à vocation économiques), les zones UL (d’équipements), les zones A (agricoles), les zones Ah (secteurs agricoles constructibles de hameaux) et les zones N (naturelles).
Les règles définies en zone urbaine sont identiques pour les zones à urbaniser (AU) correspondantes. D’ailleurs, le règlement littéral présente des entêtes mixtes U et 1AU (zones destinées à recevoir une urbanisation future à usage d’habitat), ainsi que N et les secteurs naturels d’activités Na par exemple.
Voici la traduction des objectifs du PADD à la pièce constitutive du PLU intitulée « règlement littéral » :
Objectifs du PADD Justifications de la nécessité de la règle au regard des objectifs poursuivis
1- Poursuivre la dynamique
démographique et organiser l’accueil
des nouveaux habitants en respectant
les formes urbaines traditionnelles
▪ Définir un objectif de croissance
compatible avec les documents supra-
communaux en vigueur.
▪ Accueillir prioritairement les nouveaux
habitants à proximité des équipements
et services
▪ Diversifier l’offre de logements et
d’espaces constructibles pour répondre
aux attentes et besoins de tous
▪ Limiter la consommation de l’espace à
vocation d’accueil de logements à 2,5
hectares maximum en continuité des
zones bâties existantes
Sont définies des zones urbaines avec une mixité d’usages des
sols, dites « U », et des zones à urbaniser dites « AU » ainsi que
des zones urbaines à vocation mixte d’habitat, de services et
d’activités, dites « UA ». Les zones 1AU sont aussi des zones
destinées notamment à recevoir de l’habitat dans le cadre
d’une future urbanisation.
2 - Assurer la préservation de l’identité
paysagère, la qualité environnementale
et le caractère de commune rurale de
Moulins
▪ Veiller à éviter la banalisation du
paysage de Moulins, à l’image des
franches urbaines de qualité comprise
en périmètre des Monuments
Historiques
▪ Préserver le patrimoine bâti du
territoire communal
Dans toutes les zones, tout projet de construction présentera
un volume, une implantation et un aspect satisfaisants
permettant une bonne intégration dans l’environnement tout
en prenant compte du site général dans lequel il s’insère et
notamment la végétation existante et les constructions
voisines.
En zone A, sont admis sous conditions, les changements de
destinations et de sous-destinations vers les exploitations
agricoles, le logement, l’artisanat et commerce de détail,
l’hébergement hôtelier et touristique, les équipements
d’intérêt collectif et service publics et les autres activités de
secteur secondaire ou tertiaire.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
118
▪ Identifier le patrimoine bâti
susceptible de changer de destination
▪ Poursuivre les efforts communaux en
matière de découverte du patrimoine
communal, par le développement du
réseau des chemins
En zone N et Na, sont admis sous conditions, les changements
de destinations et de sous-destinations, à destination
d’habitation et d’équipements d’intérêt collectif et service
publics.
3 - Améliorer et sécuriser les conditions
de déplacements et le cadre de vie des
habitants
▪ Poursuivre la sécurisation des usagers
fragiles et les liaisons « inter-quartiers »,
pour limiter le recours aux modes de
déplacement motorisé
▪ Faciliter la mutualisation et le partage
des mobilités
▪ Sécuriser la traversée du bourg pour
redonner de l’espace aux habitants de
Moulins
▪ Anticiper les besoins en matière
d’équipements, sans consommation de
nouvelles surfaces
▪ Améliorer le cadre de vie des
habitants par la valorisation des atouts
de l’agglomération
Dans les zones U, 1AU, UA et UL : les sentiers piétonniers seront
assurés en liaison avec les sentiers piétonniers existants dans
les opérations d’aménagement.
Le secteur urbain U et à urbaniser 1AU et 2AU :
Pour assurer la préservation du caractère identitaire du cœur
de bourg, il a été défini une prescription relative au maintien de
la continuité du front bâti. En dehors de cette distinction, la
règle est la même sur l’ensemble des zones urbaines et à
urbaniser.
Au sein de l’agglomération, l’implantation des constructions et
l’usage des sols sont hétérogènes, il parait donc judicieux de
privilégier la poursuite de cet usage mixte de l’espace
constructible et de faciliter la densification de ces espaces.
La zone 2AU n’a pas vocation à être mobilisée pour la
production de logements au cours de l’application du PLU ici
défini. Elle vise un projet d’aménagement sur le long terme pour
raccrocher les deux lotissements au cœur de bourg historique,
tout en conservant le site d’exploitation du bourg. L’objectif est
de redonner de la cohérence à l’enveloppe urbaine, qui s’est
développée sous la forme d’un archipel, et de favoriser le
développement des liaisons douces sécurisées entre les
quartiers d’habitation et les équipements.
4- Retrouver une trame verte et bleue de
qualité, protéger et valoriser les
ressources
▪ Assurer la préservation de la « trame
verte » existante et œuvrer à
l’augmentation de sa densité
▪ Identifier la « trame bleue » et les
secteurs de risques dont l’élément
majeur est la Quincampoix
▪ Préserver la biodiversité, en espace
rural comme au sein de l’agglomération
▪ Œuvrer à l’amélioration de la qualité
de l’eau et à la préservation de cette
ressource
▪ Préserver les fossés toujours en eau et
les cours d’eau en secteur rural et urbain
Dans toutes les zones, des prescriptions relatives :
- Au patrimoine naturel identifié à préserver sont
définies. Il est fait référence aux éléments identifiés au
plan de zonage et des mesures compensatoires en cas
de suppression d’éléments identifiées sont précisées.
- A une gestion alternative des eaux pluviales, ayant pour
objectif la gestion des eaux pluviales à l’échelle des
parcelles.
- A la diversité des plantations réalisées en limites
séparatives, où les haies de laurier palme et de
conifères sont interdites.
- Au maintien d’un pourcentage des surfaces des
parcelles individuelles en espaces verts.
En zone naturelle N et agricole A : une règle particulière
relative à l’implantation des constructions vis-à-vis des haies
identifiées a été définie. Le but est d’assurer le maintien des
haies en zone rurale, y compris lorsqu’elles sont situées à
proximité de constructions existantes.
En zone humide identifiée au plan de zonage, des prescriptions
particulières en matière d’occupation des sols ont été définiesPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
119
▪ Limiter les surfaces imperméabilisées dans le but d’assurer leur préservation et éventuellement leur valorisation par une ouverture au public.
En zone UL, afin de limiter les surfaces imperméabilisées, il est
proposé une règle en matière d’organisation des plantations sur
les aires de stationnement.
Dans toutes les zones, sont définies des prescriptions relatives :
- A la préservation de la trame bocagère et des parcelles
boisées, au titre du L.151-23 du Code de l’urbanisme
- A la préservation des parcelles boisées, au titre des
espaces boisés classés
- A la préservation des zones humides, où seuls sont
admis les aménagement légers touristiques et
d’information du public, à la condition que ces
aménagements soient conçus de façon « réversible »
Dans toutes les zones, l’implantation des constructions doit
être étudiée de manière que les plantations existantes soient
conservées, ou remplacées par des plantations de même nature
en cas d’impossibilité.
Dans toutes les zones, tous travaux ayant pour effet de
supprimer des éléments bocagers identifiés au plan seront :
- L’objet d’une demande d’autorisation en mairie
- Accompagnés d’un dossier concernant la reconstitution
de haie dans un rapport à minima de 1 pour 2 et de
qualité équivalente (antiérosif, qualité de l’eau,
biodiversité,…).
- L'objet d’un regarnissage si les unités foncières
concernées sont composées uniquement d’arbres.
Dans les zones U et 1AU, la part de surfaces non
imperméabilisées ou éco-aménagées sera de 60% minimum à
l’échelle de toute parcelle ou opération. Dans les zones U et
1AU, elle sera de 50% minimum et dans les zones Ah et N, de
80% minimum.
5- Assurer la vitalité économique de
Moulins, le maintien des activités
existantes et envisager l’accueil de
nouvelles activités
▪ Participer au développement et aux
mutations de l’activité économique
agricole
▪ Permettre le développement des
activités économiques autres
qu’agricole et envisager l’installation de
nouvelles activités
▪ Enrichir l’offre de commerces de
proximité, importante pour la vie locale
En zone A, sont admis sous conditions, les changements de
destinations et de sous-destinations vers les exploitations
agricoles, le logement, l’artisanat et commerce de détail,
l’hébergement hôtelier et touristique, les équipements
d’intérêt collectif et service publics et les autres activités de
secteur secondaire ou tertiaire.
En zone N et Na, sont admis sous conditions, les changements
de destinations et de sous-destinations, à destination
d’habitation et d’équipements d’intérêt collectif et service
publics.
6- Participer à la limitation des émissions
de gaz à effet de serre et faciliter la mise
Au plan de zonage : des emplacements réservés visant le
développement du réseau de liaisons douces ont été définies.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
120
en œuvre de projet de production
d’énergie
▪ A l’échelle des logements, définir des
prescriptions visant la limitation de la
consommation d’énergie et l’intégration
des équipement de production
d’énergie
▪ En espace rural, valoriser les espaces et
surfaces mobilisables pour la production
d’énergie renouvelable, sous réserve
d’une bonne insertion paysagère
▪ Favoriser l’accès aux nouvelles
technologies et développer la desserte
numérique de la commune, un facteur
important pour le développement local
Au règlement littéral, dans toutes les zones :
Une règle relative aux développements des réseaux est définie.
Dans toutes les zones : des prescriptions relatives à l’aspect des
constructions ont aussi pour objectif d’inciter les porteurs de
projet à réfléchir à :
- La réalisation d’équipements visant la production
d’énergie renouvelable sur leur construction,
- L’équipement des logements d’installation visant la
réutilisation des eaux pluviales,
- L’organisation des ouvertures dans le but de limiter la
consommation d’énergie pour le chauffage et
l’éclairage des constructions.
5.3- Complémentarité des dispositions OAP – Règlement
En cohérence avec les objectifs du PADD de Moulins, le règlement et les orientations d’aménagement et de
programmation (OAP) ont été définis pour constituer deux outils complémentaires comme le montre le
tableau à entrées thématiques ci-après :
Thématiques Règlement (Littéral + plan de zonage) OAP
La dynamique
démographique et
l’accueil des
nouveaux
habitants en
respectant les
formes urbaines
traditionnelles
Les règles d’implantation définies ont pour
objectifs de permettre la mise en œuvre de
projet de forte densité.
Il est défini, par secteur, que ce soit en
densification ou en zone à urbaniser,
un objectif minimal de logements à
produire.
Les OAP assurent la gestion de la
réalisation des constructions
nécessaires à l’accueil de la population
nouvelle.
La préservation de
l’identité
paysagère, la
qualité
environnementale
et le caractère de
commune rurale
de Moulins
Des règles générales et communes à
l’ensemble des zones sont définies en
matière de projet de construction
notamment. Des précisions sont apportées
pour quelques zones.
Des règles générales ont été définies pour
certaines zones, notamment en termes
d’autorisation ou non de construction dans
l’espace rural.
Toutes les zones susceptibles d’accueillir des
constructions font l’objet d’une règle
générale et commune en matière de
prescriptions relatives à l’aspect des
constructions, d’habitations, d’activités
artisanales ou industrielles, d’activités
La mise en œuvre de cet objectif est
assurée dans les OAP par une
identification des éléments du
patrimoine naturel : haies, arbres…
Des précisions sont apportées à propos
des plantations identifiées au plan qui
seront conservées voire régénérées.
Des schémas d’aménagement
assurent la mise en œuvre d’un projet
de densification des hameaux et
proposent systématiquement un
traitement qualitatif des franges
urbaines et un dialogue entre l’espace
à urbaniser et l’espace rural.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
121
agricoles, afin de limiter l’impact du
développement urbain dans le paysage et
d’améliorer la qualité des franges urbaines.
Des prescriptions supplémentaires sont
apportées à certaines zones.
Les conditions de
déplacements et
le cadre de vie des
habitants
La règle sur les besoins de stationnement est
la même dans toutes les zones et varie en
fonction de la destination des constructions
à édifier.
Les schémas d’aménagement
proposent systématiquement un
aménagement de la voirie.
Une trame verte
et bleue de
qualité, la
protection et la
valorisation des
ressources
Des règles générales et communes à
l’ensemble des zones sont définies en
matière de qualité et préservation de l’eau.
Des contraintes supplémentaires sont
parfois ajoutées pour certains secteurs.
Des règles générales ont été définies,
notamment en matière de préservation de
la trame verte et bleue qui est aussi
identifiée au plan de zonage. Pour
information, une trame particulière identifie
les zones humides.
Des précisions sont apportées en
fonction des secteurs sur certains
éléments : le ruissellement pluvial, la
compensation de l’imperméabilisation
liée à l’urbanisation nouvelle, les voies
de circulation…
Des prescriptions sont aussi apportées,
comme sur la limitation de
l’imperméabilisation des sols qui doit
être prise en compte, notamment pour
les voies de desserte et la surface non
bâtie.
La vitalité
économique de
Moulins, le
maintien des
activités
existantes et
l’accueil de
nouvelles activités
Il est prévu une mixité d’usage des sols en
zones urbaines et à urbaniser, dans le but de
permettre le développement de l’offre de
services de proximité.
Il n’a pas été défini d’objectif de
production de logements visant à
assurer la mise en œuvre d’une mixité
sociale, même si la commune envisage
de veiller, au cours de l’application de
son PLU, d’assurer le maintien du taux
de logements « sociaux » à l’échelle de
son parc de logements.
La limitation des
émissions de gaz à
effet de serre et la
mise en œuvre de
projet de
production
d’énergie
Au règlement littéral, la règle est la même
dans toutes les zones afin d’assurer un
traitement égal de tous les projets en
fonction des destinations des constructions.
Des prescriptions relatives à l’aspect des
constructions ont aussi pour objectif
d’inciter les porteurs de projet à réfléchir sur
plusieurs points : implantation dans le
respect de la topographie, orientation,…
Seules sont définies des règles d’aspect des
équipements de production d’énergies afin
d’assurer leur intégration sur la construction
et dans le grand paysage.
Des schémas sont ajoutés afin
d’intégrer la problématique des
masques solaires, à chaque opération
d’aménagement nouvelle.
Il est proposé une recommandation
visant à limiter au maximum
l’imperméabilisation des sols, en plus
de la règle minimale imposée par le
règlement. Mais il n’a pas été défini de
ratio par secteur à aménager.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
122
5.4- La délimitation des zones en application de l’article L.151-9 du code de l’urbanisme :
Article L151-9 : Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger.
Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées.
La commune traduit son projet d’aménagement et de développement durable dans le zonage en définissant
plusieurs types de zones : les zones U (urbaines), les zones AU (à urbaniser), les zones UA (urbaines à vocation
économiques), les zones UL (d’équipements), les zones A (agricoles) et les zones N (naturelles).
▪ Les zones urbaines : Les zones urbaines sont repérées sur les documents graphiques par le sigle représenté par la lettre "U", la pièce n°4.1 du présent dossier, précise les règles applicables dans chacun des secteurs. Elles comprennent :
- Un secteur U, englobant d’une part la zone urbaine centrale, soit le bourg traditionnel, faisant l’objet de dispositions particulières en matière d’aspect des constructions, par une identification du front bâti au plan de zonage (voici le figuré ) et d’autre part le développement urbain mixite habitations – activités que l’on observe au Nord du cœur de bourg et dans une moindre mesure au Sud.
- Un secteur UL, urbain dédié aux équipements publics : social, culturel, sportif et groupes scolaires.
- Un secteur UA identifiant la zone d’activités économiques de Moulins : la zone de l’Audisière (au Nord-ouest du territoire communal)
▪ Les zones à urbaniser sont dites zones « AU ». Des zones 1AU (à urbaniser à court terme) ont été délimitées. Elles ont vocation à accueillir prioritairement des habitations et des activités compatibles avec la proximité d’habitat.
▪ Les zones agricoles sont dites zones « A ». Elles correspondent aux secteurs de la commune équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. En zone agricole A, un siège d’exploitation nouveau peut trouver place.
Des constructions ont été repérées, suivant deux types de figurés :
- L’un vise une identification du patrimoine bâti d’intérêt à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural en application du L.151- 19 du code de l’urbanisme, en général des calvaires, four à pain, le lavoir du bourg… - L’autre repère les constructions agricoles en application du L.151-11 2° du code de l’urbanisme qui précise « Dans les zones agricoles, naturelles ou forestières, le règlement peut […] Désigner, en dehors des secteurs mentionnés à l'article L. 151-13, les bâtiments qui peuvent faire l'objet d'un changement de destination, dès lors que ce changement de destination ne compromet pas l'activité agricole ou la qualité paysagère du site. Le changement de destination est soumis, en zone agricole, à l'avis conforme de la commission départementale de la préservation des espaces agricoles, naturels et forestiers prévue à l'article L. 112-1-1 du code rural et de la pêche maritime, et, en zone naturelle, à l'avis conforme de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites. » Les constructions désignées ont été qualifiées comme susceptible de faire l’objet d’un changement de destination vers deux types de destination :
Les destinations « artisanat, activités de
services, autres hébergements touristiques »
A destination « habitation »
Voici les critères qui ont été arrêtés par la
commission urbanisme :
Voici les critères qui ont été arrêtés par la
commission urbanisme, et qui correspondent
aux critères de la commission départementalePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
123
Changements de destination des bâtiments
sans intérêt patrimonial et de plus de 200m² :
▪ il ne doit pas compromettre
d’exploitation agricole ou la qualité
paysagère du site,
▪ le bâtiment doit présenter une emprise
au sol minimum de 200 m²,
▪ le bâtiment ne peut pas faire l’objet
d’une extension simultanée ou
ultérieure,
▪ le bâtiment doit être situé à plus de 100
mètres de bâtiments ou installations
relevant d’une exploitation agricole en
activité ou dont l'activité a cessé depuis
moins de 2 ans.
de la préservation des espaces agricoles,
naturels et forestiers (CDPENAF) :
Changements de destination des bâtiments
d’intérêt patrimonial :
▪ il ne doit pas compromettre
d’exploitation agricole ou la qualité
paysagère du site,
▪ le bâtiment doit présenter un intérêt
architectural ou patrimonial,
▪ le bâtiment doit présenter une emprise
au sol minimum de 60 m²,
▪ le bâtiment ne peut pas faire l’objet
d’une extension simultanée ou
ultérieure,
▪ Le bâtiment doit être situé à plus de 100
mètres de bâtiments ou installations
relevant d’une exploitation agricole en
activité ou dont l'activité a cessé depuis
moins de 2 ans
En zone agricole, il a aussi été délimité un secteur de taille et de capacités d’accueil limité dit « STECAL », à vocation d’accueil de nouveaux logements identifié Ah (secteur agricole constructible de hameaux) au lieu- dit le Fougeray.
▪ Les zones naturelles et forestières sont dites zones « N ». Elles correspondent aux secteurs de la commune équipés ou non, à protéger en raison soit de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique, soit de l’existence d’une exploitation forestière, soit de leur caractère d’espaces naturels.
▪ L’ensemble des habitations existantes comprises en zone N peuvent faire l’objet d’une extension limitée. Des constructions ont été identifiées au titre de l’article L.151-11 2° du code de l’urbanisme, pour permettre un changement de destination de constructions existantes. En revanche la construction de nouvelles habitions est interdite. Comme en zone agricole, le changement de destination des constructions est soumis à l’avis conforme de la commission départementale de la nature des sites et des paysages (CDNPS).
Des secteurs naturel d’activités ont été délimités.
▪ Autres zonages et figurés spécifiques :
- Les emplacements réservés sont repérés sur les documents graphiques et répertoriés dans une liste
figurant aux plans de zonage.
Voici la liste des emplacements réservés :
N° Objet Surface (m²) Bénéficiaire 1 Equipement – espace pique-nique 1400 m² environ Commune 2 Perspective paysagère – espace pique-nique 525 m² environ Commune 3 Aire de stationnement 97 m² environ Commune 4 Liaison piétonne 495 m² environ Commune 5 Liaison piétonne 1224 m² environ Commune 6 Elargissement de voie 1400 m² environ CommunePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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124
Les emplacements réservés n°1, 2 et 4 ont pour objet de permettre la découverte et la valorisation du cœur
de bourg et de la vallée de la Quincampoix. Les emplacements réservés 1 et 2 sont actuellement des jardins
privés, inconstructibles puisqu’ils sont compris en zone inondable et ils ont tous deux situés à proximité des
derniers commerces de Moulins.
L’emplacement réservé n°3 a pour objet la création d’une petite aire de stationnement car des
constructions bordant la RD463 ne sont pas dotées de garage et des véhicules stationnes sur les liaisons
piétonnes. Cette situation est dangereuse. La commune souhaite y remédier par la création d’une petite
aire de stationnement.
L’emplacement réservé n°5, qui permettra de relier le cœur de bourg au réseau de sentiers de randonnée.
L’emplacement réservé n°6, qui a pour objet d’élargir la voie desservant la zone UA où est installée
l’entreprise d’abattoir de volailles. Les manœuvres des poids lourds et les croisements de véhicules y sont
compliqués et pose des problèmes de sécurité.
- Le patrimoine naturel a été identifié à plusieurs titres :
- En application du L.151-23 du code de l’urbanisme, relatif aux continuités écologiques, et est composé
de haies et d’arbres isolés remarquable et de boisements de surface de moins d’un hectare.
- Les zones humides identifiées au plan de zonage figurent à titre d’information et font l’objet d’une
protection au titre du L.151-23 du code de l’urbanisme, relatif aux maintien des continuités
écologiques.
▪ Les chemins identifiés à protéger au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme, par le figuré
suivant au plan de zonage : . L’objectif est d’assurer la mise en valeur de ces chemins, leur
organisation sous la forme d’un réseau et d’assurer la préservation de leur profil, en particulier
lorsqu’ils sont bordés par des talus de type bocager.
5.5- L'institution des zones urbaines prévues par l'article R. 151-19, des zones urbaines ou
zones à urbaniser prévues par le deuxième alinéa de l'article R. 151-20 lorsque leurs
conditions d'aménagement ne font pas l'objet de dispositions réglementaires ainsi que celle
des servitudes prévues par le 5° de l'article L. 151-41.
Sans objet dans le cadre du projet de PLU de Moulins :
En effet, la commune de Moulins a fait le choix de définir un règlement littéral pour l’ensemble des zones
urbaines et à urbaniser. Il n’est pas fait usage de cet article permettant uniquement l’application du règlement
national de l’urbanisme (RNU) en zone urbaine et à urbaniser.
5.6- Toute autre disposition du plan local d'urbanisme pour laquelle une obligation de justification particulière est prévue par le présent titre.
Sans objet dans le cadre du projet de PLU de Moulins.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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125
6- Analyse des superficies
6.1 – Tableau des superficies
Les appellations des zonages ont peu évolué et ont été simplifiées :
Les grandes modifications apportées résultent des évolutions du code, opérées en 2015, qui ont généré la suppression de types de secteurs :
- Les secteurs NA, qui étaient des secteurs où la rénovation et l’extension des habitations existantes étaient admises n’existent plus. Pour autant, les extensions des habitations existantes et la réalisation de constructions annexes aux habitations existantes sont toujours admises. Ces constructions sont dorénavant comprises en zone agricole ou naturelle.
- Les secteurs NPa et NPb étaient des secteurs visant la préservation des espaces naturels remarquables, avec un degré plus ou moins fort suivant l’identification du secteur en « a » ou « b ». Dans le cadre du présent PLU, il n’est pas distingué de sous-secteurs « a » ou « b ». Toutes les zones naturelles sont comprises dans le même
Secteur Indice Surfaces Secteur Indice Surfaces (env.) Répartition (en %)
Centre bourg traditionnel UCa 4,16 Urbaine mixte U 13,12 0,86
Extension centre bourg UCb 3,18 /
Extension de l'urbanisation UE 4,57 /
Équipements UEe 0,56 Equipements UL 3,93 0,26
Activités UA 1,23 Activités UA 2 0,13
TOTAL U 13,7 U 19,05 1,25 5,35
Habitations centre bourg 1AUC 0,91 Mixte 1AU 1,37 0,09
Habitation en extension 1AUE 6,94 /
Equipements 1AUEe 1,43 /
Sports et loisirs 1AUL 2,58 /
Activités économiques 1AUA 2,2 /
Long terme 2AU 4,08 Mixte 2AU 0,8
Long terme activités 2AUA 3,49 /
TOTAL AU 21,63 AU 2,17 0,14 -19,46
Protégée strictement NPa 116,87 Naturelle N 167,63 11,02
Protégée NPb 11,60 /
Hameaux NA 28,46 /
Hameaux constructibles NH 1,22 /
Loisirs NL 2,09 /
TOTAL N 160,24 N 167,63 11,02 7,39
Agricole A 1316,63 Agricole A 1330,53 87,48
Agricole inconstructible Ai 8,8 Hameau (STECAL) Ah 1,62 0,11
TOTAL A 1325,43 A 1332,15 87,58 6,72
1521 1521,00 100,00
EBC Espace boisé classé OOO NC EBC OOO 93,80 6,17
/ Autres boisements 49,60 3,26
/ Haies (en km) 51,98
Type de
zone
P.L.U. approuvé en 2008 (en hectare) P.L.U. révisé (en hectare) Variation
P.L.U. 2008 -
2022 (en ha)
Zone
urbaine
Zone à
urbaniser
Zone
naturelle
Zone
agricole
Territoire communalPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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126
type de secteur N. Ce sont les identifications complémentaires au plan (zone humide, boisements,…) qui enrichissent le niveau de protection des secteurs.
- La commune a aussi pour objectif de diversifier son offre de terrain constructible en permettant l’accueil de constructions nouvelles en zone rurale, mais à proximité de l’agglomération de Moulins (secteur Ah). Un STECAL9 a été délimité au hameau le Fougeray car :
- il compte déjà des constructions récentes,
- il est situé à bonne distance des sites et sièges d’exploitations en activités à ce jour (100m), pour ne pas gêner cette activité économique locale.
L’évolution des surfaces :
La zone urbaine : Dans son nouveau projet, la commune affiche la volonté de simplifier la dénomination des zones, qui sont réduites à trois types de secteurs U (espaces urbains et viabilisés mixte), UA à vocation d’activités artisanales, UL à vocation d’équipement et de loisirs). Les 5,68 hectares de différence entre le PLU de 2008 et de 2022 correspondent :
- aux surfaces bâties et viabilisées de zones à urbaniser à court terme à vocation d’accueil de logements (1AUE).
- aux surfaces bâties et viabilisées de zones à urbaniser à court terme à vocation d’équipements et de loisirs.
La zone à urbaniser : Les surfaces délimitées au présent PLU, à urbaniser correspondent aux besoins identifiés pour permettre la mise en œuvre du projet d’aménagement et de développement durables communal, ainsi qu’aux objectifs de modération de la consommation de l’espace, où il est attendu l’ouverture à l’urbanisation de 1.37 ha environ, tous types de vocation confondue : habitations et activités. Une zone 2AU est délimité dans le but, à très long terme, de raccrocher les lotissements au cœur de bourg.
La zone agricole : sa surface évolue peu avec une augmentation de 7,19 ha entre le PLU de 2008 et celui de 2022. Cette augmentation est liée à la suppression des surfaces classées en zone constructibles à court et long terme dédiées au logements et à l’extension de la zone d’activités située au lieu-dit de Ballon.
La zone naturelle : les surfaces ajoutées correspondent à des espaces déduits de la zone à urbaniser et à des « redécoupages » entre la zone naturelle et la zone agricole. Pour mémoire, le zonage en zone naturelle n’interdit pas la culture des sols, elle interdit seulement la construction de nouveaux sites d’exploitation agricole (bâtiments). Mais globalement la surfaces des zones naturelles a peu évoluée et augmente de 7,39 ha.
Carte de l’évolution des surfaces PLU de 2008 – PLU de 2022 :PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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ZOOM sur la zone UL : entre la salle multisport et l’école, plusieurs parcelles non bâties étaient comprises en zone UL. Le périmètre correspondant à la zone UL, entre le PLU initial et le PLU révisé, est réduit, passant de 4,56 hectares à 3,93 hectares, après le reclassement en zone agricole des parcelles B777p, B776 et B213.
La commune souhaite maintenir les parcelles B244 et B721 en zone UL car elle envisage, sur la zone UL, la construction d’un atelier communal et d’une salle de sport sur parquet pour répondre aux demandes des associations sportives (yoga…). Aussi, l’ouvrage de régulation des eaux pluviales du lotissement identifié en 1AU (La Métrie) et dont le permis d’aménager est déjà délivré, trouvera place sur cette zone.
Enfin pour information, un festival annuel à lieu à Moulins qui souhaite conserver la possibilité d’installer des infrastructures en fonction de l’évolution de ce festival (sanitaires et autres équipements).
Un résumé chiffré de la mise en œuvre du PLU
Prospective
+1,35 % sur 10 ans 2032 2022-2032 Population 857 +107
Parc de logements total 371 +53
Résidences principales 343 +51
Résidences secondaires 11 -1
Logements vacants (LV) 17 +3
Taille moyenne des ménages 2,57 2,6
Taux de Logements Vacants
(INSEE 2019=8,3%) 4,6% / Traduction aux documents :
OAP et règlement Court terme Long terme Reconquête de LV et changement de
destination 0 - Densification (hameau Le Fougeray et
agglomération) 18 4 Changement de destination 7 3
Production en zone à urbaniser 21 Zone 2AU
TOTAL logements 46 7PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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6.2- Exposé des dispositions du PLU qui favorisent la densification des espaces urbains et à
urbaniser et la limitation de la consommation de l’espace :
Le plan de
zonage du PLU
Comme cela est facilement lisible au tableau d’évolution des superficies PLU de 2008 – PLU de 2022, les surfaces ouvertes à l’urbanisation sont peu importantes et correspondent aux besoins identifiés au PADD de moins de 2 hectares environ à vocation d’habitations.
Un STECAL est délimité au lieudit du Fougeray et correspond à un village comportant des constructions récentes, situés à proximité du bourg. Les limites du STECAL à vocation d’accueil de logements a été dessiné en prenant pour support les construction existantes. Ainsi, au sein de ce STECAL à vocation d’accueil de logements, les surfaces constructibles sont des « dents creuses » qui n’affecteront pas les terres agricoles ni les usages des sols (épandage par exemple).
Aussi, la commune devra être vigilante sur les demandes de changements de destination des constructions identifiées au plan afin de ne pas générer une surconsommation des surfaces cultivées. Les découpages parcellaires découlant des évolutions des constructions seront des espaces, en théorie, toujours compris en zone agricole, mais en pratique devenus des jardins.
Pour limiter la consommation d’espace, éviter le développement de friches bâties agricoles et permettre le développement de l’activité économique artisanale, des constructions de plus de 200m² d’emprise au sol ont été désignées pour un changement de destination vers une activité économique autre qu’agricole.
Le règlement
littéral
Plusieurs articles ont pour objectifs de permettre :
- La mise en œuvre d’une densité de construction plus importante : les règles d’implantation des constructions vis-à-vis des limites séparatives ou des voies et emprises publiques, ont pour objectifs l’utilisation optimale des surfaces aménagées, que ce soit en secteurs mixtes habitat-activités ou en secteurs dédiés à l’activité économique.
- Une optimisation des espaces viabilisés : il n’est pas défini de règle relative à l’emprise au sol des constructions.
Les orientations
d’aménagement
et de
programmation
Il est défini :
- Une densité minimale à respecter ainsi qu’un nombre de logements minimal à atteindre pour chaque secteur, y compris au sein des STECAL. Ainsi, en zone rurale, le découpage parcellaire devra permettre, à terme de respecter l’objectif affiché au OAP.
- Une interdiction d’implanter les constructions en milieu de parcelle est prévue. - Un descriptif sommaire des voiries pousse aussi les porteurs de projet à limiter leur emprise dans deux buts ; limiter la consommation de l’espace et limiter les surfaces imperméabilisées.
Ainsi, chacune des pièces constitutives du PLU, en complément les unes des autres, favoriseront la mise en
œuvre de projet d’aménagement visant à optimiser les investissements publics par la densification des
espaces déjà desservis par les divers réseaux et à limiter la consommation de l’espace.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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7- Evaluation environnementale - Prise en compte de la préservation de
l’environnement
7-1 Cadre juridique de l’évaluation
La directive européenne 2001/42/CE du 27 juin 2001 indique que certains plans, schémas, programmes et
autres documents de planification susceptibles d’avoir des effets notables sur l’environnement ou qui ont des
effets prescriptifs à l’égard de travaux ou projets soumis à étude d’impact doivent faire l’objet d’une
évaluation environnementale et d’une consultation du public préalablement à leur adoption. Les dispositions
de la directive ont été introduites dans les codes de l’environnement et de l’urbanisme.
Le décret 2015-1783 du 28 décembre 2015 relatif à la partie réglementaire du livre Ier du code de l'urbanisme
et à la modernisation du contenu du plan local d'urbanisme est entré en vigueur le 1er janvier 2016. Il crée
notamment les articles R104-8 à R104-14 du Code de l’Urbanisme qui précisent les PLU qui doivent être
soumis ou non à la procédure d’évaluation environnementale.
Le décret n° 2021-1345 du 13 octobre 2021, pris en application de la loi ASAP du 7 décembre 2020, est venu
préciser le régime de l'évaluation environnementale des documents d'urbanisme.
L'article R104-11 du code de l'urbanisme, modifié à la suite du décret, prévoit désormais que les révisions de
PLU fassent l'objet d'une évaluation environnementale systématique. Par dérogation toutefois, les révisions
de PLU peuvent faire d'un examen au cas par cas, si la révision concerne moins d'un millième du territoire
communal, dans la limite de 5 hectares. Les caractéristiques de la révision générale de PLU induisent
notamment l'ouverture à l'urbanisation de 2 hectares, ce qui correspond à une surface supérieure à un
millième de votre territoire communal. La procédure de révision du PLU de Moulins rentre ainsi dans le cadre
de l'évaluation environnementale systématique.
7-2 Méthodologie
La directive européenne 2001/42/CE du 27 juin 2001 indique que certains plans, schémas, programmes et
autres documents de planification susceptibles d’avoir des effets notables sur l’environnement ou qui ont
des
7.2.1- Méthodologie générale
L’évaluation environnementale se base sur :
• L’ensemble des données disponibles à l’échelle nationale, régionale, départementale,
intercommunale et communale.
• Des relevés de terrains complémentaires réalisés par les membres du groupement en charge de
l’élaboration du PLU et ses documents annexes.
Dans le respect des doctrines élaborées par les différents services de l’État et notamment à partir du guide
pratique « de l’évaluation environnementale des documents d’urbanisme » du Ministère de l’Écologie, du
Développement durable, des Transports et du Logement, la présente évaluation reprend particulièrement
les grands thèmes suivants :
• Milieux naturels et biodiversité.
• Cadre de vie (paysages et patrimoine).PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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• Ressources naturelles (sol, eau, énergie).
• Risques naturels et technologiques.
• Santé humaine (bruit, pollutions atmosphériques, déchets).
Deux grands types d’incidences sont à étudier, à savoir les incidences directes et indirectes, positives et
négatives. En cas d’incidences négatives, des mesures sont mises en place dans le cadre du projet de PLU pour
éviter, réduire, ou compenser les incidences. Dans un souci de clarté, les mesures mises en place par la
commune sont explicitées dans les mêmes paragraphes que ceux des incidences. A noter que l’évaluation
environnementale se construit depuis l’état initial de l’environnement jusqu’à l’arrêt du PLU.
7.2.2- Etapes conduisant à l’évaluation des incidences
Elaboration de l’état initial de l’environnement
Cette étape a consisté à dresser un état initial précis, rigoureux et actualisé des différentes thématiques de
l’environnement. L’état initial constitue le document de référence pour caractériser l’environnement et
apprécier les conséquences du projet. Il doit permettre d’identifier et de hiérarchiser les enjeux
environnementaux du territoire.
L’état initial de l’environnement a concerné tous les compartiments de l’environnement et s’est basé sur :
• L’intégration des résultats des études thématiques réalisées par ailleurs sur le territoire ;
• La prise en compte de données récentes publiées ou non, disponibles auprès des services de l’État,
des gestionnaires, des associations, des structures socioprofessionnelles ;
• L’analyse des éléments environnementaux et d’occupation de l’espace, complétée de prospections
de terrain permettant d’appréhender l’organisation spatiale du territoire
Evaluation du PADD, du zonage, du règlement
La méthode utilisée comporte diverses étapes se répondant l’une l’autre :
• Les enjeux prioritaires du territoire ont été identifiés : sur la base de l’état initial de l’environnement,
ont été sélectionnés des thèmes prioritaires pour le territoire au regard des objectifs du
développement durable et des spécificités du territoire ;
• Les orientations qui répondaient aux enjeux mis en évidence, ont été recherchés. Cette analyse a
conduit à guider l’élaboration du projet ;
• Enfin, une analyse des incidences, positives ou négatives, du PLU pour chaque thématique
environnementale a été effectué. Des mesures prises en compte dans le PLU permettent d’éviter, de
réduire ou de compenser certaines incidences négatives du PLU.
Modalités de suivi
La dernière étape consiste à proposer un ensemble d’indicateurs qui permet un suivi portant sur les
incidences notables (positives, nuisibles, prévues et imprévues) prises en compte dans le rapport
d’environnement.
Ces indicateurs vont être utiles pour la commune afin d’entreprendre les actions correctrices appropriées s'ils
révèlent l’existence d’impacts négatifs sur l’environnement qui n’ont pas été envisagés dans l’évaluation
environnementale.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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7-3 Analyse thématique des incidences du PLU sur l’environnement
L’évaluation des incidences du projet de PLU comporte plusieurs analyses différentes mais complémentaires
pour aboutir à une perception réelle et la plus exhaustive possible des impacts potentiels positifs et négatifs
du PLU sur l’environnement.
Une première analyse des incidences du PLU sur l’environnement est faite à travers une approche
thématique, au cours de laquelle les incidences de l’ensemble des pièces réglementaires du PLU sur les
diverses grandes thématiques environnementales sont établies. Des mesures compensatoires sont définies
dans le cas où des incidences négatives significatives ont persisté.
Cette approche se focalise sur les principales thématiques analysées dans l’état initial de l’environnement :
• Milieux naturels et biodiversité : la trame verte et bleue
• Espaces agricoles
• Foncier
• Eau (cours d’eau, eau potable, eaux usées, eaux pluviales)
• Cadre de vie, paysages et patrimoine
• Climat, air, et énergie
• Risques naturels et technologiques
• Nuisances sonores
• Déchets.
7.3.1- Incidences du PLU sur la trame verte et bleue
Rappel du contexte et des enjeux
La commune n’est concernée par aucune zone N2000, RAMSAR, ZNIEFF APPB ou ENS. En revanche, la
commune présente une variété de milieux (Bois, bocage, cours d’eau, zones humides, prairies, etc.) qui
concourent à la richesse de son patrimoine naturel et à la beauté de ses paysages.
Pour rappel, la trame bleue sur Moulins est représentée par près de 25 km de cours d’eau, 11 ha environ de
mares et plans d’eau et plus de 86 ha de zones humides. La préservation de la ressource en eau et de ses
espaces humides constitue un des enjeux du PLU pour leurs rôles dans le maintien de la biodiversité. Ils
constituent notamment des habitats et des vecteurs de perméabilité écologique.
La trame verte est beaucoup plus diffuse territorialement et variée dans les milieux qui la composent. Les
éléments constitutifs de la trame verte sont principalement les espaces boisés et les haies bocagères. La
campagne est faiblement arborée, les boisements et bosquets sont peu nombreux et représentent une
surface de 143 ha. Le principal boisement est situé au Nord de Moulins, au niveau du Château de Monbouan.
La commune n’a pas fait l’objet de remembrement, la trame bocagère dessinée est encore dense sur le
pourtour du château de Monbouan, autour du bourg et sur le secteur Nord-Est du territoire. Autrement la
trame bocagère est en cours de disparition, en particulier sur les secteurs de plateau. Au total, la commune
compte plus de 52 kms de haies bocagères. Le maintien des milieux boisés et des entités bocagères est un
enjeu important du PLU car il garantit la richesse des espaces naturels de la commune.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Incidences du PADD sur la trame verte et bleue
Incidences négatives du PADD
Le projet communal, comme indiqué dans le PADD, entend poursuivre la dynamique d’accueil de nouveaux
habitants et définir un objectif de croissance compatible avec les documents supra-communaux en vigueur :
Dépasser les 850 habitants à l’horizon 2032 et envisager une croissance moyenne de la population de
+1,35%/an, correspondant à l’accueil de quatre à cinq ménages par an. Cette croissance démographique et
le développement urbain qui l’accompagne pourraient générer une consommation foncière, notamment
d’espaces naturels ou agricoles si aucune mesure n’est prise. Par ailleurs, l’augmentation de la population et
donc des transports sur les axes majeurs du territoire, peut renforcer la fragmentation des milieux. Enfin,
l’accroissement démographique peut générer une pression plus forte sur le milieu naturel (prélèvements et
rejets d’eau, pollution de l’air, production de déchets, nuisances sonores) pouvant nuire à la faune et à la
flore.
Incidences positives du PADD (mesures de réduction et d’évitement)
Malgré ce développement démographique, le projet vise à préserver son identité rurale, la qualité du cadre
de vie, et la richesse de son environnement et de ses ressources, en limitant la consommation de terres
agricoles et d’espaces naturels. Ainsi, dans une logique de préservation de son socle agricole et naturel et de
protection des espaces qui font sa richesse paysagère et écologique, un chapitre spécifique du PADD concerne
la protection des milieux naturels : « Retrouver une trame verte et bleue de qualité et des continuités
écologiques en lien avec les territoires voisins ».
Il rappelle que le territoire communal offre une diversité de milieux de qualité composés d’éléments riches,
favorables au maintien et au développement de la biodiversité et que ces éléments (boisements, haies
bocagères, cours d’eau, zones humides) doivent être conservés et protégés.
• Assurer la préservation de la « trame verte » existante (bois, haies et arbres remarquables) et œuvrer
à l’augmentation de sa densité
• Identifier la « trame bleue » et les secteurs de risques dont l’élément majeur est la Quincampoix
• Préserver la biodiversité, en espace rural comme au sein de l’agglomération
En définitive, les orientations du PADD vont dans le sens de protéger et de renforcer les milieux naturels afin
de constituer un véritable maillage écologique.
Incidences des dispositions réglementaires (zonage, règlement, OAP) sur le réseau Natura 2000 et mesures
proposées
La commune n’est incluse dans aucun périmètre ZPS ou ZSC.
Les sites Natura 2000 les plus proches de la commune de Moulins sont :
• la ZSC « Complexe forestier Rennes - Liffré – Chevré, Etang et lande d’Ouée et Forêt de Haute Sève »
FR5300025, à minimum 22 km du bourg de Moulins
• la ZSC « Etangs du canal d’Ille et Rance » FR5300050, à 42 km du bourg de Moulins,
• la ZPS « Vallée du Canut » FR5312012, situé sur la commune de Baulon notamment, à environ 38
km du bourg de Moulins,
• la ZPS « Forêt de Gavre » FR5212005, en Pays de la Loire, au minimum à 46 km du bourg de
Moulins.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Incidences des dispositions réglementaires (zonage, règlement, OAP) sur les ZNIEFF, RAMSAR, ENS et mesures
proposées
La commune n’est pas non plus concernée par des zones humides RAMSAR, des ZNIEFF ou des ENS.
Incidences des dispositions réglementaires (zonage, règlement, OAP) sur la trame verte (boisement et bocage)
et mesures proposées
Boisements
Près de 143 ha de boisements sont recensés sur le territoire. L’ensemble de ce patrimoine boisé est protégé
dans le PLU. Ainsi, Le PLU a classé ces secteurs en grande majorité en zone naturelle et forestière. Le secteur
N correspond aux terrains peu artificialisés essentiellement composés d’espaces naturels et forestiers. Des
outils de protection ont également été mis en place. Ainsi, l’ensemble des bois a été classé en EBC au titre du
L113-1 du CU, permettant leur préservation.
Bocage
Un inventaire communal du maillage bocager a été fait par photo-interprétation. La trame bocagère est en
cours de disparition, en particulier sur les secteurs de plateau. Aujourd’hui, on recense un linéaire d’environ
52 kms. Ces haies présentent différents intérêts (paysagers, écologiques, régulation des eaux pluviales,
protection contre les vents) et doivent être préservées. D’autant plus que Le linéaire de haies bocagères
efficaces, c’est-à-dire perpendiculaires à la pente (jouant un rôle de rétention de l’eau de ruissellement)
représente 50% de l’ensemble des haies présentent sur le territoire communal. Ainsi, il est donc urgent de
procéder à la préservation du linéaire existant, de sensibiliser les acteurs locaux sur la nécessité de
reconstituer la trame bocagère et de procéder à des projets de replantations, notamment dans le cadre du
programme Breizh bocage. Pour ce faire, l’ensemble des haies bocagères ont été protégés au titre de l'article
L. 151-23 du code de l’urbanisme, ainsi le défrichement est soumis à déclaration. L’abattage d’une haie peut
être refusé s’il met en péril une continuité écologique ou s’il porte préjudice au paysage.
En cas d’abattage autorisé, des mesures compensatoires complémentaires peuvent être exigées en fonction
de l’intérêt écologique ou paysager de la haie. Elles consisteront en règle générale à la création d’un talus
et/ou la plantation d’une haie sur la même unité foncière ou à défaut, sur un autre site présentant un intérêt
à être planté, choisi en concertation avec la commune. Cette compensation devra être réalisée avant
l’instruction de déclaration préalable demandant l’abatage.
Ces mesures permettent à la commune de protéger son patrimoine bocager et de gérer son évolution future.
Elle témoigne de la volonté des élus à encourager la préservation et la replantation de haies bocagères afin
de préserver et de renforcer le linéaire sur la commune. De même, cette mesure permet à la commune de
pouvoir choisir les secteurs où elle souhaite maintenir et/ou planter des haies et les endroits où au contraire
le maintien de haies ne parait pas être nécessaire.
En définitive, la prise en compte dans le PLU des milieux boisés et des entités bocagères permet de garantir
la préservation de la richesse de la Trame Verte et des espaces naturels de la commune.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Incidences des dispositions réglementaires (zonage, règlement, OAP) sur la trame bleue (cours d’eau et
berges, plans d’eau, zones sourceuses, et zones humides) et mesures proposées
Cours d’eau
Au plan de zonage du PLU, l’essentiel des cours d’eau présents sur le territoire sont localisés en zone N
(correspond aux terrains peu artificialisés essentiellement composés d’espaces naturels), ou A (couvre les
secteurs à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles).
En outre, les cours d’eau et leurs berges, identifiés au document graphique du règlement font l’objet d’une
protection spécifique pour des motifs d’ordre écologique. Ainsi, à l’exception de certains ouvrages (quais et
berges maçonnés, constructions nécessitant la proximité de l’eau, liaisons douces), les constructions et
aménagements conduisant à une artificialisation du sol devront dans tous les cas observer un recul minimal
de 20 m du haut des berges des cours d'eau dans toutes les zones. Tout nouveau franchissement devra être
réalisé en respectant les continuités écologiques (piscicoles et sédimentaires). Ces prescriptions
réglementaires vont ainsi permettre une protection de ces éléments associés à la trame aquatique. En
définitive, le projet de PLU préserve les cours d’eau et les berges.
Zones humides
Les zones humides sont issues de l’inventaire communal et validé par le SAGE Vilaine. Les zones humides
couvrent 86 ha environ, soit une surface totale qui couvre prêt de 5,7 % du territoire communal.
Plusieurs secteurs de développement ont été ciblés. Ainsi, des inventaires complémentaires de zones
humides ont été réalisés fin 2021 sur ces secteurs pour vérifier l’absence de zones humides. Cet inventaire a
permis de vérifier l’absence de zones humides sur ces secteurs.
Le PLU a classé l’essentiel de ces zones humides en zone N, permettant une protection forte. Ces zones
humides figurent sur le plan de zonage comme « zone humide à préserver » et font l’objet d’une protection
spécifique au titre de l’article L151-23 du code de l’urbanisme pour des motifs d’ordre écologique. D’autre
part, elles font l’objet de mesures de préservation définies dans le règlement écrit du PLU qui précise qu’en
complément des règles inscrites dans les différentes zones, sont interdites toutes les constructions et
occupations du sol, à l’exception :
• Des aménagements et installations ayant pour objet la préservation ou la restauration des zones
humides
• D’aménagements légers ne portant pas atteinte à l’intégrité de la zone humide.
Enfin, il est important de rappeler que l’intégration de l’inventaire au règlement du PLU ne dédouane pas la
collectivité et les tiers dans le cas d’une éventuelle destruction ou altération de zone humide non inscrite
dans le document d’urbanisme. Les zones humides présentes sur Mouilleron-Le-Captif sont donc protégées
par les prescriptions réglementaires mises en place dans le PLU.
En définitive, l’analyse de la trame bleue dans le cadre du PLU contribue à prendre en compte et à protéger
les principales composantes environnementales du territoire au niveau aquatique, support de la biodiversité
faunistique et floristique.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Incidences des dispositions réglementaires sur les espèces invasives et mesures proposées
Afin d’éviter la prolifération des espèces invasives et pour être compatible avec les documents supra-
communaux (SDAGE, SAGE et SCOT), le PLU se doit d’intégrer dans son projet la problématique des espèces
invasives. Ces dernières représentent la troisième cause de perte de la biodiversité dans le monde.
Une liste des plantes vasculaires invasives de Bretagne a été approuvée par le Conseil Scientifique Régional
du Patrimoine Naturel (C.S.R.P.N). Cette liste regroupe plus d’une centaine de plantes invasives avérées
potentiellement invasives ou à surveiller. Cette liste est annexée au PLU et permet de porter à la connaissance
les espèces végétales interdites pour la réalisation des espaces verts et jardins. L’enjeu est de lutter contre la
prolifération des espèces invasives sur le territoire en évitant certaines espèces (exemple : renouées, herbe
de la pampa, …).
Indicateurs de suivi
Boisements :
• Surface boisée à l’échelle communale (en ha)
• Superficie des boisements protégés au titre du L113-1 du Code de l’Urbanisme (EBC)
• Surface nouvellement plantée (par mesures compensatoires) dans les futurs PC et PA
• Surface nouvellement défrichée dans les futurs DP, PC et PA
Bocage :
• Linéaire de haies bocagères sur le territoire
• Linéaire de haies protégées au titre au titre du L151-23 du Code de l’Urbanisme
• Linéaire de haies nouvellement plantées dans les futurs PC/PA
• Linéaire de haies nouvellement défrichées dans les futurs PC/PA
Cours d’eau :
• Linéaire de cours d’eau repéré sur le plan de zonage
Zones humides :
• Surface de zones humides protégées au titre du L151-23 du Code de l’Urbanisme
• Nombre et superficie de zones humides nouvellement recensées dans les futurs PC/PA
7.3.2- Incidences du PLU sur les espaces agricoles
Rappel du contexte et des enjeux
Moulins est une commune qui se caractérise par son caractère rural. Dans le cadre du PLU, un diagnostic
agricole a été réalisé par la Chambre d’Agriculture, et a permis de déterminer les grands enjeux de chacune
des exploitations du territoire. Le territoire compte 19 exploitations en 2021, mais le nombre ne cesse de
diminuer. Toutefois, la situation se stabilise depuis 2010 : L’évolution de l’activité économique agricole
semble avoir trouvé son « point d’équilibre ». La répartition des actifs agricoles montre une fragilité : un
effectif en baisse (-26%) et un vieillissement à venir. L’évolution du nombre de sièges d’exploitation suit la
même tendance à la baisse. Toutefois, les surfaces moyennes exploitées augmentent nettement (51,4
ha/exploitation en 2010 contre 17 ha/exploitation en 1988). Le nombre d’UTA par exploitation reste stable,
mettant en évidence l’évolution importante des pratiques. Le territoire se caractérise par une activité agricole
fragile, à préserver dans le cadre de la mise en oeuvre du futur PLU. Le maintien de l’activité agricole est un
enjeu économique, social, écologique et paysager pour le territoire.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Incidences du PADD sur les espaces agricoles
Incidences négatives du PADD
Au même titre que pour la trame verte et bleue, le projet communal pourrait générer une consommation
foncière, notamment de terres agricoles.
Incidences positives du PADD (mesures de réduction et d’évitement)
Le projet communal entend « Assurer la vitalité économique de Moulins» et notamment « participer au
développement et aux mutations de l’activité économique agricole ». Pour ce faire, comme indiqué dans le
PADD, la préservation de l’espace agricole passe par la maitrise de l’étalement urbain et la protection à long
terme de ces terres agricoles, notamment par un affichage clair des limites des espaces constructibles. Il est
important de tenir compte de l’activité agricole actuellement présente en cœur de bourg et de mobiliser les
outils de maîtrise du foncier qui permettront à terme de constituer un bourg groupé. De plus, le document
d’urbanisme interdit la création de nouveaux logements de tiers par changement de destination de
construction, à moins de 100 m d’un site ou d’un siège d’exploitation en activité. En outre, pour permettre
de dynamiser cette activité, la commune souhaite « favoriser les projets en lien avec la logique des circuits-
courts (vente directe) » et « permettre les projets de valorisation du patrimoine bâti agricole (hébergement)
et de l’activité économique agricole proprement dite (ferme pédagogique…) ». Enfin, il est affirmé
l’importance d’informer les exploitants sur la nécessité d’entretenir ou de déconstruire les bâtiments sans
usage, à la fois pour limiter les risques de pollution de toute nature et préserver les terres exploitables.
La mise en œuvre du PLU n’aura pas d’incidence sur l’activité agricole car la commune est propriétaire de la
zone ouverte à l’urbanisation. De plus, avant l’acquisition de cette parcelle, la SAFER a été consultée et n’a
pas fait valoir son droit de préemption. Enfin l’exploitant qui assurait l’entretien de la parcelle, après l’arrêt
d’activité des exploitants initiaux, a une exploitation de 130ha environ. La zone 1AU représentait donc 1,05%
de ses terres exploitées.
Incidences des dispositions réglementaires (zonage, règlement, OAP) sur les espaces agricoles et mesures
proposées
Un des objectifs du PLU est de maintenir l’agriculture sur le territoire et donc de préserver la surface agricole
comme outil de production, mais aussi comme habitat de nombreuses espèces inféodées aux milieux ouverts.
Pour ce faire, le zonage du PLU reconnait et identifie ces secteurs agricoles. La zone A, ou zone Agricole,
comprend les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique,
biologique ou économique des terres agricoles. La mise en place de ce secteur va permettre de favoriser le
maintien des activités et des milieux agricoles, de permettre le développement et la diversification des
activités agricoles sur le territoire, et de préserver les éléments de patrimoine et la qualité des sites et des
milieux contribuant à l’identité du lieu. Le PLU préserve plus particulièrement de l’urbanisation les terres
stratégiques pour le fonctionnement des exploitations et pour la fonctionnalité de la trame verte et bleue de
la commune. Les bâtiments susceptibles de changer de destination sont identifiés et pourront évoluer à
condition de ne pas compromettre les activités agricoles. En définitive, le PLU laisse à l’agriculture, tout
l’espace nécessaire à son maintien et à son développement, tout en protégeant les espaces naturels.
Indicateurs de suivi
• La Surface Agricole Utile (SAU) Totale sur la commune.
• La surface agricole consommée au cours de la durée du PLUPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
138
• Le nombre d’exploitations agricoles ayant leur siège sur la commune.
• Pour les futurs permis de construire (PC) liés à l’activité agricole :
- Le nombre (dont accordé/refusé)
- L’emprise au sol moyenne
- La hauteur moyenne des constructions
- Le nombre de logement de fonction
7.3.3- Incidences du PLU sur les sols et la consommation foncière
Rappel du contexte et des enjeux
Entre 2008 et 2022, peu d’espace ont été consommés sur la commune. On peut considérer qu’au total ce sont
5,04 hectares qui ont été consommés au cours de l’application approuvé en 2008, tous types de destination
confondus, hors bâtiments attachés à l’activité agricole. La densité brute moyenne s’élève à 9,4 log./ha. Pour
répondre aux objectifs de modération de la consommation de l’espace, le PLU de Moulins doit privilégier les
opérations de densification et limiter sa consommation de l’espace.
Incidences du PADD sur les sols et la consommation foncière
La modération de la consommation foncière pour préserver les espaces agricoles et naturels constitue un
objectif essentiel. Le projet communal prévoit « d’accueillir les nouveaux habitants prioritairement en
continuité des zones bâties existantes, et en complément des espaces à densifier. Ainsi, un inventaire des
capacités de densification a été réalisé à l’échelle de l’agglomération. Il a permis d’évaluer le potentiel foncier
constructible et mobilisable dans l’enveloppe urbaine. Ainsi, à court terme, l’agglomération de Moulins a la
capacité d’accueillir 14 logements au sein de l’enveloppe bâtie existante.
Pour mémoire, il est envisagé la production d’environ 53 logements sur 10 ans. Pour permettre la réalisation
de davantage de logements, l’ouverture à l’urbanisation de nouveaux espaces est prévue à hauteur de 2,5
hectares (39 logements environ). Dans une logique de préservation des espaces agricoles et naturels du
mitage, l’étalement urbain s’effectuera, le cas échéant, uniquement en continuité des espaces urbanisés du
bourg.
La limitation de l’étalement urbain passe également par le fait d’assurer pour la production résidentielle une
densité moyenne communale supérieure à 15 logements à l’hectare.
Enfin, produire des logements en densification et renouvellement urbain c’est assurer l’intérêt économique
sur le long terme en optimisant les réseaux (eau, électricité, fibre optique, routes, transports en commun…)
et préservant des sols agricoles et naturels qui participent à l’économie et à la qualité du cadre de vie
communal.
Indicateurs de suivi
• La surface consommée au cours des 10 dernières années
• Dans les futurs permis de construire (PC) :
- Nombre de permis (dont accordé/refusé)
- Nombre de logements construits
- Surface parcellaire moyenne
- Emprise au sol construite moyenne
- Surface moyenne de plancher
- Surface moyenne d’espace vert ou non imperméabilisée
- Nombre moyen de places de stationnement crééesPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
139
7.3.4- Incidences du PLU sur la ressource en eau
Rappel du contexte et des enjeux
La commune de Moulins compte environ 24.8 km de cours d’eau. La densité de réseau hydrographique peu
dense est d’environ 16 m/ha. La commune est traversée par quatre principaux cours d’eau :
• Au centre, et traversant le bourg : la rivière Quincampoix,
• En moitié Sud : plusieurs affluents de la Quincampoix : les ruisseaux de Coquerelle, Villechien, et
Lambert.
D’après les données issues du SAGE Vilaine, l’état écologique des eaux de surfaces et des cours d’eau est
qualifié de médiocre à Moulins
En matière d’eau potable, la commune de Moulins fait partie du SYMEVAL qui a pris la compétence sur la
production et la distribution. Aucun captage eau potable n’est recensé sur la commune de Moulins. Les
principaux enjeux sont de préserver la ressource en eau potable (quantité, pollution) et de maintenir un
équilibre entre disponibilité de la source et besoins.
En matière d’assainissement, la commune est dotée d'un réseau d'assainissement collectif aboutissant à une
station d'épuration au nord du bourg. La station d'épuration est sous la compétence de Vitré communauté
qui a délégué l’entretien à la commune. Les eaux usées de la zone agglomérée sont collectées et renvoyées
vers la station d’épuration de type Lagunage naturel. Elle dispose d’une capacité de 300 EH. A partir des
données de charges mesurées au cours des dernières années en entrée de station, nous retenons comme
charge "actuelle" arrivant à la station d'épuration une charge équivalente à 210 équivalents habitants (70 %
de la capacité de traitement). Sur la base de ces éléments, la station d'épuration peut encore traiter une
charge de 90 Eq-hab en situation de pointe.
La majorité du territoire communal se situe sur le bassin versant du ruisseau de Quincampoix, affluent de la
Seiche, donc un sous-affluent du fleuve la Vilaine. Les eaux de ruissellement de la zone agglomérée ont pour
exutoire majoritaire ce ruisseau qui traverse la zone agglomérée. La compétence "Gestion des eaux pluviales
urbaines" a été transférée à Vitré Communauté au 1er janvier 2020, mais par Délibération, la commune de
Moulins bénéficie d'une délégation lui permettant de continuer à assurer la gestion, l'exploitation et
l'entretien des réseaux eaux pluviales.
Incidences du PADD sur la ressource en eau
Incidences négatives du PADD
Le développement de la commune et l’accueil de population supplémentaire provoquent une augmentation
des rejets d’eaux usées à traiter, pouvant avoir des incidences sur la qualité des eaux, notamment par
l’augmentation des rejets d’eaux usées. Les incidences de ces augmentations dépendent de la capacité de
traitement des infrastructures d’assainissement. Parallèlement, l’urbanisation et la densification génèrent
inévitablement une imperméabilisation des sols, et tendent ainsi à augmenter les débits des eaux de
ruissellement.
Enfin, la production d’eau potable est actuellement suffisante pour répondre aux besoins de la population
actuelle. L’accroissement démographique va occasionner une augmentation des consommations en eau
potable.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
140
Incidences positives du PADD (mesures de réduction et d’évitement)
La protection de la ressource en eau et la maitrise du cycle de l’eau sont des objectifs énoncés dans le PADD :
« œuvrer à l’amélioration de la qualité de l’eau et à la préservation de cette ressource » Cela passe par une
bonne gestion en amont des eaux notamment « gérant la pluie là où elle tombe » :
• Maîtriser localement le ruissellement, plutôt que de reporter le problème à l’aval
• Réaliser des économies par rapport aux solutions de l’assainissement traditionnel (canalisations,
bassin d’orage…) ;
• Prévenir les débordement des réseaux existants en période de forts orages
La limitation des surfaces imperméabilisées est aussi un objectif du PLU Il se traduit par :
• Utiliser des revêtements de sol perméables : sur les espaces privés et publics ;
• Définir des coefficient d’imperméabilisation sur les zones à urbaniser à venir (conserver 60% des
surfaces non bâties des lots (habitation et annexes) en surface perméable).
Incidences des dispositions réglementaires (zonage, règlement, OAP) sur l’eau potable et mesures proposées
La production d’eau potable est actuellement suffisante pour répondre aux besoins de la population. 53
nouveaux logements sont prévus par an sur les 10 prochaines années. Cela devrait permettre à la commune
de dépasser les 850 habitants à l’horizon 2032 et envisager une croissance moyenne de la population de
+1,35%/an, correspondant à l’accueil de 4 à 5 ménages par an.
Dans le cadre de la révision du plan local d’urbanisme, la construction des 535 logements supplémentaires,
générera un besoin annuel en eau potable évalué à 6 360 m³ environ (120 m³ annuel par logement). La
retenue d’eau potable qui approvisionne la commune en eau potable, sera en mesure de satisfaire
l’augmentation de la demande en eau potable. De plus, le SYMEVAL vient de lancer une étude de schéma
directeur eau potable afin d’évaluer l’évolution des besoins en eau potable dans les années à venir à l’échelle
du syndicat ainsi que les mesures à prendre concernant la protection de la ressource. Les différents projets
prévus sur la commune de Moulins seront présentés au SYMEVAL pour le raccordement au réseau eau
potable, ainsi que pour l’analyse des éventuels besoins de renforcement.
Incidences des dispositions réglementaires (zonage, règlement, OAP) sur les eaux usées et mesures proposées
Assainissement collectif
Tout d’abord, au niveau réglementaire, l'assainissement collectif est imposé dans toute nouvelle opération
d'aménagement et tout bâtiment doit être raccordé au réseau collectif d'assainissement des eaux usées dans
les conditions et selon les modalités définies par le gestionnaire du réseau. Sous réserve des dispositions de
la législation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement, toutes les eaux et
matières usées doivent être évacuées par des canalisations souterraines raccordées au dispositif
d'assainissement. L’évacuation directe des eaux usées dans les rivières, fossés ou égouts pluviaux est
interdite.
Les eaux usées de la commune de Moulins, sont traitées par la station d'épuration communale de type
"Lagunage naturel " située au nord du secteur aggloméré. Cette dernière est dimensionnée pour traiter une
charge nominale équivalente à 300 équivalents habitants. La charge "actuelle" arrivant à la stationPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
141
d'épuration est équivalente à 210 équivalents habitants en moyenne. A horizon 10 ans, il est prévu le
raccordement maximum de 53 logements supplémentaires.
Pour estimer l'apport futur des charges sur la station d'épuration, on retient :
• Un ratio de 3 habitants par logement,
• Une charge de 48 g de DBO5/j par habitant,
• 1 Eq-hab (valeur européenne) = 60 g de DBO5/j
• Soit 2,4 Eq-hab par logement
Soit pour 53 logements (maximum), on aura 159 habitants et 127 équivalents habitants raccordés à la station
d'épuration.
A partir des données de charges mesurées au cours des dernières années en entrées de station, nous retenons
comme charge « actuelle » arrivant à la station d’épuration une charge équivalente à 170 eq./hab. en
situation de pointe.
Sure la base de ces éléments, la station d’épuration peut encore traiter une charge de 130 eq./hab. en
situation de pointe.
Assainissement non collectif (ANC)
En l’absence de la possibilité d’un raccordement au réseau collectif d’assainissement, c'est-à-dire pour
l’installation et les constructions situées hors périmètre de zonage d’assainissement collectif ou lorsque le
réseau collectif d’assainissement ne dessert pas la parcelle, les installations individuelles d’assainissement,
conformes aux normes fixées par la réglementation en vigueur sont admises dans le cas où le terrain est
reconnu apte à recevoir de telles installations. Le système d’assainissement doit alors être adapté à la
pédologie, à la topographie et à l’hydrologie du sol. En particulier, en l’absence de traitement par épandage
souterrain ou d’infiltration des eaux traitées dans le sol assurant une dispersion efficace des effluents, le rejet
au fossé ou milieu hydraulique superficiel pourra n’être autorisé que pour la réhabilitation de bâti existant.
Pour l’assainissement non collectif, la superficie de la parcelle doit être suffisante pour permettre la
réalisation d’un dispositif d’assainissement non collectif favorisant l’infiltration par le sol en place ou
reconstitué, charge au service assainissement qui doit donner son accord préalable à la construction de
vérifier la faisabilité du projet.
D'une manière générale, les habitations situées en dehors du périmètre de zonage collectif validé dans l'étude
de zonage d'assainissement des eaux usées (Article L2224-10 du Code Général des collectivités Territoriales
(C.G.C.T.)), devront répondre aux exigences de la réglementation en vigueur (l'arrêté du 7 7 mars 2012). Le
SPANC, qui assure les compétences obligatoires de contrôle de conception, de réalisation, périodique de
fonctionnement et dans le cadre de ventes immobilières, est instructeur des projets de réhabilitation et de
création d'installations.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
142
Incidences des dispositions réglementaires (zonage, règlement, OAP) sur les eaux pluviales et mesures
proposées
En matière d’eaux pluviales, le réseau est de type séparatif (les eaux pluviales sont collectées séparément des
eaux usées). Il est composé de collecteurs enterrés et de fossés.
Le règlement du PLU précise que tout aménagement réalisé sur un terrain doit garantir l’écoulement des eaux
pluviales dans un dispositif individuel ou collectif, à réaliser à la charge du constructeur, favorisant en priorité
l’infiltration dans le sol, limitant les débits et permettant l’évacuation des eaux de pluie. Les mesures de
rétention inhérentes au rejet limité, devront être conçues, de préférence selon des méthodes alternatives
(noues, tranchées et voies drainantes, puits d’infiltration…) à l’utilisation systématique de bassins de
rétention. La réalisation de ces aménagements devra être conçue de façon à en limiter l’impact visuel et
paysager depuis les espaces publics. Le raccordement au réseau d’eau pluviale sera soumis à l’autorisation de
l’autorité compétente.
Les OAP thématique intègrent un chapitre spécifique
consacrée à La « trame bleue » et la gestion des eaux
pluviales. Ainsi, les aménagements assureront la gestion des
eaux pluviales (notamment en conformité avec l’article R214-
4 du Code de l’Environnement), en s’inscrivant dans les
principes paysagers du projet (noues, bassin, espaces en
pleine terre…). Les espaces de stationnement « visiteurs » et
dans la marge de recul seront traités selon des dispositifs
permettant l’infiltration des eaux pluviales. Enfin, la
commune veillera à ce que le pétitionnaire s’assure que les
ouvrages de gestion des eaux pluviales projetés disposent
d’une bonne intégration paysagère (pentes douces pour
l’entretien, aménagement paysager...). L’entretien ultérieur
des ouvrages étant un facteur important à prendre en
compte.
Concernant les zones à urbaniser, les OAP spécifient que l’imperméabilisation des sols devra être limitée en
végétalisant au maximum les espaces non construits, en ayant recours à des techniques de revêtements
perméables pour la réalisation des aires de stationnement et des liaisons piétonnes et que les ouvrages de
régulation des eaux pluviales (EP) devront être intégrés, dans la mesure du possible, aux aménagements
paysagers et aire(s) de jeu(x). Des accords de Viré communauté, qui a la compétence, seront pris en amont
des dépôts des dossiers loi sur l’eau.
Indicateurs de suivi
Eau potable :
• Le nombre d’habitants desservis en eau potable
• Le volume d’eau prélevé dans les captages alimentant le territoire
• Le rendement des réseaux de distribution d’eau potable
• Les indices linéaires de perte
• Le volume d’eau consommé (à la journée et à l’année) par la population totale de Plaudren et par
habitant
• La qualité de l’eau pour les paramètres mesurésPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
143
Eaux usées :
• Le nombre d’habitants ou d’abonnés raccordés au réseau collectif
• Le suivi du fonctionnement de la station d’épuration (Capacité, charge reçue, charge résiduelle de
traitement, …) et de leur conformité.
• L’évolution du nombre d’installations d’ANC.
• L’évolution du nombre d’installations d’ANC ayant fait l'objet de de contrôle(s) périodique(s)
• L’évolution du nombre d’installations « inacceptables » nécessitant des travaux sous quatre ans.
7.3.5- Incidences du PLU sur le climat, l’air et les énergies
Rappel du contexte et des enjeux
Soumis à l’influence océanique, le climat de Moulins est doux de type océanique. Sa situation l’expose aux
vents d’ouest qui peuvent engendrer une augmentation de la pluviométrie en véhiculant les précipitations
océaniques. La période estivale peut faire l’objet d’un déficit hydrologique variant fortement d’une année sur
l’autre. Généralement, les températures et les précipitations se répartissent de manière relativement
homogène tout au long de l’année, grâce au climat tempéré océanique. Cette situation est toutefois menacée
par le changement climatique qui pourrait venir modifier les équilibres et impacter directement le territoire.
D’une manière générale, sur la commune, la qualité de l’air est globalement bonne et les quelques pics de
pollutions qui peuvent être enregistrés ne proviennent pas pour l’essentiel du territoire communal, mais ont
plutôt une origine plus globale (aux différentes échelles : régionale voire départementale). Toutefois,
l’implantation des fonctions urbaines (habitations, activités, commerces, équipements) doit permettre de
limiter les déplacements motorisés individuels et favoriser l'utilisation des modes doux.
Ainsi, les principaux enjeux sont de contribuer localement à la lutte contre le changement climatique,
d’accentuer le développement des modes de déplacements alternatifs à l’automobile (vélos, piétons), ou plus
globalement, encourager les pratiques multimodales de déplacement, et enfin d’encourager l’utilisation des
énergies renouvelables.
Incidences du PADD sur le climat, l’air et les énergies
Incidences négatives du PADD
L’accroissement démographique à l’échelle du PLU va occasionner une augmentation des consommations en
énergie. En effet, l’augmentation du nombre global de constructions sur le territoire, qu’elles soient à
vocation d’habitat, économique ou d’équipement, entraînera une augmentation des consommations
d’énergie, bien que ces nouvelles constructions soient soumises à la RE 2020. Outre les impacts de l’habitat
sur les consommations en énergie, les déplacements routiers constituent la principale source d’émissions de
CO2 et une consommation énergétique importante. Un renforcement des déplacements automobiles va
certainement accompagner le développement résidentiel et ainsi, engendrer des consommations
énergétiques (carburants) et des émissions de gaz à effet de serre supplémentaires.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
144
Incidences positives du PADD (mesures de réduction et d’évitement)
Le projet de PLU affiche sa volonté de prendre en compte le changement climatique et d’agir en matière
énergétique : « Participer à la limitation des émissions de gaz à effet de serre et faciliter la mise en oeuvre de
projet de production d’énergie »
En matière de déplacements, le PADD entend « Limiter le recours aux modes de déplacement thermique» en
rapprochant au maximum les futures zones d’habitat et les secteurs regroupant les commerces, les services
et les équipements. Le développement des liaisons douces constitue également un objectif qui doit permettre
d’agir sur les habitudes en matière de déplacement et réduire ainsi les consommations énergétiques et les
émissions de GES.
Au niveau des logements, le projet définit des prescriptions visant la limitation de la consommation d’énergie
et l’intégration des équipements de production d’énergie.
Enfin, la préservation des espaces naturels et agricoles, mais aussi des espaces publics végétalisés, constitue
des atouts pour agir sur le climat et la qualité de l’air (présence d’ombre et de fraicheur en été, réduction des
incidences des fortes pluies en hiver, captation du CO2, meilleure qualité de l’air…).
Incidences des dispositions réglementaires (zonage, règlement, OAP) sur le climat, l’air et les énergies et
mesures proposées
Pour s’engager vers un urbanisme plus « durable », la commune a établi un règlement de PLU ne faisant pas
obstacle aux constructions plus écologiques et aux énergies renouvelables. Le PLU n’impose pas l’utilisation
des énergies renouvelables au sein des bâtiments, la problématique du renouvellement urbain étant déjà très
coûteuse, mais il ne les interdit pas à condition que les installations soient faites sous réserve d’une
intégration architecturale soignée, dans le respect de la protection des sites et des paysages. Ainsi, les
systèmes solaires (thermiques ou photovoltaïques), ainsi que d’autres dispositifs de production d’énergie
renouvelable intégrés à la construction, devront faire l'objet d'une insertion soignée au niveau de la façade
ou de la toiture.
Par ailleurs, outre les bâtiments, les déplacements routiers constituent une consommation énergétique
importante. Pour proposer une alternative à la voiture, le PLU encourage le développement et la pratique des
déplacements doux et du covoiturage. La densification du tissu aggloméré et la mixité des fonctions permises
par le règlement, participent de ce fait à la réduction des besoins de déplacements, ainsi qu’à l’augmentation
de l’attractivité des modes de déplacements doux. Enfin, des principes d’aménagement sont prévus au sein
des secteurs soumis à OAP pour conserver ou créer des liaisons douces, notamment piétonnes, en lien avec
les espaces publics et les cheminements agricoles. Ces orientations en matière de cheminement doux visent
à révéler et garantir un maillage sécurisé et qualitatif de liaisons douces fonctionnelles dans l’ensemble de la
commune.
Pour ce faire, le PLU précise que les modes doux devront dorénavant être intégrés en amont des projets
d’aménagement et d’autre part la mise en valeur des sentiers en milieu naturel sera un objectif à poursuivre.
Enfin, plusieurs emplacements réservés sont dévolus à l’aménagement de cheminements doux. Ainsi, d’une
manière générale, le PLU met en œuvre des mesures pour tendre vers une réduction de l’utilisation d’énergie
carbonée et l’amélioration de la qualité de l’air.
Indicateurs de suivi
• Consommation électrique sur la commune
• Production de solaire photovoltaïque
• Nombre d’installations photovoltaïque sur la communePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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145
• Evolution de la concentration des principaux polluants surveillés (indice ATMO de la qualité de l’air)
• Linéaire de liaisons douces cycles-piétons aménagées
• Dans les futurs Permis de construire et/ou d’Aménager :
- Le nombre de logements améliorés thermiquement (isolation par l’extérieur)
- Le nombre de logements basse-consommation/passifs
- La production d’énergies renouvelable (réseau de chaleur, photovoltaïque, panneaux solaires, …).
- Le linéaire de maillages doux créés
7.3.6- Incidences du PLU sur le paysage et le patrimoine
Rappel du contexte et des enjeux
La commune de Moulins s’inscrit dans l’unité paysagère « la plaine de Janzé – La Guerche-de-Bretagne ». La
commune présente des paysages diversifiés et de qualité qui participent à l’identité du territoire. Ces
paysages sont marqués par des bois, des prairies, des cours d’eau, et aussi par des espaces agricoles ouverts.
Elle se caractérise par la qualité de son espace rural par une faible pression foncière, des conflits d’usages
limités. Les principaux enjeux sont de continuer à préserver et à valoriser ces paysages et ce cadre de vie qui
concourent à l’attractivité du territoire communal.
En matière de patrimoine, la commune de Moulins est concernée par 22 sites identifiés en zone de
présomption de présence de patrimoine archéologique. Moulins est aussi concernée par le site classé du Le
Château de Monbouan et son parc, ses dépendances et ses pièces d’eau. Ces éléments sont identifiés en site
Classé par arrêté en date du 23/11/1963 (code 1631123SCA01). Enfin, l’église de Moulins et l’ensemble bâti
du château de Monbouan sont concernés par une servitude de type AC1 – Monuments historiques. Toutes
les demandes d’autorisation relatives à l’occupation des sols sont soumises à l’avis de l’Architecte des
Bâtiments de France dans ces périmètres. Les principaux enjeux sont donc d’identifier ce patrimoine bâti pour
sa qualité et de définir des prescriptions, des règles relatives à l’aspect extérieur de ces constructions dans le
cadre de réhabilitation (L.151-18), dans le but d’assurer la préservation du caractère de ces constructions.
Incidences du PADD sur le paysage et le patrimoine
Incidences négatives du PADD
Le développement de l’urbanisation et la densification urbaine, pour répondre aux besoins démographiques
du territoire, peuvent porter atteinte à la qualité paysagère du territoire, au cadre de vie, si aucune mesure
de protection et de valorisation n’est mise en place. La localisation, l’architecture des futures constructions
et leur insertion dans l’environnement, sont importantes pour assurer la préservation des paysages et des
perspectives. La commune se caractérise par la richesse de son cadre de vie. Or, le développement de
l’urbanisation pourrait impacter ce patrimoine si aucune mesure de protection n’est appliquée.
Incidences positives du PADD (mesures de réduction et d’évitement)
La préservation et la valorisation du paysage et du cadre de vie sont des objectifs inscrits au projet du PLU à
travers d’une part la préservation des espaces naturels. Les éléments qui composent la Trame Verte et Bleue
(boisements, bocage, réseau hydrographique, zones humides, …) sont protégés, participant ainsi à la
conservation du cadre de vie.
La qualité des franges urbaines et à la préservation de la silhouette du bourg, élément identitaire de Moulins
dans le grand paysage, sont également des éléments pris en compte dans le projet communal. La commune
sera attentive à respecter les volumes traditionnels des constructions locales, les implantations (organisationPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
146
et insertion à la topographie du lieu, utilisation des teintes observées localement. Enfin, le projet préserve le
patrimoine bâti du territoire communal, et identifie le patrimoine bâti pouvant changer de destination. Le
développement du réseau des chemins est également un moyen pour découvrir le patrimoine communal.
Incidences des dispositions réglementaires (zonage, règlement, OAP) sur le paysage et le patrimoine et
mesures proposées
D’une manière générale, la localisation, l’architecture des futures constructions et leur insertion dans
l’environnement, sont des éléments importants que le PLU prend en compte pour assurer la préservation du
cadre de vie et du paysage. Plusieurs éléments participant à la qualité paysagère du territoire ont été identifiés
et protégés au PLU. Ainsi, les boisements et le maillage bocager sont protégés (L115-1 du CU ou L151-23 du
CU). En termes de paysage, des OAP sont définies sur les zones de projets de manière à minimiser les impacts
sur le paysage. Des orientations spécifiques concernent le traitement paysager et la place de la nature en
ville, ainsi qu’en matière de qualité architecturale et urbaine. Les haies à conserver et à valoriser, ainsi que
celles à créer sont indiquées sur les OAP. La création de liaisons douces constitue aussi une mesure favorisant
l’accès aux points de vue remarquables et permettant ainsi une meilleure découverte du paysage et du
patrimoine de la commune. En définitive, le zonage, le règlement et les OAP auront des effets positifs sur le
paysage compte tenu des objectifs de préservation et de valorisation des espaces naturels et des espaces
paysagers du territoire.
Au niveau patrimonial, les bâtiments présentant un intérêt patrimonial (manoirs, calvaires, puits, front bâti
de la traversée du bourg, sont protégés au titre du L151-19 du CU. De plus, le plan de zonage identifie aussi
quelques bâtiments ruraux traditionnels pour leur permettre un changement de destination et ainsi favoriser
leur préservation.
7.3.7- Incidences du PLU sur les risques naturels
Rappel du contexte et des enjeux
Pour rappel, la commune est concernée par les risques suivants :
• Risque sismique (Faible =,niveau 2/5).
• Risque retrait-gonflement des argiles (Nul à faible).
• Risque de tempête (Faible à moyen)
• Risque d’inondation par débordement de cours d’eau : la commune figure à l’Atlas des zones
inondables au niveau de la vallée de la Quincampoix.
• Risque d’inondation par remontée de nappes (Fort à nappe sub-affleurante)
• Risque d’inondation par ruissellement et coulées de boues (Faible)
• Risque industriel (Non concernée)
• Risque rupture barrage (Non concernée)
• Risque Transport Matières Dangereuses (Faible)
• Présence de trois anciens sites industriels (seul le bourg est concerné)
• Risque lié au radon (Catégorie 1– Faible)
Moulins n’est pas concernée par un Plan de Prévention des Risques Technologiques.
Les enjeux liés aux risques majeurs sont la prévention des biens et des personnes aux risques naturels et
technologiques et la maîtrise de l’urbanisation dans les zones soumises aux risques.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Incidences du PADD sur les risques majeurs
Incidences négatives du PADD
Le développement communal et l’ensemble des évolutions territoriales que cela suppose (accueil d’habitants
supplémentaires, nouvelles constructions, etc.), conduit inévitablement à augmenter la vulnérabilité du
territoire face aux risques en présence. Concernant le risque d’inondation par débordement, le PLU prévoit
la construction de nouveaux logements, ce qui induit obligatoirement une imperméabilisation des sols et donc
des volumes pluviaux ruisselés.
Incidences positives du PADD (mesures de réduction et d’évitement)
Le PLU prend en compte les risques connus et les projets envisagés visent à ne pas accroître les biens et les
personnes exposés.
Incidences des dispositions réglementaires (zonage, règlement, OAP) sur les risques majeurs et mesures
proposées
Le risque sismique et le risque de mouvement de terrain sont clairement mentionnés et explicités dans le
PLU. Le projet de PLU n’aura pas d’incidence sur l’exposition de la commune à ces risques.
Enfin, la commune veillera à ce que le pétitionnaire s’assure que les ouvrages de gestion des eaux pluviales
projetés disposent d’une bonne intégration paysagère (pentes douces pour l’entretien, aménagement
paysager...). L’entretien ultérieur des ouvrages étant un facteur important à prendre en compte notamment
pour permettre le bon fonctionnement de ces ouvrages.
En définitive, le PLU respecte et traduit les éléments liés aux risques.
Indicateurs de suivi
• Nombre d’arrêtés de catastrophe naturelle par type de risque (suivi des effets)
• Nombre d’habitants installés en zone à risque (suivi des moyens)
• Part des PC délivrés dans les zones soumises à aléas (inondation / retrait-gonflement des argiles…)
• Nombre de travaux réalisés par la collectivité pour réduire la vulnérabilité des territoires
7.3.8- Incidences du PLU sur les nuisances sonores
Rappel du contexte et des enjeux
La commune n’est traversée par aucun axe classé à grande circulation (Décret du 31 mai 2010) et à ce titre,
Moulins n’est pas concernée par l’arrêté préfectoral du 17 décembre 2000 relatif au classement sonore des
infrastructures de transports terrestres. Le principal enjeu est de limiter de façon générale les nuisances
sonores pour les habitants actuels et futurs, afin d’éviter les conflits et les gènes occasionnés par le bruit.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
148
Incidences du PADD sur les nuisances sonores
Incidences négatives du PADD
La création d’une nouvelle zone à urbaniser et la densification de certains secteurs engendrent une
augmentation du trafic sur les voies de desserte et un accroissement des niveaux sonores à proximité de
celles-ci pouvant être à l’origine d’une gêne pour les riverains.
Incidences positives du PADD (mesures de réduction et d’évitement)
Le PLU souhaite développer les mobilités alternatives et encourager la pratique des modes de déplacement
doux (vélos, marche), notamment pour les trajets quotidiens. Pour ce faire, la commune souhaite poursuivre
les actions en faveur du développement des liaisons piétonnes inter quartiers :
• du lieu-dit Pigeon-Blanc et l’arrière de l’église, en empruntant la vallée de la Quincampoix, une
nouvelle découverte de l’Eglise et ses abords,
• de l’école au lieu-dit de la Biardière et poursuivre le développement des liaisons Nord-Sud, du pôle
d’équipements (école/équipements sportifs) à la mairie (arrêt des cars et transports en communs)
La pratique de la marche et/ou du vélo ne peut qu’avoir des répercussions positives sur le bruit en diminuant
la circulation des véhicules motorisés qui occasionne des nuisances sonores. En définitive, les orientations du
PADD ne génèreront pas de nuisances sonores supplémentaires notables. Au contraire, la diversification des
mobilités et notamment le développement des mobilités alternatives à la voiture, sont bénéfiques pour lutter
contre les nuisances sonores. L’incidence sur les nuisances sonores peut donc être considérée comme
positive.
Incidences des dispositions réglementaires (zonage, règlement, OAP) sur les nuisances sonores et mesures
proposées
Les zones à urbaniser s’intègrent prioritairement au sein de l’agglomération, à proximité des équipements,
services et commerces de proximité. L’ouverture à l’urbanisation de ces zones aura une incidence faible en
matière de nuisances sonores. De plus, les dispositions réglementaires encouragent le développement des
linéaires doux (vélos, marche). Ceci se traduit par des mesures concrètes avec le maintien ou la création de
pistes cyclables et de cheminements piétonniers. La pratique de la marche et/ou du vélo ne peut qu’entraîner
des répercussions positives sur le bruit en diminuant la circulation des véhicules motorisés qui occasionne des
nuisances sonores.
7.3.8- Incidences du PLU sur la gestion des déchets
Rappel du contexte et des enjeux
Sur la commune de Moulins, la collecte et le traitement des déchets ménagers est assurée par le Syndicat
Mixte de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères (SMICTOM) du Sud-Est 35. Les déchets ménagers
et recyclables font l’objet d’un ramassage au porte à porte hebdomadaire. Moulins est dotée de deux points
d’apport volontaire, situés sur la parking de la salle multisport et sur la RD116 (sortie Nord-Ouest du bourg),
permet la mise en oeuvre du tri. La déchetterie la plus proche est située à Bais.
Les enjeux du PLU sont de prendre en compte les installations de gestion des déchets en termes de
localisation et de nuisances, puis de permettre un développement du tri sélectif et sa collecte dans les
secteurs d’urbanisation future comme dans les tissus existants.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
149
Incidences du PADD sur la gestion des déchets
Incidences négatives du PADD
L’augmentation sensible de la population prévue par le PLU, vont entrainer une augmentation des volumes
de déchets issus des ménages mais également des activités, services et équipements nouvellement créés.
Enfin, l’urbanisation prévue occasionnera une augmentation de la production de déchets de chantiers et de
déconstructions, qui sont plus difficiles à valoriser.
Incidences positives du PADD (mesures de réduction et d’évitement)
Pour organiser la gestion des déchets à une échelle plus vaste que la commune, le Code de l'Environnement
a prévu l'élaboration de Plans qui définissent les priorités à retenir en ce qui concerne les installations à créer
pour la collecte, le tri, le traitement des déchets. La question des déchets n’est pas gérée directement par les
documents d’urbanisme. Cependant elle représente une nuisance que le PLU doit intégrer.
Le document d’urbanisme communal se situe dans une logique de prise en compte des installations de
collecte et de traitement en termes de localisation et de capacité en fonction des contraintes liées aux
nuisances et à l’accessibilité en matière d’infrastructures. Le PADD a pour objectif « d’améliorer la
performance de la collectivité dans la gestion déchets et la réduction de la production à la source ». Pour
arriver à cet objectif, la commune entend « inciter les habitants à l’installation de composteurs, d’un
poulailler, … et à réfléchir à la limitation de leur production de déchets ».
Enfin, différentes actions de prévention sont déjà menées pour réduire la quantité de déchets : éduquer les
jeunes, compostage individuel, site internet pour inciter à la réutilisation, le réemploi, et la réparation,
promotion du stop pub.
Incidences des dispositions réglementaires (zonage, règlement, OAP) sur la gestion des déchets et mesures
proposées
La gestion des déchets est peu encadrée par les pièces règlementaires du PLU. Le règlement précise toutefois
les zones où les dépôts de véhicules, les dépôts de ferrailles, déchets, matériaux divers sont interdits. Dans
les zones urbaines, naturelles et agricoles, le règlement précise également que tout nouvel accès ou nouvelle
voie doit présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité et de desserte
de la collecte des ordures ménagères.
En outre, les locaux et emplacements destinés au stockage des déchets doivent être dimensionnés pour
permettre le tri et faciliter la collecte des déchets. Leur intégration paysagère et architecturale devra être
soignée.
Indicateurs de suivi
• Gisement de déchets par habitant
• Gisement d’ordures ménagères résiduelles (OMR) par habitant
• Gisement des emballages par habitant
• Gisement de verres par habitant
• Gisement des papiers par habitant
• Gisement des biodéchets par habitant
• Gisement dans les déchetteries par habitantPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
150
7-4 Caractéristiques des zones susceptibles d’être touchées de manière notable par la mise
en œuvre du plan et évaluation des incidences du plan sur ces zones
En plus de l’approche par thématique réalisée précédemment, une analyse des incidences du PLU sur
l’environnement a été faite à travers une approche spatialisée.
Cette approche se focalise sur les zones susceptibles d’être touchées de manière notable par la mise en œuvre
du PLU. Il s’agit alors d’évaluer les incidences des projets portés par le PLU sur ces espaces présentant une
sensibilité spécifique.
Il s’agit essentiellement des secteurs de développement de la commune qui bénéficient d’une OAP.
Le plan de zonage du PLU ainsi que les orientations d’aménagement ont défini 4 secteurs de développement
sur le territoire communal, pouvant avoir des incidences potentielles sur l’environnement.
• OAP1 – La Métrie
• OAP2 – Pigeon Blanc
• OAP3- Le bourg
• OAP4 – Le Fougeray
• OAP5 – La Métrie – zone 2AU sans schéma
Localisation des secteurs soumis à OAPPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
151
7.4.1- OAP 1 – « La Métrie »
Présentation du secteur
Ce secteur 1 est situé au sud-est du bourg, au niveau du lieu-dit
« La Métrie », en bordure sud de la D37 et à l’est du lotissement
des châtaigniers. La zone concernée s’étend sur 1,37 ha environ. Le
secteur est constitué d’une parcelle (C 1010). La parcelle est
occupée par une zone de cultures de céréales.
Photos du site en 2022
Projet envisagé
L’ensemble de la zone est classé en zone 1AU. Le site a vocation à
accueillir au moins 21 logements. Les densités minimales seront de
15 log/ha.
Une haie bocagère sera à reconstituer sur la frange Est de la
parcelle.
Extrait du plan de zonage du PLUPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
152
Incidences potentielles et mesures
Le projet sur ce secteur génère des incidences positives et négatives.
Thématiques Incidences potentielles attendues Mesures E (Evitement), R (Réduction) ou C (Compensation) et Recommandations*
Cadre de vie,
Paysage et
Patrimoine
• Urbanisation d’une
parcelle agricole (1,7 ha
environ)
• Aménagement d’une
zone pavillonnaire
(lotissement)
• R : Plantations d’une haie bocagère en frange
Est
• R : ouvrages paysagers de gestion des eaux
pluviales
• R : percée paysagère en direction de l’Est
Patrimoine
naturel, TVB et
Nature
ordinaire
• Urbanisation d’une
parcelle agricole (1,7 ha
environ)
• R : Plantations d’une haie bocagère en frange
Est
Consommation
d’espace et
Occupation du
sol
• Consommation de terres
agricoles
• Construction au moins de
21 logements
• R : Densité minimum de 15 log/ha.
Gestion de l’eau
• Augmentation de la
surface imperméabilisée
• Augmentation des rejets
d’EU
• Augmentation inévitable
de la consommation
d’eau potable
• R : l’imperméabilisation des sols devra être
limitée en végétalisant au maximum les espaces
non construits.
• C : Gestion intégrée des eaux pluviales (noues,
bassins, …)
Risques,
Nuisances et
Déchets
• Production de déchets
ménagers et recyclables
• R : Collecte des déchets, tri des déchets…
• Mutualisation des points de collecte des
déchets
Adaptabilité au
changement
climatique
(Mobilité –
Energie)
• Augmentation des
déplacements motorisés
• Augmentation des
consommations d’énergie
• R : La voie de desserte sera mixte et à double
sens, pour en limiter l’emprise et débouchera
sur la route départementale D37 au nord du
projet.
• R : La hiérarchisation des voies sera réfléchie de
manière à consommer un minimum d’espace
(voie à sens unique, voie à double sens étroite
avec refuge pour croisement de véhicules).
• R : Aménagement d’une voie douce
• R : Implantation des constructions de manière à
bénéficier d’un ensoleillement maximal et
optimisation des dispositifs de captation solairePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
153
7.4.2- OAP 2 – « Pigeon Blanc »
Présentation du secteur
Ce secteur 2 est situé à l’ouest du bourg. Il borde l’ouest de la
route départementale D99 et le nord de la route départementale
D643 (Route de Beausoleil). La zone concernée s’étend sur 0,37
ha environ. Des maisons bordent le nord et l’ouest de la zone.
Photos du site en 2022 – entrée donnant sur la rue de Beausoleil
Extrait du plan de zonage
Projet envisagé
L’ensemble de la zone est classé en zone U.
La zone devra faire l’objet d’une opération d’aménagement
d’ensemble.
Le site a vocation à accueillir au moins 10 logements avec
une production diversifiée comparativement au parc
existant sur la commune. Les densités minimales seront
de 27 log/ha.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
154
Incidences potentielles et mesures
Le projet sur ce secteur génère des incidences positives et négatives.
Thématiques Incidences potentielles attendues Mesures E (Evitement), R (Réduction) ou C (Compensation) et Recommandations*
Cadre de vie,
Paysage et
Patrimoine
• Aménagement d’une
zone d’habitat
• Urbanisation d’une dent
creuse
• R : Opération d’ensemble
• R : les talus des abords visant à gérer les
dénivelés devront être plantés d’essences
locales de type bocager sur le pourtour de la
zone (noisetier, aubépine, sureau,…).
Patrimoine
naturel, TVB et
Nature
ordinaire
• Urbanisation d’une
prairie
• R : les talus des abords visant à gérer les
dénivelés devront être plantés d’essences
locales de type bocager sur le pourtour de la
zone (noisetier, aubépine, sureau,…).
Consommation
d’espace et
Occupation du
sol
• Construction au moins de
5 logements
• R : Densité minimum de 27 log/ha.
Gestion de l’eau
• Augmentation de la
surface imperméabilisée
• Augmentation des rejets
d’EU
• Augmentation inévitable
de la consommation
d’eau potable
• R : l’imperméabilisation des sols devra être
limitée en végétalisant au maximum les espaces
non construits et en ayant recours à des
techniques de revêtements perméables pour la
réalisation des aires de stationnement et des
liaisons piétonnes
Risques,
Nuisances et
Déchets
• Production de déchets
ménagers et recyclables
• R : Collecte des déchets, tri des déchets…
• Mutualisation des points de collecte des
déchets
Adaptabilité au
changement
climatique
(Mobilité –
Energie)
• Augmentation des
déplacements motorisés
• Augmentation des
consommations d’énergie
• R : La voie de desserte sera mixte et à double
sens avec refuge pour croisement de véhicules
ou à sens unique pour en limiter l’emprise
• R : 2 points d’accès sont prévus : 1 sur la D463
et 1 sur la D99.
• R : Création d’une voie douce à l’ouest
• R : Sécurisation de l’accès depuis la rue de
Beausoleil
• R : Implantation des constructions de manière à
bénéficier d’un ensoleillement maximal et
optimisation des dispositifs de captation solairePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
155
7.4.3- OAP 3 – « Le bourg »
Présentation du secteur
Ce secteur 3 est situé au sud du bourg, au niveau du lieu-dit « La
Métrie », en bordure nord de la D463. La zone concernée s’étend
sur 0,58 ha environ. Les parcelles concernées sont occupées par
des jardins privatifs, et l’arrière d’un garage automobile ou sont
stockées plusieurs carcasses de voitures. On trouve plusieurs
plantations dont une haie de conifère dénudée existante
marquant la limite Nord de la zone.
Vue aérienne du site en 2022
Extrait du plan de zonage
Projet envisagé
L’ensemble de la zone est classé en
zone U. Le site a vocation à accueillir
au moins 9 logements. Les densités
minimales seront de 15,5 log/ha.
Comme présenté à l’OAP thématique
n°2 « principes de densification », la
densification de ce secteur pourra
être effectué par étape, sous réserve
du respect du schéma
d’aménagement.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
156
Incidences potentielles et mesures
Le projet sur ce secteur génère des incidences positives et négatives.
Thématiques Incidences potentielles attendues Mesures E (Evitement), R (Réduction) ou C (Compensation) et Recommandations*
Cadre de vie,
Paysage et
Patrimoine
• Urbanisation d’une prairie et de
jardins privatifs (0,58)
• Abattage de la haie de conifère
dénudée existante en limite Nord
• Aménagement d’une zone
pavillonnaire
• R : Plantations d’une haie bocagère en
frange Est
Patrimoine
naturel, TVB et
Nature
ordinaire
• Urbanisation d’une prairie et de
jardins privatifs (0,58)
• Abattage de la haie de conifère
dénudée existante en limite Nord
• Aménagement d’une zone
pavillonnaire
• R : Plantations d’une haie bocagère en
frange Est
Consommation
d’espace et
Occupation du
sol
• Urbanisation d’une prairie et de
jardins privatifs (0,58)
• Construction au moins de 9
logements
• R : Densité minimum de 15,5 log/ha.
Gestion de l’eau
• Augmentation de la surface
imperméabilisée
• Augmentation des rejets d’EU
• Augmentation inévitable de la
consommation d’eau potable
• R : l’imperméabilisation des sols devra
être limitée en végétalisant au
maximum les espaces non construits.
• C : Gestion intégrée des eaux pluviales
(noues, bassins, …)
Risques,
Nuisances et
Déchets
• Production de déchets ménagers
et recyclables
• R : Collecte des déchets, tri des
déchets…
• Mutualisation des points de collecte des
déchets
Adaptabilité au
changement
climatique
(Mobilité –
Energie)
• Augmentation des déplacements
motorisés
• Augmentation des
consommations d’énergie
• R : La voie de desserte sera mixte et à
double sens, pour en limiter l’emprise
et débouchera sur la route
départementale D463 au sud-est du
projet.
• R : La vitesse des véhicules pourra être
limitée (zone 20, zone 30).
• R : Une continuité viaire, à long terme
ou piétonne, continuera la voie mixte.
Une voie douce permettra de rejoindre
le nord de la zone.
• R : Implantation des constructions de
manière à bénéficier d’un
ensoleillement maximal et optimisation
des dispositifs de captation solairePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
157
7.4.4- OAP 4 – « Le Fougeray »
Présentation du secteur
Ce secteur 4 est situé à l’est de la zone agglomérée, au niveau du
hameau du Fougeray. Il est occupé par plusieurs habitations et est
traversé par la D37. La zone concernée s’étend sur 1,62 ha
environ. Des parcelles restent encore non urbanisées. Il s’agit de
jardin potagers, de prairies, d’espaces engazonnés.
Ce secteur 4 est situé à l’est de la zone
agglomérée, au niveau du hameau du
Fougeray. Il est occupé par plusieurs
habitations et est traversé par la D37. La zone
concernée s’étend sur 1,62 ha environ. Des
parcelles restent encore non urbanisées. Il
s’agit de jardin potagers, de prairies,
d’espaces engazonnés.
Photos des parcelles non urbanisées sur lesquelles des
constructions pourraient voir le jour
Projet envisagé
L’ensemble de la zone est classé en zone U.
Le site a vocation à accueillir au moins 4 logements. Les densités minimales seront de 16,6 log/ha.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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158
Incidences potentielles et mesures
Le projet sur ce secteur génère des incidences positives et négatives.
Thématiques Incidences potentielles attendues Mesures E (Evitement), R (Réduction) ou C (Compensation) et Recommandations*
Cadre de vie,
Paysage et
Patrimoine
• Densification d’une
hameau et urbanisation
de dents creuses
• R : Dans le but de faciliter les évolutions
possibles de la construction, voire de
densification des parcelles dans le temps,
l’implantation de construction en milieu de
parcelle est interdite.
Patrimoine
naturel, TVB et
Nature
ordinaire
• Urbanisation de jardins
privatifs, de prairies
• R : des jardins accompagneront les futures
constructions
Consommation
d’espace et
Occupation du
sol
• Densification d’une
hameau et urbanisation
de dents creuses
• R : Densité minimum de 16,6log/ha.
Gestion de l’eau
• Augmentation de la
surface imperméabilisée
• Augmentation des rejets
d’EU
• Augmentation inévitable
de la consommation
d’eau potable
• R : l’imperméabilisation des sols devra être
limitée en végétalisant au maximum les espaces
non construits (jardins)
Risques,
Nuisances et
Déchets
• Production de déchets
ménagers et recyclables
• R : Collecte des déchets, tri des déchets…
• Mutualisation des points de collecte des
déchets
Adaptabilité au
changement
climatique
(Mobilité –
Energie)
• Augmentation des
déplacements motorisés
• Augmentation des
consommations d’énergie
• R : Les accès aux habitations devront être
jumelées, dans la mesure du possible
• R : Implantation des constructions de manière à
bénéficier d’un ensoleillement maximal et
optimisation des dispositifs de captation solairePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
159
7.4.5- OAP 5 – « La Métrie – 2AU »
Présentation du secteur
Ce secteur 5 est situé à l’est de la zone agglomérée,
au niveau du hameau du lieu-dit de la Métrie. Ce
secteur assure le lien entre le lotissement et le
cœur de bourg. C’est une parcelle cultivée qui
s’étend sur 0,8 ha environ.
Vue sur la parcelle depuis la RD47 - limite Nord-est Vue sur la parcelle depuis la RD47 - limite Nord-ouest
Projet envisagé
La zone est classée en 2AU.
Le site a vocation à accueillir au moins 13 logements par application d’une densité minimale de 16 log./ha. La voie d’accès principale sera la rue du lotissement des Noisetiers, permettant ainsi de créer une section sécurisée de liaison piétonne longeant la RD37.
Le schéma :PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
160
Incidences potentielles et mesures
Le projet sur ce secteur génère des incidences positives et négatives.
Thématiques Incidences potentielles attendues Mesures E (Evitement), R (Réduction) ou C (Compensation) et Recommandations*
Cadre de vie,
Paysage et
Patrimoine
• Urbanisation d’une parcelle
agricole (0,8 ha environ)
• Aménagement d’une zone
pavillonnaire (lotissement)
• R : Plantations en frange Nord et
renforcement de la haie existante.
• R : renforcement du réseau de liaisons
piétonnes
Patrimoine
naturel, TVB et
Nature
ordinaire
• Urbanisation d’une parcelle
agricole (0,8 ha environ)
• R : Plantations d’une haie bocagère en
frange Est
Consommation
d’espace et
Occupation du
sol
• Consommation de terres agricoles
• Construction au moins de 13
logements après une procédure de
modification du PLU
• R : Densité minimum de 16 log/ha.
Gestion de l’eau
• Augmentation de la surface
imperméabilisée
• Augmentation des rejets d’EU
• Augmentation inévitable de la
consommation d’eau potable
• R : l’imperméabilisation des sols devra être
limitée en végétalisant au maximum les
espaces non construits.
• C : Gestion intégrée des eaux pluviales
(noues, bassins, …)
Risques,
Nuisances et
Déchets
• Production de déchets ménagers
et recyclables
• R : Collecte des déchets, tri des déchets…
• Mutualisation des points de collecte des
déchets
Adaptabilité au
changement
climatique
(Mobilité –
Energie)
• Augmentation des déplacements
motorisés
• Augmentation des consommations
d’énergie
• R : La voie de desserte sera mixte et à
double sens, pour en limiter l’emprise et
débouchera sur rue des Noisetiers, ce qui
permet de limiter les surfaces dédiées aux
déplacements motorisés.
• R : La forme des voies est réfléchie de
manière à consommer un minimum
d’espace (voie à sens unique, voie à double
sens étroite avec refuge pour croisement
de véhicules).
• R : Aménagement d’une voie douce
• R : Implantation des constructions de
manière à bénéficier d’un ensoleillement
maximal et optimisation des dispositifs de
captation solairePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
161
7-5 Evaluation des incidences du PLU sur les sites Natura 2000
7.5.1- Qu’est-ce que Natura 2000 ?
Le réseau Natura 2000 s’inscrit au cœur de la politique de conservation de la nature de l’Union européenne
et est un élément clé de l’objectif visant à enrayer l’érosion de la biodiversité.
La réglementation européenne repose essentiellement sur le Réseau Natura 2000 qui regroupe la Directive
Oiseaux (du 2 avril 1979) et la Directive Habitats-Faune-Flore (du 21 mai 1992), transposées en droit français.
Leur but est de préserver, maintenir ou rétablir, dans un état de conservation favorable, des habitats naturels
et des espèces de faune et de flore sauvages d'intérêt communautaire.
• La Directive « Oiseaux » (CE 79/409) désigne un certain nombre d’espèces d’oiseaux dont la
conservation est jugée prioritaire sur le plan européen. Au niveau français, l’inventaire des Zones
d’Importance pour la Conservation des Oiseaux (ZICO) sert de base à la délimitation de sites appelés
Zones de Protection Spéciale (ZPS) à l’intérieur desquels sont contenues les unités fonctionnelles
écologiques nécessaires au développement harmonieux de leurs populations : les « habitats
d’espèces ». Ces habitats permettent d'assurer la survie et la reproduction des oiseaux sauvages
menacés de disparition,
vulnérables à certaines
modifications de leurs
habitats ou considérés
comme rares.
• La Directive « Habitats » (CE
92/43) concerne le reste de
la faune et de la flore. Elle
repose sur une prise en
compte non seulement
d’espèces mais également
de milieux naturels (les «
habitats naturels) dont une
liste figure en annexe I de la
Directive. À la suite de la proposition de Site d’Importance Communautaire (pSIC) transmise par la
France à l’U.E., elle conduit à l’établissement des Sites d’Importance Communautaire (SIC) qui
permettent la désignation de Zones Spéciales de Conservation (ZSC). C’est seulement par arrêté
ministériel que ce SIC devient ZSC, lorsque le Document d’Objectifs (DO).PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
162
7.5.2- Moulins et Natura 2000
La commune de Moulins ne comprend aucune zone Natura 2000 sur son territoire.
Les sites Natura 2000 les plus proches de la commune de Moulins sont :
• la ZSC « Complexe forestier Rennes - Liffré – Chevré, Etang et lande d’Ouée et Forêt de Haute Sève » FR5300025, à minimum 22 km du bourg de Moulins
• la ZSC « Etangs du canal d’Ille et Rance » FR5300050, à 42 km du bourg de Moulins, - la ZPS « Vallée du Canut » FR5312012, situé sur la commune de Baulon notamment, à environ 38 km du urg de Moulins,
• la ZPS « Forêt de Gavre » FR5212005, en Pays de la Loire, au minimum à 46 km du bourg de Moulins.
Étant donné les distances qui séparent la commune des sites Natura 2000, on peut affirmer que le PLU ne
générera aucune incidence sur la conservation des habitats et des espèces d’intérêt communautaire.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
163
7-6 Critères, indicateurs et modalités retenues
Afin d’évaluer les incidences réelles du PLU sur son environnement direct et indirect, la commune met en
place un dispositif de suivi et d’évaluation des effets de la mise en œuvre de son projet de territoire. Plusieurs
indicateurs sont proposés, et feront l’objet d’un suivi spécifique.
Un indicateur se définit comme « un facteur ou une variable, de nature quantitative ou qualitative, qui
constitue un moyen simple et fiable de mesurer et d’informer des changements liés à une intervention, ou
d’aider à apprécier la performance d’un acteur de développement » (définition de l’OCDE, glossaire des
principaux termes relatifs à l’évaluation et à la gestion axée sur les résultats, 2002).
Les indicateurs ont pour objectif de donner une vision globale sur les évolutions du territoire dans les
domaines où ont été identifiés les principaux enjeux. La commune devra réaliser un état « 0 » de ces
indicateurs à l’approbation du PLU qui servira de référentiel pour les évaluations suivantes.
La périodicité du renseignement des indicateurs est variable selon la nature des données et peut se faire
annuellement, tous les trois ans en moyenne, ou durant toute la durée du PLU.
Enfin, certains critères seront à analyser grâce aux informations recueillies lors des dépôts futurs de permis
de construire (PC) et de déclaration préalable (DP). Ils sont identifiés dans les tableaux suivants par un fond
gris.
7.6.1- Milieux naturels et biodiversité
Thématique /
Impact suivi
Indicateur Unité Fréquence Source de la donnée
Valeur de
référence
(État
« 0 »)
Structure
porteuse
du suivi
Evolution de la
surface boisée
Surface boisée totale à
l’échelle communale ha
Tous les 3
ans PLU 143 ha Commune
Superficie des
boisements protégés au
titre du L113-1 du Code
de l’Urbanisme (EBC)
ha Tous les 3 ans PLU 143 ha Commune
Surface nouvellement
plantée (par mesures
compensatoires)
ha Annuelle (Futurs PC et DP)*- Commune
Surface nouvellement
défrichée ha Annuelle
(Futurs PC et
DP)* Commune
Evolution du
maillage
bocager
Linéaire de haies
bocagères sur le territoire km Annuelle PLU 52 km Commune
Linéaire de haies
protégées au titre du
151-23 du Code de
l’Urbanisme
km Annuelle PLU 52 km CommunePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
164
Linéaire de haies
nouvellement plantées ml Annuelle (Futurs PC)* Commune
Linéaire de haies
nouvellement défrichées ml Annuelle
(Futures
DP)* Commune
Evolution du
réseau
hydrographique
Linéaire de cours d’eau km Annuelle PLU 24,8 km Commune
Evolution de la
superficie en
zones humides
Surface de zones humides
protégées au titre du
151-23 du Code de
l’Urbanisme
ha Tous les 3 ans PLU / SAGE 86 ha Commune
Nombre et superficie de
zones humides
nouvellement recensées
ha Tous les 3 ans (Futurs inventaires) Commune
* PC : Permis de construire / DP : Déclaration préalable / RGA : Recensement Général Agricole
7.6.2- Espaces agricoles
Thématique
/
Impact suivi
Indicateur Unité Fréquence Source de la donnée
Valeur de
référence
(état « 0 »)
Structure
porteuse du
suivi
Préservation
et
valorisation
des milieux
agricoles
Surface agricole faisant
l’objet d’une déclaration
au titre de la Politique
agricole commune
ha Durée du PLU SAU 2010 1167 ha Commune
Nombre d’exploitations
agricoles ayant leur
siège sur la commune
U Durée du PLU
RGA
PLU ou
Diagnostic
agricole
19 sièges
d’exploitations
en 2021
Commune
Permis de construire
(PC) liés à l’activité
agricole
Nombre (dont
accordé/refusé)
Emprise au sol moyenne
Hauteur moyenne des
constructions
Nombre de logement de
fonction
U ou
m² Annuelle
(Futurs PC
et DP)* CommunePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
165
7.6.3- Foncier
Thématique /
Impact suivi
Indicateur Unité Fréquence Source de la donnée
Valeur de
référence
(État « 0 »)
Structure
porteuse du
suivi
Consommation
foncière
La surface consommée sur la
période 2008 – 2022 ha
Durée du
PLU PLU 5 ha Commune
Dans les futurs permis de
construire (PC) :
Nombre de permis (dont
accordé/refusé)
Nombre de logements
construits
Surface parcellaire moyenne
Emprise au sol construite
moyenne
Surface moyenne de plancher
Surface moyenne d’espace
vert ou non imperméabilisée
Nombre moyen de place de
stationnement crée
U ou
m² Annuelle
(Futurs PC
et DP)*- Commune
7.6.4- Risques naturels et technologiques
Thématique /
Impact suivi
Indicateur Unité Fréquence Source de la donnée
Valeur de
référence
(état
« 0 »)
Structure
porteuse
du suivi
Vulnérabilité
vis-à-vis des
risques naturels
et
technologiques
Nombre d’installations classées
(DREAL) sur la commune U
Durée du
PLU
Ministère
de la
transition
écologique
et solidaire
16 IC en
2022 georisques
Part des PC délivrés dans les
zones soumises à aléas
(inondation / retrait-gonflement
des argiles…)
U Annuelle Commune - Commune
Nombre de travaux réalisés par
la collectivité pour réduire la
vulnérabilité des territoires
U Annuelle Commune - CommunePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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166
7.6.5- Assainissement
Thématique /
Impact suivi
Indicateur Unité Fréquence Source de la donnée
Valeur de
référence
(état « 0 »)
Structure
porteuse
du suivi
Production et
traitement des
eaux usées
Capacité de la STEP Eq-hab Annuelle
Rapports
annuels du
gestionnaire
300 EH Commune
Charge organique
reçue au maximum Eq-hab Annuelle
Rapports
annuels du
gestionnaire
210 Eq-hab en
situation de
pointe
Commune
7.6.6- Ressources énergétiques
Thématique /
Impact suivi
Indicateur Unité Fréquence Source de la donnée
Valeur de
référence
(état « 0 »)
Structure
porteuse
du suivi
Consommation
d’énergie et
production
d’énergie
renouvelable
Evolution de la
concentration des
principaux polluants
surveillés
(Indice ATMO de la
qualité de l’air)
- Annuelle Rapports annuels - Air breizh
Nombre
d’installations
photovoltaïque sur la
commune
U Annuelle Permis - Commune
Nombre de
logements améliorés
thermiquement
(isolation par
l’extérieur)
U Annuelle (futurs DP)* - Commune
Nombre de
logements basse-
consommation/passi
fs
U Annuelle (futurs PC)* - Commune
Suivi production
d’énergies
renouvelable (réseau
de chaleur,
photovoltaïque,
panneaux solaires,
…).
- Annuelle (futurs PC et DP)* - CommunePLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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167
8- Compatibilité du PLU avec les documents supra-communaux applicables
8.1- Compatibilité avec le SCoT du Pays de Vitré
Le SCOT du Pays de Vitré sera mis prochainement en compatibilité avec le SRADDET Bretagne. Dans l’attente
le SCOT approuvé le 15 février 2018 est pris en compte :
Thématiques Objectifs Transcription sur Moulins
1-Maintenir et
accueillir la
population sur
l’ensemble du
territoire
Répartir l’accueil des
nouvelles populations
de façon équilibrée
Faciliter le parcours
résidentiel sur le Pays de
Vitré.
Prendre en compte les
risques et les nuisances.
La commune propose une offre diversifiée de logements ou
de capacité de production de logements par la possibilité :
de réalisation de constructions neuves en densification ou
au sein de l’espace rural, mais aussi de valorisation de son
patrimoine par changement de destination de bâtiments
patrimoniaux de qualité.
Les nuisances sont prises en compte dans le découpage de
zones : les zones inondables sont comprises en zones
naturelles, non constructibles.
2-Pour une
gestion optimale
de l’espace
Limiter l’étalement
urbain et renforcer les
centralités du Pays de
Vitré
Limiter la
consommation foncière
Les gisements fonciers existants en agglomération ont été
identifiés. Le règlement littéral règlemente de façon souple
l’implantation des constructions de façon à permettre de
tirer le meilleur parti de chaque unité foncière. La densité
moyenne de 15 log./ha est respectée dans le cadre de la
mise en œuvre des nouveaux projets d’aménagement
d’ensemble. Les STECAL sont admis : un STECAL à vocation
de d’accueil de nouveaux logements identifié Ah
3- Affirmer et
renforcer la
position
économique du
Pays de Vitré
Confirmer la position
stratégique du Pays de
Vitré aux portes de la
Bretagne.
Conserver un territoire
rural dynamique qui
s’appuie sur un réseau
de centralités
connectées.
Préserver l’outil agricole
en tant que composante
économique majeure du
territoire.
Le projet de développement économique s’inscrit dans une
réflexion plus large à l’échelle des communes et
communautés de communes voisines de Moulins. En effet,
la zone d’activités économique de l’Audisière chevauche les
communes de Moulins et de Piré-Chancé. C’est dans ce
contexte géographique qu’a été délimité la zone UA.
Moulins a aussi choisi d’admettre la mixité d’usage des sols,
lorsque les activités sont compatibles avec la proximité
d’habitations.
Pour les activités non compatibles avec la proximité
d’habitations, les entreprises devront trouver place sur des
zones dédiées et existantes à ce jour.
Le projet de Moulins assure la préservation de 87% de son
territoire en zone agricole. Aussi, le règlement littéral
privilégie la préservation des espaces agricoles ainsi que
l’outil économique des sites et sièges d’exploitation
agricole.
4- Garantir une
mobilité durable
sur le territoire
Conserver une bonne
accessibilité sur
l’ensemble du territoire
Développer et diversifier
les mobilités
alternatives
L’orientation du développement urbain de Moulins répond
à cet objectif : les zones à urbaniser sont situées en
continuité de l’agglomération. Il est envisagé l’amélioration
des liaisons inter-quartiers au sein du bourg (OAP et ER).
Concernant les réseaux, des prescriptions figurent au
règlement littéral, visant un enfouissement et le
développement du numérique.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
168
Prendre en compte
l’avènement du
numérique
5-Assurer une
offre
d’équipements et
de services
adaptée et
diversifiée
Conserver une offre de
services aux populations
de qualité.
Au regard de l’offre d’équipements et de services de
Moulins, proportionnellement au nombre d’habitants
qu’elle compte, le projet prévoit de conserver l’offre de
services à la population, mais pas de développement en
dehors des liaisons piétonnes à créer et améliorer.
6-Organiser un
appareil
commercial
adéquat
Conforter les sites
commerciaux existants
par densification,
réorganisation ou
extension.
Organiser une armature
commerciale adaptée.
L’orientation du développement urbain de Moulins répond
à cet objectif : les zones à urbaniser sont situées en
continuité de l’agglomération, ce qui renforcera la
fréquentation des commerces du cœur de bourg.
7-Préserver le
cadre de vie et
valoriser les
ressources du
territoire
Valoriser les paysages et
le patrimoine du Pays de
Vitré
Garantir une gestion
durable des ressources
du territoire
Préserver et valoriser les
composantes de la
trame verte et bleue
Les pièces règlementaires et les OAP du présent PLU ont
pour objectifs d’assurer la préservation de la trame verte et
bleue, que ce soit en zone rurale ou agglomérée.
Il est aussi défini des prescriptions en matière de régulation
et de réutilisation des eaux pluviales, de reconstitution de
la trame bocagère, de préservation des zones humides et
des cours d’eau.
8-Œuvrer pour la
transition
énergétique
Œuvrer pour la
transition énergétique
Le règlement et les OAP définis incitent les porteurs de
projet à intégrer cet objectif dans la conception de leur
projet de construction ou d’aménagement : l’implantation
des constructions en milieu de parcelle est interdite, la
réflexion sur les masques solaires doit être intégrée. Il est
aussi imposé le maintien de surface perméable à l’échelle
des lots.
➔ Le projet de PLU de Moulins est compatible avec le SCoT du Pays de Vitré, approuvé le 15 février 2018.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
169
8.2- Compatibilité avec le SRADDET Bretagne
Le Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires a été adopté par arrêté préfectoral le 16 mars 2021.
Le SRADDET englobe cinq schémas régionaux existants, élaborés et votés ces dernières années : – Schéma Régional de Cohérence Écologique (trame verte et bleue) ;
– Schéma Régional Climat Air Energie ;
– Schéma Régional de l’Intermodalité ;
– Schéma Régional des Infrastructures et des Transports ;
– Plan Régional de Prévention et Gestion des Déchets.
Ce document unique et transversal, ce « schéma des schémas » simplifie sans pour autant diluer le contenu de l’ensemble de ces plans. Les enjeux environnementaux vont désormais intégrer l’ensemble des nouvelles stratégies d’aménagement territorial. Au-delà d’une première partie comportant un diagnostic complet du territoire et des objectifs à atteindre (les 38 objectifs de la Breizh COP), le SRADDET pose 26 règles. La nouveauté de ce document réside dans le fait qu’il est opposable aux documents d’urbanismes locaux et de planification, comme les SCoT -Schémas de cohérence territoriale– ou, à défaut, les PLUi, les plans de déplacement urbains, les plans climat air énergie territoriaux (PCAET) et la charte des parcs naturels régionaux (PNR).
Si l’adoption du SRADDET marque une étape importante dans l’histoire des Régions, le pouvoir réglementaire qu’il leur attribue reste toutefois limité. Ce document renforce le rôle de la Région comme autorité coordinatrice et organisatrice en matière d’aménagement durable du territoire, et ce, en lien étroit avec les EPCI. Les collectivités locales resteront « maîtres » des moyens à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs du SRADDET. Les règles phares du schéma visent par exemple le zéro construction dans les zones de continuité écologique, la prise en compte de la ressource en eau dans les projets d’aménagement, la lutte contre l’étalement urbain ou l’inscription dans les documents d’urbanisme d’une projection du niveau de la mer à horizon 2100. Elles ne s’appliquent qu’à l’échelle des SCoT, lors de leurs révisions, ou de grands ensembles comme les corridors écologiques. Pour faire vivre le projet d’avenir qu’est le SRADDET, la Région mettra sur pied de nouvelles contractualisations avec les territoires, un chantier d’ampleur qui s’ouvrira courant 2020.
Dans la hiérarchie des normes : Les documents d’urbanisme obéissent à une organisation hiérarchique, en le sens qu’ils doivent intégrer les orientations d’autres documents dits supérieurs (ou documents supra). Ainsi c’est à l’échelle du SCoT du Pays de Vitré que doivent être intégrés les objectifs du SRADDET. Le SCoT du Pays de Vitré étant en cours de révision, le PLU de Moulins est compatible avec le SCoT applicable.
Néanmoins, des principes relatifs à l’urbanisme, de sobriété foncière, de densification du tissu bâti de Moulins, de limitation de la consommation d’énergie… ont été intégré dans la conception du projet d’aménagement de la commune de Moulins, assurant la compatibilité du PLU avec les objectifs du SRADDET.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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170
8.3- Compatibilité avec le PCAET de Vitré Communauté
Vitré Communauté a adopté son Plan Climat Air Énergie (PCAET) le 8 juillet 2021.
Le programme compte 38 actions dont l’objectif est d’assurer la transition du territoire. Il s’articule autour de 8 orientations. Ces actions concernent l’ensemble des secteurs et des objectifs réglementaires du PCAET. Les actions programmées doivent permettre d’atteindre les objectifs de réduction des consommations d’énergie, de développement des énergies renouvelables et de réduction des émissions de polluants et de gaz à effet de serre. Avec la mise en place de ce plan d’actions, Vitré Communauté et la Ville de Vitré devraient avoir la capacité d’être au niveau du label Cit’ergie d’ici 4 ans.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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171
➔Le projet de PLU de Moulins, qui intègre des principes :
- de production d’énergie renouvelable individuels,PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
172
- de limitation de consommation de l’énergie par le respect d’implantation des constructions
optimales vis-à-vis de l’ensoleillement,
- la limitation du recours systématiques aux modes de déplacements thermique par le
développement des liaisons douces,
- le développement et le renforcement de la trame bocagère et participe à la préservation de la
biodiversité,
- de limiter les surfaces imperméabilisées et l’artificialisation des sols,
est compatible avec les orientations stratégiques du PCAET de Vitré Communauté.
8.4- Compatibilité avec le SDAGE et les SAGE
La commune de Moulins est concernée par le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) 2022-2027 du Bassin Loire Bretagne et le SAGE Vilaine :
Les orientations fondamentales du SDAGE Loire-Bretagne 2022-2027 réparties en 14 thématiques, en
identifiant celles concernant plus particulièrement les documents d’urbanisme ou de manière plus générale
l’aménagement du territoire et l’urbanisme, les principales dispositions du SAGE Vilaine.
Ne sont reprises que les dispositions en lien avec les documents d’urbanisme et avec le SAGE Vilaine, ou de
manière plus générale à l’aménagement et à l’urbanisme, les orientations, objectifs et mesures
réglementaires du PLU qui apportent une réponse à ces éléments :
SDAGE LOIRE – BRETAGNE 2022-2027
Chapitre 1 : Repenser les aménagements des cours d’eau dans leur bassin versant :
Chapitre 1- Repenser les aménagements des cours d’eau dans leur bassin versant : 1A/ Préservation et restauration du bassin ; 1B/ Prévenir toute nouvelle dégradation des milieux ; 1C/ Restaurer la qualité physique et fonctionnelle des cours d’eau et des annexes hydrauliques ; 1D/ Assurer la continuité longitudinale des cours d’eau ; 1I/ Préserver les capacités d’écoulement des crues
Chapitre 6- Protéger la santé en protégeant la ressource en eau
Traduction actuelle dans LE SAGE VILAINE
Chapitre 2 : Les cours d’eau
D.12 Préserver les cours d’eau – D.13 Réduire et compenser les atteintes qui ne peuvent être évitées – D.14 Poursuivre et finaliser l’inventaire des cours d’eau – D.15 Intégrer les inventaires de cours d’eau au référentiel hydrographique national – D.16 Inscrire et protéger les cours d’eau inventoriés dans les documents d’urbanisme – D.17 Mettre à jour la cartographie des têtes de bassin – D.20 Mener les études pour atteindre le bon potentiel écologique du DPF – D.21 Entretenir régulièrement les cours d’eau – D.22 Restaurer le lit mineur suite à des travaux hydrauliques passés – D.24 Réaliser un atlas des zones de mobilité potentielles – D.25 Prendre en compte la notion d’espace de mobilité dans la gestion des cours d’eau – D.26 Restaurer la continuité écologique des cours d’eau – D.28 Réduire la taux d’étagement – D ;29 Agir sur les buses et autres ouvrages de franchissement de cours d’eau – D.30 Accompagner la régularisation des obstacles à l’écoulement abandonnés ou non entretenus – D.33 Poursuivre et maintenir à jour l’inventaire des obstacles à l’écoulement – D.34 Encadrer les opérations de vidange des plans d’eau – D.37 Intégrer le changement climatique dans la gestion des grands ouvrages – D ;47 Mettre à la disposition des structures opératrices de bassins un outil de suivi des programmes d’actions sur les milieux aquatiques
Réponse apportée par le PLU MoulinsPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
173
L’eau occupe une place à part entière et participe à la qualité des milieux sur la commune. Les cours d’eau, les zones humides les plans d’eau… sont des espaces sensibles qui méritent une attention particulière.
Les composantes de la trame bleue (cours d’eau, zones humides…) sont préservées dans le PLU. Le PADD entend intégrer et préserver ces éléments de la trame bleue. Des protections à la fois sur la qualité des sites et sur leur rôle dans le paysage seront mises en place pour conserver l’identité, la richesse et la diversité des éléments hydriques remarquables du territoire. Ainsi, les cours d’eau et les zones humides sont identifiés dans le PLU puis protégés réglementairement (L151-23 du CU). Les principaux cours d’eau du territoire sont localisés quasi exclusivement en zone N. Les zones humides sont également classées en zone Naturelle (N) pour l’essentiel. Enfin, les maillages bocagers, notamment ceux ayant un rôle hydraulique (limitation du ruissellement et de l’érosion), sont identifiés dans le PLU au titre de l’article L151-23 du C.U (à protéger pour des motifs d’ordre écologique).
THEMATIQUE 2 : MILIEU AQUATIQUE – ZONES HUMIDES
SDAGE LOIRE – BRETAGNE 2022-2027
Chapitre 8 : Préserver les zones humides
8A - Préserver les zones humides pour pérenniser leurs fonctionnalités - 8B - Préserver les zones humides dans les projets d’installations, ouvrages, travaux et activités - 8C - Préserver les grands marais littoraux - 8D - Favoriser la prise de conscience
Traduction actuelle dans LE SAGE VILAINE
Chapitre 1 : Les zones humides
D.1 Protéger les zones humides dans les projets d’aménagement et d’urbanisme – D.2 Compenser les atteintes qui n’ont pu être évitées – D.3 Inscrire et protéger les zones humides dans les documents d’urbanisme – D.5 Disposer d’inventaires communaux fiables et précis – D.6 Evaluer et consolider les inventaires communaux existants – D.7 Mettre en place et actualiser une base de données des inventaires des zones humides – D.8 Appliquer des principes de gestion pour optimiser les fonctions des zones humides – D.9 Optimiser les outils existants pour protéger les zones humides
Réponse apportée par le PLU de Moulins
Le PADD soulève la nécessité de préserver l’ensemble des zones humides à travers l’identification de la trame bleue dans le PLU. L’inventaire des zones humides à l’échelle communale est intégralement pris en compte sans modification de la délimitation des zones humides ou du réseau hydrographique.
Les zones humides identifiées au plan de zonage par une trame doivent faire l’objet de mesures de préservation et sous-réserve du respect des dispositions prévues dans le règlement propre à chaque secteur. Au plan de zonage, elles sont localisées en grande majorité en zone N, permettant ainsi une meilleure protection de ces milieux humides. D’autre part, elles font l’objet de mesures de préservation définies dans le règlement. Ainsi, sont interdits tous travaux publics ou privés susceptibles de porter atteinte à l’intégrité de la zone humide, notamment comblement, affouillement, exhaussement, dépôts divers et la création de plans d’eau. De plus, les travaux et aménagements légers favorables aux restaurations des fonctionnalités des zones humides sont autorisés.
Enfin, il est important de rappeler que l’intégration de l’inventaire au règlement du PLU ne dédouane pas la collectivité et les tiers dans le cas d’une éventuelle destruction ou altération de zone humide non-inscrite dans le document d’urbanisme.PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
174
THEMATIQUE 3 : ESPECES INVASIVES
SDAGE LOIRE – BRETAGNE SDAGE LOIRE – BRETAGNE 2022-2027
Chapitre 9 : Préserver la biodiversité aquatique
9A - Restaurer le fonctionnement des circuits de migration - 9B - Assurer une gestion équilibrée des espèces patrimoniales inféodées aux milieux aquatiques et de leurs habitats - 9C - Mettre en valeur le patrimoine halieutique - 9D - Contrôler les espèces envahissantes
Traduction actuelle dans LE SAGE VILAINE
Chapitre 9 : L’altération des milieux par les espèces invasives
D.136 Mettre à jour annuellement les inventaires des espèces invasives avérées – D.137 Assurer une veille scientifique et technique des espaces invasives - D.138 Respecter des règles d’action communes – D.139 Organiser la lutte autour de structures et territoires adaptés – D.140 Intégrer les risques liés aux espèces invasives dans la gestion des milieux aquatiques – D.141 Stopper l’utilisation ornementale d’espèces invasives – D.142 Apporter une assistance technique aux structures gestionnaires
Réponse apportée par le PLU DE Moulins
Le PLU intègre la problématique des espèces invasives. La liste des plantes vasculaires invasives de Bretagne approuvée par le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (C.S.R.P.N) est annexée au dossier de PLU, tout comme la liste des principales plantes invasives du Bassin de Vilaine.
THEMATIQUE 4 : POLLUTIONS NITRATES
SDAGE LOIRE – BRETAGNE 2022-2027
Chapitre 2 : Réduire la pollution par les nitrates
2A - Lutter contre l’eutrophisation marine due aux apports du bassin versant de la Loire - 2B - Adapter les programmes d'actions en zones vulnérables sur la base des diagnostics régionaux - 2C - Développer l’incitation sur les territoires prioritaires - 2D - Améliorer la connaissance
Traduction actuelle dans LE SAGE VILAINE
Chapitre 5 : L’altération de la qualité par les nitrates
D.87 Diminuer de 20% les flux d’azote arrivant à l’estuaire – D.88 Viser une qualité d’eau brute potabilisable sur l’ensemble du territoire – D.89 Renforcer l’action sur l’aire d’alimentation des captages prioritaires – D.90 Suivre l’état des pressions azotées – D.91 Disposer de données précises sur le parcellaire et les installations d’élevage – D.92 Etablir des références de rendement potentiel – D.99 Mener une réflexion sur les structures foncières – D.100 Expérimenter sur les têtes de bassin
Réponse apportée par le PLU de Moulins
Le PLU a pour objectif de préserver la biodiversité par le maintien de la trame verte et bleue, notamment à travers la préservation des cours d’eau et des zones humides. Le maintien de ces composantes permet une épuration des eaux superficielles. Par ailleurs, la protection des haies bocagères permet également de réduire les transferts de polluants vers les cours d’eau, notamment les nitrates.
THEMATIQUE 5 : PRODUITS PHYTOSANITAIRES - PESTICIDES
SDAGE LOIRE – BRETAGNE 2022-2027
Chapitre 4 : Maîtriser et réduire la pollution par les pesticidesPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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175
4A - Réduire l’utilisation des pesticides - 4B - Aménager les bassins versants pour réduire le transfert de pollutions diffuses - 4C - Promouvoir les méthodes sans pesticides dans les collectivités et sur les infrastructures publiques - 4D - Développer la formation des professionnels - 4E - Accompagner les particuliers non agricoles pour supprimer l’usage des pesticides - 4F - Améliorer la connaissance
Traduction actuelle dans LE SAGE VILAINE
Chapitre 6 : L’altération de la qualité par les pesticides
D.101 Définir des objectifs et des zones prioritaires d’intervention, les secteurs prioritaires phosphore – D.102 Affiner l’origine de la pollution dans les secteurs prioritaires – D.103 Produire la carte d’aléa érosion et actualiser la carte de la teneur en phosphore des sols – D.104 Actualiser l’état des pressions agricoles à l’échelle du bassin-versant de la Vilaine – D.105 Inventorier et protéger les éléments bocagers dans les documents d’urbanisme – D.106 Constituer dans les communes un « groupe de travail bocage » - D.107- 108 Mettre en œuvre un programme local d’action « phosphore »
Réponse apportée par le PLU de Moulins
L’ensemble du linéaire bocager a été repéré sur le plan de zonage au titre de l’article L.151-23 du Code de l’Urbanisme pour leur intérêt paysager ou pour leur intérêt en faveur de la biodiversité. La préservation des haies bocagères, notamment celles perpendiculaire à la pente, permet de réduire les transferts de polluants vers les cours d’eau (fonction anti-érosive et épuratoire). Cette mesure permet à la commune de protéger son patrimoine bocager et de gérer son évolution future. Elle témoigne de la volonté des élus à encourager la préservation et la replantation de haies bocagères afin de renforcer et de densifier le linéaire sur la commune. De même, cette mesure permet à la commune de pouvoir choisir les secteurs où elle souhaite maintenir et/ou planter des haies et les endroits où au contraire la plantation de haies ne parait pas être opportune notamment pour des raisons paysagères ou agricoles.
THEMATIQUE 6 : ASSAINISSEMENT
SDAGE LOIRE – BRETAGNE 2022-2027
Réduire la pollution organique et bactériologique
3A - Poursuivre la réduction des rejets directs des polluants organiques et notamment du phosphore - 3B - Prévenir les apports de phosphore diffus - 3C - Améliorer l’efficacité de la collecte des effluents - 3D – Maîtriser les eaux pluviales par la mise en place d’une gestion intégrée - 3E - Réhabiliter les installations d’assainissement non collectif non conformes
Traduction actuelle dans LE SAGE VILAINE
Chapitre 7 : L’altération de la qualité par les rejets de l’assainissement (eaux usées et pluviales)
D.124 Définir des secteurs prioritaires assainissement – D.125 Conditionner les prévisions d’urbanisation et de développement à la capacité d’acceptabilité du milieu et des infrastructures d’assainissement – D.126 S’assurer de l’acceptabilité du milieu dans les secteurs prioritaires – D.127 Contrôler les branchements d’eaux usées et d’eaux pluviales et mettre en conformité les branchements défectueux – D.128 Limiter et réduire les déversements des eaux usées au milieu par temps de pluie – D.129 Diagnostiquer les ouvrages de collecte et de transport des eaux usées et élaborer un schéma directeur d’assainissement des eux usées dans les secteurs prioritaires assainissement – D.130 Fiabiliser et sécuriser les postes de relèvement recevant une charge brute supérieure à 2000 EH dans les secteurs prioritaires assainissement – D.131 Identifier les territoires prioritaires pour délimiter les « zones à enjeu sanitaire » - D.132 Mettre en œuvre une démarche partenariale entre la commune et l’industriel raccordé – D.133 Elaborer des schémas directeurs des eaux pluviales dans les territoires prioritaires pour délimiter les « zones à enjeu sanitaire » et les unités urbaines – D.134 Limiter le ruissellement lors des nouveaux projets d’aménagement – D.135 Limiter le ruissellement en développant des techniques alternatives à la gestion des eaux pluvialesPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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Réponse apportée par le PLU de Moulins
La commune est dotée d’une STEP d’une capacité suffisante pour assurer le traitement des eaux usées de Moulins (voir les annexes sanitaires du PLU) à court terme. Il sera néanmoins nécessaire d’envisager le renforcement des capacités d’épuration et/ou l’extension de la STEP.
THEMATIQUE 7 : RESSOURCE EN EAU - QUALITATIF
SDAGE LOIRE – BRETAGNE 2022-2027
Chapitre 6 : Protéger la santé en protégeant la ressource en eau
6A - Améliorer l’information sur les ressources et équipements utilisés pour l’alimentation en eau potable - 6B - Finaliser la mise en place des arrêtés de périmètres de protection sur les captages - 6C - Lutter contre les pollutions diffuses par les nitrates et pesticides dans les aires d’alimentation des captages - 6D - Mettre en place des schémas d’alerte pour les captages - 6E - Réserver certaines ressources à l’eau potable - 6F - Maintenir et/ou améliorer la qualité des eaux de baignade et autres usages sensibles en eaux continentales et littorales - 6G - Mieux connaître les rejets, le comportement dans l’environnement et l’impact sanitaire des micropolluants
Traduction actuelle dans LE SAGE VILAINE
Chapitre 12 : L’alimentation en eau potable
D.181 Finaliser la mise en place des périmètres de protection – D.182 Finaliser les travaux de sécurisation programmés – D.183 Valoriser et développer les ressources locales – D.184 Les transferts inter bassins : une composante indispensable à la sécurisation de l’alimentation en eau potable – D.185 Informer la CLE et le public sur l’évolution des consommations et des tarifs
Réponse apportée par le PLU de Moulins
Les cours d’eau de Moulins sont tous compris en zone naturelle ainsi la vallée de la Quincampoix et les zones identifiées inondables.
THEMATIQUE 8 : RESSOURCE EN EAU - QUANTITATIF
SDAGE LOIRE – BRETAGNE 2022-2027
Chapitre 7 : Maîtriser les prélèvements en eau
7A - Anticiper les effets du changement climatique par une gestion équilibrée et économe de la ressource en eau - 7B - Assurer l’équilibre entre la ressource et les besoins à l’étiage - 7C - Gérer les prélèvements de manière collective dans les zones de répartition des eaux et dans le bassin concerné par la disposition 7B-4 - 7D - Faire évoluer la répartition spatiale et temporelle des prélèvements, par stockage hivernal - 7E – Gérer la crise
Traduction actuelle dans LE SAGE VILAINE
D.170 Actualiser les débits de référence sur certains bassins – D.171 Compléter le réseau de mesure des débits – D.172 S’assurer de l’adéquation entre les besoins et la ressource – D.173 Quantifier le volume maximum prélevable sur les sous bassins prioritaires – D.174 Minimiser les pertes de réseau – D.175 Privilégier les économies d’eau potable – D.176 Encadrer les prélèvements nouveaux pour l’irrigation – D.177 Encadrer la création de retenues pour l’irrigation – D.179 Optimiser l’utilisation des ressources d’eau potable structurantes – D.180 Mieux prévoir les étiages pour mieux gérer la crise
Réponse apportée par le PLU de MoulinsPLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
URBA ◼ C. PODER ◼ DM’EAU
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Les documents d’urbanisme locaux doivent prévoir une urbanisation future en cohérence avec la capacité des réseaux AEP à subvenir aux besoins en eau aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif. Sur la commune, l’augmentation estimée de population ne remet pas en question cette capacité d’alimentation.
Par ailleurs, le règlement du PLU précise que toute construction ou installation qui requiert d'être alimentée en eau potable doit l'être par branchement au réseau public. Enfin, pour contribuer à une gestion économe de la ressource en eau, le PLU autorise les formes alternatives de consommation d’eau en intégrant la question de la gestion de l’eau dès le début des démarches d’aménagement (installations permettant la récupération des eaux pluviales, utilisation des eaux brutes pour les usages non domestiques, …).
➔ En définitive, le projet de PLU de Moulins est compatible avec les orientations et objectifs du SDAGE
Loire-Bretagne 2022-2027 et du SAGE Vilaine.
8.5- Compatibilité avec le PLH
Le Programme Local de l’Habitat est un programme d’actions fixé par les élus. Il définit la politique de l’habitat d’un territoire donné. Ce programme répond à l’ensemble des besoins en logement tout en favorisant la mixité sociale. Il assure une répartition équilibrée et diversifiée de l’offre de logements sur l’ensemble de la Communauté d’agglomération.
Vitré Communauté a adopté son PLH n°2 pour la période 2016-2022 le 4 novembre 2016 :
Moulins est identifiée au PLH comme « commune rurale ».
➔Le projet de PLU de Moulins est compatible avec les orientations stratégiques du PLH de Vitré communauté :
- La croissance de population envisagée à Moulins approche la moyenne envisagée au PLH, de +1,35% par an sur une période de 6 ans. La commune de Moulins propose un objectif équivalent, prolongé sur la durée de vie de PLU estimée à 10 ans.
- La prise en compte des logements vacants dans la réflexion, malgré un taux de logements faible à ce jour sur le territoire de Moulins,
- Le règlement et les OAP favorisent la mise en œuvre de projets visant à améliorer énergétiquement le parc de logements,
- Il est envisagé une production annuelle moyenne de 3 à 4 logements environ par an. Il parait opportun de souligner que la commune de Moulins, faute d’offre de foncier, n’a pas eu la capacité de produire « sa part de logements » au cours des dix années passées. Le respect de son objectif de production de logements par an lui permettra de palier à son retard de production de logements des années passées, tout en respectant, au global, les objectifs de production de logements affichés au PLH de Vitré Communauté.
- Le choix des secteurs ouverts à l’urbanisation répond à l’objectif « d’équilibre et de solidarité territoriale ».PLAN LOCAL D’URBANISME DE MOULINS RAPPORT DE PRESENTATION
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ANNEXES
Annexe 1 : liste des plantes vasculaires invasives (nom commun) de Bretagne. Extrait du document «
Conservatoire botanique national de Brest, Avril 2016, Liste des plantes vasculaires invasives de Bretagne ».
Document approuvé par le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (C.S.R.P.N).
Annexe 2 : listes des espèces allergisantes - Réseau National de Surveillance Aérobiologique (R.N.S.A.)
Etude suivie et réalisée par :
20 Rue des Feuteries
35300 FOUGERES
contact@urba.pro
Tesvelle
50240 St AUBIN DE TERREGATTE
Caroline.poder@wanadoo.fr
PA de la Chauvelière,
35150 JANZE
contact@dmeau.fr