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PLU - Rapport de présentation - Partie 2
Document publié le Lundi 16 décembre 2019 par la commune de Dauphin.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Partie 2)
Thèmes du document : Environnement, Aménagement du territoire, Énergies,
Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
2 | P a g e
Plan Local d’Urbanisme de la commune de Dauphin
Nom du fichier 1.2 Etat initial de l’environnement
Version Approbation – Décembre 2019
Rédacteur Mandy ALBERTENGO / Estelle BOTTANI / Caroline QUAY-THEVENON
Vérificateur Mandy ALBERTENGO / Judit ROULAND
Approbateur Véronique HENOCQElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
3 | P a g e
Etat initial de
l’environnement
Patrimoine et cadre de vie 4
Patrimoine écologique à l’échelle de la CCHP 4
Patrimoine écologique de Dauphin 24
Patrimoine paysager à l’échelle de la CCHP 32
Patrimoine paysager de Dauphin 40
Patrimoine bâti et végétal remarquable à Dauphin 50
Ressources naturelles 56
Eau 56
Sol et sous-sol 65
Climat et énergie 70
Effets sur la santé humaine 82
Qualité de l’air 82
Déchets 86
Nuisances 89
Risques 93
Enjeux environnementaux 102Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
4 | P a g e
PATRIMOINE ET CADRE DE VIE
Patrimoine écologique à l’échelle de la CCHP
Dotée d’espaces naturels importants (8 200 hectares, soit 60% du territoire), cette thématique présente un intérêt particulier pour la Communauté de Communes Haute-Provence.
Le territoire est riche d’une grande biodiversité (faunistique et floristique) grâce notamment à sa localisation, à proximité immédiate du Massif du Luberon. De ce fait, l’intercommunalité est concernée par un certain nombre de périmètres à statut tel que des sites Natura 2000, des ZNIEFF etc.
Un engagement international avec la Réserve de Biosphère Luberon-Lure
Les réserves de biosphère sont issues du programme MAB (Man And Biosphere) lancé par l'UNESCO en 1971. Elles ont pour but de constituer un réseau mondial de sites modèles d'étude et de démonstration des approches de la conservation des ressources naturelles et du développement durable. Ces espaces sont destinés à remplir trois fonctions complémentaires :
- Contribuer à la conservation des paysages, des écosystèmes, des espèces et de la variation génétique ;
- Encourager un développement économique et humain durable des points de vue socioculturel et écologique ;
- Fournir des moyens pour des projets de démonstration et des activités d'éducation environnementale et de formation, de recherche et de surveillance continue sur des problèmes locaux, régionaux, nationaux et mondiaux de conservation et de développement durable.
La France compte 10 réserves de biosphère, dont 3 pour la seule région PACA : Les réserves du Mont-Ventoux, du Luberon et de Camargue.
Périmètre de la CCHP au sein de la réserve de biosphère Luberon-LureElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
5 | P a g e
Suite à une demande du PNR du Luberon, l'UNESCO a déclaré le territoire du Luberon comme Réserve de Biosphère en 1997. La réserve de biosphère est constituée de trois aires interdépendantes et complémentaires :
Aire 1 : L'aire centrale, zone de protection des écosystèmes et des paysages. Elle fait l’objet d’une surveillance continue.
Aire 2 : L'aire tampon qui entoure théoriquement la zone centrale et contribue à sa protection.
Aire 3 : L'aire de coopération, lieu d’implantation des populations et de leurs activités économiques, sociales et culturelles et où s’entrecroisent les principaux enjeux.
Chaque réserve est soumise à un examen périodique décennal qui s’est achevé. A cette occasion, le territoire en a été étendu vers le nord-est, au-delà du périmètre du Parc Naturel Régional du Luberon, aux communes du versant sud de la montagne de Lure : ainsi est née la Réserve de Biosphère Luberon-Lure.
Toutes les communes de l’intercommunalité Haute-Provence font aujourd’hui partie intégrante de la Réserve. Les principaux écosystèmes protégés que nous retrouvons sur le territoire sont la forêt méditerranéenne, les paysages boisés et de garrigues.
Au sein de la CCHP, l’aire centrale concerne principalement les communes de Reillanne et Saint-Michel- l’Observatoire. L’aire tampon s’étend au sud-est (Dauphin, Saint-Martin-Les-Eaux, Villemus et Montjustin) et au nord-ouest (Mane, Saint-Michel-l’Observatoire, Aubenas et Reillanne) de l’intercommunalité tandis que l’aire de coopération englobe, quant à elle, à l’intérieur de l’intercommunalité.
Réserve de biosphère dans les communes de la CCHPElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Des protections contractuelles en faveur des habitats et de l’avifaune
Un territoire concerné par la protection Natura 2000
Le réseau Natura 2000 a été mis en place en application de la Directive "Oiseaux" datant de 1979 et de la Directive "Habitats" datant de 1992. Dispositif contractuel, il vise à assurer la survie à long terme des espèces et des habitats d’intérêt communautaire particulièrement menacés, à forts enjeux de conservation en Europe. Il est constitué d’un ensemble de sites naturels, terrestres et marins, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces de la flore et de la faune sauvage et des milieux naturels qu’ils abritent.
La structuration de ce réseau comprend :
- Des Zones de Protection Spéciales (ZPS), visant la conservation des espèces d'oiseaux sauvages figurant à l'annexe I de la Directive "Oiseaux" ou qui servent d'aires de reproduction, de mue, d'hivernage ou de zones de relais à des oiseaux migrateurs ;
- Des Zones Spéciales de Conservation (ZSC) visant la conservation des types d'habitats et des espèces animales et végétales figurant aux annexes I et II de la Directive "Habitats".
Ces espaces sont intégrés à un réseau européen et font l’objet d’un document d’objectif (DOCOB) qui définit les mesures de gestion à mettre en œuvre.
La Communauté de communes est concernée par quatre sites Natura 2000 relevant de la directive Habitats. Ces Zones Spéciales de Conservation sont les suivantes :
‐ FR9301542 Adrets de Montjustin - Les Craux - Rochers et crêtes de Volx
‐ FR9301585 Massif du Luberon
‐ FR9302008 Vachères
‐ FR9301587 Le Calavon et l’Encrême
Au total, ces sites s’étendent sur
environ 5 000 hectares du
territoire communautaire.
Le dernier site n’a pas encore de
document d’objectif (DOCOB).
Pour les autres, des actions sont
programmées à partir de 2015 par
le Parc du Luberon, gestionnaire
des sites.
L’essentiel de ces sites apparaît
dans le SRCE comme réservoir de
biodiversité en trame verte ou
bleue.
Une évaluation environnementale
des projets de Plans Locaux
d’Urbanisme sera nécessaire sur
les communes concernées par ces
sites.
Réseau Natura 2000 au sein de la CCHPElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
7 | P a g e
A - ZSC Adrets de Montjustin – Les Craux – Rochers et crêtes de Volx
Périmètre de la ZSC Adrets de Montjustin – Les Craux – Rochers et crêtes de Volx
Approuvé Site de la Directive Habitats le 8 Novembre 2007.
Situé dans le prolongement oriental du massif du Luberon, ce site de 3 578 hectares est principalement forestier. Il se caractérise par un ensemble de prairies et de forêts abritant une faune très diversifiée. C’est le Parc Naturel Régional du Luberon qui en a la gestion.
Cet espace semble tout de même fragile au vu de la diminution des milieux ouverts (pelouses et prairies) et de sa faune associée, par manque d’entretien (fauche, pâturage).
Le site concerne les communes de Dauphin, Saint-Michel-l’Observatoire, Saint-Martin-Les-Eaux et Villemus.
B - ZSC Massif du Luberon
Périmètre de la ZSC Massif du LuberonElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
8 | P a g e
Approuvé Site de la Directive Habitats le 2 Juin 2010.
Ce massif calcaire de 21 300 hectares, orienté Est/Ouest, est situé au sud-est du département du Vaucluse. Il est coupé dans sa partie centrale par une "combe" dans laquelle s’écoule le seul cours d’eau du Luberon : l'Aiguebrun.
Il se caractérise par de grandes surfaces en pelouses sèches et steppiques qui en font un site stratégique pour les activités agropastorales. Plus ponctuellement, on retrouve quelques secteurs de vieux boisements avec la présence d'insectes rares, comme l'Osmoderme. De même, le site est fréquenté par au moins six espèces de chiroptères. Le site est aujourd’hui géré par le Parc Naturel Régional du Luberon.
Il faut toutefois préciser que ce territoire est exposé à plusieurs facteurs nuisibles tels que sa surfréquentation mais aussi le risque d’incendie.
Aujourd’hui, le site concerne la commune de Montjustin uniquement.
C - ZSC Vachères
Périmètre de la ZSC Vachères
Approuvé Site de la Directive Habitats le 2 Octobre 2014.
Ce site de 14 600 hectares se caractérise par un ensemble de collines boisées et de vallons agricoles. Les versants sont principalement constitués de forêts de feuillus denses, entrecoupés de clairières. Les vallées sont davantage constituées de terres agricoles bocagères (labours et pâtures) et d’un réseau de haies, particulièrement favorable aux chauves-souris.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
9 | P a g e
Ce territoire est contraint par de nombreux facteurs vulnérables tel que les feux de forêts et la disparition de gîtes favorables aux chauves-souris notamment par manque d’entretien (ruines).
Aujourd’hui, le site concerne les communes de Reillanne, Aubenas-Les-Alpes et Saint-Michel-l’Observatoire.
D - ZSC Le Calavon et l’Encrême
Périmètre du ZSC Le Calavon et l’Encrême
Approuvé Site de la Directive Habitats le 16 Février 2010.
Le Calavon (ou Coulon) est un affluent de la Durance. Il prend sa source dans les Alpes-de-Haute-Provence, vers Banon, et irrigue l'ensemble du bassin d'Apt. Il possède un régime méditerranéen caractéristique des importantes crues et d’un étiage très prononcé durant la saison sèche. L’essentiel des habitats naturels caractéristiques des écosystèmes de rivières méditerranéennes est représenté dans le Calavon (bancs de sable, galets, boisements matures sur les berges etc.). Le site possède également de belles ripisylves à peupliers formant des corridors écologiques, fonctionnels notamment pour les différentes espèces de chauves-souris
L’Encrême est quant à lui un affluent du Calavon, bordé par de belles prairies riches en espèces végétales. La rivière abrite des espèces à forte valeur patrimoniale, telle que le Castor d'Europe (faune) ou la Bassie à fleurs laineuses (flore).
Ce territoire de 966 hectares est exposé à plusieurs facteurs nuisibles tel que les prélèvements d’eau à usage agricole en période sèche, la pollution des eaux, l’arasement des ripisylves ou encore le développement de plantes exogènes envahissantes (La Jussie).
Ce site est géré à la fois par la Commission Locale de l'Eau du bassin versant du Calavon/Coulon et par le Parc Naturel Régional du Luberon.
Aujourd’hui, il concerne les communes de Montjustin et Reillanne.
Au total, ce sont 5 000 hectares du territoire cummunautaire qui sont concernés par le réseau Natura 2000.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Un Plan National d’Actions (PNA) en faveur de l’Aigle de Bonelli
Les Plans Nationaux d'Actions sont des documents d'orientation non opposables visant à définir les actions nécessaires à la conservation et à la restauration des espèces les plus menacées afin de s'assurer de leur bon état de conservation. Ils répondent ainsi aux exigences des directives européennes dites « Oiseaux » (79/409/CEE du 2 avril 1979) et « Habitat, Faune, Flore » (92/43/CE du 21 mai 1992) qui engagent au maintien et/ou à la restauration des espèces d'intérêt communautaire dans un bon état de conservation.
Ces outils de protection de la biodiversité visent à organiser un suivi cohérent des populations de l'espèce ou des espèces concernées, à mettre en œuvre des actions coordonnées favorables à la restauration de ces espèces ou de leur habitat, à informer les acteurs concernés et le public et à faciliter l'intégration de la protection des espèces dans les activités humaines et dans les politiques publiques.
L’aigle de Bonelli (Aquila fasciata) est un rapace de taille moyenne
des climats semi-arides dont la présence en France, comme en
Europe, se limite au pourtour méditerranéen.
L’espèce est en déclin depuis 50 ans sur toute son aire de
répartition (Inde, Chine, Moyen-Orient, Maghreb et sud de
l’Europe). En France, la population nicheuse était estimée à 80
couples en 1960 et il n’en restait que 22 en 2002 (elle atteint 30
couples en 2012). Depuis les simples initiatives locales de
conservation des années 1970 jusqu’aux deux derniers plan
nationaux d’actions (1999-2004, 2005- 2009), la connaissance sur
l’espèce s’est beaucoup améliorée, les actions de conservation et de
lutte contre les menaces se sont structurées. Mais malgré ces
efforts, l’espèce est encore aujourd’hui classée « en danger » et son
état de conservation très précaire en fait l’un des rapaces les plus
menacés de France.
C’est pourquoi le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a souhaité la poursuite des précédents plans nationaux d’actions. L’aigle de Bonelli est une espèce dont la productivité naturelle est faible, ce qui se traduit par un accroissement lent des effectifs. L’évaluation de l’efficacité des actions ne peut donc se mesurer que grâce à l’analyse de données sur une longue période. C’est ce qui a motivé la décision de concevoir ce nouveau plan national d’actions pour une durée de dix ans (2014-2023).
Périmètre du PNA Aigle de Bonelli
CCHPElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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L’enjeu de ce plan est de consolider la population actuelle française d’aigle de Bonelli et d’assurer sa pérennité. Les efforts du PNA seront orientés sur la réduction des menaces et la préservation des habitats avec un effort particulier dans les sites vacants, seuls espaces à même de permettre un développement futur de la population d’aigle de Bonelli.
Pour cela, sept objectifs, déclinés en 27 actions, ont été fixés :
- Réduire et prévenir les facteurs de mortalité d’origine anthropique ;
- Préserver, restaurer et améliorer l’habitat ;
- Organiser la surveillance et diminuer les sources de dérangements ;
- Améliorer les connaissances pour mieux gérer et mieux préserver l’aigle de Bonelli ;
- Favoriser la prise en compte du Plan dans les politiques publiques ;
- Faire connaître l’espèce et le patrimoine local remarquable ;
- Coordonner les actions et favoriser la coopération internationale.
Sur le territoire intercommunal, les communes concernées par ce périmètre sont Dauphin, Mane, Saint-Martin- Les-Eaux, Saint-Michel-l’Observatoire et Villemus.
Des communes adhérentes au Parc Naturel Régional du Luberon
Toutes les communes de la CCHP sauf Mane adhèrent au Parc Naturel Régional (PNR) du Luberon, dont la charte fondatrice a été arrêtée le 19 décembre 1996. Sa surface couvre 185 000 ha et 77 communes. Une nouvelle Charte « Objectif 2021 » est issue d'une révision réalisée en 2009.
Le Parc possède des paysages et un patrimoine naturel remarquables. Ce vaste territoire concentre une diversité de milieux, caractérisés par la garrigue, les pelouses sèches des crêtes, les chênaies, les falaises et gorges, les rivières.
Autant de milieux identifiés comme « réservoirs de biodiversité végétale et animale ».
Communes intégrées au PNR du LuberonElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Certaines zones du PNR du Luberon ont été identifiées comme des périmètres de biodiversité remarquables, classés selon les 3 catégories détaillées ci-après :
la Zone de Nature et de Silence (ZNS)
Elle couvre les espaces inhabités du massif du Luberon, des versants Sud des Monts de Vaucluse et des collines des bords de Durance au Sud et à l’Est. Sur ces espaces homogènes et de grande ampleur, le milieu naturel s’est développé à l’abri des agressions de l’activité humaine, offrant ainsi des conditions satisfaisantes pour le développement de la faune et de la flore sauvages. Les collectivités adhérentes au PNR du Luberon ont porté engagement, dans le Rapport de la Charte, à ne pas autoriser de nouvelles construction d’habitations ni d’installations classées pour la protection de l’environnement au sein de cette Zone de Nature et de Silence, dans les évolutions de leur documents d'urbanisme. L'objectif est de consacrer la vocation forestière, pastorale, cynégétique et de pleine nature de ces grands espaces quasiment inhabités.
les Secteurs de Valeur Biologique Majeure (VBM)
Un travail d’inventaire cartographié des richesses naturelles du territoire sous l’intitulé «Secteurs de Valeur Biologique Majeure» a consisté à cerner les grandes formations végétales originales. Ces secteurs ont ensuite été affinés au regard de la diversité biologique, floristique et faunistique qui les caractérisent ainsi que par la fonctionnalité des écosystèmes. Ces secteurs intègrent aussi les éléments remarquables de la biodiversité attachés aux agrosystèmes (messicoles, prairies humides, pelouses sèches…) et aux milieux linéaires (haies, ripisylves) fonctionnant souvent comme des corridors écologiques au travers de terroirs fortement humanisés.
Les Milieux Exceptionnels
Zones délimitées à l’intérieur même des Secteurs de Valeur Biologique Majeure et qui font l’objet de mesures de conservation et de réglementation particulières.
Zones naturelles identifiées par le PNR Luberon à l’échelle de tout son périmètre
L’intercommunalité Haute-Provence est concernée par l’ensemble de ces zones.
Les ZNS sont présentes principalement au Nord-Ouest et au Sud-Est de la CCHP.
Les secteurs VBM concernent l’ensemble des communes avec entre autre la présence des secteurs « Le Haut Largue » (Aubenas, Saint-Michel-l’Observatoire, Reillanne), « Le Grand Luberon Oriental » (Dauphin, Saint-Martin- Les-Eaux, Villemus, Montjustin) ou encore « le Largue et ses principaux affluents : la Laye, le Repetier, laElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Rimourelle » (Dauphin, Saint-Martin-Les-Eaux, Mane).
Enfin, on remarque plusieurs Milieux Exceptionnels tel que « Le Largue » (Aubenas, Saint-Michel-l’Observatoire, Villemus, Saint-Martin-Les-Eaux, Dauphin), « Les Craux de Saint-Michel » (Mane, Saint-Michel-l’Observatoire) ou encore « Prairies humides » (Reillanne, Montjustin).
Charte du PNR du Luberon sur le territoire communautaire de la CCHPElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Des inventaires patrimoniaux pour une connaissance de la richesse biologique
Des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF)
Les ZNIEFF sont des périmètres d’inventaire naturaliste permettant d’identifier la richesse d’un territoire en matière de biodiversité. Elles ne sont pas associées à des mesures de protection et de gestion particulières. Il s’agit principalement d’un outil d’amélioration de la connaissance qui n’a pas de portée règlementaire directe.
On en existe deux types :
- ZNIEFF de type I : ensemble de quelques mètres carrés à quelques milliers d’hectares constitués d’espaces remarquables : présence d’espèces rares ou menacées, de milieux relictuels, de diversité d’écosystèmes ;
- ZNIEFF de type II : ensemble pouvant atteindre quelques dizaines de milliers d’hectares correspondant à de grands ensembles naturels peu modifiés, riches de potentialités biologiques et présentant souvent un intérêt paysager.
A l’échelle de l’intercommunalité, il existe six ZNIEFF au total dont cinq concernant les cinq communes à l’étude. Ces zones représentent 6 800 hectares à l’intérieur du territoire intercommunal.
La CCHP est concernée par deux ZNIEFF de type I et quatre ZNIEFF de type II.
ZNIEFF de type I
ZNIEFF de Type I au sein de la CCHPElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Les ZNIEFF de type I présentes sur le territoire intercommunal se composent des sites suivants :
- Ruisseau de l’Encrême et ses bordures - le ravin de Carlus - la Garde de Dieu ;
- Le Largue et ses ripisylves entre Coubian et la chapelle Notre-Dame – les costes du Largue – ruisseaux et ravins de Valvissorgues, du rio et de l’Aiguebelle
Ces deux sites représentent des unités écologiques homogènes abritant un habitat déterminant.
Ruisseau de l’Encrême et ses bordures – le ravin de Carlus – la Garde de Dieu
Ce site présente des intérêts floristique et écologique. D’une superficie de 270 hectares environ, ce ruisseau est localisé dans la partie sud-ouest du département, sur les communes de Céreste, Montjustin et Reillanne. Il englobe la plaine alluviale de l’Encrême ainsi que son affluent, le ruisseau du Tréchiou.
Cette zone contient un habitat déterminant composé de prairies de fauche et de plaine, représentant des habitats à forte valeur patrimoniale. Il abrite 25 espèces végétales remarquables telle que l’Orchis à fleurs lâches, le Lin bisannuel, le Narcisse des poëtes etc. De même, on y retrouve une espèce animale protégée et remarquable : le Castor d’Europe ayant frôlé l’extinction en France.
Le Largue et ses ripisylves entre Coubian et la chapelle Notre-Dame – les costes du Largue – ruisseaux et ravins de Valvissorgues, du Rio et de l’Aiguebelle
Site d’intérêt floristique, il est localisé dans la partie sud-ouest du département des Alpes-de-Haute-Provence, sur les communes de Saint-Michel- l’Observatoire, Villemus, Aubenas-les-Alpes, Reillanne, Revest-des-Brousses et Vachères. Il comprend le cours de la rivière du Largue entre Coubian et La Chapelle Notre-Dame, à l’ouest de Saint-Michel-l’Observatoire. Il inclut également les ruisseaux et ravins de Valvissorgues, du Rio et de l'Aiguebelle. Cette zone a une superficie d’environ 354 hectares.
D’un point de vue floristique, le site compte une espèce végétale rare déterminante : la Bifora à deux coques. Il abrite treize autres espèces végétales remarquables dont l’Asperge à feuilles étroites, le Genêt d’Espagne, le Rosier des champs etc.
La faune patrimoniale du site se caractérise par la présence de l’Ecrevisse à pattes blanches, crustacé remarquable et devenu rare.
ZNIEFF de type I – Ruisseau de l’Encrême
ZNIEFF de type I -
Le Largue et ses ripisylvesElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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ZNIEFF de type II
Sont recensées comme ZNIEFF de type II les sites suivants :
- Le Largue et ses ripisylves ;
- Plaine et Craux de Mane et de Saint-Michel-l’Observatoire – Bois de Pouvarel – Crau Chétive – Porchères – Les Craux
- Versant Nord-Est du massif du Luberon – Forpets Domaniales de Pélissier et de Montfuron – Collines de Montjustin
- Forêt Domaniale de Reillanne – Le Paty – Reclapous – Les Craux
Ces quatre sites représentent un grand ensemble naturel offrant des potentialités biologiques importantes.
Localisation des ZNIEFF de type II au sein de la CCHPElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Le Largue et ses ripisylves
Site d’intérêts floristique et faunistique englobant la ZNIEFF
de type I du même nom. Zone d’une superficie d’environ
869 hectares, elle comprend le cours de la rivière du Largue
et ses principaux affluents.
Le site compte 2 espèces végétales déterminantes
(Euphore à feuilles de graminée et Bifora à deux coques)
ainsi qu’une quarantaine d’espèces végétales
remarquables.
Aussi, il abrite 17 espèces animales patrimoniales dont
deux déterminantes (Castor d’Europe et Cerf élaphe).
Plaine et Craux de Mane et de Saint-Michel-
l’Observatoire – Bois de Pouvarel – Crau Chétive –
Porchères – Les Craux
Site d’intérêt floristique et faunistique. Zone d’une
superficie d’environ 3 856 hectares, elle comprend la plaine
entre Forcalquier, Saint-Maime et Saint-Michel-
l’Observatoire.
Le site compte 2 espèces végétales déterminantes : l’Inule à
deux faces et l’Ophioglosse (petite fougère).
Aussi, il abrite 37 espèces animales patrimoniales dont sept
sont déterminantes.
Versant Nord-Est du massif du Luberon – Forpets
Domaniales de Pélissier et de Montfuron – Collines de
Montjustin
Site d’intérêt floristique et faunistique. Zone d’une
superficie d’environ 8 880 hectares, elle comprend la
chaîne de petites montagnes qui s’étend du sommet des
collines de Pimayon à la crête du Grand Luberon.
Le site compte 7 espèces végétales déterminantes dont 3
protégées au niveau national (Nigelle de France, Rosier de
France et églantier sauvage).
Aussi, il abrite 28 espèces animales patrimoniales dont
douze déterminantes.
ZNIEFF de type II -
Le largue et ses ripisylves
ZNIEFF de type II –
Plaine et Craux de Mane et
de Saint-Michel-l’Observatoire
ZNIEFF de type II –
Versant Nord-Est du massif du LuberonElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
18 | P a g e
Forêt Domaniale de Reillanne – Le Paty –
Reclapous – Les Craux
Site d’intérêt principalement floristique. Forêt d’une
superficie d’environ 1 375 hectares, elle s’étend entre le
ruisseau du Grand Vallat à l’ouest et les sommets
dominant Céreste à l’est.
Le site compte une espèce végétale déterminante,
protégée au niveau national : l’Euphorbe à feuilles de
graminée. La forêt abrite de même 12 autres espèces
végétales remarquables.
La forêt comprend 5 espèces animales patrimoniales et
remarquables dont la chauve-soris Grand Rhinolophe,
menacée et en regression partout en France.
Les Espaces Naturels Sensibles (ENS)
Schéma des Espaces naturels sensibles du CD 04 et photographie du site
Le Schéma Directeur des Espaces Naturels
Sensibles du Conseil Départemental des
Alpes-de-Haute-Provence, établi et validé en
2008, identifie comme futurs Espaces
Naturels Sensibles (ENS) plusieurs secteurs.
Il s’agit de zones de préemption qui sont
réservées pour la mise en place d’un ENS.
Les Craux de Saint-Michel représentent le
plus vaste site, localisé à la fois sur les
commune de Mane et de Saint-Michel-
l’Observatoire. Ce milieu couvre une
superficie d’environ 450 hectares.
Le territoire comporte également des sites
sensibles liés aux milieux aquatiques comme
les prairies de l’Encrême à Montjustin, le
Largue à Saint Michel et Saint Martin ainsi
que le ravin de l’Ausselet à Dauphin.
En milieu forestier, un ENS pour la forêt
d’Ardene est identifié sur la commune de
Saint Michel.
ZNIEFF de type II –
Forêt Domaniale de ReillanneElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
19 | P a g e
La Trame Verte et Bleue
L’intercommunalité Haute-Provence est concernée par le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) PACA, approuvé en novembre 2014.
Le SRCE est l’outil d’aménagement à échelle régionale pour la mise en œuvre de la Trame Verte et Bleue. Le contenu de ce document répond aux exigences réglementaires du Code de l’Environnement.
Le plan d’action stratégique du SRCE se compose de 4 grandes orientations stratégiques avec 19 actions et de 5 orientations stratégiques territorialisées.
Le Schéma Régional de Cohérence Écologique (SRCE) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est un des outils de la déclinaison régionale de l’objectif rappelé dans la Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2011-2020, à savoir : « construire une infrastructure écologique incluant un réseau cohérent d’espaces protégés ».
Il s’agit à terme que le territoire national soit couvert par une Trame Verte et Bleue (TVB), dont le principal atout est de pouvoir être considéré comme un outil d’aménagement du territoire. L’un des principaux objectifs (visés à l’article L.371-1 du Code de l’Environnement) de cette Trame Verte et Bleue est de maintenir des « continuités écologiques » permettant aux espèces de se déplacer dans l’espace et dans le temps, notamment pour répondre aux évolutions à court terme (économique et sociale) et à très long terme (changement climatique).
Le Schéma Régional de Cohérence Écologique est opposable aux documents d’urbanisme et aux projets d’infrastructures linéaires d’État et des collectivités. Il est opposable selon le niveau de "prise en compte", le niveau le plus faible d'opposabilité après la conformité et la compatibilité.
Schéma Régional de Cohérence Ecologique PACA sur le territoire communautaireElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Les réservoirs et corridors terrestres
Le SRCE PACA définit à l’échelle intercommunale deux grands réservoirs de biodiversité. Le premier, au Nord de l’EPCI, concerne les communes de Mane, Saint-Michel-l’Observatoire, Aubenas-les-Alpes et Reillanne. Il est qualifié comme « en bon état et à préserver » par le SRCE. L’autre réservoir, plus au Sud comprend les communes de Mane, Dauphin, Saint-Michel-l’Observatoire, Saint-Martin-Les-Eaux et Villemus. Le SRCE précise que ce réservoir de biodiversité est à remettre en bon état par le biais de diverses actions. Un dernier réservoir couvre la partie Sud de la commune de Montjustin. Il s’agit du massif du Luberon qui n’est toutefois pas directement connecté aux deux précédents réservoirs, plus conséquents à l’échelle intercommunale.
Réservoir de biodiversité terrestre à Montjustin - Massif du Luberon
Les deux premiers réservoirs sont rattachés par trois corridors écologiques. Composantes de la Trame Verte, ces trois corridors font le lien entre les deux principaux réservoirs de biodiversité. D’après le SRCE, ils sont en bon état et donc à préserver. Le premier corridor, au Nord, est situé sur les communes de Mane et Saint-Michel- l’Observatoire. Le second corridor se trouve sur la commune de Saint-Michel-l’Observatoire. Enfin, le dernier, plus au Sud de l’EPCI comprend les communes de Saint-Michel-l’Observatoire, Villemus et Reillanne.
Corridor écologique à Mane et Saint-Michel-l’Observatoire - Craux
Les réservoirs et corridors aquatiques
La trame bleue ou aquatique, correspond aux principaux cours d’eau sur l’ensemble des communes. Ces derniers pourrait être complétés par les zones humides récemment définies, 40 au total sur l’intercommunalité Haute- Provence.
Le SDAGE identifie quant à lui les berges de l’Encrême et de l’Aiguebelle comme étant des réservoirs biologiques, hors, elles ne le sont pas dans le SRCE.
Il faut noter que les réservoirs et corridors identifiés par le SRCE débordent très largement sur les terres agricoles des différentes communes. Lors de l’élaboration de leur PLU, les communes devront donc réfléchir à comment faire cohabiter les activités agricoles avec les différents périmètres de protection écologique.
Réservoirs et corridors aquatiques à Dauphin - Rivière de la Laye et torrent de l’AusseletElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Les zones humides
Le code de l’environnement défini les zones humides comme des « terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année » (art. L. 211-1).
L’article R211-108 précise que les « critères à retenir pour la définition des zones humides […] sont relatifs à la morphologie des sols liée à la présence prolongée d’eau d’origine naturelle et à la présence éventuelle de plantes hygrophiles. Celles-ci sont définies à partir de listes établies par région biogéographique. En l’absence de végétation hygrophile, la morphologie des sols suffit à définir une zone humide ».
L’arrêt ministériel du 24 juin 2008 précise les critères de définition et de délimitation des zones humides. Leur préservation et leur gestion durable ont été reconnues d’intérêt général. Il s’agit donc de veiller à la préservation de ces zones humides qui constituent de véritables enjeux en termes de biodiversité écologique, de gestion de la ressource en eau et de prévention des inondations.
Des enjeux de préservation des zones humide ont été réaffirmées dans le SDAGE Rhône Méditerranée 2016-2021, au travers de sa sixième orientation fondamentale, précise que ces zones doivent être prises en compte, préservées et restaurées.
La commune de Dauphin compte plusieurs zones humides sur son territoire. La première se trouve au nord de la commune et concerne les prairies de Mane-Dauphin. Elle s’étend notamment aux abords de la Rimourelle et du Répétier. Quelques habitations (secteur des Chamouras) et exploitations agricoles se trouvent au cœur de cette zone humide. Cette zone humide s’étend essentiellement dans les espaces agricoles du nord de la commune. Elle est identifiée dans le SDAGE comme un zone de marais et de landes humides de plaines et coteaux.
La seconde s’étend sur la commune voisine de Mane et concerne les abords du Laye. Aucune habitation ne se trouve dans cette zone formée par la ripisylve du Laye.
La troisième traverse la commune d’est en ouest correspond à la ripisylve du Largue. La dernière est également identifiée dans le SDAGE comme une bordure de cours d’eau, en l’occurrence celle du ruisseau de l’Ausselet. Elle s’étend sur une surface de 7,66 ha.
Zones humides sur la commune de Dauphin
Source :DREAL PACA – inventaire des zones humidesElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Les zones humides identifiées précédemment se calquent quelques peu sur celles répertoriées par le SRCE mais certains secteurs n’ont pas été identifiés comme tels par ce schéma à l’image des abords du Répétier ou bien encore des espaces situés au nord et au sud du cimetière communal. Toutefois, les zones humides définies dans le SRCE ont vocation à être préservées.
Zones humides identifiées par le SRCE sur la commune de DauphinElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Les ruptures et obstacles
Les principaux obstacles au déplacement de la faune identifiés par le SRCE sont les infrastructures de transport, et notamment l’axe de la RD4100 qui traverse le territoire communautaire d’Est en Ouest et créant une coupure entre les deux réservoirs de biodiversité décrits précédemment.
De plus, deux obstacles à l’écoulement des eaux du Largue ont été pointés par le document régional :
- Le seuil de Dauphin en aval du Pont Rouge
- Le seuil du Moulin de Prédelles à Saint Michel l’Observatoire
Ces obstacles peuvent être problématiques pour la faune piscicole.
Obstacle à Saint-Michel-l’Observatoire - RD4100 entre les Craux de part et d’autre
Obstacle à Mane - RD13 au cœur de la plaine agricoleElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Patrimoine écologique de Dauphin
Les périmètres de protection et inventaires
La commune de Dauphin dispose d’une richesse écologique importante, dotée de vastes espaces naturel et agricoles.
Par conséquent, parmi les périmètres de protection et inventaires présentés à l’échelle de la Communauté de Communes Haute-Provence, tous sont présents sur le territoire communal. La prise en compte de ces différentes protections dans le PLU va permettre de préserver ce patrimoine naturel d’une urbanisation pouvant nuire à sa qualité.
La réserve de biosphère Luberon-Lure
Périmètre de la Réserve de biosphère Luberon-Lure, à Dauphin
La commune de Dauphin fait partie intégrante de la réserve de biosphère Luberon-Lure.
La zone centrale de la réserve de biosphère concerne la ripisylve Ouest du Largue. Elle correspond à 0,5 % du territoire communal.
La zone tampon s’étend sur toute la partie Sud de Dauphin, représentant 42 % du territoire au niveau des reliefs boisés de la commune.
Enfin, la zone de coopération, au Nord, correspond à environ 57,5% du territoire communal et englobe les espaces urbanisés et la plaine agricole.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Le Plan National d’Action pour l’Aigle de Bonelli
Périmètre du PNA Aigle de Bonelli, à Dauphin
Le périmètre du Plan National d’Action (PNA) Aigle de
Bonelli couvre la totalité de la commune de Dauphin. Ce
périmètre de protection devra être prit en compte dans
le projet d’aménagement de la commune.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Le réseau Natura 2000
La commune de Dauphin est concernée par une Zone Spéciale de Conservation (ZSC) issue du réseau Natura 2000. Il s’agit de la ZSC « Adrets de Montjustin - Les Craux - Rochers et Crêtes de Volx », approuvée le 8 Novembre 2007. Ce périmètre semblait fragile au vu de la diminution des milieux ouverts (pelouses et prairies) et de la faune qui y est associée, cela, par manque d’entretien (fauche, pâturage). C’est aujourd’hui un périmètre qui se définit par un ensemble de prairies et de forêts.
Il représente 39% du territoire communal de Dauphin.
Sites Natura 2000 à DauphinElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique
Dauphin est concernée par un trois ZNIEFF de type II « Versant Nord-Est du massif du Luberon », « Plaine et Craux de Mane et de Saint-Michel-l’Observatoire » et « Le Largue et ses ripisylves ».
La ZNIEFF « Versant Nord-Est du massif du Luberon » s’etend sur 42% de la commune, essentiellement au Sud du territoire. Elle comprend sept espèces végétales et douze espèces animales déterminantes.
La ZNIEFF « Plaine et Craux de Mane et de Saint-Michel-l’Observatoire » s’étend sur 25% du territoire au Nord- Ouest, et englobe la plaine agricole ouverte. Elle est notamment caractérisée par deux espèces végétales et sept espèces animales déterminantes.
Enfin, la ZNIEFF de type II « Le Largue et ses ripisylves » est présente sur 13% du territoire, le long de la rivière du Largue. Cette zone abrite deux espèces végétales et deux espèces animales déterminantes (Castor d’Europe et Cerf Ephale).
Périmètre des ZNIEFF à DauphinElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Le Parc Naturel Régional du Luberon
Sur la commune de Dauphin, le Parc Naturel Régional du Luberon a identifié différents types de zones dont la richesse biologique mérite d’être préservée.
Une large Zone de Nature et de Silence est localisée au niveau des reliefs boisés du massif du Luberon, au Sud.
S’ajoutent deux secteurs de Valeur Biologique Majeure qui nécessitent un suivi permanent. Un secteur situé au Sud, en superposition de la Zone de Nature et de Silence, et un autre situés le long des principaux cours d’eau (Laye et Largue) ainsi que sur leurs affluents et espaces humides connectés (plaine agricole).
Les Milieux Naturels Exceptionnels recensés correspondent aux ripisylves et cours d’eau du Largue et de la Laye. Ils nécessitent des mesures de protection réglementaire.
Charte du PNR Luberon sur DauphinElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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La Trame Verte et Bleue
Les réservoirs de biodiversité
La commune possède divers réservoirs de biodiversité.
Le cœur de vie terrestre se situe sur la partie Sud au niveau de la zone correspondant à la colline d’Ubage, territoire forestier de la commune. Ce réservoir coïncide avec les secteurs de protection identifiés par le Réseau Natura 2000, les ZNIEFF, la Réserve de Biosphère ainsi que la Charte du Parc Naturel du Luberon.
Les côteaux et fonds de vallée le long du Largue caractérisés par une mosaïque de milieux ouverts et fermés (prairies et cordons boisés) sont des réservoirs secondaires à maintenir également.
La trame agricole située au Nord du territoire permet la mobilité des espèces animales entre les communes. Il s’agit d’un corridor important sur le territoire de Dauphin.
Enfin, nous retrouvons un cœur de vie aquatique protégé qui correspond aux deux cours d’eau majeurs irriguant le territoire, Le Largue et La Laye, ainsi que les milieux humides qui leurs sont associés.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Les corridors écologiques
Il existe trois types de corridors sur la commune.
Des continuités terrestres se dessinent entre les différents réservoirs et en interaction avec les communes avoisinantes. Ils font le lien entre les différents réservoirs de biodiversité (reliefs boisés, trame agricole,…).
Un autre type de continuités terrestres apparaît dans les milieux ouverts, sur la plaine agricole permettant le déplacement des espèces animales, sur l’axe Est-Ouest notamment.
Enfin, les continuités aquatiques sont représentées par le réseau hydrographique et les différents cours d’eau qui irriguent le territoire communal.
Les ruptures et obstacles
Bien que structurés, l’ensemble de ces réservoirs et corridors écologiques sont parfois fragmentés par des ruptures et des obstacles. L’urbanisation du centre villageois de Dauphin constitue l’obstacle principal pour le déplacement des espèces.
Les axes majeurs du linéaire routier engendrent eux aussi des ruptures dans la trame verte et bleue avec, entre autre, la présence de la RD5 et de la RD13 au Nord.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Patrimoine écologique - Synthèse
ATOUTS :
Un massif boisé protégé par un site Natura 2000 : ZSC Adrets de Montjustin – Les Craux-Rochers et crêtes de Volx
La Largue et La Laye comme milieux écologiquement riches
CONTRAINTES :
Une urbanisation qui s’est développée à proximité du Largue
ENJEUX :
Limiter le mitage urbain dans l’espace agricole et contenir l’urbanisation dans l’enveloppe urbaine existante
Valoriser et promouvoir la découverte des milieux naturels du territoire dans une optique de développement durable (intégration des besoins en logements, emploi, agriculture, aménagements touristiques etc.)
Protéger et restaurer les corridors aquatiques et terrestres (TVB).Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Patrimoine paysager à l’échelle de la CCHP
La Communauté de Communes Haute Provence possède une grande richesse en termes de paysage et d’environnement naturel. Entre massif du Luberon et montagne de Lure, les vallées et vallons agricoles sont sillonnés par de nombreux cours d’eau et leurs ripisylves. La topographie organisée autour d’une large vallée ouverte transversale offre des vues remarquables vers le grand paysage et des covisibilités intéressantes entre les villages perchées du territoire. Ce paysage constitue un décor de qualité pour l’urbanisation qui s’est développée sur des promontoires au départ puis autour des vieux bourgs dans les plaines.
Atlas des paysages des Alpes de Haute-Provence
Contexte paysager
La Communauté de Commune Haute Provence est concernée par l’atlas des paysages du département des Alpes de Haute-Provence. Cet atlas identifie différentes unités paysagères aux caractéristiques et aux enjeux singuliers.
Une unité paysagère est une portion d'espace homogène et cohérente tant sur les plans physionomiques, biophysiques et socioéconomiques. Ses différents constituants, ambiances, dynamiques et modes de perception permettent de la caractériser.
Le territoire intercommunal s’inscrit dans 6 entités paysagères distinctes :
- Le Pays de Forcalquier : sur les communes de Mane, Dauphin et Saint-Michel-l’Observatoire.
- La vallée de Reillanne : sur les communes de Reillanne, Montjustin, Villemus et Saint-Michel-l’Observatoire.
- Le Luberon Oriental : sur les communes de Montjustin, Villemus, Saint-Martin-les-Eaux et Dauphin.
Ces trois premières entités sont les plus représentées sur le territoire de l’intercommunalité au niveau de leur emprise géographique. Les trois autres, plus anecdotiques, sont les suivantes :
- Les collines de Vachères : sur les communes d’Aubenas-les-Alpes, Reillanne et Saint-Michel-l’Observatoire.
- Le Pays d’Oppedette : sur la commune de Reillanne.
- Les piémonts de Lure : sur la commune de Mane.
Carte des unités paysagères identifiées par l’atlas des paysages à l’échelle de l’intercommunalité Source : Atlas des Paysages des Alpes de Haute-Provence - DREAL PACA- G2C TerritoiresElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Le paysage de l’intercommunalité de caractérise, selon l’atlas des paysages, par les éléments suivants :
- Un habitat implanté sur des promontoires naturels en périphérie de la vallée.
- Une occupation bâtie peu dense rassemblée autour des bourgs anciens et disséminée en plaine.
- De larges plaines agricoles ouvertes.
- Des boisements en expansion sur les coteaux et un développement de friches lié à la déprise agricole.
- Une voie majeure, la RD 4100, accompagnée d’alignements d'arbres remarquables, constituant un axe privilégié de découverte du territoire et permettant des perceptions à la fois du grand paysage et des villages perchés.
- Une présence marquée des ripisylves accompagnant les cours d’eau, notamment celles du Largue, de la Laye et de l’Encrême.
Enjeux issus de l’atlas des paysages
L’atlas des paysages soulève des enjeux paysagers pour chacune des unités paysagères citées ci-dessus. Les enjeux prioritaires identifiés à l’échelle du territoire de la Communauté de Communes Haute Provence sont les suivants :
- Maîtriser l'urbanisation du territoire agricole et de la périphérie des villages.
- Préserver les silhouettes des villages-repères et leur patrimoine bâti.
- Gérer et assurer la pertinence paysagère des extensions urbaines.
- Instaurer des coupures d'urbanisation entre les zones urbaines.
- Limiter la fermeture des paysages par le maintien des îlots agricoles ouverts sur les coteaux.
- Préserver la qualité et la perception des paysages remarquables.
- Assurer la qualité des abords de l'axe majeur de circulation -RD4100- et des perspectives visuelles depuis cette voie.
Les caractéristiques des unités paysagères et les enjeux associés seront détaillés à l’échelle des communes
dans un second temps.
Les paysages du Parc Naturel Régional du Luberon
Les objectifs de la charte du PNR du Luberon
Alors que l’ensemble des communes de l’intercommunalité ont adhéré au Parc Naturel Régional du Luberon (PNR), ce n’est pas le cas de la commune de Mane. Bien qu’elle ne soit pas ahérente au Parc, des enjeux paysagers ont été identifiés par le PNR à l’échelle du territoire de la CCHP. Le PNR a déterminé, dans sa charte « Objectif 2021 », des objectifs à suivre sur la thématique paysage. Autour de la volonté de renforcer la qualité paysagère du territoire, les orientations suivantes ont été déclinées :
- Intensifier la sensibilisation du public, des opérateurs privés et publics de l’aménagement, à la valeur des paysages et à leur transformation,
- Améliorer la protection et la gestion des paysages patrimoniaux et lutter contre la banalisation des paysages que le développement socio-économique du territoire génère,
- Assurer la protection, restauration et valorisation du patrimoine bâti, architectural, culturel et archéologique
- Faire de la protection et de la gestion active des paysages une composante essentielle et transversale de l’ensemble des missions du Parc.
Un observatoire photographique pour suivre les mutations du paysage
Le PNR du Luberon a mis en place un observatoire photographique du paysage sur son territoire. Il s’agit d’un outil permettant d'appréhender l'évolution des paysages dans le temps par une approche sensible d'une portion du territoire à un instant donné. Les photographies de base datent de l'année 2000 puis les clichés ont été reconduits tous les 5 ans.
Sur la communauté de communes, 7 points de vue ont régulièrement été photographiés : 3 à Reillanne, 1 à Montjustin, 1 à Villemus et 1 à Saint-Michel-l'Observatoire.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Mettant en évidence les transformations du territoire à travers le temps, cet observatoire est un atout pour la CCHP. Il peut permet ensuite de décliner des actions concrètes pour l’amélioration des paysages du quotidien sur le territoire.
Enjeux paysagers de la charte du PNR du Luberon à l’échelle de l’intercommunalité CCHP Source : Charte du PNR du Luberon - G2C Territoires
Les enjeux soulevés à l’échelle de la CCHP
Sur le territoire de la communauté de communes, le PNR a
identifié des enjeux paysagers dont les deux principaux sont
la préservation des points de vue panoramiques majeurs,
essentiellement depuis la RD4100 sur la commune de Saint-
Michel-l’Observatoire. Cet axe de circulation a également
été repéré comme un couloir de vue à maintenir,
notamment au niveau de la plaine ouvert, entre le Largue et
les Craux à Saint-Michel-l’Observatoire. De plus, les points
d’appel visuels formés par les villages perchés du territoire
sont à protéger. Enfin, les cordons de ripisylve aux abords
du Largue, de la Laye et de l’Encrême sont à entretenir et à
restaurer si leur état se trouve dégradé. Il s’agit de
composantes structurantes et caractéristiques dans le
paysage.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Une topographie structurante…
Le territoire de l’intercommunalité est organisé autour d’une vallée principale que l’axe de la RD4100 traverse d’Est en Ouest. Cette vallée se divise en deux sous-entités du fait d’une transition topographique marquée entre les deux bassins versants du Largue à l’Est, et du Calavon à l’Ouest. Cette rupture, à la fois topographique et visuelle, est fortement marquée. A l’Est, on peut observer un paysage de larges plaines agricoles ouvertes et de versants à pentes douces. A l’Ouest, la vallée de l’Encrême est plus étroite et les coteaux plus pentus.
Les villages sont positionnés en surplomb par rapport à ces plaines et vallées, pour la plupart implantés sur des promontoires rocheux ou en sommet de versants.
Car cette vallée centrale est cernée, au Nord et au Sud, par des reliefs qui constituent des arrière-plans paysagers de qualité. Au Nord, le relief prend la forme de plateaux aux pentes régulières, comme la Crau Chétive à Mane ou le Grand Combaud à Saint-Michel-l’Observatoire, et de monts collinéens comme le Grand Ubac à Reillanne.
Au Sud par contre, le relief est plus tourmenté et montagneux, formant les piémonts du Luberon oriental et isolant au Sud-Est, le territoire intercommunal de l’agglomération de Manosque.
Cette configuration topographique permet une lecture simple et rapide du territoire lorsqu’on le découvre en empruntant la RD4100. Mais elle a également d’autres impacts sur les perceptions paysagères…
Configuration topographique du territoire intercommunal
Source : G2C TerritoiresElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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…A l’origine de perceptions remarquables et de covisibilités
La topographie du territoire offre en effet des perceptions de qualité, à la fois sur le grand paysage, mais également sur les différents villages de la CCHP.
Positionnés pour la plupart en hauteur, et dominant la vallée centrale, les villages sont visibles de loin, notamment depuis les principaux axes de circulation. Mais les covisibilités entre communes sont aussi nombreuses puisque les bourgs se répondent, de part et d’autre de cette vallée, sur des versants opposés. La compréhension de l’organisation du territoire est ainsi facilitée et les vues sur les silhouettes perchées des villages sont parfois remarquables d’une commune à l’autre.
Au-delà des covisibilités internes, le territoire communautaire offre des vues remarquables vers le grand paysage et des reliefs souvent emblématiques de la région. En effet, les larges vallées ouvertes agricoles permettent une vision lointaine et la perception par exemple des Monts du Verdon à l’Est, mais aussi du massif du Luberon au Sud. Les variations topographiques apportent une richesse supplémentaire au territoire en permettant des perceptions variées et singulières.
Vue sur le village de Dauphin et les Monts du Verdon en fond depuis la RD4100 à Saint-Michel-l’Observatoire et vue sur les collines de Reillanne et le plateau de Vaucluse en arrière-plan depuis Montjustin Source : G2C Territoires
Eléments du grand paysage perceptibles depuis le territoire communautaire grâce à sa configuration topographiqueElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Source : G2C TerritoiresElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Un paysage vecteur d’une activité touristique
Avec une localisation intéressante entre Luberon, Lure et Durance, le territoire de la Communauté de Communes Haute Provence dispose d’une variété de paysages et de reliefs qui le rendent attractifs. Des aménagements touristiques ont été réalisés pour mettre en valeur le terroir, le paysage et le patrimoine du territoire et répondre ainsi à une fréquentation touristique importante. Ce sont donc des chemins de grande et petite randonnée qui sillonnent les communes, dont le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle d’Est en Ouest. La signalétique est récente et visible dans les villages.
Des sentiers de randonnée équestre et de VTT sont également balisés. Des vélo-routes permettent de découvrir le territoire par un mode de déplacement doux et en empruntant des axes assez peu fréquentés par les véhicules et donc plus sécurisés pour les cyclotouristes.
En lien avec le patrimoine, des aménagements ont spécifiquement été réalisés pour informer le grand public. C’est par exemple le cas à Mane au niveau de la retenue de la Laye où une table d’orientation et des panneaux expliquent le fonctionnement de l’ouvrage et de l’ensemble du réseau d’irrigation de la région.
De tels aménagements valorisant le paysage sont à encourager sur le territoire communautaire. Ils assurent un accueil qualitatif du grand public et sensibilisent à l’histoire des lieux et au patrimoine et sites remarquables.
Localisation des sentiers de découvertes du paysage communautaire selon différents modes de déplacement Source : G2C TerritoiresElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Des points noirs paysagers
Au sein du territoire communautaire, le paysage est globalement très qualitatif, notamment grâce aux espaces naturels et agricoles préservés et aux villages encore pittoresques. Cependant, l’urbanisation a engendré certains éléments qui viennent modifier l’aspect bucolique et rural du territoire. Quelques points noirs visuels sont donc notable dans le paysage et dégradent la qualité des perceptions des villages et grands espaces.
C’est le cas par exemple des lignes et poteaux électriques qui, pour la plupart ne sont pas enfouis et viennent marquer fortement les vues, dont certaines sont remarquables en direction des villages perchés ou des entrées de village. Les lignes souples et horizontales du territoire se trouvent en effet coupées par les lignes verticales et rigides des poteaux électriques. Aussi, afin d’améliorer la qualité paysagère sur le territoire, l’enfouissement des réseaux secs est à privilégier.
Par ailleurs, certaines typologies de haies privatives constituant des murs verts monospécifiques opacifient les vues et cloisonnent l'espace. Il est préférable de privilégier les haies mixtes et variées, aux qualités à la fois paysagères et écologiques. Le choix d’essences locales et diversifiées, mariant végétaux persistants et caducs, permet d’optimiser l’intégration paysagère du bâti dans un cadre rural.
Lignes et poteaux électriques au niveau d’une vue
intéressante sur le village de Mane depuis la RD4100 en
provenance de Saint-Michel-l’Observatoire
Lignes et poteaux électriques au niveau d’une vue
intéressante sur le village de Dauphin depuis la RD5 en
provenance de Saint-Michel-l’Observatoire
Lignes et poteaux électriques sur la RD214 en direction de
Montjustin dans la vallée de l’Encrême
Exemple de haie mono-spécifique à éviter pour ne pas fermer
les vues et optimiser l’intégration paysagère des habitationsElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Patrimoine paysager de Dauphin
Atlas des paysages des Alpes de Haute-Provence
Contexte paysager
La commune de Dauphin est identifiée par l’atlas des paysages du département des Alpes de Haute-Provence comme appartenant aux unités paysagères du Pays de Forcalquier et du Luberon Oriental.
Une unité paysagère est une portion d'espace homogène et cohérente tant sur les plans physionomiques, biophysiques et socioéconomiques. Ses différents constituants, ambiances, dynamiques et modes de perception permettent de la caractériser.
Le Pays de Forcalquier
Le paysage du Pays de Forcalquier se caractérise par une occupation bâtie peu dense disséminée en plaine, mais omniprésente. Les villes et villages en périphérie du bassin de Forcalquier sont situés sur les collines et les extensions urbaines sont importantes autour des villages comme Dauphin. Le bâti récent est souvent dispersé et les hangars agricoles sont fréquents. Le milieu naturel est formé d’une une mosaïque de boisements, prairies, cultures fourragères et maraîchères. Les coteaux subissent une expansion progressive des boisements de par une déprise agricole de plus en plus importante. Les haies et ripisylves des vallons s’épaississent également.
Emprise de l’unité paysagère sur Dauphin et croquis illustrant la typologie du paysage dans les plaines du Pays de Forcalquier
Source : Atlas des paysages des Alpes de Haute-Provence - DREAL PACA
Le Luberon Oriental
Cette unité paysagère est caractérisée par une occupation bâtie très faible, quelques fermes dispersées et des hangars agricoles isolés. Les boisements et forêts dominent l'ensemble du territoire et reconquièrent d'anciens terroirs comme les coteaux autrefois davantage cultivés. L’agriculture est plus présente à proximité des villages et souvent sous forme d’alvéoles de cultures dispersées.
Emprise de l’unité paysagère sur Dauphin et croquis illustrant la typologie du paysage dans le Luberon oriental
Source : Atlas des paysages des Alpes de Haute-Provence - DREAL PACAElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Enjeux issus de l’atlas des paysages
Au regard de l’analyse du territoire du Pays de Forcalquier et du Luberon oriental, l’atlas identifie des enjeux propres au paysage de ces unités paysagères. Les trois enjeux prioritaires soulevés sont les suivants :
- Maîtriser l’urbanisation du territoire agricole et de la périphérie des villages
- Préserver le patrimoine de constructions en pierres sèches (cabanons terrasses)
- Limiter la fermeture des paysages
Les enjeux détaillés à l’échelle des unités paysagères sont indiqués sur les cartes ci-après. Les éléments de légende qui sont présents sur Dauphin apparaissent encadrés.
Carte des enjeux de l’unité paysagère du Pays de Forcalquier identifiés par l’atlas des paysages des Alpes de Haute-Provence
Source : Atlas des Paysages des Alpes de Haute-Provence - DREAL PACAElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Carte des enjeux de l’unité paysagère du Luberon oriental identifiés par l’atlas des paysages des Alpes de Haute-Provence
Source : Atlas des Paysages des Alpes de Haute-Provence - DREAL PACAElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Entités paysagères vécues et perçues
Cartographie des entités paysagères sur la commune de Dauphin
Source : G2C Territoires
Entité 1 : la colline d’UbageElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Principales caractéristiques
La colline d’Ubage est l’arrière-plan paysager de la commune de Dauphin, au Sud-Ouest, qui est perceptible depuis le village. Il s’agit d’un relief de basse altitude, de forme linéaire et boisé. Quelques habitations isolées sont présentes en pied de versant dans la vallée de l’Ausselet.
Enjeux paysagers
La colline d’Ubage est une structure paysagère forte sur la commune qu’il est nécessaire de préserver comme entité naturelle. Le versant ubac étant très visible depuis le village, les aménagements et constructions sont à proscrire car pouvant dénaturer le cadre aujourd’hui encore préservé.
Entité 2 : la forêt de Pélissier
Principales caractéristiques
La forêt de Pélissier est le massif situé à l’Est de la colline d’Ubage, séparé par la vallée formée par le ravin de l’Ausselet. Cet arrière-plan paysager est perceptible depuis le village. Ce relief boisé est plus tourmenté que la colline d’Ubage, et il est dépourvu de toute habitation.
Enjeux paysagers
Cette entité naturelle est à préserver en l’état, à entretenir pour éviter l’expansion des boisements dans la vallée du Largue et à ne pas urbaniser.
Entité 3 : la vallée du Largue
Principales caractéristiques
Cette entité se compose d’une vallée marquée au centre par une épaisse ripisylve aux abords de la rivière du Largue. Les terrains et coteaux de part et d’autre sont cultivés et ponctuellement bâtis. Les constructions présentes sont à vocation d’accueil touristique ou bien résidentielle. L’entité est traversée par la route de Saint- Martin-les-Eaux qui mène aussi à la chapelle Notre-Dame d’Ubage, site patrimonial et touristique sur la commune. Depuis cette entité les vues sont globalement fermées, le site est visuellement distinct des autres entités. L’ambiance y est bucolique et paisible.
Enjeux paysagers
La vallée du Largue est une entité naturelle et agricole à préserver. En terme d’urbanisation, l’intervention sur le coteau de la colline d’Ubage est à proscrire car perceptible depuis le village.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Entité 4 : la plaine agricole des Prayés
Principales caractéristiques
Cette entité est un vaste espace agricole cultivé au Nord du village de Dauphin, compris entre la Laye et sa ripisylve et la RD5 en provenance de Saint-Michel-l’Observatoire. Ce large secteur plan offre des vues ouvertes sur le grand paysage et le village perché. Quelques bâtiments isolés sont implantés sur cette entité mais leur utilisation est essentiellement agricole (hangars notamment).
Enjeux paysagers
L’enjeu principal sur cette entité est de maintenir l'ouverture paysagère permise par cet espace et ne pas développer l’urbanisation, notamment pavillonnaire.
Entité 5 : l’entrée par les Encontres
Principales caractéristiques
Cette entité constitue l’entrée sur la commune depuis la RD13, en provenance de Mane, Forcalquier. Il s’agit d’un espace mixte accueillant de l’habitat, un camping, des parcelles agricoles. Mais en terme de perceptions, cette entité est isolée par la ripisylve dense de la Laye. Par conséquent, les vues vers le village restent filtrées et furtives.
Enjeux paysagers
L’enjeu est de garantir une cohérence et une qualité paysagère pour cette entrée principale sur la commune.
Entité 6 : l’espace agricole de la confluence
Principales caractéristiques
Ce secteur est assez singulier. Vaste espace agricole ouvert, il joue le rôle d’espace tampon entre l’urbanisation de Dauphin et celle de la commune voisine de Saint Maime. A la confluence du Largue et de la Laye, cette entité est clairement délimitée par les ripisylves des deux cours d’eau et l’espace urbanisé de Dauphin à l’Ouest.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Enjeux paysagers
L’enjeu en terme de paysage est de préserver cet espace ouvert garant d'une coupure d'urbanisation entre Dauphin et Saint Maime. Aussi, la frange urbaine doit être qualitative aux abords Ouest de cette entité.
Entité 7 : le village perché
Principales caractéristiques
Le village de Dauphin est implanté sur un promontoire rocheux. Densément construit, le village surplombe une falaise abrupte au Sud. Au Nord, la pente est douce et permet d’accueillir un habitat plus lâche et offre des vues vers le vieux bourg. Depuis le village, des panoramas remarquables vers le grand paysage permettent d’apprécier la plaine agricole d’un côté et les massifs boisés de l’autre.
Enjeux paysagers
L’enjeu principal est de préserver la silhouette du village et la qualité architecturale du bâti. Il est important de contenir l’urbanisation autour du bourg pour le distinguer des entités attenantes.
Entité 8 : la plaine de l’Androne habitée
Principales caractéristiques
La plaine de l’Androne se trouve en contrebas du vieux village, au Sud. Cette entité est traversée par le Largue et sa ripisylve. Entre le vieux village et le cours d’eau s’est développé un habitat individuel récent sous la forme de lotissements principalement. Au Sud de la rivière et jusqu’au pied des versants de la forêt de Pélissier, l’espace a conservé sa vocation agricole, plus ponctuellement bâti.
Enjeux paysagers
L’enjeu pour cette entité est d’assurer la pertinence paysagère des extensions urbaines et de maîtriser l'étalement urbain en confortant le tissu existant. La partie Sud de la plaine est à maintenir en espace agricole ouvert, poumon vert pour le village.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Perceptions visuelles
Cartographie des perceptions sur la commune de Dauphin
Source : G2C Territoires
Vue remarquable sur la vallée du Largue et les reliefs en arrière-plan depuis le village perché
Les perceptions sur la commune sont variées. La majorité des axes menant au village permettent des vues remarquables vers le vieux bourg. Situé en hauteur, il s’agit d’un point d’appel visuel majeur.
Depuis le village et les espaces agricoles, des vues ouvertes donnent sur les massifs boisés de la colline d’Ubage et de Pélissier au Sud, formant des fronts visuels majeurs, le bourg perché ou le site patrimonial de Saint Maime.
Enfin, depuis la RD5 et le côté Nord du village, les cônes de covisibilité avec le village de Mane sont nombreux, permis par la vaste plaine ouverte qui sépare les deux bourgs.
Covisibilité avec le village de Mane
Vue sur le village au sommet de son
promontoireElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Entrées de village et traversées de bourg
Le village de Dauphin est accessible par la RD13 reliant Mane à Volx puis la RD16 mais également par la RD5 en provenance de la RD4100.
Le bourg de Dauphin présente l’avantage d’être perché sur un promontoire rocheux fortement visible depuis les différents accès routiers. Entouré de plaines agricoles ou habitées, le village est un repère visuel important sur le territoire. L’entrée Est depuis la RD13 est identifiable par la traversée d’un pont sur la Laye.
La traversée urbaine du village de Dauphin est rendue difficile par l’étroitesse de la voirie principale du Grand Chemin (RD16), qui ne permet pas le croisement par endroit.
Circulations douces et espaces publics
Les rues étroites du vieux bourg rendent les circulations piétonnes difficilement sécurisables. En revanche, les espaces publics existants sont qualitatifs et distincts des zones de stationnement.
Promontoire rocheux du village
depuis la RD16
Entrée avec vue sur le village
depuis la RD5
Pont sur la Laye au niveau de l’entrée
depuis la RD13
Traversée de Dauphin par la RD16 ou Grand Chemin
Aire de jeu dans le village Ruelle piétonne dans le vieux bourg
Espace public panoramique au
sommet du vieux villageElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Patrimoine paysager – Synthèse
ATOUTS :
Des reliefs boisés formant des arrière-plans paysagers de qualité
Un espace agricole ouvert offrant des perceptions remarquables sur le village perché
Un bourg perché sur un promontoire rocheux aux falaises affleurantes
Des vues remarquables depuis le vieux bourg
CONTRAINTES :
Un bâti récent peu structuré dans la plaine Sud
Des vues remarquables dégradées par les lignes électriques
Des covisibilités avec les villages de Mane et Saint-Michel-L’Observatoire
ENJEUX :
Ne pas urbaniser les coteaux au Sud, fortement visibles depuis le village Maintenir la plaine agricole ouverte et ne pas urbaniser
Préserver la silhouette du village et la qualité architecturale du bâti
Préserver l’espace ouvert à la confluence du Largue et de la Laye, garant d'une coupure d'urbanisation entre Dauphin et St Maime, assurer une
frange urbaine qualitative
Assurer la pertinence paysagère des extensions urbaines et maîtriser l'étalement urbain dans la plaine Sud
Prendre en compte les covisibilités avec les villages de Mane et Saint- Michel-L’Observatoire pour le développement de l’urbanisation
Soigner la cohérence paysagère et la qualité des abords de la RD13, porte d’entrée sur la communeElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Patrimoine bâti et végétal remarquable à Dauphin
Un patrimoine bâti et culturel de qualité
Monuments historiques
L’inscription/le classement au titre des Monuments Historiques est une procédure de protection appliquée en vertu de la loi du 31 décembre 1913. Un monument historique est un immeuble ou un objet mobilier recevant un statut juridique particulier destiné à le protéger, du fait de son intérêt historique, artistique, architectural mais aussi technique ou scientifique.
Le statut de « Monument Historique » est une reconnaissance par la Nation de la valeur patrimoniale d'un bien. Cette protection implique une responsabilité partagée entre les propriétaires et la collectivité nationale au regard de sa conservation et de sa transmission aux générations à venir. L'immeuble classé ne peut être détruit, même partiellement, sans l'accord du ministre chargé de la Culture. Il ne peut être modifié, même en partie, ni être l'objet d'un travail de restauration ou de réparation, sans que le ministère chargé de la culture (DRAC) en soit informé quatre mois auparavant.
Toute modification effectuée dans le champ de visibilité d'un bâtiment inscrit doit obtenir l'accord de l'Architecte des Bâtiments de France. Est considéré dans le champ de visibilité du monument tout autre immeuble distant de moins de 500 m et visible de celui-ci ou en même temps que lui.
A l’échelle de l’intercommunalité, 15 monuments historiques sont recensés. Toutes les communes n’en possèdent pas puisque seules cinq en détiennent : Mane, Saint-Michel-l’Observatoire, Reillanne, Villemus et Saint-Martin- Les-Eaux. Eglises, chapelles, château, ou encore pont ou immeuble remarquable, ces monuments sont variés. Marques de l’histoire des lieux et vecteurs d’une fréquentation touristique du territoire, ils sont importants à préserver et entretenir.
La commune de Dauphin ne possède sur son territoire aucun site ou monument inscrit/classé au titre des Monument Historique.
En revanche, elle est concernée par le périmètre de protection de 500 mètres autour du château et de la chapelle Sainte-Agathe situés sur la commune de Saint-Maime et inscrit Monument Historique en 1998.
Sites inscrits et classés
L'inscription/le classement d’un site ont été introduits par la loi du 2 mai 1930 sur la protection des sites et monuments naturels de caractère historique, artistique, scientifique, légendaire ou pittoresque dont la qualité appelle, au nom de l’intérêt général, la conservation en l’état (entretien, restauration, mise en valeur...) et la préservation de toutes atteintes graves (destruction, altération, banalisation...).
Un site inscrit est reconnu pour sa qualité justifiant une surveillance de son évolution, sous forme d'une consultation de l'architecte des Bâtiments de France sur les travaux qui y sont entrepris. Cela permet de contrôler strictement les démolitions, et d’introduire la notion d’espace protégé dans les raisonnements des acteurs de l’urbanisme.
Les sites classés sont des lieux dont le caractère exceptionnel justifie une protection de niveau national. L’objectif est de conserver les caractéristiques du site en le préservant de toute atteinte à l’esprit des lieux. En site classé, toute modification de l’état ou l’aspect du site est soumise à autorisation spéciale (art. L. 341-10), délivrée, en fonction de la nature des travaux, soit par le ministre chargé des sites soit par le préfet du département.
La communauté de communes de Haute-Provence compte un site classé à Saint-Michel l’Observatoire, protégeant deux cyprès jumeaux aux abords de l’église.
Le village de Dauphin et ses abords font l’objet d’un site inscrit.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Monuments et sites remarquables sur de territoire de l’intercommunalité
Label « Villages et Cités de caractère »
La commune de Dauphin adhère au Syndicat Mixte « Villages
et cités de caractère » qui conseille et aide au financement des
travaux de rénovation patrimoniale.
Plus précisément, le Syndicat soutient les opérations de
ravalement de façades et restauration de toitures en faveur
des particuliers et des communes concernées.
Cet outil permet :
- De renforcer la qualité architecturale du bâti existant
en complément des initiatives publiques ;
- D’améliorer la visibilité et l'attractivité touristique de la commune.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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En effet, il s’agit d’un repère important pour le grand public démontrant la qualité architecturale et urbaine de la ville. Les retombées économiques ne sont pas négligeables.
Site inscrit
L'inscription/le classement d’un site ont été introduits par la loi du 2 mai 1930 sur la protection des sites et monuments naturels de caractère historique, artistique, scientifique, légendaire ou pittoresque dont la qualité appelle, au nom de l’intérêt général, la conservation en l’état (entretien, restauration, mise en valeur...) et la préservation de toutes atteintes graves (destruction, altération, banalisation...).
Un site inscrit est reconnu pour sa qualité justifiant une surveillance de son évolution, sous forme d'une consultation de l'architecte des Bâtiments de France sur les travaux qui y sont entrepris. Cela permet de contrôler strictement les démolitions, et d’introduire la notion d’espace protégé dans les raisonnements des acteurs de l’urbanisme.
Le village de Dauphin a su conserver, grâce à des travaux de dégagements, son aspect médiéval. Les remparts subsistent en partie avec leurs tours et deux portes d’époque. Les ruelles, généralement caladées, sont coupées d’étranglements très étroits et de passages couverts. L’église elle-même, avec ses restes romans, s’inscrit dans l’ambiance générale du village. La municipalité a exprimé le désir de classement dans sa délibération du 20 novembre 1967. Le village de Dauphin et ses abords (72 hectares) ont été inscrits par arrêté du 24 juin 1971.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Eléments de petit patrimoine / Architecture locale
Le PNR du Luberon a recensé sur la commune de Dauphin 34 éléments de petit patrimoine. Il s’agit d’éléments hydrauliques (puits communal), civils (remparts) et religieux (chapelle Notre-Dame d’Hubages).
Puits communal Rempart Chapelle Notre-Dame d’HubagesElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Un patrimoine végétal à entretenir
Le PNR du Luberon recense sur la commune de Dauphin 5 arbres remarquables au total. Ce patrimoine végétal s’ajoute au patrimoine bâti de la commune déjà riche.
Mûrier blanc à Dauphin Chêne pubescent à DauphinElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Patrimoine bâti et végétal remarquable - Synthèse
ATOUTS :
Un site inscrit englobant tout le village de Dauphin et ses abords, appuyant sa qualité patrimoniale
Label des villages et cités de caractères
34 éléments de petit patrimoine recensés par le PNR
5 arbres remarquables recensés par le PNR
CONTRAINTES :
Des périmètres de protection des bâtiments historiques impactant le tissu urbain de la commune
ENJEUX :
Préserver les atouts patrimoniaux du territoire et promouvoir leur mise en valeur touristique
Veiller à la qualité architecturale et à l’intégration paysagère des nouvelles constructions (logements, bâtiments agricoles etc.) par un style adapté au contexte local, dans le respect des périmètres de protection
Protéger et valoriser les éléments de petit patrimoine local
Entretenir les sujets végétaux remarquablesElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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RESSOURCES NATURELLE S
Eau
Les outils de gestion de la ressource en eau
SDAGE du Bassin Rhône Méditerranée 2016-2021
Le territoire communal est concerné par les dispositions du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux du Bassin Rhône Méditerranée 2016-2021, approuvé le 3 décembre 2015. Les orientations du SDAGE définissent un cadre lors de l’élaboration des documents d’urbanisme.
Le SDAGE (les orientations fondamentales, les dispositions et les objectifs de qualité et de quantité des eaux) est opposable à toutes les décisions administratives prises dans le domaine de l’eau, ainsi qu’aux documents d’urbanisme (SCoT et, en l’absence de SCoT, PLU et cartes communales) dans un rapport de compatibilité de ces décisions avec le SDAGE.
Le SDAGE vise à répondre, sur une période de 5 ans, aux enjeux
prioritaires suivants :
- S’adapter au changement climatique. Il s’agit de la
principale avancée de ce nouveau SDAGE, traduite
dans une nouvelle orientation fondamentale.
- Assurer le retour à l’équilibre quantitatif dans 82
bassins versants et masses d’eau souterraine.
- Restaurer la qualité de 269 captages d’eau potable
prioritaires pour protéger notre santé.
- Lutter contre l’imperméabilisation des sols : pour
chaque m² nouvellement bétonné, 1,5 m²
désimperméabilisé.
- Restaurer 300 km de cours d’eau en intégrant la
prévention des inondations.
- Compenser la destruction des zones humides à
hauteur de 200% de la surface détruite.
- Préserver le littoral méditerranéen.
Le PLU de la commune de Dauphin devra être compatible avec
les dispositions, les orientations et les objectifs du SDAGE du
Bassin Rhône Méditerranée 2016-2021.
Le Contrat de gestion Largue-Laye
Le bassin versant Largue-Laye, d’une superficie de 160 km² (10 500 habitants), est sous-divisée en deux bassins l’un Amont, l’autre Aval. Toutes les communes de l’intercommunalité Haute-Provence sont concernées par ce document hormis la commune de Montjustin. Elles sont inscrites dans le bassin Aval du contrat de gestion.
Le Syndicat Mixte de gestion du parc Naturel Régional du Luberon (PNRL) est la structure porteuse du projet et assure, dans ce cadre, l’animation et le secrétariat technique et administratif du contrat de gestion.
Le bassin versant Largue-Laye ne fait pas l’objet d’un SAGE ni d’un contrat de rivière mais d’un simple contrat de gestion de l’eau qui n’a pas pour le moment de valeur juridique forte s’imposant au PLU.
Une commission locale des irrigants a été mise en place sur ce bassin versant par la Chambre d’Agriculture. Aussi, un plan de gestion de la ressource en eau (PGRE) est en cours d’élaboration afin de réduire les problèmes quantitatifs.
Le bassin du Largue et de la Laye connaît de façon récurrente des épisodes de sécheresse.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Entre 2005 et 2012, la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence a ordonné plusieurs arrêtés sécheresse sur le bassin du Largue entraînant la mise en place de restrictions d’usage sur le bassin, qui ont concernées cinq années sur dix dont quatre au stade de crise en 2005, 2006, 2007 et 2012.
Cette situation de déficit s’est traduite par un classement :
- Prioritaire dans le cadre du Plan National de la Gestion de la Rareté de l’Eau,
- En secteur déficitaire dans le cadre du Programme de Mesure du SDAGE Rhône Méditerranée 2010 2015 (objectif n°7),
- En Zone de Répartition des Eaux (ZRE) par arrêté préfectoral.
Périmètre du bassin versant du contrat de gestion Largue-LayeElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Un diagnostic technique a été réalisé dont voici les principaux éléments :
Zone de Répartition des Eaux (ZRE)
La ZRE vise à :
- Reconnaître le caractère très vulnérable de la ressource du bassin,
- Mettre en place des mesures d’amélioration de l’existant,
- Mettre en place des objectifs de réduction des prélèvements,
- Organiser le développement de méthodes de substitution aux prélèvements actuels sur la rivière,
- Retrouver une gestion plus raisonnée de l’eau.
La Zone de Répartition des Eaux possède des conséquences directes sur les projets communaux du fait d’un objectif, à terme, de réduction des prélèvements sur la rivière du Largue.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Ce classement a impliqué la mise en place d’une nouvelle politique de gestion patrimoniale et partagée de la ressource, visant à rétablir l’équilibre besoins/ressources pour un bon état des masses d’eau :
- Une Étude d'Évaluation des Volumes Prélevables [E.E.V.P.] a ainsi été réalisée, entre l’hiver 2011 et l'automne 2013, pour quantifier la ressource disponible, les besoins du milieu et des usages en place, ainsi que proposer des pistes d'amélioration de la gestion quantitative.
Les objectifs de réductions des prélèvements issus des scénarios de l’EEVP sur les ressources propres du Largue sont les suivants tout usages confondus : 15% à 10 ans, 30% à 20 ans.
- Depuis 2012, les communes des bassins versants du Largue et de la Laye se sont fédérées autour d’une charte d’engagement sur une période de 6 ans pour une gestion intégrée, solidaire et concertée de l’eau et des milieux aquatiques. L’objectif d’une gestion quantitative globale de la ressource à l’échelle du bassin a été défini comme prioritaire.
- Un premier programme d’actions (2014-2016), motivé principalement par les enjeux de la ressource en eau, a été établi par un comité de pilotage et ses instances de travail. Plusieurs actions relatives à la gestion quantitative, dont des études prospectives, ont été identifiées comme prioritaires.
Le Plan de Gestion de la Ressource en Eau (PGRE)
Pour atteindre ces objectifs, un plan de gestion de la ressource en eau doit être proposé par le territoire. Le Plan de Gestion quantitative de la Ressource en Eau est prévu dans l'Orientation Fondamentale n°7 du nouveau S.D.A.G.E 2016 - 2021.
Le bassin versant du Largue, afin d’atteindre les objectifs de réduction, est en train de finalisé la rédaction de son PGRE sur la base d'une large concertation et en coordination avec les services de l'Etat.
Il comportera :
- La définition des volumes de prélèvement par usage (eau potable, agriculture, industrie), à partir de points de référence, sur lesquels auront été précisés différents seuils de débit ou de niveau piézométrique ;
- L'établissement de règles de répartition de l'eau en fonction des ressources connues, des priorités d'usage et des situations hydrologiques ;
- La détermination :
des actions pour améliorer la gestion quantitative, en vue de l'atteinte des objectifs environnementaux et en particulier le respect des débits prévus par la réglementation pour le maintien des espèces vivantes dans les cours d'eau ;
des actions d'économie d'eau et de développement de techniques innovantes (meilleure gestion de l'irrigation, choix de systèmes de cultures adaptés, réduction des fuites sur réseaux d'eau potable, maîtrise des arrosages publics, notamment en milieu méditerranéen, recyclage, réutilisation d'eau épurée, campagnes de communication, …) ;
les actions de gestion des ouvrages et des aménagements existants ;
les actions prévues en situation contrainte (sécheresse) et favorisant le développement d'une "culture sécheresse" au niveau des populations (agriculteurs, élus, particuliers, industriels, …), en s'appuyant sur la mise en oeuvre des arrêtés cadre sécheresse ;
la mobilisation, et si nécessaire, la création de ressources de substitution dans le respect de l'objectif de non dégradation de l'état des milieux ;
les outils de suivi du plan de gestion (tableau de bord des actions, suivi de la ressource et des prélèvements).
Des études de faisabilité sur la recherche de ressources de substitution des prélèvements agricoles et sur la sécurisation et l’interconnexion de l’eau potable sont actuellement en cours afin de proposer l’ensemble des mesures faisant l'objet d'une déclinaison chronologique, pour établir les coûts et délais de mise en oeuvre.
Une trame bleue qui structure le territoire communal et intercommunal
Le territoire intercommunal est structuré et se caractérise par la présence deux principaux cours d’eau : Le Largue et la Laye. Il existe de nombreux ruisseaux et ravins épousant les reliefs de la Communauté de Communes. Parmi eux,Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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on retrouve les ravins de l’Ausselet, de l’Agasson, de Piférat mais aussi les ruisseaux le Répétier, l’Aiguebelle, l’Encrême ou encore la Rimourelle.
La commune de Dauphin est elle aussi structurée par ces deux cours d’eau majeurs : la Laye (à l’Est) et le Largue (sur la partie centrale du territoire communal).
Plus localement, on retrouve plusieurs ravins et ruisseaux : Le ravin de l’Ausselet, les ruisseaux de la Rimourelle et du Répétier.
Des ripisylves accompagnent ces cours d’eau et marquent le paysage. Toutefois, elles sont quelquefois mal entretenues et discontinues. Certaines mériteraient une attention particulière et une restauration partielle.
Hydrographie à l’échelle de la Communauté de
communes
Hydrographie à l’échelle de la commune de DauphinElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Qualité des eaux
L’état écologique des cours d’eau et des masses d’eau souterraines est un enjeu environnemental important à prendre en compte que l’on retrouve dans la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) adoptée par l’Union Européenne, en 2000. Cette directive, transposée en droit français par la loi 2004-338, impose de recouvrer un bon état des milieux aquatiques d’ici 2025. Dès lors, les communes doivent veiller à ne pas dégrader la qualité des eaux, le cas échéant, identifier les sources potentielles de polluants qui peuvent être émis sur le territoire.
A Dauphin, la qualité des eaux et des milieux aquatiques est plutôt bonne avec des états écologique, quantitatif et chimique allant de « moyen » à « bon ». L’état écologique moyen des cours d’eau du Largue et de la Laye sont toutefois à surveiller et à améliorer.
Qualité des eaux superficielles
D’après le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Rhône Méditerranée Corse, la commune de Dauphin impacte quatre masses d’eau superficielles :
- FRDR2034 - Le Largue de sa source à la confluence avec la Laye incluse
- FRDR268 - Le Largue de la Laye à la confluence avec la Durance
- FRDR10481 - Ravin de l’Ausselet
- FRDR11346 - Ruisseau le Viou
FRDR2034 – Le Largue de sa source à la confluence avec la Laye incluse
En 2009, l’état du cours d’eau était plutôt bon avec un état écologique « moyen » et un état chimique « bon ». Le SDAGE indique que ce dernier est impacté par des pollutions domestiques et industrielles (hors matières dangereuses). Il présente aussi un déséquilibre quantitatif lié aux prélèvements et à la gestion hydraulique des ouvrages.
FRDR268 – Le Largue de la Laye à la confluence avec la Durance
En 2009, l’état du cours d’eau est moyen avec un état écologique « moyen » et un état chimique « non déterminé ». Le SDAGE indique là aussi des déséquilibres quantitatifs liés aux pollutions d’origines domestiques et agricoles (pesticides).
FRDR10481 – Ravin de l’Ausselet
En 2009, le cours d’eau enregistre de bons résultats avec des états écologique et chimique « bons ». Aucun problème ni aucune altération n’a été relevée sur ce cours d’eau
FRDR11346 – Ruisseau le Viou
En 2009, le ruisseau enregistre lui aussi de bons résultats, avec de la même manière, des états écologique et chimique déterminés « bons ». Aucun traitement ni amélioration n’est attendu concernant ce cours d’eau.
Etat en 2009 Objectif de bon état
Etat écologique Etat chimique Etat écologique Etat chimique
Le Largue de sa source à la
confluence avec la Laye incluse Moyen Bon 2021 2015
Le Largue de la Laye à la confluence
avec la Durance Moyen Non déterminé 2021 2015
Ravin de l’Ausselet Bon Bon 2015 2015
Ruisseau le Viou Bon Bon 2015 2015Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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La qualité du Largue et de la Laye se doit d’être améliorée au vue des problèmes de déséquilibre quantitatif et de pollution provoqués par les activités domestiques, industrielles et agricoles. Le SDAGE fixe comme objectif l’atteinte d’un bon état écologique des rivières du Largue et de la Laye pour 2021. Les petits cours d’eau et ravins présentent des états écologiques satisfaisants en 2015.
Qualité des eaux souterraines
D’après le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Rhône Méditerranée Corse, la commune de Dauphin impacte une seule masse d’eau souterraine :
- FRDG213 - Formations gréseuses et marno-calcaires tertiaires dans le bassin versant Basse Durance
En 2009, cette masse d’eau enregistre un état quantitatif « bon » et un état chimique « bon ». Seul un petit dérèglement est mentionné dû à l’émission de pesticides issus des activités agricoles, toutefois, très faible dans la masse d’eau souterraine.
Etendues des deux masses d’eau concernant les communes de la CCHP
Source : Cartographie interactive PNR Luberon
Etat en 2009 Objectif de bon état
Etat quantitatif Etat chimique Etat écologique Etat chimique
Formations gréseuses et marno-
calcaires tertiaires dans le bassin
versant Basse Durance
Bon Bon 2015 2015Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Réseau d’irrigation
L’eau du réseau d’irrigation s’achemine sous pression et elle est gérée par la Société du Canal de Provence.
Aucun canal à ciel ouvert n’est présent sur l’intercommunalité. Les premiers canaux sont situés à proximité de la Durance et des communes de Manosque et Villeneuve, au Sud-Est de l’intercommunalité. Les canaux puisent leur eau de la rivière de la Durance.
Le périmètre irrigable de ces canaux touche la partie Nord-Est de l’intercommunalité Haute-Provence, plus précisément, les communes de Dauphin, Mane et Saint-Michel-l’Observatoire.
Cette ressource est donc très limitée sur l’ensemble de l’intercommunalité puisqu’elle n’alimente qu’une partie réduite du territoire.
Canaux d’irrigation et périmètre irrigable
Source : Cartographie interactive PNR Luberon
Captages, prélèvements et rejets
Une unité de captage a été recensée par le SDAGE sur la commune de Dauphin.
Ce captage offre une ressource en eau potable pour la commune, il s’agit du Puits du Largue. Chaque année sont prélevés 88 800 m3 d’eau dans les sources pour la consommation en eau potable des habitants de Dauphin.
Volume annuel prélevé
en milliers de m3
Mode de détermination du
volume Type d’usage
Puits du Largue 88,8 Mesure volumétrique Eau potableElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Les seuls rejets de la commune dans le réseau hydrographique sont ceux de la station d’épuration, déversant ses eaux traitées et conformes aux normes en vigueur dans le milieu naturel.
Eau - Synthèse
ATOUTS :
Une masse d'eau souterraine en quantité suffisante et de bonne qualité La Laye et le Largue, deux cours d’eau majeurs dont la confluence se trouve sur la commune
Le puits du Largue pour l'alimentation en eau potable
CONTRAINTES :
Le Largue et la Laye, deux rivières présentant une qualité écologique
moyenne liée à un déséquilibre quantitatif, une altération de la continuité biologique et menacées par les pollutions domestiques, industrielles et
agricoles
ENJEUX :
Organiser les prélèvements, améliorer les équipements de
prélèvements/distribution et leur utilisation (gain en rendement des
réseaux AEP existants) et organiser le stockage de la ressource
Prévoir de nouveaux forages pour satisfaire les besoins en eau
Permettre le maintien d'une agriculture efficace en confortant
l'alimentation en eau d'irrigation
Favoriser l'assainissement collectif
Mettre en valeur la rivière du Largue
Viser une réduction des prélèvements sur les ressources locales,
notamment en périodes estivales
Concernant le réseau pluvial, il convient de conserver les axes naturels
d’écoulement des eaux, de protéger les haies et boisements jouant un rôle sur le ruissellement et de gérer les eaux pluvilaes en amont des projets
d’aménagement.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Sol et sous-sol
Formations géologiques à l’échelle de la CCHP
Sur l’intercommunalité Haute Provence, la géologie et les matières en présence expliquent les caractéristiques morphologiques du territoire.
- En fond de vallées, on retrouve des dépôts fluviatiles ainsi que des colluvions, aussi appelés « dépôts de pente ». Ils sont situés à proximité des cours d’eau et marquent les points les plus bas de la topographie sur l’ensemble du territoire. Ils correspondent aux principaux cours d’eau, à savoir le Largue et la Laye ;
- Dans les plaines et sur les coteaux sont présents du sable et de la molasse. Ces derniers forment des pentes douces propices au développement des activités agricoles notamment. Avec leurs aspects tendre et perméable, ces sols permettent le développement des cultures et correspondent aux espaces agricoles du territoire ;
- Enfin, on retrouve les massifs, formés de roches plus dures. Présents au Nord et au Sud, ils ne sont pas composés de la même matière. On trouve en effet des massifs calcaires au Nord et des roches marneuses au Sud.
L’ensemble des caractéristiques de ces formations géologiques font de l’intercommunalité un territoire varié et riche dans les paysages qu’elle propose aujourd’hui.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Formations géologiques à l’échelle de la commune de Dauphin
Sur la partie Nord de la commune, on retrouve des sables, des
molasses calcaires. Formations riches et offrant un sol de bonne
qualité agronomique, ces dernières permettent le développement
des cultures et de l’activité agricole. Cette entité géologique forme
la plaine agricole au Nord du village de Dauphin.
Au Sud, il s’agit davantage de couches marneuses et calcaires
formant le relief et la topographie sur le territoire communal.
Enfin, morcelant la commune en plusieurs parties, on trouve des
dépôts fluviatiles et des colluvions marquant le passage des deux
principaux cours d’eau sur la commune : le Largue (au centre de la
commune, sur un axe Est-Ouest) et la Laye (au Nord-Est de la
commune).
Le village est quant à lui perché sur un promontoire de molasse
calcaire et sablo-marneuse donnant des falaises affleurantes
striées.
Vue sur le paysage et les reliefs de la commune de Dauphin issus des formations géologiques présentées
Promontoire rocheux sur lequel est implanté
le centre-village de DauphinElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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La Réserve Naturelle Nationale Géologique du Luberon
La richesse du Luberon en sites fossilifères exceptionnels a amené le Parc, en 1983, à proposer la création d’une réserve naturelle géologique sur son territoire. Par la suite, la Réserve Naturelle Géologique du Luberon a été créée en 1987. Elle est aujourd’hui composée de 28 sites géologiques datant de l’ère tertiaire et elle est répartie sur 20 communes des Alpes-de-Haute-Provence et du Vaucluse, représentant plus de 312 hectares au total.
En 1996, un périmètre de protection a été instauré autour de la réserve. Il couvre la totalité de 27 communes sur les deux départements soit près de 70 000 hectares.
Le périmètre de protection détermine les règles suivantes :
- Interdiction d’extraire minéraux et fossiles.
- Le collectage des pièces détachées par l’érosion et naturellement décollées de leur support rocheux est toléré, à condition que ce ramassage soit effectué en quantité limitée.
- Les activités normales d’exploitation agricole, de carrière, continuent de s’exercer conformément aux règles en vigueur.
- L’interdiction de l’extraction ne modifie en rien l’existence et la vie de cette zone.
Au sein de la Communauté de Communes Haute Provence, les trois communes concernées par ce périmètre sont Montjustin, Dauphin et Aubenas-les-Alpes. Le périmètre représente aujourd’hui 21% du territoire intercommunal.
La Réserve Naturelle Géologique est gérée par le Parc Naturel Régional du Luberon qui mène des actions de protection, de valorisation et de recherche sur les sites en question.
Périmètre de protection de la Réserve Naturelle Géologique du Luberon et communes de la CCHP concernées
Parmi les 28 sites protégés de la Réserve Naturelle
Géologique du Luberon, le site numéro 20, le site
des Cayols, se trouve sur la commune de
Montjustin. Il a une superficie d’environ
19,46 hectares et se situe dans la partie Sud-Est du
territoire communal. Il représente 0,2% du
territoire intercommunal. Dans ce site protégé, on
peut notamment retrouver des gisements
fossilifères et paléontologiques datant de l’ère
tertiaire.
Quatre autres sites ont été identifiés au sein de la
CCHP : le site du Vallon à Reillanne et les sites des
Ribasses, du Plan et Pichovet à Aubenas-les-Alpes.
Sites protégés de la Réserve Naturelle Géologique du
Luberon dans la CCHPElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Une économie tournée vers le sous-sol dans sur l’intercommunalité Haute- Provence
Au 19ème siècle sont exploitées sur le territoire les ressources minérales et thermales du Luberon, représentant un levier économique important pour la région. On extrayait les ocres de la vallée d’Apt ainsi que le lignite et la pierre de taille présents dans les massifs de l’intercommunalité. Les exploitants récupéraient aussi le gypse, le soufre, la chaux, les argiles et le sel dans le sol.
Au 20ème siècle s’est développé le tourisme thermal avec notamment les thermes de Saint-Martin-Les-Eaux. La source dont était issue l’eau s’est nommée la source de « Renacas », du « Château » et de la « Cabane » avant d’être rebaptisée la Source « Huguette », en hommage au nom de la fille des propriétaires.
A cette même période, avec l’expansion des voies de chemin de fer, l’extraction des ressources minérales et le développement du tourisme thermal se sont accélérés. Le train desservait les mines de la région et possédait des wagons réservés aux visiteurs des sources thermales. Ils représentaient à l’époque une véritable plus-value économique pour l’ensemble du territoire de Haute-Provence.
Aujourd’hui, les thermes ne fonctionnent plus et les exploitations ont cessées, toutefois, plusieurs activités sont encore possibles autour de cette thématique du sous-sol. S’est développée une forme de géotourisme permettant la découverte de ces vestiges à travers des itinéraires à vélo (véloroutes), des musées mais aussi des sentiers thématiques.
Parallèlement, au milieu du 20ème siècle, des forages de recherche pétrolière ont été réalisés dans la région révélant un massif gigantesque de sel d’une épaisseur de 1000 mètres. Cette découverte a permis la création des sites Géosel et Géométhane. Ces derniers stockent aujourd’hui des hydrocarbures en toute sécurité dans le sous-sol, sous cette épaisse couche de sel gemme (aussi appelée la halite).
Signalétique indiquant les ressources minérales passées et actuelles sur l’intercommunalité Haute-ProvenceElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Sol et sous-sol – Synthèse
ATOUTS :
Village perché sur un promontoire de molasse calcaire et sablo-marneuse donnant des falaises affleurantes striées
Sable, molasse et dépôts fluviatiles constituant la plaine propice aux cultures agricoles avec un sol de bonne qualité agronomique
CONTRAINTES :
Des problèmes d’érosion des berges non entretenues
ENJEUX :
Maintenir les vues ouverte sur la paroi rocheuse et surveiller son état Préserver les terres agricoles au fort potentiel agronomique
Permettre un entretien et une restauration des berges de la LayeElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Climat et énergie
Un climat méditerranéen attractif …
Le climat de Dauphin présente les traits essentiels du climat méditerranéen qui domine le quart Sud-Ouest du département des Alpes de Haute-Provence et s’étend sur l’ensemble des « Basses Terres » pour remonter au creux de la vallée de la Durance puis du Buëch vers les Hautes-Alpes.
Les étés sont chauds et secs, les précipitations rares mais présentant une grande variabilité de la pluviométrie (« montées d’eau » épisodiques et violentes).
L’ensoleillement est important et réparti tout au long de l’année avec au total entre 2900 et 3000 heures par an à Dauphin.
La moyenne des précipitations annuelles est faible car inférieure à 800mm, caractéristique du climat méditerranéen. Cette pluviométrie est assez mal répartie, avec des automnes et des hivers où les précipitations sont plus importantes, parfois sous la forme d’épisodes pluvieux intenses de courte durée et relativement violents. Les étés souffrent d’un déficit hydrique important notamment au mois de juillet. Les précipitations neigeuses restent exceptionnelles.
Ensoleillement et pluviométrie annuels sur le département des Alpes de Haute-Provence
Sourrce : Atlas des Paysages des Alpes de Haute Provence
La commune de Dauphin, protégée par le relief de la montagne de Lure, est très peu exposée aux vents de Nord comme le Mistral. La station météo des vents la plus proche de Dauphin est celle de la commune. Elle calcule la vitesse moyenne annuelle des vents à hauteur de 10 mètres. Sur la commune, la vitesse moyenne observée s'avère pour la plus grande partie inférieure à 3.1 m/s, hormis au nord de la commune, où des vents pouvant aller jusqu’à 4 m/s sont observés.
Vitesse moyenne des vents à une hauteur de 10m
Source : Carte CARMEN, DREAL PACAElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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… Soumis aux changements climatiques et aux pollutions atmosphériques
Les travaux menés par les experts du climat ont indéniablement montré qu’un changement climatique est en marche et des modifications de l’équilibre climatique sont à attendre à toutes les échelles. Le dérèglement climatique pose de multiples questions, quant à ses conséquences sur la santé, mais aussi sur l’amplification des risques naturels, la fragilisation de la biodiversité, le débit des cours d’eau, des paysages, l’activité économique, etc.
Les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique sont étroitement liées. Dès lors, la surveillance des émissions de gaz à effet de serre s’avère indispensable pour limiter les incidences sur l’environnement et la santé humaine. Parmi les polluants étudiés dans l’inventaire des émissions et par le protocole de Kyoto, trois gaz à effet de serre sont actuellement pris en compte : le CO2, CH4 et N2O.
Le dioxyde de carbone (CO2) est le principal Gaz à Effet de Serre, induit par la consommation finale d’énergie.
Le méthane (CH4) est lié aux énergies fossiles ; son pouvoir réchauffant correspond à 21 fois celui du CO2. Le protoxyde d’azote (N2O) est émis majoritairement par les activités industrielles ainsi que par les activités agricoles (utilisation d’engrais azotés) ; son pouvoir réchauffant correspond à 310 fois celui du CO2.
Les relevés effectués pour la commune de Dauphin présentent des émissions faibles de GES au regard des données à l’échelle du département. En 2013, la commune de Dauphin produisait 4kt eq.CO2/an ce qui représentait la majeure partie des émissions de la commune et 9,9% des émissions de GES de la CCHP. 62% de ces GES résultaient des transports, 32% du résidentiel/tertiaire et 6% de l’agriculture/sylviculture. Pour ce qui est des émissions de CO2, la commune est classée dans les territoires dont les rejets sont faibles par rapport à l’ensemble des communes de la région PACA avec 4kt/an en 2013.
Dans le cadre du protocole de Kyoto et du Plan Climat National (2004), la France s’est engagée à réduire par 4 ses émissions de Gaz à Effet de Serre à l’horizon 2050. Cette ambition est réaffirmée par la loi n°2009-967 du programme relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, au même titre que l’amélioration de 20% de l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables à hauteur de 23% de la consommation d’énergie finale d’ici à 2020. Les collectivités locales, telle que la commune de Dauphin, peuvent contribuer à cet engagement, notamment en limitant les émissions de GES et le développement de sources de production d’énergie renouvelable.
Les mesures nationales de lutte contre le changement climatique portent en priorité sur la baisse de la consommation d'énergie des bâtiments et la réduction des émissions de gaz à effet de serre des secteurs des transports et de l'énergie.
Ces mesures sont conçues selon une approche conjointe de protection de la qualité de l'air et d'atténuation du changement climatique. La maîtrise de la demande d'énergie constitue la solution durable au problème des coûts croissants de l'énergie pour les consommateurs, notamment pour les ménages les plus démunis particulièrement exposés au renchérissement des énergies fossiles. Le programme d'économie d'énergie dans le secteur du logement comprend des actions ciblées de lutte contre la précarité énergétique.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Des émissions de Gaz à Effet de Serre en hausse sur la Communauté de Commune de Haute-Provence
Entre 2007 et 2013, la Communauté de communes de Haute-Provence a connu une augmentation importante de ses émissions de Gaz à Effet de Serre :
+ 10% d’émissions de dioxyde de carbone (CO2) induit ;
+ 14% d’émissions de méthane (CH4) ;
+ 31% d’émissions de protoxyde d’azote (N20)
La majeure partie des émissions de dioxyde de carbone (CO2) ont pour origine les transports, celles de méthane (CH4) sont essentiellement d’origine résidentielle, enfin celle de protoxyde d’azote sont majoritairement dues au transport et au résidentiel.
Si les rejets dus à l’agriculture, à l’industrie et au tertiaire ont diminués légèrement entre 2007 et 2013, les rejets concernant les transports et le résidentiel ont quant à eux augmenté.
Répartition des Gaz à Effet de Serre selon les secteurs entre 2007 et 2013 sur l’ensemble de la CC de Haute-Provence Source : G2C Territoires d’après la Base de données Energ'air - ORECA PACA
Secteur CO2 induit t/an CH4 kg/an N2O kg/an
EVOLUTION
CO2
induit
t/an
CH4
kg/an
N2O
kg/an
2007
Industrie 788,47 34,58 14,65
+ 3 152,62 +1 639,69 +272,29
Agriculture 1 218,54 36,16 25
Résidentiel 6 632,94 9 971,74 309,55
Tertiaire 1 600,87 45,44 24,5
Transports 22 395,78 1 241,33 517,05
TOTAL 32 636,6 11 329,25 890,75
2013
Industrie 635,49 26,32 9,78
Agriculture 872,80 19,39 17,73
Résidentiel 5 847,27 12 353,23 398,28
Tertiaire 1 377,58 36,32 20,82
Transports 27 056,08 533,68 716,43
TOTAL 35 789,22 12 968,94 1 163,04 +10% +14% +31%
Répartition des Gaz à Effet de Serre selon les secteurs en 2013 sur l’ensemble de la CC de Haute-Provence Source : G2C Territoires d’après la Base de données Energ'air - ORECA PACAElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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80% de la demande énergétique issue du résidentiel et des transports
A l’échelle de la région PACA, Dauphin est classée comme une commune dont la consommation énergétique est moyenne (entre 100 et 300 tep/km²). En effet, en 2007, les activités sur la commune ont entrainé une consommation d’énergie à hauteur de 117tep/km². L’objectif est de tendre vers une diminution de cette consommation à long terme. Le PLU peut contribuer à l'économie d'énergie en agissant sur certains leviers :
- des formes urbaines plus compactes : favoriser un habitat groupé plutôt que du pavillonnaire dispersé, par un règlement adapté ;
- des aménagements bioclimatiques (tenant compte de l'ensoleillement, de la topographie, du vent,...). Préférer des secteurs d'urbanisation favorables à la construction bioclimatique en composant avec l'environnement immédiat : éviter les orientations principales au nord, ou en plein vent, favoriser les espaces arborés caduques, les espaces publics ;
- la mise en cohérence du développement urbain et de l'offre en transports en commun ;
- la réduction des déplacements au profit des transports en commun et des modes doux de circulation ;
- l'utilisation d'énergies renouvelables.
Consommation d’énergie par commune en région PACA en 2007
Source : Air PACA
* tep = tonne équivalent pétrole
DAUPHINElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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En 2013, la consommation d’énergie finale sur la
Communauté de Communes de Haute-Provence est
évaluée à 16 857 tep. Le transport est le principal poste de
consommation avec une part de 51 %. Suit le secteur
résidentiel avec 32 % de la consommation d’énergie finale.
La consommation énergétique de la Communauté de
Communes Haute-Provence augmente de 8,7 % entre 2007
et 2013. La répartition de la consommation par secteur a
évolué de la manière suivante : la part des transports a
augmenté ; celles de l’agriculture, du tertiaire et du
résidentiel ont diminué tandis que celle de l’industrie se
stabilise.
Répartition de la consommation d’énergie finale dans la CC Haute-Provence entre 2007 et 2013 Source : G2C Territoires d’après la Base de données Energ'air - ORECA PACA
En 2013, le type d’énergie le plus fréquemment
utilisé reste les produits pétroliers (56%) dont la
consommation a diminué en 6 ans. L’électricité
occupe une part élevée dans la consommation
énergétique (37% en 2013) et sa consommation
entre 2007 et 2013 a diminuée. Le gaz naturel
est très peu utilisé en 2007 comme en 2013 (3%).
La part des autres combustibles ont augmentés
et sont passés de 2% en 2007 à 4% en 2013.
Répartition de la consommation énergétique en tep/an
Source : G2C Territoires d’après la Base de données Energ'air -
ORECA PACA Erreur ! Liaison incorrecte.Erreur ! Liaison incorrecte.
Consommation finale en énergie primaire par type
d’énergie entre 2007 et 2013, en tep/an :
Source : G2C Territoires d’après la Base de données Energ'air - ORECA PACA
2007 2013
Electricité 5 882,83 6 255,69
Gaz naturel 516,96 528,3
Produits pétroliers 8 867,90 9 427,40
Autres
combustibles 246,46 645,8
TOTAL 15 514 16 857
Erreur ! Liaison incorrecte.
Electricité
38%
Gaz
naturel
3%
Produits
pétroliers
57%
Autre
combustib
le
2%
2007
Electricité
37%
Gaz
naturel
3%
Produits
pétroliers
56%
Autre
combusti
ble
4%
2013Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Une faible production énergétique sur la commune
En 2007, à l’échelle de la région PACA, Dauphin fait partie des communes dont la production énergétique est très faible (inférieure à 0,1 tep/km²). Cette dernière s’avère nettement inférieure à la consommation sur la commune de 117 tep/km², pour la même année. Le PLU peut permettre d’augmenter cette production locale en encourageant notamment la mise en place d’énergies renouvelables et l’exploitation du potentiel énergétique sur le territoire.
Production d’énergie par commune en région PACA en 2007
Source : Air PACA
La quantité d’énergie produite par l’intercommunalité a largement augmenté entre 2004 et 2010, passant de 27,80 MWh/an d’énergie thermique à 251,89 MWh/an. Cependant la production reste minime par rapport à la consommation totale de la commune.
En 2010, la production d’énergie primaire sur l’intercommunalité s’appuie uniquement sur des techniques de production renouvelable. Elle se répartit de la façon suivante :
Le photovoltaïque qui assure la production d’électricité sur la commune représente 39,3% environ de la production énergétique sur la commune.
Le solaire thermique qui produit près de 60,7 % de l’énergie primaire.
Production énergétique par type d’énergie et technique de production en 2004 et 2010 Source : G2C Territoires d’après la Base de données Energ'air - ORECA PACA
DAUPHINElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Un potentiel d’énergie renouvelable
Les sources d’énergies renouvelables sur le territoire de Dauphin sont variées : solaire, éolien notamment. C'est le développement de ce «bouquet»
énergétique varié qui permettra une plus grande autonomie énergétique du territoire.
Les investissements publics ont été nombreux dans les énergies renouvelables, par exemple, les nouveaux bâtiments publics et les constructions privées sous le contrôle de l’intercommunalité sont depuis de nombreuses années dotées de panneaux photovoltaïques et conçus avec une volonté d’économie d’énergie, à l’exemple de la crèche de Virebois, sur la commune de Mane (label d’or BDM). Par contre aucun projet éolien ou photovoltaïque au sol n’a vu le jour, tandis que la préoccupation paysagère s’exprime couramment et est accentuée par la présence du PNR Luberon, comme le rappelle par exemple le schéma régional éolien.
Cependant, l’ancienneté du parc de logements laisse à penser que les besoins en rénovation thermique sont importants. Une meilleure isolation permettrait ainsi de diminuer la consommation énergétique, en parallèle du développement d’une production propre. La valorisation énergétique pourrait ainsi être une première piste envisagée. Bien que les énergies renouvelables sont déjà largement exploitées sur le territoire, leur extension éventuelle en ferme éolienne ou photovoltaïque peut soulever des questions paysagères, il s’agit ainsi de trouver un équilibre entre une qualité paysagère préservée et le développement d’une production locale d’énergie.
Un potentiel hydroélectrique réduit et difficilement mobilisable
La commune de Dauphin ne présente actuellement aucune infrastructure hydroélectrique sur son territoire.
Le potentiel hydroélectrique résiduel susceptible d’être mobilisé sur les cours d’eau de la Région PACA a été évalué (pour les cours d’eau de la région PACA au débit supérieur à 200 l/s) en fonction des enjeux environnementaux liés notamment aux impératifs de la Directive Cadre Européenne sur l’Eau et des outils de protection de l’environnement actuellement en vigueur. Le potentiel hydroélectrique mobilisable a été classé, en fonction de la réglementation qui s’applique sur la masse d’eau concernée, en 4 catégories:
potentiel non mobilisable (enjeu 1)
potentiel difficilement mobilisable (enjeu 2)
potentiel mobilisable sous conditions strictes (enjeu 3)
potentiel mobilisable sans contraintes particulières (enjeu 4)
Sur la commune de Dauphin, le cours d’eau le Largue a été recensée comme un cours d’eau au potentiel difficilement mobilisable. En effet, ce dernier se confronte à deux enjeux d’ordre 2 car constituant un réservoir biologique faisant partie du plan national d’action Aigle de Bonelli, sa ripisylve étant répertoriée en ZNIEFF de type 2 et à deux enjeux d’ordre 3 car appartenant au PNR du Luberon et classé par le SDAGE comme présentant des contraintes physiques.
Les autres cours d’eau du territoire ne présentent pas de potentiel hydroélectrique car étant pour certains trop irréguliers ou ayant une vitesse d’écoulement non propice à la production d’énergie hydroélectrique.
Il est donc compliqué d’envisager un développement de la production hydroélectrique sur la commune.
Un potentiel solaire à développer
La région PACA est la mieux ensoleillée de toutes les régions françaises. Le nombre d’heures à production nominale est compris entre 1 220 et 1 440heures/an. Fortement importatrice d'électricité, c’est également une des rares régions à ne pas avoir son alimentation électrique sécurisée. Une production locale supplémentaire participe à la sécurisation du réseau.
Le département des Alpes de Haute Provence dispose d'un potentiel solaire important. Cependant, les centrales solaires au sol apparaissent difficilement compatibles avec les enjeux de préservation de la biodiversité, du paysage et des espaces naturels et agricoles.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Nombre d’heure à production nominale
Source : Etude du potentiel de production d’électricité d’origine solaire en PACA – Ademe 2009
Selon l’étude du potentiel de production d’électricité d’origine solaire en Provence-Alpes-Côte d’Azur, réalisée par le bureau d’étude Axenne pour l’ADEME (en 2009), la puissance potentielle développée dans le département des Alpes de Haute Provence sera de 953MWc en 2030 en installant des dispositifs photovoltaïques sur les bâtiments existants et neufs, ainsi qu’en construisant des centrales au sol. Cette puissance annoncée tient compte des contraintes et des capacités d’accueil du réseau électrique. Néanmoins, l’installation de dispositifs photovoltaïques doit tenir compte des enjeux patrimoniaux, architecturaux et paysagers locaux. Dans la mesure du possible, il faut éviter l’augmentation de la pression sur les terres naturelles et agricoles, en limitant la mise en place de dispositifs tels que les centrales photovoltaïques à des sols déjà artificialisés ou sur le bâti existant, comme des centrales photovoltaïques villageoises.
Tableau des puissances du potentiel photovoltaïque ambitionné pour 2030 sur les départements de la région PACA Source : Etude du potentiel de production d’électricité d’origine solaire en PACA – Ademe 2009
Dauphin bénéficie d’une exposition solaire optimale au regard de la moyenne nationale avec 1360 heures à production nominale/an. Le rayonnement global sur plan horizontal est compris entre 1 500 et 1600kWh/m² sur le territoire avec des maximums sur les reliefs et des minimums au niveau des plaines agricoles. Le potentiel de développement du solaire thermique et de la production d’énergie photovoltaïque, bien que limité, n’est pas pour autant négligeable. La marge de progression est d’autant plus forte que la puissance installée est encore faible.
Concernant le photovoltaïque, la CCHP a fait l’effort de le développer ces dernières années. Toutefois, la protection s’appliquant autour des monuments historiques réduit les possibilités sur toiture ou au sol.
Sur la plaine, au sud, le développement du photovoltaïque au sol reste plus complexe. En effet, la plaine agricole est très exposée visuellement. Les enjeux paysagers sont forts. Les surfaces boisées au nord, majoritairement classées en ZNIEFF de type 2 sont des sites difficilement envisageables pour y développer la production d’énergie photovoltaïque.
DAUPHINElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Il s’agit en effet de préserver, autant que faire se peut, les espaces agricoles ainsi que les cônes de vue remarquables. La prise en compte de ces enjeux permet d’améliorer l’acceptabilité sociale du développement de ce type d’énergie. Le développement des énergies solaires thermiques sur les nouvelles constructions bâties présente tout de même de nombreux atouts, dont le principal pour la commune de Dauphin est une bonne répartition de la ressource et une production proche des lieux de consommation. De plus, le coût de la chaleur utile est inférieur aux systèmes traditionnels, et indépendants des variations de prix.
Rayonnement solaire global sur plan horizontal (rayonnements direct et diffus) Source : DREAL PACA
Le potentiel solaire est l’estimation des
sommes mensuelles de rayonnement solaire.
Dans le cas présent, l’irradiation globale
correspond à la somme des rayonnements
directs et diffus.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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DAUPHIN
Un faible potentiel éolien
Le département des Alpes de Haute Provence dispose d'un potentiel éolien principalement localisé à l'Ouest et au Sud-Est de son territoire.
La commune de Dauphin se situe dans un secteur de faible potentiel éolien d’après l’Atlas éolien des Alpes de Haute Provence.
Densité énergétique à 80m de hauteur sur le département des Alpes de Haute Provence Source : Atlas éolien des Alpes de Haute Provence - Mars 2009
L’énergie potentielle éolienne correspond à l’estimation de la production énergétique possible à partir d’installations éoliennes selon la vitesse moyenne de vent à trois hauteurs différentes : 10 m, 50 m et 80m.
Le territoire de Dauphin est doté d’un gisement éolien faible en dehors de sa partie Sud-Ouest, qui présente un potentiel plus important (entre 250 et 350W/m² à une hauteur de 80m - hauteur moyenne des éoliennes industrielles).
Potentiel éolien sur la commune de Dauphin
Source : G2C Territoires, d’après les données de la DREAL PACA
En parallèle de l’identification de ce potentiel, le schéma régional éolien (SRE) de Provence-Alpes-Côte d'Azur (arrêté le 28 septembre 2012) définit plusieurs zones :
des zones d'exclusion : dans ces zones, l'implantation d'éoliennes est exclue pour des raisons réglementaires (enjeux et contraintes techniques, environnementales ou paysagères) ;
des zones favorables à l'étude des projets éoliens, définies comme tout ce qui n'est pas en zone d'exclusion ;
Potentiel à 80m de hauteur Potentiel à 50m de hauteur Potentiel à 10m de hauteurElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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des zones préférentielles pour le petit éolien, définies comme la partie des zones favorables non concernée par une sensibilité paysagère majeure, un site inscrit, un site RAMSAR ou Natura 2000, la zone militaire LF-R 95 A et ayant un gisement éolien > 4,5 m/s ;
des zones préférentielles pour le grand éolien, définies comme la partie des zones préférentielles pour le petit éolien éloignées de plus de 500m de toute habitation.
Sur la commune Dauphin, l’implantation éolienne est exclue par un ensemble d’enjeux patrimoniaux, environnementaux et paysagers. Du fait de la sensibilité paysagère et des protections environnementales en vigueur (Natura 2000, ZNIEFF, PNA Aigle de Bonelli, appartenance au PNR du Luberon…), le territoire communal ne peut donc pas accueillir d’énergie éolienne.
Des plans et programmes d’actions pour une économie d’énergie et une lutte contre le réchauffement climatique
Le Schéma Régional Climat-Air-Energie (SRCAE)
Les Schémas Régionaux du Climat, de l’Air et de l’Energie sont élaborés en application de la loi Grenelle 2 et remplacent le Plan Régional de la Qualité de l’Air (PRQA). Le SRCAE de la région PACA a été approuvé par le conseil régional lors de la séance du 28 juin 2013 et arrêté par le préfet de région le 17 juillet 2013.
Il permet de définir à l'horizon 2020-2030-2050, les grandes orientations et objectifs régionaux en matière de maîtrise de l’énergie, de développement des énergies renouvelables, de baisses des émissions de gaz à effet de serre et de polluants, et d’adaptation au changement climatique, afin de contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux et internationaux.
Document d’orientation stratégique, le SRCAE sera décliné de manière opérationnelle dans différents plans d’action, en fonction des territoires auxquels ils s’appliquent.
Le Schéma Régional Eolien (SRE)
Suite à la loi Grenelle II en 2010, chaque région doit établir un Schéma Régional Eolien afin d’identifier les parties du territoire favorables au développement de l’énergie éolienne compte tenu du potentiel éolien, des servitudes, des règles de protection des espaces naturels, du patrimoine naturel et culturel, des ensembles paysagers, des contraintes techniques et des orientations régionales.
Le Schéma Régional Eolien constitue un des volets du SRCAE auquel il est annexé.
Plan Climat-Energie Territorial (PCET)
Le Plan Climat-Energie Territorial est un projet territorial de développement durable dont la finalité première est la lutte contre le changement climatique. Institué par le Plan Climat National et repris par la loi Grenelle 1 et 2, il constitue un cadre d’engagement pour le territoire. Il vise deux objectifs :
limiter l’impact du territoire sur le climat en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans la perspective du facteur 4 (diviser par 4 ces émissions d’ici 2050) ;
réduire la vulnérabilité du territoire puisqu’il est désormais établi que les impacts du changement climatique ne pourront plus être intégralement évités.
La mise en place d’un tel schéma doit être programmée par les collectivités territoriales. A l’heure actuelle, un PCET est conduit par le département des Alpes de Haute-Provence. Il implique plusieurs collectivités dont la CCHP, et plus largement tous les habitants. Dauphin est donc concernée par cette démarche.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Climat et énergie – Synthèse
ATOUTS :
Un climat méditerranéen attractif caractérisé par des étés chauds et secs, et des hivers chaux et humides
Des zones habitées faiblement exposées aux vents
Des émissions de GES faibles à l'échelle de l’intercommunalité
Une hausse de la quantité d'énergie renouvelable produite par la CCHP Un bon potentiel pour la production d'énergie solaire
CONTRAINTES :
Une consommation d'énergie importante pour les transports et l'habitat Des rejets de GES en hausse au sein de la CCHP
Une faible production d'énergie au regard de la consommation sur le
territoire
Un faible potentiel éolien
Enjeux environnementaux (paysage, biodiversité) qui rendent le
développement des énergies renouvelables restreint, malgré un potentiel mobilisable (photovoltaïque notamment)
ENJEUX :
Limiter la consommation d'énergie liée au développement urbain
Développer les modes de déplacement alternatifs à la voiture individuelle pour limiter les rejets de GES et la consommation énergétique par les
transports
Inciter à l'amélioration des performances énergétiques des constructions et aux innovations bioclimatiques
Permettre le développement local des énergies renouvelables, tout en
veillant aux enjeux patrimoniaux et paysagers présent sur le territoire
intercommunalElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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EFFETS SUR LA SANTE HUMAINE
Qualité de l’air
Une qualité de l’air relativement bonne sur la commune de Dauphin
La pollution de l’air est tracée grâce à trois principaux polluants indicateurs :
L’ozone (O3) : L’ozone est un gaz qui n’a pas de source d’émission directe. Il résulte de réactions chimiques de certains polluants sous l’action du rayonnement solaire. Les principaux polluants à l’origine de sa formation sont les composés organiques volatils et les oxydes d’azote, émis notamment par le trafic routier et les activités industrielles.
Le dioxyde d’azote (NO2) : Formés par association de l’azote et de l’oxygène à haute température, les oxydes d’azote sont issus de toutes combustions d’origine fossile. Le dioxyde d’azote est principalement issu du trafic routier et du secteur industriel. Le monoxyde d’azote (NO), émis à la sortie du pot d’échappement, est oxydé en quelques minutes en NO2. Il est ainsi retrouvé en quantité relativement importante à proximité des axes de forte circulation et dans les centres-villes.
Les particules fines en suspension (PM10 et PM2,5) : Les particules ont de nombreuses origines, naturelles et anthropiques. Parmi les sources les plus importantes : les véhicules et poids lourds diesel, la combustion du bois notamment dans le secteur résidentiel, les activités industrielles ou énergétiques. Deux tailles de particules sont réglementées et surveillées : les particules fines PM10 dont le diamètre est inférieur à 10 μm et les particules PM 2,5 dont le diamètre est inférieur à 2,5 μm.
Les concentrations combinées de ces 3 polluants indiquent un niveau global de pollution de l’air par commune. Dans un contexte de bonne qualité de l’air du département des Alpes de Haute Provence, Dauphin possède un indice global de pollution faible en comparaison avec les autres communes de la région.
Indice global par commune de la région PACA en 2012 –
Indicateur combiné des concentrations des 3 polluants (NO2, PM10 et O3)
Source : bilan annuel 2012, Alpes de Haute Provence - Air PACA
DAUPHINElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Les Alpes-de-Haute-Provence contribuent peu à la pollution émise en région PACA. En effet, en 2013, selon le bilan annuel AirPACA, le département était responsable de 0,2% des émissions régionales pour le nickel et de 8% pour les particules fines. Seules les émissions de Composés Organiques Volatils Non Méthaniques (COVNM) étaient parmi les plus importantes de la région (16%) avec le Var (27%) et les Bouches-du-Rhône (24%).
En dehors de Manosque dont elle est séparée par l’extrémité Est du massif du Luberon, la commune de Dauphin est éloignée des grandes agglomérations émettrices de polluants dans l’air comme Aix-en-Provence, Digne-les-Bains, etc. Les sources d’émissions sur la commune sont beaucoup moins nombreuses que dans ces importantes zones urbaines.
En 2013, les inventaires, réalisés par le réseau de surveillance Air PACA, montrent que la commune de Dauphin émet des polluants selon les quantités suivantes en ordre décroissant :
Dioxyde de Carbone (CO2) : 4000t/an, soit 11,11% de l’intercommunalité (CCHP). Composés Organiques Volatils Non Méthaniques (COVNM) : 46t/an, soit 7,9% de l’intercommunalité.
Monoxyde de Carbone (CO) : 24t/an, soit 10,5% de l’intercommunalité. Oxydes d’Azote (NOx) : 11t/an, soit 8,5% de l’intercommunalité.
Particules en suspension (PM10) : 3t/an, soit 8,3% de l’intercommunalité. Particules en suspension (PM2,5) : 3t/an, soit 11,5% de l’intercommunalité. Dioxyde de Soufre (SO2) : 0,348t/an, soit 17,4% de l’intercommunalité.
Au regard de la part des polluants émis par la commune par rapport aux émissions de l’intercommunalité, la commune de Dauphin peut être considérée comme relativement peu polluante. Pour la majorité des polluants, elle est à l’origine d’environ 10% de leur émission à l’échelle de la CCHP, hormis pour le dioxyde de soufre (SO2).
L’enjeu principal sera donc de maintenir sur le long terme cette faible pollution de l’air, et dans la mesure du possible de la réduire, afin de garantir une meilleure qualité de vie sur le territoire.
L’habitat et les transports comme facteurs polluants
Sur la commune, les principaux secteurs émetteurs de polluants sont le « Résidentiel et tertiaire » et les « Transports ».
Le secteur du résidentiel et du tertiaire est responsable d’émissions polluantes, nocives pour la santé et majoritairement du monoxyde de carbone (CO) à 74% et des particules en suspension les plus fines PM2,5 à 64% et PM10 à 54%. Ce secteur contribue également à la quasi-totalité des émissions de dioxyde de soufre (95%).
Le secteur des transports (routiers et non routiers) émet principalement de l’oxyde d’azote (NOx) à une part de 79% et du dioxyde de carbone (CO2) pour 65% des émissions sur Dauphin. Ces polluants peuvent porter atteinte à la santé (problèmes respiratoires, allergies, etc.) et à l’environnement. C’est aussi le principal émetteur de benzène et de métaux lourds (plomb, cadmium et nickel). Ce secteur est par ailleurs une source non négligeable de particules fines : 29% de PM10 et 25% de PM2,5.
Le secteur de l’agriculture, la sylviculture et la nature est le principal émetteur en Composés Organiques Volatils Non Méthaniques (COVNM) avec une part de 87% sur la commune. Ces émissions sont majoritairement induites par la végétation locale (terpène).
Le secteur industriel est quasi-inexistant sur la commune de Dauphin. Il contribue essentiellement aux émissions de métaux lourds, notamment du nickel.
Les sources de pollutions se combinent avec les effets du climat méditerranéen. Les faibles précipitations et un fort ensoleillement favorisent l’accumulation de polluants dans l’air, en particulier l’ozone pouvant générer des épisodes de pollution récurrents
Emission des principaux polluants à
Dauphin en 2013
Sources : G2C Territoires d’après les
données AirPACAElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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chaque été. D’autre part, les masses d’air polluées, en particulier l’ozone et ses précurseurs, se déplacent sous l’influence des vents dominants comme le mistral.
Par ailleurs, le changement climatique a des répercussions inévitables sur la pollinisation : augmentation de la période pollinique et augmentation des concentrations de pollen dans l’air. Les pollens de plus en plus abondants dans l’air sont responsables de l’apparition, de l’évolution et de l’aggravation d’une partie non négligeable des maladies asthmatiques.
Le SRCAE PACA : des orientations pour améliorer la qualité de l’air
Le Schéma Régional Climat-Air-Énergie (SRCAE), approuvé par le Préfet de la Région PACA (arrêté du 17 juillet 2013), vient en remplacement du Plan Régional de la Qualité de l’Air (PRQA) pour le volet Air. Il a pour objectif la définition de grandes orientations à échéance 2020 concernant la lutte contre la pollution atmosphérique et l’adaptation au changement climatique en matière de maîtrise de la demande en énergie, de développement des énergies renouvelables et de réduction des gaz à effet de serre.
Parmi les orientations spécifiques du SRCAE, les orientations concernant la qualité de l’air sont les suivantes :
AIR1– Réduire les émissions de composés organiques volatils précurseurs de l'ozone afin de limiter le nombre et l'intensité des épisodes de pollution à l'ozone.
AIR2– Améliorer les connaissances sur l'origine des phénomènes de pollution atmosphérique et l'efficacité des actions envisageables.
AIR3– Faire respecter la réglementation vis-à-vis du brûlage à l'air libre.
AIR4– Informer sur les moyens et les actions dont chacun dispose à son échelle pour réduire les émissions de polluants atmosphériques ou éviter une surexposition à des niveaux de concentrations trop importants.
AIR5– Mettre en œuvre, aux échelles adaptées, des programmes d'actions dans les zones soumises à de forts risques de dépassements ou à des dépassements avérés des niveaux réglementaires de concentrations de polluants (particules fines, oxydes d'azote)
AIR6– Conduire, dans les agglomérations touchées par une qualité de l'air dégradée, une réflexion globale et systématique sur les possibilités de mise en œuvre des mesures du plan d'urgence de la qualité de l'air notamment dans le domaine des transports
AIR7- Dans le cadre de l’implantation de nouveaux projets, mettre l’accent sur l’utilisation des Meilleures Techniques Disponibles et le suivi de Bonnes Pratiques environnementales, en particulier dans les zones sensibles d’un point de vue qualité de l’air.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Qualité de l’air - Synthèse
ATOUTS :
Une bonne qualité de l'air sur l'ensemble de la CCHP
De faibles émissions de polluants nocifs pour la santé
CONTRAINTES :
Des rejets de CO2 importants résultants du secteur des transports
Des activités agricoles/sylvicoles émettrices de polluants volatils
Le secteur résidentiel/tertiaire émetteur de particules fines et de monoxyde
de carbone (dû au chauffage au bois notamment)
Une moins bonne qualité de l’air à proximité des grands axes de circulation et notamment dans la traversée des bourgs (RD4100, RD5, RD16)
ENJEUX :
Favoriser un bâti plus écologique, réduisant les émissions de polluants Pratiquer une agriculture raisonnée afin de limiter les rejets nocifs pour la santé humaine
Maintenir la fluidité du trafic des principales voiries afin de limiter la concentration de polluants dans l'air et leur stagnation près des habitations
Favoriser le développement des déplacements en modes douxElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Déchets
La gestion des déchets est encadrée, dans les Alpes de Haute Provence, par les documents suivants :
Le plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA) adopté le 25 juin 2010, consacré à la prévention et la gestion des déchets non dangereux. Ce document coordonne toutes les actions des pouvoirs publics et organismes privés pour réduire la production, limiter le transport, valoriser et le traiter les déchets.
Le plan régional d’élimination des déchets industriels (PREDI) adopté par arrêté du préfet de région le premier août 1996.
Pour les déchets issus de chantiers du bâtiment et des travaux publics, leur prévention et leur gestion est une compétence récente du Conseil départemental. Un document de planification est à l’étude.
La gestion des déchets ménagers et recyclables : collecte et traitement
En 2010, la Communauté de Communes de Haute-Provence (CCHP) s’engage dans le programme européen LIFE+ Environnement « CCHP envir challenges » (2010-2015). Ce programme a pour but de démontrer de nouvelles approches et méthodes pour le territoire liées entre autres aux déchets ménagers. Ce programme s’est ainsi décliné en plusieurs résultats concrets comme le développement du tri sélectif, ainsi que la création d’une déchetterie communautaire sur la commune de Mane.
Sur le territoire de Dauphin, c’est donc la Communauté de
Communes de Haute-Provence (CCHP) qui assure en régie
la collecte des ordures ménagères et des emballages.
Celle-ci ne s’effectue pas en porte à porte mais plutôt par
quartiers. Dans le cadre du programme LIFE+, un camion
de collecte spécifique a été acheté afin d’assurer
directement la collecte de la totalité des déchets. Cet
investissement a réduit de moitié les frais d’entretien des
anciens véhicules et de 2% les frais de carburant pour
l’intercommunalité.
Un prestataire de services extérieur assure la collecte des déchets ménagers recyclables (journaux, magazines et verre). 30 points de collecte composés de 4 colonnes semi-enterrés ou enterrés soit 120 colonnes de tri (déchets ménagers, emballages, journaux, verre) ont ainsi été mis en place sur tout le territoire en remplacement des anciens bacs aériens pour encourager la population au tri sélectif. Les impacts ont été immédiats avec en 26 mois, une réduction de 12% des déchets ménagers et une hausse de 34% des déchets triés.
La collecte des encombrants est assurée par la commune, tous les 1ers mardis de chaque mois.
Points d’apport volontaire au croisement de pont rouge à Dauphin
Source : Rapport final CCHP. Envir. ChallengesElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Evolution des tonnages des déchets ménagers et du tri sélectif de la CCHP depuis la mise en place du programme LIFE en 2010 Source : Rapport final CCHP. Envir. Challenges
Déchetteries
Jusqu’en 2013, trois déchetteries étaient présentes sur le territoire de la Communauté de Communes de Haute Provence, à Dauphin, Saint-Michel-l’Observatoire et Reillanne. Depuis la fermeture du centre d’enfouissement des déchets de Forcalquier en 2008, leurs activités s’étaient fortement développées.
Certaines de ces déchetteries n’étaient plus fonctionnelles et leurs horaires ne répondaient plus à la demande de la population. Aussi, l’intercommunalité a décidé de construire une déchetterie dans le parc d’activités économique de Pitaugier à Mane permettant le tri et le recyclage d’une plus grande variété de déchets et répondant à la demande d’un territoire plus vaste, avec des horaires élargis et des normes de sécurité. Ainsi, les élus ont fait le choix de fermer les déchetteries de Dauphin et Saint-Michel-l’Observatoire afin de rationaliser les équipements sur le territoire.
Les résultats sont aujourd’hui probants avec une fréquentation moyenne de 213 personnes par semaine (fin 2015) et les chiffres suivants :
+ 22 % de déchets triés depuis 2014.
+ 30 % de rachats de matériaux par les filières de recyclage.
17 types de déchets/matériaux collectés.
Ouverte tous les jours de la semaine sauf le dimanche, l’accès à cette déchetterie est pour le moment réservé aux particuliers de la CC de Haute-Provence, après inscription en mairie.
Une des anciennes déchetteries et la déchetterie intercommunale dans le parc d’activités économique de Pitaugier à Mane, inaugurée en 2013
Source : Rapport final CCHP. Envir. Challenges, G2C TerritoireElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Déchets - Synthèse
ATOUTS :
Des initiatives communautaires pour développer le tri-sélectif et valoriser les déchets
Une fréquence de collecte des ordures ménagères qui s'adapte aux besoins des habitants
La création d'une déchetterie intercommunale à la ZA de Pitaugier
CONTRAINTES :
Des points de collecte de tri sélectif à développer
ENJEUX :
Maintenir un réseau de collecte de déchets ménagers et assimilés efficace sur l'ensemble de la CCHP
Continuer de favoriser le tri sélectif par la sensibilisation des habitants et l'augmentation des points de collecte
Planifier un développement urbain en cohérence avec les capacités des
équipements vers lesquels sont dirigés les déchets de la communeElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Nuisances
Les pollutions relatives à la qualité de l’air et à la qualité des eaux sont intégrées respectivement aux chapitres « Qualité de l’Air » et « Eau ».
Des nuisances sonores liées aux transports
La loi n°2005-1319 du 26 octobre 2005 transposée dans le code de l’environnement donne pour objectifs d’évaluer l'exposition au bruit des
populations, d’informer les populations sur le niveau d'exposition et sur les effets du bruit et de réduire le niveau d'exposition et préserver les zones
calmes. Pour atteindre ces objectifs, deux nouveaux outils ont été mis en place : les cartes de bruit et les Plans de Prévention du Bruit dans
l'Environnement (PPBE).
Les transports routiers : principale origine du bruit à Dauphin
Le principal facteur à l’origine de nuisances et pollutions, sur le territoire communal, est représenté par les voiries qui supportent un nombre de véhicules conséquent. La plus problématique pour le village de Dauphin est la RD16 ou Grand Chemin. Cet axe, sur lequel le croisement des véhicules est par endroit compliqué, fait le lien entre les communes plus au Nord (Mane, Forcalquier…) et Manosque pour les usagers qui ne souhaitent pas emprunter la RD4100.
Cette voirie locale supporte ainsi un trafic relativement important et les nuisances sonores se répercutent directement sur le village de Dauphin. Toutefois, malgré une circulation pouvant être gênante et impactant la fluidité du trafic au cœur de la commune, la RD16 n’est pas sujette à des dispositions particulières du fait des nuisances qu’elle engendre.
La RD16 longeant le centre-village de la commune de Dauphin
Source : G2C TerritoiresElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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La directive européenne 2002/49/CE relative à l'évaluation et à la gestion du bruit dans l'environnement a été transposée en droit français dans les articles L571-1 à 11 et R571-1 à 11 du code de l'environnement. L'évaluation est matérialisée par des cartes de bruit stratégiques présentant un diagnostic de la situation d'exposition sonore aux abords des infrastructures. Ces cartes permettent d'élaborer un plan de prévention du bruit dans l'environnement, où sont décrites les mesures de réduction et de maîtrise du bruit prévues.
Une première échéance imposait la réalisation de ces cartes pour les infrastructures de transports terrestres dont le trafic annuel était supérieur à 6 millions de véhicules pour les routes et 60 000 trains pour les voies ferrées. La deuxième échéance limite ces seuils à 3 millions de véhicules et à 30 000 trains.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le Plan de Prévention du Bruit dans l'Environnement (PPBE) du département a été établi en août 2012 et mis à la disposition du public pendant deux mois du 22 octobre au 21 décembre 2013. Il a été approuvé par arrêté préfectoral numéro 2013-1191 du 4 juin 2013. La seule infrastructure de transports terrestres de l'Etat concernée par le PPBE est la route nationale 85, traversant la commune d'Aiglun, en rive droite de la Bléone dans la commune de Digne-les-Bains.
La commune de Dauphin n’est donc pas concernée. Toutefois, les nuisances et les difficultés de circulation que connait la commune sont à considérer dans le document d’urbanisme. Bien qu’appartenant au réseau départemental, la commune n’étant pas décideur pour ce genre de projet, une réflexion pourrait être menée en collaboration avec le département sur un aménagement du centre-bourg afin de limiter les impacts du flux véhicules sur les riverains de Dauphin.
Une commune bénéficiant d’une ambiance sonore calme
Les « zones calmes », notion introduite par la Directive Européenne relative à l’établissement des cartes de bruit stratégiques et des Plans de Prévention du Bruit dans l’Environnement, sont des espaces où l'environnement est soumis à des niveaux acoustiques faibles et sans agression sonore.
Ces zones peuvent être définies selon plusieurs caractéristiques : les zones dont l’ambiance sonore est calme (inférieure à 55 dB(A)), les zones naturelles protégées ou non, les zones agricoles, ou encore en milieu urbain, selon la vocation du site (promenade, espaces verts, secteur culturel, lieu cultuel, habitat tranquille, espace sportif...) ou la perception des habitants et la qualité paysagère. L’accès à ces zones pour chacun est un enjeu d’équilibre et de santé.
A ce jour, aucune carte officielle de « zone calme » n’a été établie dans le cadre du PPBE des Alpes de Haute Provence. Sur la commune de Dauphin, on peut cependant avancer que les espaces agricoles et naturels au Nord et au Sud du territoire sont des « zones calmes » à préserver. Ces zones participent à donner un cadre de vie agréable et doivent à minima ne pas être dégradées. Les hauteurs du cœur ancien du village sont elles aussi préservées du bruit.
Seuls les abords de voiries circulantes présentées ci-dessus sont sujets aux nuisances.
Un territoire préservé de la pollution lumineuse
La pollution lumineuse désigne la dégradation de l’environnement nocturne par émission de lumière artificielle entraînant des impacts importants sur les écosystèmes (faune et flore) et sur la santé humaine suite à l’artificialisation de la nuit. Les conséquences de la pollution lumineuse sont multiples :
dégradation de la santé et du confort des habitants par l’augmentation de lumière intrusive ; éblouissement des usagers de la route par des éclairages surpuissants ; morcellement des habitats naturels et rupture du continuum paysager et biologique ; perturbation des rythmes de vie des espèces, notamment de l’avifaune et des espèces nocturnes ; déséquilibre global de la chaîne alimentaire ; etc.
Grâce à sa situation géographique avantageuse et son éloignement avec les grandes agglomérations (Aix-en- Provence, Digne-les-Bains, Manosque), la commune de Dauphin est relativement préservée de la pollution lumineuse. Seul l’éclairage du cœur de bourg engendre une pollution lumineuse du ciel nocturne, mais de manière assez réduite.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Carte de la pollution lumineuse sur la commune de Dauphin et à ses environs Source : Association AVEX
Légende de l’échelle visuelle AVEX :
Blanc : Pollution lumineuse très puissante et
omniprésente. Typique des très grands centres
urbains et grande métropole régionale et nationale.
Magenta : 50-100 étoiles visibles, les principales
constellations commencent à être reconnaissables.
Rouge : 100-200 étoiles : les constellations et
quelques étoiles supplémentaires apparaissent.
Orange : 200-250 étoiles visibles, dans de bonnes
conditions, la pollution est omniprésente, mais
quelques coins de ciel plus noir apparaissent ;
typiquement moyenne banlieue.
Jaune : 250-500 étoiles : Pollution lumineuse encore
forte. Voie Lactée peut apparaître dans de très
bonnes conditions.
Vert : 500-1000 étoiles : grande banlieue tranquille,
faubourg des métropoles, Voie Lactée souvent
perceptible, mais très sensible encore aux conditions
atmosphériques, typiquement les halos de pollution
lumineuse n’occupent qu’une partie du ciel et
montent à 40-50° de hauteur.
Cyan : 1000-1800 étoiles : la Voie Lactée est visible la
plupart du temps (en fonction des conditions
climatiques) mais sans éclat, elle se distingue sans
plus.
Bleu nuit : 3000-5000 : Bon ciel : Voie Lactée
présente et assez puissante, les halos lumineux, très
lointains et dispersés, n’affectent pas notoirement la
qualité du ciel.
Noir : + 5000 étoiles visibles, plus de problème de
pollution lumineuse décelable à la verticale sur la
qualité du ciel. La pollution lumineuse ne se propage
pas au-dessus de 8° sur l’horizon. DAUPHINElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Nuisances - Synthèse
ATOUTS :
Une ambiance sonore calme car aucun axe routier important à proximité générant des nuisances
Des espaces naturels et agricoles préservés de toutes nuisances sonores et lumineuses
Un cœur de bourg relativement préservé de la pollution lumineuse
CONTRAINTES :
Une voie traversante (RD16 – le Grand Chemin) soumise à une circulation
importante qui engendre des nuisances sonores
ENJEUX :
Permettre une faible exposition de la population aux nuisances sonores diurnes et nocturnes
Gérer les abords des voies passagères afin d'atténuer les nuisances pour les habitations
Favoriser une isolation phonique adaptée aux abords des axes bruyants
Maîtriser l'usage des éclairages nocturnes : fonctionnels et
sécuritaires, mais raisonnés et adaptés aux différents secteurs du
territoireElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Risques
Cinq risques majeurs sont recensés sur la commune de Dauphin et concernent :
- les inondations et crues torrentielles,
- les feux de forêts,
- les mouvements de terrain (retrait-gonflement des argiles),
- les séismes,
- les risques technologiques.
Pour prévenir le risque de mouvements de terrains et limiter les conséquences humaines et économiques de ces catastrophes naturelles, un Plan de Prévention des Risques naturels (PPRn) a été approuvé en 2014 ainsi qu’un Plan de Prévention des Risques technologiques (PPRt) arrêté en 2012 portant sur les effets de surpression et les effets thermiques en lien avec les activités industrielles de Géosel – Géométhane (site SEVESO) sur le territoire communal.
Un risque inondation dû aux rivières du Largue et de la Laye et des ruisseaux du Répétier et de la Rimourelle
Dans le passé, la totalité des catastrophes naturelles recensées sur la commune est associée à des phénomènes de crues torrentielles.
Récapitulatif des arrêtés de catastrophes naturelles recensés sur la commune de Dauphin Source : Base GASPAR (Gestion Assistée des Procédures Administratives relatives aux Risques naturels et technologiques)
Type de catastrophe Début le Fin le Arrêté du Sur le JO du
Dauphin
Inondations et coulées de boue 01/08/1990 01/08/1990 25/01/1991 07/02/1991 05/01/1994 08/01/1994 26/01/1994 10/02/1994
04/11/2011 06/11/2011 18/11/2011 19/11/2011
L’Atlas des Zones Inondables de la région PACA donne un état des connaissances sur les phénomènes d’inondations susceptibles de se produire par débordement des cours d’eau uniquement (les inondations provoquées par remontée de nappe, par ruissellement pluvial ou par submersion marine ne sont pas intégrées). Les zones inondables sont délimitées par une méthode naturaliste, la méthode dite «hydrogéomorphologique» (HGM), qui décrit le fonctionnement naturel des cours d’eau en analysant la structuration de la vallée façonnée par leurs crues successives.
Ce document, réalisé par les services de l’Etat, présente des limites faisant qu’il a seulement une portée normative et non réglementaire. En effet, il ne fournit pas d’indication directe de hauteurs d’eau, de vitesses d’écoulement, de débits ou de période de retour permettant de quantifier l’aléa. Il ne délimite pas la crue « centennale » qui sert communément de référence en matière de gestion des inondations et ne permet pas de quantifier l’impact des actions de l’homme sur la zone inondable. La construction d’une digue, d’un remblai routier, la présence d’un pont, le recalibrage du lit dans une traversée urbaine, l’urbanisation, l’imperméabilisation des sols, etc... sont autant de paramètres anthropiques qui peuvent minorer ou aggraver les zones potentiellement inondables décrites dans l’AZI.
La doctrine de l’État prévoit toutefois un principe d'inconstructibilité dans l'ensemble des zones inondables présentant des aléas (lits mineur/moyen, majeur et majeur exceptionnel). Des dispositions spécifiques sont néanmoins prévues pour les constructions existantes, pour les constructions agricoles et au sein des tissus urbains actuels (sous conditions).Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Atlas des Zones Inondables de Dauphin
Source : DREAL PACA
Cette cartographie montre que le village est
exposé aux inondations par débordement des
cours d’eau du Largue et de la Laye
principalement. Mais les lits majeurs des
ruisseaux du Répetier et de la Rimourelle
peuvent être sujets à cet aléa.
Des secteurs construits et habités comme
Moutiès, l’Androne, la Burlière ou encore le
bourg de Dauphin lui-même.
Les secteurs vulnérables aux risques inondation et crues torrentielles sont les suivants :
- Dans le village de Dauphin, les habitations à l’Est du Grand Chemin représentent le seul secteur important touché par ces aléas ;
- Les habitations regroupées en lotissements récents se trouvant sur la plaine agricole en rive gauche du Largue au Sud du village ;
- Le camping de « L’eau vive » situé à proximité immédiate de la laye ;
- La station de pompage au niveau des Grands Prés et la station d’épuration ;
- Les constructions en bordure immédiate des torrents affluents et celles situées sur les axes d’écoulements (où les vitesses peuvent être relativement élevées) en cas de débordements : les secteurs de Chamouras, Barnery et du Petit Tavernoure.
Le croisement des aléas et de la vulnérabilité du territoire peut donner lieu à une traduction réglementaire (zonage et règlement) visant à prévenir les risques liés aux inondations sur la commune intégré aux documents de planification urbaine, et notamment au PLU.
Pour l’heure, le risque d'inondation ne fait l'objet d'aucun Plan de Prévention des Risques Inondation (PPRI) sur la commune de Dauphin.
Néanmoins une étude récente réalisée par le CEREMA en novembre 2017 vient compléter la connaissance du risque inondation de la Laye et du Largue sur le territoire communal. Elle modélise les hauteurs d’eau en fonction des crues pour des période de retour 10, 20, 50 et 100 ans.
Cette étude a été portée à la connaissance de la commune de Dauphin de la part de l’Etat (articles L.132-1 à L.132-4 et R.132-1 du code de l’urbanisme).
Les secteurs concernés par un risque fort sont les quartiers pavillonnaires situés au Sud du village mais aussi quelques habitations situées en zone agricole à proximité du camping de l’Eau Vive, sur la partie Nord de la commune.
Au vu de la connaissance actuelle du risque, une traduction règlementaire ser effectuée au sein du PLU (zonage et règlement).Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Aléa d’inondation par débordement de la Laye et du Largue pour une période de retour centenale Source : Cerema 2017Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Un relief sensible aux mouvements de terrains
Les aléas mouvements de terrains auxquels est sujette la commune concernent essentiellement le retrait et gonflement des argiles.
Carte d’aléa retrait-gonflement des argiles à Dauphin
Source : Plan de Prévention des Risques Naturels / DDT 04
Le territoire de Dauphin est concerné par un aléa globalement moyen de retrait-gonflement des sols argileux sur une grande partie de la commune, au Nord sur la plaine agricole et au Sud au niveau des reliefs de la commune. Le village, situé sur un éperon rocheux, est concerné par un aléa fort. Il s’agit d’une contrainte importante à prendre en compte pour les constructions.
L’aléa retrait-gonflement des argiles est présent sur la quasi-totalité du territoire communal et concerne l’ensemble des zones urbanisées et d’urbanisation future.
La localisation de cet aléa recensé par le BRGM s’explique par la géologie des sols. En effet, les secteurs d’aléa fort sont caractérisés par la présence de marnes particulièrement sensibles aux mouvements de terrains.
Cet aléa doit être pris en compte, le cas échéant, dans les futurs projets de construction, notamment par le biais d'études spécifiques (en géotechnique) afin de déterminer les caractéristiques des sols et définir les règles de constructions adaptées.
Afin de prévenir les risques sur les biens matériels et humains concernant l’aléa retrait-gonflement d’argiles, la commune de Dauphin s’est dotée d’un PPRN en 2016 (arrêté préfectoral n°2016-326-004 du 21 novembre 2016). En se basant sur un zonage hiérarchisé par rapport au niveau d’aléa (Cf la carte d’aléa page suivante), ce document propose un règlement associé à chaque niveau de risque et permet de réglementer le développement urbain sur le territoire communal.Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Cet aléa doit ainsi être pris en compte, le cas échéant, dans les futurs projets de construction, notamment par PPRN au regard du niveau de contrainte de la zone de projet envisagée, mais aussi par le biais d'études spécifiques (en géotechnique) afin de déterminer les caractéristiques des sols et définir les règles de constructions adaptées.
Zonage réglementaire du risque de retrait-gonflement des argiles
Source : Plan de Prévention des Risques Naturels / DDT 04Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Sismique, un risque modéré
Le décret du 22 octobre 2010 relatif à la
prévention du risque sismique et son
nouveau zonage divise le territoire
français en 5 zones de sismicité
croissante allant de 0 (zone d’aléa faible)
à 5 (zone d’aléa fort), selon l’importance
des secousses.
La commune de Dauphin dans son
ensemble est classée en aléa moyen
(zone de sismicité 4 représentée en
rouge ci-contre).
La carte suivante présente les communes exposées aux phénomènes sismiques dans le département des Alpes de Haute Provence selon l’arrêté du 14 mai 1991. Dauphin apparait comme faiblement exposée et ne dispose pas de PPR Sismique.
La prise en compte du risque sismique dans les PPR approuvés dans le département n'a généralement pas fait l'objet d'étude de micro-zonage d'aléa spécifique. Elle se limite au rappel de la réglementation nationale. Ces documents ont été réalisés dans le cadre d'une approche multirisque. Les règles constructives parasismiques sont définies par l’arrêté du 22 octobre 2010 qui définit les nouvelles normes de construction parasismique à appliquer pour les bâtiments de la classe dite « à risque normal » à compter du 1er mai 2011. La réglementation parasismique s’applique aux nouveaux bâtiments et aux bâtiments anciens dans des conditions particulières dans les zones de sismicité 2, 3, 4 et 5.
Carte des communes exposées aux phénomènes sismiques
Source : Dossier Départemental sur les Risques Majeurs dans les Alpes de Haute-Provence - DREAL PACA 2008Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Feux de forêt, un risque induit fort sur le territoire communal
La commune de Dauphin est située dans la partie Sud-Ouest des Alpes de Haute-Provence, sa partie Nord étant intégrée dans le Pays de Forcalquier, sa partie Sud dans le Luberon Oriental. Elle est inclue dans la zone du département qui est la plus exposée aux incendies de forêts même si son territoire n’a pas été touché par de grands incendies de forêt ces quarante dernières années. L’évolution de plusieurs paramètres tant au niveau du milieu naturel (augmentation de la biomasse et des continuités de végétation, aggravation des conditions météorologiques estivales) que des activités anthropiques (activité touristique importante, dynamique de l’urbanisation au contact des zones les plus sensibles au feu) favorise l’apparition de ces feux en même temps qu’elle démultiplie les dégâts causés, notamment aux personnes et aux biens.
Les conditions de végétation, de relief et de vent rencontrées à Dauphin sont propices aux feux de forêt. Le territoire est à près de 60% couvert de végétation combustible ou très combustible qui touche directement peu d’habitations, l’aléa étant concentré sur les massifs au Sud de la commune. Le risque de feux de forêt s’exprime en effet par un aléa fort au niveau des versants boisés. Ces formations boisées génèrent un risque élevé. Les mélanges de taillis de chênes et de futaies résineuses (pin d’Alep) avec une strate arbustive importante situées dans des pentes exposées au Nord-Ouest sont les plus propices aux feux de forêt.
On recense, sur l’ensemble de la commune, peu de bâtiments construits à moins de 200 mètres des zones boisées. En terme de risque subi, peu de bâtiments sont donc exposés ou très exposés. Outre les bâtiments isolés en milieu forestier, les quartiers les plus sensibles sont ceux qui sont implantés en rive gauche du Largue, le plus proche des collines d’Ubage et de la forêt de Pélissier.
On compte cependant à Dauphin une installation particulière accueillant du public, le camping de « L’eau vive », au contact du massif forestier et sujet à un aléa moyen.
L’aspect boisé des massifs de la commune
constitue un élément majeur du cadre de vie
pour le territoire de Dauphin. Leur
préservation est un enjeu fort, tout comme
la protection des biens et des personnes
situés à proximité. Aussi, le PLU peut
intégrer un zonage et un règlement propres
à ce risque feux de forêt autorisant ou non,
ou à certaines conditions, la construction de
bâtiments. A ce jour, la commune ne fait pas
l’objet d’un Plan de Prévention des Risques
d'Incendies de Forêts (PPRIF).
En revanche, Dauphin est inclue dans les
communes soumises aux Obligations Légales
de Débroussaillement (OLD) précisées par
l'arrêté préfectoral du 18 février 2013.
Aléa du risque incendies de forêt
Source : DDT 04Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Des risques technologiques importants
La commune de Dauphin ne comprend :
‐ Aucune installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) ;
‐ Aucun site anciennement ou actuellement pollué (BASOL);
‐ Aucune installation nucléaire.
La commune est cependant concernée par le périmètre de protection du PPRt du site industriel Géosel- Géométhane (stockage d’hydrocarbures) classé SEVESO sur la commune de Manosque. Un PPRt est en cours d’élaboration et a été prescrit le 30/07/2012. Le périmètre prétendu pour la réalisation de ce documentrèglementaire concerne exclusivement les piémonts de la colline d’Ubage et la forêt de Pélissier.
La plaine agricole au Nord est par ailleurs traversée par une canalisation d’hydrocarbure et ne sera que peu contraignante pour l’urbanisation future.
Hormis quelques constructions en mitage, les aléas technologiques ne touchent donc que très peu de zones habitées.
Risques technologiques à Dauphin
Source : PPRT ManosqueElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Risques - Synthèse
ATOUTS :
Un PPRn mouvement de terrain/tassements différentiels permettant de prévenir les risques et de limiter l'exposition des populations
Une partie du territoire inclus dans le PPRT de Manosque pour les sites industriels SEVESO Géosel/Géométhane
Plan Communal de Sauvegarde sur la commune pour la gestion de crise en cas de risque
CONTRAINTES :
Un risque inondations et coulées de boues touchant une partie importante de l’espace urbanisé (nouveaux lotissements au Sud du vieux village)
Un risque feux de forêt à proximité de la zone urbaine
Un risque sismique moyen
Un risque de transport de matières dangereuses par canalisations
d’hydrocarbures (mais village non concerné)
ENJEUX :
Interdire l'urbanisation dans les zones à risques fort
Intégrer dans le projet de développement communal la prise en compte des risques naturels et technologiques de manière à assurer la sécurité des
personnes et des biens
Informer et sensibiliser le grand public aux différents risques que présente le territoiresécuritaires, mais raisonnés et adaptés aux différents secteurs du territoireElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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ENJEUX ENVIRONNEMENT AUX
GEOLOGIE
Communauté de
communes Haute-
Provence
ATOUTS
Une réserve naturelle nationale qui met en évidence une richesse
géologique sur le territoire et en assure sa protection et sa
valorisation
Une géologie propice aux cultures agricoles avec une bonne valeur
agronomique des terres en plaine et sur les coteaux
CONTRAINTES
Un sol calcaire/marneux très perméable et qui retient peu l'eau
Des glissements de terrain/ravinements résultant de l'instabilité
de ce type de sous-sol, de son caractère friable
Des problèmes d’érosion des berges non entretenues
ENJEUX
Préserver les atouts géologiques du territoire et promouvoir leur mise en valeur touristique Se prémunir contre les risques de mouvements de terrain résultant de la nature du sous-sol Connaître la nature du sol pour gérer la ressource en eau de manière cohérente Permettre un entretien et une restauration des berges des principaux cours d’eau
Dauphin
ATOUTS
Village perché sur un promontoire de molasse calcaire et sablo-
marneuse donnant des falaises affleurantes striées
Sable, molasse et dépôts fluviatiles constituant la plaine propice
aux cultures agricoles avec un sol de bonne qualité agronomique
CONTRAINTES
Des problèmes d’érosion des berges non entretenues
ENJEUX
Maintenir les vues ouverte sur la paroi rocheuse et surveiller son état Préserver les terres agricoles au fort potentiel agronomique
BIODIVERSITE
Communauté de
communes Haute-
Provence
ATOUTS
De vastes espaces naturels protégés par de nombreux périmètres à
statut (Natura 2000, réserve de biosphère, PNA Aigle de Bonelli,
PNR du Luberon)
De nombreux inventaires du patrimoine naturel (ZNIEFF, ENS)
Des habitats et espèces variés et remarquables
CONTRAINTES
La commune de Mane non concernée par les protections
réglementaires du réseau Natura 2000 et de la Charte du PNR
mais disposant d'une richesse biologique à préserver
Des périmètres à statut pouvant contraindre les ambitions de
développement des communesElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Des milieux singuliers : les Craux de Mane et Saint-Michel l'Obs.
ENJEUX
Préserver la biodiversité en respectant les dispositions des périmètres à statut Limiter le mitage urbain dans les espaces agricoles et naturels et le fractionnement de l'espace afin de préserver les populations végétales et animales qui s'y trouvent
Ne pas étendre les noyaux d’urbanisation proches des entités naturelles Structurer et accompagner le développement des usages récréatifs de la nature en sensibilisant les usagers
Dauphin
ATOUTS
Un massif boisé protégé par un site Natura 2000 : ZSC Adrets de
Montjustin – Les Craux-Rochers et crêtes de Volx
Le Largue et la Laye comme milieux écologiquement riches
CONTRAINTES
Une urbanisation qui s’est développée à proximité du Largue
ENJEUX
Limiter le mitage urbain dans l’espace agricole et contenir l’urbanisation dans l’enveloppe urbaine existante
EAU
Communauté de
communes Haute-
Provence
ATOUTS
Des masses d'eau souterraine en quantité suffisante et de bonne
qualité
De nombreux ruisseaux, ravins formant des milieux aquatiques
remarquables riches en biodiversité
Une retenue d'eau pour l'irrigation et des sources pour
l'alimentation en eau potable
Des outils à l'échelle des bassins versants pour gérer la ressource et
assurer la qualité des milieux aquatiques via des programmes
d'actions locales : SAGE et contrat de rivière Calavon-Coulon,
contrat de rivière Largue-Laye
CONTRAINTES
Le Largue et la Laye, deux rivières présentant une qualité
écologique moyenne liée à un déséquilibre quantitatif, une
altération de la continuité biologique et menacés par les
pollutions domestiques, industrielles et agricoles
Une ressource en eau limitée et problématique pour l'agriculture,
notamment en période de sécheresse estivale
Un manque d'entretien des berges et des ripisylves des
principaux cours d'eau (érosion, discontinuité biologique…)
ENJEUX
Assurer une bonne qualité des ressources en eau pour les différents usages par la réduction des rejets polluants (STEP, ANC, intrants agricoles et phytosanitaires
Organiser les prélèvements, améliorer les équipements de prélèvements/distribution et leur utilisation (gain en rendement des réseaux AEP existants) et organiser le stockage de la ressource
Adapter les capacités des STEP aux besoins pour éviter les rejets polluants et favoriser l'assainissement collectif Prévoir de nouveaux forages pour satisfaire les besoins en eauElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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Permettre le maintien d'une agriculture efficace en confortant l'alimentation du réseau d'irrigation
Dauphin
ATOUTS
Une masse d'eau souterraine en quantité suffisante et de bonne
qualité
La Laye et le Largue, deux cours d’eau majeurs dont la confluence
se trouve sur la commune
Le puits du Largue pour l'alimentation en eau potable
CONTRAINTES
Le Largue et la Laye, deux rivières présentant une qualité
écologique moyenne liée à un déséquilibre quantitatif, une
altération de la continuité biologique et menacés par les
pollutions domestiques, industrielles et agricoles
ENJEUX
Organiser les prélèvements, améliorer les équipements de prélèvements/distribution et leur utilisation (gain en rendement des réseaux AEP existants) et organiser le stockage de la ressource
Permettre le maintien d'une agriculture efficace en confortant l'alimentation en eau d'irrigation Favoriser l'assainissement collectif
TRAME VERTE ET BLEUE
Communauté de
communes Haute-
Provence
ATOUTS
Une Trame Verte et Bleue riche sur l'ensemble du territoire
Des milieux variés constituant des réservoirs de biodiversité : trame
forestière fermée sur les reliefs, trame agricole ouverte en plaine,
mosaïque bocagère sur les coteaux…
Des haies et boisements jouant le rôle de corridors écologiques
entre les différents réservoirs
Un réservoir de biodiversité à préserver sur le relief Nord-Ouest
Trois corridors écologiques terrestres en bon état identifiés comme
à préserver sur les communes de Mane et de Saint-Michel-
l'Observatoire (trame forestière) (+ Villemus et Reillanne)
Des cours d'eau réservoirs/corridors à préserver
De nombreuses zones humides à préserver (40 recensées sur CCHP – 23 sur les 5 communes étudiées)
CONTRAINTES
Des obstacles faisant rupture entre les différents espaces naturels
réservoirs de biodiversité : infrastructures routières et espaces
urbanisés contraignant les continuités
Des ripisylves parfois dégradées, interrompues qui limitent les
continuums écologiques
Un réservoir de biodiversité et des cours d’eau à remettre en bon
état à l’Ouest
Des obstacles à l'écoulement à supprimer sur le Largue (seuil de
Dauphin en aval du Pont Rouge et seuil du Moulin de Prédelles)
ENJEUX
Assurer une protection et une restauration tant des principaux espaces d'intérêt écologique (réservoirs de biodiversité), que des corridors entre les réservoirs sur le territoire communautaire et à proximité
Maintenir les continuités écologiques des cours d’eau et leurs ripisylves pour préserver les milieux naturels et la biodiversité associée et favoriser leur bon état
Supprimer les obstacles à l'écoulement et au déplacement de la faune piscicole ou permettre le franchissement par unElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
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aménagement des petits ouvrages hydrauliques (passes à poissons…)
Limiter les obstacles et les ruptures de continuités écologiques par :
- Les infrastructures de transport : faciliter le déplacement des espèces via des aménagements spécifiques (passages à faune)
- L'urbanisation : contenir l'enveloppe urbaine et construire en continuité de l'existant, stopper le mitage en milieu agricole ou naturel
Dauphin
ATOUTS
Le relief Sud réservoir de biodiversité terrestre
Le Largue et la Laye, réservoirs de biodiversité aquatique
Des continuités écologiques Est-Ouest dans la plaine agricole et sur
le coteau
CONTRAINTES
Une urbanisation contraignant les échanges Nord-Sud
Des voiries faisant obstacle au déplacement des espèces (RD13 et
5)
Des ripisylves par endroit dégradées aux abords du Largue et de la
Laye
ENJEUX
Assurer une protection des réservoirs de biodiversité et des corridors Maintenir les continuités écologiques des cours d’eau du Largue et de la Laye ainsi que leurs ripisylves Contenir l’étalement urbain pour ne pas nuire aux cœurs de vie terrestre et aux continuités écologiques
Poursuivre l’exploitation agricole du coteau pour préserver la mosaïque de milieux ouverts et fermés riche en biodiversité
PAYSAGE
Communauté de
communes Haute-
Provence
ATOUTS
Des paysages variés dans une ambiance rurale
Des villages perchés facilement visibles et identifiables
Des vues remarquables vers le grand paysage
Des transitions paysagères qui permettent une découverte
progressive des paysages par une alternance de vues ouvertes et
fermées depuis les principaux axes de circulation
CONTRAINTES
D'importantes covisibilités à prendre en compte dans le
développement de l'urbanisation
Des coteaux qui progressivement se ferment face à l'expansion
des boisements
Des points noirs visuels comme les lignes électriques ou
végétation occultante dégradant
certaines perceptions
Des limites urbaines parfois mal gérées, impactant le paysage
rural du territoire
ENJEUX
Assurer la pertinence paysagère des extensions urbaines en périphérie des centres urbains Maintenir des coupures d'urbanisation entre les zones urbaines
Maîtriser la dispersion du bâti dans les espaces naturels et agricoles Maintenir les vues ouvertes sur les centre-bourgs perchés, notamment depuis les entrées de villeElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
106 | P a g e
Soigner la qualité paysagère et architecturale de la ZA de Pitaugier
Préserver la qualité des perspectives visuelles, notamment depuis les villages et les axes majeurs de circulation (abords et des vues depuis la RD4100)
Limiter la fermeture des paysages en gérant l'expansion des boisements Préserver les ripisylves en tant qu'axes structurants du paysage
Encourager l'enfouissement des réseaux secs dans un objectif de qualité paysagère Préférer les haies mixtes et variées, aux qualités paysagères et écologiques Poursuivre les efforts de mise en valeur touristique des paysages et du patrimoine (signalétique, chemins…)
Dauphin
ATOUTS
Des reliefs boisés formant des arrière-plans paysagers de qualité
Un espace agricole ouvert offrant des perceptions remarquables
sur le village perché
Un bourg perché sur un promontoire rocheux aux falaises
affleurantes
Des vues remarquables depuis le vieux bourg
CONTRAINTES
Un bâti récent peu structuré dans la plaine Sud
Des vues remarquables dégradées par les lignes électriques
Des covisibilités avec le village de Mane et Saint-Michel-
L’Observatoire
ENJEUX
Ne pas développer de l’habitat sur les coteaux au Sud, fortement visibles depuis le village Maintenir la plaine agricole ouverte et ne pas y développer de l’habitat Préserver la silhouette du village et la qualité architecturale du bâti
Préserver l’espace ouvert à la confluence du Largue et de la Laye, garant d'une coupure d'urbanisation entre Dauphin et St Maime, assurer une frange urbaine qualitative
Assurer la pertinence paysagère des extensions urbaines et maîtriser l'étalement urbain dans la plaine Sud Prendre en compte les covisibilités avec les villages de Mane et Saint-Michel-L’Observatoire pour le développement de l’urbanisation
Soigner la cohérence paysagère et la qualité des abords de la RD13, porte d’entrée sur la commune
PATRIMOINE BÂTI
Communauté de
communes Haute-
Provence
ATOUTS
Des villages au centre historique de caractère
Un recensement patrimonial important protégé par différents
statuts et/ou périmètres à statut
De nombreux éléments architecturaux et/ou naturels remarquables
au potentiel touristique non négligeable
Un label faisant le lien entre les communes grâce à la route des
CONTRAINTES
Des périmètres à statut pouvant contraindre les ambitions de
développement des communes
Le manque de recensement du patrimoine de la commune de
Mane non adhérente au PNRL
L'absence de protection réglementaire sur la commune de
Montjustin malgré un patrimoine architectural à préserverElaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
107 | P a g e
« villages et cités de caractère »
ENJEUX
Préserver les atouts patrimoniaux du territoire et promouvoir leur mise en valeur touristique Veiller à la qualité architecturale et à l'intégration paysagère des nouvelles constructions (logements, bâtiments agricoles) par un style adapté au contexte local, dans le respect des périmètres de protections
Protéger et valoriser les éléments de petit patrimoine local
Entretenir les sujets végétaux remarquables
Envisager l'inscription de la commune de Montjustin à un statut et/ou un périmètre de protection
Dauphin
ATOUTS
Un site inscrit englobant tout le village de Dauphin et ses abords,
appuyant sa qualité patrimoniale
Label des villages et cités de caractère
34 éléments de petit patrimoine recensés par le PNR
5 arbres remarquables recensés par le PNR
CONTRAINTES
Aucun monument sur la liste des monuments historiques
ENJEUX
Préserver les atouts patrimoniaux du territoire et promouvoir leur mise en valeur touristique Veiller à la qualité architecturale et à l'intégration paysagère des nouvelles constructions (logements, bâtiments agricoles) par un style adapté au contexte local, dans le respect des périmètres de protections
Protéger et valoriser les éléments de petit patrimoine local
Entretenir les sujets végétaux remarquables
ENTREES ET TRAVERSEES URBAINES
Communauté de
communes Haute-
Provence
ATOUTS
Une étroitesse des rues ou des alignements d'arbres qui
permettent un ralentissement des véhicules
Des traversées de bourg à la vitesse réduite pour une sécurisation
des usagers
Des vues majoritairement ouvertes en entrée de village permettant
une visibilité et une identification immédiate des centres anciens
perchés
Des espaces de stationnement positionnés en entrée de village
incitant à une circulation piétonne dans le cœur de bourg
CONTRAINTES
Des entrées de villages qui mériteraient d'être mieux valorisées
par des vues plus dégagées ou une matérialisation au sol par
exemple
Des centre-villages généralement étroits qui rendent difficiles ou
dangereuses la circulation véhicules et la combinaison des
différents usages (piétons/cycles)Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
Tome 1.2 – Rapport de présentation – Etat initial de l’environnement
108 | P a g e
ENJEUX
Maintenir les vues ouvertes sur les centres anciens depuis les entrées de village Travailler la qualité des entrées de village par une matérialisation au sol, des mises en scènes paysagères valorisant les perspectives sur les bourgs, etc
Faciliter les traversées urbaines par des aménagements adaptés de la circulation (sens uniques, chicanes, plateaux traversants, etc.) sécurisants pour les différents usagers
Dauphin
ATOUTS
Un promontoire rocheux fortement visible depuis les différents
accès routiers. Une entrée Est marquée par un pont sur la Laye
CONTRAINTES
Une traversée urbaine difficile de par une voirie étroite sur le
Grand Chemin (RD16)
ENJEUX
Maintenir les vues ouvertes sur le village perché depuis les entrées de village
Sécuriser les circulations douces au niveau du Grand Chemin, réfléchir à un plan de circulation permettant un trafic plus facile
CIRCULATIONS DOUCES ET ESPACES PUBLICS
Communauté de
communes Haute-
Provence
ATOUTS
Des centre-bourgs généralement piétonniers
Des espaces publics de rencontre ou de jeux dans chacun des
villages
Des projets en cours pour l’aménagement d’espaces publics ou de
liaisons douces
CONTRAINTES
Des espaces publics servant de zones de stationnement qui
disposent d’un potentiel pouvant être valorisé différemment et
pour différents usages
Des rues étroites qui compliquent l’aménagement de circulations
douces sécurisées
ENJEUX
Aménager des circulations douces (piétons/cycles) le long des voiries principales pour assurer une déambulation sécurisée des habitants et visiteurs
Entretenir les espaces publics existants et connecter ces sites avec les futures zones d'urbanisation Aménager des espaces verts / de rencontre au cœur des nouvelles opérations d'aménagement urbain Sur les places de village, distinguer les différents usages (stationnement, espace piéton, terrasses…) par des revêtements de sol ou du mobilier urbain afin de valoriser ces espaces qualitatifs
Dauphin
ATOUTS
Espaces publics qualitatifs distincts des zones de stationnement
CONTRAINTES
Rues étroites rendant les circulations piétonnes difficilement
sécurisablesElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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ENJEUX
Favoriser les circulations douces (piétons/cycles) le long des voiries principales et assurer une déambulation sécurisée des habitants et visiteurs
Entretenir les espaces publics existants et connecter ces sites avec les futures zones d'urbanisation
Aménager des espaces verts / de rencontre au cœur des nouvelles opérations d'aménagement urbain
CLIMAT ET ENERGIE
Communauté de
communes Haute-
Provence
ATOUTS
Un climat méditerranéen attractif caractérisé par des étés chauds
et secs, et des hivers chaux et humides
Des zones habitées faiblement exposées aux vents
Des émissions de GES faibles à l'échelle de l’intercommunalité
Une hausse de la quantité d'énergie renouvelable produite par la
CCHP
Un bon potentiel pour la production d'énergie solaire
CONTRAINTES
Une consommation d'énergie importante pour les transports et
l'habitat
Des rejets de GES en hausse au sein de la CCHP
Une faible production d'énergie au regard de la consommation
sur le territoire
Un faible potentiel éolien
Enjeux environnementaux (paysage, biodiversité) qui rendent le
développement des énergies renouvelables restreint, malgré un
potentiel mobilisable (photovoltaïque notamment)
ENJEUX
Limiter la consommation d'énergie liée au développement urbain
Développer les modes de déplacement alternatifs à la voiture individuelle pour limiter les rejets de GES et la consommation énergétique par les transports
Inciter à l'amélioration des performances énergétiques des constructions et aux innovations bioclimatiques Permettre le développement local des énergies renouvelables, tout en veillant aux enjeux patrimoniaux et paysagers présent sur le territoire intercommunal
QUALITE DE L’AIR
Communauté de
communes Haute-
Provence
ATOUTS
Une bonne qualité de l'air sur l'ensemble de la CCHP
De faibles émissions de polluants nocifs pour la santé
CONTRAINTES
Des rejets de CO2 importants résultants du secteur des transports
Des activités agricoles/sylvicoles émettrices de polluants volatils
Le secteur résidentiel/tertiaire émetteur de particules fines et de
monoxyde de carbone (dû au chauffage au bois notamment)
Une moins bonne qualité de l’air à proximité des grands axes de
circulation et notamment dans la traversée des bourgs (RD4100,
RD5, RD16)Elaboration du PLU de la commune de Dauphin
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ENJEUX
Favoriser un bâti plus écologique, réduisant les émissions de polluants Pratiquer une agriculture raisonnée afin de limiter les rejets nocifs pour la santé humaine Maintenir la fluidité du trafic des principales voiries afin de limiter la concentration de polluants dans l'air et leur stagnation près des habitations
Favoriser le développement des déplacements en modes doux
DECHETS
Communauté de
communes Haute-
Provence
ATOUTS
Des initiatives communautaires pour développer le tri-sélectif et
valoriser les déchets
Une fréquence de collecte des ordures ménagères qui s'adapte aux
besoins des habitants
La création d'une déchetterie intercommunale à la ZA de Pitaugier
CONTRAINTES
Des points de collecte de tri sélectif à développer
ENJEUX
Maintenir un réseau de collecte de déchets ménagers et assimilés efficace sur l'ensemble de la Communauté de communes Continuer de favoriser le tri sélectif par la sensibilisation des habitants et l'augmentation des points de collecte Planifier un développement urbain en cohérence avec les capacités des équipements vers lesquels sont dirigés les déchets de la commune
NUISANCES
Communauté de
communes Haute-
Provence
ATOUTS
Le territoire intercommunal bénéficiant d'une ambiance sonore
calme en-dehors des abords de voiries circulantes
Des espaces naturels et agricoles préservés de toutes nuisances
sonores et lumineuses
Des cœurs de bourg relativement préservés de la pollution
lumineuse
CONTRAINTES
Certains cœurs de bourg exposés aux nuisances sonores dues à la
traversée d'axes importants, parfois même par des poids lourds
ENJEUX
Permettre une faible exposition de la population aux nuisances sonores diurnes et nocturnes Gérer les abords des voies passagères afin d'atténuer les nuisances pour les habitations Favoriser une isolation phonique adaptée aux abords des axes bruyantsElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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Maîtriser l'usage des éclairages nocturnes sur l'intercommunalité : fonctionnels et sécuritaires, mais raisonnés et adaptés aux différents secteurs du territoire
Dauphin
ATOUTS
Une ambiance sonore calme car aucun axe routier important à
proximité générant des nuisances
Des espaces naturels et agricoles préservés de toutes nuisances
sonores et lumineuses
Un cœur de bourg relativement préservé de la pollution lumineuse
CONTRAINTES
Une voie traversante (RD16 – le Grand Chemin) soumise à une
circulation importante qui engendre des nuisances sonores
ENJEUX
Permettre une faible exposition de la population aux nuisances sonores diurnes et nocturnes Gérer les abords des voies passagères afin d'atténuer les nuisances pour les habitations Favoriser une isolation phonique adaptée aux abords des axes bruyants
Maîtriser l'usage des éclairages nocturnes : fonctionnels et sécuritaires, mais raisonnés et adaptés aux différents secteurs du territoire
RISQUES
Communauté de
communes Haute-
Provence
ATOUTS
Des outils de prévention permettant de limiter l'exposition des
populations à certains risques potentiels (PPRn - mouvement de
terrain)
Les communes de Montjustin et Saint-Martin-les-Eaux n'étant pas
exposées au risque d'inondation
Un Plan Communal de Sauvegarde sur l’intercommunalité pour la
gestion de crise en cas de risque
CONTRAINTES
Des risques naturels nombreux et divers (inondation, mouvement
de terrain, séisme, feux de forêts)
Des zones habitées exposées à ses plusieurs de ces risques,
notamment au sud de la commune de Dauphin concernant le
risque d'inondation
Un site classé SEVESO occasionnant des échanges de matières
dangereuses en sous-sol et en transports routiers
ENJEUX
Interdire l'urbanisation dans les zones à risques fort
Intégrer dans le projet de développement communal la prise en compte des risques naturels et technologiques de manière à assurer la sécurité des personnes et des biens
Informer et sensibiliser le grand public aux différents risques que présente le territoire
Dauphin ATOUTS
Un PPRn mouvement de terrain/tassements différentiels
CONTRAINTES
Un risque inondations et coulées de boues touchant une partieElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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permettant de prévenir les risques et de limiter l'exposition des
populations
Une partie du territoire inclus dans le PPRT de Manosque pour les
sites industriels SEVESO Géosel/Géométhane
Plan Communal de Sauvegarde sur la commune pour la gestion de
crise en cas de risque
importante de l’espace urbanisé (nouveaux lotissements au Sud
du vieux village)
Un risque feux de forêt à proximité de la zone urbaine
Un risque sismique moyen
Un risque de transport de matières dangereuses par canalisations
d’hydrocarbures (mais village non concerné)
ENJEUX
Interdire l'urbanisation dans les zones à risques fort
Intégrer dans le projet de développement communal la prise en compte des risques naturels et technologiques de manière à assurer la sécurité des personnes et des biens
Informer et sensibiliser le grand public aux différents risques que présente le territoireElaboration du PLU de la commune de Dauphin
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