Offres
API
Connexion
Documents similaires
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Annexes - ppri rapport
PLU - Rapport de présentation - Partie 2
PLU - Rapport de présentation - Partie 3
PLU - Rapport de présentation - Partie 2
PLU - Rapport de présentation - Partie 3
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Partie 4
PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables
PLU - Rapport de présentation - Rapport
Document publié le Mercredi 25 septembre 2024 par la commune de Cagny.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Rapport)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Environnement, Eau et assainissement,
Commune de CAGNY
Elaboration du
Plan Local d’Urbanisme
RAPPORT DE PRESENTATION
1. DIAGNOSTIC
APPROBATION
Arrêt Projet Approbation
Vu pour être annexé à la date
de délibération du conseil
municipal
Vu pour être annexé à la date
de délibération du conseil
municipal
Verdi Conseil Nord de France
Rue Blériot
Eleu dit Leauwette CS 20061
62 302 Lens Cedex
www.verdi-ingenierie.frDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation
SOMMAIRE
SOMMAIRE 3
CONTEXTE COMMUNAL 7
1. CADRE SUPRA-COMMUNAL 8
1.1. LE SCHEMA DE COHERENCE TERRITORIAL (SCOT) 8 1.2. LE SCHEMA DIRECTEUR D’AMENAGEMENT ET DE GESTION DES EAUX (SDAGE) 9 1.2.1. Description du SDAGE 9 1.2.2. Masses d’eau concernées sur le territoire de la commune 9 1.2.3. Orientations et objectifs applicables à la commune 9 1.3. LE SCHEMA D’AMENAGEMENT ET DE GESTION DES EAUX (SAGE) 18 1.4. LE SCHEMA REGIONAL DE COHERENCE ECOLOGIQUE (SRCE) 19 1.4.1. Présentation 19 1.4.2. Enjeux identifiés par le SRCE 19 1.4.3. Analyse du SRCE sur le territoire de la commune 23 1.5. LE SCHEMA REGIONAL CLIMAT-AIR-ENERGIE (SRCAE 2020-2050) 24 1.6. LE SCHEMA REGIONAL DE L’EOLIEN (SRE) 26 1.7. LE PLAN DE DEPLACEMENTS URBAINS (PDU) 28 1.8. LE PROGRAMME LOCAL DE L’HABITAT (PLH) 29 1.9. LE PRAD 30
DIAGNOSTIC TERRITORIAL 33
2. DIAGNOSTIC URBAIN, ARCHITECTURAL ET PATRIMONIAL 34
2.1. CHRONOLOGIE DE L’URBANISATION 34 2.1.1. Etymologie 34 2.1.2. Histoire 34 2.1.3. Evolution de la morphologie urbaine 35 2.2. MODE D’OCCUPATION DES SOLS 40 2.3. LE PAYSAGE ET LES TRAITEMENTS PAYSAGERS 41 2.3.1. Caractérisation des paysages sur la commune 41 2.3.2. Entrées de ville 44 2.3.3. Eléments visuels identitaires 48 2.3.4. Aménagements paysagers des espaces urbains 50 2.4. ANALYSE URBAINE 55 2.4.1. Morphologies urbaines et types architecturaux 55 2.4.2. Identification des tissus 56 2.4.3. Cartes Pleins/vides 58 2.4.4. Figures des parcellaires 59 2.4.5. Types architecturaux 61 2.5. LE PATRIMOINE BATI 68 2.5.1. Outils de protection des patrimoines 68 2.5.2. Patrimoines bâtis 68 2.6. LES DISPONIBILITES FONCIERES 69
3. DIAGNOSTIC SOCIODEMOGRAPHIQUE ET FONCTIONNALITES URBAINES 72
3.1. ANALYSE DEMOGRAPHIQUE 72Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation
3.1.1. Contexte démographique territorial 72 3.1.2. Composante de la croissance démographique 75 3.1.3. Évolution de la structure de la population 76 3.1.4. Indice de jeunesse 77 3.1.5. Evolution de la taille des ménages : le desserrement de la population 78 3.1.6. Synthèse, enjeux et besoins 78 3.2. ANALYSE DU PARC DE LOGEMENTS 79 3.2.1. Evolution du parc de logements et de la population 79 3.2.2. Typologie du parc de logements 80 3.2.3. Les perspectives d’évolution du parc de logements d’ici 2030 84 3.2.4. Synthèse, enjeux et besoins 91 3.3. ANALYSE SOCIALE 92 3.3.1. Structure de la population active 92 3.3.2. Lieu de travail et mode de transport 93 3.3.3. Structure socioprofessionnelle 96 3.3.4. Synthèse, enjeux et besoins 97 3.4. ANALYSE DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE ET COMMERCIALE 98 3.4.1. Structure économique 98 3.4.2. Synthèse, enjeux et besoins 99 3.5. EQUIPEMENTS ET SERVICES 100 3.5.1. Équipements publics communaux 100 3.5.2. Équipements publics de l’EPCI 104 3.5.3. Réseaux de communication numérique 109 3.5.4. Synthèse, enjeux et besoins 111 3.6. TRANSPORTS ET DEPLACEMENTS 112 3.6.1. Les infrastructures routières 112 3.6.2. Les modes de transports alternatifs à la voiture 114 3.6.3. Le stationnement 120 3.6.4. Synthèse, enjeux et besoins 121
ÉTAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT 122
4. ENVIRONNEMENT PHYSIQUE 123
4.1. GEOMORPHOLOGIE ET GEOLOGIE 123 4.1.1. Topographie 123 4.1.2. Géologie 124 4.1.3. Nappes phréatiques 125 4.2. HYDROGRAPHIE 126 4.3. CLIMATOLOGIE 127 4.4. SYNTHESE, ENJEUX ET BESOINS 128
5. BIODIVERSITE ET MILIEUX NATURELS 129
5.1. LES RESERVOIRS DE BIODIVERSITE 129 5.1.1. Les zones humides 129 5.1.2. Les zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) 131 5.1.3. Les sites Natura 2000 (SIC et ZPS) 140 5.2. LA TRAME VERTE ET BLEUE 145 5.2.1. Le SRCE : Support de la Trame Verte et Bleue 145 5.2.2. Les réservoirs et corridors écologiques d’importance régionale identifiés à CAGNY 145Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation
5.2.3. Les barrières écologiques existantes 146 5.3. SYNTHESE, ENJEUX, BESOINS 147
6. DIAGNOSTIC AGRICOLE 148
6.1. METHODE DE L’ENQUETE AGRICOLE 148 6.2. STRUCTURE D’EXPLOITATION ET STATUTS 148 6.3. DIMENSION HUMAINE 149 6.3.1. Caractérisation de l’âge des exploitants et emplois 149 6.3.2. Evolution à venir des exploitations 149 6.4. DIMENSION ECONOMIQUE 150 6.4.1. Typologie des activités agricoles 150 6.4.2. Typologie des cultures 151 6.4.3. Typologie des élevages 152 6.5. DIMENSION FONCIERE 153 6.5.1. Données générales 153 6.5.2. Siège social des exploitations 153 6.5.3. Lieu d’exploitation des terres des agriculteurs locaux 154 6.5.4. Mode de faire-valoir des terres 155 6.5.5. Morcellement des terres 155 6.5.6. Circulations agricoles 155 6.6. LES PROJETS 156 6.7. SYNTHESE, ENJEUX ET BESOINS 156
7. SANTE PUBLIQUE 158
7.1. APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE ET QUALITE DE L’EAU 158 7.2. ASSAINISSEMENT 159 7.3. DECHETS 159 7.4. QUALITE DE L’AIR 160 7.5. POLLUTION DES SOLS 161 7.6. BRUITS 162 7.7. RISQUES NATURELS ET TECHNOLOGIQUES 163 7.7.1. Risques liés aux inondations 163 7.7.2. Risques de retrait/gonflement des argiles 165 7.7.3. Risques liés aux cavités souterraines 166 7.7.4. Risques sismiques 167 7.7.5. Risques incendies et réseau de défense 167 7.7.6. Risques nucléaires 167 7.7.7. Risques liés au transport de matières dangereuses 167 7.7.8. Installations classées pour la protection de l’environnement 169 7.7.9. La pollution lumineuse 169 7.8. SYNTHESE, ENJEUX ET BESOINS 169
8. ENERGIES RENOUVELABLES 170
8.1. ENERGIE SOLAIRE 170 8.2. CONSTRUCTION ET CONSOMMATION D’ENERGIE 171 8.2.1. Conception bioclimatique 171 8.2.2. Le choix et la qualité des matériaux de construction 173 8.3. SYNTHESE, ENJEUX ET BESOINS 173Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation
TABLES DES FIGURES 174
TABLES DES TABLEAUX 176Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 7
CONTEXTE COMMUNAL
Figure 1: Vue sur la Mairie de CAGNYDossier Approbation
RE
1 Source : SCoT approuvé 2012, Partie 2 : Choix retenus, Des principales tendances d'évolution du territoire au projet, p.252
PLU de Cagny - Rapport de présentation 8
1. CADRE SUPRA-COMMUNAL
1.1. Le Schéma de Cohérence Territorial (SCOT)
CAGNY est concernée par le Schéma de Cohérence Territorial (SCoT) du Grand Amiénois,
regroupant 381 communes et publié par arrêté préfectoral le 26 février 2008. Le document a
été approuvé lors du comité syndical le 21 décembre 2012, puisque modifié le 10 mars 2017.
Dans les choix retenus, le SCoT précise que « le Grand Amiénois entend agir sur trois leviers :
les formes d’habitat, les programmes et l’attractivité du parc de logements anciens. Le projet
contribuera au renouveau de l’habitat (diminution de la part d’habitat pavillonnaire dans
l’offre nouvelle de logements au profit de l’habitat individuel groupé et intermédiaire,
modération de la taille des parcelles pour favoriser l’accession à la propriété…). Il contribuera
également au développement de l’offre de logements aidés dans l’ensemble des pôles du
Grand Amiénois. Le territoire du Grand Amiénois encourage les intercommunalités et
communes à poursuivre leurs efforts en matière de réhabilitation du parc ancien. »1
Le SCoT stipule également que pour la qualité du cadre de vie, et par soucis de préservation
des éléments paysagers qui forgent l’identité du Grand Amiénois, « il est nécessaire
d’'identifier dans le cadre des projets d'aménagement les atouts paysagers, architecturaux et
patrimoniaux qui participent au cadre de vie. Les mesures définies poursuivent comme
objectif à la fois la préservation, voire la réhabilitation, et la valorisation de ces éléments qui
font du cadre de vie du Grand Amiénois un de ses attraits. » 1
De plus, le SCoT préconise la protection des espaces naturels remarquables et notamment
via la restauration et le renforcement des continuités écologiques.
Enfin, le document souhaite conforter le potentiel agricole du territoire et donc préconise une
gestion économe du foncier à des fins d’urbanisation.
Pour CAGNY, classé comme territoire aggloméré dans le DOO, les principales orientations
« urbanisme et habitat » sont les suivantes :
Au moins 30% du projet urbain devra se faire par renouvellement soit l’usage de
foncier présent dans la tâche urbaine.
Le terrain moyen devra avoir une superficie maximale de 400m² par logement de type
pavillonnaire.
La densité minimale des nouvelles opérations de logements sera de 30 log/ha.
L’habitat pavillonnaire représentera au maximum 30% du projet urbain.
Sur l’ensemble des communes du territoire aggloméré, le locatif social sera présent à
hauteur d’au moins 20% des constructions à venir.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation
1.2. Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE)
1.2.1. Description du SDAGE
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) est un document de
planification décentralisé instauré par la loi sur l’eau du 3 janvier 1992. Il est élaboré sur le
territoire du grand bassin Artois-Picardie.
Il définit pour une période de 5 ans les grandes orientations pour une gestion équilibrée de la
ressource en eau ainsi que les objectifs de qualité des milieux aquatiques et de quantité des
eaux à maintenir ou à atteindre dans le bassin.
Le SDAGE est opposable juridiquement à l’administration.
1.2.2. Masses d’eau concernées sur le territoire de la commune
Deux masses d’eau sont concernées sur le territoire de CAGNY :
- Cours d’eau (FRAR06) : L’Avre. En 2015, l’état écologique était considéré comme
moyen avec un objectif d’atteinte du bon état pour 2021. L’état chimique était bon en
2015.
- Nappe souterraine (FRAG012) : La « Craie de la moyenne vallée de la Somme ». Elle
est considérée en bon état quantitatif mais en mauvais état chimique. Le SDAGE du
Bassin Artois-Picardie (2016-2021) prévoit son retour à un bon état chimique pour
2027.
1.2.3. Orientations et objectifs applicables à la commune
Les 5 enjeux du bassin Artois-Picardie sont les suivants :
- Enjeu A : Maintenir et améliorer la biodiversité des milieux aquatiques.
- Enjeu B : Garantir une eau potable en qualité et en quantité satisfaisante.
- Enjeu C : S’appuyer sur le fonctionnement naturel des milieux pour prévenir et
limiter les effets négatifs des inondations.
- Enjeu D : Protéger le milieu marin.
- Enjeu E : Mettre en œuvre des politiques publiques cohérentes avec le domaine de
l’eau.
Les tableaux suivants mettent en évidence les dispositions du SDAGE qui concernent la
commune.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 10
Enjeux A : Maintenir et améliorer la biodiversité des milieux aquatiques
A-1 : Continuer la réduction des apports ponctuels de matières polluantes classiques
dans les milieux
Disposition A-1.2 :
La mise en place de Services Publics d'Assainissement Non Collectif (SPANC) est à
encourager à une échelle intercommunale. Les SPANC veillent à la mise en conformité des
installations présentant un danger pour la santé des personnes ou un risque avéré de
pollution de l'environnement notamment dans les zones à enjeu sanitaire et dans les
zones à enjeu environnemental pour l'assainissement non collectif définies dans la liste ou
les cartes (chapitre 5.6 de ce document) ou dans les documents de SAGE (arrêté du 27
avril 2012).
Disposition A-1.3 :
Les maîtres d’ouvrage (personne publique ou privée, physique ou morale), pour leurs
équipements, installations et travaux soumis à autorisation ou à déclaration au titre du
code de l’environnement et du code général des collectivités territoriales, améliorent le
fonctionnement des réseaux de collecte par le développement de la gestion patrimoniale
et la mise en œuvre d'un diagnostic permanent du système d'assainissement
(branchements, réseaux, station) pour atteindre les objectifs de bon état. Lors des
extensions de réseaux, les maîtres d’ouvrages étudient explicitement l’option réseau
séparatif et exposent les raisons qui lui font ou non retenir cette option, en accord avec le
gestionnaire des réseaux existants si ce n’est pas le maître d’ouvrage. En cas
d'opportunité, la valorisation énergétique de l'assainissement sera étudiée.
A-2 : Maîtriser les rejets par temps de pluie en milieu urbanisé par des voies alternatives
(maîtrise de la collecte et des rejets) et préventives (règles d’urbanisme notamment pour
les constructions nouvelles)
Disposition A-2.1 :
Les orientations et prescriptions des SCOT et des PLU communaux et intercommunaux
comprennent des dispositions visant à favoriser l’infiltration des eaux de pluie à l'emprise
du projet et contribuent à la réduction des volumes collectés et déversés sans traitement
au milieu naturel. La conception des aménagements ou des ouvrages d’assainissement
nouveaux intègre la gestion des eaux pluviales dans le cadre d’une stratégie de maîtrise
des rejets. Les maîtres d’ouvrage évaluent l’impact de leur réseau d’assainissement sur le
milieu afin de respecter les objectifs physico-chimiques assignés aux masses d’eau.
Dans les dossiers d’autorisation ou de déclaration au titre du code de l’environnement ou
de la santé correspondant, l‘option d’utiliser les techniques limitant le ruissellement et
favorisant le stockage et ou l’infiltration sera obligatoirement étudiée par le pétitionnaire et
la solution proposée sera argumentée face à cette option de « techniques alternatives ».
Disposition A-2.2 :
Les collectivités, lors de la réalisation des zonages, veilleront à identifier les secteurs où
des mesures (techniques alternatives, ...) doivent être prises pour limiter
l'imperméabilisation et maitriser le débit et l'écoulement des eaux pluviales et de
ruissellement et les secteurs où il est nécessaire de prévoir des installations de collecte,Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 11
de stockage éventuel et si nécessaire de traitement des eaux pluviales et de ruissellement.
Les zonages pluviaux seront pris en compte dans les documents d'urbanisme et figureront
dans leurs annexes.
A-3 : Diminuer la pression polluante par les nitrates d’origine agricole sur tout le territoire
Disposition A-3.1 :
Les chambres d'agriculture et les organisations professionnelles agricoles, en lien avec les
services de l'Etat, et les collectivités sensibilisent, forment et accompagnent les
agriculteurs pour une gestion raisonnée de la fertilisation et le développement de
pratiques agricoles permettant de limiter la pression polluante par les nitrates dans les
eaux. L’Etat et les partenaires agricoles sensibilisent les agriculteurs à l’amélioration des
pratiques de fertilisation azotée en vue de limiter le transfert des nitrates dans les eaux
A-4 : Adopter une gestion des sols et de l’espace agricole permettant de limiter les
risques de ruissellement, d’érosion, et de transfert des polluants vers les cours d'eau, les
eaux souterraines et la mer
Disposition A-4.2 :
Les gestionnaires de fossés (commune, gestionnaires de voiries, propriétaires privés,
exploitants agricoles…) les préservent, les entretiennent voire les restaurent, afin de
garantir leurs fonctionnalités hydrauliques, d’épuration et de maintien du patrimoine
naturel et paysager.
Disposition A-4.3
L’autorité administrative, les collectivités et les maîtres d'ouvrages veillent à éviter
l'urbanisation et le retournement des surfaces en prairies dans les zones à enjeu pour la
lutte contre l'érosion, la préservation des zones humides et des aires d'alimentation des
captages. Les collectivités veillent dans leurs documents d’urbanisme au maintien des
prairies et des éléments de paysage, notamment par la mobilisation de certains outils tels
que les zones agricoles protégées, les orientations d'aménagement et de programmation,
les espaces boisés classés (y compris les haies), l'identification des éléments de paysage
dans les documents d’urbanisme. Dans le cas, exceptionnel, d’une urbanisation dans les
zones à enjeu pour la lutte contre l'érosion, la préservation des zones humides et des aires
d'alimentation des captages, cette compensation maintenant les fonctionnalités « eau » de
la prairie prendra la forme :
· Soit de dispositifs qualitatifs de protection de la ressource en eau ou de lutte contre les
aléas érosion (linéaire de haies, plantation d’arbres, fascines…).
· Soit d’une compensation de prairie permanente en surface au moins équivalente.
A-5 : Préserver et restaurer la fonctionnalité des milieux aquatiques dans le cadre d’une
gestion concertée
Disposition A-5.3 :
L’entretien, s’il est nécessaire, des cours d’eau et des zones humides qui en dépendent,
doit être parcimonieux et proportionné à des enjeux clairement identifiés. Son objectif est
d’assurer, par une gestion raisonnée des berges et du lit mineur, la fonctionnalité
(écologique, paysagère et hydraulique) et la continuité écologique et hydro-morphologiqueDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 12
des cours d’eau et des zones humides associées. Les opérations à privilégier concernent
les interventions légères permettant de préserver les habitats piscicoles (circulation,
frayères, diversification du fond …) et une dynamique naturelle de la végétation (abattages
sélectifs, faucardage localisé, espèces locales, …) en lien avec la trame verte et bleue.
Disposition A-5.5 :
Lorsque des opérations ponctuelles de travaux sur les cours d’eau (y compris de curage
dans le cadre d’une phase de restauration d’un plan de gestion pluriannuel ou de travaux
autorisés), s’avèrent nécessaires, dans les limites législatives et réglementaires (L 214-1 et
suivants, L 215-14 CE et suivants, R 215-2 et suivants, arrêté du 30 mai 2008), en vue de
rétablir un usage particulier ou les fonctionnalités écologiques d’un cours d’eau, les
maîtres d’ouvrage les réalisent dans le cadre d’une opération de restauration ciblant le
dysfonctionnement identifié. On veillera dans ce cadre, à la stabilisation écologique du
tronçon de cours d’eau ayant subi l’opération, par au minimum la revégétalisation des
berges avec des espèces autochtones ainsi qu’à la limitation des causes de l’envasement.
S’ils ne peuvent être remis au cours d’eau, les produits de curage sont valorisés, ou, à
défaut de filière de valorisation adaptée, éliminés. Le régalage éventuel des matériaux de
curage ne doit pas conduire à la création ou au renforcement de digues ou de bourrelets le
long des cours d’eau ainsi qu’au remblaiement de zones humides. Il permettra entre autres
de préserver la bande enherbée, si elle est présente en bord du cours d'eau. La hauteur du
régalage devra permettre une reprise rapide de la végétation. Ces matériaux de curage
doivent respecter les normes en vigueur du point de vue de leur qualité. Une attention
particulière sera apportée à la recherche de plantes invasives afin de ne pas conduire à
leur dissémination.
Disposition A-5.7 :
Les décisions, les autorisations ou les déclarations délivrées au titre de la loi sur l’eau
préservent les connexions latérales. Les maîtres d’ouvrage (personne publique ou privée,
physique ou morale) veillent à rétablir les connexions latérales des milieux aquatiques, en
tenant compte du lit majeur des cours d’eau et de son occupation. L’objectif prioritaire de
cette disposition est de préserver les fonctions du cours d’eau.
A-6 : Assurer, sur les aménagements hydroélectriques nouveaux ou existants, la
circulation des espèces et des sédiments dans les cours d’eau
Disposition A-6.2 :
Les autorisations ou déclarations au titre des lois relatives à l’eau et à l’énergie portant sur
les aménagements nouveaux ou existants équipés de turbines doivent permettre d’assurer
la dévalaison et la montaison et de limiter les dommages sur les espèces.
Disposition A-6.4 :
Les SAGE, les maitres d’ouvrage et les autorités compétentes dans le domaine de l’eau au
titre du code de l’environnement veillent à prendre en compte les plans de gestion des
poissons migrateurs (PLAGEPOMI), le plan de gestion de l’anguille exigé par le règlement
1100/2007 CE (Carte 20) et les plans départementaux de protection du milieu aquatique et
de gestion des ressources piscicoles (PDPG).
A-8 : Réduire l'incidence de l'extraction des matériaux de carrière
Disposition A-8.3 :Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 13
Les documents d'urbanisme, de planification, les schémas et projets d’activité prennent en
compte dans leur porter à connaissance les fonctionnalités écologiques des cours d’eau
et des milieux aquatiques susceptibles d'être impactées.
A-9 : Stopper la disparition, la dégradation des zones humides à l'échelle du bassin
Artois-Picardie et préserver, maintenir et protéger leur fonctionnalité
Disposition A-9.1 :
Les SCOT, les PLU communaux, les PLU intercommunaux et les cartes communales
prévoient les conditions nécessaires pour préserver les zones humides et le lit majeur des
cours d’eau de toute nouvelle implantation, y compris les habitations légères de loisirs
(définies dans l'article R 111-31 du code de l’urbanisme), qui entraineraient leur
dégradation.
L’Etat et les collectivités locales prennent des dispositions harmonisées à l’échelle du
bassin afin d’éviter la sédentarisation d’habitations légères de loisirs dans les zones
humides et le lit majeur des cours d’eau.
Disposition A-9.2 :
Les documents d’urbanisme (SCOT, PLU communaux, PLU intercommunaux et cartes
communales) et les décisions administratives dans le domaine de l’eau prennent en
compte les zones humides en s’appuyant notamment sur la carte des zones à dominante
humide (Carte 21) et les inventaires des SAGE. La carte des Zones à Dominante Humide
correspond à une identification réalisée par photographie aérienne. Son échelle
d’utilisation est le 1/50 000ème.
Disposition A-9.3 :
Dans le cadre des procédures administratives, le pétitionnaire devra prouver que son projet
n’est pas situé en zone humide au sens de la police de l’eau, à défaut, il devra par ordre de
priorité :
1. Eviter d'impacter les zones humides en recherchant une alternative à la destruction de
zones humides ;
2. Réduire l'impact de son projet sur les zones humides en cas d'absence d'alternative
avérée à la destruction ou dégradation de celles-ci et sous réserve de justifier de
l’importance du projet au regard de l’intérêt général des zones humides détruites ou
dégradées ;
3. Compenser l'impact résiduel de son projet sur les zones humides en prévoyant par ordre
de priorité :
· la restauration* de zones humides équivalentes sur le plan fonctionnel, à hauteur de
150% minimum de la surface perdue ;
· la création** de zones humides équivalentes sur le plan fonctionnel, à hauteur de 100%
minimum de la surface perdue.
Et justifier de l’importance du projet au regard de l’intérêt général des zones humides
détruites ou dégradées. Les mesures compensatoires devront se faire, dans la mesure du
possible, sur le même territoire de SAGE que la destruction. La gestion et l'entretien de ces
zones humides doivent être garantis à long terme. Pour prendre en compte les aspectsDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 14
positifs de l’élevage en zone humide, le service instructeur peut adapter ou déroger à cette
disposition pour les bâtiments liés à l’élevage.
Disposition A-9.5 :
Les maîtres d’ouvrage (personne publique ou privée, physique ou morale) sont invités à
maintenir et restaurer les zones humides.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 15
Enjeu B : Garantir une eau potable en qualité et en quantité satisfaisante
B-1 : Poursuivre la reconquête de la qualité des captages et préserver la ressource en
eau dans les zones à enjeu eau potable définies dans le SDAGE
Disposition B-1.1 :
Les documents d’urbanisme (SCOT, PLU communaux, PLU intercommunaux et cartes
communales) ainsi que les PAGD (Plans d’Aménagement de Gestion Durable) et
règlements des SAGE contribuent à la préservation et la restauration qualitative et
quantitative des aires d’alimentation des captages situées dans les zones à enjeu eau
potable figurant en Carte 22.
Disposition B-1.2 :
Les captages prioritaires du SDAGE, listés en partie 5.4, dont la qualité est non-conforme,
ou dégradée par les nitrates ou les pesticides devront faire l’objet d’une démarche de
reconquête de la qualité de l’eau à l’échelle de leur aire d’alimentation. La zone de
protection sera déterminée et le programme d’actions multi pressions devra fixer des
objectifs précis dans chaque domaine. Les collectivités exploitant ces captages devront
veiller à la mise en place des actions identifiées et établiront régulièrement un bilan
d’avancement qui sera présenté aux Commissions Locales de l’Eau (CLE) concernées.
Disposition B-1.5 :
Les collectivités et les acteurs du territoire veillent à protéger et restaurer, par l’orientation
de l’usage des sols (contractualisation, réglementation, acquisition), les parcelles les plus
sensibles des aires d’alimentation de captage afin de favoriser des usages du sol
protégeant durablement la ressource : boisement, enherbement, élevage extensif,
agriculture biologique, agroforesterie, agriculture à bas niveaux d’intrants …
B-2 : Anticiper et prévenir les situations de crise par la gestion équilibrée des ressources
en eau
Disposition B-2.2 :
Dans le but de préserver les milieux naturels et de sécuriser l’approvisionnement en eau de
la population (interconnexion, ressources alternatives…), les collectivités veillent à
optimiser l’exploitation des ouvrages de production existants, en prenant en compte les
besoins en eau des milieux naturels aquatiques. En particulier, les collectivités établissent
des schémas d’alimentation afin de diversifier et sécuriser leur approvisionnement en eau
potable, mettre en regard les projets d’urbanisation avec les ressources en eau disponibles
et les équipements à mettre en place. Les SCOT, les PLU communaux et les PLU
intercommunaux doivent être élaborés en cohérence avec ces schémas d'alimentation.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 16
Enjeu C : S’appuyer sur le fonctionnement naturel des milieux pour prévenir et limiter les
effets négatifs des inondations
C-1 : Limiter les dommages liés aux inondations
Disposition C-1.1 :
Les documents d’urbanisme (SCOT, PLU communaux, PLU intercommunaux, cartes
communales) préservent le caractère inondable des zones définies, soit dans les atlas des
zones inondables, soit dans les Plans de Prévention de Risques d’Inondations, soit à
défaut dans les études hydrologiques et/ou hydrauliques existantes à l’échelle du bassin
versant ou à partir d’évènements constatés ou d’éléments du PAGD (Plan d’Aménagement
et de Gestion Durable) et du règlement du SAGE.
C-2 : Limiter le ruissellement en zones urbaines et en zones rurales pour réduire les
risques d’inondation et les risques d’érosion des sols et coulées de boues
Disposition C-2.1 :
Pour l’ouverture à l’urbanisation de nouvelles zones, les orientations et les prescriptions
SCOT , les PLU communaux et intercommunaux comprennent des dispositions visant à ne
pas aggraver les risques d’inondations notamment à l’aval, en limitant
l’imperméabilisation, en privilégiant l’infiltration, ou à défaut, la rétention des eaux pluviales
et en facilitant le recours aux techniques alternatives et au maintien, éventuellement par
identification, des éléments de paysage (haies…) en application de l'article L 123-1-5 III 2°
du code de l'urbanisme. Les autorisations et déclarations au titre du code de
l’environnement (loi sur l’eau) veilleront à ne pas aggraver les risques d’inondations en
privilégiant le recours par les pétitionnaires à ces mêmes moyens.
C-4 : Préserver et restaurer la dynamique naturelle des cours d’eau
Disposition C-4.1 :
Les documents d’urbanisme (les SCOT, les PLU communaux, les PLU intercommunaux, les
cartes communales) et les décisions administratives prises dans le domaine de l’eau au
titre du code de l’environnement ou du code rural préservent le caractère naturel des
annexes hydrauliques et des zones naturelles d’expansion de crues. Les zones naturelles
d’expansion de crues pourront être définies par les SAGE ou les Stratégies Locales de
Gestion des Risques d’Inondation (SLGRI) ou les PPRIDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 17
Enjeu E : Mettre en œuvre des politiques publiques cohérentes avec le domaine de l’eau
E-1 : Renforcer le rôle des Commissions Locales de l’Eau (CLE) des SAGE
Disposition E-1.3 :
Les SAGE peuvent intégrer des actions de sensibilisation et de formation, en particulier
des scolaires, sur le fonctionnement global des écosystèmes aquatiques et leur
protection.
E-2 : Permettre une meilleure organisation des moyens et des acteurs en vue d’atteindre
les objectifs du SDAGE. L’autorité administrative favorise l’émergence de maîtres
d’ouvrages pour les opérations les plus souvent « orphelines »
Disposition E-2.2 :
Dans le cadre des politiques d’aides publiques, les personnes publiques veillent à mener
une politique cohérente et non cloisonnée de la gestion de l’eau et à favoriser les projets
contribuant à réaliser les objectifs du SDAGE, du PAMM et du PGRI.
E-3 : Former, informer et sensibiliser
Disposition E-3.1 :
L’autorité administrative et l’ensemble des acteurs et acteurs-relais de l’eau soutiennent
les opérations de formation et d’information des acteurs de l’eau et des citoyens
E-5 : Tenir compte du contexte économique dans l’atteinte des objectifs
Disposition E-5.1 :
L’autorité administrative développe l’analyse économique et l’évaluation des bénéfices
environnementaux en tant qu’outils d’aide à la décision pour la définition des programmes
de travaux et des financements contractualisés.Dossier Approbation
SU T YU!
LEGENDE
C2] Périmètre
C_] Bassin versant
Réseau hydrographique
CT Manche
Départements
M oise
M Pas-de-Calais ) à an L'ART
|| Somme nd \dat . RS NCr Eu bn
PT
Grandvilliers
looh
AJ € Ÿ
El
Périmètre du
Amiens L Y à 2
Ÿ
b à
SAGE Somme aval et Cours d'eau côtiers
Pas-de-Calais
PLU de Cagny - Rapport de présentation 18
1.3. Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE)
CAGNY est également concernée par le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux
(SAGE) Somme aval et cours d’eau qui est en cours d’élaboration. Il s’agit d’un document de
planification élaboré de manière collective qui fixe des objectifs généraux d’utilisation, de
mise en valeur, de protection quantitative et qualitative de la ressource en eau. Il doit être
compatibles avec le SDAGE.
Celui-ci identifie 5 grands enjeux pour le territoire couvert :
- Qualité de la ressource en eau.
- Ressource quantitative.
- Milieux naturels aquatiques.
- Risques naturels majeurs.
- Gouvernance.
Figure 2 : Périmètre du SAGE Somme aval et Cours d’eau côtiersDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 19
1.4. Le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE)
1.4.1. Présentation
En complément des politiques de sauvegarde des espaces et des espèces, la France s’est
engagée au travers des lois « Grenelle de l’environnement » dans une politique ambitieuse de
préservation et de restauration des continuités écologiques nécessaires aux déplacements
des espèces, et qui vise à enrayer cette perte de biodiversité.
Cette politique publique, « la trame verte et bleue », se décline régionalement dans un
document-cadre : le Schéma Régional de Cohérence Écologique (SRCE) de la Picardie.
Le SRCE a aussi pour objectif d’identifier les réservoirs de biodiversité et les corridors
écologiques qui les relient. Il comprend un plan d’actions permettant de préserver et de
remettre en bon état les continuités écologiques identifiées tout en prenant en compte les
enjeux d’aménagement du territoire et les activités humaines.
Aujourd’hui, même s’il n’est plus un document opposable en attendant l’élaboration du
SRADDET (Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des
Territoires), le SRCE a néanmoins un rôle informatif, qu’il convient d’intégrer dans le PLU.
1.4.2. Enjeux identifiés par le SRCE
Les enjeux identifiés pour la région Picardie sont les suivants :
La hiérarchisation des réservoirs de biodiversité basée sur la densité d’espèces
menacées en Picardie pour établir quels sont les « cœurs de nature » les plus riches
et les plus diversifiés afin que le SRCE puisse constituer un document de référence.
La prise en compte des continuités écologiques de niveau suprarégional (Ile-de-
France, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais et Champagne-Ardenne) pour assurer
une meilleure cohérence des continuités.
L’ensemble des orientations, actions et sous-actions ainsi que leurs objectifs qui concernent
le territoire communal de CAGNY sont récapitulés dans le Tableau 1. Toutes ces mesures
sont extraites du Tome 4 du SRCE Picardie 2015, intitulé « Plan d’actions stratégique ».Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 20
Tableau 1 : Orientations, actions et sous-actions du SRCE Picardie applicable à l’échelle de la commune
Orientations Actions Sous-actions Principaux objectifs et exigences
A - L'AMÉLIORATION ET
LE PARTAGE DE LA
CONNAISSANCE SUR LA
TVB
A4 : Améliorer la prise en
compte des changements
climatiques à venir dans les
orientations et les pratiques
de gestion des espaces
A41 : Améliorer la connaissance
des changements climatiques
locaux à venir et de leurs
conséquences sur les
écosystèmes et veiller à la prise
en compte de ces prévisions dans
les choix actuels
S’adapter (dynamiques de déplacement et colonisation) et de
favoriser la qualité et la fonctionnalité des milieux naturels afin de
sauvegarder un plus grand nombre d’espèces. L’amélioration des
connaissances sur le changement climatique permettra par ailleurs
de réajuster les politiques de protection environnementale et ainsi de
proposer une gestion adaptée et intégrée d’un territoire en tenant
compte du changement climatique (au travers des Plans Climat
Énergie Territoriaux ou des Agenda 21 notamment).
B - L'INTÉGRATION DE LA
TVB AUX DIFFÉRENTES
ÉCHELLES DE
PLANIFICATION DU
TERRITOIRE
B1 : A toutes les échelles,
veiller à la bonne
articulation entre le SRCE et
les différents documents
de planification existants
B13 : Prendre en compte le SRCE
dans les documents d’urbanisme
(SCoT, PLUi et PLU)
Il s’agit d’une action réglementaire. En effet, selon l’article L.371-3 du
code de l’environnement, les documents d’urbanisme doivent prendre
en compte le SRCE en cohérence avec les réglementations
existantes.
Voir : Tome 9, Mode d’emploi du SRCE
B2 : Intégrer la TVB à
chaque étape d'élaboration
d'un document d'urbanisme
Sous-action
B21 : S’appuyer sur les
documents d'urbanisme (SCoT,
PLUi, PLU) pour préserver, voire
remettre en bon état les espaces
supports de la TVB et encourager
à la réduction de
l’artificialisation des sols,
principalement par l'urbanisation
et les infrastructures linéaires
Réaliser de documents d’urbanisme (SCoT, PLUI et PLU) dans le
cadre d’une concertation avec l’ensemble des acteurs intervenant sur
le territoire et en favorisant les démarches intercommunales.
La TVB doit trouver sa place à au sein de chacun de ces documents,
chaque étape de leur construction.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 21
C - L'AMÉLIORATION DE
LA PERMÉABILITÉ DES
OBSTACLES AUX
CONTINUITÉS
ÉCOLOGIQUES
C1 : Être vigilant quant aux
effets indirects et non
désirés de la restauration
des continuités
écologiques (expansion
des espèces exotiques
envahissantes)
/
Veiller à ce que ces reconnexions n’aient pas un effet négatif,
contraire à la restauration de biodiversité recherchée.
Prévenir l’implantation d’espèces exotiques envahissantes,
C5 : Redonner aux milieux
aquatiques et humides leur
rôle "d'interface" entre
Trame verte et Trame bleue
/
Eviter toute intervention à l’origine de ruptures de continuités
écologiques dans l’espace de mobilité des cours d’eau, y compris sur
les berges et zones humides.
Développer, le long des cours d’eau y compris sur les secteurs
urbains, les bandes végétalisées.
Remettre en bon état écologique et fonctionnel les zones humides
qui auraient perdu leur fonctionnalité
D - LA CONCILIATION
ENTRE ACTIVITÉS
ÉCONOMIQUES ET TVB
D3 : Garantir des activités
de loisirs et de tourisme
respectueuses de la TVB
/
Intégrer dans les politiques touristiques la prise en compte des
continuités écologiques que ce soit en termes de choix
d’implantations de grosses infrastructures à forts impacts ou en
termes de modalités d’exercice des différentes pratiques
touristiques, notamment en ce qui concerne les loisirs de pleine
nature.
D5 : Maintenir et favoriser
une agriculture support de
la TVB
D51 : Renforcer et développer les
pratiques culturales et les modes
de gestion des terres favorables
au maintien de la biodiversité et
des continuités écologiques tout
en étant compatibles avec
l’activité agricole
Soutenir : les modes de gestion favorisant le maintien des milieux
herbacés, les modalités de gestion extensive des espaces herbacés
et les pratiques favorables à la biodiversité à l’échelle de toute
exploitation et pour tout type de culture.
Développer des labels garantissant et valorisant la conciliation entre
production agricole et respect des enjeux liés au maintien de la
biodiversitéDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 22
D54 : Préserver et maintenir les
espaces agricoles menacés de
disparition ou de fragmentation
S’assurer du maintien de la vocation agricole de certains espaces
E- LE SOUTIEN DES
ACTEURS ET DES
TERRITOIRES
DANS LA PRÉSERVATION
ET LA REMISE EN BON
ÉTAT DES CONTINUITÉS
ÉCOLOGIQUES
E2 : Mettre en place, à la
faveur d’initiatives locales,
de nouveaux dispositifs
d'aide ou pérenniser ceux
existants
E22 : Soutenir le maintien et le
renforcement des pôles d’appui
scientifiques et techniques
départementaux et régionaux
(CATZH, CENP, CBNBL, Picardie
Nature, Chemins de
Picardie…)
Soutenir les acteurs locaux dans la conduite de projets spécifiques
TVB, à une échelle de territoire de projet, en favorisant le maintien,
voire le renforcement de pôles de compétence dans le domaine de la
gestion de l’eau, des cours d’eau, des zones humides et plus
largement dans le registre de la prise en compte de la biodiversité et
des continuités écologiques dans la gestion de l’espace et la
valorisation des paysages.
E23 : Étudier la faisabilité de
contrats « corridors » mobilisant
des fonds publics
(Europe, État, Région)
Encourager la remise en bon état ou la création de « corridors
biologiques ».Dossier Approbation
Corridors de la sous-trame arboree
— =. Corridor arbor
Corridors valléens multitrames
EM Corridor valléen multitrame
ES Corridor valléen multitrame en contexte urbain
Corridors de la sous-trame des milieux ee
Cours d'eau permanent dont grand cours d'eau
navigable et canal 1:100 000 Q pour une impression en A3 0 05 1 2 3 4
ee — Ds
é FN —æ
Typologie des corridors Eau Ed onerence
LAS \ n° ES =
s . Corridor à préserver en priorité FE : 2ZZZZ2ZZEZ r2 CEE TT D RP PE = dus e » (2 CDXUX 2 + . . SERIE + ®y# Corridor à restaurer en priorité
Pa - FC | ss Ge = -", Autre corridor à préserver
+"* _ ... Autre corridor à restaurer
Typologie des éléments fragmentants *
* Se référer à la légende détaillée pour plus de précisions
À obstacle @ point de fragilité
Réservoirs de biodiversité
UL/2 Réservoir de biodiversité
RSS Réservoir de biodiversité prioritaire
PLU de Cagny - Rapport de présentation 23
1.4.3. Analyse du SRCE sur le territoire de la commune
La Figure 3 reprend la planche 12 de l’atlas cartographique du SRCE et définit les points
suivants :
Trame bleue : Un cours d’eau (L’Avre) et ses zones humides sont considérés comme
des réservoirs de biodiversité sur le territoire communal au nord. Le cours d’eau est
également considéré comme un corridor.
Trame verte : Un corridor arboré délimite la commune au Nord-Ouest et Ouest et
continue jusqu’au Sud, au-delà des limites communales. Ce corridor n’est pas à
préserver en priorité.
Continuités écologiques : Les corridors précédemment cités ainsi que le corridor
valléen multi-trames (l’Avre et ses rives terrestres) bordant la commune au Nord,
permettent d’assurer la continuité écologique sur la commune.
L’axe routier principal (A29) est un obstacle à la continuité écologique du corridor
arboré en limite ouest de la commune. Il est considéré comme une infrastructure
fractionnante.
Au nord de CAGNY, deux points sont référencés comme étant des points de
fragilité car le passage y est difficile dû au mitage de l’urbanisation.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 24
1.5. Le Schéma Régional Climat-Air-Energie (SRCAE 2020-2050)
La Schéma Régional Climat, Air et Energie (SRCAE) est un outil de planification à l’échelle de
la région en vue de réduire :
- Les impacts sur la qualité de l’air.
- La consommation des ressources énergétiques.
- Le réchauffement climatique.
À partir d’un diagnostic global, la région a défini des objectifs en prenant en compte les
engagements pris au niveau européen et mondial. Ces objectifs ont conduit à l’élaboration
d’orientations de l’action afin de pouvoir coordonner tous les échelons d’action et assurer
des avancées dans toutes les thématiques.
Les orientations sont classées par catégories d’enjeux et de secteurs (bâtiments, Transport
et urbanisme, Agriculture et forêt, Industrie et services, Energies renouvelables) et sous
déclinés ensuite en dispositions. Le Tableau 2 reprend les orientations à prendre en compte
directement par la commune. Lorsque les secteurs ne sont pas indiqués dans le tableau, cela
signifie que les orientations du SRCAE dans ce secteur ne concernent pas la commune.
Tableau 2 : Orientations et dispositions du SRCAE Picardie applicable à l’échelle de la commune
Enjeux Secteurs Orientation Sous-orientation
DES CONDITIONS
DE VIE DURABLES
POUR LES PICARDS
Bâtiments
Mettre en œuvre un plan
massif de réhabilitation
énergétique du bâtiment et
soucieux de la qualité de
l’air intérieur
D1 : Mettre en place un programme
public et global de promotion de
l’efficacité énergétique
D2 : Lutter contre la précarité
énergétique
Transport et
urbanisme
Favoriser une mobilité
durable par ses politiques
d’aménagement
D1 : Développer l’urbanisation près des
points d’accès aux transports collectifs
et promouvoir la mixité fonctionnelle
D2 : Adapter les infrastructures et
l’aménagement urbain aux modes de
déplacement alternatifs
Agriculture et
forêt
Accroître son offre de
produits issus d’une
agriculture locale et
diversifiée
D1 : Développer les lieux de vente de
proximité et de vente directe
Industrie et
services
Encourager l’engagement
social et environnemental
de ses entreprises
D1 : Favoriser la localisation des
nouvelles entreprises à proximité des
zones urbaines et des axes de transport
UN SYSTÈME
PRODUCTIF
INNOVANT ET
DÉCARBONÉ
Bâtiments
Structurer une offre
dynamique et innovante en
matière de réhabilitation et
de construction de
bâtiments
D2 : Stimuler l’innovation à travers la
rénovation des bâtiments publicsDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 25
DES RESSOURCES
NATURELLES ET
PATRIMONIALES
PRÉSERVÉES ET
VALORISÉES
Bâtiments
Favoriser un habitat
économe en ressources
naturelles
D2 : Rechercher la réutilisation des
bâtiments existants pour les besoins de
logements nouveaux
D3 : Préparer le patrimoine bâti aux
évolutions climatiques
Transport et
urbanisme
Limiter l’artificialisation des
sols par une urbanisation
maîtrisée
D1 : Encourager la densification des
zones urbaines existantes et la
reconversion des friches urbaines
D3 : Préserver les fonctionnalités
écologiques des milieux (notamment, les
zones humides et les trames vertes et
bleues du territoire)
Agriculture et
forêt
Préparer son agriculture et
sa sylviculture aux
évolutions de son contexte
naturel
D3 : Préserver les surfaces forestières
tout en diversifiant les choix de
peuplementDossier Approbation
Schéma régional éolien de la Picardie
2 Source : SRE Picardie, 2015
PLU de Cagny - Rapport de présentation 26
1.6. Le Schéma Régional de l’Eolien (SRE)
Le Schéma Régional Eolien permet, en fonction de différents paramètres (force du vent,
écologie, paysage…) de définir les zones favorables au développement éolien. Comme on
peut le voir sur la
Figure 4, CAGNY étant en proche périphérie d’Amiens, ne se situe pas sur une zone favorable
au développement de parcs éoliens. Le SRE Picardie (2020-2050) stipule d’ailleurs que « […]
les zones favorables pour le développement éolien [sont notamment définies] au regard des
enjeux paysagers à préserver. Ceci s’est en particulier traduit par l’exclusion de ces zones
favorables de périmètres importants autour de sites et monuments classés (ville haute,
cathédrale ...), d’angles de vues, ou des abords rapprochés des vallées. »2.
Figure 4 : SRE Picardie, 2020-2050
Le périmètre autour de la métropole d’Amiens, et dans lequel se situe CAGNY, n’est pas
qualifié de zone favorable au développement éolien, même sous conditions. Ce large
périmètre est expliqué par plusieurs phénomènes. D’après le SRE, les paysages des
principales vallées font l’objet d’une marge de protection ainsi que les sites comportant un
enjeu patrimonial et/ou architectural important. De plus, les présentes zones humides dues à
la présence de l’Avre ne permettent pas l’installation de projets éoliens. Enfin, Amiens et sa
métropole présentent des caractéristiques de servitudes et de contraintes techniques
CAGNY27
(servitudes radioélectriques, servitudes aéronautiques instituées pour la protection de la
circulation aérienne).
Concrètement CAGNY se situe donc dans une zone défavorable au développement de
projets éoliens à grande échelle.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 28
1.7. Le Plan de Déplacements Urbains (PDU)
Le Plan de Déplacements Urbains est un document qui définit la stratégie de l’agglomération
en matière de déplacements. Cette stratégie est déclinée dans un plan d’actions sur 10 ans,
qui doit être chiffré et précisé dans le temps. Il concerne tous les modes de déplacements.
Toutes les collectivités de plus de 100 000 habitants ont l’obligation d’avoir un PDU.
Le PDU d’Amiens Métropole a été approuvé par le Conseil d’Agglomération d’Amiens
Métropole le 19 décembre 2013.
La stratégie de mobilité durable à l’horizon 2023 s’articule autour de deux axes :
- 1 déplacement sur 2 sans voiture d’ici 10 ans.
- Un meilleur partage de l’espace public.
Ces deux axes sont déclinés en enjeux et en 38 actions, dont les suivantes :
- Densifier l’urbanisation aux abords des gares, des haltes ferroviaires, et des stations
de tramway.
- Agir sur le stationnement des voitures et des vélos dans les constructions privées.
- Mettre en œuvre le schéma directeur d’aménagements cyclables.
Il est rappelé que depuis la 1er janvier 2018, toute entreprise regroupant au-moins 100
salariés sur un même site et se trouvant dans le périmètre d’un PDU doit élaborer un plan de
mobilité, conformément à l’article L.1214-8-2 du code des transports.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 29
1.8. Le Programme Local de l’Habitat (PLH)
Cagny est concernée par le Programme Local de l’Habitat d’Amiens Métropole approuvé le
15 décembre 2011. Son objectif est de traduire la politique de l’habitat de l’agglomération.
Le PLH est articulé autour de 2 grandes orientations :
- Accompagner le développement économique par une offre disponible et diversifiée
de logements au sein de l’agglomération.
- Permettre l’accès au droit au logement pour tous.
Ces deux orientations sont décomposées en 6 axes :
- Construire plus, une nécessité pour répondre aux besoins.
- Construire mieux : promouvoir un habitat de qualité dans un environnement
sauvegardé et mis en valeur, et proposer une offre d’habitat économiquement
soutenable.
- Poursuivre la rénovation urbaine.
- Accompagner les mutations urbaines des quartiers.
- Favoriser l’accès au logement et à l’hébergement des personnes ayant des besoins
spécifiques.
- Construire et mobiliser un partenariat durable pour réaliser les objectifs du PLH.
Le PLH est décliné par secteurs géographiques et Cagny appartient au territoire Est. Ce
secteur est considéré comme prioritaire.
Le PLH inscrit une programmation de 8 logements sur les 6 ans d’application du document,
répartis en 8 logements privés, aucun logement locatif aidé et aucun logement en accession
sociale.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 30
1.9. Le PRAD
Un Plan Régional de l’Agriculture Durable (PRAD) a été approuvé par arrêté préfectoral le
18/02/13 pour une période de mise en œuvre de 7 ans. Le PRAD fixe les orientations
stratégiques de l'État pour l'agriculture et l'agroalimentaire au niveau régional, et les traduit
en projets opérationnels.
Le PRAD décline quatre axes stratégiques :
Maintenir la diversité, la productivité et la compétitivité des agricultures picardes.
Accompagner la transition écologique de l’agriculture picarde en remettant
l’agronomie au cœur des pratiques agricoles.
Favoriser le renouvellement des générations en optimisant l’utilisation du foncier, et
promouvoir l’emploi.
Réhabiliter et développer une agriculture picarde multifonctionnelle, intégrée aux
territoires.
Le Tableau 3 reprend les enjeux, objectifs et actions du PRAD applicables à l’échelon
communal.
Tableau 3 : Axes stratégiques du PRAD concernant CAGNY
Axes stratégiques Objectifs Actions
Maintenir la
diversité, la
productivité et la
compétitivité des
agricultures
picardes
1.1 Conforter les filières
végétales
1.1.1 Soutenir l'investissement collectif en
capacité de stockage céréales par un
accompagnement des démarches ICPE
1.4 Adapter la
structuration des filières
agroalimentaires
1.4.5 Développer les filières de proximité
alimentaire picardes en y impliquant
particulièrement les acteurs de la distribution et
de la restauration
1.5 Conforter la sécurité
et la qualité de la
production alimentaire
de Picardie ainsi que le
respect des règles de sa
commercialisation
1.5.2 Promouvoir l’utilisation des guides de
bonnes pratiques et des cahiers des charges
1.5.4 Poursuivre la coopération régionale entre les
différents Services de contrôle de l’Etat
1.7 Favoriser la
prospective et
l'innovation pour
accompagner les
mutations du monde
agricole
1.7.4 Mettre en place une cellule
d'accompagnement des agriculteurs s'engageant
dans les démarches de contractualisation dans
tous les domaines (interface, conseil) :
économique, environnementale, sociétale, avec
les collectivités
Accompagner la
transition
écologique de
l’agriculture
picarde en
remettant
l’agronomie au
cœur des
pratiques
2.2 Protéger et gérer la
ressource en eau
2.2.3 Favoriser la gestion collective de l'eau sur un
territoire et objectiver sa gestion quantitative à
l'échelle d'un bassin versant
2.2.5 Faire émerger au niveau des territoires des
démarches collectives permettant l'adhésion du
plus grand nombre
2.3 Développer
l'agriculture biologique
2.3.5 Développer un volet communication pour
favoriser la consommation de produits bio dans la
restauration collectiveDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 31
agricoles 2.3.6 Inciter à la mise en place de mesures agro-
environnementales pour le climat MAEC
permettant d'aller le cas échéant vers une
conversion bio
2.4 Protéger et préserver
les sols
2.4.1 Encourager les démarches collectives de
lutte contre l'érosion
2.4.2 Encourager la mise en place
d'infrastructures écologiques
2.5 Préserver la
biodiversité, maintenir la
qualité des paysages
2.5.3 Préconiser des bonnes pratiques en matière
de chemins ruraux, bords de champs, valorisation
des SET pour le maintien de la biodiversité
2.5.4 Accompagner les agriculteurs dans
l'élaboration et la mise en œuvre du SRCE
Favoriser le
renouvellement
des générations
en optimisant
l’utilisation du
foncier, et
promouvoir
l’emploi
3.3 Lutter contre la
régression des surfaces
agricoles
3.3.2 Formation, à destination des élus locaux,
des services de l'Etat et des collectivités
territoriales et des bureaux d'études réalisant des
documents d'urbanisme, à l'enjeu "foncier", à une
meilleure prise en compte de l'activité agricole et
à l'incidence des aménagements projetés,
travailler sur une grille commune de
questionnement
3.3.3 Veiller dans les règlements des PLU à ce que
le % d'espaces verts exigés pour certains projets,
aménagements soient raisonnables, conformes à
l'utilisation économe de l'espace agricole
3.3.4 Elaborer dans les départements une charte
agriculture/urbanisme/activités économiques /
territoires
3.4 Favoriser l'accès au
foncier et l'installation
de jeunes agriculteurs
3.4.1 Communiquer sur la taxe " cession à titre
onéreux des terrains nus rendus constructibles"
instaurée par la loi ENE
Réhabiliter et
développer une
agriculture
picarde
multifonctionnelle,
intégrée aux
territoires
4.1 Reconstruire le
dialogue territorial en
renforçant le lien
agriculteurs/collectivités
locales
4.1.1 Valoriser le PRAD comme porter à
connaissance auprès des collectivités pour
améliorer la prise en compte de l'activité agricole
dans l'aménagement du territoire
4.1.2 Favoriser la participation, à l'échelle la plus
pertinente possible (Pays, Communauté de
Communes, élaboration des SCoT…) des
représentants des chambres consulaires et de la
société civile conformément à la "gouvernance à
5" du Grenelle, mettre en place des instances «
commission du foncier » lors de projets de
territoire, à une échelle pertinente.
4.1.4 Former les élus des collectivités locales sur
les impacts des projets d'urbanisation sur
l'agriculture et favoriser l'élaboration de PLU
intercommunauxDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 32
4.2 (Re)construire un
dialogue entre les
agriculteurs et la société
4.2.2 Reconstruire du lien dans les territoires,
développer les occasions de rencontres : favoriser
les manifestations (plaine en fête, dimanche à la
ferme, foire agricole, randonnée gourmande…),
favoriser la vente directe à la ferme
4.3 Soutenir et
reconnaître une
agriculture générant des
externalités positives
4.3.1 Valoriser les externalités positives générées
par des agricultures/teurs en achetant des pages
de presse afin de communiquer de manière «
éthique » sur ces externalités positives (relations
sociales, filières courtes et de proximité, entretien
des espaces, alimentation, entreprenariat, balance
des paiements...) sur le mode « L’agriculture, c’est
aussi..»
4.3.3 Développer la contractualisation des
services rendus par les agriculteurs en faveur du
développement durable du territoireDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 33
DIAGNOSTIC TERRITORIAL
Figure 5 : Vue aérienne de Cagny. Source : Documents du conseil Municipal de Cagny.Dossier Approbation
D
3 Sources: ville-cagny.fr, archives.somme.fr, inventaire.picardie.fr, atlas.patrimoine.culture.fr, géoportail.fr
“Justice seigneuriale: mode d'organisation médiéval du système judiciaire, distingué en haute, moyenne et basse justice.
PLU de Cagny - Rapport de présentation 34
2. DIAGNOSTIC URBAIN, ARCHITECTURAL ET PATRIMONIAL
2.1. Chronologie de l’urbanisation
2.1.1. Etymologie
En 1146, le village est appelé Cannicum, puis en 1210 Vadiniacum ou Caignycum. Ces noms semblent
faire référence à un lieu marqué par la présence de l’eau et de zones marécageuses (canneus –
nicius : roseau), tandis que le suffixe latin « cum » pourrait indiquer l’existence d’une propriété
romaine. En 1301, le village est appelé Kaigny et en 1435 Quengni et Cay.
Selon certaines sources, les habitants de Cagny étaient autrefois appelés Cagneux, Canards ou
Cagnards, surnom donné aux malfaiteurs qui vivaient en bord de rivière et qui marchaient en canards
à cause des entraves à leurs pieds.
2.1.2. Histoire3
Préhistoire et Antiquité
L’occupation humaine est attestée sur la commune dès la préhistoire par un riche patrimoine,
notamment paléolithique. Le bois de la Garenne renferme en effet une coupe archéologique
mondialement reconnue et classée Monument Historique, dont une partie correspond à une ancienne
rive de l’Avre. Des vestiges préhistoriques d’outillages, de silex taillés ou encore de restes de chasse y
ont été retrouvés.
À l’époque gallo-romaine, le territoire de Cagny est occupé par la tribu gauloise des Ambiani, soumise
aux romains. De cette période sont parvenus les vestiges (aujourd’hui non apparents) d’une villa gallo-
romaine à cour rectangulaire au lieu-dit « Bois de Cagny ».
Moyen-âge
Au Moyen-âge, le village de Cagny dépend de la châtellenie de Boves, dont les seigneurs ont droit de
garenne ouverte, de chasse et de pêche sur le territoire. Entre les XIème et XIIème siècles, le village est
agité par les luttes incessantes entre les seigneurs de Boves, notamment Enguerrand de Boves puis
son fils Thomas de Marle, contre les bourgeois d’Amiens et les rois de France Louis VI et Philippe-
Auguste.
Au XIIIème siècle, la justice4 de Cagny s’étend sur une partie des terres voisines de Saint-Acheul.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 35
Du XVIème au XXème siècle
La région est plusieurs fois ravagée par les guerres de religions, et le village de Cagny est pillé par les
espagnols en 1643. Le château est construit en 1650 à l’emplacement d’un château plus ancien. En
1669, le territoire appartient au sieur de Candalle, puis au milieu du XVIIIème siècle à la famille Thierry
de la Genonville, dont la dernière héritière le transmet par mariage à Nicolas de Herte, seigneur
d’Hailles, en 1790.
Du XXème siècle à nos jours
La proximité d’Amiens et de la gare de Longueau favorisent le développement de Cagny. Les usines
du village et de la Boutillerie procurent de nombreux emplois sur la commune.
Cagny n’a pas été épargnée par la seconde guerre mondiale. Dès 1943, le village abrite un groupe
actif de résistants issu de la 4e compagnie dite de l’Amiénois, qui rassemble également les
communes voisines de Boves et de Saint-Fuscien. En 1944, des convois d’armes et de munitions des
troupes d’occupation allemande, stationnés au triage de la gare de Longueau, sont les cibles de
bombardements de l’aviation anglo-américaine qui détruisent une partie du village. Les habitants
privés de logements cherchent refuge dans les communes avoisinantes, et certains sont tués sur la
route. A partir de 1945, des baraquements provisoires sont construits à Cagny afin d’abriter la
population en attendant la reconstruction plus tardive du village.
2.1.3. Evolution de la morphologie urbaine
Les sources cartographiques et photographiques anciennes permettent d’identifier l’évolution du
tissu bâti de Cagny et ses différentes extensions dans le temps.
La carte de Cassini de 1757 (Figure 6) indique l’occupation historique du territoire communal. Le
village de Cagny est indiqué comme une paroisse avec château, implantée au bord de l’Avre. Au nord
du village passe la voie menant d’Amiens à Roye.Dossier Approbation
4m Po Los gueau se w : tr; Ÿ . FR gi SON se re sus : RQ LS di DER D. Z re se … M. 22 PL Lo ÉE LES # e 54 dE Le Ter e + .. F ” ... cree Far NT A à LE EE Ÿ és QE Re RL 2 [és LL) TETE rate IS ee CO CE RS x SEel « eur ce
D O° SNNS Ke Le rf e. "a Ca gun Eu
ES Fi} Tea
SN : l fr
re fan ie SU 280 >
PLU de Cagny - Rapport de présentation 36
Figure 6 : Extrait de la carte de Cassini de 1757Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 37
Au XIXème siècle, deux cartes montrent de façon plus précise d’évolution de la morphologie urbaine :
Le cadastre napoléonien de 1811 (Figure 7).
La carte de l’état-major, entre 1826 et 1866 (Figure 8).
Elles sont réalisées plus ou moins à la même période et offrent donc des informations similaires.
Le bâti de Cagny est implanté de façon linéaire de part et d’autre des voies principales de la
commune. Les parcelles sont étroites et longues et les maisons présentent majoritairement un retrait
par rapport à la rue. L’ensemble est fédéré par les deux édifices principaux du village :
L’église paroissiale Saint-Honoré de Cagny entourée de son cimetière, implantée au niveau de
la fourche des rues Basset et Castelle (actuelles rues Latapie et Mallet)
Le château de Cagny, face à l’église.
Figure 7 : Extrait du cadastre napoléonien, 1811
Figure 8 : Extrait de la carte de l'état-major, entre 1826 et 1866
Source : GéoportailSource :
Géoportail
Source : archives.somme.frDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 38
Au XXème siècle, les photos aériennes montrent les évolutions du centre-bourg de la commune.
Après les bombardements de la seconde guerre mondiale, une partie des bâtiments ont été détruits,
comme le montrent les photos de 1946 et 1947. Il est intéressant de noter que sur la première, on
peut voir clairement le château de Cagny, qui a disparu sur la photo de 1952.
A partir de 1947, une urbanisation s’amorce à l’Est du centre-bourg. Il s’agit de bâtiments agricoles
ainsi que de quelques pavillons de part et d’autre de la voie. Le cimetière, autrefois accolé à l’église, a
été déplacé au sud du centre-bourg, face au site archéologique du bois de la Garenne.
Figure 9: Extraits de photos aériennes, XXème siècle
L’expansion de Cagny se poursuit par un étalement urbain progressif, jusqu’aux années 1980 et la
construction des lotissements pavillonnaires, ainsi que de la zone industrielle à l’extrême Est du
centre-bourg. À la fin des années 1990, l’autoroute A29 traverse la commune au Sud du centre-bourg,
la scindant en deux. Cette morphologie est celle qui perdure aujourd’hui
Source : Géoportail Source : Géoportail
1946 1947
Source : Géoportail Source : Géoportail
1952 1986Dossier Approbation
M Fit
limite actuelle de Caonv
Sources: Cartes anciennes. Géoportail. Fond : cadastre.gouv
PLU de Cagny - Rapport de présentation 39
Figure 10: Schémas de l'évolution morphologique de Cagny
1811 1826 -
1866
1947 2013Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 40
2.2. Mode d’occupation des sols
L’occupation du sol de la commune de CAGNY s’explique principalement par le fait d’une distinction
évidente des différentes unités paysagères. La domination des surfaces agricoles est indéniable,
tandis que l’enveloppe urbaine est composée d’un habitat concentré, localisé au nord du territoire
communal. Quelques espaces forestiers viennent ponctuer les étendues de grandes cultures sous
forme de bosquets et d’îlots. La carte d’occupation du sol de la Figure 11 fait ressortir le caractère
anthropique de la commune de CAGNY.
Figure 11. Mode d'occupation du sol de CAGNY
Friche, tas de caillouxDossier Approbation
Littoral
Picard Ponthieu
Authie
Doullennais
Vimeu NE Amiénois A TT Q ermandois
Bresle
PU LIT ALT) V1 4442
Les entités paysagères de la somme La sous-entité de la métropole Amiénoise
PLU de Cagny - Rapport de présentation 41
2.3. Le paysage et les traitements paysagers
2.3.1. Caractérisation des paysages sur la commune
Les grandes familles de paysage
La commune de CAGNY fait partie de la couronne amiénoise puisqu’elle se trouve dans un rayon de
6km autour du centre de la métropole.
CAGNY appartient à l’entité paysagère « Amiénois » qui se caractérise par un grand plateau
entrecoupé de vallées sèches et humides.
La sous-entité paysagère qui concerne la commune de CAGNY est celle de la « métropole
amiénoise ». La particularité des communes qui appartiennent à cette sous-entité est leur caractère
très urbanisé, puisque situées à proximité directe d’Amiens.
Précisément à CAGNY, l’enveloppe urbaine au nord qui se trouve dans le prolongement du tissu
urbain Amiénois illustre bien cette caractéristique.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 42
Les structures paysagères sur Cagny
Les plaines agricoles
Les plaines agricoles se caractérisent par un relief plan. Il s’agit de la structure majoritaire en termes
de surface sur le territoire communal de CAGNY. Les paysages agraires sont des paysages de
champs ouverts ou « openfield », typiques de la région Picarde.
Quelques haies et bandes boisées persistent malgré tout et ponctuent ces paysages, cassant ainsi la
monotonie.
Les plaines urbanisées
Les plaines urbanisées se caractérisent par un relief sans modification significative. Elles sont
majoritairement occupées par l’urbanisation de type résidentiel, mais aussi quelques bâtiments
industriels et infrastructures sportives, culturelles et de loisirs.
La vallée boisée
Le paysage de vallée se caractérise par la présence de l’eau, ici l’Avre, qui longe les limites
administratives nord de la commune de CAGNY. Ce cours d’eau s’accompagne d’une végétation
spécifique, présente sur ses berges et aux abords, créant ainsi des paysages à forte naturalité à
proximité immédiate de la ville. La vallée se trouve en effet en lisière de l’enveloppe urbaine.
La carte suivante illustre bien ces trois types de structures paysagères que l’on retrouve sur la
commune de Cagny.Dossier Approbation
Lo DU
Figure 12: Structures paysagère de Cagny
PLU de Cagny - Rapport de présentation 43Dossier Approbation
44 PLU de Cagny - Rapport de présentation
2.3.2. Entrées de ville
Rue Latapie (depuis Longeau)
Vue en [1] Vue en [2] Vue en [3]
Vue en [4] Vue en [5]
2
3
5
1
4
Cette entrée de ville précédée par un pont
qui offre une vue assez dégagée et
qualitative sur l’Avre, donne un premier
aperçu assez intéressant de la commune.
La dominante est au vert, notamment
grâce aux espaces boisés présents de
part et d’autre de la voie carrossable. Les
signes de l’urbanisation sont malgré tout
bien présents, avec la présence de
quelques bâtiments, l’éclairage public et
les jardins clôturés, bordés de haies
taillées. Une certaine harmonie se dégage
entre les volumes donnés par la
végétation maîtrisée des jardins de
particuliers et la végétation arborée de
part et d’autre de la voie.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 45
Rue Jean Marie Tjibaou (depuis Amiens)
Vue en [1] Vue en [2] Vue en [3]
1
2
3
Au niveau de cette entrée de ville, la
vue est fermée à l’est comme à
l’ouest par des bandes boisées en
front de rue, et le ciel est ici peu
présent ce qui accentue le sentiment
d’enfermement. Les espaces sont
clos par des clôtures grillagées ou
des murs en brique. Un panneau
publicitaire indique la direction d’un
supermarché qui laisse supposer
l’arrivée en zone urbanisée. Le
panneau d’entrée tend à être
camouflé par la végétation, qui le
place déjà dans une zone d’ombre
difficilement visible et peu
valorisante.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 46
Rue Jean Catelas (depuis Saint-Fuscien)
Vue en [1] Vue en [2]
Vue en [3]
1
2
3
Si la première séquence de l’entrée de
ville semble fortement rurale, l’entrée en
agglomération est suggérée par la
signalisation, le panneau étant bien
visible sur un poteau pouvant accueillir
des jardinières suspendues.
L’entrée de ville ne dispose pas d’une
valorisation végétale particulière, mais le
vert est malgré tout dominant avec des
espaces boisés qui ferment la vue à l’est.
Le tissu bâti apparaît de plus en plus
clairement au fur et à mesure que l’on
avance dans la rue. Le talus qui borde le
cimetière est planté de lavandes où
« CAGNY » est écrit mais difficilement
lisible. Il s’agit toutefois d’une indication
supplémentaire pour indiquer une fois
encore l’entrée de ville.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 47
Rue de Cagny (depuis Boves)
Vue en [1] Vue en [2]
Vue en [3]
3
1
2
Cette entrée de ville n’est pas mise en
valeur par des aménagements
particuliers mais est facilement lisible
car elle dessert directement les zones
habitées.
A noter qu’un arbre qui était présent en
bord de route (sur la commune de
Boves) a été abattu entre 2012 et
2016. Il ponctuait pourtant le paysage
et marquait l’entrée de ville. Les lignes
électriques ont disparu, les poteaux
ayant fait place à l’éclairage public.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 48
2.3.3. Eléments visuels identitaires
1
2
3
4
5
6
7
8
9Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 49
Vue en [1]
Vue en [2]
Vue en [3]
Vue en [4] Vue en [5] Vue en [6]
Vue en [7] Vue en [8] Vue en [9]
Le clocher de l’église se repère depuis les zones résidentielles, notamment depuis la rue
Pasteur [2] et la rue de Manosque [3]. Il s’agit donc d’un élément marquant du paysage, et sa
centralité sert également de point de repère lointain.
En nous éloignant du centre-ville, nous pouvons également avoir la vue sur certains éléments
marquants du paysage qui ne sont perceptibles qu’en prenant de la hauteur : grandes
infrastructures routières, château d’eau, espaces boisés comme on le voit sur les vues [7] et
[8].
De grandes ouvertures visuelles existent en dehors de l’enveloppe urbaine, au sud, sur les
paysages agraires en [4] et en [5]. Les courbes sinueuses du relief sont ponctuellement
soulignées par des ilots boisés et un semblant de haies bocagères, qui donnent un certain
caractère à ces paysages d’openfield assez monotones. Nous pouvons également observer
ces paysages agraires depuis le stade comme l’illustre l’image [9].
Nous avons en [6] un point de vue sur l’A29 qui traverse la commune d’est en ouest.
L’autoroute est ici visible car nous nous trouvons en hauteur, mais elle se situe en retrait des
zones habitées, au beau milieu des espaces agricoles, et reste relativement bien intégrée au
paysage et camouflée grâce aux talus. L’impact visuel est faible, mais l’autoroute crée un bruit
de fond difficile à masquer.
Des points hauts sont localisés sur le chemin de l’épinette et offrent des vues permettant
d’identifier la quasi-totalité des composantes du paysage de la commune.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 50
2.3.4. Aménagements paysagers des espaces urbains
Esplanade Jean Cotrel – Rue Jean Catelas
Nous nous trouvons ici dans le centre-ville, au niveau de l’esplanade Jean Cotrel près de l’église.
L’esplanade constitue la zone de convergence centrale des différentes routes (direction Boves,
Amiens et zone industrielle) et bénéficie d’un aménagement paysager relativement riche :
- Double alignement d’arbres.
- Zone enherbée.
- Massifs fleuris en façade de l’église : arbustes, vivaces, plantes annuelles qui permettent
d’avoir un aménagement qualitatif toute l’année, selon les saisons.
L’alignement d’arbre sur la rue Jean Catelas vient prolonger et valoriser la rue, permettant de traverser
la commune de CAGNY du nord est au sud-ouest (depuis la D4935 jusqu’à la rue Jean Catelas).Dossier Approbation
51 PLU de Cagny - Rapport de présentation
Rue Mallet – Rue de la République
On constate une certaine cohérence
des aménagements dans cette
zone. Une grande étendue de gazon
est plantée d’un double alignement
de tilleuls en façade de la mairie.
Les arbres sont ici taillés en rideau
(suppression des branches
opposées).
Les tracés des aménagements sont
très épurés, la végétation y est
maitrisée, et ces espaces reflètent
un entretien dit « de prestige », on le
voit aussi avec les arbustes sur tige
taillés en boule.
Vues zone [1] Vues zone [2]
1
2Dossier Approbation
CV penezenen e%leteïete]
PLU de Cagny - Rapport de présentation 52
Rue Charles Baudelaire
Cette zone correspond au quartier résidentiel qui s’est développé le long de la rue Henri Barbusse. Il
est agrémenté d’aménagements végétaux qui permettent d’embellir l’espace public de ces zones
d’habitat dense où l’imperméabilisation des sols est importante, pour améliorer le cadre de vie des
habitants.
Nous relevons la plantation d’arbres de différents genres, ce qui représente un véritable atout
esthétique, permettant d’offrir une diversité dans les formes et les couleurs selon les saisons : fruits à
gousse, floraison printanière (cerisier d’ornement), conifères.Dossier Approbation
53 PLU de Cagny - Rapport de présentation
Place Jean Moulin
Toujours dans cette même zone résidentielle, des espaces verts et des cheminements permettant de
créer des zones de rencontre et de promenade au sein même du quartier ont été créés. La vocation
de ce type d’espace est multifonctionnelle : son impact est à la fois social et paysager, puisqu’il
participe à l’embellissement urbain et à l’amélioration du cadre de vie des habitants des lotissements.
Plusieurs revêtements ont été utilisés : pavés reconstitués, stabilisé, gazon. Un double alignement
d’arbre crée la transition entre l’espace habité et le parc, et des massifs arbustifs agrémentent
également la zone.Dossier Approbation
: 0 100
PLU de Cagny - Rapport de présentation
A}
27
{
r 14 .
200 m
54
Rue Jean Catelas
La commune de CAGNY a également mis
en place une autre catégorie
d’aménagements paysagers mais tout
aussi importants : les abords des grands
axes routiers, qui favorisent avant tout leur
intégration dans le paysage.
L’aménagement d’un talus le long du
cimetière qui se trouve en hauteur :
La pente du talus est stabilisée par une
double haie arbustive sur la partie basse et
sur la partie haute, puis par un muret de
soutènement, et la végétalisation de la
pente par des couvres-sol permet
également le maintien de la terre.
L’inscription « CAGNY » est taillée dans les
lavandes, mais reste peu lisible.
L’alignement de peupliers :
Il crée un effet intéressant de perspective
visuelle et limite l’impact paysager du pont
de l’autoroute.
Les haies arbustives en bordure de route :
Elles marquent la délimitation avec
l’espace agricole, cassent le paysage
d’openfield, créent une certaine
dynamique, et peuvent rappeler les
paysages de bocage.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 55
2.4. Analyse urbaine
2.4.1. Morphologies urbaines et types architecturaux
La comparaison des formes urbaines constitutives de la commune de Cagny permet, outre la mise en
évidence des différences formelles de chaque tissu, de comprendre le mode de développement du
village, les relations, les enchainements qui existent entre ces différentes morphologies urbaines,
mais également le rapport entre le plein et le vide, entre l’espace public et l’espace privé.
Dans les tissus urbains traditionnels, les éléments constitutifs de la forme urbaine ne sont pas des
entités séparées, uniquement reliées par des liens fonctionnels ; ils présentent des interactions d’une
grande complexité. Complexité qui est un facteur de qualité et d’enrichissement du paysage urbain.
La méthode d’analyse employée de façon préférentielle pour la réalisation de cette partie du
diagnostic se base sur l’approche typo-morphologique.
La typo-morphologie est une méthode d’analyse, issue de l’école d’architecture italienne des années
1960, qui consiste à combiner l’étude de la morphologie urbaine et celle de la typologie architecturale.
Il s’agit d’aborder le rapport entre la forme urbaine (trame viaire, parcellaire, mode de croissance…) et
les types d’architectures qui la composent (implantation du bâti, gabarits, distribution…). Cette
approche s’attache autant à l’étude des formes bâties les plus courantes qu’à celles des éléments
remarquables, dans la mesure où toutes participent du processus de stratification historique et de
transformations des tissus urbains.
L’analyse typo-morphologique a donc pour objectifs :
De faire une évaluation critique de la forme des tissus et des organismes urbains.
D’identifier des permanences structurales associées à l’histoire et l’identité culturelle des
lieux.
De définir des mesures de contrôle et d’encadrement des projets d’intervention et de
transformations du cadre bâti et paysager.
Cette analyse se divise en plusieurs volets :
1. La forme urbaine, qui se présente comme le rapport entre le tissu urbain et la structure
urbaine, laquelle est constituée par l’ensemble des éléments singuliers caractérisant la ville.
2. Le tissu urbain, constitué par l’ensemble des relations entre tous les composants urbains qui
ont un caractère constant et répétitif : types architecturaux, parcelles, rue…
3. Les types architecturaux, qui constituent les modèles de référence dont s’inspire plus ou
moins directement l’ensemble de bâtis.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 56
2.4.2. Identification des tissus
L’analyse des réseaux et de la structure urbaine en général nécessite une représentation spatiale du
système morphologique urbain. Ce dernier peut être séparé en trois composantes organisatrices :
Le parcellaire, système de partition du territoire en unité foncière : la parcelle. Le parcellaire
fragmente le territoire.
La voirie, système de liaison, structurant le territoire.
Le bâti : ensemble des éléments construits, quelles que soient leurs fonctions ou leurs
dimensions.
Le village de Cagny conserve aujourd’hui une morphologie héritée du mode d’implantation originel
entre la rue de la Tapie et la rue de Maillet. La majorité du bâti du village datant du XXème siècle est
concentré entre la rue de Beauvoir et la rue Henri Barbusse. Le reste du territoire communal présente
une faible dissémination de bâtis de caractère industriel et domestique isolés comme c’est le cas de
la ferme Vanhersecke sur le chemin de L’Epinette (cette ancienne ferme est aujourd’hui reconvertie,
elle compte 8 chambres d'hôtes et 1 salle de réunion).Dossier Approbation
BÂTI COLLECTIF
mines An
F8"
& +” +
BÂTI ANCIEN
Sources : cartes anciennes. Fond : cadastre gouv. Conception : INGETER 2017
ve "5 .
PLU de Cagny - Rapport de présentation 57
Figure 13 : Identification des tissus urbains dans la commune de Cagny.Dossier Approbation
| | Matérialisation d'espaces bâtis
PLU de Cagny - Rapport de présentation
w
LL
BH Matérialisation d'espaces de respiration
ff Matérialisation d'espaces de respiration
aménagés (places, jardins publics, parkings)
58
L’organisation des espaces bâtis sur le territoire communal de Cagny n’a pas considérablement
évolué depuis le XIXème siècle. Le tissu urbain issu de l’époque médiéval est encore perceptible. On
repère quatre types de tissus bien différenciés entre eux : le tissu du centre ancien, les tissus
pavillonnaires, le tissu d’habitat collectif, et le tissu industriel.
2.4.3. Cartes Pleins/vides
Analyse des « pleins et des vides » du tissu urbain
Le tissu urbain est facilement repérable par son découpage. Les ilots sont de tailles et formes
diverses, découpés de façon irrégulière par le tracé des anciens chemins.
Figure 14 : Matérialisation des « pleins et vides » du tissu urbain. Mise en évidence de la morphologie des ilots bâtis et du
maillage viaireDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 59
2.4.4. Figures des parcellaires
Les développements urbains successifs réalisés depuis le début du XXème siècle remplacent une
bonne partie du bâti ancien, mais ce sont avant tout les extensions pavillonnaires et industrielles vers
le sud-est qui ont étendu la tâche urbaine. Bien que réalisées de manière contrôlée, ces périodes de
développement successives ont contribué à l’éclatement de l’ancienne organisation urbaine.
A l’échelle de la commune, il est ainsi possible de distinguer trois types d’espaces bâtis présentant
une morphologie particulière :
Le tissu du centre ancien
Tissu originel de Cagny, se caractérisant par son importante densité. Deux types de parcellaires se
retrouvent de façon majoritaire dans le quartier ancien :
Des parcelles en lanière, de faible largeur et très étendu en longueur, avec une cour à l’avant et
un jardin à l’arrière. Elles sont généralement héritées du découpage parcellaire de la trame
agricole médiévale, c’est-à-dire des champs préexistants aux implantations urbaines.
Une deuxième forme du parcellaire apparait dans le tissu ancien, de taille beaucoup plus
modeste et de formes irrégulières, sur lesquelles le bâti s’implante en front-à-rue. La trame
viaire est étroite et légèrement sinueuse.
Les tissus pavillonnaires
Ce tissu constitue l’essentiel de l’extension progressive de la tâche urbaine à partir des années 1970.
Les secteurs pavillonnaires correspondent généralement à un découpage régulier et homogène de
parcelles de grandes dimensions. Leur taille moyenne varie du simple au double selon les quartiers.
Ils se caractérisent par une organisation à l’échelle de l’îlot et une desserte interne au tissu urbain.
La caractéristique principale du bâti des quartiers pavillonnaires de la commune de Cagny est son
évolution spontanée, ponctuelle, fruit des initiatives des habitants. Le pavillon est une forme d'habitat
qui offre de grandes possibilités d'adaptation et de transformation. Les occupants réalisent des
extensions, des annexes… Ces évolutions fondent l'identité des quartiers.
Le tissu industriel
Le développement des activités économiques d’après-guerre a fait émerger au début des années 70
et pendant les années 80 des quartiers spécialisés d’un nouveau type, composés d’immeubles de très
grandes dimensions. A Cagny on observe la création de vastes zones industrielles (par exemple les
industries du chemin du Grand Riez), de stockage et de logistique, à proximité des grands axes de
circulation et à proximité de la gare de Longueau.Dossier Approbation
Parcellaire ancien
(1) Ex. de parcelles de
la rue de Latapie.
Parcellaire pavillonnaire
(2)
EX. de parcelles de
la rue Henri Barbusse, rue
Louis Baledent et de la rue Pasteur.
Parcellaire industriel
(3)
Ex. de parcelles de la
zone industrielle de
la rue Henri Barbusse
et du chemin du
Grand Riez, à proximité
de la D116 et l'A29.
PLU de Cagny - Rapport de présentation 60
Figure 15 : Les typologies de parcelles le plus significatives de la commune de Cagny.Dossier Approbation
ARCHITECTURES MONUMENTALES ET REPRESENTATIVES ARCHITECTURES DOMESTIQUES
Eglise Saint-Honoré de Cagny Maisons de ville de Cagny
PLU de Cagny - Rapport de présentation 61
2.4.5. Types architecturaux
L’étude des typologies architecturales consiste à analyser les caractères spécifiques des types
d’édifices, afin de les décrire et d’établir leur classification selon plusieurs critères. La détermination
des types architecturaux se réalise par la recherche d’éléments similaires, d’invariants d’une part, et
d’écarts et de variations d’autre part, dans les traits du bâti et de la forme urbaine. Ainsi,
l’identification des types architecturaux repose sur des critères hiérarchisés de formes, d’usages et
d’implantation.
Une première approche permet de différencier deux grandes catégories architecturales :
Les architectures monumentales et représentatives.
Les architectures domestiques.
Ces deux catégories sont divisées en types architecturaux. La première catégorie sépare les
différentes typologies essentiellement en fonction de leur destination d’origine, qui détermine leur
forme et leur implantation. La deuxième catégorie sépare les typologies selon leur forme et leur
implantation, leur fonction étant essentiellement dédiée au logement et dans certains cas aux petits
commerces.
Figure 16 : Les deux grandes catégories architecturales
Architectures monumentales et représentatives
Les architectures monumentales et représentatives se caractérisent par leur composition
architecturale ainsi que leur implantation dans le territoire, qui permettent de les distinguer du reste
de l’architecture présente sur le site. A travers leur image, associée à une notion de distinction sociale
et/ou culturelle, transparaît généralement leur fonction d’origine.Dossier Approbation
*
RTC ETC TE ET CE TEA LS
PLU de Cagny - Rapport de présentation 62
Édifices cultuels
Les édifices cultuels présentent une architecture spécifique à la pratique du culte, qui se traduit en
matière d’organisation spatiale, de volumes bâtis, ou encore d’orientation. Ils possèdent une vocation
symbolique et une dimension sociale fortes, qui en font des entités reconnaissables par tous, souvent
vecteurs d’une identité culturelle et locale. A Cagny, ces édifices sont liés à la pratique de la religion
catholique.
L’église Saint-Honoré de Cagny
Le dictionnaire historique et archéologique de Picardie date sa
reconstruction en 1614, à l’origine implantée à proximité directe
du château de Cagny, ce qui la rapproche des chapelles
castrales.
L’église occupe une parcelle d’angle, au nord de la place du
village (la place Jean Jaurès). De plan allongé à chevet polygonal,
le chœur est construit en pierre de taille de calcaire, de même
que le portail occidental. Le reste de l’édifice est construit en
briques.
L’église dispose de deux accès, l’un principal à l’ouest, le second en façade sud de la nef. Sur le
cadastre napoléonien, l’église présente un plan rectangulaire à chevet polygonal, orienté à l’Est en
épaulé de contreforts massifs. Elle est entourée du cimetière, qui
fut déplacé au milieu du XIXème siècle, et dont témoignent encore
les épitaphes conservées dans le mur de l’église. Ce plan laisse
supposer que seul le chœur de l’église fut reconstruit au XVIIème tandis que la nef plus ancienne était
conservée.
L’agrandissement de l’église est projeté en 1850 par le Baron de Latapie, alors Maire de la commune,
qui fait appel à l’architecte Henry Antoine. Mais le projet est refusé. Quinze ans plus tard en 1865,
l’architecte Eugène Viollet-le-Duc, en charge de la restauration de la cathédrale d’Amiens, donne un
avis favorable au projet d’extension en préconisant de conserver le chœur existant. L’ancienne nef, en
mauvais état, est donc reconstruite à partir de 1868, et augmentée de deux bas-côtés afin de
répondre au nombre plus important de fidèles. Cet agrandissement permet la création de deux
chapelles latérales et d'une chapelle pour les fonts baptismaux. Les baies du chœur furent également
élargies. L’une des particularités notables de cette reconstruction sont les colonnes de fonte à
chapiteaux ouvragés séparant la nef des bas-côtés, qui furent réalisées par le fondeur amiénois
Morvillez. Le mobilier fut également remplacé. Des fonds issus des archives départementales
indiquent que les vitraux, abîmés lors de la guerre, sont restaurés en 1928 par le peintre verrier
amiénois Darquet.
L’église présente aujourd’hui un plan rectangulaire à cinq travées et chevet polygonal à trois pans. Le
volume se compose de deux parties hétérogènes :
- Une avant-nef surmontée du clocher, et une nef à deux travées flanquée de bas-côtés,
construites en briques avec emploi de pierre pour quelques éléments structurels (clés d’arc,
glacis, encadrement de baie…).Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 63
- Un chœur en pierre de taille à trois travées.
La sacristie a été ajoutée tardivement au nord du chœur.
Les travées sont scandées à l’extérieur par des contreforts, et sont percées de baies ogivales (à
l’exception de la première travée de chœur qui est aveugle). Les façades sont marquées
horizontalement par un niveau de soubassement. La façade occidentale est percée d’un portail
néogothique à colonnettes et pignon en pierre calcaire, portant le millésime « 1968 ». Il est surmonté
d’une rose à oculus octolobé entouré de trilobes. Le clocher à plan carré est percé de baies géminées
à abat-son en arc brisé, couronné d’une flèche de charpente. L’ensemble est couvert d’ardoises, à
l’instar des hautes toitures à deux pans de l’édifice. À l’extérieur, à l’est du chevet, se trouve la grotte
artificielle de Lourdes.
Figure 18 : Eléments remarquables de la façade principale : Polychromie due à l’insertion d’un appareillage régulier de briques ;
Marquise plate en pierres tailles, vitrail rond en dalle et verre…
À l’intérieur, les deux campagnes de construction de l’église sont clairement lisibles. La nef est voûtée
en arc aplati, et séparée des bas-côtés par des arcs brisés reposants sur des colonnes en fonte, à
l’instar de la tribune. Le chœur également voûté constitue la partie ancienne de l’édifice, il est
consolidé par des tirants métalliques.
Les murs sont habillés de lambris de différentes factures. Le mobilier liturgique est contemporain ou
postérieur à l’agrandissement de l’église, et compte des éléments de belle qualité, comme la chaire à
prêcher ou les stalles contre les murs Nord et Sud.Dossier Approbation
Vue intérieure, vers la tribune Vue intérieure, vers le choeur
PLU de Cagny - Rapport de présentation 64
Figure 19 : Intérieur de l’église Saint-Honoré de Cagny.
Architecture institutionnelle
L’architecture institutionnelle comprend les équipements publics, les édifices administratifs, ceux liés
à l’enseignement, au sport… La composition de ces architectures est très variable, mais reflète
généralement leur fonction et leur importance, les distinguant de l’architecture courante. La
volumétrie, l’implantation, le traitement des façades, mais également les attributs représentatifs, les
distinguent de l’architecture courante et leur confère un caractère légèrement monumental, rapporté à
l’échelle de l’ilot voire de l’ensemble urbain. Ces derniers dépendent autant de la destination
fonctionnelle de l’édifice que du contexte urbain dans lequel ils s’implantent, ainsi que de la période
de construction.
À Cagny, l’architecture institutionnelle se trouve au cœur du village, notamment la Mairie, l’école
primaire dans la rue Louis Baledent, l’école maternelle rue Marcel Martin, l’association de Saint
Joseph de la Sainte Famille rue Jean Catelas. Ces architectures peuvent être qualifiées
« d’intentionnelle », puisque construites pour la destination institutionnelle dès l’origine.
Figure 20 : De gauche à droite : La bibliothèque publique, la Mairie et l’école primaire.
Architecture industrielle
Les architectures industrielles sont généralement des ensembles de bâtis de vastes dimensions,
présentant des volumes différenciés selon leur fonction.
Cette architecture se définie comme pseudo-représentative, dans le sens où elle renvoie l’image de la
production qu’elle abrite ; elle tend donc souvent à être qualitative et soignée, notamment concernantDossier Approbation
Vue générale de l’ancienne usine de blanchisserie les Sortie des employés de l'usine de blanchisserie de Façade de l’ancienne usine à l'époque frères Deneux. Cagny. actuelle.
| =] Tu u
Dépôt de stockage Industrie de production de béton
PLU de Cagny - Rapport de présentation 65
le bâtiment principal ou les façades visibles. Même dans le cas où les architectures sont strictement
fonctionnelles, les édifices se démarquent par leurs vastes dimensions et/ou par les installations
spécifiques à leur activité (cheminées, ouvrages hydrauliques…), qui leur confèrent un caractère
monumental.
L’édifice emblématique de l’architecture industrielle du XIXème siècle à Cagny est l’ancienne usine de
linge de table « La blanchisserie des frères Deneux », créée en 1828 par Louis Deneux, puis agrandie
avec l’aide de ses fils. En 1890 l’usine comptait une centaine d’ouvriers et avait une réputation
européenne. La marchandise réceptionnée et emballée était dirigée vers les grands magasins de
Paris ou d’autres régions pour la vente aux particuliers et aux grands hôtels de France.
Figure 21 : Architectures industrielles de Cagny en début du XXème siècle
L’architecture industrielle construite après-guerre et jusqu’à nos jours, se compose majoritairement
de bâtiments de grandes dimensions implantés sur le chemin du Grand Riez. Il s’agit principalement
de bâtiments d’exploitations liés à la fabrication de produits agrochimiques, à l’industrie du béton, au
stockage…
Figure 22 : Bâtiments représentatifs de la zone industrielle de Cagny, développée depuis les années 1970
Monuments commémoratifs
Ces monuments sont composés d’architectures diverses, autant dans leurs dimensions que dans leur
esthétique. Il peut s’agir d’un élément ponctuel et souvent isolé ou d’un ensemble, commémorant un
fait historique, un événement ou un personnage particulier. Ces monuments, souvent issus d’une
volonté publique, ont avant tout une vocation symbolique et de mémoire collective.Dossier Approbation
(|
@inventaire de Picardie @lnventaire de Picardie EEE As: (et È nv .
PLU de Cagny - Rapport de présentation 66
Les monuments commémoratifs se distinguent
généralement des constructions avoisinantes soit par un
effet monumental apporté par la volumétrie et
l’emplacement isolé, soit par leur caractère spécifique qui les
rend clairement identifiables, même dans le cas d’éléments
de petites dimensions.
Figure 23: Monument aux morts
Figure 24: De gauche à droite : Ensemble de trois tombeaux des seigneurs de Cagny, La grotte de Lourdes, Monument aux
morts fixé au contrefort du mur sud de la nef de l’église Saint-Honoré
Architectures domestiques
L’architecture domestique représente l’architecture courante et familiale, reconnaissable par tous, qui
compose les villes et villages. Elle se caractérise avant tout par sa forme et son implantation sur le
territoire, sa fonction étant principalement dédiée au logement (pouvant intégrer des commerces, des
exploitations agricoles ou des bureaux). L’architecture domestique, surtout traditionnelle, revêt
également un caractère identitaire, pittoresque, de par son enracinement dans une culture locale.
Les types d’architectures domestiques développés sur la commune de Cagny sont des corps de
ferme et des maisons ouvrières.Dossier Approbation
+
Corps de ferme à maçonneries mixtes bois et briques. Rue Corps de ferme: maçonneries, contreforts et corniches en briques. Rue
Jean Catelas Jean Catelas
PLU de Cagny - Rapport de présentation 67
Les corps de ferme
Les corps de ferme sont des ensembles de bâtis, souvent agencés autour d’une ou plusieurs cours, à usages agricole et d’habitation. Ils se retrouvent soit en dehors du centre du village (en fermes isolées ou regroupés en hameaux), soit (comme la majorité des corps de ferme de Cagny) au sein du tissu bâti dense. Une grande partie est aujourd’hui réhabilitée et transformée (
Figure 25).
Figure 25 : Anciens corps de ferme (rénovés) en milieu urbain à Cagny
Les édifices qui composent les corps de ferme sont généralement de grandes dimensions, composés
de bâtisses différenciées selon leur fonction au sein de l’exploitation. Le front-à-rue est maintenu soit
par le bâti, soit par le mur de clôture. Ces architectures emploient les modes constructifs
traditionnels, mais présentent une grande diversité de composition et de traitements de façades. Ces
derniers dépendent autant de la fonction du bâti (le logis fera l’objet d’une mise en œuvre plus
soignée que la remise agricole), que du statut et de la fortune du propriétaire.
Les maisons ouvrières
La commune de Cagny a connu un fort développement industriel pendant la seconde moitié du XIXème
siècle ; de ce fait des ensembles de maisons ouvrières se sont construits près des usines notamment
de l’usine de blanchisserie de frères Deneux.
Par leur nombre et leur impact dans le paysage, ces maisons participent d’une mémoire sociale à
préserver. Les maisons ouvrières sont une composante importante du tissu ancien de Cagny. Dans
l’ensemble, c’est une architecture simple et fonctionnelle. Elle est répétitive, car construite en séries
de maisons identiques et contiguës. En matière de matériaux, la brique, la tuile mécanique, la fonte et
le fer sont les plus employés.Dossier Approbation
68 PLU de Cagny - Rapport de présentation
2.5. Le patrimoine bâti
2.5.1. Outils de protection des patrimoines
Figure 26: Repérage du Monument Historique et du périmètre de protection des abords. Commune de Cagny
La commune de Cagny présente un Monument Historique Classé : le site archéologique de la
Garenne. Il s’agit d’une parcelle renfermant un gisement préhistorique daté de la période du
paléolithique moyen. Le monument, propriété de l’état, est classé par arrêté du 15 décembre 1959.
2.5.2. Patrimoines bâtis
Outre le monument historique classé, la commune de Cagny possède de nombreux édifices à valeur
patrimoniale, autant historique, architecturale, urbaine, que mémorielle. Les types architecturaux
(présentés plus haut) illustrent ainsi ce patrimoine « ordinaire » constitué de maisons anciennes,
corps de fermes, anciennes usines… qui participe à l’identité de la commune.
Source : atlas.patrimoines.culture.frDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 69
2.6. Les disponibilités foncières
Pour permettre d’accueillir une population nouvelle sur le territoire de Cagny, il est indispensable
d’avoir une vision précise des capacités d’accueil du territoire.
Le nouveau contexte règlementaire et législatif de l’urbanisme, dans lequel doit s’inscrire la
commune, vise à favoriser une gestion économe de l’espace. C’est pourquoi, la construction du projet
communal a permis d’interroger la capacité des terrains situés au sein du tissu urbain existant avant
de s’intéresser à ceux situés dans les secteurs d’extension urbaine.
Ainsi, ont été distingués :
Les dents creuses : parcelles actuellement non construites et non attenantes à des propriétés
bâties, situées au sein de l’enveloppe urbaine,
Les secteurs de renouvellement situés au sein du tissu urbain,
Les terrains dont les caractéristiques permettent une division parcellaire (accès à une voirie
existante, surface importante, présence des principaux réseaux,…),
L’identification des dents creuses et les estimations des besoins en logements de Cagny vont
permettre de trouver un équilibre entre le besoin de proposer des espaces constructibles pour
l’accueil de nouvelles populations et la nécessité d’assurer la préservation des espaces naturels et
agricoles du territoire communal.
La carte des disponibilités foncières est réalisée avant travail du projet règlementaire (notamment du
zonage).
Au regard de la carte et du tableau suivants, les disponibilités foncières présentes au sein du tissu
urbain (identifiées en potentiel fort / priorité 1 et en potentiel moyen / priorité 2) représentent un
potentiel de 54 logements.
Il convient de considérer cette donnée comme un indicateur. En effet, rien n’obligera les propriétaires
fonciers à valoriser ces terrains.Dossier Approbation
0 Légende
Dents creuses
EMMA Potentiel fort
M7 Potentiel moyen
Potentiel faible
Potentiel de division parcelaire
X Nouvelles constructions
C2 Enveloppe urbaine
PLU de Cagny - Rapport de présentation 70
Figure 27: Localisation des disponibilités foncièresDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 71
N°
site Nom du site
Surface (en
ha) Priorité
Nb de log
potentiels
1 Secteur mixte à vocation dominante économique, rue Barbusse (autour du Carrefour Market) 0,9 ha 1 28
2 Parking, chemin de l’Epinette 0,4 ha 1 10
3 Dent creuse, résidence de la Briquetterie 0,06 ha 1 1
4 Rue Latapie 0,4 ha 1 11
5 Rue des Près 0,03 ha 1 1
6 Rue de la Grenouillère 0,05 ha 1 1
7 Place à l’angle de la rue de la République et de la rue Louis Baledent 0,09 ha 2 1
8 Jardin 0,03 ha 3
9 Jardin 0,06 ha 3
10 Jardin 0,04 ha 3
TOTAL SITES DE RENOUVELLEMENT URBAIN
Priorité 1 :
(potentiel fort) 52
Priorité 2 :
(potentiel moyen) 2
TOTAL Priorité 1 + 2 54Dossier Approbation
Evolution démographique de Cagny
1600 -
1407 1400
1400 -
1252 1201 1200 - 1026
1000 - g01
800 | 730
600 -
400 -
200 -
0 7 T T T T T
1968 1975 1982 1990 1999 2010 2015
PLU de Cagny - Rapport de présentation 72
3. DIAGNOSTIC SOCIODEMOGRAPHIQUE ET FONCTIONNALITES
URBAINES
3.1. Analyse démographique
3.1.1. Contexte démographique territorial
Les graphiques présentés ci-dessous permettent d’appréhender l’évolution démographique de
CAGNY et de la confronter à celles de deux territoires de référence : la Communauté d’Agglomération
Amiens Métropole et du département.
CAGNY a connu une croissance importante de sa population entre 1968 et 2015 : +64.52%, soit un
taux de croissance annuel moyen (TCAM) de 1,37%. Cette croissance a même été plus intense
puisqu’elle s’est produite plus particulièrement de 1968 à 1990. La moyenne récente de croissance
annuelle (-0,81% par an entre 2010 et 2015), impose néanmoins de contraster ce constat.
Figure 28 : Evolution de la population communale – Source : INSEE 2015Dossier Approbation
200000 -
164967
Métropole
168738
150000 - 146029
100000 -
50000 -
171287
Evolution démographique de l'EPCI : CA Amiens
175308 175894
[I] 1968 1975 1982 1990 2010 2015 Evolution démographique du département : Somme 580000 - césoge 71675 571879
560000 - 555551
544570 7825 538462
540000 -
520000 | 511491
500000 1
480000 7 T T T T T T T
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2015
PLU de Cagny - Rapport de présentation 73
Figure 29 : Evolution de la population de la Communauté d’Agglomération Amiens Métropole – Source : INSEE 2015
Figure 30 : Evolution de la population du département – Source : INSEE 2015Dossier Approbation
Comparaison des dynamiques démographiques (en % par an)
5,0
4,0
3,0
2,0
1,0
0,0
1968 - 1975
1,3
1,8
0,7
1975 - 1982
3,6
0,3
0,2
1982 - 1990
4,0
0,2
0,1
1990 - 1999
-0,1
0,3
0,2
1999 - 2010
1
0
0,2
2010 - 2015
-0,8
0,1
0
B Cagny
CA Amiens Métropole
B Somme
PLU de Cagny - Rapport de présentation 74
Figure 31 : Comparaison de la variation démographique annuelle - Source : INSEE 2015
A l’échelle de la Communauté d’Agglomération Amiens Métropole, on observe une progression moins
rapide, qui se prolonge jusqu’en 2010, bien que la période 1975-2015 se caractérise plutôt par une
quasi-stagnation de la population.
Le département connait lui une croissance continue depuis 1968. C’est surtout le sud du
département, localisé dans l’aire d’influence parisienne, qui assure une grande part de ce dynamisme.
En synthétisant ces données, on observe que la commune de Cagny a connu un rythme de croissance
extrêmement rapide entre 1975 et 1990, mais que cette phase de croissance, découplée des
tendances locales et départementales, semble désormais limitée par la faible disponibilité foncière
présente sur le territoire communal.Dossier Approbation
Facteurs d'évolution démographique de la commune (en %
par an)
5
4
3
2
1
0
1
2 1968-1974 | 1975-1981 | 1982-1989 | 1990-1998 | 1999-2009 | 2010-2015
m TCAM naturelle 0,1 -0,3 0,2 -0,3 -0,4 -1
m TCAM migratoire 1,2 3,8 3,8 0,2 -0,6 0,2
PLU de Cagny - Rapport de présentation 75
3.1.2. Composante de la croissance démographique
La croissance démographique positive de CAGNY entre 1968 et 1990 est due majoritairement à un
solde migratoire très nettement positif. Celui-ci diminue fortement à partir de cette date, entraînant
avec lui le solde naturel, que l’on retrouve également négatif sur les dernières périodes
intercensitaires.
Si le solde naturel est désormais largement négatif, cela s’explique en grande partie par le
vieillissement marqué de la population.
Figure 32 : Solde naturel et solde migratoire sur la commune - Source : INSEE 2015Dossier Approbation
z
Structure de la population par âge
400 -
351
350
300
250
200
150
100
50
<15 15-29 30-44 45-59 60-74 >75
m2010 m2015
PLU de Cagny - Rapport de présentation 76
3.1.3. Évolution de la structure de la population
On observe en effet que toutes les classes d’âge ont perdu en effectif entre 2010 et 2015, hormis les
60-74 qui voient leur nombre augmenter de plus d’un tiers : passant ainsi de 15,6% à 23.8% de la
population, et reflétant ainsi le phénomène de vieillissement de la population.
Figure 33 : Structure de population à l'échelle communale Source : INSEE 2015
Ce vieillissement marqué de la population se retrouve à travers l’évolution de l’indice de jeunesse,
analysé dans le paragraphe suivant.Dossier Approbation
Indice de jeunesse en 2008 et en 2015
Cagny
— 2015
— 2008
France Somme 1,1 1,1
PLU de Cagny - Rapport de présentation 77
3.1.4. Indice de jeunesse
L’indice de jeunesse correspond au nombre de jeunes de 0 à 19 ans divisé par celui des personnes de
60 ans et plus. Plus l’indice est élevé, plus la population est jeune, inversement, un indice faible est un
marqueur d’une population âgée. Il permet une comparaison aisée du vieillissement sur différentes
échelles.
Figure 34 : Indice de jeunesse en 2008 et 2015 - Source : INSEE 2015
L’indice de jeunesse de la Commune de CAGNY en 2015 s’élève à 0,45, ce qui signifie qu’il y a 0,45
« jeune » de moins de 20 ans pour 1 personne de 60 ans et plus. Cette valeur est très largement
inférieure aux moyennes nationales et départementales, pour lesquelles le taux de jeunesse s’élève à
1.
Le phénomène de vieillissement est par ailleurs rapide puisqu’entre 2008 et 2015 l’indice recule de
0,25 points sur la commune alors qu’il ne recule que de 0,1 point au niveau départemental national.
Ce vieillissement prononcé doit être pris en compte puisqu’il impacte de nombreux aspects des
besoins en habitat, notamment en contribuant au desserrement.Dossier Approbation
Taille des ménages
47 3,4 3,4 3,1 3,1
2,8
3 - 2,5 23
2 +
1 +
0 T T T T T T
1968 1975 1982 1990 1999 2010 2015
—— Nombre moyen d'occupants par résidence principale
PLU de Cagny - Rapport de présentation 78
3.1.5. Evolution de la taille des ménages : le desserrement de la population
Depuis 1968, la moyenne du nombre d’individus par foyer a diminué sur le territoire communal.
Cette donnée est conforme à la tendance nationale, et révèle un desserrement général des ménages,
dû aux séparations, aux familles monoparentales, aux jeunes quittant le domicile parental et au
vieillissement de la population.
Cela conduit à une augmentation du nombre des ménages et à un accroissement des besoins en
logements.
On remarque ainsi qu’après 1990, dû à l’arrivée de nombreux nouveaux ménages de type famille avec
enfants, la taille moyenne des foyers n’a cessé de baisser.
Figure 35 : Evolution de la taille du foyer moyen sur la commune (en nombre d’individus/foyer) – Source : INSEE 2015
3.1.6. Synthèse, enjeux et besoins
CAGNY a connu une croissance démographique importante jusqu’en 1990, notamment entre 1975 et
1990, période durant laquelle de nombreux ménages (familles) sont venus s’installer sur la commune.
La population et la taille des foyers décroissent néanmoins depuis 1990.
Ce mécanisme est à mettre en lien avec le vieillissement de la population et le départ des enfants nés
dans les foyers ayant aménagé jusqu’en 1990 (phénomène du desserrement de la population).
L’un des enjeux du PLU est de permettre l’accueil de population, de manière progressive et raisonnée.
L’accueil de toutes les tranches d’âges est au cœur du projet urbain. La commune devra réfléchir à un
projet où chacun pourra trouver sa place tout en considérant sa situation géographique et son
accessibilité.Dossier Approbation
Croissance démographique et résidences principales
500
381 400
300
200
100
-100
-148
1968 - 1974 1975 - 1981 1982 - 1989 1990 - 1998 1999 - 2010 2010 - 2015 -200
& Croissance population 8 Croissance résidences principales
PLU de Cagny - Rapport de présentation 79
3.2. Analyse du parc de logements
3.2.1. Evolution du parc de logements et de la population
Croissance de construction et croissance démographique
L’analyse du parc de logements et de son évolution va permettre de comprendre en partie l’évolution
de la population.
Il apparaît alors clairement que l’augmentation du nombre de résidences principales n’induit pas
nécessairement une croissance de la population. Une partie des logements créés servent à « combler
le point mort », c’est-à-dire à compenser la perte de population induite par un certain nombre de
facteur dont le plus important est le desserrement des ménages. On constate ainsi que bien que le
nombre de résidences principales ait augmenté de 58 entre 1990 et 2015, la population a pourtant
décru.
Figure 36 : Comparaison entre l'évolution du parc de logement et de la population - Source : INSEE 2015Dossier Approbation
500
450
400
350
300
250
200
150
100
50
Typologie des résidences entre 1968 et 2015
475 458 450
1968 1975 1982 1990 1999 2010 2015
B Résidences principales B Logements secondaires m Logements vacants
PLU de Cagny - Rapport de présentation 80
3.2.2. Typologie du parc de logements
496 logements ont été recensés sur le territoire de CAGNY en 2015.
Catégories et types de logements
La majorité des logements sur le territoire de CAGNY se constitue de résidences principales. Le
nombre de résidences secondaires a atteint un « pic » en 1990 (12 logements) avant de diminuer
jusqu’à devenir nul en 2015. Le nombre de logements vacants n’a cessé de fluctuer entre les
différents recensements, mais reste faible : il représente 4.3% du total des logements en 2015.
Figure 37 : Evolution du parc de logements entre 1968 et 2015 - Source : INSEE 2015Dossier Approbation
Formes d'habitats
500 - 462 474
450 -
400 -
350 -
300 -
250 -
200 -
150 -
100 -
50 - 5 20
0 - es
Maisons Appartements
m2010 m2015
Résidences principales selon le nombre de pièces
350 - 206 304
300 -
250 -
200 -
150 - 111 113
100 -
36 37 50 13 5
0 |
1 2 3 4
m2010 m2015
PLU de Cagny - Rapport de présentation 81
Une majorité de ces
logements sont des maisons,
mais le stock d’appartements
semble avoir fortement
progressé entre 2010 et 2015.
Figure 38 : Formes d'habitat en 2010
et 2015 - Source : INSEE 2015
Taille des logements
CAGNY est caractérisé par une proportion importante de grands logements. Ainsi, près de deux
logements sur trois comprennent plus de 5 pièces. La part de 3 et 4 pièces est cependant
satisfaisante.
Figure 39 : Taille des logements en 2010 et 2015 - Source : INSEE 2015
En tenant compte de la baisse régulière de la taille des foyers, une option pour augmenter le nombre
de logements sans étalement urbain, consiste à augmenter la part des logements de taille
intermédiaire, en réaménageant par exemple certains des grands logements en unités de taille plus
restreintes. La progression constante du nombre de 2 et 3 pièces est ainsi une évolution positive qui
va dans ce sens.Dossier Approbation
Nombre de logements selon la date de construction
1,0%
3,6%
BAvant 1919 1919-1945 M1946-19/0 M19/71-1990 M1991-2005 M 2006 - 2012
SH:
PLU de Cagny - Rapport de présentation 82
Age des constructions
L’analyse de la structure du parc par âge permet de visualiser les grandes périodes de production de
logements sur la commune ainsi que la fréquence de renouvellement du parc.
Figure 40 : Répartition du bâti selon leur ancienneté en 2015 - Source : INSEE 2015
Date de construction Maison Appartement
Avant 1919 37 1
1919-1945 15 2
1946-1970 100 3
1971-1990 242 1
1991-2005 60 7
2006-2012 4 0
Le graphique ci-dessus révèle la part très importante du bâti ancien, et la répartition équilibrée dans le
temps des constructions plus modernes. La période 1970/1990 représente néanmoins plus de la
moitié du stock de logements présents (243/496) : elle est caractérisée par une faible recherche
d’efficacité énergétique des constructions, comparativement aux périodes précédentes (« pré-tout-
pétrole ») et suivantes (« post-pétrole-bon-marché »). Il convient par conséquent de s’assurer que la
modernisation de ces constructions ne sera pas gênée par les réglementations liées à la précarité
énergétique et à l’efficacité énergétique des logements.Dossier Approbation
Statut d'occupation des résidences principales en 2015
0% 5 soit 1.1% 51 soit 10.6%
M Propriétaires MLocataires MHLM M Logés gratuitement
PLU de Cagny - Rapport de présentation 83
Statuts d’occupation
Les logements sur la Commune sont occupés de la manière suivante :
88.3 % de propriétaires.
10.6 % de locataires.
1.1% logés gracieusement.
Ces chiffres corrèlent avec la caractéristique résidentielle de la commune de Cagny.
Figure 41 : Statut d'occupation des résidences principales en 2015 - Source : INSEE 2015
Maintenir une part de logements locatifs permet d’assurer un parcours résidentiel complet sur la
commune : les jeunes y ayant grandi et/ou souhaitant y aménager, et les personnes âgées y aillant
vécu, et souhaitant demeurer sur la commune sans avoir l’envie ou les moyens d’acheter peuvent
ainsi trouver à se loger.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 84
3.2.3. Les perspectives d’évolution du parc de logements d’ici 2030
Cette partie s’attache à analyser l’évolution du parc de logements et estimer les besoins nécessaires
pour maintenir la population.
Les mécanismes de consommation du parc entre 1999 et 2015
Mis à part les constructions neuves, il existe quatre phénomènes qui influent sur l’évolution du parc
de logements et sa « consommation » par la population :
- Le renouvellement,
- Le desserrement,
- La variation du parc de logements vacants,
- La variation du parc de résidences secondaires.
Une estimation de cette consommation de logements peut être faite pour les années antérieures.
Le phénomène de renouvellement
L'évolution du parc immobilier ne correspond pas seulement à la réalisation d'habitations nouvelles.
Parallèlement à la construction, certains logements sont démolis, abandonnés ou affectés à une
autre activité (bureau, commerce...), c’est ce que l’on appelle le phénomène de renouvellement.
Entre 1999 et 2010 Entre 2010 et 2015
Le parc de logements diminue de 10 unités
alors que 16 logements ont été achevés sur la
période.
Le parc de logements enregistre une
augmentation de 27 unités alors que 16
logements ont été achevés sur la période.
6 logements ont donc été démolis,
abandonnés ou affectés à un autre usage, soit
1.25 % du parc de 1999, soit un taux annuel de
renouvellement de 0,11%.
Ici, c’est le phénomène inverse qui s’est
passé : c'est-à-dire que 9 bâtiments
initialement autres que du logement ont été
transformés en logements.Dossier Approbation
+
PLU de Cagny - Rapport de présentation 85
Le phénomène de desserrement
Le parc de logements évolue en fonction des besoins issus des nouveaux comportements sociaux,
notamment l’augmentation du nombre de ménages de taille réduite.
Le nombre de personnes par logement diminue, ce qui entraîne un desserrement de la population
dans le parc immobilier. Ainsi, entre 1999 et 2015, le taux d'occupation passe de 2.8 à 2.3.
Cette tendance a des conséquences sur l’évolution des logements : à population égale, le nombre de
ménages augmente nécessitant la construction de nouveaux logements.
Le phénomène de vacance
L'existence d'un parc de logements vacants est indispensable pour assurer une fluidité du marché et
permettre aux habitants d'une ville de changer d'habitation en fonction de leurs besoins (naissance,
départ des enfants, séparation...).
On considère qu’un taux équivalent à 5-6% du parc de logements permet d'assurer une bonne
rotation de la population dans ce même parc.
Cependant, l'importance du parc de logements vacants est fluctuante :
L'insuffisance de logements provoque une réduction du nombre de logements vacants.
A l'inverse, une offre abondante ou un parc ancien, vétuste engendre une augmentation du
nombre de logements vacants.
Entre 1999 et 2010 Entre 2010 et 2015
Le nombre de personnes par résidence
principale passe de 2.8 à 2.5.
1 254 (population des résidences principales de
1999) / 2.5 = 502.
502 - 458 (résidences principales de 1999) = 44
Le nombre de personnes par résidence
principale passe de 2.5 à 2.3.
1 122 (population des résidences principales de
2010) / 2.3 = 488.
488 – 450 (résidences principales de 2010) = 38
44 résidences principales étaient nécessaires
sur la période pour répondre aux besoins issus
du desserrement de la population.
38 résidences principales étaient nécessaires
sur la période pour répondre aux besoins issus
du desserrement de la population
Cagny Nombre de logements vacants Part du parc immobilier
1999 12 2.5 %
1999/2010 +3 -
2010 15 3.2 %
2010/2015 +6 -
2015 21 4.2 %Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 86
Les résidences secondaires
Le nombre de résidences secondaires diminue passant de 9 en 1999 à 0 en 2015.
Cagny constitue avant tout une ville de résidences principales en lien avec les emplois disponibles sur
le territoire.
Récapitulatif par période intercensitaire : l’évolution de la population est liée à celle
du parc de logements
Période Entre 1999 et 2010 Entre 2010 et 2015
Renouvellement 6 -9
Desserrement 44 38
Logements
vacants
3 6
Résidences
secondaires
-5 -4
TOTAL
48
Entre 1999 et 2010, 48 logements
étaient nécessaires au maintien de la
population.
31
Entre 2010 et 2015, 31 logements
étaient nécessaires au maintien de la
population.
Comparaison
avec l’évolution
démographique
Or, 16 logements neufs ont été
construits durant cette période. De ce
fait, les logements construits n’ont pas
permis d’enrayer la perte de population
connue sur cette période.
32 (48-16) x 2.5 (nombre moyen de
personne par logement en 2010) = 80
habitants
Or, 16 logements neufs ont été
construits durant cette période. De ce
fait, les logements construits n’ont
pas permis d’enrayer la perte de
population connue sur cette période.
15 (31-16) x 2.3 (nombre moyen de
personne par logement en 2015) = 35
habitants
Cagny Nombre de résidences secondaires Part du parc immobilier
1999
9
1.9 %
1999/2010 -5 -
2010
4
0.9 %
2010/2015 -4 -
2015
0
0 %Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 87
Estimation des besoins en logements pour assurer le maintien de la population de
2015 (1 201 habitants)
Les mécanismes de consommation de logements constatés au cours des périodes précédentes à
Cagny, ainsi que les mouvements enregistrés sur l'ensemble de la France, démontrent qu'il est
nécessaire d'envisager la réalisation de nouveaux logements pour assurer ne serait-ce que le
maintien de la population d'ici 2030.
Une première estimation du nombre de logements peut être faite par le calcul et le raisonnement
suivant :
Poursuite du phénomène de renouvellement
A Cagny, entre 1999 et 2015, le taux annuel de renouvellement du parc est de 0,07% par an (pas de
renouvellement sur la période 2010-2015 comme vu précédemment).
On peut considérer l’évolution de la commune en supposant un taux à 0,2 % par an entre 2015 et
2030.
496 (parc total de 2015) x 1,030 (intérêt composé de 0,2% sur 15 ans) =511.
511 – 496 = 15 logements renouvelés (démolis, abandonnés, voués à un autre usage).
Poursuite du phénomène de desserrement
Entre 1999 et 2015, le nombre d’habitants par logement est passé de 2.8 personnes par logement à
2.3 personnes par logement.
Compte tenu de l’évolution la taille des ménages en France, il est fort probable que le taux de
desserrement du parc immobilier se maintienne à l’horizon 2030, puisqu’il a atteint un taux déjà
relativement bas en 2015 (2.3 habitants/ménage).
Hypothèse de maintien du taux de desserrement autour de 2,3
1 076 (population des résidences principales en 2015) / 2,3 = 468.
468 – 475 (nombre de résidences principales en 2015) = -7
Aucune résidence principale n’est nécessaire pour répondre aux besoins issus du phénomène de
desserrement.Dossier Approbation
%
PLU de Cagny - Rapport de présentation 88
Résidences secondaires
La part de résidences secondaires devrait se stabiliser sur la commune d’ici 2030.
Logements vacants
En 2015, la part de logements vacants est de 4,3%. On estime qu’un taux proche de 5-6%
permet une bonne rotation de la population au sein du parc de logements et donc permet le
maintien de la population sur la commune.
Nous prenons l’hypothèse d’une augmentation du nombre de logements vacants pour
atteindre environ 5,5% du parc de logements, soit une augmentation d’environ 7 logements.
Récapitulatif – nombre de logements nécessaires au maintien de la
population de 2015
Hypothèse avec un taux de desserrement à 2.3
Renouvellement 15
Desserrement -7
Logements vacants 7
Résidences secondaires 0
Total des logements à construire
entre 2015 et 2030
pour assurer le maintien de la
population
15
15 logements seront donc nécessaires sur la période 2015-2030 pour permettre le
maintien de la population résidente de 2015.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 89
Estimation des besoins en logements pour assurer la croissance de la
population de 2015 (1 450 habitants)
La commune souhaite s’inscrire dans une logique d’évolution d’environ 0,75% de croissance
par an.
En prenant comme base la population de 2015 (soit 1 201 habitants), une évolution de l’ordre
de 0,75% par an permettrait d’atteindre en 2030, le seuil des 1 343 habitants (+ 142 habitants
par rapport à 2015).
Hypothèse du nombre d’occupants par résidence principale autour de 2,3 en l’an 2030 :
142 (différence de population entre 2015 et 2030) / 2,3 = 62 résidences principales pour
répondre à une population atteignant les 1 350 habitants en 2030.
D’après les données SITADEL et de la Mairie, un total de 8 logements ont été construits ou
sont en cours de construction ou d’achèvement (2015-2018).
Ainsi, pour répondre à une population atteignant les 1 350 habitants en 2030, il faudrait
construire d’ici à 2030 environ 69 logements pour assurer le maintien et la croissance de la
population d’ici 2030.
Hypothèse du nombre d’occupants par ménage
autour de 2,3 en 2030
Maintien de la population
+ Croissance de la population
- Logements construits depuis 2015
15
+ 62
- 8
TOTAL maintien et croissance de la
population 69Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 90
Besoins maximums en terrains pour permettre le maintien et la croissance
de la population
Pour atteindre une croissance de population à hauteur de 1 350 habitants à l’horizon 2030
(horizon fixé par le SCoT), la commune doit prévoir la réalisation d’environ 69 logements
entre 2019 et 2030.
Cagny étant considéré comme territoire aggloméré au sein du SCoT du Grand Amiénois, la
commune doit respecter les objectifs suivants :
- Rationalisation du foncier / Limitation de la consommation foncière :
o 30% des nouveaux logements doivent être construits dans le tissu urbain
(renouvellement urbain), soit environ 21 logements dans le tissu urbain et 48
logements en extension.
o La densité à appliquer sur le territoire est de 30 log/ha (densité brute). Sur les
48 logements maximum à construire en extension, la densité (de 30 log/ha)
représente une consommation maximum de 1,6 hectares en extension qui
peuvent être inscrites dans le PLU.
o La taille moyenne maximale des terrains pour la construction de nouveaux
logements est de 400 m².
- Diversification de l’offre de logements :
o 30% des nouveaux logements maximum doivent être de l’habitat pavillonnaire.
o 70% de l’offre nouvelle doit être soit sous forme d’habitat individuel dense,
d’habitat intermédiaire, de petit collectif ou de collectif.
Pour atteindre une densité de 30 logements à l’hectare préconisée dans le SCOT, ce sont
au maximum 1,6 hectares qui pourront être mobilisés en extension dans le document
d’urbanisme pour permettre le maintien et la croissance de la population à hauteur des 1
350 habitants (et pour la construction de 69 logements).
Suite au travail réalisé avec la commune, le choix des élus s’est porté sur un secteur
d’extension au niveau du parc de la Sainte-Famille, entre la rue de la Fontaine, la rue Jean-
Marie Tjibaou et la rue Jean Catelas, en continuité de l’urbanisation existante (notamment
l’EHPAD Saint-Joseph).
Le site, d’une superficie de 1,2 ha, sera donc classé en zone AU dans le plan de zonage du
PLU.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 91
3.2.4. Synthèse, enjeux et besoins
D’après les éléments étudiés ci-avant, il est constaté une majorité de propriétaires, mais un
taux de logements locatifs néanmoins satisfaisant. Afin de favoriser des parcours
résidentiels complets, permettant l’accueil tant de jeunes ménages que de personnes âgées
souhaitant occuper des logements plus petits que les maisons familiales sans quitter la
commune, une part de logements locatifs doit être maintenue. Dans la même optique, des
logements plus petits (3 ou 4 pièces) pourraient compléter judicieusement l’offre
résidentielle déjà existante.
En 2015, les logements vacants représentaient 4.3% du parc (un taux structurel difficile à
réduire).
La commune, très attractive, souhaite maîtriser son développement urbain et limiter l’impact
de cette pression sur les terres agricoles et naturelles, en limitant sa croissance
démographique à 0,75% par an.
Ainsi, dans une optique de maintien et de croissance maîtrisée de la population (estimée à
0,75% par an), il serait nécessaire d’édifier 69 logements d’ici 2030, pour atteindre le seuil
des 1 350 habitants à cet horizon.Dossier Approbation
Population de 15 à 64 ans par type d'activité en
2015
B Actifs
B Inactifs
Population de 15 à 64 ans par type d'activité en
2015
M Actifs ayant un emploi
m Chômeurs
B Retraités
B Etudiants
B Autres inactifs
PLU de Cagny - Rapport de présentation 92
3.3. Analyse sociale
3.3.1. Structure de la population active
Définition de la population active : la population active regroupe la population active occupée
(appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.
Définition du taux d’activité : Le taux d’activité correspond au rapport de la population active
d’une commune sur sa population de plus de 15 ans.
En 2015, la population de CAGNY se répartissait comme suit :
Figure 42 : Répartition de la population de 15 à 64 ans par type d'activité - Source : INSEE 2015
Figure 43 : Répartition de la population de 15 à 64 ans par type d'activité - Source : INSEE 2015Dossier Approbation
450
400
350
300
250
200
150
100
50
Nombre d'habitants travaillant en 2015
414
46
|___ Sur la commune Dans une autre commune
PLU de Cagny - Rapport de présentation 93
En observant la répartition ci-dessus, on peut en déduire les éléments suivants :
34.2% de la population est non active dont 8.1% d’étudiants, élèves et stagiaires non
rémunérés ; 16.1% de retraités ou préretraités ; 9.9% d’autres inactifs.
61% de la population occupait un emploi, un taux relativement élevé.
4.8% de la population est au chômage : un taux assez faible en comparaison avec
celui de la France (10.5%).
3.3.2. Lieu de travail et mode de transport
Lieu de travail
La majorité des travailleurs de CAGNY travaillent en-dehors de la commune (90%),
majoritairement dans le département.
Figure 44 : Lieu de travail des actifs de la commune - Source : INSEE 2015
Modes de déplacements
La nécessité de réaliser des distances longues pour rejoindre le lieu de travail et la faible
desserte en transport en commun imposent l’utilisation de véhicules motorisés comme
mode de transport pour 74,6 % des travailleurs du village. 7,2% utilisent néanmoins des
modes doux (marches, vélo…) pour se rendre au travail.Dossier Approbation
Moyens de transports utilisés pour se rendre au travail en 2015
3,8%
B Voitures, camion, fourgonnette
B Transports en commun
m Deux roues
m Marche à pied
m Pas de transport
60,0%
50,0%
40,0%
30,0%
20,0%
10,0%
0,0%
Equipement automobile des ménages en 2015
B Cagny
m CA Amiens Métropole
B Somme
Sans voiture 1 voiture 2 voitures ou plus
PLU de Cagny - Rapport de présentation 94
Figure 45 : Moyens de transports utilisés dans les déplacements domicile - travail – Source : INSEE 2015
La proximité d’un travailleur entre son emploi et son logement permet d’envisager des
modes de déplacements doux. Par ailleurs, le développement du télétravail à l’avenir pourrait
par ailleurs à termes amener à une modification profonde de ce critère.
Par le fait que les actifs travaillent principalement dans une autre commune témoigne de
l’utilisation de modes de déplacement motorisés (74.6%).
A l’heure actuelle, le taux d’équipement en automobile des ménages corrobore néanmoins
cette forte dépendance : 50.7% des foyers sont équipés d’au moins deux voitures, un taux
élevé en comparaison avec la communauté d’agglomération et le département. Cela peut
être du à la ruralité de la commune. Seuls 6.9% ne dispose d’aucune voiture, un taux assez
faible.Dossier Approbation
450
400
350
300
250
200
150
100
50
Résidences principales disposant de places de stationnement en
2010 et 2015
Sans emplacement Au moins 1 emplacement
m2010 m2015
Résidences principales disposant de places de stationnement en
2015
m Sans emplacement
M Avec emplacement
PLU de Cagny - Rapport de présentation 95
Figure 46 : Equipement automobile des ménages en 2015 – Source : INSEE 2015
Il est notable que la part de résidences principales ne disposant pas de place de
stationnement (19.2%) est bien supérieure à celle de celles ne disposant pas d’automobiles
(6.9%) : de nombreux véhicules de résidents doivent ainsi stationner sur l’espace public.
Figure 47 : Place de stationnement des résidences principales en 2010 et 2015 – Source : INSEE 2015
Figure 48 : Place de stationnement des résidences principales en 2015 – Source : INSEE 2015Dossier Approbation
Conditions d'emploi des salariés des 15 ans ou plus en 2015
6 0
13 6
B Fonction publique - CDI
m CDD
B Intérim
B Emplois aidés
B Apprentissage - stage
Conditions d'emploi des non-salariés des 15 ou plus en 2015
& Indépendants
& Employeurs
B Aides familiaux
PLU de Cagny - Rapport de présentation
3.3.3. Structure socioprofessionnelle
Comme vu précédemment, sur les 460 actifs de la commune, 92.1 % sont salariés, et 7.9%
sont non salariés en 2015.
Figure 49 : Actifs salariés de la commune en 2015 – Source : INSEE 2015
Figure 50 : Actifs non-salariés sur la commune en 2015 - Source INSEE 2015Dossier Approbation
CSP des actifs
“
U
PLU de Cagny - Rapport de présentation
= Agriculteurs exploitants : 0%
= Artisans, commerçants, chefs
d'entreprises : 2,4%
= Cadres, prof. Intel. sup. : 30,6%
a Prof. Intermédiaires : 21%
# Employés : 25%
s Ouvriers : 21%
97
La commune offre ainsi le visage d’une population active et dynamique. Il y règne par ailleurs
une importante mixité sociale, représentant l’ensemble des classes sociales dans des
proportions semblables à la moyenne nationale. On remarque néanmoins la part très
importante des cadres par rapport aux moyennes nationales (> 30%) et à l’inverse une faible
part des agriculteurs exploitants.
Figure 51 : Catégories socioprofessionnelles des actifs en 2015 - source INSEE, 2015
3.3.4. Synthèse, enjeux et besoins
La commune héberge une population très active, avec de nombreux indépendants. Cadres,
chefs d’entreprise, professions intellectuelles supérieures et professions intermédiaires
représentent ainsi plus de 50% de la population, un taux remarquablement élevé.
Parmi les actifs occupés, qui le sont majoritairement en dehors de la commune, on note une
très forte dépendance à l’automobile. Il est notable que de nombreux logements ne
disposent pas de place de stationnement, ce qui reporte autant de véhicules sur la voie
publique.
Une réflexion sur l’apport d’emploi sur la commune ou sur le développement des transports
alternatifs doit être menée dans le cadre de ce PLU.Dossier Approbation
Etablissements par secteur d'activité
4,0%
8 Agriculture - sylviculture - pêche
B Industrie
B Construction
Commerce - transports - services
divers
B Administration publique -
enseignement - santé - action sociale
Nombre d'employés par établissement
B 0 salarié
H1à9
B 10 à 19
B 20 à 49
B 50 ou plus
PLU de Cagny - Rapport de présentation 98
3.4. Analyse de l’activité économique et commerciale
3.4.1. Structure économique
Bien que limitée en intensité, l’activité économique de CAGNY semble à première vue variée
et équilibré, chaque secteur d’activité étant représenté par au moins deux établissements. La
majorité des activités économiques est représentée par des établissements de commerces,
de transports et de services divers.
Figure 52 : Etablissements par secteur d’activité en 2015 - Source : INSEE 2015
Sur les 75 établissements recensés en 2015, seuls 22 employaient des salariés.
Figure 53 : Etablissement par nombre d’employés en 2015 - Source : INSEE 2015Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 99
3.4.2. Synthèse, enjeux et besoins
Le tissu économique de la commune est dominé par les commerces, transports et services
(qui représentent 49,3% des établissements), avec néanmoins une importante
surreprésentation de l’administration publique (enseignement, santé, action sociale).
On note un décalage entre les emplois proposés sur la commune et la qualification des
habitants, ce qui explique en grande partie la proportion d’habitants travaillant dans une
autre commune, et par conséquent la dépendance à la voiture des habitants de CAGNY. La
conservation, voire le développement du nombre d’emplois présents sur la commune devrait
par conséquent être un objectif.
Par ailleurs, le maintien et l’implantation de commerces et services de proximité est
primordial afin de réduire les distances totales parcourues par les habitants.Dossier Approbation
Equipements Stationnement
EM Administratif DM Parkings
EM Culturel
IN Santé
EM Scolaire
: Sportif
PLU de Cagny - Rapport de présentation 100
3.5. Equipements et services
3.5.1. Équipements publics communaux
Figure 54 : Localisation des principaux équipementsDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 101
La commune de Cagny dispose des équipements et services suivants :
Equipements publics administratifs
La mairie.
La salle des fêtes.
Equipements culturels
La bibliothèque Jean Giono.
Figure 55 : Mairie de Cagny
Equipements sportifs
Les deux terrains de tennis, dont un couvert.
Le terrain de football.
Le gymnase.
Un panier de basketball, mais sans signalisation adaptée à l’activité. On note que cet
espace est régulièrement utilisé comme du stationnement.
Ces équipements sont centralisés au Sud de la commune, au bout du chemin de l’Epinette.
De bonne qualité et fonctionnel, ils accueillent de nombreuses associations de la commune.
Les activités couvertes par les associations locales sont :
- Gymnastique.
- Football.
- Pétanque.
- Yoga.
- Tennis.
- Espace danse.
- Zumba.
- Cyclisme.
La ville est dotée d’équipements sportifs à la hauteur des besoins de la collectivité.
Figure 56 : Photos équipements sportifsDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 102
Equipements éducatifs
L’école maternelle, rue Marcel Martin.
L’école primaire, rue Louis Baledent.
La cantine, rue Mallet.
La garderie au sein de l’école maternelle, rue Marcel Martin.
La micro-crèche « Les petits Lutins », rue des Prés.
On note également la présence de quatre assistantes maternelles agrées sur la commune.
2010 2015
2 à 5 ans 77.3% 90.3%
6 à 10 ans 94.7% 100%
11 à 14 ans 94.9% 100%
15 à 17 ans 95.2% 97.1%
18 à 24 ans 64.1% 51.4%
25 à 29 ans 5.1% 10.1%
30ans ou plus 0.5% 0.8%
Tableau 4 : Evolution du taux de scolarisation selon l’âge (2010 – 2015)
Source : INSEE 2017
On remarque une augmentation de la scolarisation des enfants en très bas âge. Les
structures de garderie et de micro-crèche encouragent donc la scolarisation dès 2 ans sur la
commune.
L’ensemble des enfants de 6 à 14ans sont scolarisés. On remarque notamment une
augmentation du taux de scolarisation pour les tranches d’âge 6-17ans.
La tranche d’âge 15 à 17 ans ne permet pas d’identifier si des départs du système éducatifs
se réalisent avant l’âge légal.
On remarque néanmoins entre 2010 et 2015, une baisse de la poursuite en études
supérieures. Par ailleurs, le taux d’étudiants poursuivant les études de longue durée est de
10,1% de la population en 2015.
A noter enfin que 29.5% de la population détient un diplôme de l’enseignement supérieur.Dossier Approbation
103 PLU de Cagny - Rapport de présentation
Equipements sanitaires et sociaux
L’établissement médico-éducatif « Les Chrysalides », au sein de la résidence de la
Briqueterie, entre la rue des fauvettes et la rue Henri Barbusse.
Cet établissement accueille des adolescents et jeunes adultes polyhandicapés âgés
de 14 à 20 ans.
Le foyer d’hébergement « Les Papillons Blancs », rue Latapie.
Le foyer accueille 25 adultes entre 20 et 60 ans, en situation de handicap.
L’EHPAD Saint-Joseph (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées
Dépendantes), localisée au 2 rue Jean Catelas.
D’une capacité d’accueil de 65 places, l’établissement accueille des personnes de
plus de 60 ans sur un site de 4 hectares.
La maison d’accueil spécialisée « Le châtaignier », place Jean Jaurès.
Elle accueille 36 résidents dépendants (3 pavillons) pour tous les gestes de la vie
quotidienne.
Figure 57 : L’EHPAD Saint-Joseph à CagnyDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 104
3.5.2. Équipements publics de l’EPCI
Equipements sportifs
L’intercommunalité Amiens Métropole est détentrice de la compétence exceptionnelle des
politiques de développement sportif et culturel d'intérêt communautaire et notamment la
construction, l’aménagement, l’entretien et la gestion des équipements culturels et sportifs
d'intérêt communautaire. La carte de ces équipements ainsi que les conditions d'intégration
et de gestion (pour les équipements existants) seront définies par la communauté
d'agglomération dans le respect des textes législatifs et réglementaires du principe de
subsidiarité.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 105
Tableau 5 : Equipements sportif Métropole Amiénoise
Source : Site Amiens Métropole
Secteur Sud Secteur Est Secteur Nord Secteur Ouest
Gymnase
- Gymnase Elbeuf
- Gymnase Jean-Marc
Laurent
- Gymnase Georges
Vallerey
- Gymnase Elsa Triolet
- Gymnase Luzarches
- LONGUEAU :
Complexe sportif Emile Noël
Complexe sportif Georges
Pellerin
Gymnase André Mille
Parc des sports
Gymnase Paul Hédé
- BOVES :
Complexe sportif Gervais
Leprêtre
- GLISY :
Espace culturel et sportif
Antoine de Saint-Exupéry
- Complexe sportif Jean
Renaux
- Gymnase La Paix
- Complexe sportif Gustave
Charpentier
- Complexe sportif Michel
Dupontreue
- Gymnase Jean Bouin
- Gymnase Beaumarchais
- Gymnase Guynemer
- Gymnase Winston
Churchill
- RIVERY :
Gymnase Guy Saguez
Gymnase Georges
Buffenoir
- Complexe sportif Emile
Guégan
- Complexe sportif Emile
Moiraud
- Gymnase Georges Cuisset
- Gymnase La Teinturerie
(Jean Bernard)
- Halle des sports Etouvie
- Gymnase Etouvie
Stade
- Stade Delaporte
- Stade d'honneur du
Racing Club
d'Amiens
- Stade Urbain Wallet
- Stade Moulonguet
- Stade Virgile Dufossé
- Stade Condorcet
- BLANGY-TRONVILLE :
Terrain de football André
Serryn
- BOVES :
Terrain de football - Stade
Gervais Leprêtre
- Stade Jean Bouin
- Terrain de football du
Grand Marais
- Stade Henri Leclercq
- Terrain de foot du Champ
de Tir
- Terrain de foot d'honneur
de Montières
- BOVELLES :
Terrain de foot
Bovelles
Equipements
spécialisés
- AUC Athlétisme
- Terrain de Rugby
- Equipement de tir,
- Complexe gymnique Jean-
Claude Descamps
- Chès Barboteux
- Sports Nautique Amiens
- Amiens équitation- carrièreDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 106
rue Sagebien - Tennis Club Amiens
Métropole
- Stade de Foot Américain
synthétiqueDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 107
Equipement culturels
- Bibliothèques
- Conservatoire
- Diapason : centre musical d’Amiens
- Maison Jules Verne
- Maison du Théâtre
- Musées
- Musée de Picardie
- Musée de l’hôtel de Berny
- Safran : Lieu de vie artistique et culturel à Amiens
- L’espace culturel de Camon
o Espace Culturel Nymphéa
o Ecole de musique Harmonia
- Centre social et culturel Etouvie
- Centre culturel Jacques Tati
- Centre culturel Léo Lagrange
- L’espace culturel l’étoile du Sud
- Espace Culturel Picasso
- Espace Antoine de Saint-Exupéry à Glisy
- Cirqu’Onflexe
- Zoo d’Amiens
- La Briqueterie
Equipements éducatifs
Collège
- Collège Guy Mareschal (Amiens)
- Collège Joliot Curie (Longueau)
- Collège Jean-Marc Laurent (Amiens)
- Collège Saint-Riquier (Amiens)
- Collège Auguste Janvier (Amiens)
- Collège La Providence (Amiens)
Lycée :
- Lycée professionnel de l'Acheuléen (Amiens)
- Lycée Saint-Riquier (Amiens)
- Lycée professionnel Saint-Riquier (Amiens)
- Lycée Robert de Luzarches (Amiens)
- Lycée La Providence (Amiens)
- Lycée professionnel La Providence (Amiens)Dossier Approbation
5 www.sanitaire-social.com
PLU de Cagny - Rapport de présentation 108
Equipements sanitaires
L’organisation des équipements sanitaires est la suivante. Par rapport à leur niveau
d’intervention, le lieu où ils se trouvent ainsi que leur champ d’action, trois types de Centres
hospitaliers existent en Somme. Les CHL ou Centres Hospitaliers Locaux traitent les
maladies simples. Ils disposent d’un champ d’action limité. Les CHL peuvent prendre en
charge le pilotage des USLD et des Etablissements d’Hébergement de Personnes âgées
dépendantes (EHPAD). Les soins plus intensifs sont effectués par les Centres Hospitaliers
Régionaux ou CHR. Les Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) ont quant à eux une
vocation plus orientée vers la recherche en médecine et la formation.5
CHRU Centres Hospitaliers Régionaux Universitaires
- Amiens
CH Centres hospitaliers
- Corbie
- Doullens
- Amiens : Centre Hospitalier Philippe Pinel
- Abbeville : Centre Hospitalier d’Abbeville
- Roye : Centre Hospitalier Intercommunal Montdidier-Roye
- Péronne
- Ham
- Albert
- Saint-Valéry-sur-Somme : Centre hospitalier Intercommunal de la Baie de Somme.
CHS Centres hospitaliers spécialisés en psychiatrie
Amiens : Centre de postcure l’Essor
NB : Les cliniques ne sont pas recensées.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 109
3.5.3. Réseaux de communication numérique
L'aménagement numérique ou l'aménagement des réseaux de communication numérique,
consiste à assurer l'accessibilité aux réseaux haut-débit et très haut débit de manière simple,
sécurisée et abordable ainsi que la disponibilité d'une offre de services appropriés. C'est un
domaine qui fait désormais partie intégrante de l'aménagement du territoire.
Le syndicat mixte Somme Numérique, qui regroupe le Conseil départemental et les
intercommunalités de la Somme, a donc adopté un programme ambitieux de déploiement du
très haut débit dans tout le département, soutenu par l'État, le fonds européen FEDER et le
Conseil régional.
L’article L1425-1 du Code Général des Collectivités Territoriales prévoit la possibilité pour les
collectivités de créer et d’exploiter des réseaux et infrastructures de communications
électroniques.
L’article L.151-5 du Code de l’Urbanisme précise que : « Le projet d’aménagement et de
développement durables arrête les orientations générales concernant (...) le développement
des communications numériques (...) retenues pour l’ensemble de l’établissement public de
coopération intercommunale ou de la commune ».
L’article L.151-40 du Code de l’Urbanisme ainsi rédigé : « Le règlement peut imposer aux
constructions, travaux, installations et aménagements dans les secteurs qu’il ouvre à
l’urbanisation de respecter, en matière d’infrastructures et réseaux de communications
électroniques, des critères de qualité renforcés, qu’il définit ».
Les objectifs à l'horizon 2019 sur le département :
- Déploiement de la fibre optique sur 16% des lignes du département (soit une centaine
de communes, près de 40 000 lignes, 60 000 foyers, qui s'ajoutent aux de lignes
d’Amiens Métropole et de l’Abbevillois qui bénéficient de la fibre optique par
l'investissement privé des opérateurs).
- Montée en débit (+10 Mbits/s) pour 9% des lignes (148 communes soit environ 26
000 lignes), afin de diminuer le nombre de lignes ayant un débit inférieur à 2 Mbit/s.
- Aide individuelle à l'acquisition d'un équipement satellite pour les usagers inéligibles
à une connexion Internet à plus de 2 Mbit/s et ne pouvant bénéficier de la fibre
optique ou de la montée en débit.
A l'horizon 2022 : 10 Mbit/s pour tous
70% de lignes du département couvertes par la fibre optique à l’horizon 2022, et une
connexion d'au moins 10 Mbits/s pour les autres lignes, grâce à la montée en débit.
A l'horizon 2026 : la fibre optique pour tous
Somme Numérique, en partenariat avec le Conseil départemental et les Communautés de
Communes, ont révisé le SDTAN (Schéma Directeur Territorial d’Aménagement Numérique)
de la Somme en mars 2017. L’objectif est de couvrir 100 % de lignes par la fibre optique dansDossier Approbation
Mise en oeuvre du SDTAN 2012/2017
| Légende
BR Zones FTTH investissement public
ES Zones FTTH investissement privé
EE Zones montée en débit sur cuivre somme -. |
Shttp://www.ariase.com/fr/haut-debit/somme/cagny.html
7http://eduscol.education.fr/numerique/dossier/archives/eformation/notion-virtuel-numerique/espace/espace-numerique-de-travail
PLU de Cagny - Rapport de présentation 110
tout le département à l’horizon 2026, en priorisant les territoires les moins bien desservis en
très haut débit.
Source : Site du département de la Somme
Figure 58 : Mise en œuvre du SDTAN 2012/2017
Cagny a pour couverture internet l’ADSL, la ReADSL, l’ADSL2+ et la VDSL2. 6
Espace Numérique de Travail
Un espace numérique de travail (ENT) est un portail internet éducatif permettant à chaque
membre de la communauté éducative d'un établissement scolaire, d'accéder, via un point
d'entrée unique et sécurisé, à un bouquet de services numériques en relation avec ses
activités.7
L’école de Cagny dispose d’un espace pédagogique connecté.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 111
3.5.4. Synthèse, enjeux et besoins
La commune de Cagny dispose d’équipements en nombre et capacité adaptés à la
commune. La proximité directe avec la commune d’Amiens implique des équipements en
grand nombre et à proximité immédiate.Dossier Approbation
LONGUEAU
AMIENS
—— Autoroutes
—— Départementales
—— Réseaux tertiaires
SAINT-FUSCIEN —— Dessertes urbaines
0 250 500 m == Fes es Voies pietonnes
PLU de Cagny - Rapport de présentation 112
3.6. Transports et déplacements
3.6.1. Les infrastructures routières
Figure 59 : Organisation du réseau viaire de Cagny173
Le réseau viaire de Cagny est ainsi hiérarchisé :
Le réseau viaire primaire est composé de l’autoroute A29 reliant Saint-Quentin à
l’autoroute A13 dite « autoroute de Normandie », en passant par Amiens. L’A29
traversant Cagny s’ensuit par un embranchement avec l’A16 baptisée
« l’Européenne » reliant l’Isle-Adam en région parisienne et le Nord. Cette dernière
contourne Amiens par l’Ouest. La sortie 33 de l’Autoroute A29 permet de desservir
Cagny et Boves. Son gabarit est de 27m environ, proposant 4 voies. L’autoroute est
située au Sud de la zone urbanisée et au centre du territoire communal.
Le réseau secondaire est composé de la route départementale D116 qui rejoint
l’autoroute A29 et continue vers Boves pour devenir la D167. Le gabarit est de 7m,
avec un axe bidirectionnel.
Le réseau tertiaire est composé de deux axes principaux sur la commune soit :
- La rue Henri Barbusse qui poursuit la D116 dans le tissu urbain, et devient rue
Jean-Marie Dijbaou avant de relier Amiens.
- La rue Latapie qui au départ de Longueau rejoint de centre de Cagny puis va
se poursuivre jusqu’à Saint-Fuscien en passant sous l’A29.
Les dessertes urbaines sont des voies bidirectionnelles avec des trottoirs de largeurs
variables. Elles permettent de desservir le tissu résidentiel.
On rappelle que 89.1% des actifs effectuent leurs déplacements quotidiens en voiture,
camion, fourgonnette, (74,6%) et transports en commun (14,5%), selon les chiffres de l’INSEE
en 2015.Dossier Approbation
Rue Latapie en venant de Longeau Chemin Saint-Fuscien direction Saint-Fuscien
Autoroute A29
PLU de Cagny - Rapport de présentation 114
Figure 60 : Photos des axes de circulation automobiles
3.6.2. Les modes de transports alternatifs à la voiture
Mobilités piétonnes et cyclables
Les balades et randonnées
Peu de balades et de randonnées se situent sur Cagny. Néanmoins, dans les environs de la
commune, des itinéraires sont facilement récupérables.
Ces parcours sont dimensionnés pour les randonnées piétonnes et cyclables ainsi que pour
les déplacements équestres.Dossier Approbation
D"
M Soors etioisss de pen air |p
M Restauration-nébergement |.
M maison de la Vallée
M once de tourisme j FA De
M Cru ou Souvenir 7" FANS
S Gore 4 / (SAC 0 05 : 2m nt ; SN
N y es %\ #3 É . 9 re Nhafisation: CGLO-PINC-DbeE 2713 b é LA > _ ne”
Randonnées à proximité l'emprise Parcours Vélo, Piéton, Cheval d'Amiens à Corbie
communale
| Légende
Er 9 arosia © sat etadeen
voile @ sc ratcue
PLU de Cagny - Rapport de présentation 115
Source : Département de la Somme
Figure 61 : Parcours Vélo, Piéton à proximité
Les itinéraires nautiques
De nombreux parcours nautiques sont possibles à proximité. Les différents courants
permettent des ballades pour tous niveaux. On retrouve des activités de canoë-kayak,
location de bateau électrique, de croisière ou en barque, de voile…
Source : Site du département de la Somme
Figure 62 : Carte des activités nautiques
La Véloroute
Une Véloroute est un espace cyclable, linéaire et continu et sécurisé.
La Vallée de la Somme propose la Véloroute avec une piste de 120km le long du fleuve du
fleuve Somme, de Péronne à Saint-Valéry-sur-Somme. Elle propose 26 belvédères et 8
maisons de la vallée.
Cette voie aménagée ne traverse pas la commune de Cagny mais s’inscrit à proximité
directe.Dossier Approbation
116 PLU de Cagny - Rapport de présentation
Figure 63 : Tracé de la Véloroute
Les modes doux dans le tissu urbain
Les déplacements pétons dans le tissu urbain sont sécurisés. Les trottoirs implantés le long
de la majorité des axes ont un gabarit globalement suffisant pour la pratique piétonne.
Néanmoins, on peut repérer quelques zones où les trottoirs sont plutôt réduits et avec un
manque de continuité. Toutefois, la circulation piétonne dans ces secteurs n’est pas
forcément nécessaire car il s’agit généralement de zones à destination résidentielle, donc
plutôt empruntées majoritairement par la voiture.
La voie piétonne au nord de la zone représentée sur la
Figure 64 permet notamment de rejoindre les équipements sportifs.Dossier Approbation
Déplacement
Voies pietonnes
Trottoirs
Espace piéton central rue des Alouettes et rue des
Fauvettes Rue des Fauvettes
8 INSEE 2015
PLU de Cagny - Rapport de présentation 117
Figure 64 : Trottoirs sous-dimensionnés ou ne présentant pas de continuité dans les zones pavillonnaires
Figure 65 : Photos d’aménagements piétons
Concernant les déplacements cyclistes sur la commune, on note un manque de sécurisation
des traversées sur la commune. Les voies ne sont pas partagées.
On rappelle que 3,6 % des déplacements domicile-travail se réalisent via l’utilisation des
deux-roues.8 Pour encourager des déplacements à zéro empreinte, il conviendrait de
développer les infrastructures pour soutenir ce type de pratique.Dossier Approbation
ns,ni } LOL
% La Ville idéale
ones rene des
Cagny
PLU de Cagny - Rapport de présentation 118
Les transports collectifs
BUS-CAR
La Communauté d’agglomération Amiens Métropole est une autorité organisatrice de
transport sur l’ensemble des 33 communes. Le réseau est nommé Amétis. Il gère le réseau
urbain et scolaire.
Sont présent sur le territoire communal 3 lignes, dont une dédiée aux déplacements
scolaires :
- La ligne B13 : Boves Saint-Nicolas / Gare du Nord.
Cette ligne a une fréquence de 18 passages par jour dans les deux sens.
- Ligne L3 : Centre Commercial Amiens Glisy – Centre Commercial Amiens Nord.
Cette ligne a une fréquence de 90 passages par jour dans les deux sens.
- Ligne S39 : Lycée du Paraclet- Gare du Nord.
Cette ligne a une fréquence d’un passage vers le lycée du Paraclet et de deux dans le
sens inverse.
Source : Amétis
Figure 66 : Ligne Scolaire S39Dossier Approbation
Gare Amiens Ligne 539
Amiens : 2 arrêts
FE. F, +, Ligne B13 + +
+ Amiens: 16 arrêts …,
+* + + +
+* + *e .,
2
Ligne L3 ., .., LONGUEAU , . ; SP Amiens : 39 arrêt …, + Ligne 539 GLISY
+ Longueau: 1 arrêt +. AMIENS + Long
+++
… Ligne L3 igne JE + s LERLT] es +. Longueau : 4 arrêts 6 ® F "Teese Ligne L3 ., “ (dont GARE) + Glisy: 1 arrêt ++
Ligne B13
Longeau : 1 arrêt GARE
BOVES
n Ligne B13
S Boves: 7 arrêts
s Ligne 539
% Boves: 1 arrêt
SAINT-FUSCIEN *
Ligne 539
o Cottenchy: 1 arrêt
#
PLU de Cagny - Rapport de présentation 119
Source : Amétis
Figure 67 : organisation du réseau de transport en commun
La proximité avec la gare de Longueau est un avantage non négligeable pour la commune,
car elle permet une liaison rapide avec les pôles de Creil, Boulogne et Paris-Nord.
Cette proximité encourage le report modal et l’utilisation des transports en commun.
On rappelle que 14,5% des actifs utilisent les transports en commun pour leur déplacement
domicile/travail.
Source : SNCF
Figure 68 : Desserte de la ligne Paris-Nord / BoulogneDossier Approbation
LONGUEAU
777 Parkings
EM Equipements
PLU de Cagny - Rapport de présentation 120
3.6.3. Le stationnement
Figure 69 : Localisation des parkings
Parvis de l’école 22 places
Parking de l’église 60 places
Parking de la mairie 9 places
Parking Residence de la Prairie 16 places
Parking du Belvédère Pierre
Aiguille
40 places non minéralisées
Parking du Belvédère des
Méjeans
16 places non minéralisées
Total 163 places
Tableau 6 : Estimation des places des parkings publics
NB : Les places comptabilisées sont des estimations
Les zones de stationnement sont placées à des endroits stratégiques en centre-ville ou
proche des équipements. Des cheminements piétons sécurisés permettent leur
liaisonnement.
Ces stationnements sont suffisants pour satisfaire les besoins communaux, on repère
néanmoins du stationnement sauvage dans certaines parties résidentielles de la commune.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 121
3.6.4. Synthèse, enjeux et besoins
En 2015, 74,6 % des actifs de Cagny effectuent leurs déplacements quotidiens en voiture,
camion ou fourgonnette. Concomitamment, il est nécessaire de souligner que 90% de ces
actifs travaillaient dans une commune autre que leur commune de résidence.
La dépendance vis-à-vis de l’automobile est donc importante sur la commune. Le gabarit des
voies et les aménagements routiers permettent dans l’ensemble d’offrir une circulation
fluide. La présence d’axes autoroutiers sur la commune et à proximité réduit l’utilisation des
axes internes aux cagnisiens et aux habitants des communes limitrophes proches.
Le réseau de mobilité active est à amplifier sur la commune Les aménagements cyclables et
piétons sont présents mais peu développés sur le territoire communal. La sécurisation des
déplacements piétons est globalement satisfaisant, à contrario des espaces réservés aux
cycles. Il pourrait être nécessaire d’augmenter le nombre d’aménagements cyclables pour
encourager davantage le report modal.
La proximité d’aménagements sportifs comme la véloroute ou des circuits de randonnées
localisés sur la commune ou sur les communes limitrophes, participent au développement
des modes doux.
La commune est convenablement irriguée en transport en commun. L’offre est à conforter.
Le parc de stationnement sur le centre-ville parvient à combler les besoins du grand nombre
de ménages équipés en automobile sur la commune.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 122
ÉTAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT
Figure 70: Vue de l’Avre, à CagnyDossier Approbation
À N
0 500 1000 m
Source : Ortho photo IGN
Réalisation : INGETER, 2016
rres
landé
Profil Altimétrique
20 €
ÿ 70
2
& 50
30
O0 02 04 06 08 1 12 14 16 18 2 22 24 26 28 3
Distance(km)
de Mont Corbie Le
4:
de Gros
Tilleut
‘ss Profil Altimétrique
80
— 70
E
ÿ 60 Se ) 2 £ 50
° St-Fuscien 0 02 0.4 0.6 0.8 1 12 14 16 1.8 2 2.2
Distance{km) \
PL Figure 72 : Profils altimétriques de CAGNY
4. ENVIRONNEMENT PHYSIQUE
4.1. Géomorphologie et géologie
4.1.1. Topographie
La commune de CAGNY est située dans le canton
Sud-est d’Amiens et s’étend sur 5,29 km². Son
altitude moyenne est d’environ 31 mètres. Les
vallons - vallée aux Loups et vallée de Boves -
incisent le plateau en rejoignant l'Avre et délimitent
la commune au Nord-Ouest et au Sud-est.
La commune est principalement recourverte par
des parcelles agricoles et la majorité des
habitations se situent au Nord du territoire
communal.
La commune possède quelques reliefs :
descendant du Sud au Nord et en dent de scie sur
l’axe Ouest-est.
Figure 71 : Vue aérienne de la commune
2
1
2
1Dossier Approbation
[| Remblais indifférenciés
L Colluvions de fonds topographiques (limons de fond de vallon, imons de vallées sèches, imons de lavage), Qustemaire
nn
Alluvions fluviatiles récentes (graviers, sables, sikts, tourbes et imons remaniés), Holocène
SE Alluvions fluviatilkes anciennes, localement aitérées ou solfluées (graviers et cailloutis de silex associés à des ssbles, des limons et des fragments de craie), Pléistocene
4 Limons loessiques, imons loessoïdes ou limons ssbleux, Pléistocène
Formations résiduelles à silex (argiles à silex s.s. et limons argileux rouges a silex), Cénozoiïque
Sables et grès mamelonnés (Sables d'Ostricourt, Sables de
Bracheux, Sables du Quesnoy), Spamacien (pro parte akténtes de sables thanétiens)
Craie blanche localement phosphatée &â rares silex, Santonien supérieur à Campanien, (f, g. h. i, j) zones caractérisées par
létude des Foraminfères
L Craie blanche localement phosphatée à silex, Santonien, (d, e, f) st zones caractérisées par l'étude des Foraminifères
Craie blanche pauvre en silex (Craie à Micraster decipiens puis à Micraster coranguinum), Coniacien - Santonien
Le, £ { Colluvions sur versants (colluvions imoneuses et crayeuses, limons de pentes, biefs à silex et colluvions diverses), Quatemaire
\ f  f— L_] Réseau hydrographique
LES \ FT
Figure 73 : Carte géologique de CAGNY
PLU de Cagny - Rapport de présentation 124
4.1.2. Géologie
Plusieurs forages, sondages et puits sont recensés par la base de données du sous-sol du
Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM). Les différentes couches géologiques
identifiées sont reportées dans le tableau et la carte suivantes, et sont visibles sur la Source :
BRGM
Figure 73).
Tableau 7 : Coupe géologique de chantier
Nature de
l’ouvrage Numéro
Date de fin de
travaux Profondeurs (m) Couche lithologique
Sondage 00467X0081/P2 Janvier 1975
0 à 1,20 Remblai
1,20 à 4,10 Vase, gris tourbeux
4,10 à 5,10 Gravier - sable
5,10 à 12,60 Craie altérée
Sondage 00623X0100/T3 Octobre 1990
0 à 0,20 Terre végétale
0,20 à 1,70 Limon argileux – craie a silex
1,70 à 12 Craie blanche en blocs et pâteuse à silex
Forage 00623X0140/FPAC1 Novembre 2014 0 à 2,50 Argile 2,50 à 27 Craie tendre
Forage 00623X0141/FPAC2 Novembre 2014 0 à 5 Argile 5 à 27 Craie à passées dures
Les différentes couches de surfaces (argile, limon argileux) possèdent des qualités pour
l’agronomie.Dossier Approbation
cs ÿ 6
= SS
SS SOS ax TES SE)
SNS COLOR Se a
: SOS —— courbe de niveau Ÿ K TUAX SDS S
PS chenat act RAS
chenal ancien
LE] placage de loess à
SeS
C] formations fluviatiles fines
E4 formations fluviatiles grossières
2 craie sans couverture loessique
LA anciennes formations fluviatiles
grossières démantelées
PLU de Cagny - Rapport de présentation
\/ ) &
LR
NS
LAC RO
À v
+
Gé ANS
AN À
4,
K
x
RS
e S
Ÿ
6
Se
&
OSEO
SC
CS
SN QS nsNS
0.
Oo
(X XX)
LS
LORS S ©
<>
LOS
et ns
@CERPUniversitédeLillet
JLM
1 : Cagny-Ferme de l'Epinette, site versant
2: Cagny-la Garenne, proximité d'un talus
crayeux, collecte et taille du silex
3 : Cagny-Cimetière, site de fond de vallée
4: Cagny-l'Epinette, proximité d'un cours
d'eau, exploitation de carcasses de grands
herbivores.
125
De plus, le bois de la Garenne à CAGNY renferme une coupe archéologique nommée Cagny la Garenne. Il s’agit d’anciennes alluvions de l’Avre, aujourd’hui classées monument historique, qui permettent de remonter les évènements géologiques. Un regroupement de nappes alluviales viennent étoffer les gisement acheuléens de la région d’Amiens. Elles sont visible sur la Source CERP Université de Lille 1, JLM
Figure 74).
Source CERP Université de Lille 1, JLM
Figure 74 : Situation et fonction des gisements acheuléens de la région d’Amiens
4.1.3. Nappes phréatiques
La « Craie de la moyenne vallée de la Somme » (code européen FRAG012) est l’unique masse
d’eau souterraine référencée par l’Agence de l’Eau sous la commune de CAGNY.
Elle est considérée en bon état quantitatif mais en mauvais état chimique. Le Schéma
Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du Bassin Artois-Picardie pour la
période 2016-2021 prévoit son retour à un bon état chimique pour 2027.
Les principaux facteurs de pollution de la nappe sont liés à l’activité agricole et industrielle
qui utilisent des fongicides (Oxadixyl, azoxystrobine), des herbicides (glyphosate), des
engrais (nitrates) et des enzymes (ethofumésate).Dossier Approbation
300 1000 m
Source : Agence de l'eau
Fond: Ortno photo IGN
Réalisation: INGETER. 2016
Figure 75 : Réseau hydrographique
PLU de Cagny - Rapport de présentation 126
4.2. Hydrographie
La commune de CAGNY jouxte l'Avre, le principal affluent de la Somme en rive gauche, qui en
constitue sa limite communale au Nord-est.
L’Avre est une rivière qui s’étend sur 66,3 km et qui draine un bassin important. Son milieu
physique est cependant décrit comme étant moyennement à légèrement perturbé.
La commune est située au cœur du bassin de la Somme.Dossier Approbation
Distribution de la direction du vent (%)
N
NNO NNE
NE
ONO ENE
O E
OSO ESE
10,5 11,2 SO ' SE
SSO SSE
S
PLU de Cagny - Rapport de présentation 127
4.3. Climatologie
La Picardie connaît un climat océanique plus ou moins nuancé, qualifié de climat océanique
altéré. En effet, sur le littoral, l’influence des courants et des vents marins limite les variations
diurnes et saisonnières des températures alors qu’une légère influence continentale se fait
ressentir sur la moitié Est de la région, dont le département de la Somme, au sein duquel se
trouve la commune de Cagny. Sur la station météorologique d’Abbeville, les températures
ont varié entre 4°C et 17,7°C en 2015 (source Météo France). Côté précipitations, les
hauteurs moyennes mensuelles en 2015 sont comprises entre 63,3 et 79,7 mm. La Seine-
Maritime, le Val d’Authie et la Thiérache sont les plus exposés aux pluies tandis que le
plateau picard est un peu plus épargné.
Selon Météo France, Abbeville est la station de référence pour les données climatologiques
de CAGNY.
En ce qui concerne le vent, les données sont issues de Wind Finder dont les statistiques
proviennent de la station de Bovelles. La direction principale du vent provient du Nord-ouest.
Viennent ensuite les vents du Sud-sud-est et Sud-sud-ouest.
Figure 76 : Rose des vents de la station de Bovelles, valable pour CAGNYDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 128
4.4. Synthèse, enjeux et besoins
CAGNY, située au centre du bassin de la Somme, est limitée au Nord par l’Avre. La commune
présente quelques reliefs et bénéficie de températures intermédiaires ainsi que de faibles
précipitations (cumul annuel inférieur à 700 mm de pluie).
Les enjeux sur la commune concernent la gestion et la prévention des risques liés à la
présence de l’Avre et de la nappe souterraine. La préservation de Cagny la Garenne, classé
monument historique, est également un enjeu important pour la commune.Dossier Approbation
D
PLU de Cagny - Rapport de présentation 129
5. BIODIVERSITE ET MILIEUX NATURELS
5.1. Les réservoirs de biodiversité
5.1.1. Les zones humides
Selon le code de l’environnement, les zones humides sont des « terrains, exploités ou non,
habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou
temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles
pendant au moins une partie de l’année ». (Art. L.211-1).
Au nord de CAGNY, deux zones humides se distinguent et sont dues à la présence de l’Avre.
La carte suivante permet d’identifier les zones humides en fonction de l’occupation du sol en
surface. On distingue deux types d’occupation majoritaire : les prairie et les boisements
artificiels ou plantations.Dossier Approbation
A Légende N C] Limites communales 0 500 1000 m
Zone dominance Humide
EM Boisements artificiels, plantations
EM Paie Souræ : Agence de l'Eau, photos aériennes
EM aillis Hygrophiles Réalisation : INGETER, 2016
PLU de Cagny - Rapport de présentation 130
Source : Agence de l’Eau, photos aériennes
Figure 77. Zone à dominante humide selon l'occupation du solDossier Approbation
° Source: Conservatoire des Sites Naturels de Picardie (FLIPO S.), 2015.- 220320038, MARAIS DE BOVES, DE FOUENCAMPS, DE THÉZY-
GLIMONT ET DU PARACLET. - INPN, SPN-MNHN Paris, 30P
PLU de Cagny - Rapport de présentation 131
5.1.2. Les zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique
(ZNIEFF)
Comme mentionné précédemment, une ZNIEFF de type I et une ZNIEFF de type II se trouvent
sur une partie nord de la commune de CAGNY. La ZNIEFF de Type I s’appelle le « Marais de
Boves, de Fouencamps, de Thézy-Glimont et du Paraclet » et est comprise dans une ZNIEFF
de Type II, la « Vallée de l'Avre, des Trois-Doms et confluence avec la Noye ».
ZNIEFF de Type I : « Marais de Boves, de Fouencamps, de Thézy-Glimont et
du Paraclet »
Cette ZNIEFF de type 1 s’étend sur 692,93 hectares et sur 8 communes :
Boves (INSEE : 80131).
Cagny (INSEE : 80160).
Cottenchy (INSEE : 80213).
Dommartin (INSEE : 80246).
Fouencamps (INSEE : 80337).
Hailles (INSEE : 80405).
Longueau (INSEE : 80489).
Thézy-Glimont (INSEE : 80752).
Description de la ZNIEFF
La zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I n° 220320038, «
Marais de Boves, de Fouencamps, de Thézy-Glimont et du Paraclet » « correspond à un vaste
ensemble marécageux percé d'anciens étangs de tourbage. Le paysage se compose d'une
mosaïque d'étangs et de végétations palustres, comprenant des boisements humides
couvrant de vastes superficies. Les roselières, bas-marais tourbeux et prés tourbeux sont
très localisés dans l'espace. »9
Habitats déterminants
Cinq habitats déterminants ont été recensés :
22 Eaux douces stagnantes.
37 Prairies humides et mégaphorbiaies.
44.A Forêts marécageuses de Bouleaux et de Conifères.
53.1 Roselières.
54.2 Bas-marais alcalins (tourbières basses alcalines).
Espèces déterminantes
Un amphibien a été identifié : Lissotriton vulgaris.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 132
Les insectes présents sont les suivants :
Colias alfacariensis Ribbe,
Ptilophora plumigera,
Endromis versicolora,
Calopteryx virgo,
Erythromma lindenii,
Coenagrion pulchellum,
Ceriagrion tenellum,
Onychogomphus forcipatus,
Orthetrum brunneum,
Sympetrum danae,
Sympetrum vulgatum,
Epitheca bimaculata,
Somatochlora flavomaculata,
Anax parthenope,
Conocephalus dorsalis,
Tetrix ceperoi Bolívar,
Satyrium w-album,
Stegania cararia,
Pelosia,
Diachrysia chryson,
Cerastis leucographa,
Sedina buettneri,
Arenostola phragmitidis,
Archanara dissoluta,
Chilodes maritima.
Les espèces de mammifères déterminantes relevées sur cette ZNIEFF sont les suivantes :
Neomys fodiens,
Myotis emarginatus,
Myotis nattereri,
Myotis myotis,
Les espèces d’oiseaux déterminantes sont :
Botaurus stellaris,
Ixobrychus minutus,
Ardea cinerea Linnaeus,
Gallinago gallinago,
Falco subbuteo Linnaeus,
Cygnus olor,
Pernis apivorus,
Circus aeruginosus,
Circus cyaneus,
Rallus aquaticus Linnaeus,
Charadrius dubius Scopoli,
Athene noctua,
Asio flammeus,
Alcedo atthis,
Lanius excubitor Linnaeus,
Luscinia svecica,
Cettia cetti,
Locustella luscinioides,
Acrocephalus arundinaceus.
Les espèces de poissons déterminantes sont :
Anguilla anguilla,
Barbus barbus,
Salmo trutta fario Linnaeus,
Cottus gobio Linnaeus.
Une espèce déterminante de reptile a été identifiée. Il s’agit de Ricciocarpos natans (L.)
Corda.
Les espèces de mousses déterminantes sont :
Polytrichum commune,
Aulacomnium palustre,
Campylium stellatum,
Ptychostomum pseudotriquetrum,
Scorpidium scorpioides,
Sphagnum contortum,133
Sphagnum fallax,
Sphagnum fimbriatum Wilson,
Sphagnum palustre L.,
Sphagnum squarrosum Crome,
Sphagnum subnitens,
Sphagnum teres.
Les espèces de phanérogames déterminantes sont :
Ajuga genevensis,
Lysimachia tenella L.,
Berberis vulgaris L.,
Butomus umbellatus L.,
Calamagrostis canescens,
Carex appropinquata Schumach.,
Carex distans L.,
Carex lepidocarpa Tausch,
Carex panicea L.,
Carex pulicaris L.,
Carex rostrata Stokes,
Carex viridula var. viridula,
Cephalanthera damasonium,
Cladium mariscus (L.),
Cyperus fuscus L.,
Dactylorhiza incarnata (L.),
Dactylorhiza praetermissa,
Digitalis lutea L.,
Eleocharis acicularis (L.),
Eleocharis uniglumis,
Epilobium palustre L.,
Epipactis palustris (L),
Eriophorum latifolium Hoppe,
Gentiana pneumonanthe L.,
Geum rivale L.,
Globularia bisnagarica L.,
Hippuris vulgaris L.,
Hottonia palustris L.,
Hydrocharis morsus-ranae L.,
Iberis amara L.,
Linum tenuifolium L.,
Menyanthes trifoliata L
Myriophyllum verticillatum L.,
Oenanthe fistulosa L,
Oenanthe lachenalii C.C.Gmel.,
Orchis militaris L,
Pedicularis palustris L.,
Thysselinum palustre (L.),
Polygala amara L.,
Potamogeton berchtoldii Fieber,
Potamogeton coloratus Hornem.,
Anemone pulsatilla L.,
Ranunculus circinatus Sibth.,
Ranunculus lingua L.,
Samolus valerandi L.,
Schoenoplectus tabernaemontani,
Scorzonera humilis L.,
Selinum carvifolia (L.) L.,
Silaum silaus (L.),
Sparganium emersum Rehmann,
Sparganium natans L.,
Stratiotes aloides L.,
Teucrium botrys L,
Thalictrum flavum L.,
Noccaea caerulescens subsp.
Caerulescens,
Utricularia australis R.Br,
Utricularia minor L.,
Utricularia vulgaris L.,
Valeriana dioica L.,
Salix repens subsp. Repens.
Les espèces déterminantes de ptéridophytes sont :
Dryopteris cristata (L.),
Equisetum fluviatile L.,
Huperzia selago (L.)
Ophioglossum vulgatum L.,
Thelypteris palustris Schott.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 134
Certaines espèces déterminantes et d’autres non citées dans ce rapport jouissent d’un statut
réglementé. Pour plus de renseignements, se reporter à la fiche descriptive de la ZNIEFF
considérée.
ZNIEFF de Type II : « Vallée de l'Avre, des Trois-Doms et confluence avec la
Noye »
Cette ZNIEFF de type II s’étend sur 3837,75 hectares et sur 34 communes :
Arvillers (INSEE : 80031).
Becquigny (INSEE : 80074).
Bouillancourt-la-Bataille (INSEE :
80121).
Boussicourt (INSEE : 80125).
Boves (INSEE : 80131).
Braches (INSEE : 80132).
Cagny (INSEE : 80160).
Contoire (INSEE : 80209).
Cottenchy (INSEE : 80213).
Courtemanche (INSEE : 80220).
Davenescourt (INSEE : 80236).
Dommartin (INSEE : 80246).
Fignières (INSEE : 80311).
Fontaine-sous-Montdidier (INSEE :
80326).
Fouencamps (INSEE : 80337).
Gratibus (INSEE : 80386).
Guerbigny (INSEE : 80395).
Hailles (INSEE : 80405).
Hargicourt (INSEE : 80419).
Laboissière-en-Santerre (INSEE :
80453).
Lignières (INSEE : 80478).
Longueau (INSEE : 80489).
Marestmontiers (INSEE : 80511).
Marquivillers (INSEE : 80517).
Mézières-en-Santerre (INSEE :
80545).
Montdidier (INSEE : 80561).
Moreuil (INSEE : 80570).
Morisel (INSEE : 80571).
Neuville-Sire-Bernard (INSEE :
80595).
Pierrepont-sur-Avre (INSEE :
80625).
Plessier-Rozainvillers (INSEE :
80628).
Thennes (INSEE : 80751).
Thézy-Glimont (INSEE : 80752).
Warsy (INSEE : 80822).
Description de la ZNIEFF
Plus étendue que la ZNIEFF « Marais de Boves, de Fouencamps, de Thézy-glimont et du
Paraclet », la ZNIEFF de type II « Vallée de l'Avre, des Trois-Doms et confluence avec la
Noye » (n° 220320010) « intègre l’ensemble du système fluvial de l'Avre et des Trois-Doms en
aval de Guerbigny et de Montdidier. Elle est constituée de complexes de marais tourbeux
associés aux coteaux boisés ou pelousaires. Ces marais sont creusés de multiples étangs,
issus de l'exploitation ancienne de la tourbe pour certains, et aujourd'hui utilisés
essentiellement pour la pêche et la chasse. Le paysage se compose d'une mosaïque
d'étangs et de végétations palustres, comprenant des boisements humides couvrant de
vastes superficies. Les roselières, bas-marais tourbeux, cariçaies et prés tourbeux sontDossier Approbation
10 Source : Conservatoire des Sites Naturels de Picardie (FLIPO S., NAUCHE G.), 2015.- 220320010, VALLÉE DE L'AVRE, DES TROIS DOMS ET CONFLUENCE AVEC LA NOYE. - INPN, SPN-MNHN Paris, 40P
PLU de Cagny - Rapport de présentation 135
davantage localisés dans l'espace. Par places, des plantations de peupliers remplacent les
végétations marécageuses originelles. » 10
Habitats déterminants
Cinq habitats déterminants ont été recensés :
22 Eaux douces stagnantes.
22.44 Tapis immergés de Characées.
34.3 Pelouses pérennes denses et steppes médio-européennes.
44.A Forêts marécageuses de Bouleaux et de Conifères.
54.2 Bas-marais alcalins (tourbières basses alcalines).
Espèces déterminantes
Les espèces insectes déterminantes sont les suivantes :Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 136
Hesperia comma,
Arethusana arethusa,
Lysandra coridon,
Colias alfacariensis Ribbe,
Calopteryx virgo,
Erythromma lindenii,
Coenagrion pulchellum,
Ceriagrion tenellum,
Onychogomphus forcipatus,
Orthetrum coerulescens,
Sympetrum danae,
Sympetrum vulgatum,
Somatochlora flavomaculata,
Brachytron pratense,
Conocephalus dorsalis,
Tetrix ceperoi Bolívar,
Lysandra bellargus,
Zygaena carniolica,
Zygaena loti,
Rhodostrophia vibicaria,
Horisme aquata,
Aspitates gilvaria,
Aleucis distinctata,
Stegania cararia,
Arctia villica,
Setina irrorella,
Pelosia obtusa,
Tyta luctuosa,
Diachrysia chryson,
Agrotis cinerea,
Sedina buettneri,
Nonagria typhae,
Helotropha leucostigma,
Arenostola phragmitidis,
Lenisa geminipuncta,
Archanara dissoluta,
Chilodes maritima.
Les espèces de mammifères déterminantes sont les suivantes :
Neomys fodiens,
Myotis emarginatus,
Myotis nattereri,
Myotis myotis.
Les espèces d’oiseaux déterminantes sont les suivantes :
Botaurus stellaris,
Ixobrychus minutus,
Ardea cinerea Linnaeus,
Gallinago gallinago,
Falco subbuteo Linnaeus,
Cygnus olor,
Pernis apivorus,
Circus aeruginosus,
Circus cyaneus,
Rallus aquaticus Linnaeus,
Charadrius dubius Scopoli,
Asio flammeus,
Alcedo atthis,
Lanius excubitor Linnaeus,
Luscinia svecica,
Cettia cetti,
Locustella luscinioides,
Acrocephalus arundinaceus.
Les espèces de poissons déterminantes sont les suivantes :
Lampetra fluviatilis,
Anguilla anguilla,
Barbus barbus,
Esox lucius Linnaeus,
Salmo trutta fario Linnaeus,
Cottus gobio Linnaeus,
Perca fluviatilis Linnaeus.
Une espèce déterminante de reptile a été identifiée. Il s’agit de Podarcis muralis.
Une espèce déterminante d’hépatique et anthocérote Ricciocarpos natans (L.) Corda.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 137
Les espèces de mousses déterminantes sont les suivantes :
Polytrichum commune,
Aulacomnium,
Campylium stellatum,
Ptychostomum pseudotriquetrum,
Scorpidium scorpioides,
Entodon concinnus (De Not.) Paris,
Rhytidium rugosum,
Sphagnum capillifolium (Ehrh.),
Sphagnum contortum Schultz,
Sphagnum fallax,
Sphagnum fimbriatum Wilson,
Sphagnum palustre L.,
Sphagnum squarrosum Crome,
Sphagnum subnitens,
Sphagnum teres.
Les espèces de phanérogames déterminantes sont les suivantes :
Ajuga genevensis L.,
Lysimachia tenella L.,
Berberis vulgaris L.,
Calamagrostis canescens (Weber)
Roth,
Carex appropinquata Schumach.,
Carex distans L.,
Carex lepidocarpa Tausch,
Carex panicea L.,
Carex pulicaris L.,
Carex viridula var. viridula,
Cephalanthera damasonium (Mill.)
Druce,
Cladium mariscus (L.),
Cuscuta epithymum (L.) L.,
Cyperus fuscus L.,
Dactylorhiza incarnata (L.),
Dactylorhiza praetermissa (Druce)
Soó,
Digitalis lutea L.,
Eleocharis acicularis (L.) Roem. &
Schult.,
Eleocharis uniglumis (Link) Schult.,
Epilobium palustre L.,
Epipactis atrorubens (Hoffm.)
Besser,
Epipactis palustris (L.),
Erigeron acris L.,
Eriophorum latifolium Hoppe,
Galeopsis angustifolia Ehrh. ex
Hoffm.,
Gentiana pneumonanthe L.,
Geum rivale L.,
Globularia bisnagarica L.,
Helleborus foetidus L.,
Himantoglossum hircinum (L.)
Spreng.,
Hippuris vulgaris L.,
Hottonia palustris L.,
Hydrocharis morsus-ranae L.,
Hydrocotyle vulgaris L.,
Iberis amara L.,
Linum tenuifolium L.,
Menyanthes trifoliata L.,
Myriophyllum verticillatum L.,
Oenanthe fistulosa L.,
Oenanthe lachenalii C.C.Gmel.,
Ophrys insectifera L.,
Ophrys apifera Huds,
90 Pedicularis palustris L.,
Thysselinum palustre (L.) Hoffm.,
Phleum phleoides (L.) H.Karst.,
Polygala amara L.,
Potamogeton berchtoldii Fieber,
Potamogeton coloratus Hornem.,
Potamogeton lucens L.,
Prunella laciniata (L.) L.,
Anemone pulsatilla L.,
Quercus pubescens Willd.,
Ranunculus circinatus Sibth.,
Ranunculus lingua L.,
Ribes nigrum L.,
Samolus valerandi L.,
Schoenoplectus lacustris (L.)Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 138
Schoenoplectus tabernaemontani
(C.C.Gmel.),
Scorzonera humilis L.,
Selinum carvifolia (L.) L,
Sesleria caerulea (L.) Ard.,
Silaum silaus (L.),
Sparganium emersum Rehmann,
Sparganium natans L.,
Lotus maritimus L.,
Teucrium botrys L.,
Thalictrum flavum L.,
Thalictrum minus L.,
Thesium humifusum DC,
Microthlaspi perfoliatum (L),
Tulipa sylvestris L.,
Typha angustifolia L.,
Utricularia australis R.Br.,
Utricularia minor L.,
Utricularia vulgaris L.,
Valeriana dioica L.,
Salix repens subsp. Repens.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 139
Les espèces de ptéridophytes déterminantes sont les suivantes :
Dryopteris cristata (L.).
Equisetum fluviatile L.
Ophioglossum vulgatum L.
Thelypteris palustris Schott.
Certaines espèces déterminantes citées dans ce rapport jouissent d’un statut réglementé.
Pour plus de renseignements, se reporter à la fiche descriptive de la ZNIEFF considérée.
La carte suivante permet de situer les ZNIEFF sur le territoire. Elles se situent toutes les deux
en limite Nord-est de la commune et se superposent.
Figure 78 : Carte des ZNIEFF sur CAGNY
En recoupant les habitats présents en ZNIEFF de type 1 et ceux présents sur la ZNIEFF de
type 2, on peut en déduire les habitats potentiellement présents sur la commune. Ainsi, trois
habitats se distinguent :
- « Eaux douces stagnantes ».
- « Forêts marécageuses de Bouleaux et de Conifères ».
- « Bas-marais alcalins (tourbières basses alcalines) ».Dossier Approbation
2% Zone de Protection Spéciale
EM Site d'Intérêt Communautaire
+ Zone d'Importance pour la Conservation des Oiseaux
PLU de Cagny - Rapport de présentation 140
5.1.3. Les sites Natura 2000 (SIC et ZPS)
Aucune zone Natura 2000 n’est répertoriée sur le territoire communal. Cependant, CAGNY se
trouve au cœur d’un réseau de ZPS (Zones de Protection Spéciale) et de SIC (Sites d’Intérêts
Communautaires), sites Natura 2000 de la vallée de la Somme dont les objectifs de
préservation sont définis dans un Document d’Objectifs (DOCOB). Les sites Natura 2000 les
plus proches sont localisés à moins d’un kilomètre des limites administratives est de la
commune, il est donc important de connaître les grandes caractéristiques de chacun de ses
sites.
Figure 79. Localisation des sites Natura 2000 par rapport à la commune de CAGNYDossier Approbation
Classe d'habitat Pourcentage de couverture
N06 : Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 30 %
NO7 : Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 30 %
N10 : Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 10%
N16 : Forêts caducifoliées 20 %
N20 : Forêt artificielle en monoculture (ex: Plantations de peupliers ou d'Arbres exotiques) 10%
PLU de Cagny - Rapport de présentation 141
ZPS n° FR2212007 « Etangs et marais du bassin de la Somme »
Tableau 8 : Principaux habitats du site
Source : INPN
Ce site constitue un ensemble exceptionnel avec de nombreux intérêts spécifiques,
notamment ornithologiques : avifaune paludicole nicheuse (populations importantes de
Blongios nain, Busard des roseaux, passereaux tels que la Gorgebleue à miroir), et plusieurs
autres espèces d'oiseaux menacés au niveau national (Sarcelle d'hiver, Canard souchet...).
Outre les lieux favorables à la nidification, le rôle des milieux aquatiques comme sites de
halte migratoire est fondamental pour les oiseaux d'eau.Dossier Approbation
Mines)
Classe d'habitat Pourcentage de couverture
N06 : Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 25%
NO7 : Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 25 %
NO9 : Pelouses sèches, Steppes 3%
N10 : Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 20 %
N14 : Prairies ameliorées 10%
N16 : Forêts caducifoliées 10%
N20 : Forêt artificielle en monoculture (ex: Plantations de peupliers ou d'Arbres exotiques) 5%
N23 : Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, 2%
PLU de Cagny - Rapport de présentation
Ë
SISISIS
Ÿ
Ÿ
Ÿ
Ÿ
Ÿ
Ÿ
Ÿ
142
SIC n°2200356 « Marais de la moyenne Somme entre Amiens et Corbie »
Tableau 9 : Principaux habitats du site
Source : INPN
Figure 80. Espèces animales de l'Annexe II de la Directive Habitats
Source : DOCOB Vallée de la SommeDossier Approbation
3687 m? 3 nm
SC'A SC':C -
5 pieds | 320 pieds
SC:C SC':A
1200 pieds
| SC :A :
{source: Centre Régional de phytosociologie et Conservatoire Botanique National de Bailleul, 2009).
Légende:
SC : Statut de conservation
A: Favorable [la structure et les fonctions spécifiques nécessaires au maintien à long
terme de l'espèce existent et sont susceptibles de perdurer dans un avenir prévisible)
C: Défavorable mauvais (la restauration de l'habitat d'espèce est difficile voire
impossible car la dégradation des conditions écologiques nécessaires à son maintien est
trop importante. Les perspectives futures sont mauvaises et l'habitat d'espèce risque de disparaître dans les 30 années à venir].
PLU de Cagny - Rapport de présentation 143
Source : DOCOB
Figure 81. Espèces végétales de l'annexe II de la Directive "Habitat faune Flore" et
leur statut de conservation sur les sites Natura 2000
Intérêts patrimoniaux :
- Directive « Habitats » : 18 types d’habitats dont 3 prioritaires.
- Espèces protégées : 6 espèces végétales.
Les espèces animales de l’Annexe II de la Directive Habitats que l’on trouve sur le site sont
les suivantes :
- Triton crêté (Triturus cristatus).
- Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii).
- Planorbe naine (Anisus vorticulus).
- Vertigo de Des Moulins (Vertigo moulinsiana).
- Bouvière (Rhodeus amarus).
Source : Conservatoire Botanique National
de Bailleul
Figure 82. Liparis loselii
Une espèce végétale de l’annexe II de la Directive
« Habitat faune flore » est présente sur le site : le Liparis
de Loesel (Liparis loselii).Dossier Approbation
Mines)
Classe d'habitat Pourcentage de couverture
NO06 : Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 30 %
NO7 : Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 25 %
NO9 : Pelouses sèches, Steppes 10%
N10 : Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 10%
N16 : Forêts caducifoliées 20 %
N20 : Forêt artificielle en monoculture (ex: Plantations de peupliers ou d'Arbres exotiques) 4%
N23 : Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, 1%
PLU de Cagny - Rapport de présentation 144
SIC n° FR2200359 « Tourbières et marais de l’Avre »
Figure 83. Principaux habitats du site (source : INPN)
Particularités des cortèges floristiques :
- Nombreuses plantes rares et menacées.
- 16 espèces protégées.
- Flore aquatique particulièrement riche et exemplaire pour le plateau picard.
- Deux disparitions récentes dont le rarissime Huperzia selago.
Intérêts faunistiques :
- Entomologiques : notamment en Lépidoptères avec de nombreuses espèces rares
dont le Lycaena dispar, et une grande diversité d'odonates.
- Ornithologiques : avifaune paludicole avec plusieurs oiseaux menacés au niveau
national (site pour partie en ZICO).
Ces particularités fournissent une excellente représentation des potentialités spécifiques de
ces habitats et de leurs assemblages paysagers. En outre, la présence d'un coteau calcaire
en périphérie du marais de Moreuil apporte d'intéressantes complémentarités coenotiques,
floristiques (orchidées) et faunistiques (Lépidoptères, Hyménoptères).
Plans de gestion en cours de validité :
- Plan de gestion de la RNN de l’étang Saint-Ladre.
- DOCOB (http://www.donnees.picardie.developpement-
durable.gouv.fr/IMG/File/patnat/natura2000/DOCOB/FR2200359_Avre_Docob.pdf ).Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 145
5.2. La Trame Verte et Bleue
5.2.1. Le SRCE : Support de la Trame Verte et Bleue
La Trame verte et bleue est un réseau formé de continuités écologiques terrestres et
aquatiques identifiées par les Schémas Régionaux de Cohérence Ecologique (SRCE) ainsi
que par les documents de l'Etat, des collectivités territoriales et de leurs groupements. Elle
constitue un outil d'aménagement durable du territoire.
La Trame verte et bleue contribue à l'état de conservation favorable des habitats naturels et
des espèces et au bon état écologique des masses d'eau. Elle s'étend jusqu'à la laisse de
basse mer et dans les estuaires, à la limite transversale de la mer.
Les corridors écologiques sont conditionnés par les barrières écologiques telles que :
- Les surfaces bâtis ;
- Les clôtures ;
- Les routes et notamment celles qui ont une forte circulation. Sur toute la partie Nord
de la Commune, les routes sont faiblement fréquentées et ne forment donc pas de
barrières majeures.
5.2.2. Les réservoirs et corridors écologiques d’importance régionale identifiés
à CAGNY
La Figure 84 représente un extrait du SRCE Picardie pour la commune de CAGNY et est
explicitée ci-dessous. Rappelons qu’il s’agit de directives régionales qui s’inscrivent dans une
large échelle. Bien qu’elles soient présentes sur la commune et doivent être prises en
compte, elles restent interprétables et ajustables à l’échelle du territoire communal, d’autant
plus que le SRCE n’est plus opposable à ce jour, mais il convient de le prendre en compte
dans le PLU à titre informatif.
L’Avre constitue une continuité écologique de milieu aquatique. De plus, ce cours d’eau ainsi
que les zones humides sont considérés comme des réservoirs de biodiversité. Ces deux
éléments sont constitutifs de la trame bleue.
Les ZNIEFF de type I et II présentes sur CAGNY constituent des réservoirs de biodiversité
végétale et animale qu’il convient de préserver en priorité. Un corridor arboré délimite la
commune au Nord-ouest et à l’ouest, et qu’il convient de préserver. Ces éléments constituent
la trame verte.
Le corridor valléen multi-trames se situant en limite communale Nord-est correspond au
cours d’eau, l’Avre, qui présente des bandes rivulaires herbacées et/ou boisées. Ce corridor
lie les deux trames.Dossier Approbation
* : «
LE —
Ci 2 LE |
27
—
LLLLLLL Lin L
La Le r Fe 7 : Fe ff NT De ne 1:100 000 a
" > P M R 9 pour une impression en AS
. . 2 + os t!
Corridors de la sous-trame arboree
MEL. Comidor arboré
Corridors valléens multitrames
RE Corridor valléen multittame
ER Corridor valléen multitrame en contexte urbain
Corridors de la sous-trame des milieux tiques
Cours d'eau permanent dont cours d'eau
navigable et canal
2 —+ Typologie des corri
ess . … Corridor à préserver en priorité
. ve Corridor à restaurer en priorité
’ —
‘+ -", Autre corridor à préserver
.... Autre corridor à restaurer
BOVES © —N- ‘
+."
Typologie des éléments fragmentants *
* Se référer à la légende détaillée pour plus de précisions
À Obstacie @ soit ce fragiié
Réservoirs de biodiversité
D pe teen y 712 Réservoir de biodiversité € | L A4 LES Réservoir de biodiversité prioritaire N + “A PK - T7 sen
PLU de Cagny - Rapport de présentation 146
Figure 84. Extrait de la carte des composantes de la Trame Verte et Bleue Source : SRCE Picardie
5.2.3. Les barrières écologiques existantes
La commune présente également des obstacles à la continuité écologique. Par exemple,
l’A29 est une infrastructure fractionnante. De plus, deux points de fragilité ont été identifiés
au Nord de CAGNY dû au mitage de l’urbanisation qui rend le passage difficile pour
différentes espèces.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 147
5.3. Synthèse, enjeux, besoins
L’occupation du sol sur CAGNY est majoritairement liée à l’activité agricole. La zone urbaine
se situe au Nord de la commune. Des zones humides bordent la commune au Nord-est et
Nord-ouest et une petite partie est définie en ZNIEFF de types 1 et 2 se superposant.
Cependant, aucune zone Natura 2000 n’est présente sur la commune.
Les principaux enjeux se trouvent donc dans l’urbanisation maitrisée au sein de la tâche
urbaine déjà existante sur le territoire communal ainsi que la conservation des zones
humides et la préservation des corridors et réservoirs de biodiversité en cohérence avec le
SCoT et les composantes définies par le SRCE de Picardie.Dossier Approbation
=@— Nombre d'exploitations agricoles ayant leur
siège dans la commune
1988 2000 2010
PLU de Cagny - Rapport de présentation 148
6. DIAGNOSTIC AGRICOLE
6.1. Méthode de l’enquête agricole
Pour réaliser le diagnostic agricole et forestier, une enquête a été menée sur la commune à
l’aide de questionnaires auprès des exploitants de la commune. Ces renseignements ont été
complétés par les données provenant du Recensement Général Agricole (RGA), de l’INSEE et
via d’autres données disponibles notamment sur le site du Ministère de l’Agriculture et de
l’Alimentation.
Parmi les exploitants agricoles enquêtés, 5 questionnaires ont été retournés. Le diagnostic
agricole s’appuie donc majoritairement sur ces retours.
6.2. Structure d’exploitation et statuts
D’après le Recensement Général Agricole, le nombre d’exploitations agricoles sur la
commune était de 3 en 2010.
Figure 85: Nombre d'exploitations ayant leur siège sur la Commun - Recensement Général Agricole, 2010
D’après l’INSEE, 2 exploitations étaient en activité sur la commune en 2013. Néanmoins, les
retours des questionnaires affirment qu’au moins 5 exploitations agricoles sont en activité
sur CAGNY, dont 2 avec leur siège d’exploitation sur la commune de Cagny.
Les exploitations de la commune sont organisées de différentes manières. Sur la commune,
on compte, parmi les 5 exploitations issues du rendu du questionnaire :
- Deux EARL (Exploitations Agricoles à Responsabilité Limitée).
- Deux exploitations individuelles.
- Une SCEA (Société Civile d’Exploitation Agricole).Dossier Approbation
Statuts des salariés agricoles
& Travailleurs permanents
3 Travailleurs saisonniers
Es Expl. 1 Expl. 2 Expl. 3 Expl. 4 Expl. 5 _
PLU de Cagny - Rapport de présentation 149
6.3. Dimension humaine
6.3.1. Caractérisation de l’âge des exploitants et emplois
La totalité des exploitants ayant répondu au questionnaire ont entre 40 et 55 ans.
Toutes les exploitations enquêtées emploient au moins une personne en plus du chef
d’exploitation, à l’exception de l’exploitation 2 au sein de laquelle l’agriculteur travaille seul.
Quatre exploitations embauchent des travailleurs permanents. Deux de ces quatre
exploitations embauchent, en plus, un saisonnier. La répartition de la masse salariale par
exploitation est représentée sur la Figure 86.
Figure 86 : Masse salariales des exploitations agricoles
6.3.2. Evolution à venir des exploitations
Parmi les chefs d’exploitation ayant participé à l’enquête, la majorité (3/5) indique que la
question de la succession ne se pose pas ou est assurée (données hors projets). Une
exploitation n’a pas de successeur et pour la dernière, la question de la succession se pose.Dossier Approbation
Succession des exploitations
M Exploitations non concernées
M Exploitations avec successeur
Exploitations sans successeur ou
inconnu
Exploitations dont la succession est
incertaine
Typologie des exploitations
Polyculture
60% & Polyculture-élevage
PLU de Cagny - Rapport de présentation 150
Figure 87 : Projet de succession
6.4. Dimension économique
6.4.1. Typologie des activités agricoles
Parmi les exploitants enquêtés, la répartition des orientations technico-économiques
principales penche vers la polyculture (3 exploitations sur 5).
Figure 88: Activité principale des exploitations enquêtéesDossier Approbation
Figure 89: Registre Parcellaire Général, 2015
PLU de Cagny - Rapport de présentation
Longues) Er
Ve Données:
RPG 2012 NY IGN 2015
prete -
D INGETER 2015
Type de culture majoritaire
nn TE
Mais grans et ensilage
eine
Autres œréales
er A
Cultures industrielles
|.
(ORNE LE
151
6.4.2. Typologie des cultures
Les principales cultures développées sont les céréales et le colza.Dossier Approbation
Assolement sur le territoire communal
0,40%
5%]
_ Céréales
Colza
B Betteraves sucrières
23% k
EH Semences
B Jachères
Autres
Figure 90: Assolement des exploitations enquêtées
1 Surface Agricole Utile: superficies des terres labourables, cultures permanentes, superficies toujours en herbe, légumes, fleurs et
autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
PLU de Cagny - Rapport de présentation 152
La superficie des terres labourables passe de 179 hectares en 1988 à 232 ha en 2010.
L’augmentation des terres labourables sur la période doit être corrélée à l’augmentation de
48 ha de la Surface Agricole Utile11 (SAU) entre 1988 et 2010.
La répartition de l’assolement, datant de 2012, est représentée sur le graphique. Nous
pouvons constater que la tendance céréalière était déjà majoritaire en 2012.
6.4.3. Typologie des élevages
D’après les retours de questionnaires, les exploitants 1 et 5 possèdent respectivement un
élevage porcin de 220 truies et un élevage de 35 vaches laitières.Dossier Approbation
Exploitation 2
Exploitation 3
Légende
e Siège des exploitations agricoles
Fond : IGN
Source : Questionnaires
Conception : INGETER 2016
PLU de Cagny - Rapport de présentation 153
6.5. Dimension foncière
6.5.1. Données générales
La Surface Agricole Utile (SAU) était de 233 ha en 2010. Comparativement, la surface de la
commune est de 529 ha. Ainsi, l’espace agricole représente 43,8 % de la surface communale.
La SAU augmente à chaque recensement agricole. Elle passe de 185 ha en 1988 à 216 ha en
2000 pour atteindre 233 ha en 2010.
6.5.2. Siège social des exploitations
40% des exploitants ayant répondu au questionnaire ont le siège de leur exploitation situé
sur le territoire communal de CAGNY. Ces exploitants sont également ceux qui habitent la
commune.
Figure 91 : Localisation des sièges d'exploitationDossier Approbation
Répartition de la SAU Hectares (ha)
180
160
140
120
100
80
60
40
| À | l o El B En = Exploitation 1 Exploitation 2 Exploitation 3 Exploitation 4 Exploitation 5
BCagny M Communes limitrophes Autres
PLU de Cagny - Rapport de présentation 154
6.5.3. Lieu d’exploitation des terres des agriculteurs locaux
L’exploitation 1 cultive la majorité de ses terres sur les communes limitrophes à CAGNY,
mais également sur les communes non limitrophes.
Les exploitants 2 et 3 cultivent la majorité de leurs terres sur le territoire communal.
Enfin, les agriculteurs 4 et 5 exploitent majoritairement sur les communes non limitrophes à
CAGNY, ceci s’explique surement par leur lieu de résidence qui se trouve hors de la
commune.
Figure 92 : Localisation de la SAU (en ha)
Sur un relief relativement plat, il n’existe pas de contrainte réelle à l’établissement de
parcelles culturales. Ainsi, la répartition de la SAU de chaque exploitation sur plusieurs
communes peut s’expliquer par la topographie environnante relativement plane de CAGNY.Dossier Approbation
% Mode de faire-valoir
100
90
80
70
60
B Fermage
4 Prorpiété 3
2
1
0
Exploitation 1 Exploitation 2 Exploitation 3 Exploitation 4 Exploitation 5
©
©
©
©
©
PLU de Cagny - Rapport de présentation 155
6.5.4. Mode de faire-valoir des terres
Le foncier agricole est majoritairement sous le statut de fermage.
Le fermage est une forme de location de terres. L’exploitant n’est donc pas propriétaire des
terres en pâtures ou qu’il cultive.
Les exploitations de CAGNY confirment cette généralité. Tous les exploitants ont au moins
50% de leurs terres en fermage. Les exploitations 3, 4 et 5 ont cependant au-moins 10% de
leurs terres en propriété.
Figure 93: Mode de faire valoir par activité principale (%)
6.5.5. Morcellement des terres
Quatre exploitants sur cinq voient leurs terres regroupées en ilots alors que le dernier
exploitant possède des terres morcelées.
6.5.6. Circulations agricoles
Les exploitants ayant participé à l’enquête ont fait part d’une volonté d’amélioration de la
circulation sur la commune. Une réponse qualifiant de médiocre la faculté de se déplacer sur
la commune laisse peut-être supposer de l’étroitesse de certaines routes empêchant les
tracteurs de croiser d’autres véhicules.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 156
6.6. Les projets
La plupart des projets des exploitants ne prendront pas place sur le territoire communal de
CAGNY.
Cependant, un exploitant a émis le souhait de préserver son siège d’exploitation pour un
agrandissement et une éventuelle diversification d’activité (accueil ou horticulture).
L’agrandissement aurait lieu sur « La Ferme de l’Epinette » sur une surface de 2,5 ha. Ce
même chef d’exploitation porte une attention particulière à l’accessibilité de son exploitation
à laquelle le PLU devra être attentif.
6.7. Synthèse, enjeux et besoins
La SAU des différentes exploitations présentes sur CAGNY sont réparties sur plusieurs
communes. De plus, certains exploitants n’ont pas leur siège d’exploitation sur le territoire
communal de CAGNY.
L’un des enjeux de la commune est de préserver cette activité, garante des paysages, tout en
maitrisant son développement urbain. Cependant, les secteurs propices à l’urbanisation
future du PLU n’entrent à priori pas en conflit avec les enjeux agricoles.
Concernant le cheptel, deux types d’élevages sont pratiqués sur la commune : porcin et bovin
lait.
Un seul projet est recensé sur la commune pour l’agrandissement du siège social d’une des
exploitations et la diversification des activités de cet agriculteur.
Les parcelles décrites comme ayant un fort enjeu pour l’activité agricole sur le territoire
communal sont identifiées sur la Figure 94.Dossier Approbation
X |
LS Données : Cadastre |
-B, Entretiens et questionnaires agricoles INGETER (2016)
IGN 2016
Réalisation :
INGETER 2016
PLU de Cagny - Rapport de présentation 157
Figure 94 : Parcelles agricoles à fort enjeuxDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 158
7. SANTE PUBLIQUE
7.1. Approvisionnement en eau potable et qualité de l’eau
Tout comme pour 39 communes de l’agglomération, l’alimentation en eau potable de CAGNY
est assurée par la Communauté d’Agglomérations Amiens Métropole grâce à 15 captages.
Pour la commune, le service est exploité en régie et l’eau potable distribuée provient
uniquement de nappes d’eau souterraines.
CAGNY est alimentée en eau potable par les captages situés sur les communes d'Amiens
(Victorine Autier), Pont-de-Metz, Saleux et Bussy-lès-Daours (Vallée de l’Hallue).
Captage Volume 2013 (m3)
Victorine Autier 3085023
Vallée de d'Hallue 3176221
Vallée des Muches (Creuse) Achat (115000)
Vers sur Selle Achat (165 336)
Blangy-Tronville 6 298
Estrées sur Noye 16 756
Remiencourt 8 107
Val de Selle 3 269 016
Poulainville 130 641
Pont de Metz 4 924 309
Saleux 471 546
Saveuse 52 532
Glisy 52 346
Tableau 10 : Liste des captages et des volumes prélevés
Source : Direction de l’environnement - Service de l’eau et de l’assainissement, 2013
Le captage de Victorine Autier est classé en captage Grenelle. Les captages Grenelles sont
considérés comme étant les plus menacés par les pollutions diffuses, notamment les
nitrates et les produits phytosanitaires. Ainsi, des aires d’alimentation ont été délimitées et
des diagnostics territoriaux des pressions ont été réalisé. Cela permet d’arrêter la zone de
protection de l’aire d’alimentation du captage (ZPAAC de l’AAC). La quasi-totalité de la
commune de CAGNY se trouve dans l’AAC de Victorine Autier (commune d’Amiens), mais
n’est concerné par aucun périmètre de protection du captage.
L’eau est conforme aux normes de qualité.Dossier Approbation
12 Source : Portail d'information sur l'assainissement communal - Ministère de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer.
PLU de Cagny - Rapport de présentation 159
7.2. Assainissement
Tout comme pour l’alimentation en eau potable, le service d’assainissement de CAGNY est
assuré par la Communauté d’Agglomération d’Amiens Métropole. Pour la commune, le
service est géré en régie. Le réseau est de type séparatif.
La station d’épuration d’Amiens a un système de traitement par boues activées à aération
prolongée. Elle a une capacité nominale de 260 000 équivalents habitants (EH) pour un débit
de référence de 36 000 m3/j et un débit maximal de 4 500 m3/h. En 2017, le débit entrant
moyen a été de 23 752 m3/j pour une charge maximale en entrée de 189 466 EH12.
Les eaux traitées sont rejetées dans la Somme.
7.3. Déchets
Le ramassage des déchets sur la commune de CAGNY s’effectue par le système de
« collecte métropole ». Les déchets ménagers sont ramassés le mardi et les emballages, le
mercredi en semaine paire. Un point de collecte du verre est présent, rue des Prés à CAGNY.
Trois déchèteries sont à dispositions sur Amiens.
La commune n’accueille aucun centre de transfert, de traitement ou de stockage de déchets.
En revanche, on note à proximité la présence de la décharge de la SECODE (Service de
Conditionnement des Détritus), route de Sains à Boves, est le centre de traitement des
déchets le plus proche de la commune. Cette Installation de Stockage des Déchets Non
Dangereux (ISDND) (anciennement appelée « Centre de Stockage de Déchets Ultimes »
(CSDU)) reçoit des déchets ménagers (dont les refus non valorisables de l’unité de
méthanisation d’Amiens), des déchets industriels banals ainsi que des déchets inertes.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation
industrie
BAgriculture
D Habitat
O Transport marchnadise
& Déplacement voyageurs
160
7.4. Qualité de l’air
La qualité de l’air dans les principales agglomérations de Picardie est globalement
satisfaisante. En revanche, la Picardie est affectée par la pollution à l’ozone, essentiellement
liée aux transports routiers. Au niveau régional, l’industrie, le trafic routier (divisé entre le
transport de marchandise et le déplacement de voyageur), l’agriculture et l’habitat sont les
principaux émetteurs de gaz à effet de serre (GES). La répartition des émissions de GES en
Picardie est schématisée sur la Figure 95.
Figure 95 : Répartition des émissions de gaz à effet de serre selon le secteur d'activité Source : SRCAE Picardie
Trois stations présentes sur Amiens permettent d’estimer la qualité de l’air sur l’ensemble de
la Communauté d’Agglomération d’Amiens Métropole. Selon l’ATMO Picardie, l’indice de
qualité de l’air en 2014 a été très bon à bon dans 78% des cas (soit 283 jours). Dans 20% des
cas (soit 72 jours), l’indice a été de moyen à médiocre et dans 2% des cas, l’indice a été de
mauvais à très mauvais (9 jours).
Par ailleurs, l’article R221-1 du Code de l’Environnement énumère les polluants visés par les
normes de qualité de l’air. Ces derniers sont :
- Dioxyde de soufre (SO2) provenant de procédés industriels ainsi que la combustion
de certains charbons, pétroles et gaz naturels non désulfurés.
- Oxydes d’azote (NOx) provenant essentiellement de la combustion fossile et de
quelques procédés industriels.
- Ozone (O3) polluant produit dans l’atmosphère sous l’effet du rayonnement solaire
par des réactions entre les oxydes d’azote et les composés organiques volatils, émis
notamment par les activités humaines. L’ozone a des effets nocifs sur la santé
humaine et la végétation.
- Monoxyde de carbone (CO), émis principalement par le secteur tertiaire par le
chauffage, l’industrie et la circulation routière.
- Benzène (C6H6) Les COVNM ou composés organiques volatils sont composés de
carbone et d’hydrogène. Ils sont souvent émis par l’Homme (raffinage, évaporation de
solvants organiques…).Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 161
- Particules fines et particules en suspension (PM) Les PM (PM10 ou PM25) sont les
particules en suspension dans l’air d’un diamètre inférieur à 10 micromètres ou 2.5
micromètres.
- Plomb (Pb), métal lourd émis principalement par l’industrie métallurgique et la
circulation routière. Depuis la généralisation de l’utilisation de carburants sans plomb,
les rejets atmosphériques ont chuté drastiquement.
7.5. Pollution des sols
Sur la commune de CAGNY, aucun site pollué n’a été identifié par la base de données sur les
sites et sols pollués (BASOL). En revanche, plusieurs sites à proximité de la commune le
sont :
- Le site de la SNCF à Longueau a été détecté comme étant contaminé par des
hydrocarbures.
- À Boves, des diagnostics de sols ont mis en évidence des anomalies en hydrocarbure
sur l’ancien dépôt BP.
- A Amiens plusieurs sites ont été identifiés comme ayant des sols pollués.
L’inventaire historique des sites industriels et d’activité de services (BASIAS) a recensé cinq
sites sur la commune. Il s’agit d’anciens sites qui ont exercé une activité susceptible
d’engendrer des pollutions mais qui sont aujourd’hui des sites ayant été traités et qui sont
libres de toutes restrictions.
Le
Tableau 11 répertorie les 5 sites présents sur Cagny.
Raison sociale de
l’entreprise Dernière adresse Secteur d’activité
Etat d’occupation du
site
Dobie David
Henderson (Ets) 80330 Cagny
Blanchisserie-teinturerie
Production, distribution de
vapeur
NC*
Espace Danse 14 rue Jean Catelas, 80330 Cagny Garage, atelier mécanique et soudure Activité terminée
Deneux frères (Ets)
(Usine de
blanchissement
Deneux Frères)
33 rue Mallet,
80330 Cagny
Production et distribution
de vapeur (chaleur) et d'air
conditionné
Blanchisserie-teinturerie
Activité terminée
SDC Decolnet S.A.R.L Chemin du Grand, 80330 Cagny Garage, atelier mécanique et soudure En activité
Décharge sauvage de
la Vallée aux Loups
Lieu-dit La Vallée des
Loups Dépôts de gravats NC
Tableau 11 : Liste des sites industriel et d'activité de services ce sur CAGNY
*NC : Non communiquéDossier Approbation
pie Ag
j #$ .. Cartes de bruit stratégiques sur le territoire d'Amiens Métropole ES TOUTES SOURCES - INDICATEUR LDEN 7%, S TROY Ve, LS OS
Sources des données : IGN, GEOPICARDIE, CG80, DREAL, DDTM80, Amiens Métropole, RFF, SNCF Carte éditée dans le cadre de la directive européenne 2002/49/CE par Soldats Acoustic, le 13 décembre 2012 1 cm = 150 mètres L_—]<55
Commune
open
Routes communales
Autres routes
——— (RD, RN, A)
—+—— Voies ferrées
W777 Limite de propriété des ICPE
U7ZZA PEB d'Amiens-Glisy
Bâtiments
RM Etsbissements sensibles
Niveaux sonores en dB(A)
EMI >75
EM 0-55
5:
M 50-65
UM 55 -60
1 Définit par l'article 571-34 du code de l'environnement et par l'arrêté du ministère de l'environnement du 23 juillet 2013 modifiant
l'arrêté du 30 mai 1996
PLU de Cagny - Rapport de présentation 162
7.6. Bruits
La commune de CAGNY fait partie du Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement
(PPBE) d’Amiens Métropole. Le bruit issu du trafic routier est le principal type de bruit
identifié sur la commune. En conséquence, les axes tels que la rue Henri Barbusse, la rue
Jean Racine, la rue de Cagny, la rue Latapie ou encore la RD 4935, sont ceux ciblés pour la
réalisation d’aménagements. Ainsi, sur l’axe Amiens-CAGNY, des actions ont été réalisées
depuis 10 ans (réduction des voies de circulation et étude de circuits doux) et d’autres
aménagements sont prévus (aménagement de voirie, réfection de chaussée, réduction des
voies de circulation, développement des modes doux). La Figure 96 représente la carte des
bruits sur la commune de CAGNY, selon l’indicateur LDEN. Cet indicateur qualifie la gêne liée
à l'exposition au bruit sur une période de 24 heures.
Figure 96 : Carte de bruit stratégique pour CAGNY - Indicateur LDEN
(Source : PPBE Amiens Métropole, Soldata)
On distingue clairement que CAGNY est concernée par des niveaux sonores élevés,
notamment sur l’A29, le long de l’axe Amiens-CAGNY (D4935) et la rue Jean-Marie Djibaou.
L’A29 est d’ailleurs classée en catégorie 1 pour le bruit de l’infrastructure et les deux autres
axes routiers sont classés en catégorie 4.
La largeur maximale des secteurs affectés par le bruit de part et d’autre de l’infrastructure de
catégorie 1 est estimée à 300 mètres alors qu’elle est de 30 mètres pour une infrastructure
de catégorie 413.Dossier Approbation
EÉLLZ
mm be de ef
INONDATION PAR DÉBORDEMENT ET REMONTÉE DE NAPPE
EN side
Aléa faible
EF
EE INONDATION PAR RUISSELLEMENT
ZA Aléa faible
LD Aléa fort
——+ Axo do ruissellement
* 53% Pente de l'axe de ruissellement
PLU de Cagny - Rapport de présentation 163
7.7. Risques naturels et technologiques
7.7.1. Risques liés aux inondations
À CAGNY, le risque d’inondation est identifié selon trois processus :
- Inondation par débordement ou remontée de nappes phréatiques.
- Inondation par ruissellement et coulée de boue.
- Inondation par une crue.
La commune est concernée par le Plan de Prévention des Risques Inondations (PPRI) de la
Vallée de la Somme et de ses affluents, approuvé en 2004. Le PPRI est un outil réglementaire
qui a pour mission d’identifier les zones à risques et de déterminer les règles d’urbanisme
applicables à ces zones par le biais d’interdiction ou via l’imposition de conditions de
construction que ce soit pour l’usage d’habitation ou d’autres usages. Ainsi, il garantit la
sécurité des biens et des personnes. Il est conçu et appliqué de manière globale sur
l’ensemble de la vallée afin d’assurer une cohérence dans la gestion du risque. Il est donc
important de le prendre en compte dans le cadre du présent PLU.
La Figure 97 définit le niveau de l’aléa inondation sur la commune. Sur ces planches issues
du PPRI, CAGNY n’est concernée que par un aléa faible pour les inondations par
débordement et remontée de nappes et l’aléa est inexistant pour le ruissellement.
Source : PPRI Vallée de la Somme et de ses affluents
Figure 97 : Risques d’inondation par débordement et remontée de nappes phréatiques ou par ruissellementDossier Approbation
Echelle : 1/10 00
K Zones de type 1
277) Zones de type 2
= Zones de type 3
QT Zones de type 4
Ér Cours d'eau
Limites de communes
PLU de Cagny - Rapport de présentation 164
L’aléa faible est caractérisé par le PPRI comme :
- L’observation des remontées de nappe pendant des durées longues et qui le plus
souvent affleurent ou des inondations de faible hauteur (inférieure à 0,5 m) et de
courte durée (inférieur à 2,5 mois).
- Des possibilités de remontées d’eau par capillarité.
- Et nécessitant la protection du premier niveau d’habitation.
Le PPRI établit un zonage réglementaire dont il définit les objectifs et exigences afin de
prévenir les conséquences des inondations. Les zones réglementaires sur la commune de
CAGNY sont visibles sur la Figure 98. Le Tableau 12 décrit ces zones et en détaille les
objectifs et les exigences.
Figure 98 : Zonage réglementaire pour la commune de CAGNY
Source : PPRI Vallée de la Somme et de ses affluents
Type de
zone Caractéristiques principales Objectifs et exigences
Zone 1
Zones soumises à un aléa
important ou présentant des
caractéristiques naturelles à
préserver.
Libre écoulement des eaux superficielles et
souterraines.
Maintien des caractéristiques naturelles.
Maintien et permission d’adaptation des
constructions et les ouvrages existants.
Zone 3 Zones soumises à un aléa et à vocation urbaine.
Fonctionnement hydraulique non entravé.
Prise en compte du risque d'inondation dans les
aménagements.
Zone 4
Zones sensible aux remontées
de nappe en sous-sol et à
vocation urbaine.
Adaptation des constructions aux caractéristiques
du sous-sol.
Tableau 12 : Caractéristiques du zonage réglementaire
Source : Règlement du PPRI de la vallée de la Somme et de ses affluentsDossier Approbation
Légende |
N
Aléa retrait/gon fiement des argiles
Aléa faible 0 500 1000 m
: es | _ Aléa moyen
EM Aléa fort Source: BRGM ; Fond : Google satellite Aléa nul Conception : INGETER, 2017
PLU de Cagny - Rapport de présentation 165
7.7.2. Risques de retrait/gonflement des argiles
L’argile est un matériau qui voit sa consistance se modifier en fonction de sa teneur en eau :
dur et cassant lorsqu’il est desséché, il devient plastique et malléable à partir d’un certain
niveau d’humidité. Ces variations de texture s’accompagnent de variation de volume. Ces
variations de volume engendrent elles-mêmes des mouvements différentiels du sol,
concentrés à proximité des murs porteurs et particulièrement aux angles de la maison. Ceci
se traduit par des fissurations en façade, souvent obliques et passant par les points de
faiblesse que constituent les ouvertures.
Le risque lié au retrait/gonflement des argiles présent sur la commune est représenté par la
Figure 99.
Il est globalement faible sur la commune. Cependant, une zone au sud présente un aléa
moyen. Des parcelles agricoles occupent le sol en surface de cette zone, ce qui amoindrit
considérablement la dangerosité de cet aléa sur les activités humaines.
Figure 99 : Localisation des aléas retrait/gonflement des argilesDossier Approbation
Légende
® Cavité de nature indéterminée
A N
0 500 1000 m
|
Sourœæ : Ministère chargé de l'environnement, BRGM, photos aériennes
Réalisation : INGETER, 2016
PLU de Cagny - Rapport de présentation 166
7.7.3. Risques liés aux cavités souterraines
Une cavité souterraine a été détectée à CAGNY, rue Jean Catelas. Il s’agit d’une cavité
souterraine abandonnée non minière, de nature indéterminée et dont l’orifice était visible sur
le terrain en 2009. Cette cavité ne représente pas de danger pour les habitants ni pour les
habitations environnantes, et semblerait ne plus être présente sur le terrain.
Figure 100 : Localisation des cavités sur la communeDossier Approbation
14 Source : Plaquette d'information fournie par la mairie de Cagny
PLU de Cagny - Rapport de présentation 167
7.7.4. Risques sismiques
CAGNY se trouve en zone de sismicité de niveau 1, ce qui représente un aléa très faible.
Les règles de construction parasismique ne sont donc pas applicables aux nouveaux
bâtiments, ni aux bâtiments anciens. En effet, il n’y a pas de prescription parasismique
particulière pour les bâtiments dits à « risque normal ».
7.7.5. Risques incendies et réseau de défense
La commune de CAGNY possède une couverture incendie de bonne qualité et compte 20
hydrants sur son territoire communal, répartis entre bouches incendie (5) et poteaux
incendie (15).
7.7.6. Risques nucléaires
La commune de CAGNY n’est pas classée en zone à risque sur le domaine nucléaire.
7.7.7. Risques liés au transport de matières dangereuses
« Afin de limiter l’exposition des riverains aux risques potentiels occasionnés par les
canalisations de transport, de nouvelles servitudes d’Utilité Publique (SUP) sont prévues par
la réglementation. Ces SUP, liées à la prise en compte des risques, sont en vigueur depuis
2012 pour les canalisations nouvelles, et seront instaurées progressivement d’ici fin 2018
pour les canalisations déjà en service. »14
La présence d’une canalisation de transport et de distribution de gaz engendre une servitude
de type I3 sur la commune de CAGNY.Dossier Approbation
. Canalisation NESLE - VILLERS-BRETONNEUX - DURY (deux canalisations parallèles 200 et 300 mm) :
zone non aedificandi de 6 mètres de largeur répartis de la manière suivante : 3 mètres de part et d'autre de l'axe de la canalisation.
Année de pose : 1969.
Pression maximale de service : 67.7 bar.
Catégorie d'emplacement : B.
COS maxi admissible : 0.40.
D.U.P. du 19.06.1969. (JO du 24.06.1969).
Les servitudes d'appui, d'ancrage, de passage sont applicables aux terrains non bâtis, non fermés ou clos de murs ou de clôtures équivalentes.
Limitations au droit d'utiliser le sol :
Obligati à
Obligation pour les propriétaires de réserver le libre passage et l'accès aux agents de l'entreprise exploitante pour la pose, l'entretien et la surveillance des installations. Ce droit de passage ne doit pas être exercé qu'en cas de nécessité à des heures normales et après en avoir prévenu les intéressés, dans toute la mesure du possible. Droits résiduels d iétai
Les propriétaires dont les terrains sont traversés par une canalisation de transport de gaz conservent le droit de les clore ou d'y élever des immeubles à condition toutefois d'en avertir l'exploitant.
En ce qui concerne plus particulièrement les travaux de terrassement, de fouilles, de forage ou d'enfoncement susceptibles de causer des dommages à des conduites de transport, leur exécution ne peut être effectuée que conformément aux dispositions d'un arrêté-type pris par le ministre de l'industrie.
DATE DE REAUSATION OU DE MISE À JOUR DU FLAN
27/0/2009 I 11 Lime de COMMUNE = = me me
PA A Pan
Ï
I
1. Tous projets ou travaux se situant dans la zone ES d'implantation des ouvrages de transport de gaz naturel doivent faire l'objet d'une DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS (modèle CERFA n° 90-0188)
2. Tous travaux effectués au voisinage des ouvrages de transport de gaz naturel {au sens de l'antide 4 de l'arrêté 91-1147) dowent faire l' d'une DECLARATION D'INTENTION DE COMMENCEMENT DE TRAV, 90-0189} ii
Pour les Uaraux projetés sur une autre
commune, consultez Le MARIE En cas d' : DE axes w: urgence 24h/24, téléphoner au : GRRINS © 500 307224)
G. db an 1]
PLU de Cagny - Rapport de présentation 168
Figure 101. Fiche des servitudes - Source : Porter à connaissance
Figure 102. Localisation du réseau de transport de gaz naturel sur la commune de CagnyDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 169
7.7.8. Installations classées pour la protection de l’environnement
Aucune installation n’est soumise à déclaration ou à autorisation sur le territoire de la
commune.
CAGNY est cependant limitrophe à l’ICPE « SNCF Longueau (Dépôt EMT) ».
7.7.9. La pollution lumineuse
La pollution lumineuse est également un des aspect pour lequel il convient d’avoir une
attention particulière.
Dans cette optique, Amiens Métropole met en place une plateforme mobile de rénovation
énergétique de l’habitat pour stimuler les travaux de rénovation énergétique des logements
et faciliter le parcours travaux pour les habitants. Une thermographie aérienne permet
d’identifier les déperditions thermiques des logements, du réseau de chaleur existant et le
niveau d’éclairement de l’éclairage public en vue de travailler la trame noire et le futur plan
Lumière.
7.8. Synthèse, enjeux et besoins
CAGNY bénéficie des services de la Communauté d’Agglomération d’Amiens Métropole.
Ainsi, la collecte et le traitement des déchets, l’alimentation en eau potable et
l’assainissement sont gérés par l’intercommunalité.
Globalement, CAGNY profite d’une bonne qualité de l’air, de sols non pollués mais subit des
nuisances sonores liés au trafic routier. Enfin, les inondations représentent le risque naturel
majeur qui concerne le territoire communal.
Différents enjeux sont donc présents sur la commune de CAGNY. En effet, le risque
d’inondation limite et conditionne les possibilités de constructions dans certains secteurs de
la commune, notamment au nord du territoire et plus particulièrement au niveau de la rue
Latapie. De plus, les nuisances sonores générées par les différents axes routiers
(notamment l’A 29) sont à prendre en compte dans le développement du projet communal.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 170
8. ENERGIES RENOUVELABLES
8.1. Energie solaire
Figure 103 représente les moyennes annuelles de l’ensoleillement en France. La Picardie ne
bénéficie pas d’un ensoleillement très élevé par rapport à la moyenne française. En effet, son
taux d’ensoleillement est de 1700 heures par an avec un rendement moyen compris entre 3,2
et 3,4 KWh/jour/m².
Selon le SRCAE, il faut privilégier les friches urbaines et industrielles pour les projets de
centrales au sol. Ces préconisations ont pour but de préserver les terrains propices à
l’agriculture.
Figure 103 : Carte d’ensoleillement en KWh/jour/m² au niveau du sol
Source : TecsolDossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 171
8.2. Construction et consommation d’énergie
Les bâtiments participent pour 43 % à l’énergie consommée en France et contribuent de
manière non négligeable (22 %) à l’émission des gaz à effet de serre (GES). D’ici à 2050, les
pouvoirs publics veulent diviser par quatre la consommation énergétique totale du parc de
bâtiments.
Une conception globale des bâtiments aboutit à des modes de construction moins
énergivores, moins polluants, moins producteurs de GES.
Afin de maximiser la consommation d’énergie il est notamment nécessaire de bien réfléchir
à l’implantation du bâtiment et au choix des matières isolantes.
8.2.1. Conception bioclimatique
Les apports solaires sont à valoriser en priorité par le choix de l’orientation et l’emplacement
sur la parcelle. L’objectif est de récupérer au maximum les apports solaires en hiver et de
réduire ces mêmes apports en été.
De manière générale il est conseillé de ne pas dépasser 25 % de la surface habitable en
surface vitrée avec une répartition de :
50 % au Sud.
20 à 30 % à l’Est.
20 % à l’Ouest.
0 à 10 % au Nord.
Il faut aussi prendre en compte la topographie du
terrain d’assiette de la construction. L'habitation
doit tirer profit du relief qui pourra servir de
protection contre les vents dominants. Les
masques solaires (total des zones d'ombres)
représentent une modification des apports caloriques.
Figure 104 : Ensoleillement d'une maison en fonction du temps
Source : ADEMEDossier Approbation
Mise en place d’un Présence d’une haie brise vent . .
remblais de terrain
Création architecturale Végétalisation de la façade nord particulière
PLU de Cagny - Rapport de présentation 172
Figure 105 : Exemple de protection au vent
Source : ADEME
Cependant, la commune dans sa globalité et particulièrement la zone actuellement
urbanisée se trouvent sur une aire géographique très légèrement vallonnée. La direction
principale de vent étant le Nord-ouest, les habitations de la commune ne bénéficient pas de
protections naturelles contre le vent.
Figure 106 : Vue 3D de CAGNY
Source : GéoportailDossier Approbation
rs 16%
Ponts thermiques 5%
PLU de Cagny - Rapport de présentation 173
8.2.2. Le choix et la qualité des matériaux de construction
Il est intéressant de privilégier des produits ayant des impacts environnementaux réduits,
des produits locaux ou renouvelables.
Une isolation performante est primordiale pour obtenir une maison économe en énergie : elle
permet de s’affranchir d’importantes dépenses de chauffage et, dans une certaine mesure,
de climatisation.
Figure 107 : Déperdition de chaleur d'un habitat non isolé
8.3. Synthèse, enjeux et besoins
Le territoire communal ne se prête pas ou très peu au développement des énergies
renouvelables à grande échelle.
Etant située sur une aire plutôt plane, les constructions existantes sur CAGNY et celles à
venir ne pourront que très peu être protégées du vent. Cependant, l’exposition des nouvelles
habitations devra néanmoins faire l’objet d’une étude spécifique, pour favoriser les apports
solaires optimaux.Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 174
Tables des figures
FIGURE 1: VUE SUR LA MAIRIE DE CAGNY ................................................................................................................. 7 FIGURE 2 : PERIMETRE DU SAGE SOMME AVAL ET COURS D’EAU COTIERS................................................................. 18 ........................................................................... 23
FIGURE 4 : SRE PICARDIE, 2020-2050 .................................................................................................................... 26 FIGURE 5 : VUE AERIENNE DE CAGNY. SOURCE : DOCUMENTS DU CONSEIL MUNICIPAL DE CAGNY.............................. 33 FIGURE 6 : EXTRAIT DE LA CARTE DE CASSINI DE 1757 ............................................................................................. 36 FIGURE 7 : EXTRAIT DU CADASTRE NAPOLEONIEN, 1811 ........................................................................................... 37 FIGURE 8 : EXTRAIT DE LA CARTE DE L'ETAT-MAJOR, ENTRE 1826 ET 1866............................................................... 37 FIGURE 9: EXTRAITS DE PHOTOS AERIENNES, XXEME SIECLE ....................................................................................... 38 FIGURE 10: SCHEMAS DE L'EVOLUTION MORPHOLOGIQUE DE CAGNY ......................................................................... 39 FIGURE 11. MODE D'OCCUPATION DU SOL DE CAGNY.............................................................................................. 40 ............................................................................................................... 43
FIGURE 13 : IDENTIFICATION DES TISSUS URBAINS DANS LA COMMUNE DE CAGNY. .................................................... 57 FIGURE 14 : MATERIALISATION DES « PLEINS ET VIDES » DU TISSU URBAIN. MISE EN EVIDENCE DE LA MORPHOLOGIE DES ILOTS BATIS ET DU MAILLAGE VIAIRE ................................................................................................................ 58 FIGURE 15 : LES TYPOLOGIES DE PARCELLES LE PLUS SIGNIFICATIVES DE LA COMMUNE DE CAGNY............................. 60 FIGURE 16 : LES DEUX GRANDES CATEGORIES ARCHITECTURALES ............................................................................. 61 ......................................... 62
FIGURE 18 : ELEMENTS REMARQUABLES DE LA FAÇADE PRINCIPALE : POLYCHROMIE DUE A L’INSERTION D’UN APPAREILLAGE REGULIER DE BRIQUES ; MARQUISE PLATE EN PIERRES TAILLES, VITRAIL ROND EN DALLE ET VERRE… ...................................................................................................................................................................... 63 FIGURE 19 : INTERIEUR DE L’EGLISE SAINT-HONORE DE CAGNY................................................................................. 64 FIGURE 20 : DE GAUCHE A DROITE : LA BIBLIOTHEQUE PUBLIQUE, LA MAIRIE ET L’ECOLE PRIMAIRE. ............................ 64 FIGURE 21 : ARCHITECTURES INDUSTRIELLES DE CAGNY EN DEBUT DU XXEME SIECLE ............................................... 65 FIGURE 22 : BATIMENTS REPRESENTATIFS DE LA ZONE INDUSTRIELLE DE CAGNY, DEVELOPPEE DEPUIS LES ANNEES 1970 ............................................................................................................................................................. 65 FIGURE 23: MONUMENT AUX MORTS ....................................................................................................................... 66 FIGURE 24: DE GAUCHE A DROITE : ENSEMBLE DE TROIS TOMBEAUX DES SEIGNEURS DE CAGNY, LA GROTTE DE LOURDES, MONUMENT AUX MORTS FIXE AU CONTREFORT DU MUR SUD DE LA NEF DE L’EGLISE SAINT-HONORE .. 66 FIGURE 25 : ANCIENS CORPS DE FERME (RENOVES) EN MILIEU URBAIN A CAGNY........................................................ 67 FIGURE 26: REPERAGE DU MONUMENT HISTORIQUE ET DU PERIMETRE DE PROTECTION DES ABORDS. COMMUNE DE CAGNY ........................................................................................................................................................... 68 FIGURE 27: LOCALISATION DES DISPONIBILITES FONCIERES ...................................................................................... 70 FIGURE 28 : EVOLUTION DE LA POPULATION COMMUNALE – SOURCE : INSEE 2015 ................................................. 72 FIGURE 29 : EVOLUTION DE LA POPULATION DE LA COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION AMIENS METROPOLE – SOURCE : INSEE 2015 ................................................................................................................................................. 73 FIGURE 30 : EVOLUTION DE LA POPULATION DU DEPARTEMENT – SOURCE : INSEE 2015 ......................................... 73 FIGURE 31 : COMPARAISON DE LA VARIATION DEMOGRAPHIQUE ANNUELLE - SOURCE : INSEE 2015 ......................... 74 FIGURE 32 : SOLDE NATUREL ET SOLDE MIGRATOIRE SUR LA COMMUNE - SOURCE : INSEE 2015 ............................... 75 FIGURE 33 : STRUCTURE DE POPULATION A L'ECHELLE COMMUNALE SOURCE : INSEE 2015 ..................................... 76 FIGURE 34 : INDICE DE JEUNESSE EN 2008 ET 2015 - SOURCE : INSEE 2015 .......................................................... 77 FIGURE 35 : EVOLUTION DE LA TAILLE DU FOYER MOYEN SUR LA COMMUNE (EN NOMBRE D’INDIVIDUS/FOYER) – SOURCE : INSEE 2015 .................................................................................................................................. 78 FIGURE 36 : COMPARAISON ENTRE L'EVOLUTION DU PARC DE LOGEMENT ET DE LA POPULATION - SOURCE : INSEE 2015 ............................................................................................................................................................. 79 FIGURE 37 : EVOLUTION DU PARC DE LOGEMENTS ENTRE 1968 ET 2015 - SOURCE : INSEE 2015 ............................ 80 FIGURE 38 : FORMES D'HABITAT EN 2010 ET 2015 - SOURCE : INSEE 2015 ........................................................... 81 FIGURE 39 : TAILLE DES LOGEMENTS EN 2010 ET 2015 - SOURCE : INSEE 2015 .................................................... 81 FIGURE 40 : REPARTITION DU BATI SELON LEUR ANCIENNETE EN 2015 - SOURCE : INSEE 2015 ............................... 82 FIGURE 41 : STATUT D'OCCUPATION DES RESIDENCES PRINCIPALES EN 2015 - SOURCE : INSEE 2015...................... 83 FIGURE 42 : REPARTITION DE LA POPULATION DE 15 A 64 ANS PAR TYPE D'ACTIVITE - SOURCE : INSEE 2015 ........... 92 FIGURE 43 : REPARTITION DE LA POPULATION DE 15 A 64 ANS PAR TYPE D'ACTIVITE - SOURCE : INSEE 2015 ........... 92175
FIGURE 44 : LIEU DE TRAVAIL DES ACTIFS DE LA COMMUNE - SOURCE : INSEE 2015 ................................................. 93 FIGURE 45 : MOYENS DE TRANSPORTS UTILISES DANS LES DEPLACEMENTS DOMICILE - TRAVAIL – SOURCE : INSEE 2015 ............................................................................................................................................................. 94 FIGURE 46 : EQUIPEMENT AUTOMOBILE DES MENAGES EN 2015 – SOURCE : INSEE 2015 ....................................... 95 FIGURE 47 : PLACE DE STATIONNEMENT DES RESIDENCES PRINCIPALES EN 2010 ET 2015 – SOURCE : INSEE 2015 95 FIGURE 48 : PLACE DE STATIONNEMENT DES RESIDENCES PRINCIPALES EN 2015 – SOURCE : INSEE 2015 .............. 95 FIGURE 49 : ACTIFS SALARIES DE LA COMMUNE EN 2015 – SOURCE : INSEE 2015 ................................................. 96 FIGURE 50 : ACTIFS NON-SALARIES SUR LA COMMUNE EN 2015 - SOURCE INSEE 2015 ........................................... 96 FIGURE 51 : CATEGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES ACTIFS EN 2015 - SOURCE INSEE, 2015 ........................... 97 FIGURE 52 : ETABLISSEMENTS PAR SECTEUR D’ACTIVITE EN 2015 - SOURCE : INSEE 2015 ...................................... 98 FIGURE 53 : ETABLISSEMENT PAR NOMBRE D’EMPLOYES EN 2015 - SOURCE : INSEE 2015 ...................................... 98 FIGURE 54 : LOCALISATION DES PRINCIPAUX EQUIPEMENTS .................................................................................... 100 FIGURE 55 : MAIRIE DE CAGNY ............................................................................................................................... 101 FIGURE 56 : PHOTOS EQUIPEMENTS SPORTIFS ....................................................................................................... 101 FIGURE 57 : L’EHPAD SAINT-JOSEPH A CAGNY ................................................................................................... 103 FIGURE 58 : MISE EN ŒUVRE DU SDTAN 2012/2017 .......................................................................................... 110 FIGURE 59 : ORGANISATION DU RESEAU VIAIRE DE CAGNY ........................................................................................ 112 FIGURE 60 : PHOTOS DES AXES DE CIRCULATION AUTOMOBILES .............................................................................. 114 FIGURE 61 : PARCOURS VELO, PIETON A PROXIMITE ............................................................................................... 115 FIGURE 62 : CARTE DES ACTIVITES NAUTIQUES ........................................................................................................ 115 FIGURE 63 : TRACE DE LA VELOROUTE ................................................................................................................... 116 FIGURE 64 : TROTTOIRS SOUS-DIMENSIONNES OU NE PRESENTANT PAS DE CONTINUITE DANS LES ZONES PAVILLONNAIRES .......................................................................................................................................... 117 FIGURE 65 : PHOTOS D’AMENAGEMENTS PIETONS.................................................................................................. 117 FIGURE 66 : LIGNE SCOLAIRE S39 ......................................................................................................................... 118 FIGURE 67 : ORGANISATION DU RESEAU DE TRANSPORT EN COMMUN ...................................................................... 119 FIGURE 68 : DESSERTE DE LA LIGNE PARIS-NORD / BOULOGNE ............................................................................... 119 FIGURE 69 : LOCALISATION DES PARKINGS .............................................................................................................. 120 FIGURE 70: VUE DE L’AVRE, A CAGNY .................................................................................................................... 122 FIGURE 71 : VUE AERIENNE DE LA COMMUNE .......................................................................................................... 123 ........................................................................................................... 123
................................................................................................................ 124 FIGURE 74 : SITUATION ET FONCTION DES GISEMENTS ACHEULEENS DE LA REGION D’AMIENS .................................. 125 ........................................................................................................................ 126 FIGURE 76 : ROSE DES VENTS DE LA STATION DE BOVELLES, VALABLE POUR CAGNY .............................................. 127 FIGURE 77. ZONE A DOMINANTE HUMIDE SELON L'OCCUPATION DU SOL .................................................................. 130 FIGURE 78 : CARTE DES ZNIEFF SUR CAGNY ...................................................................................................... 139 FIGURE 79. LOCALISATION DES SITES NATURA 2000 PAR RAPPORT A LA COMMUNE DE CAGNY ............................. 140 FIGURE 80. ESPECES ANIMALES DE L'ANNEXE II DE LA DIRECTIVE HABITATS ........................................................... 142 FIGURE 81. ESPECES VEGETALES DE L'ANNEXE II DE LA DIRECTIVE "HABITAT FAUNE FLORE" ET LEUR STATUT DE CONSERVATION SUR LES SITES NATURA 2000 ............................................................................................... 143 FIGURE 82. LIPARIS LOSELII ................................................................................................................................... 143 FIGURE 83. PRINCIPAUX HABITATS DU SITE (SOURCE : INPN)................................................................................. 144 FIGURE 84. EXTRAIT DE LA CARTE DES COMPOSANTES DE LA TRAME VERTE ET BLEUE ............................................ 146 FIGURE 85: NOMBRE D'EXPLOITATIONS AYANT LEUR SIEGE SUR LA COMMUN - RECENSEMENT GENERAL AGRICOLE, 2010 ........................................................................................................................................................... 148 FIGURE 86 : MASSE SALARIALES DES EXPLOITATIONS AGRICOLES ........................................................................... 149 FIGURE 87 : PROJET DE SUCCESSION ..................................................................................................................... 150 FIGURE 88: ACTIVITE PRINCIPALE DES EXPLOITATIONS ENQUETEES ......................................................................... 150 ........................................................................................................ 151
................................................................................................ 152
FIGURE 91 : LOCALISATION DES SIEGES D'EXPLOITATION ........................................................................................ 153 FIGURE 92 : LOCALISATION DE LA SAU (EN HA) ..................................................................................................... 154 FIGURE 93: MODE DE FAIRE VALOIR PAR ACTIVITE PRINCIPALE (%) ......................................................................... 155 FIGURE 94 : PARCELLES AGRICOLES A FORT ENJEUX ............................................................................................... 157 FIGURE 95 : REPARTITION DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE SELON LE SECTEUR D'ACTIVITE ........................ 160Dossier Approbation
PLU de Cagny - Rapport de présentation 176
FIGURE 96 : CARTE DE BRUIT STRATEGIQUE POUR CAGNY - INDICATEUR LDEN ..................................................... 162 FIGURE 97 : RISQUES D’INONDATION PAR DEBORDEMENT ET REMONTEE DE NAPPES PHREATIQUES OU PAR RUISSELLEMENT ........................................................................................................................................... 163 FIGURE 98 : ZONAGE REGLEMENTAIRE POUR LA COMMUNE DE CAGNY .................................................................. 164 FIGURE 99 : LOCALISATION DES ALEAS RETRAIT/GONFLEMENT DES ARGILES ........................................................... 165 FIGURE 100 : LOCALISATION DES CAVITES SUR LA COMMUNE ................................................................................. 166 FIGURE 101. FICHE DES SERVITUDES - SOURCE : PORTER A CONNAISSANCE ............................................................ 168 FIGURE 102. LOCALISATION DU RESEAU DE TRANSPORT DE GAZ NATUREL SUR LA COMMUNE DE CAGNY .................. 168 FIGURE 103 : CARTE D’ENSOLEILLEMENT EN KWH/JOUR/M² AU NIVEAU DU SOL ..................................................... 170 FIGURE 104 : ENSOLEILLEMENT D'UNE MAISON EN FONCTION DU TEMPS ................................................................. 171 FIGURE 105 : EXEMPLE DE PROTECTION AU VENT ................................................................................................... 172 FIGURE 106 : VUE 3D DE CAGNY ......................................................................................................................... 172 FIGURE 107 : DEPERDITION DE CHALEUR D'UN HABITAT NON ISOLE ......................................................................... 173
Tables des tableaux
TABLEAU 1 : ORIENTATIONS, ACTIONS ET SOUS-ACTIONS DU SRCE PICARDIE APPLICABLE A L’ECHELLE DE LA COMMUNE ...................................................................................................................................................................... 20 TABLEAU 2 : ORIENTATIONS ET DISPOSITIONS DU SRCAE PICARDIE APPLICABLE A L’ECHELLE DE LA COMMUNE ......... 24 TABLEAU 3 : AXES STRATEGIQUES DU PRAD CONCERNANT CAGNY ........................................................................ 30 TABLEAU 4 : EVOLUTION DU TAUX DE SCOLARISATION SELON L’AGE (2010 – 2015) ................................................. 102 TABLEAU 5 : EQUIPEMENTS SPORTIF METROPOLE AMIENOISE ................................................................................ 105 TABLEAU 6 : ESTIMATION DES PLACES DES PARKINGS PUBLICS ................................................................................. 120 TABLEAU 7 : COUPE GEOLOGIQUE DE CHANTIER...................................................................................................... 124 TABLEAU 8 : PRINCIPAUX HABITATS DU SITE .......................................................................................................... 141 TABLEAU 9 : PRINCIPAUX HABITATS DU SITE .......................................................................................................... 142 TABLEAU 10 : LISTE DES CAPTAGES ET DES VOLUMES PRELEVES ............................................................................. 158 TABLEAU 11 : LISTE DES SITES INDUSTRIEL ET D'ACTIVITE DE SERVICES CE SUR CAGNY .......................................... 161 TABLEAU 12 : CARACTERISTIQUES DU ZONAGE REGLEMENTAIRE ............................................................................. 164