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Compte-Rendu - 2020 07 10 CR CM
Compte-Rendu - CR CM 2020 12 16
Compte-Rendu - 2020 07 03 CR CM
Compte-Rendu - 2020 08 18 CR CM
unknown - ONF 2020
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Motte-du-Caire.
Lien du pdf (unknown - ONF 2020)
Thèmes du document : Bois et produits du bois, Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes,
Courrier du Département de la Santé des Forêts du 04 1
Le Meria laricis a touché ces dernières
années les mélézins de Suisse (2008,
2010,...) ou des Hautes-Alpes (2002,
2008). Dans les Alpes-de-Haute-Provence,
en forêt communale du Lauzet sur Ubaye,
nous avions eu une attaque d’un autre pa-
thogène foliaire du Mélèze, le Mycosphae-
rella laricina en 2015 et 2016.
Dès la fin juin, de nombreux mélézins des
Alpes de Haute-Provence (mais également
du 05 et du 06) ont présenté des roussisse-
ments spectaculaires en vision lointaine.
Les zones de Colmars-Allos et du Bache-
lard ont été particulièrement touchées.
Ce phénomène est souvent en lien avec la
pluviométrie de la fin du printemps qui
favorise la croissance de ce champignon.
Les versants les plus touchés sont essen-
tiellement les ubacs et les zones de confi-
nement. Si les dégâts sont impressionnants
de loin, ils le sont beaucoup moins de près,
où seule une partie des aiguilles est atteinte
et essentiellement celle de la périphérie.
Après le rougissement, les aiguilles touchées
flétrissent et tombent.
Cette maladie foliaire sur un arbre à feuilles
caduques est bien moins dommageable que
si elle atteignait un résineux à feuilles persis-
tantes. Pour les mélèzes, elle est également
moins grave qu’une défoliation totale comme
celle produite par la chenille de la Tordeuse
grise du Mélèze ou du Coléophore.
Les symptômes se sont atténués au cours de
l’été. Mais, couplé à la sécheresse estivale,
Meria a donné à nos mélézins un aspect clair
et grisâtre qui n’a disparu qu’au passage des
aiguilles au jaune scintillant de l’automne.
Roussissement des mélèzes dans les Alpes du sud
EDITORIAL
Pour ce dix-huitième courrier DSF du
04, l’actualité principale est une
inédite recrudescence de problèmes
pathologiques.
Nous parlerons des spectaculaires
rougissements des mélézins, de
l’expansion de la Chalarose du Frêne
ou encore de la progression inexo-
rable de la Pyrale du Buis.
Les événements météorologiques sont
comme toujours au cœur de ce bilan
de l’information sanitaire de 2020.
L’état de santé des forêts reste intime-
ment lié au climat chaotique qu’elles
subissent. Notre département, à la fois
méditerranéen et montagnard, est en
première ligne du changement clima-
tique en cours.
Vous noterez un changement de ma-
quette de votre courrier et l’augmenta-
tion raisonnable du nombre de pages.
Comme les années précédentes, ceux qui
veulent plus de détails sur un sujet, auront
à leur disposition des articles de fond et
statistiques. Ils seront déposés sur le disque
P de l’Agence.
Bonne lecture à tous…
MICAS LILIAN
Avec la participation de Stephane Nalin (CO
DSF/CRPF 04)
Dans ce numéro :
Roussissement des mélèzes dans les Alpes du sud 1
Les champignons pathogènes suite… la Chalarose du Frêne 2
Violent orage et neige lourde… 2
Scolytes, peu actifs en 2020... 2
Suivi des plantations 2020 3
En Bref
La pyrale du Buis
4
Bilan Météorologique 2020
Bilan Placettes Processionnaire du Pin
5
6
Courrier du Département de la Santé des Forêts du 04 C O R R E S P O N D A N T - O B S E R V A T E U R
D U
D É P A R T E M E N T
D E
L A
S A N T E
D E S
F O R Ê T S
Année 2020 N°18
Décembre 2020
Les dégâts de champignons pathogènes, peu
abondants dans notre département dans un passé
récent, semblent prendre depuis quelques années
une importance grandissante dans nos pro-
blèmes phytosanitaires. Après l’épisode Diplo-
dia pinea, voici que surgissent deux nouveaux
venus : le Meria du Mélèze et la Chalarose du
Frêne. Le premier n’avait jamais vraiment fait
parler de lui dans notre département, quant au
second, après sa découverte en Ubaye en 2016,
on ne l’avait pas revu. 2020 restera l’année de
son explosion dans les Alpes-de-Haute-
Provence.Courrier du Département de la Santé des Forêts du 04 2
En juin de violents orages avec de très
grandes quantités de pluie se sont abat-
tus sur notre département. Ils ont provo-
qué des glissements de terrain et autres
laves torrentielles
qui ont emporté
ou enseveli divers
peuplements
feuillus aussi bien
que résineux.
En fin 2019, un épisode neigeux, lourd
et précoce, (le 15 novembre), a provo-
qué de nombreux îlots de chablis dans
les forêts des Alpes-de-Haute-Provence.
Heureusement, ces dégâts lourds de
conséquences pour de nombreux peu-
plements, n’ont pas été amplifiés par
une crise scolyte. Cette casse automnale
a eu le temps de perdre une bonne partie
de son appétence avant que les tempéra-
tures ne se soient élevées au printemps.
Le printemps humide, aussi favorable soit-il
aux arbres, a eu ses revers. Le développe-
ment des champignons pathogènes en est le
principal, comme le montre l’exemple de
Meria laricis sur Mélèze. Les mois
d’octobre, novembre et décembre 2019
avec leurs pluviométries records, plus de
550 mm tombés en 3 mois (équivalent de
10 mois de pluie d’une année dans la
norme) ont également contribué a une ex-
plosion des problèmes fongiques.
La Chalarose du Frêne, l’agent de flétrisse-
ment du frêne, (Chalara fraxinea) apparu
en 2016 dans la vallée de l’Ubaye a brutale-
ment ressurgi dans notre département. De-
puis deux ans, certains sites été suivis, no-
tamment autour de Seyne-les-Alpes, du fait
de la progression du front dans les Hautes-
Alpes. Alors qu’en 2019, aucune placette
ne présentait de symptôme de ce pathogène,
quelle ne fut pas notre surprise de voir
nombre d’entre-elles positives en 2020.
Le flétrissement du feuillage avec présence
de nécroses ou de chancres sur la tige est le
symptôme le plus typique. Cette pousse
courbée, en drapeau, attire l’œil même en
passant en véhicule. L’émis-
sion de rejets à la base des
pousses infectées donne rapi-
dement à la jeune tige un
aspect caractéristique.
Les analyses en laboratoire ont rapidement
confirmé la présence de cet Ascomycète.
Une tournée dans tout le nord du départe-
ment, nous a permis de découvrir des frê-
naies atteintes à Chaudon-Norante, Colmars,
Bayons, Seyne, Auzet, Le Vernet, Méolans-
Revel ou encore St-Paul-sur-Ubaye.
Comme l’on sait que les flétrissements des
pousses s’observent au début de l’infection,
on peut malheureusement craindre une pro-
pagation de ce champignon dans notre dépar-
tement. Toutefois, il peut être freiné par les
sécheresses régulières qui nous affectent.
Donc il est difficile de pronostiquer son ex-
tension.
Soyez vigilants lors de vos passages dans ce
type de peuplement et n’hésitez pas à me
faire remonter vos informations, au besoin
sous forme de photographie.
Pousse avec feuilles repliées vers le bas et décolo-
ration du rameau sous la zone flétrie.
çaises et européennes.
La faible représentation de cette es-
sence dans notre département nous
préserve de ce fléau.
Les foyers de scolytes sont peu nombreux.
Le Sténographe (Ips sexdentatus) est le prin-
cipal responsable des mortalités relevées
dans le département. Par contre ses dégâts
sont très faibles (en dehors d’une zone en
forêt privée à la Colle-St-Michel) et le
nombre de foyers est en forte baisse. Cer-
tains d’entre eux, ont d’ailleurs été constatés
en 2020 (Braux) mais l’attaque principale
était bien antérieure, souvent en lien avec les
chablis du printemps 2018.
Situation identique pour une tache d’Ips ty-
pographus dans les épicéas de Bayons. La
mortalité datée de 2019. Mais pas d’inquié-
tude, la situation n’a rien à voir avec la crise
que traversent de nombreuses pessières fran-
Violent orage et neige lourde...
Les champignons pathogènes suite… la Chalarose du Frêne
Scolytes, peu actifs en 2020...
A N N É E 2 0 20 N °1 8Courrier du Département de la Santé des Forêts du 04 3
L’enquête plantation 2020 a porté sur 6 plantations du dispositif MedForFutur dans les forêts domaniales des Gorges du Verdon et de l’Issole.
Le taux d’indemnes remonte pour être proche de celui de 2013, celui des plants atteints, également, puisqu’il est moitié moins élevé que l’année précédente. La mortalité reste basse, identique à 2019. Dans ces expérimentations, les causes des dégâts sont multiples et complexes.
Ces résultats sont très contrastés d’une plantation à l’autre. Une mortalité qui varie de 2 % à 21.5%, des plants atteints allant de 4.5 % à 61 %. La réaction individuelle des essences (quatre différentes cette année), favorisent ces bilans très hétérogènes. Tou- tefois en 2020, la présence systématique de protection contre le gibier pour l’ensemble des plantations, a enlevé ce biais récurrent de nos analyses. Il peut expliquer, en partie, la nette diminution des plants « atteints ».
Les atteintes abiotiques liées au « choc » de la plantation, ont été prépondérantes pour toutes les essences. Le mois d’avril très sec est en partie responsable des problèmes printaniers des différentes essences. Le Sapin de Céphalonie et le Pin noir de Salzmann permettent de comparer deux plantations dans deux forêts différentes. Tandis que le Sapin de Céphalonie réagit de manière égale, avec respectivement 92 % et 86 % d’indemnes, le Salzmann est plus impacté dans la parcelle la plus chaude avec un taux d’atteints qui double pour les Gorges du Verdon. Le bilan global à l’échelle du département est donc correct pour 2020. la pluviométrie très importante du mois de juin ayant permis aux plants de survivre à la sécheresse estivale.
Un satisfecit aux Sapins de Céphalonie (photo ci-dessous) et aux Cèdres de l’Atlas qui avec une mortalité inférieure à 3 % mon- trent leurs grandes résistances.
Suivi des plantation 2020
A N N É E 2 0 20 N °1 8Courrier du Département de la Santé des Forêts du 04 4
A N N É E 2 0 20 N °1 8
La Rouille courbeuse du Pin est
présente en FC d’Ongles, pour
une fois sur pin sylvestre. Il faut
dire que son hôte alternant, le
Tremble, ne manque pas.
Réapparition de quelques foyers
importants de la galle du gland du
chêne (dite « Galle Tchernobyl »)
provoqué par Andricus dentimi-
tratus, un petit hyménoptère cyni-
pidés. Il faut dire qu’elle fait tou-
jours son petit effet attirant le
regard aussi bien des forestiers,
que des promeneurs.
Les charançons phyllophages
des Sapins sont de nouveau pré-
sents à la fois sur pectiné (FD
Issole) et Nordmann (FD Mont-
denier). Les dégâts sont visibles
mais peu importants.
Présence de Phomitopsis sp. sur
Mélèze dans le Haut-Verdon. Il
produit une pourriture cubique
en dégradant la cellulose et les
hémicelluloses. Il laisse la li-
gnine intacte et le bois devient
cassant.
Les Pins maritimes d’Ongles ont
subi une attaque de la Pyrale du
tronc (Dioryctria sylvestrella). La
chenille creuse sous l’écorce une
galerie irrégulière qui peut créer
des zones de moindre résistance,
et accroitre la sensibilité au
vent ; cela affecte la qualité du
bois, et peu très rarement entraî-
ner la mort de l’arbre par annéla-
tion.
Ecoulement de résine symptomatique de
l’attaque de la chenille de ce Lépidoptère.
Les piégeages de Monochamus,
vecteur du Nématode du Pin,
ainsi que les prélèvements sur
des arbres morts dans tout le 04
sont négatifs. Nous sommes
donc indemnes de Bursaphe-
lenchus xylophilus, bonne nou-
velle !
De nouveaux insectes invasifs
sont recherchés en France, il
s’agit du Bupreste Agrilus plani-
penis sur Frêne et du Lépidop-
tère Dendrolinus sibericus sur
Pin. Aucun signe de ces deux
espèces n’a été trouvé, re-bonne
nouvelle !!
En bref ...
La pyrale du Buis, Cydalima pers-
pectalis, qui sévit dans une grande
partie de la France depuis plus de
dix ans maintenant, a quitté les
parcs et jardins de notre départe-
ment pour passer au milieu naturel
en 2018. En 2019, sa brusque ex-
tension dans les sous-bois de Haute-
Provence n’était pas passée inaper-
çue. Elle fut abondamment relayée
du fait de sa présence, en masse,
dans les allées de notre préfecture.
Au cours de l’année 2020, elle a
continué sa progression mais sans
renouveler sa propagation fulgu-
rante de 2019. En effet, le foyer de
l’Asse a atteint Mézel, en passant
par Bras d’Asse et Beynes. Dans la
vallée du Jabron, elle monte le ver-
sant nord de Lure jusqu’à Valbelle.
C’est à l’est, dans la vallée du Var
et de la Vaïre, que sa diffusion est
la plus importante. Elle monte jus-
La pyrale du Buis
qu’à plus de 1150 m d’altitude à
Castellet-lès-Sausses et longe la
route de Nice jusqu’à mi-pente du
Col de Toutes Aures. Toutefois, sa
vitesse d’extension semble avoir
ralenti, doit-on y voir un effet d’une
météo peu favorable ? Difficile à
dire, tant nous ne savons pas tout de
cette espèce invasive. Nous verrons
en 2021 la dynamique que prendra
cette population en pleine exten-
sion. Il y a encore beaucoup de Buis
à consommer dans notre départe-
ment.Courrier du Département de la Santé des Forêts du 04 5
Bilan météorologique 2020
Hiver : DEC. 2019/JAN. / FEV. 2020
L’hiver a été marqué par des T° minimales aussi bien que maximales largement supérieures à la moyenne. En matière de pluviométrie, comme en 2019 janvier et février sont très secs ( - 47 % en moyenne), mais comme décembre a été extrêmement arrosé avec + 183 %, l’hiver météo a fini avec + 51 %.
Donc l’hiver fût doux pour les minimales (+ 1.9 °) et pour les maximales (+ 2.6 °) mais bien humide grâce à un mois de décembre très pluvieux.
Printemps : MARS/AVRIL/MAI 2020
Les T° les minimales et maximales ont été supérieures à la normale sur tout l’ensemble du printemps. Pour la pluviométrie, si l’ensemble du printemps est excédentaire, avec + 15 %, cela cache, une fois de plus, un très grand contraste. En effet, si avril a connu un déficit de - 40 %, mars et mai ont connu un excédant ( + 50 %).
Un printemps chaud avec des températures minimales (+ 1.2°) et des maximales ( + 1.6 °) toujours au-dessus de la moyenne, très pluvieux en mars et mai mais sec en avril.
Eté : JUIN/JUIL./AOUT 2020
Les T° minimales et maximales sont restées, en moyenne, au-dessus de la norme (+ 0.7° et + 1.1°). Le mois d’août a connu encore des journées extrêmement chaudes comme le montre le record de l’année avec 39.6° sous abri, le 1 août. Seules les T° maximales de juin ont été inférieures (-0.9°par rapport à la norme). Cette période estivale est marquée par un déficit hydrique en juillet (- 99 %) et en août (- 82 %), seulement compensé par un mois de juin très pluvieux + 112 %, la pluviométrie estivale est au final de - 14 % par rapport à la normale.
Donc un été très chaud, malgré un mois de juin frais et humide, avec deux mois très secs, juillet et aout.
Automne : SEPT./OCT./NOV. 2020
L’automne a été contrasté avec des T° minimales (+ 0.1°) et maximales (+ 1.1°) supérieures à la moyenne, mais qui cache un mois d’octobre frais (-1.2° de T° minimales et maximales). La pluviométrie est marquée par des mois secs (- 44 %) dans le prolongement de l'été. C’est un automne relativement sec avec un mois d’octobre atypique, frais et peu pluvieux alors que septembre et novembre sont assez doux mais peu arrosés.
Au bilan, 2020 restera comme, encore, une année chaude (+ 1 ° pour le min. et +1.6 ° pour les max. par rapport à la moyenne). Au niveau national, l'hiver 2019 -2020 est d'ailleurs l'hiver le plus chaud jamais enregistré depuis le début du XXème siècle avec un excédent de température de 2,7°C, le plaçant devant les hivers 2015-2016 (+2,6°C) et 1989-1990 (+2,0°C).
Mais dans le 04, c’est surtout une année très contrastée en matière de précipitations avec 4 mois sur 12 excédentaires, - 4 % au final, mais avec 8 mois défici- taires dont 2 extrêmement secs (0.2 mm en juillet !).
La zone Est du département, dans sa partie montagnarde, a connu quelques différences, puisque à Saint-André les Alpes, en octobre il est tombé plus de 150 mm en lien avec la tempête Alex qui a marqué les Alpes-Maritimes. De ce fait l’automne n’a pas présenté de déficit hydrique par rapport à la nome. On notera également la vingtaine de mm de juillet et les 36 mm de fin août, qui n’ont toutefois pas empêché la sécheresse de ces deux mois.
A N N É E 2 0 20 N °1 8Courrier du Département de la Santé des Forêts du 04 6
faire part).
Il faut toujours signaler tous les
nids présents au dessus 1700 m
d’altitude ou sur des essences in-
habituelles. Il semble que la dou-
ceur de l’hiver 2019/2020 et la
chaleur estivale poussent toujours
les papillons vers les sommets, le
Pin à crochet se révélant être un
hôte très attractif en montagne.
Nids et effets « brin de paille » sur Pin
à crochet. Crête de FD Chamatte
(1840 m) Novembre 2020 - Photos LM
L’an passé, le suivi des placettes
« Processionnaires » avait montré
une nette remontée du nombre de
nids sur une bonne partie du départe-
ment alors que nous attendions une
rétrogradation générale. Cette mau-
vaise surprise ne s’est, fort heureuse-
ment, pas poursuivie en 2020. cette
année, treize placettes (sur 18) ont
montré une baisse plus ou moins
forte, trois ont stagné au plus bas
pour seulement deux en hausse peu
significative. St-Jurs reste en tête
mais avec seulement 27 nids sur sa
lisière pour 74, l’an dernier, et 177
en 2015 au sommet de la gradation.
Aucune autre placette n’atteint les
10 nids, du jamais vu depuis 2013.
On peut penser que la pluviométrie
abondante de l’automne 2019 a per-
mis cette chute des effectifs de la
principale chenille défoliatrice du
pin.
Au vu des tournées automnales,
nous devrions, en 2021, connaitre
une stagnation voir une légère
hausse des effectifs. Ce point bas
atteint en 2020 devrait perdurer,
même si le cycle de la Procession-
naire est de moins en moins régulier.
Toutefois, l’apparition de quelques
nids a plus de 1800 m d’altitude,
dans l’Est du département nous con-
firme que ce lépidoptère n’a de cesse
de s’adapter aux changements clima-
tiques en cours. Sa plasticité fait sa
force, comme en témoigne sa pro-
gression vers le nord de l'Europe et
le sommet de nos pinèdes d’altitude.
En attendant, la notation du premier
trimestre 2021 démarrera début jan-
vier. Comme chaque année, je con-
tacterai les responsables des pla-
cettes et je participerai à un certain
nombre de notations. (si vous avez
des demandes par rapport au nou-
veau protocole, n’hésitez pas à m’en
La Processionnaire du pin : bilan des placettes de suivi du 04
L’objectif du réseau de placettes permanentes
« processionnaire du pin » est le suivi des fluctuations
interannuelle des populations à l’échelle de grandes
régions écologiques. A partir de la notation 2020, il a
été décidé de recentrer les observations, uniquement, sur
les lisières.
Pour notre département, les placettes présentant toutes
une lisière de 100 ml, elles ne sont pas modifiées, la
lisière est conservée, matérialisée par un marquage aux
2 extrémités du linéaire. Le nombre de Pins en faisant
partie est compté, ainsi que le nombre de Pins attaqués
(portant au moins un nid ou des traces de consomma-
tion). Enfin, l’intensité de la défoliation des Pins atta-
qués est notée.
A N N É E 2 0 20 N °1 8