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Arrêté - ap ouvert ferm 2024 2025 version def post cdcfs si
Arrêté - AP ouvert ferm 2024 2025 Version Def post cdcfs si
PLU - Autres - Source Douix Chatillon 19311024
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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Châtillon.
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Thèmes du document : Aménagement du territoire, Animaux, Espaces terrestres et maritimes,
2016 - 2019
Commune de Châtillon d’Azergues
Atlas de la
Biodiversité
Communale
de Châtillon
d’Azergues
Atlas de la
Biodiversité
Communale
de Châtillon
d’Azergues
2016 - 2019Introduction............................................................................P.4
Présentation générale du territoire communal.....................P.5
Les milieux identifiés sur la commune...................................P.8
• Les milieux agricoles et prairiaux......................................P.8
• Les milieux aquatiques......................................................P.12
• Les milieux rocheux...........................................................P.18
• Les milieux forestiers.........................................................P.21
• L’espace urbain..................................................................P.25
Les corridors écologiques.......................................................P.28
Les migrateurs.........................................................................P.29
Les actions et initiatives de la commune pour la biodiversité.P32
Remerciements.......................................................................P.35
Conclusion...............................................................................P.35
Rédaction : FNE Rhône Priscilla Godfroy, Didier Rousse
Pierre Gadiolet, Charles Bornard
Mise en page : Flora Bossmann, document source : Pierre Ga-
diolet
Cartographie : FNE Rhône, Priscilla Godfroy, Pierre Gadiolet,
Relecture : Charles Bornard, Maxime Meyer
Crédit photos : FNE Rhône (D. Rousse, Y. Vincent, P. Godfroy, C.
Bonvoisin), P. Gadiolet, C et F. Bornard, T. Duret, J Tosti , Pierre
Duhem, M. Mecnaroswki, Y. Peyre, P. Chatillon, Commune de
Châtillon d’Azergues, Pixabay
Liste complète des contributeurs en fin de document : Remer-
ciements.
FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT – RHÔNE
22 Rue Edouard Aynard, 69 100 VILLEURBANNE
04 37 47 88 50
www.fne-aura.org/rhone/
rhone@fne-aura.org
SOMMAIRELe village de Châtillon est renommé pour son patrimoine. Par là, nous entendons à l’évidence son patrimoine historique et architectural; nous pensons moins à son patrimoine naturel, qui constitue pourtant un élément déterminant du cadre de vie cher à nos concitoyens.
Il nous a donc paru important de réaliser un Atlas de la Biodiversité Communal afin d’identifier et de répertorier les éléments de la faune et de la flore qui font notre patrimoine. Nous nous sommes trouvés bien plus riches que nous ne le pensions !
En outre, ce travail permettra aux générations à venir de disposer d’un état des lieux indispensable pour étudier l’évolution de cette faune, de cette flore, et des milieux remarquablement diversifiés de la commune.
Enfin, l’élaboration de ce document n’aurait pas été possible sans plusieurs pré- cieuses collaborations.
Le Fonds de Dotation pour la Biodiversité nous a apporté un soutien financier déterminant.
Les naturalistes qui ont effectué l’inventaire n’ont économisé ni leur temps, ni leur énergie; ils ont trouvé des relais au sein de la Fédération de chasse et de la Société locale dont les membres ont transmis leurs données de terrain, mais aussi ont participé à l’organisation de sorties pour tous publics et à des interventions en milieux scolaires.
Les enseignants des écoles communales, du collège Simone-Veil, les person- nels du centre social CAP Générations, les personnels et les bénévoles de la mé- diathèque ont donné, chacun pour le public qui le concerne, tout le retentisse- ment souhaitable à cette opération.
Enfin, je n’aurai garde d’oublier la participation des habitants de Châtillon, qui, soit en communiquant leurs propres observations, soit en participant aux sor- ties de découverte ou aux conférences de présentation, ont montré tout l’intérêt qu’ils portent à la constitution de l’ABC.
Toutes ces actions ont permis la sensibilisation du public, qui a pu prendre conscience de la richesse naturelle de son environnement, et contribuer à la prise de conscience de la nécessité de la préserver.
Au moment où une nouvelle équipe accède aux responsabilités municipales, je souhaite que cet Atlas de la Biodiversité Communal soit un outil précieux d’aide aux décisions importantes qu’elle aura à prendre, dans le cadre de la Commu- nauté de Communes Beaujolais Pierres Dorées, pour préserver, faire fructifier et transmettre notre riche patrimoine naturel.
Bernard Marconnet
Maire de Châtillon d’Azergues
PRÉFACE
3.Qu’est-ce qu’un Atlas de la Biodiversité Communale (ABC) ?
En 2010, année internationale de la biodiversité, l’Etat a lancé un appel à projet national pour la réalisation d’Atlas de la Biodiversité Communale (ABC). La commune de Châtillon d’Azergues a souhaité s’engager dans le projet, en cohérence avec l’action 47 de l’axe 3 (un village mobilisé par la biodiversité ) du programme Agenda 21 local. L’action est intitulée « améliorer la connaissance de la biodiversité du territoire communal » et a pour objectif d’enrayer la diminution de cette biodiversité.
L’Atlas est élaboré sur la base d’un travail d’inventaires naturalistes et de cartographies. Les données concernant la faune et la flore ont été fournies en partie par différents partenaires naturalistes locaux, par des observations validées des habitants et complétées par des inventaires de terrain réalisés entre 2016 et 2018 par FNE Rhône et Pierre Gadiolet.
Quels sont les objectifs d’un ABC ?
L’Atlas vise à recenser et localiser les habitats naturels ainsi que la faune et la flore présentes sur le territoire communal. Le projet d’ABC doit permettre une meilleure prise en compte des enjeux liés à la biodiversité dans les politiques locales, et sert de support de sensibilisation et d’informations auprès des citoyens et des décideurs locaux. La commune organise ainsi des conférences, des sorties ou encore des expositions pour per- mettre de mieux comprendre la biodiversité de Châtillon d’Azergues et les projets à mettre en place pour la protéger ou la valoriser.
INTRODUCTION
POURQUOI S’INTÉRESSER À LA BIODI-
VERSITÉ ?
La biodiversité, contraction de « diversité bio-
logique », désigne la variété et la diversité du
monde vivant. Il s’agit donc de l’ensemble des
espèces vivantes présentes sur la Terre (plantes,
animaux, micro-organismes, gènes…), mais
aussi des communautés formées par ces es-
pèces et des habitats dans lesquels ils vivent.
Au sommet de la Terre de Rio en 1992, sous
l’égide des Nations Unies, tous les pays ont dé-
fini la protection et la restauration de la diver-
sité du vivant comme une priorité, considérant
ce dernier comme une des ressources vitales
pour un développement durable. Ces dernières
décennies, une érosion de la biodiversité a
été observée presque partout sur la planète.
Chaque année, entre 17 000 et 100 000 espèces
disparaîtraient de notre planète, et un cin-
quième de toutes les espèces vivantes pourrait
disparaître en 2030. Il y a consensus sur le fait
que l’Homme en soit la cause, en particulier par
la fragmentation des habitats et/ou la destruc-
tion des écosystèmes abritant ces espèces.
Le recensement des espèces
Entre 2016 et 2018, les nombreux inventaires et les ob-
servations des habitants ont permis de recenser 930 es-
pèces floristiques et 800 espèces faunistiques. Seule une
infime partie d’entre elles sont exposées dans ce docu-
ment. Il s’agit des espèces remarquables ou communes,
caractéristiques des habitats auxquels elles se rattachent.
Le dossier complet est accessible sur le site internet de la
commune.
Le recensement des habitats naturels
Les habitats naturels sont caractérisés par des conditions
de milieux (nature des sols, climat, ressource en eau,
etc.), par des communautés vivantes qu’ils abritent et par
l’usage que leur attribut l’Homme.
L’inventaire des habitats naturels et semi-naturels consiste
à identifier les milieux à partir de l’analyse de la flore et
des associations végétales selon une typologie pré-éta-
blie. Dans le cadre de l’ABC de Châtillon d’Azergues, c’est
la typologie « Eunis », conçue pour l’Europe qui a été re-
tenue. Le document présente une cartographie simplifiée
de ces habitats naturels permettant de visualiser l’orga-
nisation du territoire communal puis des sélections d’ha-
bitats suivant les grands types de milieux : prairiaux et
agricoles, aquatiques, rocheux, boisés, et enfin les zones
artificialisées.
4.Présentation général du territoire communal
La commune de Châtillon d’Azergues est située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
5.
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
BLe territoire communal s’inscrit dans les vallées de l’Azergues et de la Brévenne, ces dernières étant ré- putées pour être fortement aménagées. La commune est principalement composée d’espaces agricoles avec 50 % de surface utilisées contre 20 % pour les espaces artificialisés.
Elle est également densément peuplée, avec 205 habitants au km². Néanmoins, le territoire reste égale- ment occupé par des milieux forestiers et rocheux (essentiellement au niveau des versants), des milieux liés aux cours d’eau et des milieux prairiaux et pelouses sèches.
La commune
Note : milieux ou habitats naturels ont le même sens, la seconde appellation est plus scientifique. Espèces rudérales : plantes qui poussent spontanément dans un milieu modifié du fait des activités humaines, milieu perturbé et souvent enrichi en nitrate.
6.Le territoire de Châtillon d’Azergues est concerné par deux Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunis- tique et Floristique (ZNIEFF). Les ZNIEFF de type 1 concernent les milieux remarquables et celles de type 2 plus larges les grands ensembles naturels, ici le haut bassin de l’Azergues et du Soanan. Elles ne consti- tuent pas une protection mais sont issues d’un inventaire recensant les territoires recelant des espèces remarquables de la faune et de la flore.
Le territoire ne comporte pas d’espaces naturels protégés et gérés. Néanmoins cela ne signifie pas que la nature n’est pas présente sur le territoire. Au contraire, les espaces ouverts non urbanisés, les espaces verts, les parcs et les squares, ou encore les espaces agricoles extensifs sont d’importants réservoirs de faune et de flore communes, qui font aussi la richesse du paysage local. C’est notamment dans ce
Les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique
7.LES MILIEUX IDENTIFIÉS
Les milieux agricoles et prairiaux
Note : Milieux ou Habitats naturels ont le même sens, la seconde appellation est plus scientifique. Espèces rudérales : plantes qui poussent spontanément dans un milieu modifié du fait des activités humaines, milieu perturbé et souvent enrichi en nitrate.
Introduction
La commune de Châtillon est encore très agricole, bien que ces milieux soient en régression avec 50 % de la surface du territoire dédiée à l’agriculture contre plus de 60 % en 2010.
Au niveau des milieux agricoles et associés, la commune est largement diversifiée. Elle possède des cultures et jardins maraîchers, des vergers d’arbres fruitiers, des jardins potagers, des vignobles ainsi que des pâtu- rages. Les milieux prairiaux quant à eux se divisent en prairies améliorées sèches ou humides, en pelouses semi-sèches calcaires, en friches et fourrés ainsi qu’en mosaïques de prairies semi-sèches calcaires et four- rés.
8.Habitats naturels identifiés
Les prairies fauchées ou pâturées
Ces prairies sont caractérisées par la présence de graminées (plantes
dont les fleurs minuscules sont groupées en épis). Elles servent
de pâture au bétail et à la production de fourrage pour l’hiver.
Ce sont des végétaux ayant besoin d’apports moyens en
eau pour se développer. Elles présentent un aspect uni-
forme et peu fleuries si elles sont semées mais les prairies
naturelles pâturées de façon extensive peuvent être large-
ment diversifiées et très favorables aux insectes butineurs.
© FNE Rhône
Les pelouses sèches sur sols calcaires
Ces pelouses, installées sur des sols calcaires, bénéficient d’une
exposition et d’une pente favorisant le microclimat chaud. Elles
abritent une végétation herbacée peu dense, supportant bien la
chaleur et une sécheresse relative.
Ce type de pelouses sèches possède une valeur écologique inté-
ressante, abritant des orchidées et de nombreuses espèces de pa-
pillons et de criquets. C’est une zone de ressources alimentaire
abondante pour certains oiseaux se nourrissant d’insectes.
Les prairies humides
Ces prairies présentent des plantes typiques de sols humides
comme le Lychnis fleur de coucou, le Jonc épars ou encore la Puli-
caire dysentérique. La végétation y est parfois exubérante.
Elles correspondent très certainement aux vestiges des anciennes
zones humides, autrefois répandues dans les fonds de vallées,
avant que l’artificialisation des milieux ne devienne aussi impor-
tante.
Elles occupent une très faible superficie sur le territoire de la
commune et sont principalement regroupées dans une mosaïque
d’habitats humides à proximité de l’A89.
9.
© FNE Rhône
© FNE RhôneLes grandes cultures
Les zones de grande culture sont essentiellement loca-
lisées sur les plateaux recouverts d’alluvions anciennes
argilo-siliceuses. Elles regroupent principalement des
cultures annuelles (céréales d’hiver, colza, cultures four-
ragères, …).
Ces cultures sont localement intéressantes pour les
plantes messicoles, c’est-à-dire liées aux cultures céré-
alières comme le bleuet ou le coquelicot bien connus
de tous ou encore la pensée des champs qui peut au
contraire former de grandes colonies ainsi que pour les
oiseaux nichant au sol comme l’Alouette des champs, la
Caille des blés ou l’Œdicnème criard. © Pierre Gadiolet
Les vignes
Les vignes sont implantées sur les coteaux et plateaux ar-
gilo-calcaires bien exposés au soleil.
Les vignes anciennes peuvent abriter une flore spécifique
rare, telle que la Tulipe sauvage (présente sur la commune
limitrophe de Charnay) ou la Gagée des champs.
Le cortège des oiseaux des milieux ouverts n’est pas en
reste avec l’Alouette lulu, l’Œdicnème criard ou la Perdrix
rouge qui trouvent dans les sols nus ou couverts d’une
végétation clairsemée entre les rangs de vigne un milieu
de substitution. Les grives (mauvis, musicienne…) passent
en bandes à l’automne pour grappiller les raisins non ven-
dangés. © Charles Bornard
Au lieu-dit le Copet
10.FAUNE ET FLORE : CARACTÉRISTIQUES
La Luzerne orbiculaire (Medicago orbicularis)
C’est une espèce remarquable des pelouses sèches qui n’avait pas été revue sur la commune depuis 1899. Appartenant à la famille de légumineuse, elle a la particularité de former des gousses en spirale aplatie.
© Thibault Duret
Luzerne orbiculaire
L’Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora)
C’est une orchidée qui possède une hampe de fleurs pourpres assez lâches. Elle affectionne les milieux humides et notamment les prairies humides. Cette orchidée est une espèces nouvellement inventoriée sur la commune et a été découverte par Pierre Gadiolet au lieu-dit Boyeux.
Cette orchidée est protégée sur le plan régional.
Orchis à fleurs lâches
Micrommate verte (Micrommata virescens)
Cette araignée à une coloration assez atypique puisque la majo-
rité de son corps est d’une couleur verte jaune fluo. Elle ne tisse
pas de toile mais chasse dans la végétation où elle se camoufle
parfaitement.
Le Paon du jour (Inachis io)
Cette espèce appartient au groupe des Vanesses qui sont de grands pa-
pillons aux ailes colorées. Il a la particularité d’avoir des ocelles, tâches
arrondies qui ressemblent à des yeux rappelant les motifs des plumes de
paon, d’où il tire son nom.
Il hiverne dans les bâtiments, les grottes et cavités.
Micrommate verte
Paon du jour
Photo libre de droit (Pixabay)
11.
© FNE Rhône
© FNE RhôneBleuet (Cyanus segetum)
Cette belle plante est une espèce dite messicole, (cf. p. 9). Elle
pousse dans les cultures peu ou non traitées et souvent observée
avec d’autres espèces comme le Coquelicot.
La fleur est d’un bleu très reconnaissable et possède une anato-
mie particulière, avec de grandes fleurs externes rayonnantes.
Bleuet
L’Œdicnème criard (Burhinus oedicnemus)
L’Œdicnème criard est un oiseau des milieux calcaires ensoleillés
comportant des friches, des cultures basses des landes ou encore
des prairies sèches.
C’est un excellent caméléon, presque impossible à détecter dans
son milieu grâce à son plumage qui lui permet de se fondre dans
l’environnement. En revanche son chant est très particulier et très
reconnaissable.
Comme certains oiseaux, il réalise son nid à même le sol (petit
trou) dans une zone dégagée qui permet aux parents d’observer
et de protéger leurs progénitures d’éventuels prédateurs.
L’Ephippigère des vignes (Ephippiger diurnus)
Cette espèce appartient à l’ordre des orthoptères qui rassemble
les grillons, les criquets et les sauterelles.
L’Ephippigère des vignes vit dans les friches et les lisières fores-
tières. Elle a été observée à deux reprises au lieu-dit du « Grand
moulin » par fauchage dans l’herbe et sur des branches de chêne.
© Pierre Duhem
Œdicnème criard
Ephippigère des vignes
© Sumeet Moghe
Photo libre de droit (Pixabay)
12.Les milieux aquatiques
Introduction
A première vue la richesse en milieux aquatiques de Châtillon d’Azergues n’est pas évidente. C’est que les milieux aquatiques de la commune sont surtout constitués de cours d’eau bordés par une végétation dense qui les masque au regard. Les autres milieux comme les mares sont généralement de petite taille.
Les cours d’eau présentent malgré tout un linéaire cumulé de 7,4 km et constituent la trame bleue (un ré- seau écologique entre les différentes rivières, ruisseaux et milieux aquatiques suivi par la faune aquatique, des berges et ripisylves) trame qui structure le paysage.
13.sites identifiés
L’Azergues et la Brévenne
La commune de Châtillon est traversée d’Ouest en Est par l’Azer-
gues qui descend des monts du Beaujolais pour confluer au lieu-
dit «Dorieux» (les deux rivières) avec la Brévenne qui draine les
monts du Lyonnais et de Tarare. Cette dernière constitue la li-
mite sud-est de la commune.
Le fonctionnement de ces deux grands cours d’eau est de type
semi-torrentiel, les crues sont rapides et violentes et les étiages
estivaux sévères. Les eaux sont par ailleurs naturellement peu
minéralisées et bien oxygénées. Le lit majeur de l’Azergues est
large au niveau du village de Châtillon mais se resserre forte-
ment en aval pour traverser les roches dures de la vallée de la
Brévenne.
Des ceintures de végétation diverses peuvent s’installer en
marge de l’eau.
L’Azergues et la Brévenne
Les bancs de graviers de l’Azergues et de la Brévenne
Les bancs d’alluvions sablo-graveleuses présents dans le lit de
l’Azergues et de la Brévenne se forment au moment des crues
par dépôt successifs de galets de toutes tailles. C’est un milieu
qui évolue généralement vers une stabilisation et un colmatage
par les matériaux fins. Cette stabilisation permet alors l’installa-
tion de plantes ayant une affinité avec l’eau ou totalement dé-
connectées de la nappe d’eau. Dans ce dernier cas, les plantes
sont dites pionnières (c’est-à-dire des plantes capables de colo-
niser un milieu instable) et xérophiles (c’est-à-dire adaptée à la
sécheresse).
Les communautés végétales présentes au niveau des bancs de
graviers se succèdent dans le temps, au fil de la stabilisation et
du colmatage de ces bancs.
© Pierre Gadiolet
Le ruisseau d’Alix
Le ruisseau l’Alix abrite quelques espèces de poissons et un cer-
tain nombre d’insectes aquatiques et notamment des demoi-
selles (libellules) comme le Caloptéryx vierge et le Caloptéryx
éclatant ou comme le Gomphe à pince.. La salamandre tache-
tée est avérée sur un de ses affluents : la Goutte Bois Dieu.
© Pierre Gadiolet
© Pierre Gadiolet
14.Les sources
Une dizaine de sources principales ont été inventoriées sur le
territoire communal et sont issues de l’émergence de petits
aquifères karstiques. La plupart de ces sources n’ont fait l’objet
d’aucun aménagement et représente un intérêt majeur pour la
faune (amphibiens, invertébrés, …).
Les plus connues des sources sont celle de Font Goirand, qui est
une résurgence d’une perte du ruisseau d’Alix, et celle de la Pé-
rouze, qui est une source vauclusienne alimentant le ruisseau de
la Goutte Bois Dieu, toutes deux situées sur le nord de la com-
mune.
Source de la Pérouze
Les mares et serves
Elles correspondent à des éléments variés : trous d’eau dans
les prairies pâturées, des anciennes gravières creusées ou des
étendues d’eau plus importantes, dont certaines servent encore
pour abreuver le bétail.
Ce type de milieux abrite souvent des amphibiens comme les
Grenouilles vertes ou le Triton palmé et des insectes aquatiques.
Une des mares les plus importantes de la commune se situe au
lieu-dit Les Vavres. Suite à la construction de l’autoroute A89,
la mare a été réduite en taille et divers aménagements ont été
effectués pour compenser les impacts négatifs du projet.
Aujourd’hui la mare est composée de différents habitats : des
herbiers aquatiques sur le fond, des feuilles flottantes sur l’eau
et des roselières sur les berges. Ce site accueille quelques es-
pèces floristiques remarquables car assez rares dans le Rhône,
comme la centaurée élégante, le potamot crépu ou un peu
plus commune comme l’aigremoine odorante, et constitue un
habitat remarquable pour la faune (amphibiens, insectes aqua-
tiques) .
© Pierre Gadiolet
© FNE Rhône
15.
© FNE RhôneFaune et flore caractéristiques
Le Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata)
Cette espèce vulnérable a été contactée à plusieurs reprises sur la
commune, notamment aux lieux-dits La Barollière et Boyeux entre
2003 et 2012.
Pour se reproduire, le sonneur affectionne les eaux stagnantes
de faible profondeur et en partie ensoleillées. L’hiver, il hiberne
sous des souches, des pierres, de la mousse ou encore des fissures
pour s’abriter du gel.
En France, cette espèce est menacée d’extinction et comme tous
les amphibiens, elle fait l’objet de réglementations pour sa pro-
tection.
L’Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale)
Cette libellule est rare et protégée au niveau national. Elle est
aussi considérée comme remarquable au niveau européen (Di-
rective Habitats-Faune-Flore).
L’Agrion de Mercure n’a pas besoin de grandes surfaces pour se
maintenir pourvu que des corridors existent pour permettre les
échanges entre les individus, ces derniers ne se déplaçant pas
plus de quelques centaines de mètres.
L’espèce a besoin d’une eau de qualité faiblement courante bien
oxygénée et d’une végétation hydrophyte.
La Couleuvre vipérine (Natrix maura)
Cette espèce ressemble aux vipères, ce qui lui a valu son nom,
mais appartient bien aux couleuvres. Bien que sa tête soit légè-
rement triangulaire (caractéristique des vipères), elle possède de
grosses écailles sur la tête et des pupilles rondes.
Cette espèce fréquente les milieux humides (lacs, mares, rivières)
dont elle se sert principalement pour se reposer et se nourrir
(amphibiens, poissons). La couleuvre vipérine est une très bonne
nageuse et peut rester sous l’eau pendant plusieurs minutes.
© Pierre Gadiolet
Photo libre de droit (Pixabay)
16.
© FNE RhôneLe Cincle plongeur (Cinclus cinclus)
Le Cincle plongeur est un oiseau d’environ 20 cm. Son corps est
de trois couleurs : brun au niveau de la nuque, du haut du dos et
de la tête, gris au niveau du dos et blanc au niveau du menton, de
la gorge et de la poitrine. Cette espèce est liés aux cours d’eau et
nage très bien sous l’eau pour se nourrir d’invertébrés aquatiques
(insectes, larves, crustacés, …).
Il construit son nid très proche de l’eau, dans des cavités, dans la
rive, sous un pont, … Il est souvent aperçu en vol raz au-dessus des
cours d’eau.
Centaurée élégante (Centaurium pulchellum)
Cette petite espèce de la famille des Gentianacées se retrouve
plutôt sur des sols sableux ou marneux plus ou moins dénudés
dans des milieux humides comme les ripisylves ou les tour-
bières.
Cette espèce n’est pas très grande et fait de nombreuses fleurs
roses (rarement blanches) organisées en cyme ce qui lui donne
un aspect assez trapu.
Niphargus
Le Niphargus est un genre de crustacés aquatiques amphipodes.
Ces crustacés de très petite taille sont aveugles, translucides et
vivent dans les milieux souterrains.
Parfois observable dans les circulations d’eau des grottes et mines,
il a été contacté au niveau de la source de Font Goirand. Il peut
en effet se retrouver entraîné par le courant au niveau de l’émer-
gence des réseaux souterrains noyés.
© FNE Rhône
17.
© FNE Rhône
© FNE RhôneLes milieux rocheux
Introduction
Les milieux rocheux sont bien présents sur la commune de par la variété des formations géologiques. En particulier, la pierre dorée, roche calcaire embléma- tique de la région, fortement présente sur la commune comme en témoigne le bâti ancien.
Ainsi beaucoup de carrières ont vu le jour dont il est possible de voir encore les vestiges aujourd’hui. La pierre dorée, principalement utilisée pour la construc- tion des bâtiments, intervient aussi dans la composition de nombreux murets. Toutes ces structures offrent des zones d’abris et de nidification pour de nom- breuses espèces et participent à la richesse biologique.
18.Habitats naturels identifiés
Les anciennes carrières
Les ancienne carrières abritent une flore spécifique dans les failles
de la roche. Les plantes sont souvent très bien adaptées aux condi-
tions chaudes et sèches.
Ces milieux rocheux, naturels ou artificiels, sont constitués par des
fronts de tailles d’anciennes carrières, des barres rocheuses natu-
relles ou encore des talus routiers composés de roches calcaires.
Les escarpements permettent à un sol peu profond de se déve-
lopper par accumulation et d’accueillir ainsi des arbres et arbustes
chétifs en raison des conditions difficiles. © Pierre Gadiolet
Les chirats, murs, murgers
Les versants bien exposés de la commune ont anciennement été
aménagés en terrasses pour leur mise en valeur agricole. L’épier-
rage des parcelles cultivées a conduit à la formation de chirats (tas
de pierre). Les murs de soutènement et murets sont eux aussi des
vestiges de cette activité agropastorale.
Ces milieux pierreux ensoleillés sont des biotopes favorables à cer-
tains groupes d’espèces (reptiles, plantes succulentes, mousses) et
fournissent un abri à toute une petite faune.
© Pierre Gadiolet
Les cavités
Les talus abrupts rocheux recèlent souvent de micro-cavités et/
ou forment de petits abris sous-roche utilisés notamment par des
mammifères comme les blaireaux. La plus importante de ces cavi-
tés sur la commune est celle de la Colletière.
© Pierre Gadiolet
19.Faune et flore caractéristiques
Le Grand- Duc d’Europe (Bubo bubo)
Bien que son lieu de prédilection soit présent sur le territoire (prin-
cipalement des falaises), cette espèce ne niche pas sur la commune
et se contente de fréquenter le site.
En effet, l’espèce a été contactée visuellement à plusieurs reprises.
En 2017, un individu qui s’était pris dans un grillage sur les rives
de l’Azergues a été récupéré puis soigné au centre de soin pour
oiseaux blessés dans les Monts du Lyonnais. Il a finalement été re-
lâché dans la nature après son complet rétablissement.
La Joubarbe des toits (Sempervivum tectorum)
La Joubarbe des toits est une espèce de plante dite crassules-
cente, c’est à dire qu’elle possède de grande réserve d’eau stoc-
kée dans ses feuilles, ce qui lui permet de pousser dans des mi-
lieux très secs.
Les joubarbes ont la particularité d’être monocarpiques, c’est à
dire qu’elles ne fleurissent qu’une seule fois dans leur vie. Les
individus vont grossir pendant quelques années avant de faire
une hampe florale et de mourir après la fructification. Elles sont
retrouvées en colonies assez denses, qui sont très souvent com-
posées de clone du même individu.
Le Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros)
Contactée entre 2012 et 2017 sur la commune, il a été retrouvée
principalement au niveau d’un ancien réservoir d’eau souterrain
au lieu-dit Coppet, appartenant à FNE Rhône.
Comme toutes les autres espèces de chauves-souris, elle est pro-
tégée en France. Elle est aussi considérée comme une espèce
remarquable au niveau Européen et fait l’objet de programme
d’aide car elle est en danger comme beaucoup de chauves-souris.
© Yoorana Peyre
©Martin Mecnaroswki
20.
© FNE RhôneLes milieux boisés
Introduction
Ce terme générique de milieux boisés, malgré une apparence à première vue homogène, recouvre en réalité une diversité insoupçonnée liée aux conditions écologiques variées (exposition, nature du sol, …).
Les milieux boisés occupent sur le territoire communal une surface de 19,8 % et sont en progression, au détri- ment des prairies et terres cultivées. Les haies représentent un linéaire cumulé de 27 km sur la commune.
Ces milieux constituent une partie de la trame verte, qui correspond à un réseau plus ou moins connecté d’es-
paces naturels et agricoles (forêts, haies, prairies) et qui structure le paysage.
21.
de feuillusHabitats naturels identifiés
Les boisements de bordure de cours d’eau
Les boisements des bordures de cours d’eau (appelés ripisylves)
sont composés d’espèces adaptées aux conditions humides des
sols comme les aulnes, frênes, saules peupliers pour les arbres ou
la Reine des prés, l’Angélique des bois, le Cresson de cheval pour
la strate herbacée, par exemple.
Les forêts mixtes d’arbres feuillus
Ces forêts, généralement installées dans les pentes de basse alti-
tude, bien exposées et chaudes, sont essentiellement constituées
de frênes, de chênes, d’hêtres , d’ormes, de tilleuls, ...
Au niveau de la strate herbacée, sont souvent retrouvées la Cory-
dale solide, le Brachypode des bois, l’Anémone des bois ou encore
la Stellaire holostée.
© Pierre Gadiolet
Les forêts de Chênes
Ces forêts sont constituées de chênes localisés dans des situations
escarpées et chaudes, dans un contexte séchant et bien exposés et
forment souvent des taillis assez jeunes. Ces forêts sont générale-
ment voisines des éboulis et falaises.
Le chêne pubescent, largement dominant, est bien adapté aux co-
teaux calcaires exposés au sud. Il est accompagné en sous-bois par
l’Alisier torminal, le Buis commun… Buis qui a subi les dégradations
répétées par la Pyrale du buis et dont l’avenir à court terme est
compromis.
22.
© FNE Rhône
© FNE RhôneLes fruticées
Ce sont des formations végétales composées majoritairement d’ar-
bustes et d’arbrisseaux. Elles correspondent à un état transitoire
de l’évolution naturelle des prairies vers le stade de forêt.
Avec la déprise agricole et l’abandon des pratiques sur les praires,
ces espaces sont en augmentation .
Les haies et alignements d’arbres
Souvent en bordures de prairies ou cultures, les haies bocagères
sont très utiles. Elles servent notamment à limiter le vent et l’éro-
sion des sols, à offrir de l’ombre au bétail ainsi qu’un habitat aux
pollinisateurs et auxiliaires de cultures. Elles présentent un intérêt
faunistique très fort en tant qu’abris, ressources alimentaires, et
comme lieux de connexion et de passage entre divers milieux suivis
par la faune
© Pierre Gadiolet
Les arbres isolés
Autrefois plantés au milieu des pâtures à vaches, aux carrefours de
chemins, aux limites des parcelles ou en bord de mares, ces arbres
avaient différentes fonctions : bornage de propriété, point de re-
père, ombrage, production de fruits… Isolés et sans concurrence,
ils ont pu développer un port étalé et ont, avec l’âge, souvent at-
teint des dimensions remarquables qui font qu’on les repère dans
le paysage.
Les essences les plus fréquemment implantées sont le cerisier, le
chêne, le noyer, le pommier ou encore le saule blanc traité en tê-
tard.
Ces arbres sont une aubaine pour la petite faune de nos campagnes
(chauve-souris, insectes, oiseaux, rongeurs, …) car ils constituent
une source de nourriture, servent de perchoir et, pour les plus
vieux sujets, offrent des abris dans leurs cavités.
Aujourd’hui, ces vieux arbres tendent à disparaître progressive-
ment de nos paysages, victimes de leur âge, du changement de
vocation des terrains agricoles ou de travaux de réaménagement
du parcellaire. Cette disparition participe ainsi à l’érosion de la bio-
diversité locale.
Ils sont au nombre de 222 sur le territoire de la commune. © Pierre Gadiolet
23.
© FNE RhôneFaune et flore caractéristiques
La Phalène printanière (Hemistola chrysoprasaria)
Cette espèce est rarement observée. Elle affectionne particulière-
ment les lisières de bois et les haies, surtout sur terrains calcaires
ou crayeux.
Elle appartient au groupe des papillons de nuit, aussi appelé Hété-
rocères, leur étude s’effectue au moyen d’un piège lumineux, sou-
vent un drap blanc éclairé qui permet de les attirer pour pouvoir
les prendre en photos et les identifier.
Le Carabe chagriné (Carabus coriaceus)
Cette espèce appartient au groupe des coléoptères (scarabées)
et possède un trait qui la rend très remarquable : c’est en effet
le plus gros carabe de France. Cette espèce est en régression en
France.
Il affectionne particulièrement les vieux troncs d’arbres en dé-
compositions ou se retrouve sous les feuilles ou les pierres,
souvent dans des endroits ombragés. C’est un prédateur qui
consomme en particulier d’autres insectes et des mollusques.
L’Anémone sylvie (Anemone nemorosa)
Cette espèce de la famille des Renonculacées se trouve essentiel-
lement dans les sous-bois frais où elle forme souvent des tapis
denses au printemps. Elle se reconnaît facilement à ses fleurs
blanches à 6 pétales (voire plus) et à ses feuilles très découpées.
© Yoorana Peyre
©Martin Mecnaroswki
24.
© FNE RhôneL’espace urbain
Introduction
Depuis 2010, la part des zones artificialisées est en augmentation : 15 % en 2010 contre 20 % aujourd’hui. Les surfaces artificielles sont majoritairement retrouvées au niveau du bourg de Châtillon. Bien qu’il y ait de nom- breux bâtiments, il existe une biodiversité non négligeable dans ce type de milieu.
Cela est principalement dû à la présence d’espaces verts comme des jardins, des arbres ou encore des haies, mais également à la structure même du bâti qui permet parfois d’accueillir certaines espèces comme des chauves-souris ou des hirondelles.
25.Habitats naturels identifiés
Les terrains en friche et terrains vagues
Ce sont des terrains perturbés par l’humain, qui tra-
duisent donc l’artificialisation des territoires. Les plantes
qui y sont présentes sont souvent pionnières et rudérales.
Ces friches et terrains vagues constituent des éléments de nature
ordinaire au sein de zones urbaines ou modifiées par les activités
humaines. Ils peuvent abriter des plantes intéressantes, car peu
fréquentes, mais sont souvent aussi un support pour l’implanta-
tion d’espèces exotiques invasives. Ces espaces peuvent accueillir
une faune variée (oiseaux, insectes, reptiles notamment).
Les parcs urbains et grands jardins
Ce sont les espaces verts situés en ville, au sein des espaces bâ-
tis, dédiés aux loisirs et aux promenades. Ils peuvent être plus ou
moins boisés et entretenus. Ils hébergent généralement des es-
pèces animales et végétales ordinaires.
Ces espaces accueillent le plus souvent à la fois des espèces orne-
mentales plantées et, si la gestion le permet, des espèces sauvages
spontanées.
© Pierre Gadiolet
Les espaces bâtis
Le territoire communal est bien occupé par des espaces urbains
ou bâtis. Bien que ces lieux soient très artificialisés, les plantes sau-
vages peuvent malgré tout y trouver leur place, au niveau des vieux
murs fissurés, des pavements non traités, des abords de voies de
chemin de fer, … Elles sont souvent pionnières et de petite taille.
Les espaces bâtis peuvent héberger, selon leur degré d’artificia-
lisation, des espèces communes, notamment des oiseaux. Les
combles et les toitures des vieux bâtiments non fermés abritent
des colonies de chauves-souris, de chouettes, d’hirondelles ou en-
core de martinets. © Pierre Gadiolet
26.
© FNE RhôneFaune et flore caractéristiques
L’Hirondelle rustique (Hirundo rustica)
Espèce bien connue, autrefois appelée hirondelle de cheminée,
possède une queue fourchue au long filet. Elle est protégée mais
en régression sensible du fait notamment de l’agriculture intensive
et de la raréfaction de son habitat (disparition des étables et écu-
ries à l’ancienne ou elle niche).
A Chatillon, elle fréquente depuis plusieurs années une ancienne
écurie à la Colletière.
L’Effraie des clochers (Tyto alba)
Contrairement à la Chouette Hulotte et à la Chevêche d’Athéna,
cette espèce est moins fréquente sur la commune, principale-
ment à cause de la diminution de son habitat dû à la rénovation
du bâti ancien.
C’est une espèce nocturne, qui chasse principalement de nuit
notamment pendant les quelques heures qui suivent le coucher
du soleil et quelques heures avant le lever du soleil.
Localement, elle est surnommée la Dame blanche.
Centranthe (Centranthus ruber)
De la famille des valérianes, elle présente des fleurs rouges à long
éperon en bouquet serrée, et des feuilles larges. Malgré son nom,
la forme à fleur blanche est assez répandue, notamment aux car-
rières de Glay.
C’est une espèce d’origine méditerranéenne, adaptée au milieu
sec et ensoleillé. Elle est largement plantée dans les jardins et es-
paces verts et tend parfois à s’en échapper et à coloniser des talus
et lisières.
© Patrick Chatillon
Photo libre de droit (Pixabay)
27.
© FNE RhôneLes corridors écologiques
Introduction
Ils correspondent à des espaces plus ou moins naturels qui assurent le lien entre des milieux riches en biodiver- sité. Ce sont donc des lieux de passage et de dispersion pour des espèces ou des groupes d’espèces.
La commune est traversée par un corridor terrestre majeur du nord au sud. Il passe entre les bourgs de Châtillon et de Chessy en reliant le Beaujolais calcaire au nord et les Monts du Lyonnais au sud-est. Un deuxième corridor plus transversal relie les versants de la Brévenne à ceux du ruisseau d’Alix. Localement, la majorité des corridors écologiques terrestres est attestée par la présence de tronçons de pistes animales plus ou moins fréquentées.
28.Introduction
Chez les oiseaux, rien n’est simple : il y a ceux qui sont présents toute l’année (les sédentaires), ceux qui ne sont là qu’à la belle saison (les estivants), ceux au contraire qui ne sont observés qu’en période hivernale (les hivernants) et ceux qui ne font que passer.
Pour compliquer le tableau, certaines espèces comme la bécasse des bois, la buse variable ou le merle noir peuvent être à la fois sédentaires et migratrices.
Parmi les sédentaires, certaines espèces nichent sur la commune tandis que d’autres ne font qu’y passer… Difficile de s’y retrouver !
Les migrateurs
Grande Aigrette
© Didier Rousse
29.Les sédentaires
Les oiseaux qui sont présents toute l’année à Châtillon (une cen-
taine d’espèces inventoriée) sont ceux qui nous sont les plus fami-
liers (Choucas des tours, Geai des chênes, Mésange charbonnière,
Pic-vert, Rougegorge familier, Corneille noire, Chevêche d’Athéna
…). Ces oiseaux bravent les frimas de l’hiver et nichent pour la plu-
part d’entre eux sur le territoire communal.
© Nathalie Joliveau
Les estivants
Certains oiseaux ne trouvent leur pitance sur le territoire com-
munal qu’en période estivale (cas notamment de la plupart des
mangeurs d’insectes volants comme l’Hirondelle rustique ou le
Gobe-mouche gris ou encore du Circaète Jean-le-Blanc, chasseur
de reptiles). Ces oiseaux migrent donc à l’automne (dès la mi-août
pour certains) pour rejoindre leurs quartiers d’hiver au Maghreb
ou en Afrique sub-sahélienne. Ils reviennent à Châtillon au début
du printemps (dès la mi-février pour certains tel le Tarier pâtre)
pour nicher.
© Cédric Bonvoisin
Les hivernants
D’autres oiseaux ne sont présents à Châtillon qu’en période hiver-
nale (comme par exemple la Bécassine des marais) ou n’y sont ob-
servés qu’à l’occasion d’épisodes de grands froids (cas notamment
de la Grive litorne). Ces espèces montagnardes ou nordiques ne
nichent généralement pas sur la commune. Leur durée de séjour
est très variable, de la journée à quelques mois, c’est pourquoi il
n’est pas évident de les voir tous les ans.
Photo libre de droit (Pixabay)
Les migrateurs de passage
Certains oiseaux migrateurs enfin, ne sont aperçus qu’occasion-
nellement à Châtillon, lors d’une halte migratoire sur leur route de
vol (cas par exemple du Chevalier cul-blanc). Certaines de ces es-
pèces ne sont vues qu’au printemps tandis que d’autres ne le sont
qu’en fin d’été – début d’automne. Les voies de migration emprun-
tées en phase pré-nuptiale (avant la nidification) ne sont en effet
pas forcément les mêmes que celles de la période post-nuptiale.
La Grande aigrette, de plus en plus présente dans la région, peut
également être observée à l’occasion.
Hirondelle rustique
Grive litorne
Heldera Baltica (CC BY-SA 2.0)
Chevalier cul-blanc (Tringa ochropus)
30.(11 300 espèces en France)
31.
(*) PIFH : pôle Flore Habitats de l’Observatoire de la biodiversité en Auvergne-Rhône-Alpes (pifh.fr)
*
Récapitulatif des acquisitions / évaluations de connaissances par l’ABC de Châtillon (2016 - 2019)
*ce tableau donne des valeurs approchées, la synthèse étant difficile à faire. L’ABC a permis une vraie progression sur la connaissance de nombreux groupes.actions et initiatives pour la biodiversité
Milieux aquatiques
Réaménagement d’une rive de l’Azergues
Le réaménagement d’une des rives de l’Azergues en pente douce avec prolongement d’une aire de pique-nique permet de valoriser les milieux naturels auprès des promeneurs. Plusieurs groupes de scolaires de Châtillon et d’autres com- munes fréquentent ce lieu dans un but pédagogique.
Création d’une mare par le syndicat de rivières
La commune a apporté une aide financière pour la réalisation d’une mare à l’initiative du Syndicat de rivières avec l’appui technique des jeunes de la Maison Familiale et Rurale de Chessy et la participation d’élèves de l’école primaire de Chatillon.
Entretien de la ripisylve et du sentier rivière
L’entretien régulier de la ripisylve par les brigades vertes et du sentier rivière par les brigades de rivières (organismes de réinsertion), en particulier pour limiter l’expansion d’espèces invasives telle que la Renouée du Japon, permet une approche facilitée du cours d’eau Azergues par les promeneurs et ainsi une meilleure sensibilisation aux milieux natu- rels de proximité.
Milieux boisés
Favoriser la régénération naturelle de la forêt
Une forêt évoluant naturellement présente des arbres morts, qui sont le support privilégié d’espèces qui s’en nour- rissent (des insectes notamment) et d’autres qui y nichent, concourant ainsi à la richesse de la biodiversité locale. Le Plan d’Aménagement Forestier (2007-2021) de la forêt communale de Châtillon d’Azergues, gérée par l’Office Na- tional des Forêts, prévoit d’une part de valoriser au mieux cette régénération naturelle, tout en tenant compte des contraintes que cela pose, et d’autre part ainsi que de maintenir 1 à 2 arbres creux par hectare de forêt, en dehors des secteurs fréquentés.
Plantation de haies
Suite à la mise en service de l’autoroute A89, la commune, en accord avec les agriculteurs et les chasseurs, a insisté pour que le linéaire de haies replantées dans le cadre des mesures compensatoires soit supérieur au linéaire régle- mentaire prévu. La commune a également participé financièrement à la plantation d’une haie proposée par un GAEC de maraîchers dans le cadre d’une demande d’autorisation de création d’un étang d’irrigation.
Plantation d’arbres
La commune a participé à la plantation d‘arbres fruitiers et de résineux dans un espace proche du collège.
32.Milieu urbain
Le Service Espaces Verts de la commune limite les pesticides en ville
Le Service Espaces Verts de la commune de Châtillon d’Azergues a décidé depuis plusieurs années de limiter l’utilisa- tion de pesticides. Dans les serres municipales et au niveau des arbres du centre-ville, la lutte biologique a remplacé les produits chimiques et nocifs pour la biodiversité : ce sont des petits insectes prédateurs qui, une fois lâchés au bon endroit, font tout le travail ! Ces auxiliaires se nourrissent en effet des organismes nuisibles et régulent les attaques parasitaires dans les jardins et les serres.
Restauration de murs en pierres sèches
Des chantiers participatifs ont été réalisés dans le cadre de chantiers de jeunes internationaux gérés par le centre social CAP générations et encadrés techniquement par une cellule spécialisée des brigades vertes. Ces chantiers, aidés finan- cièrement et matériellement par la commune, ont permis la restauration de murs en pierres sèches. Ce projet a permis de sensibiliser et d’informer les jeunes sur l’utilité de leur travail pour la sauvegarde du patrimoine des pierres dorées ainsi que pour la biodiversité.
Favoriser les conditions d’installation de la faune sauvage sur la commune
La mairie de Châtillon a installé un hôtel à insectes dans une plate-bande vers la chapelle, et a proposé aux écoles la même action . Des conférences sur les chauves-souris ont également été réalisés par France Nature Environnement (FNE). De plus, la mairie a organisé une opération de construction de nichoirs, de mangeoires et de gîtes à chauves-sou- ris.
Prendre en compte les critères environnementaux dans les dossiers de marchés publics
L’aménagement de la route de la vallée comportait dans le cahier des charges, outre l’aspect sécuritaire qui était un objectif prioritaire, la plantation de végétation à feuilles caduques, à fleurs et d’espèces peu gourmandes en eau.
Les actions menées par la commune sont très nombreuses et toutes ne sont pas présentées (se reporter au document ABC complet téléchargeable sur le site de la commune).
https://chatillondazergues.fr/
33.Orientations permettant la valorisation de l'ABC et son prolongement dans le temps
Il est présenté ci dessous une liste non exhaustive de pistes d’actions possibles :
• Réalisation d’inventaires sur des groupes naturalistes qui n’ont pas été abordé dans cet ABC du fait de manque de spécialistes disponibles, en particulier les lichens et les champignons. Certains groupes pourraient faire l’objet de prospections complémentaires comme les mollusques.
• Etude de l’impact de la pollution lumineuse par l’éclairage urbain sur le déplacement des espèces nocturnes et si nécessaire prise de mesures appropriées pour diminuer cet impact.
• Mise en place de suivis naturalistes des espèces et milieux naturels à enjeux en partenariat avec les associations naturalistes selon un calendrier à définir selon les groupes d’espèces et les habitats (pelouses sèches à orchidées,…).
• Actions en faveur de la biodiversité par la gestion des milieux remarquables en particulier pour le maintien des milieux ouverts sur les secteurs de pelouses sèches de Font Goirand notamment (débroussaillage...), le suivi et la création de nouvelles mares sur la commune, dont la vocation peut également être pédagogique.
• Laisser en libre évolution certaines parcelles de forêts en accord avec le propriétaire, sur des secteurs potentiel- lement déjà assez riche (arbres de gros diamètre, essences locales, abondance du bois mort…).
• Poursuite des actions déjà réalisées par la commune vis-à-vis des espèces invasives (ambroisie,…) et mise en place d’un suivi permettant d’agir sur d’éventuel nouveau foyer pour éviter la propagation supplémentaire de la Renouée du Japon notamment. De même, assurer un suivi des secteurs de forêts à buis qui ont été ravagé par la Pyrale du buis afin de suivre leur évolution et leur recolonisation par d’autres essences.
• Réaliser des chantiers nature avec les habitats de la commune, encadrés par les associations naturalistes ou structures compétentes pour restaurer des milieux naturels, lutter contre certaines espèces invasives, recreuser des mares, planter des haies…
• Prendre en compte les milieux naturels à enjeux définis dans le cadre de l’ABC, lors de la prochaine révision du PLU, en s’assurant que le zonage du PLU n’entre pas en conflit avec les enjeux biodiversité identifiés et notamment les corridors écologiques.
• Développer une politique d’acquisition foncière des milieux remarquables afin de les préserver et d’en assurer une gestion adaptée en faveur de la biodiversité.
• Poursuivre les animations scolaires sur les thématiques naturalistes et sur l’environnement afin de sensibiliser les nouvelles générations à l’importance des ces thématiques et à la défense du patrimoine naturel de la commune.
• Poursuivre avec la médiathèque le programme de conférences, expositions... autour des thématiques biodiver- sité.
• Développer la réalisation de sites et sentiers pédagogiques sur Chatillon autour de la découverte et de la préser- vation de la nature.
• Poursuivre les sorties naturalistes à thèmes déjà mise en œuvre dans le cadre de l’ABC.
• Privilégier les fournisseurs locaux pour les plantations communales et notamment le label Végétal local au fur et à mesure de son développement, privilégier les plantations favorables aux pollinisateurs, rustiques et économe en eau.
• Développer les actions en faveur de la nature dans le bourg (nichoirs à hirondelles, partie de bâtiment permet- tant d’accueillir des chauves-souris, rapaces nocturnes, hôtel à insectes…).
• Aménager l’ancien réservoir des Floquettes en faveur de la faune sauvage à partir notamment des propositions de FNE...
34.REMERCIEMENTS
Cet Atlas de la Biodiversité Communale a été élaboré par France Nature Environ- nement (FNE Rhône) dans le cadre du programme Agenda 21 local pour le déve- loppement durable du territoire.
Les études de terrain et l’état des lieux ont été coordonnés entre 2016 et 2019 par FNE avec la collaboration de la mairie de Châtillon, les syndicats des Rivières Azer- gues et Brévenne-Turdine, la société de chasse de Châtillon, un grand nombre de résidents châtillonnais, et la participation de nombreux partenaires et bénévoles du réseau FNE.
Au total, c’est plus de 110 participants qui ont contribué de près ou de loin à ce projet, par des inventaires ciblés sur certains groupes (poissons, relevés hydrobio- logiques, ...), la contribution aux données naturalistes ou encore la participation aux 24h Naturalistes. Ce projet s’est accompagné d’un fort engouement de la part des châtillonnais avec plus d’une cinquantaine de personnes qui ont fourni des données.
Un grand merci est adressé à toutes et tous pour l’implication et l’enthousiasme dont vous avez fait preuve !
L’Atlas de la Biodiversité Communale (ABC) constitue à la fois un outil d’information et de sensibilisation pour tous les habitants du territoire, et, dans sa version technique, permet aux décideurs locaux de mieux prendre en compte l’enjeu de la biodiversité et des espaces naturels dans les projets de la commune.
La réalisation de cet ABC sur Châtillon d’Azergues a notamment permis une forte avancée de la connaissance de la faune, de la flore et des milieux naturels sur la commune, et de renforcer la sensibilisation et l’engagement d’une partie des habitants en faveur de ces enjeux.
Des enjeux de conservation, de connaissance ou encore de projets à visée pédagogique ont pu être définis à l’issu de ce travail d’inventaire. Des pistes d’actions structurantes comme la protection des corridors écologiques, la lutte contre les plantes invasives ou la valorisation de certains milieux intéressants vont ainsi être explorées. Ces nouveaux projets seront mis en œuvre dans la continuité de ce qui était déjà réalisé par les services de la commune, en cohérence avec les actions de sensibilisation programmées dans l’Agenda 21 local du bassin de Châtillon d’Azergues tout en prenant cet ABC comme appui.
Les pistes d’actions sont nombreuses et beaucoup reste à faire pour enrayer la diminution de la diversité biologique. Chaque citoyen peut ainsi s’engager à son niveau pour la biodiversité en s’informant, en participant à des sorties, en s’in- vestissant dans une association locale de protection de la Nature, ou encore en jardinant autrement. Car la préservation de la biodiversité est l’affaire de tous !
Conclusion
35.Pour dire tout nos remerciements à ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de cet ABC : élus et habitants de Châtillon, bénévoles et salariés de FNE Rhône, naturalistes et associations naturalistes parte-
naires… et en particulier :
Comité de pilotage de l’ABC
Bernard Marconnet (Maire de Châtillon), Charles Bornard (1er adjoint de Châtil- lon), Didier Rousse, Gérard Hytte, Pierre Gadiolet, Franck Dumoulin (élu fédéral du secteur des Pierres Dorées de la fédération de chasse). La composition du comité a évolué en cours d'élaboration de l'atlas suivant les connaissances re- cherchées et la disponibilité des personnes.
Participants : Olivier Bitaud, Antoine Ruault, Thibault Duret, Juliette Ber- thet, Valérie Lacondemine , Martine Vial, Jean-Pierre Depay. Commune de Châtillon. Charles Bornard : référent, pilotage de l’ABC, données natura- listes. La société de chasse de Châtillon : données mammifères, oiseaux.
Les habitants de Châtillon d'Azergues qui ont transmis de nombreuses données naturalistes : 47 espèces d’oiseaux, 6 de mammifères, 6 d’amphibiens, 5 de rep- tiles, 6 de papillons de jour, 6 de coléoptères … et qui ont accueillis les natura- listes pour réaliser certains inventaires et participé à la réussite et au caractère convivial des 24h naturalistes en offrant repas du soir et petit déjeuner.
Florent Aeroles, Jean-jacques Alexandre, Bruno Amansoni, Brigitte Besson, Françoise Bornard, Bernard Bret, Gisèle Bret, Marie-Claire Buffière, Genevièvre Cadène, Nadia Carluer, Coralie Chagneux, Joëlle Chatain, Patrick Chatillon, Pascal Cruveiller, Hélène Da Motta, Jean-Pierre Depay, Bruno Desgranges, He- meline Dutruel, Eliane Fargeas, Magdeleine Grandjean, Dominique Favre, Su- zanne Favre, Dominique Février, Dominique Flatry, Bruno Fouillet, Marcel Jol- lan, Marie-Hermine Gadiolet, Vianney Gadiolet, Edith Gallon, Pascaline Guitte, Michèle Jarrige, Nathalie Joliveau, Sophie Lacondemine, Valérie Lacondemine, Jacques Lardet, Cécile Leveaux, Jacques Martin, Maurice Martin, Michèle Mer- lin, Vincent Picat, André Pierron, Stéphane Plasse, Dominique RagotFévrier, Marie-France Ragot, Lucie Rougier, Catherine Salmon, Jérôme Salmon, Martine Vial, Yves Violand.
Pierre Gadiolet, consultant en environnement, missionné par la commune : pi- lotage de l’ABC, très nombreuses données naturalistes, cartographie, rédaction de plusieurs parties notamment les arbres isolés et haies, les mares et fonts, les infrastructures rocheuses, les poissons et les invertébrés aquatiques.
Syndicats des rivières Azergues et Brévenne-Turdine, en particulier :
Pierre Marey, technicien de rivière du SMRPCA : pour la fourniture des données d'un projet tutoré de pré-inventaire réalisé en 2013 par des étudiants en BTSA Gestion et Protection de la Nature de l'I.E.T. de Vaise.
Mickaël Barbe, technicien de rivière du SYRIBT pour la fourniture des données hydrobiologiques et piscicoles de la Brévenne.
36.France Nature Environnement Rhône, naturalistes et associations parte-
naires par ordre alphabétique – avec les principaux domaines de contribu-
tion.
Daniel Ariagno, : mammifères, synthèse des données...
Manon Arnaubec (en service civique) : synthèse des données, rédaction.
Bernard Barc : papillons de nuit, oiseaux (association Les Naturalistes Rho-
daniens).
Boris Blay : bryophytes
Juliette Berthet (stagiaire IET) : synthèse des données, prospections.
Olivier Bitaud : orchidées (Société Française d’Orchidophilie – Rhône-Alpes).
Mathilde Brunel : organisation des 24h, chiroptères.
Timothy Cowles : papillons.
Clara Croce : animations nature aux élèves du primaire de Châtillon.
Christophe d’Adamo : données amphibiens (LPO Rhône).
Thibault Derozier : habitats naturels, cartographie.
Philippe Durbin : orchidées (Société Française d’Orchidophilie – Rhô-
ne-Alpes).
Thibault Duret : botaniste, inventaire complet de la commune en 2016.
Priscilla Godfroy (en service civique) : synthèse des données, rédaction,
cartographie.
Gérard Hytte : pilotage de l’ABC en 2016 et 2017, synthèse...
Olivier Iborra : oiseaux…
Laure Lenz : habitats naturels, cartographie.
Emilie Müller : détermination de micro-mammifères.
Marc Philippe (Université de Lyon) : habitats naturels, bryophytes.
Myriam Poncet : papillons de nuit, oiseaux (association Les Naturalistes
Rhodaniens).
Édouard Ribatto : mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles.
Alexandre Roux : reptiles (Groupe Herpétologique Rhône-Alpes).
Antoine Ruault : chiroptères.
Didier Rousse : pilotage, botanique, habitats naturels, cartographie, rédac-
tion.
Jean-François Thomas : botanique, orthoptères.
Yann Vasseur : entomofaune, coléoptères.
Yoann Vincent : entomofaune, araignées.
Participants aux 24h Naturalistes
Bernard Barc, Boris Blay, Anouk Bedino, Manuelle Beretz, Juliette Ber-
thet, Olivier Bitaud, Julien Bouniol, Noémie Bouvet, Mathilde Brunel, Rémi
Chabert, Timothy Cowles, Christophe D'Adamo, Gwénael David, Flavien
Delbecque-Charvet, Alban Dewulf, Thibault Duret, Martin Fargeat, Alban
Fargeat, Maxence Ferrand, Clara Ferrari, Nathalie Fournier, Marie Froliger,
Thibaut Garapon, Gérard Hytte, Gaëlle Jardin, Coline Laennec, Benjamin
Lardenet, Dimitri Laurent, Vincent Le Gloanec, Chloé Le Gros, Floriane Le-
fort, Anouk Léonard, Alexandre Maccaud, Christian Maliverney, Camille
Malleton, Leslie Michal, Emilie Müller, Christel Orsolini, Nicolas Poigeaud,
Myriam Poncet, Clémentine Prouteau, Édouard Ribatto, Didier Rousse, Cé-
line Saccardi, Quentin Schaming, Étienne Sparato, Théophile Tesseraud, Bé-
nédicte Thiebaut, Vivien Tornier.
Merci enfin aux partenaires : le Fonds de Dotation pour la Biodiversité pour
son appui financier à l’Atlas, au Conseil Départemental du Rhône pour son
appui aux 24 heures naturalistes à Châtillon en 2016.
Toutes nos excuses aux éventuel-le-s oublié-es
37.