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unknown - Communauté d'agglomération - Béthune Bruay Artois
unknown - Communauté d'agglomération - Béthune Bruay Artois Lys Romane - 100% Agglo Mars 2021 0
Document publié le Mercredi 1 janvier 2020
Lien du pdf (unknown - Communauté d'agglomération - Béthune Bruay Artois Lys Romane - 100% Agglo Mars 2021 0)
Thèmes du document : Environnement, Énergies, Aménagement du territoire,
É c onomie
À Ruitz, l’entreprise Flo se
reconvertit et embauche #8
ÉneR gie s
L’Agglo vous aide à faire
des économies ! #10
innovAtion
Un réseau de chaleur
unique en son genre #11
02
Le magazine de la communauté d’agglomération de
Béthune-Bruay, Artois Lys Romane Mars 2021
Du concret pour
favoriser l’écomobilité
do s sieR
bethunebruay.fr
02100% Agglo Mars 2021
s ommAiRe
# 08
#10
#13
04-07 Dossier
L’Agglo agit pour favoriser l’écomobilité
08-13 L’Agglo en mouvement
08 Après le plastique, Flo rebondit
grâce au carton
09 Aggeris recrute avec
Proch’emploi
10 Économies d’énergies : rénovez
votre logement à moindre coût
11 Un réseau de chaleur urbain inédit
12 De nouveaux chantiers
contre les inondations
13 Crise sanitaire : l’Agglo informe
et accompagne
14 Rencontre avec
Rodolphe Théry : du Conservatoire
communautaire à l’Orchestre
philharmonique de Radio France
15 Fiers de notre Agglo
100% Agglo vous parle de nos moulins
16-17 Retour en images
Les temps forts de ces dernières semaines
18 Vos questions, nos réponses
Trois questions que vous vous
posez peut-être !
19 L’Agglo en pratique
Tout savoir sur les Points d’accès au droit
Vie é c onoMique
TransiTion eT innoVaTion
ViVre enseMble
2100% Agglo Mars 2021
Communauté d’Agglomération de Béthune-Bruay, Artois Lys Romane
LE MAG’ - Le magazine d’information de votre Communauté d’agglomération Hôtel communautaire, 100, avenue de Londres, CS 40 548 - 62411 Béthune Cedex Tel : 03 21 61 50 00 - Courriel : contact@bethunebruay.fr
Directeur de la publication : Olivier Gacquerre. Directrice de la rédaction : Marion Blanquart. Conception : Service communication. Photos : Service communication sauf mentions contraires. Mise en page : www.avantmidi.fr - Impression : Imprimerie Mordacq, ZI du Petit-Neufpré, 62120 Aire-sur-La-Lys. Distribution : Adrexo Béthune. Tirage : 115 300 exemplaires. ISSN : 2553-4203. NE PAS jETER SUR LA vOIE PUBLIqUE.
www.bethunebruay.fr
Agglo Béthune-Bruay
agglobethunebruay
Agglo Béthune-Bruay
oici le deuxième numéro de 100% Agglo. j’espère que cette nouvelle formule répond à vos attentes et vous permet de mieux connaître les richesses de notre territoire et les actions que mène notre Agglo, pour vous, au quotidien. Mieux connecter et desservir le territoire, faciliter les déplacements de chacun, tout en préservant l’environnement, telles sont les ambitions de notre Agglomération en matière de mobilité. Agir pour favoriser l’écomobilité est une priorité qui se traduit aujourd’hui par le déploiement de projets concrets sur notre territoire (parkings-relais, bornes de recharge pour véhicules électriques…) et par notre volonté de développer des solutions innovantes, qui visent à vous apporter un meilleur service.
Autre enjeu majeur pour notre territoire, le développement économique. Sur le terrain, chaque jour, l’Agglomération est à l’écoute, soutient et accompagne les acteurs économiques du ter- ritoire, quelle que soit la taille de leur entreprise ou la nature de leur projet. Ainsi, dans ce nouveau numéro, nous nous réjouissons des perspectives prometteuses pour Flo Europe, dont l’usine de Ruitz prospère grâce à une reconversion dans le carton accompagnée par l’Agglo.
Solidaire, l’Agglo l’est avec l’ensemble de ses habitants et de ses communes. Ce 100% Agglo vous propose notamment de découvrir les chantiers et initiatives en cours pour améliorer notre cadre de vie ou encore les aides auxquelles peuvent prétendre les particuliers en matière de rénovation de logement. Consciente que le coronavirus rythme encore le quotidien, notre Agglo développe aussi des initiatives visant à mieux vous informer et à vous accompagner grâce aux ambassadeurs Covid.
Ce magazine est avant tout le vôtre. Nous avons à cœur de mettre en lumière celles et ceux qui font rayonner notre beau territoire - à l’image du musicien Rodolphe Théry, qui s’est formé au Conservatoire communautaire et qui vient d’intégrer l’Orchestre philharmonique de Radio France -, et notre patrimoine, au travers des moulins. Et, comme promis, nous répondons chaque mois aux questions que vous vous posez sur l’Agglo.
Bonne lecture, et portez-vous bien ! #
Olivier Gacquerre, Président de la Communauté d’agglomération
de Béthune-Bruay, Artois Lys Romane
Allouagne
Ames
Amettes
Annequin
Annezin
Auchel
Auchy-au-Bois
Auchy-les-Mines
Bajus
Barlin
Béthune
Beugin
Beuvry
Billy-Berclau
Blessy
Bourecq
Bruay-La-Buissière
Burbure
Busnes
Calonne-Ricouart
Calonne-sur-la-Lys
Camblain-Châtelain
Cambrin
Cauchy-à-la-Tour
Caucourt
Chocques
Cuinchy
Diéval
Divion
Douvrin
Drouvin-le-Marais
Ecquedecques
Essars
Estrée-Blanche
Estrée-Cauchy
Ferfay
Festubert
Fouquereuil
Fouquières-lès-Béthune
Fresnicourt-le-Dolmen
Gauchin-le Gal
Givenchy-les-La Bassée
Gonnehem
Gosnay
Guarbecque
Haillicourt
Haisnes-lès-La Bassée
Ham-en-Artois
Hermin
Hersin-Coupigny
Hesdigneul-les-Béthune
Hinges
Houchin
Houdain
Isbergues
La Comté
La Couture
Labeuvrière
Labourse
Lambres
Lapugnoy
Lespesses
Lières
Liettres
Ligny-lès-Aire
Lillers
Linghem
Locon
Lorgies
Lozinghem
Maisnil-lès-Ruitz
Marles-les-Mines
Mazinghem
Mont-Bernenchon
Neuve-Chapelle
Nœux-les-Mines
Norrent-Fontes
Noyelles-lès-vermelles
Oblinghem
Ourton
quernes
Rebreuve-Ranchicourt
Rely
Richebourg
Robecq
Rombly
Ruitz
Sailly-Labourse
Saint-Floris
Saint-Hilaire-Cottes
Saint-venant
vaudricourt
vendin-lès-Béthune
vermelles
verquigneul
verquin
vieille-Chapelle
violaines
Westrehem
Witternesse
V 3100% Agglo Mars 2021
do s sie
R
4
100% Agglo Mars 2021100% Agglo Mars 2021
À pied, à vélo, en trottinette, en bus,
en train, en covoiturage ou en voiture
électrique, il existe différentes façons
d’agir pour la mobilité dite ‘propre’. La
Communauté d’agglomération investit
pour favoriser cette écomobilité qui
constitue un véritable enjeu pour
l’environnement. Et si on changeait
nos habitudes ? #
AmÉnAgement s
L ’écomobilité,
une priorité
06 Deux nouveaux parkings-relais
sur le territoire
07 Rechargez votre véhicule
électrique en un clin d’œil
5
100% Agglo Mars 2021100% Agglo Mars 2021
6
Un parking-relais permet aux usagers du
train de se garer sans s’inquiéter de trouver
une place, et aux riverains de ne plus subir
le stationnement anarchique ! En 2021,
la Communauté d’agglomération investit
dans deux nouveaux parkings-relais, l’un
à Béthune, l’autre à Douvrin. Le premier
permettra aux voyageurs SNCF de laisser
leur voiture à proximité immédiate de la
gare de Béthune, le second sera réservé aux
usagers qui prennent le train à la gare de La
Bassée. Dans les deux cas, des bornes de
recharge pour véhicules électriques seront
installées.
460 places à Béthune
Le chantier s’inscrit dans le cadre de la
modernisation du pôle gare de Béthune.
Avenue du Maréchal Juin, les travaux ont
duré moins d’un an. Les usagers du TER et
du TGV disposeront bientôt d’un parking-
relais flambant neuf voisin immédiat de la
gare, sur l’ex-friche Sernam. 460 places
de stationnement y sont créées, avec un
système d’accès contrôlé. L’Agglo a prévu
l’installation de bornes de recharge pour
véhicules électriques, l’éclairage du parking
et les aménagements paysagers – dont la
plantation de 500 arbres. Le parking sera
placé sous vidéosurveillance.
Plus de 2,3 millions d’euros HT sont investis
sur le site. L’Europe participe à hauteur de
992 409 euros, l’État met 452 000 euros de
son Fonds national d’aménagement et de
développement du territoire (FNADT).
Promouvoir
le covoiturage
En France, le covoiturage a le vent
en poupe. Basé sur le principe du
partage de trajet, souvent pour
aller travailler, il est bénéfique pour
le porte-monnaie des usagers et
pour l’environnement. Des aires
de covoiturage existent aux quatre
coins du territoire, de Richebourg
à Divion en passant par Barlin,
Haisnes, Houdain, Fouquières,
Labourse et Lillers – dont
l’extension est prévue cette année.
Sur ces sites, l’Agglo réfléchit à des
aménagements visant à leur faciliter
la vie. Ainsi, en plus de bornes de
recharge pour véhicules électriques,
d’autres services peuvent y être
envisagés sans forcément créer de
nouvelle infrastructure. Par exemple
l’installation de casiers dans
lesquels des commerçants locaux
pourraient déposer leurs produits,
qui seraient ainsi à la disposition des
usagers des aires de covoiturage
dès leur retour du travail, quelle que
soit l’heure.
L’occasion de rappeler que le
SMTAG (Syndicat mixte des
transports Artois-Gohelle)
expérimente sur notre territoire
le covoiturage subventionné via
l’application mobile Karos. L’idée
est la suivante : rémunérer les
conducteurs, proposer des trajets
gratuits pour tous les abonnés
Tadao qui seraient passagers,
et les offrir au prix du ticket bus
(1,20 €) à tous les autres. Et ce, sur
tous les trajets effectués dans le
périmètre de l’agglomération. Une
belle opportunité d’optimiser ses
trajets et de réduire son empreinte
carbone ! #
Les usagers du train disposeront en 2021 de deux nouveaux
parkings-relais aménagés par l’Agglo, à Béthune et Douvrin.
Deux nouveaux parkings-relais
do s sie
R
le tout nouveau parking-relais béthunois est réservé aux usagers du train.
112 places à Douvrin
C’est dans la rue du Marais, à la frontière entre
les communes de Douvrin et de La Bassée, que
le futur parking-relais communautaire va sortir
de terre. L’Agglo a racheté un terrain d’environ
4 000 m2 aux vNF (voies navigables de France)
afin d’y aménager un parc de stationnement.
Le démarrage prévisionnel des travaux est fixé
au mois de septembre. Une fois le chantier
terminé, 112 places de parking – dont 3 PMR
(personnes à mobilité réduite) – seront mises
à la disposition d’un public qui, en grande
majorité, se rend au travail dans la métropole
lilloise en train afin d’éviter le trafic routier
souvent engorgé. Les usagers SNCF n’auront
qu’à parcourir quelques dizaines de mètres via
un accès dédié pour rejoindre le quai de gare
basséen. Un éclairage public et des aménage-
ments paysagers – arbres, massifs herbacés
et noues végétalisées – sont prévus. Coût de
l’opération : 600 000 euros HT. Ce nouveau
parking-relais, dont la mise en service est
programmée début 2022, devrait mettre fin
au problème de stationnement anarchique
aux abords de la gare et désengorger l’aire de
covoiturage à proximité. Souvent utilisée par
les usagers du TER, elle pourra retrouver sa
vocation initiale, à savoir favoriser le covoitu-
rage vers la métropole lilloise.
Un stationnement et un accès facilité qui
devraient encourager celles et ceux qui
prennent la voiture jusqu’à leur lieu de travail
à devenir écomobiles en effectuant une
partie du trajet en train. #100% Agglo Mars 2021
7
En ce qui concerne les véhi-
cules électriques, l’Agglo montre
l’exemple en rechargeant une partie
de sa flotte avec l’énergie produite
par l’éolienne et les panneaux pho-
tovoltaïques installés sur le toit de
l’Hôtel communautaire de Béthune.
Dans les mois à venir, le déploie-
ment de bornes publiques de re-
charge va s’accélérer, avec l’objectif
affiché d’en mettre 100 à disposi-
tion des habitants d’ici 2024 !
Ces bornes, appelées IRVE pour
« infrastructures de rechargement
de véhicules électriques », sont déjà
sorties de terre dans plusieurs com-
munes du territoire. Leur mise en
service se poursuit. Il s’agit là d’une
mesure phare du Plan Climat de
l’Agglo, qui permet de participer à
la réduction de la dépendance aux
produits pétroliers et à la promotion
d’une mobilité durable, partagée et
décarbonnée. Reconnue ‘Territoire
à énergie positive pour la crois-
sance verte’, l’Agglo a décroché
80 % du financement de ses bornes
par l’État.
Une localisation optimisée
Le déploiement vise à répondre à
un besoin en termes d’usage. L’in-
termodalité, avec les gares, bus et
autres aires de covoiturage, est pri-
vilégiée. Les équipements commu-
nautaires (piscines, Cité des Élec-
triciens, futur Centre régional des
arts martiaux, etc.) sont aussi équi-
pés en priorité. Et l’implantation de
bornes rapides a été décidée aux
portes du territoire.
Actuellement, 8 bornes sont dis-
ponibles dont 7 à charge rapide
(Billy-Berclau, Diéval, Gauchin-le-
Gal, Isbergues, La Couture, Nœux-
les-Mines, Saint-Venant) : comptez
moins d’une demi-heure pour une
petite voiture. La huitième, installée
à la Cité des Électriciens de Bruay-
Le saviez-vous ?
En matière de mobilité propre,
l’Agglo s’engage dès qu’elle
le peut. Une réflexion est
actuellement engagée pour
mettre en œuvre un système
de transport à la demande
adapté pour les communes
rurales. L’objectif étant d’aller
chercher les habitants au plus
près de chez eux.
L’Agglo agit par ailleurs pour
favoriser les aménagements
cyclables. Ceux le long du
canal d’Aire se poursuivent
(voir le magazine 100% Agglo
de février 2021), et d’autres
sont à l’étude. Notamment la
réhabilitation des pistes dans
la zone industrielle d’Annezin.
L’Agglomération va aussi
engager une étude sur
la logistique urbaine
en partenariat avec le
Cerema (Centre d’études et
d’expertise sur les risques,
l’environnement, la mobilité
et l’aménagement), dans le
cadre du programme InTerLud*.
Cette étude doit permettre
de mieux réguler les flux de
livraison, notamment en centre-
ville, d’apporter des solutions
permettant de limiter les
Des bornes sont installées
aux quatre coins du
territoire pour permettre aux
propriétaires de véhicules
électriques de les recharger.
Rechargez
votre véhicule
électrique en
un clin d’œil
do s sie
R
Bruno Chrétien,
conseiller délégué chargé
de la mobilité durable
la mobilité durable est clairement au
cœur de toute logique d’aménagement
du territoire. elle est de ce fait une
compétence majeure.
la clé d’entrée aujourd’hui doit être par
les services et la nécessité de mobiliser
tous les acteurs de cette compétence.
l ’enjeu est donc de les mobiliser
afin de coordonner les actions
visant à concrétiser les stratégies
définies (aménagement pôles gares,
électromobilité, écomobilité, parc relais,
logistique urbaine, schéma directeur des
modes doux…). #
P AR
o
L e d’
ÉLU
La-Buissière, propose un temps de
recharge classique de 5 à 6 heures.
3 autres bornes classiques seront
bientôt opérationnelles, à Labourse
(aire de covoiturage), Beuvry
(centre-ville) et Mont-Bernanchon
(Geotopia). D’ici cet été, une ving-
taine d’autres sites seront équi-
pés. jusqu’au 30 juin, l’accès à ces
bornes est gratuit.
Des projets innovants
Parallèlement au déploiement de
ces bornes standards, des tech-
niques innovantes sont déclinées
sur le territoire. Certaines en sont
au stade de la réflexion, comme
la possibilité de recharger en s’ap-
puyant sur le réseau d’éclairage
public. D’autres seront concrètes
d’ici quelques semaines. À l’image
de la station de recharge super-ra-
pide prévue sur le site d’Actipolis à
Fouquières-lès-Béthune, à côté du
diffuseur de l’autoroute A26, de la
rocade urbaine et de commerces.
Trois véhicules peuvent y être char-
gés en même temps, ou 1 en moins
d’un quart d’heure ! On peut parler
ici de ‘station-service électrique’.
À l’écoquartier des Alouettes de
Bruay-La-Buissière, c’est une sta-
tion de recharge rapide écologique
qui est créée. Elle sera alimentée
par la production solaire à l’aide de
panneaux photovoltaïques, avec
stockage d’énergie et en auto-
consommation collective (un ou
plusieurs producteurs ou consom-
mateurs, proches géographique-
ment, se regroupent au sein d’une
personne morale pour organiser la
consommation de l’électricité pro-
duite). Objectif : atteindre l’autono-
mie totale et le 100 % renouvelable
lors des charges !
L’électromobilité est bel et bien un
enjeu prioritaire sur le territoire ! #
les bornes de recharge sont en cours
de déploiement sur le territoire de
l’agglomération.
nuisances qu’ils engendrent
(circulation, pollution, etc.).
Conscient de l’importance de
désengorger les routes qui
mènent à la métropole lilloise
et animé par la volonté de
connecter notre territoire à
ses voisins, le Président Olivier
Gacquerre a récemment
évoqué d’autres pistes de
réflexion, comme par exemple
le développement de liaisons
téléportées.
Une réflexion est aussi menée
concernant la mise en place
d’un guichet unique pour
la mobilité, à l’échelle du
territoire, la création d’un pass
mobilité, avec par exemple un
bouquet de services autour
du vélo électrique (aide à
l’achat, aménagement de
garages sécurisés, etc.), et
l’organisation d’Assises de la
mobilité en 2022. Affaire(s) à
suivre ! #
* Le projet InTerLUD (Innovations
Territoriales et Logistique Urbaine
Durable) a pour objectif de favoriser
une gestion de la logistique urbaine
plus durable et économe en énergie
fossile au niveau des agglomérations,
par des démarches de concertation
entre les acteurs publics et privés.100% Agglo Mars 2021
S’adapter demande du temps, et des inves-
tissements. Face aux directives, nationales
et européennes, Flo n’a pas d’autre choix
que de se reconvertir. Fini le plastique,
place aux gobelets en carton ! L’entreprise
italienne, implantée à Ruitz depuis 2004,
investit et embauche.
À son ouverture, Flo Europe comptait
9 personnes et une ligne de production.
Quinze ans plus tard, on dénombre sept
fois plus de salariés et pas moins de 8 lignes
de production : 7 pour fabriquer assiettes
et gobelets en plastique, la dernière pour
faire des serviettes en papier. « En 2016,
la loi française sur la transition énergétique
interdit la mise sur le marché de vaisselle
en plastique à partir du 1er janvier 2020 »,
explique Éric Le Bihan, directeur du site rui-
telot. Seuls les gobelets en plastique pour
les distributeurs automatiques ne sont,
alors, pas concernés. Flo fait donc le choix
d’arrêter les assiettes et de continuer à pro-
duire des gobelets pour la grande distribu-
tion, non plus en plastique mais en carton.
Pas moins de 6 millions d’euros sont alors
investis à Ruitz.
Le process est complètement différent : de
1 500 gobelets en plastique produits à la
minute, pour le carton comptez entre 70 à
130 par minute ! « Il faut plus de machines
et plus de monde pour produire les mêmes
quantités, et c’est forcément plus cher à la
vente ». D’où une baisse de la consomma-
tion prévue, dans un contexte économique
difficile en raison de la crise.
Flo relève le défi et poursuit
sa transformation industrielle
Une nouvelle directive européenne
impose de réduire le nombre de gobe-
lets en plastique dès le 3 juillet 2021, y
compris les gobelets pour distributeurs
automatiques. Flo investit à nouveau, un
peu plus d’un million d’euros, pour équi-
per son usine d’ici l’été 2021 de machines
pour fabriquer des gobelets en carton
destinés aux distributeurs. « On ne sait
pas encore quel taux de plastique sera
toléré », car certains gobelets en carton
contiennent un film en polyéthylène pour
la soudure et l’étanchéité du gobelet.
Autre contrainte : les gobelets en carton
doivent pouvoir être imprimés, notam-
ment pour préciser aux consommateurs
qu’ils contiennent du plastique et qu’il ne
faut pas les jeter n’importe où. « On doit
racheter une machine d’impression qui
coûte trois fois plus cher que celle prévue,
et on n’est pas sûr d’être prêt en juillet. On
espère que le gouvernement autorisera
l’écoulement du stock non-imprimé… »,
souligne Éric Le Bihan.
Actuellement, Flo travaille donc pour
trouver des solutions afin d’enlever toute
matière plastique de ses gobelets, et ainsi
respecter les normes environnementales
et les directives européennes : « On avance
bien et vite, mais on a encore besoin d’un
minimum de temps ».
Malgré tout, grandes satisfactions pour
l’équipe d’Éric Le Bihan : « Nous avons
atteint le niveau de productivité fixé. Et
nos clients – principalement les grandes
surfaces - sont restés fidèles malgré la
nouvelle concurrence directe avec la Chine
pour les gobelets en carton ». Actuelle-
ment, Flo Europe compte 78 salariés, dont
une douzaine recrutés depuis l’été dernier,
et autant qui devraient l’être dans les deux
ans à venir. #
L’entreprise de la zone industrielle de Ruitz crée de l’emploi
et s’adapte aux nouvelles normes européennes, qui privilégient
les gobelets en carton à ceux en plastique.
Flo Europe investit
dans le carton et recrute
Flo Europe accompagnée
par l’Agglo et l’État
L’entreprise ruitelote bénéficie de la
démarche d’accélération des projets
industriels menée sur le territoire en
mobilisant en particulier les dispositifs
France relance*. En février, une quinzaine
d’industriels du territoire étaient déjà aidés
dans leurs projets, et d’autres bonnes
nouvelles étaient attendues dans les
semaines suivantes.
Flo Europe bénéficie pour sa part d’un
financement de l’État pour la phase 2 de son
projet de reconversion de l’usine à hauteur
de 300 000 euros, soit un tiers environ de
son million d’investissement. Pour rappel, la
phase 1, engagée il y a deux ans, avait été
soutenue par l’Agglo et la Région avec une
subvention partagée de 200 000 euros.
* Programme mis en place entre 2020 et 2022 par le
gouvernement français dans le but de relancer l’économie
française à la suite de la crise économique liée à la
pandémie de Covid-19.
Flo s’est équipée de 53 machines pour
produire 7 formats de gobelets de 8 à 34 cl. Re c onveR sion
PLAn de ReLAnce
L’Agglo, Territoire d’industrie
avec 165 entreprises industrielles
qui représentent 12 000 emplois,
l’ agglomération est labellisée ‘Territoires
d’industrie’* depuis novembre 2018.
De nouvelles perspectives se profilent
autour de l’implantation de l’usine de
batteries acc à Douvrin, et de nombreux
projets de développement émergent
dans plusieurs dizaines d’entreprises du
territoire. industrie du futur, écologie
industrielle ou encore développement
des formations sur le territoire
constituent autant d’axes qui sont
pleinement d’actualité. #
* Le label consiste à rassembler les pouvoirs publics
et les industriels d’un même territoire pour concentrer
les moyens d’actions et apporter des solutions aux
besoins identifié.
initiAtive s
en mo
U vement
8100% Agglo Mars 2021
L’État soutient les structures ESS
(Économie sociale et solidaire)
Une nouvelle “Boutique à l’essai”
La Communauté d’agglomération n’est pas la
seule à se préoccuper des structures ESS. Le fonds
UrgencESS a été lancé fin janvier au niveau national.
Il s’adresse aux structures ESS comptant de
1 à 10 salariés (associations, coopératives,
entreprises bénéficiant de l’agrément ESUS
(Entreprise solidaire d’utilité sociale), entreprises du
champ de l’IAE (Insertion par l’activité économique),
entreprises ayant inscrit les principes de l’ESS
dans leurs statuts), qui connaissent des difficultés
face à la crise. Il s’agit d’une aide ponctuelle de
l’État, d’un montant allant de 5 000 euros (de 1 à
3 salariés) à 8 000 euros (de 4 à 10 salariés) afin de
préserver les emplois de la structure.
La demande se fait via la plateforme
http://www.urgence-ess.fr/ #
L’Agglo lutte contre la vacance commerciale,
notamment en centre-ville. À Bruay-La-Buissière,
Christelle Goncalves opte pour le dispositif ‘Ma
boutique à l’essai’, qui permet de tester son projet
pendant plusieurs mois, en bénéficiant notamment
d’un loyer modéré. Accompagnée par Initiative
Artois, elle a ouvert ‘Pour’L’, son commerce de prêt-
à-porter (vêtements et accessoires), au 35 de la rue
Henri-Cadot. Elle peut compter sur le soutien de la
Communauté d’agglomération et de l’ANCT (Agence
nationale de la cohésion des territoires). #
Trois mois après le recrutement, l’em-
ployé et l’employeur sont pleinement
satisfaits. L’équipe de Proch’Emploi a
vu juste en proposant à AGGERIS de
recruter Corentin en apprentissage.
Le bureau d’études en géotechnique
routière, stratégiquement installé
dans le centre d’affaires de la Porte
des Flandres, souhaitait accueillir et
former un jeune ‘du coin’. C’est le cas
avec Corentin : le jeune homme de
24 ans habite dans le Béthunois, et
étudie au Lycée professionnel des tra-
vaux publics de Bruay-La-Buissière.
Un BTS en alternance lui permet
d’associer la théorie, au lycée, et la pra-
tique, chez AGGERIS. Ce qu’il préfère ?
« Le travail en laboratoire ! », répond
sans hésiter le bachelier scientifique,
qui a déjà un BTS Aménagements
paysagers en poche. Chez AGGERIS, il
passe aussi beaucoup de temps sur le
terrain. « C’est là qu’on apprend le plus
et qu’on s’imprègne de la dynamique
d’une entreprise ! En complément,
l’école apporte une base en génie
civil », souligne Sonia Linglart, chargée
du recrutement. « Nous soignons le
tutorat pour que Corentin – actuelle-
ment en binôme - devienne un techni-
cien autonome et polyvalent ».
Un CDI à la clé
AGGERIS, créée en 2005, est un labo-
ratoire indépendant au service des
acteurs de la construction routière.
L’entreprise est dotée d’un laboratoire
équipé pour l’analyse des sols et des
matériaux routiers. « Nous réalisons
des essais sur la chaussée mais aussi
sur des terrains sportifs, des par-
kings, des plateformes commerciales,
et actuellement sur le futur Centre
Hospitalier de Lens. Notre métier
consiste à diagnostiquer la chaussée
par diverses techniques, à analyser des
prélèvements de sol et de matériaux ».
AGGERIS compte à ce jour 5 sala-
riés. Corentin découvre le métier,
et apprend à l’aimer. « Il est très
bien intégré, nous le considérons
comme un salarié à part entière. C’est
quelqu’un de sérieux, sociable et
motivé, qui s’intéresse à ce qu’il fait.
Proch’Emploi ne s’est pas trompé, ils
connaissent bien le tissu économique
local et ont parfaitement identifié
nos besoins et notre état d’esprit ! »
Le dispositif permet de trouver son
bonheur sur le marché de l’emploi
et de bénéficier des aides gouverne-
mentales qui favorisent l’embauche
des jeunes. Une vraie plus-value, sur-
tout en période de crise économique
synonyme de manque de visibilité
pour l’avenir.
Ravi d’avoir trouvé un métier qu’il
a « envie de faire », Corentin remer-
cie celles et ceux qui lui ont donné
sa chance. Il est recruté jusqu’à l’été
2022. Sonia Linglart précise que
l’objectif de cet apprentissage est
d’embaucher Corentin en CDI (Contrat
à durée indéterminée). Convaincu
de l’efficacité du dispositif, AGGERIS
réfléchit au recrutement d’un nouvel
apprenti pour la rentrée 2021-2022. #
AGGERIS, basée à Auchy-les-Mines, travaille avec le jeune
homme depuis cet automne. Ils ont été mis en relation grâce
à la plateforme pour l’emploi relayée par l’Agglo.
AGGERIS recrute Corentin
grâce à Proch’Emploi
RÉ se AU
9
suivez toutes
nos news !
« Proch’Emploi est une
belle opportunité que
l’on a saisie, et on ne le
regrette pas ! »
L’Agglo s’engage avec
Proch‘Emploi jusqu’en 2025
Les élus communautaires ont récemment validé la
poursuite du portage de la plateforme territoriale
Proch’Emploi par la Communauté d’agglomération
jusqu’en 2025. L’Agglo fait de l’accès à l’emploi et à
la formation une priorité. Pour rappel, le dispositif,
subventionné par la Région Hauts-de-France à hauteur
de 80% des frais de fonctionnement, met en relation les
demandeurs d’emploi et les entreprises qui recrutent. Il
propose aux demandeurs d’emploi des offres disponibles
ou une formation pour y accéder. Un numéro vert
est à leur disposition (0 800 026 080). Un entretien
individuel et un suivi personnalisé sont assurés par les
professionnels de Proch’Emploi. #100% Agglo Mars 2021
L’Agglo mène une politique volontariste
de rénovation thermique des logements
privés. Quelles que soient vos capacités
financières, y compris les plus modestes*,
ses conseillers peuvent vous orienter.
Pour les foyers à revenus intermédiaires,
l’Agglo s’engage dans le Fonds de tran-
sition énergétique (FTE) pour la qua-
trième année consécutive, et s’adapte au
contexte national et local pour accompa-
gner au mieux les habitants du territoire.
Ainsi, deux nouveautés sont proposées
en 2021 grâce à ce fonds. Premier coup
de pouce : une famille qui envisage la
rénovation globale de son logement afin
d’atteindre le niveau réno-BBC (Bâtiment
basse consommation) peut être accom-
pagnée financièrement par l’Agglo. Si
vous êtes éligible, vous pouvez bénéficier
d’une aide allant de 75 à 100 euros par
mètre carré de surface habitable réno-
vée, en fonction de la proportion d’éco-
matériaux utilisés. Cet accompagnement
permet également de financer l’audit
énergétique à partir duquel vous pourrez
établir votre plan de travaux. L’aide peut
s’élever à plus de 10 000 euros, un mon-
tant non négligeable quand on refait tout
du sol au plafond, en passant par les murs
et la toiture !
L’Agglo saura vous orienter vers des en-
treprises reconnues. À noter que la sub-
vention qu’elle verse est cumulable avec
les aides nationales comme Ma prime
rénov et les CEE (Certificats d’économies
d’énergies). Pour la toucher, munissez-
vous de vos devis et prenez rendez-vous
avec un conseiller énergie. Les aides
cumulées font baisser le reste à charge
de façon très significative. Un pari 100 %
gagnant puisque vous réaliserez aussi
d’importantes économies d’énergies, et
amortirez donc rapidement votre inves-
tissement !
Oui au solaire !
L’autre nouveauté concerne l’énergie so-
laire thermique. Si vous faites installer un
chauffe-eau solaire, une aide forfaitaire
de 1 000 euros est accordée par l’Agglo
à chaque foyer à revenus intermédiaires
qui installe l’équipement. Prenez soin de
vérifier que l’installateur est bien agréé
RGE-Qualisol. #
Contact : info-energie@bethunebruay.fr
* Les propriétaires à revenus modestes peuvent
contacter le service habitat de l’Agglo au 03 62 61
48 48 ou s’inscrire en ligne sur Monprojet.anah.
gouv.fr
Pour accompagner les ménages à revenus intermédiaires qui
engagent une rénovation globale de leur logement, l’Agglo
adapte ses modalités d’intervention et propose des nouveautés.
De nouvelles aides financières
FTE : des économies
d’énergies à tous
les étages !
L’Agglo s’adapte pour accompagner au
mieux les habitants. Le FTE (Fonds de
transition énergétique), dispositif d’aide à
la rénovation pour les foyers aux revenus
intermédiaires, mis en place sur le territoire
en 2017, est décliné en fonction des besoins
identifiés. Cette année, des nouveautés
sont proposées (lire ci-contre), et les aides
existantes confortées, voire abondées.
Citons l’exemple de l’isolation de combles
perdus : afin de compenser le soutien
financier revu à la baisse au niveau national,
l’Agglo passe son accompagnement financier
de 7 à 10 euros le mètre carré. De même,
un bonus est instauré (+15 euros du mètre
carré) si vous utilisez des éco-matériaux.
Isolation (des murs, rampants de toiture,
combles perdus), changement de système
de chauffage pour une pompe à chaleur
ou un chauffage au bois (chaudière,
insert, pellet), remplacement de
menuiseries ou ventilation,
l’Agglo vous soutient
du sol au plafond ! #
tR Ansition ÉneR gÉtiqUe
c oUP de P oUce
Des permanences
près de chez vous
Pour joindre les conseillers en rénovation
énergétique Faire (ex- info-énergie) de
l’ agglo, appelez le 03 62 61 47 90 ou le
06 12 65 75 22. Prise de rendez-vous
à l’Hôtel communautaire de béthune
du lundi après-midi au vendredi après-
midi ; à l’antenne communautaire de
lillers le mardi après-midi, jeudi après-
midi et vendredi après-midi ; à l’antenne
communautaire de nœux-les-Mines le
mercredi matin ; à la mairie de bruay-
la-buissière le mercredi après-midi ; à
l’antenne communautaire d’isbergues le
vendredi matin.
Pour joindre les conseillers habitat à
l’Hôtel communautaire de béthune,
composez le 03 62 61 48 48.
Permanences téléphoniques lundi de 14h
à 17h, mercredi et vendredi de 9h à 12h ;
permanences sur rendez-vous le jeudi
matin une semaine sur 2 à isbergues (les
2e et 4e jeudis du mois) et lillers (les 1er,
3e et 5e jeudis du mois). #
À s AvoiR
en mo
U vement
10
la rénovation globale d’un logement peut permettre
d’en faire un bâtiment basse consommation.100% Agglo Mars 2021
Agir pour une région propre
Évaluez le potentiel
solaire de votre logement
Devenez guide composteur
vous aimez jardiner et vous avez envie
d’informer, de sensibiliser et éventuellement
d’aider d’autres personnes à se lancer dans
votre loisir préféré ?
Le costume de guide composteur vous ira
à ravir ! Rejoignez l’équipe de bénévoles
de la Communauté d’agglomération en
participant à la nouvelle formation de guides
composteurs organisée les jeudis 25 mars
et 1er avril dans les locaux de l’antenne
communautaire de Lillers (rue de la Haye),
avec une troisième journée sur le terrain
le jeudi 8 avril (lieu à préciser). Formation
gratuite, participation active recherchée !
T. 03 21 61 50 00,
prevention.dechets@bethunebruay. #
Les 19, 20 et 21 mars a lieu l’initiative
d’envergure régionale ‘Hauts-de-France
propres’.
Chaque habitant du territoire est
invité à participer à cette grande opération
de nettoyage de la nature. Toutes les
générations, et notamment les écoliers le
vendredi, consacreront une partie de cette
fin de semaine à ramasser les déchets
abandonnés dans leur environnement
immédiat : aux abords des cours d’eau,
dans les bois, en ville ou à la campagne.
L’an dernier, 49 000 citoyens ont collecté
plus de 5 200 m3 de déchets. Record à
battre en ce week-end qui marquera le
retour du printemps ! #
Le Pôle métropolitain de l’Artois (PMA),
dont fait partie l’Agglo, propose un nouvel
outil : le cadastre solaire. Il permet aux
usagers (particuliers, professionnels et
même collectivités) d’évaluer le potentiel de
production d’énergie solaire d’un bâtiment
ou d’une habitation. Rendez-vous sur pma.
cadastre-solaire.fr pour savoir quelles
installations seraient les plus pertinentes
pour vous. #
Ces derniers mois, des travaux ont été enga-
gés à plusieurs endroits dans le Béthunois
afin de faire du réseau de chaleur urbain une
réalité. Ce réseau alimentera l’équivalent de
6 900 logements de la commune de Béthune,
mais aussi ses voisines de Beuvry (notamment
le Centre hospitalier) et Verquigneul (le pôle
universitaire). Une réflexion est menée sur
les possibles raccordements des communes
d’Annezin, Chocques, Labeuvrière et Vendin-
lès-Béthune, chacune traversée par le réseau.
Un équipement développé principalement par
Dalkia, délégataire du réseau de chaleur, et
Gazonor, concessionnaire Gaz de Mines, dans
lequel 26 millions d’euros sont investis, dont
9,5 millions du fonds de chaleur de l’Ademe
(Agence de l’environnement et de la maîtrise de
l’énergie). La gestion est confiée sous forme de
DSP (Délégation de service public) à l’entreprise
Dalkia, jusqu’en 2039.
Un projet 100% novateur
« Ce réseau est unique en son genre »,
souligne Pierre-Emmanuel Gibson, conseiller
communautaire délégué et premier adjoint
au maire de Béthune, en charge notamment
de la transition énergétique. L’élu plante le
décor : « Nous avons deux sources d’énergies
sur le territoire, à savoir le CVE (Centre de
valorisation énergétique) de Labeuvrière –
Béthune, Beuvry et Verquigneul sont les fers de lance
du nouveau réseau de chaleur urbain. Quatre autres
communes pourraient les rejoindre.
Un équipement inédit et écovertueux
RÉ se A U de chALe UR URB Ain
11
suivez toutes
nos news !
l’agglo finance l’échangeur thermique du centre de valorisation énergétique, destiné à la transformation de la vapeur des fours en eau chaude. Dalkia achètera la chaleur à la sortie de l’échangeur thermique.
propriété de l’Agglomération -, qui génère de
la chaleur en brûlant les ordures ménagères,
et le grisou, ce gaz de mines encore présent
dans les 100 000 km de galeries souterraines
connectées, dont on ne fait rien actuellement ».
Le but du réseau de chaleur consiste à chauffer
équipements et logements des communes
concernées avec ces énergies dites « fatales »
disponibles sur le territoire.
Le gaz de mines sera acheminé depuis le puits
de Divion, valorisé, brûlé en chaudières et dans
deux moteurs de cogénération au sud de Bé-
thune, pour chauffer de l’eau qui sera injectée
dans le réseau de chaleur. Une façon aussi de
réduire fortement les émissions de gaz à effet
de serre (-30 %). « Et en plus nous produisons
de l’énergie électrique grâce à la cogénération*
dont les moteurs génèrent de la chaleur réin-
jectée dans le réseau ! », ajoute Pierre-Emma-
nuel Gibson.
Cette énergie propre est proposée aux abon-
nés à un tarif très attractif garanti pendant
20 ans. La T vA est réduite à 5,5 %. Plus de
1 700 foyers – dont 80 % de locataires de
bailleurs sociaux – pourraient ainsi voir baisser
leurs factures d’énergies de 40 % par rapport à
2017 ! Cela représente en moyenne une éco-
nomie de 500 euros par an et par ménage. Une
façon de lutter contre la précarité énergétique.
Ce chantier, conséquent et innovant, créateur
d’emploi, touche à sa fin : la vingtaine de kilo-
mètres de travaux nécessaires se termineront
en 2021, notamment les 7 km qui relieront le
CvE à la chaufferie au nord de Béthune. L’ambi-
tion est d’atteindre 100 % d’énergies renouve-
lables récupérées issues du territoire. Le nou-
veau CvE, prévu pour 2026, devrait permettre
d’atteindre ce taux maximal. #
* Production simultanée de deux formes d’énergie
différentes dans la même centrale.
150 C’est le nombre
d’années, minimum,
pendant lesquelles le
territoire dispose de
réserves de gaz de
mines.100% Agglo Mars 2021
Les engins de chantier ont débarqué
dans les rues Roger-Salengro et Marcel-
Cabiddu d’Annequin, ainsi que dans les
rues du Château d’eau et Jules-Ferry de
Douvrin. Les deux sites font l’objet de
travaux de même nature, qui consistent à
gérer l’eau de pluie au plus près de là où
elle tombe.
Les communes d’Annequin et Douvrin
subissent régulièrement des inondations
dues aux débordements des réseaux
unitaires en milieu urbain lors d’épisodes
pluvieux. La Communauté d’aggloméra-
tion a décidé d’y entreprendre des tra-
vaux de gestion durable des eaux plu-
viales en travaillant sur leur infiltration et
leur tamponnement avant leur rejet vers
le milieu naturel.
Des chantiers innovants
et respectueux de l’environnement
À Annequin, l’ouvrage se trouve en zone
naturelle, à proximité d’un cours d’eau.
Les eaux pluviales déconnectées seront
tamponnées et infiltrées dans un bassin
enterré en structures alvéolaires, d’un
volume utile de 407 m3, puis rejetées
dans la rivière de la Fontaine de Bray
après avoir circulé au travers d’une zone
végétalisée. Mise en place à la sortie du
bassin, cette zone de rejet sera aménagée
avec des plantes aquatiques, créant ainsi
une zone humide artificielle favorable au
développement de la faune et de la flore.
Les récents épisodes pluvieux confortent l’Agglo dans sa volonté de faire de la lutte contre les inondations une priorité. Plus d’un
million d’euros est investi dans deux chantiers qui démarrent à
Annequin et Douvrin.
De nouveaux travaux
pour éviter les inondations
Trois chantiers à venir
Trois nouveaux chantiers d’extension de
réseaux d’assainissement d’eaux usées
s’ouvrent en mars. À Estrée-Blanche, rues
de Longhem et du Transvaal et chaussée
Brunehaut, 766 000 euros sont consacrés
à la création de l’ouvrage de transfert et
l’extension du réseau d’assainissement
d’eaux usées (37 branchements, 1,3 km
de réseau créé, 400 m de réseau de
transfert). Durée prévue du chantier :
5 mois. À Saint-venant, rues d’Aire
et d’Hurtevent, l’extension du réseau
concerne 110 branchements, 1,6 km
de réseau de collecte créé et 875 m de
réseau de refoulement ; le tout pour plus
d’1 million d’euros et 8 mois de travaux.
À vieille-Chapelle, après 3 mois de travaux
les tout premiers raccordements seront
faits rue Marsy (23 branchements, 1,3 km
de réseau de collecte créé et 1,7 km de
réseau de transfert) pour plus de
454 000 euros HT. #
PRÉ vention
e AUx UsÉe s
L’aire d’accueil des gens
du voyage remise à neuf
la réouverture est prévue pour
la rentrée de septembre prochain.
Fermée depuis l’été 2019, l’aire
d’accueil des gens du voyage
d’isbergues va être entièrement
rénovée pour 800 000 euros. un
montant synonyme de démolition du
bloc collectif et de création de 8 blocs
sanitaires individuels, à raison d’un
par emplacement. À terme, 15 places
seront disponibles, dont une PMr
(Personne à mobilité réduite). un
espace vert est également aménagé
pendant ce chantier qui démarrera
au printemps. #
isBeR g Ue s
en mo
U vement
12
la déconnexion des eaux pluviales
permet de lutter contre les inondations
et les débordements du réseau
d’assainissement unitaire.
Elle aura également un rôle hydraulique
en ralentissant les écoulements.
À Douvrin, l’eau pluviale collectée vient
d’un secteur urbanisé. Même principe, ou
presque : les eaux pluviales déconnectées
seront tamponnées et infiltrées dans deux
bassins enterrés en modules alvéolaires,
d’un volume utile de 901 m3, avec un
rejet à débit limité vers des étangs via un
réseau d’eaux pluviales. Afin de préserver
la qualité des nappes et de la ressource
en eau, un aquatextile est mis en place
autour du bassin d’infiltration. Il sert à
retenir et dégrader les hydrocarbures
présents dans l’eau avant l’infiltration
dans le sol. Une première sur notre
territoire !
Ces ouvrages permettront d’infiltrer et de
tamponner les eaux de pluie tombant sur
près d’1 hectare à Annequin et 2 hectares
à Douvrin. Plus de 500 000 euros sont
investis sur chacun des chantiers, tous
deux démarrés mi-février. À Annequin les
travaux doivent durer 4 mois, à Douvrin
3 mois. #
l e xique
Réseau d’assainissement unitaire :
une seule canalisation pour l’eau usée
et l’eau pluviale
Tamponnement : bassin pour stocker
provisoirement l’eau de pluie en
attendant la fin de l’épisode pluvieux
et ainsi éviter des inondations
Déconnexion : retirer l’eau de pluie
d’un réseau (ici des réseaux unitaires)100% Agglo Mars 2021
L’accès au parking du centre
aquatique de Béthune change
L’Agglo interdit le stationnement pendulaire sur le parking du
centre aquatique communautaire de Béthune pour faciliter
l’accès des usagers. À compter du 1er avril, le parking sera
exclusivement réservé aux usagers de la piscine – baigneurs
et accompagnateurs -, du spa et de l’espace fitness. Un
ticket sera à retirer en y accédant. Ce ticket à usage unique
est valable 30 minutes pour déposer quelqu’un, obtenir
des informations ou réserver un soin. Au-delà, il faudra
s’acquitter d’un droit d’entrée et valider son ticket sur les
bornes disponibles dans les vestiaires.
L’accès au parking est entièrement gratuit pour les usagers
du centre aquatique et placé sous vidéosurveillance. #
Du Pot’ager à la Table
Tel est le nom de la plateforme en ligne dédiée
aux restaurants des Hauts-de-France. Neuf
établissements du territoire y sont déjà recensés.
Le principe : on peut offrir, ou s’offrir, un bon cadeau
pour un menu spécifique ou un chèque-cadeau d’un
montant personnalisé. En ces temps de crise, voilà
une manière simple et originale de valoriser la gastronomie
régionale et de soutenir les restaurateurs qui optent pour
le fait-maison à partir de produits locaux et de saison.
Rendez-vous sur www.dupotageralatable.com.
Les restaurateurs souhaitant rejoindre la démarche peuvent
se renseigner à accueil@tourisme-bethune-bruay.fr #
Intégrez le Conseil
de développement
Instance de démocratie participative composée de bénévoles,
le Conseil de développement représente la société civile
dans ses différentes composantes : monde économique,
syndicats et organisations professionnelles, services publics
et assimilés, vie collective, familiale et associative. Cette
assemblée d’acteurs du territoire, lieu de dialogue et de
réflexion, sera enrichie en 2021 par l’installation d’un nouveau
collège « Habitants » (12 personnes maximum). Un tirage au
sort déterminera les candidats répartis équitablement sur le
territoire de l’agglomération.
Pour candidater, il faut : résider sur le territoire de
l’Agglomération, ne pas avoir de mandat politique, ne pas
faire partie d’une association et/ou d’une structure déjà
membre du Conseil de développement. Les candidatures sont
à adresser par courrier (CABBALR, 100 avenue de Londres
CS 40548 - 62411 Béthune cedex) ou par mail (christelle.
tirman@bethunebruay.fr) avant le 28 mars. #
« Suivre la formation des ambassa-
deurs Covid m’a notamment permis
d’apprendre certaines vérités sur le
virus, et de distinguer le vrai du faux ! »
Matthieu Catteau est coordinateur
pédagogique aux CHRS (Centre d’hé-
bergement et de réinsertion sociale)
d’Annezin et Béthune, propriétés de la
Vie active. Déjà sensibilisé en interne
par l’association, fin janvier il a participé
à la formation Ambassadeurs Covid
proposée par l’Agglo dans le cadre du
Contrat local de santé, en partenariat
avec l’ARS (Agence régionale de santé)
et l’association Sauvegarde du Nord.
Et il ne le regrette pas : « L’animatrice
de cette demi-journée se base sur des
faits scientifiques, on sait donc à quoi
s’en tenir. »
Gestes barrières, distanciation phy-
sique, tests, vaccination, la trentaine
d’ambassadeurs Covid du territoire,
qu’ils soient professionnels ou asso-
ciatifs, se chargent de relayer les
informations sur le virus auprès du
grand public. Matthieu, lui, l’a fait
auprès de ses collègues et des rési-
dents des CHRS.
Des outils pour relayer
les bonnes informations
L’infirmière du CHRS et Matthieu leur
ont distribué des kits comprenant gel
hydroalcoolique, masques de caté-
gorie 1 et documentation. L’occasion
d’échanger sur un virus qui a boule-
versé le quotidien de tout le monde.
« Au sein des CHRS, on a très vite
pris des mesures de prévention, et
on a renforcé le nettoyage régulier
des parties communes, confié entre
autres aux résidents ». Des précau-
tions essentielles quand plusieurs
dizaines de personnes partagent un
même lieu de vie collectif.
En tant qu’ambassadeur Covid,
Matthieu redouble de vigilance. S’il
croise un résident qui porte mal son
masque, il lui rappelle gentiment l’im-
portance de le réajuster. Les repas se
déroulent en plusieurs services pour
respecter les distances préconisées.
Les entrées et sorties sont filtrées, et
« on demande désormais aux résidents
où ils se rendent et qui ils voient quand
ils vont à l’extérieur ». Des chambres
sont réservées à d’éventuels malades
à isoler. Depuis la formation, Matthieu
se sent mieux armé pour répondre aux
questions que chacun peut se poser.
Il cite en exemple la vaccination : « On
n’influence personne, mais on en sait
un peu plus ». #
Des mesures sont prises par l’Agglo pour accompagner au mieux
les habitants pendant cette période de crise sanitaire. Zoom sur
la formation d’ambassadeurs Covid, chargés d’informer le grand
public sur le virus et les bons réflexes à adopter.
L’Agglo à vos côtés
pour lutter contre le virus
s AntÉ
« La prévention santé,
on en fait toute l’année,
et encore plus en
ce moment ! »
Matthieu catteau, ambassadeur covid auprès des résidents et du personnel des centres d’hébergement et de réinsertion sociale de béthune et annezin, distribue masques et gel hydroalcoolique.
13
suivez toutes
nos news !100% Agglo Mars 2021
bio
e x
P re ss
1993 :
naissance à Arras.
Rodolphe grandit à
Marconne, près d’Hesdin.
2002 :
solfège.
2003 :
découvre les percussions
et intègre la classe de
Jean-Louis Delbarre
à l’école de musique
d’Hesdin.
2005 :
décide de devenir
musicien et rejoint
le conservatoire de
Bruay-La-Buissière pour
un parcours musique-
études.
2020 :
après les Conservatoires
de Douai et Paris,
Rodolphe Théry intègre
l’Orchestre philarmonique
de Radio France.
14
musique et de la danse), qu’il obtient au Conserva-
toire de Douai. Il y croise Jean-Louis Raison, dont
Jean-Louis Delbarre a lui-même été élève !
Après un passage par Montrouge, direction le
Conservatoire national supérieur de musique et de
danse de Paris. Il passe plusieurs concours, échoue
souvent en finale. Master de percussions en poche,
il est pris à l’essai à l’Orchestre de l’opéra de Lyon.
Puis l’an dernier, c’est le graal : Rodolphe réalise
son rêve en devenant timbalier de l’Orchestre
philarmonique de Radio France. Un rôle qu’il adore :
« On est un peu le miroir du chef ». La consécration…
à 27 ans ! Le jeune homme n’en revient toujours
pas : « C’est incroyable, je joue aux côtés de mes
anciens profs et de musiciens que j’allais voir jouer
chaque semaine, le rêve ! » Et ce n’est pas la crise
sanitaire qui va lui gâcher son plaisir : « L’activité a
repris cet été. J’ai intégré l’orchestre en août. On a
eu la chance de pouvoir jouer avec du public, ma
mère et ma sœur ont pu assister à mon premier
concert. Quand on joue, c’est capté en direct pour
France musique et filmé, pour Arte entre autres ».
Invité dans différents ensembles, Rodolphe voyage
à travers l’Europe, continue de progresser et de
gagner en confiance. Il mesure sa chance : « On est
nombreux à bien jouer. »
Le jeune homme qui s’épanouit par ailleurs au
sein du Trio Xenakis - dont on fêtera le cente-
naire de naissance en 2022 -, espère venir jouer
dans sa région natale. Il multiplie les expériences,
dont une récente à la Comédie française, et ambi-
tionne de « rendre la musique accessible au plus
grand nombre. » Il veut aussi « mettre en lumière
les percussions et contribuer à donner plus de
place aux timbales dans l’univers musical actuel.
On pense souvent que c’est un instrument pour
orchestre seulement, mais pas du tout : on peut
jouer en solo par exemple ». Et de marteler que « la
musique se partage, elle crée des émotions, c’est
une fête ! » #
Rodolphe Théry n’est pas issu d’une famille de
musiciens. Avant de décrocher sa place de timba-
lier au sein de l’Orchestre philarmonique de Radio
France, le jeune homme a beaucoup travaillé.
« Il ne lâche rien ! », dit de lui son professeur du
Conservatoire communautaire bruaysien, Jean-
Louis Delbarre. « Rodolphe est quelqu’un de très
rigoureux, obstiné, intransigeant avec lui-même.
C’est difficile d’en arriver là où il est, il y a très peu
de places à ce niveau », résume l’enseignant, qui
se souvient du jour où Rodolphe, alors adolescent,
a décidé de faire de la musique son métier. Les
deux hommes sont encore souvent en contact :
« Jean-Louis est toujours là pour moi. Bienveillant,
il m’a encouragé et a même rassuré mes parents
quand c’était nécessaire ! C’est le meilleur prof du
monde ! C’est grâce à lui que j’en suis là. » Le musi-
cien est ému : son mentor vient de créer la pièce
‘Patchwork’ en son hommage, pour enseigner les
timbales aux enfants. « Quel beau cadeau ! »
Rodolphe Théry découvre la musique presque par
hasard : « Mes cousins avaient un petit groupe de
rock, les instruments me fascinaient. Mes parents
m’ont vu jouer sur des casseroles et m’ont inscrit
au solfège ! » Lui préfère les percussions. Et choi-
sit définitivement l’harmonie après avoir découvert
l’Orchestre national de Lille sur scène. Très vite, il
se donne les moyens de vivre de la musique. Il a le
physique et le mental pour y arriver. Ses proches
le soutiennent, l’accompagnent entre le domicile
familial de Marconne et le conservatoire de Bruay-
La-Buissière. Jusqu’au Bac, TMD (Techniques de la
« Aujourd’hui ma vie est trop
cool, mes parents sont fiers.
C’est le bonheur absolu. Pourvu
que ça dure et que les salles
de concert rouvrent vite ! »
Rodolphe Théry
À 27 ans, il vit un rêve éveillé
rodolphe Théry a été attiré par les percussions dès son plus jeune âge.
© Medici.tv
mUsiqUe
R enc ont
R e100% Agglo Mars 2021
100% Agglo vous
parle de nos moulins
fiers de notre agglo
Ils ne servent plus à moudre le
grain mais font partie intégrante
du paysage, et du patrimoine.
Les moulins de nos campagnes
sont pleins de charme. Zoom sur
trois d’entre eux.
15
À Beuvry
La commune de Beuvry abrite un moulin de toute beauté. Et plus exactement le moulin Buret, aussi appelé ‘Moulin du Ballon’. Au- jourd’hui propriété de la ville et classé Monument historique, le dernier moulin encore debout à Beuvry est niché à deux pas de la Départementale 943, à la frontière avec la commune voisine de La- bourse. Il servait autrefois à la mouture du blé.
Sa présence est évoquée dès le 13e siècle. Au 19e siècle, le moulin
sur pivot – en bois – est remplacé par un moulin en dur – en grès, brique et pierre calcaire – de près de 20 mètres de haut, destiné à la meunerie et à l’alimentation des animaux. La famille Buret en héritera. Ses ailes cessent de tourner en 1900. Abandonné, il sert de refuge pendant la Première guerre mondiale. Ses ailes lui sont enle- vées. Beuvry l’acquiert en 1983 et le fait restaurer. Il retrouve ses ailes, de plus de 20 mètres d’envergure, au début des années 1990.
le saviez-vous ?
Comme son surnom l’indique, le moulin beuvrygeois se situe dans le
quartier du Ballon, qui tire son nom d’une anecdote du 18e siècle :
c’est sur une motte du quartier que se serait posée la montgolfière
des frères Robert. Partis du jardin des tuileries à Paris, ils évitent de
peu les ailes du moulin. Un spectacle auquel assistent les convives
du Prince de Ghistelles, alors propriétaire du site. #
À Caucourt
Les passionnés de randonnée y sont déjà forcément passés.
Le gué de Caucourt fait partie des incontournables de notre
territoire. Un petit pont offre une vue privilégiée sur ce site
naturel de toute beauté, avec son cours d’eau, sa cascade
et son moulin du 16e siècle. Ce dernier aurait été reconstruit
au 18e siècle pour moudre le blé. Ravagé par un incendie en
1981, il sera rénové et équipé d’une nouvelle roue à augets
quelques années plus tard. Devenu la Taverne du moulin, on
peut désormais y admirer le paysage tout en dégustant des
produits locaux, quand cela est permis ! #
À Saint-venant
La commune est plus connue pour son joli port de plaisance que pour son moulin. Niché au cœur du Chemin de ceinture, l’ancien moulin saint-venantais apporte une touche bucolique au centre-bourg. Ce moulin à eau avec roue à aubes donne sur le cours d’eau de la Guarbecque. Il aurait été construit en 1681, puis restauré à la fin du 19e siècle. À deux pas de là, où se trouve désormais la salle des fêtes, était érigé un moulin à huile détruit pendant la Première guerre mondiale. #100% Agglo Mars 2021
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1# Ministre du travail et de l’emploi, Élisabeth Borne est revenue
à Béthune début février pour faire un point d’étape sur Bridgestone.
À quelques mois de la fermeture de l’usine, elle a rencontré les
représentants syndicaux, la direction, les partenaires de l’emploi
et les élus locaux, pour faire le point sur l’accompagnement des salariés et la plateforme territoriale déployée pour leur permettre de retrouver un emploi ou une formation.
2# La voie verte ‘Le canal d’Aire
à vélo’ est désormais aménagée
entre Hinges et Billy-Berclau
(ici à Billy-Berclau, dans le parc
des industries Artois-Flandres).
On peut circuler sur le chemin
de halage en toute sécurité, et
même prendre le temps de faire
une pause sur le mobilier urbain.
Prochaine étape : aménager les
abords du canal entre Mont-
Bernanchon et Saint-venant.
Un beau projet qui rappelle que
l’Agglo promeut volontiers le
tourisme fluvial et fluvestre.
3# C’était l’effervescence
dans la classe de CM1-CM2
de Mme Raekelboom, à l’école
Saint-Benoît d’Amettes. Un
archéologue communautaire
et la responsable de la
donation Kijno ont échangé
avec les enfants autour de
découvertes et d’art. L’Agglo
invite les élèves d’une dizaine
d’établissements du territoire
à « explorer le monde ».
Musée, expo et théâtre vont
rythmer la suite du projet.
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4# Si beaucoup d’artistes sont actuellement
privés de lieux d’expression, sur notre territoire
le CLEA (Contrat local d’éducation artistique),
porté par l’Agglo, se poursuit. À l’image de
la venue de Miki Nitadori dans plusieurs
établissements scolaires. L’artiste, qui travaille
sur la photographie, va aussi bien à la rencontre
de collégiens que d’écoliers de primaire.
5# La crise sanitaire ne permet pas aux
élèves du Conservatoire communautaire de
se produire en public. Mais les ‘’Masterclass’’,
ou « classes de maître », sont maintenues.
L’une de ces interventions pédagogiques a été
orchestrée fin janvier. Pierre et Oscar Nguyen
ont proposé un cours à plusieurs élèves sur un
répertoire spécifique de piano. Le premier est
enseignant au Conservatoire à rayonnement
Régional de Lille, le second, son fils, étudiant
au Conservatoire de Paris.
6# Malgré la fermeture des équipements
sportifs au grand public, l’accueil
des scolaires continue sur la piste de
ski de Loisinord à Nœux-les-Mines.
Plusieurs écoles du territoire profitent de
l’équipement pour initier les élèves à la
glisse. Objectif : apprendre à se déplacer
en sécurité à ski sur des pentes plus ou
moins faibles en sachant tourner, s’arrêter
et maîtriser sa vitesse.
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6100% Agglo Mars 2021
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Après mûre réflexion, vous avez envie
d’adopter un animal de compagnie, mais ne
savez pas par où commencer. Il vous faut
contacter la fourrière-refuge communau-
taire, située avenue George-Washington à
Béthune (tél. 03 21 68 46 94).
Ouverte du lundi au samedi de 14h à
18h, la fourrière-refuge, entièrement
rénovée, accueille les animaux domes-
tiques, en grande majorité des chiens
et chats, abandonnés ou trouvés errant
sur la voie publique, et non-réclamés
par leurs propriétaires. L’équipe de la
fourrière-refuge les nourrit, les soigne,
les promène et apprend à les connaître.
Plusieurs dizaines d’animaux sont ainsi
prêts à être adoptés.
vous avez déjà un voire plusieurs autres
animaux à la maison ? Pas de problème,
leur compatibilité sera testée. D’autres
questions vous préoccupent ? N’hésitez
pas à appeler la fourrière-refuge, qui vous
renseignera.
Prêt à adopter ? Les démarches admi-
nistratives et financières vous seront
expliquées en détails. #
Pour régler votre facture d’eau, plusieurs
possibilités s’offrent à vous.
Par TiP sePa : Un coupon détachable est à
votre disposition en bas de votre facture. Il
vous suffit de le dater, le signer et l’envoyer
dans l’enveloppe fournie que vous devez
affranchir au tarif en vigueur, accompagné
d’un RIB (Relevé d’Identité Bancaire).
en ligne : via le site www.tipi.budget.gouv.fr.
vous aurez besoin de l’identifiant de la
collectivité et de la référence de la dette.
vous trouverez ces informations inscrites
en gras sur votre facture dans la rubrique
« Comment régler votre facture ? »
en espèces (seulement si le montant total
de votre facture est inférieur à 300 euros) :
Au guichet de la Trésorerie Béthune
municipale, située 85 rue Georges-
Guynemer à Béthune.
Par carte bancaire : Au guichet de la
Trésorerie de Béthune municipale (adresse
ci-dessus), mais aussi par téléphone en
composant le 03.21.68.12.71.
Par virement bancaire : Les informations
relatives au compte bancaire bénéficiaire
sont indiquées sur votre facture dans la
rubrique « Comment régler votre facture ? »
Pour simplifier la prise en charge du règle-
ment, pensez à bien préciser la référence
de votre facture.
Par chèque bancaire : vous devez détacher
le coupon TIP SEPA sans le signer et le
transmettre accompagné de votre chèque
établi à l’ordre du Trésor public grâce
à l’enveloppe fournie que vous devez
affranchir au tarif en vigueur. #
Je souhaite adopter
un animal à la
fourrière-refuge
communautaire.
Quelles sont les
démarches ?
Comment
puis-je régler ma
facture d’eau ?
Toutes vos questions à :
communication@bethunebruay.fr
Vous avez une question liée à l’ agglo ?
cette rubrique est la vôtre ! J’aimerais devenir
sapeur-pompier
communautaire.
Comment faire ?
vous avez plus de 18 ans et souhaitez
devenir sapeur-pompier volontaire
dans l’une de nos unités territoriales ?
C’est le bon moment, puisqu’elles
recrutent ! Les sapeurs-pompiers
volontaires sont intégrés dans l’un des
six sites du territoire (ex-CPI, Centres
de première intervention), à savoir
Cuinchy, Divion, Hersin-Coupigny,
Lapugnoy, Noyelles-lès-vermelles
et Sailly-Labourse.
Formé(e), entraîné(e), vous dévelop-
perez votre sens des responsabili-
tés et le travail en équipe, et vivrez
une expérience riche et motivante.
vous serez amené à intervenir sur
l’ensemble du territoire de la Commu-
nauté d’agglomération pour diverses
missions : fuite d’eau, épuisement/
assèchement, destruction de nids de
guêpes/frelons, protection contre les
essaims d’abeilles, protection et sau-
vetage d’animaux domestiques non
dangereux, prise en charge d’animaux
capturés, chute d’arbre, bâchage,
menace de chute d’objet, balisage
d’engins de guerre, reconnaissances
diverses. Une belle façon de s’engager
au quotidien au service de la popula-
tion, en parallèle de vos études ou de
votre métier.
vous pouvez contacter
valéry Leriche, chef de centre à Divion,
au 06 71 13 01 16.
Pour en savoir plus sur les Unités
Territoriales, rendez-vous sur
www.bethunebruay.fr #100% Agglo Mars 2021
en
PR A
tiq
U e
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Les Points d’accès au droit (PAD)
1
1
3
lieu d’accueil,
contact
unique
structures d’accueil
d’écoute et d’orientation.
En toute confidentialité et au plus
proche de chez vous, les professionnels
des PAD vous apportent des conseils
et/ou des réponses d’ordre juridique
ou administratif pour vous permettre
d’exercer vos droits et/ou devoirs
Aider à régler au plus
vite et au mieux un
litige pour éviter une
éventuelle judiciarisation
03.62.61.48.90
pad@bethunebruay.fr
Mineurs, majeurs,
habitants de
l’Agglomération
et extérieurs
Des domaines de
compétences nombreux
Différend familial, aide aux
victimes (discrimination, violence,
escroquerie), surendettement,
droit de la consommation,
litiges en tout genre
1 service gratuit pour tous
PRendRe Rende z-voUs
À Béthune, calonne-Ricouart,
hersin-coupigny, isbergues ou Lillers :
retrouvez le planning sur le site internet
www.bethunebruay.fr (rubrique ‘accès au droit’).
Des permanences
délocalisées
mAis AUs si
Auchy-
les-mines
(Maison pour tous
rue Paul-Émile
Victor, lundi et
mardi de 9h à 12h
et de 14h à 17h)
Bruay-
La-Buissière
(Maison des
services, 39 rue
Pierre-Bérégovoy)
Houdain
(MJVA-Maison de
la jeunesse et de
la vie associative,
5 place de la
Marne).
objectif
1100% Agglo Mars 2021
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