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PLU - Rapport de présentation - Rapport de Présentation Évaluation Environnementale
Document publié le Jeudi 26 septembre 2024
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Rapport de Présentation Évaluation Environnementale)
Thèmes du document : Environnement, Aménagement du territoire, Eau et assainissement,
Plan Local d’Urbanisme intercommunal
PLUi
ELABORATION DU PLUi
PLUi arrêté en Conseil de Communauté du 6 février 2019
PLUi approuvé en Conseil de Communauté du 28 février 2020
PLUi rendu exécutoire le 8 juin 2020
MISE A JOUR N°1 DU PLUi
Arrêté du 15 mai 2020
MISE EN COMPATIBILITE N°1 DU PLUi
Arrêté préfectoral du 31 mai 2022
MODIFICATIONS N°1 ET N°2 DU PLUi
Approuvées en Conseil de Communauté du 26 septembre 2024
RAPPORT DE PRESENTATION
Evaluation environnementale et
indicateurs de suiviPLUi CAPLD / Rapport de présentation 3 3
PARTIE A
Évaluation
environnementalePLUi CAPLD / Rapport de présentation 4 4
1. Évaluation des incidences du projet sur l’environnementPLUi CAPLD / Rapport de présentation 5 5
1.1. Méthode Afin de procéder à l’évaluation des incidences du projet sur l’environnement, l’évaluation environnemen-
tale défini au préalable :
• Les éléments de projet de PLUi concernés (Point 2.1.1.)
• La caractérisation des champs de l’environnement (Point 2.1.2.)
• Les questions évaluatives permettant d’établir une incidence (Point 2.1.3.)
• La définition des incidences (point 2.1.4.)
1.1.1. Les éléments de projet du PLUi concernés par l’évaluation
environnementale
1.1.2. La caractérisation des champs de l’environnement
1.1.3. Les questions évaluatives permettant d’établir une
incidence
L’évaluation des incidences du Plan local d’urbanisme intercommunal (le projet) sur l’environnement pro-
cède de l’examen du projet d’aménagement et de développement durables (PADD) et de sa traduction dans
les pièces réglementaires ; à savoir :
• Les orientations d’aménagement et de programmation (OAP)
• Le règlement graphique (zonage)
• Le règlement écrit
document par document et thématique par thématique afin de déterminer les incidences précises du PADD,
du zonage, du règlement écrit et des OAP sur l’ensemble des champs de l’environnement.
Les incidences sur l’environnement sont analysées au travers des thématiques suivantes :
• Consommation d’espace et lutte contre l’étalement urbain
• Trame verte et bleue
• Protection des paysages et du patrimoine
• Qualité de l’air, émissions de GES et consommations d’énergie
• Vulnérabilité des personnes et des biens vis-à-vis des risques et des nuisances
• Gestion de l’eau et des déchets
L’évaluation des incidences du projet sur l’environnement procède par questions évaluatives qui sont poséesPLUi CAPLD / Rapport de présentation 6 6
Le renseignement des questions évaluatives énumérées ci-dessus permet de déterminer les principales inci-
dences du projet et de sa traduction réglementaire.
Les incidences sont de trois ordres :
• Incidences positives : le bilan de l’orientation du projet et de sa traduction réglementaire permet d’envisa-
ger une amélioration de la situation environnementale au regard des tendances passées, ou a minima d’une
prise en compte garantissant le maintien de la situation actuelle.
• Incidences négatives : le bilan de l’orientation du projet et de sa traduction réglementaire laisse envisager
une possible dégradation de la situation environnementale.
• Incidences neutres : le bilan de l’orientation du projet et de sa traduction réglementaire n’a pas a priori
d’effet notable prévisible sur la situation actuelle.
Un bilan thématique est effectué, en mettant en lumière les principales incidences négatives, positives et
neutres.
Ce bilan utilise le code couleur suivant :
Incidence positive prévisible du projet et de sa traduction réglementaire sur l’environnement
Incidence négative probable du projet et de sa traduction réglementaire sur l’environnement
Incidence neutre ou une faible incidence (+ ou - ) du projet et de sa traduction réglementaire sur
l’environnement.
Ce bilan permet ensuite d’identifier des mesures compensatoires s’il y a lieu, qui se concentreront sur les
incidences négatives probables du projet.
1.1.4. La définition des incidencesPLUi CAPLD / Rapport de présentation 7 7
1.2. Consommation d’espace et lutte contre l’étalement urbain
QUESTIONS
ÉVALUATIVES
RÉPONSES INCIDENCES
PROJET D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLES
Dans quelle mesure le
projet participe-t-il à la
réduction de la consom-
mation d’espace et à la
lutte contre l’étalement
urbain ?
Le projet de PLUi porte l’ambition forte des élus de conforter l’at-
tractivité résidentielle et économique du Pays de Landerneau-
Daoulas.
Dans le même temps, le projet prévoit que le développement
urbain nécessaire à l’accueil de population et de la dynamique éco-
nomique, ne se fasse pas aux dépends de la qualité du cadre de vie,
de l’environnement et des espaces naturels et agricoles.
La gestion économe du foncier est également un enjeu porté glo-
balement à l’échelle du PLUi et plus largement, du Pays du Brest
(au travers du SCoT).
Pour se donner les moyens d’atteindre cet objectif, et donc de limi-
ter la consommation d’espaces agricoles et naturels, de valoriser
le bâti existant et de renforcer les centralités, une partie du déve-
loppement résidentiel sera réalisé au sein des enveloppes urbaines
existantes, soit par la mobilisation et l’amélioration du parc de loge-
ments existants (sortie de vacance, amélioration du parc ancien...),
soit par la reconversion du tissu existant (réhabilitation ou modifi-
cation de la destination de bâtiments existants), soit par densifica-
tion (division parcellaire, urbanisation de dents creuses…).
La seule mobilisation du parc ancien et les efforts de renouvelle-
ment urbain ne pouvant pas répondre et satisfaire aux ambitions
de développement résidentiel, la Communauté d'Agglomération
entend travailler sur la maîtrise des extensions urbaines en les ins-
crivant en appui des centralités en priorité, en phasant leur opé-
rationnalité dans le temps, et en fixant un cadre d’aménagement
avec des objectifs renforcés de densité.
Les objectifs chiffrés portés par le PADD sont :
• Un objectif global de réduction de la consommation d’espaces
naturels et agricoles, porté plus particulièrement par l’habitat, qui
sera, a minima, de l’ordre de 15 % à l’échelle du territoire intercom-
munal par rapport à la consommation d’espaces de la décennie
passée.
• En matière de mobilisation du potentiel en renouvellement
urbain : l’ambition à l’échelle du territoire de l’EPCI est d’atteindre
30% de la production de logements en renouvellement urbain
(mutation et densification des espaces bâtis), avec un minimum de
25%.
• En matière de densité des futures opérations : La Communauté
d'Agglomération se fixe un objectif de 18 logements par hectare en
moyenne à l’échelle de l’EPCI.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 8 8
ZONAGE
Le zonage permet-il de
traduire les objectifs de
réduction de la consom-
mation foncière passée
inscrits dans le PADD,
en compatibilité avec le
SCoT ?
• L’ensemble des zones 1AU, 2AU et les emplacements réservés qui
sont susceptibles de consommer de l’espace naturel ou agricole
représentent 360,2 hectares à l’échelle de 20 ans :
- 225,9 hectares à vocation habitat et vocation mixte
- 82,7 hectares pour l’économie
- 51,6 hectares pour les équipements et infrastructures.
A noter que ces surfaces traduisent un zonage et non la consomma-
tion réelle qui sera sans doute à minorer (car la totalité des emprises
des zones à urbaniser comme des emplacements réservés ne sera
pas urbanisée, des espaces verts, des reculs inconstructibles,...
étant parfois imposés).
• Des efforts très importants de réduction de la consommation
foncière pour les besoins de l’habitat : l’ensemble des zones 1AU
et 2AU à vocation d’habitat représentent 203,3 hectares (1AUH
et 2AUH), auxquels s'ajoutent 22,6 hectares d'espaces à vocation
mixte (AU et 2AU) sur 20 ans, soit 113 hectares sur 10 ans, soit une
réduction de 29% en comparaison avec la consommation d’espaces
passée (159,4 hectares). Ce résultat traduit une attente clairement
exprimée dans le PADD.
• Un effort significatif en matière de consommation foncière pour
les besoins de l’économie : l’ensemble des zones 1AUI et 2AUI
représentent 82,7 hectares sur 20 ans, soit 41.4 hectares sur 10 ans,
soit une réduction de 27% comparé à la consommation d’espaces
passée (56.6 hectares).
• Une modération de la consommation foncière pour les équipe-
ments et infrastructures : les zones 1AUE et 2AUE représentent
6,6 ha. Les emplacements réservés représentent 45 hectares.
Le total pour les équipements et infrastructures est donc de 51,6 ha
en 20 ans, soit 25,8 hectares en 10 ans, soit une augmentation de
la consommation foncière passée (18 hectares) de l’ordre de 40 %.
Cette augmentation s’explique au regard de la faible consommation
passée et des besoins en matière d’aménagement de voirie notam-
ment et d'équipements : voie de désenclavement du Sud de Lan-
derneau, aménagement de l’échangeur de Daoulas, extensions de
cimetières, ...PLUi CAPLD / Rapport de présentation 9 9
• Le résultat global est compatible avec le SCoT du pays de Brest
qui attribue à la CAPLD un compte foncier pour les 20 prochaines
années de 361 hectares. Le résultat de 360,2 hectares traduits dans
le zonage du PLUi est équivalent au compte foncier du SCoT. De
plus, il s’agit du zonage et non de la consommation foncière réelle.
Le SCoT prévoit que la surface des zones à urbaniser n’est pas assi-
milable à la surface de consommation foncière.
• Le résultat global est également en cohérence avec le PADD du
PLUi qui porte un objectif de réduction a minima de 15% de la
consommation foncière passée.
Le zonage permet-il de
lutter contre l’étalement
urbain?
• Le développement urbain résidentiel est essentiellement
concentré autour des centralités (agglomérations) : 93% des zones
UH sont situées à l’échelle des agglomérations et 99 % des zones
1AUH ou 2AUH sont situées en continuité des agglomérations.
• La rationalisation de la planification pour les espaces écono-
miques se traduit par 13 sites uniquement ayant la capacité de se
développer (83 hectares de zones 1AUi et 2AUi), contre 190 hec-
tares dans les documents d’urbanisme en vigueur avant le PLUi.
Le zonage permet-il de
produire la part de loge-
ments en renouvelle-
ment urbain prévue par
le PADD, en compatibilité
avec le SCoT ?
• L’analyse de l’urbanisation et de la consommation d’espaces a
démontré des capacités de renouvellement urbain sur le territoire,
surtout en matière d’habitat.
Ce potentiel a été valorisé et intégré dans le PLUi pour limiter les
extensions urbaines.
1745 logements pourront être produits dans les zones U du PLUi,
soit 29% de la production totale de logements en moyenne à
l’échelle de l’EPCI. Ce potentiel représente une surface de 97 hec-
tares économisés sur les terres agricoles, naturelles et forestières
si l’on rapporte ce nombre de logement à la densité moyenne de
18 logements par hectares à atteindre à l’échelle de l’EPCI sur les
nouvelles opérations de logement.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 10 10
Le zonage permet-il de
préserver le foncier et les
sites d’exploitation agri-
coles et donne-t-il aux
agriculteurs une visibilité
à long terme du foncier
agricole ?
Le foncier agricole :
- Les espaces agricoles classés en zone A et N :
Ces espaces valorisés par l’agriculture ont été classés
majoritairement en zones A et N.
18 690 ha (déclaré à la Politique Agricole Commune en 2015) sont
identifiés en zone Agricole dans le PLUi. Les zones A représentent
près de 60% du territoire intercommunal.
3 090 ha (déclarés à la PAC) sont identifiés en zone Naturelle. Les
zones N représentent près de 34% du territoire intercommunal.
Au final près de 22 000 ha de parcelles agricoles déclarées à la PAC,
sont classées en zone Naturelle ou en zone Agricole.
- Les espaces agricoles classés en zone U et AU :
Les zones U et notamment les capacités de renouvellement urbain
pourraient impacter environ 21 ha de terres déclarées à la PAC, soit
0,1% de ces terres déclarées à l’échelle de la CAPLD.
Les zones AU (zones d’extension urbaine) impactent environ 230
ha de terre PAC, soit 1,2% de ces terres déclarées à l’échelle de la
CAPLD. Ce sont essentiellement des zones 2AU qui n’entraînent
donc pas d’urbanisation immédiate mais appellent une modification
du document d’urbanisme pour les rendre constructibles au même
titre que les zones 1AU.
59 exploitations sont concernées par ces impacts fonciers, sur 284
exploitations recensées à l’échelle du territoire intercommunal,
soit 20% des exploitations. La majorité de ces 59 exploitations
sont impactées par des impacts éventuels de moins de 5 ha. 13
exploitations sont concernées par un impact potentiel de plus de
5 ha.
• Les sites agricoles :
Tous les bâtiments à vocation agricole (activités professionnelles)
qu’il s’agisse de site principal ou de site secondaire, sauf quand le
site d’exploitation ne permet pas, en l’état, une pérennisation de
l’activité ou une reprise, ont été classés en zone A.
• La visibilité à long terme :
Le zonage permet de disposer d’une visibilité à long terme des
espaces agricoles en assurant une pérennité à 20 ans des espaces
agricoles, en compatibilité avec le SCoT. Il permet également
d’identifier à 20 ans les espaces qui pourraient être urbanisés au
travers des zones 1AU et 2AU.
Les zones 2AU représentent environ 70% de la surface totale des
zones AU, contre environ 30% pour les zones 1AU.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 11 11
RÈGLEMENT
Le règlement permet-il
de densifier les tissus
urbains existants des
zones U ?
La réglementation de l’implantation du bâti sur l’unité foncière
ainsi que l’occupation des unités foncières (les obligations en
matière de stationnements sont abordés dans une question éva-
luative suivante) peuvent être des freins ou des leviers à la densifi-
cation des tissus bâtis.
Le règlement écrit, en cohérence avec le motif de délimitation des
zones U (Cf. partie C, volume 4), s’adapte aux différentes densités
présentes dans les tissus urbains des communes de la CAPLD.
Les tissus dans lesquels les enjeux de densité sont les plus impor-
tants du fait de l’intensité des fonctions urbaines qui y ont lieu et
de la densité des tissus bâtis déjà présente sont les zones UHa1 et
UHa2 qui correspondent aux centre-ville et centre-bourg anciens
de Landerneau et des communes de la CAPLD.
Les zones UHa1 et UHa2 favorisent ainsi la densification des tissus
urbains, pour toutes les vocations confondues au travers :
• De la diversité des destinations autorisées
• De possibilités d’implantation à l’alignement des voies ou places
publiques et voies privées sauf règles alternatives
• De l’obligation de constitution de fronts bâtis d’une limite sépara-
tive à une autre (qui peut également être assuré par l’édification de
murs de clôture), sauf règles alternatives
• 90% de l’unité foncière peut-être urbanisée
Les possibilités de densification offertes par la division parcellaire
est davantage représentée dans les zones UHb (tissu urbain situé
en continuité du centre-ville ancien de Landerneau) et UHc (tissus
pavillonnaires de toutes les communes).
Ces zones permettent la densification à l’avant de la parcelle
(implantation à l’alignement autorisée) et à l’arrière, dans une
limite de 10 mètres par rapport à l’alignement des voies ou places
publiques et voies privées. Au-delà de 10 mètres, les opérations
de densification qui n’ont pas d’impact sur les espaces naturels ou
sur les paysages (sur les voies internes de lotissements, pour des
groupements de bâtiments faisant l’objet d’une même demande
de permis de construire ou situés en lotissement) sont autorisées.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 12 12
Le règlement permet-il
de traduire les objectifs
de densité fixés dans les
zones AU ?
Le règlement des zones 1AUH est volontairement souple (implan-
tation, hauteur, architecture, ...), afin de permettre la mise en
œuvre d’opérations d’aménagement d’ensemble dont les formes
urbaines peuvent être variées et surtout dans une recherche d’op-
timisation du foncier et de densification des espaces urbains.
A l’échelle de Landerneau, le contexte de tissu urbain de centre-ville
et la recherche de densité (25 logements/ha) a conduit à une dis-
tinction particulière des zones 1AUH (1AUH1). Cette zone permet
des implantations plus larges sur voir et en limite séparative, des
hauteurs plus hautes, ... que les zones 1AUH2 que l’on retrouve sur
les autres communes.
Dans quelle mesure le
règlement limite-t-il la
constructibilité des zones
A et N ?
Concernant les zones agricoles :
Le règlement écrit engage la collectivité à garantir la pérennité à
20 ans des espaces agricoles dans la définition de la zone agricole,
conformément aux prescriptions du SCoT.
Dans la zone A, le PLUi autorise les constructions nécessaires aux
exploitations agricoles : bâtiments installations, aménagements
nécessaires à ces activités y compris les logements de fonction et
les activités de diversifications agricoles.
La zone A permet, par ailleurs, aux habitations existantes d’évoluer
de façon limitée sans remettre en cause la dominante agricole
du secteur. Il est permis uniquement la réalisation de rénovation,
d’extension limitée et de création d’annexes. Les règles édictées
dans le règlement écrit tentent, à la fois, de permettre les évolutions
des habitations existantes en lien avec le bâti existant et de limiter
leurs impacts ou conséquences dans leur environnement (contexte
agricole et rural).
Enfin, la zone A autorise également les constructions et installations
nécessaires aux équipements collectifs ou à des services publics.
Concernant les zones naturelles :
Dans la zone N, le principe est l’inconstructibilité, sauf pour les
équipements publics et, à la marge, les exploitations agricoles. La
zone N permet néanmoins les aménagements et constructions qui
sont compatibles avec le maintien ou la préservation des milieux
naturels.
Pour les habitations présentes dans la zone N, les seules possibilités
de constructibilité sont l’évolution des constructions existantes et
les annexes, comme en zone A.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 13 13
Le règlement du station-
nement des zones per-
met-il la mutualisation
du stationnement afin
de réduire la consomma-
tion d’espaces induite par
cette vocation et est-il un
vecteur de la densifica-
tion des zones U ?
Les obligations en matière de stationnement peuvent être des
freins à la densification des tissus urbains existants et peuvent
entraîner une consommation d’espaces important en fonction de
leur réglementation.
A l’inverse, le règlement du PLUi de la CAPLD prévoit ces deux
impacts potentiels et les réduits en donnant :
• Des obligations en matière de stationnement rationalisées en
tenant compte des possibilités alternatives aux déplacements en
voiture particulière, notamment dans les centre-ville et centre-
bourg (exemple : nombre de stationnement par m² de surface
commercial moindre dans les zones UHa que dans les autres zones
U) et des obligations en matière de stationnement de vélos sont
prévues. Pour les modifications d’une construction existante (réha-
bilitation, changement de destination), il n’est demandé aucune
place de stationnement supplémentaire.
• De possibilités de mutualisation des voies de desserte aux terrains.
ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION
Les OAP permettent-elles
l’optimisation du fon-
cier ?
Les OAP indiquent la localisation et l’organisation de la desserte,
évitant la multiplication des accès consommateurs d’espaces.
Les OAP encouragent également la mutualisation du stationne-
ment.
Les OAP permettent-elles
de traduire les objectifs
de densité fixés ?
L’objectif de densité moyen de 18 logements par hectare à l’échelle
de la CAPLD est décliné en fonction de la typologie de communes
(Landerneau, Daoulas, communes périurbaines et communes
rurales). Les OAP prescrivent des densités minimales en fonction
de ces objectifs différenciés par commune.
Pour les opérations en renouvellement urbain, dans un souci
d’optimisation du foncier, des objectifs de densité sont également
établis.
Ainsi, le PLUi devrait augmenter significativement les densités
observées sur le territoire. Entre 2005 et 2015, 1000 logements ont
été construits pour 120 hectares consommés pour les besoins de
l’habitat, soit une densité moyenne de 8 logements par hectares.
Les nouvelles opérations tendront vers une densité de 18
logements / ha en moyenne avec un effort différencié en fonction
des communes.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 14 14
CONCLUSION :
PERSPECTIVES D'ÉVOLUTION EN L'ABSENCE DE L'ÉLABORATION DU PLU INTERCOMMUNAL
La poursuite de la consommation d'espaces naturels et agricoles au rythme actuel, soit au regard de la
période 2008-2018, 24,5 hectares par an.
EFFETS POSITIFS PERMANENTS DU PLUI :
Le projet traduit dans les pièces réglementaires du PLUi a globalement des incidences positives sur l’environnement en comparaison des tendances passées et du contenu des documents d’urbanisme en vigueur avant le PLUi :
- l’économie foncière qui pourrait être réalisée par rapport à la tendance passée si on l’extrapole sur 20 ans serait de - 130 hectares;
- la réduction des surfaces en extension des documents d’urbanisme en vigueur avant le PLUi est de - 350 hectares environ.
Il a également des incidences positives dans sa philosophie et sa mise en œuvre :
• En matière d’impact sur les espaces agricoles :
Si le document d’urbanisme délimite les zones d’extension d’urbanisation et implique la consommation de terres agricoles, il est également un outil qui permet de réguler la gestion du foncier, de garantir la préservation du foncier agricole et d’apporter de la lisibilité aux exploitations agricoles quant aux évolutions possibles de leur outil de travail.
Ainsi, les zones A et N du PLUi permettent largement de préserver les parcelles valorisées par l’agriculture et déclarées à la PAC. Le PLUi préserve davantage d’espaces agricoles que la surface des parcelles agricoles déclarées à la PAC : les zones agricoles délimitées par le MOS décrivent l’occupation agricole mais permet aussi d’appréhender un potentiel de valorisation agricole qui n’est pas actuellement inscrit dans le registre parcelle graphique (déclaration PAC).
• En matière de lutte contre l’étalement urbain :
Le projet du PLUi conforte les centralités et définit une armature territoriale entre les 22 communes du territoire avec des vocations d’accueil différenciées qui s’appuient sur le PLH et le SCoT. La traduction réglementaire du PADD permet d’identifier en matière d’habitat : 93% des zones UH à l’échelle des agglomérations et 99 % des zones 1AUH ou 2AUH en continuité des agglomérations.
EFFETS NÉGATIFS PERMANENTS DU PLUI :
L’ensemble des zones 1AU, 2AU et les emplacements réservés qui sont susceptibles de consommer de l’es-
pace naturel ou agricole représentent 360 hectares.
MESURES D'ÉVITEMENT / RÉDUCTION
• En matière de consommation foncière :
Si le projet prévoit un scénario basé sur le prolongement des dynamiques démographiques et économiques, qui induisent une consommation foncière pour la réponse aux besoins de développement d’une offre future en matière de logements, d’activités et d’équipements, le projet prévoit des modes de production de ces besoins qui soient moins impactants que ceux d’hier : densification, renouvellement, réemploi... Le projet prévoyait de réduire a minima de 15% la consommation foncière passée (2008-2018). Sa traductionPLUi CAPLD / Rapport de présentation 15 15
réglementaire permet, in fine, d’imaginer une réduction de l’ordre de 26,5% par rapport à la consommation foncière passée.
• En matière d’impact sur les espaces agricoles :
Le projet de PLUi de la Communauté d'Agglomération du Pays de Landerneau-Daoulas réduit les impacts sur le foncier agricole à la source en définissant les zones 1AU et 2AU selon une réflexion cohérente et équilibrée à l’échelle intercommunale qui permette de limiter les emprises foncières ne répondant pas aux enjeux du territoire. Il les réduit également par la définition des « Orientations d’Aménagement et de Programmation », qui permettent une gestion programmée du foncier agricole et apporte de la lisibilité aux exploitations agricoles.
• En matière de renouvellement urbain :
Le projet du PLUi porte un objectif de production de logement en renouvellement urbain par densification et par mutation de sites dans les enveloppes urbaines. Cet objectif est traduit dans les pièces réglementaires du PLUi qui permettent une production en moyenne à l’échelle de l’EPCI d’environ 29% des logements dans les enveloppes urbaines, soit un potentiel de près de 1750 logements. Ce potentiel représente une surface de 97 hectares « économisés » sur les terres agricoles, naturelles et forestières (si l’on rapporte ce nombre de logement à la densité moyenne de 18 logements par hectares à atteindre à l’échelle de l’EPCI sur les nouvelles opérations de logement).
• En matière de densité des opérations d’habitat :
Les OAP sont le dernier levier opérationnel du PLUi permettant d’inscrire par secteur les objectifs de densité définis. Le PLUi devrait permettre d’augmenter significativement les densités observées sur le territoire :
d’une moyenne de 8 logements par hectares observée entre 2005 et 2015 à 18 logements / ha en moyenne avec un effort différencié en fonction des communes.
MESURES COMPENSATOIRES:
Les mesures compensatoires visent l’impact négatif engendré par le PLUi sur la consommation des terres agricoles. Même si le projet limite cette consommation, l’impact existe.
Pour réfléchir à des mesures compensatoires et trouver des solutions satisfaisantes avec le monde agricole, la Communauté d'Agglomération du Pays de Landerneau-Daoulas a acté un partenariat avec la Chambre d’Agriculture.
Cette initiative va au-delà du PLUi et s’organise autour de 5 grands thèmes, dont l’urbanisme et l’aménagement foncier. L’objectif principal est de trouver des solutions aux problématiques foncières des agriculteurs et tenter d’anticiper/compenser les impacts des projets d’urbanisation sur le territoire, au travers de la mise en place d’une cellule foncière : une instance locale de concertation entre la collectivité et la profession agricole. Cette cellule foncière a pour principales missions :
• La définition d’objectifs pour l’action foncière : prise en compte des aspects agricoles, environnementaux et d’aménagement public et des projets et enjeux du territoire
• L’identification des attentes des agriculteurs
• La veille foncière : recueil d’informations sur les terrains qui se libèrent et les besoins • L’accompagnement à la mise en place des outils : échanges amiables, réserves foncières, ... • La médiation - concertation : être à l’écoute des agriculteurs et des propriétaires en assurant une certaine transparence.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 16 16
1.3. Trame verte et bleue
THÉMATIQUES
ENVIRONNEMENTALES
QUESTIONS ÉVALUATIVES
PROJET D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLES
Dans quelle mesure le projet
participe-t-il au maintien des
milieux naturels, de la faune et la
flore ?
Affichant sa volonté de valoriser le cadre de vie et ses
richesses, le PADD vise à préserver les milieux naturels à
haute valeur écologique, constitutifs des réservoirs de bio-
diversité et à maintenir et restaurer les continuités écolo-
giques.
ZONAGE
Les réservoirs de biodiversité et
les continuités écologiques sont-
ils protégés ?
Le motif de la délimitation des zones N repose sur les
éléments identifiés comme constitutifs de la trame verte
et bleue et ayant soit un rôle de réservoir de biodiversité
(majeure et ordinaire) soit un rôle de corridor écologique.
L’intégralité des réservoirs de biodiversité a été traduite
en zone naturelle (N ou Ns). En mer, les milieux marins et
l’estran, constitutifs des réservoirs de biodiversité majeure,
ont été classés en zone Ns au titre des espaces remarquables
littoraux, à l'exception des zones de mouillage autorisées
(Nm).
Les corridors écologiques d’échelle SCoT ou d’échelle
locale ont été traduits principalement au travers des zones
naturelles (N ou Ns) et plus rarement, au travers des zones
agricoles (A).
Les espaces mis en valeur par l’agriculture mais présentant
un caractère d’espace naturels ont préférentiellement
été classés en zone N, dès lors qu’ils présentent les
caractéristiques d’espaces à protéger pour leurs qualités
écologiques ou paysagères, comme par exemple les zones
humides ou les espaces remarquables au titre de la loi
Littoral. A l’inverse, la zone agricole intègre des espaces
inscrits en trame verte et bleue car leur dominante est
agricole et que le maintien de la biodiversité au sein de ces
milieux dépend fortement de l’activité agricole.
Dans les enveloppes urbaines, certains espaces naturels,
maillage équivalent de la trame verte et bleue, ont été
distingués et préservés en zone N : exemple des bois
humides de Traon Beuzit à Landerneau, du secteur de
l’ancienne voie romaine à La Martyre, etc.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 17 17
Les espaces bocagers, les
entités hydrographiques (zones
humides, cours d’eau, mares,
etc.), les espaces boisés sont-ils
protégés par un classement spé-
cifique au sein du zonage ou par
une inscription graphique parti-
culière ?
Les milieux naturels constitutifs de la trame verte et bleue
ont été identifiés dans l’EIE comme étant : le bocage, les
massifs forestiers et les principaux boisements, les cours
d’eau, les zones humides, les milieux marins et l’estran.
• Bocage : plus de 2000 kilomètres de haies sont protégés
au titre de l’article L151-23 du code de l’urbanisme.
L’inventaire des éléments de bocage, des haies et des talus
préservés au titre du L151-23 du code de l’urbanisme, trans-
crit au règlement graphique du PLUi, s’appuie sur diverses
sources : les inventaires réalisés dans le cadre de documents
d’urbanisme communaux, les inventaires les plus récents
du Syndicat de Bassin de l’Elorn, un inventaire complémen-
taire réalisé dans le cadre du PLUi par photo-interprétation,
dans les cas où il n’existait aucune donnée et des remarques
exprimées au travers de l'avis des communes, des PPA et de
l'enquête publique.
A partir de ces inventaires, le choix de la collectivité a été de
préserver au maximum les linéaires bocagers à l’exclusion
de ceux qui ne présentaient pas de caractéristiques
écologiques et paysagères (haies ornementales, ...). Ce
choix a été nuancé dans les enveloppes urbaines, les choix de
protection ont protégé uniquement sur la trame bocagère
la plus remarquable, en évitant de protéger les trames
résiduelles ou ne présentant pas de caractère significatif ni
au titre du paysage, ni au titre de la valeur écologique.
• Zones humides : Environ 3780 ha hectares de zones
humides sont préservés au titre de l’article L151-23 du code
de l’urbanisme.
L’ensemble des zones humides avérées en l’état des
connaissances en 2015 sont représentées sur le règlement
graphique ainsi que les inventaires complémentaires réali-
sés par le Syndicat de Bassin de l’Elorn jusqu'en 2019.
• Cours d’eau : L’ensemble des cours d’eau identifiés par
l’inventaire départemental des cours d’eau du Finistère (l’ar-
rêté préfectoral 2011-1057 du 18/07/2011 modifié 2014) a été
identifié par le PLUi. Une bande de 5 mètre de part et d’autre
des cours d’eau permanents a été générée et constitue un
espace de protection de leurs abords au titre du R.151-34 du
code de l’urbanisme. Les cours d’eau intermittents ne font
pas d’objet de protection de leurs abords.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 18 18
Boisements : les espaces forestiers et les principaux boi-
sements ont été préservés soit au titre des Espaces boisés
classés, soit au titre du L151-23 du code de l’urbanisme.
Le PLUi préserve 3530 hectares d’espaces boisés classés.
L’analyse spécifique des espaces boisés classés significatifs
des communes littorales est présenté dans une annexe du
PLUi arrêté (dossier de saisine de la CDNPS).
Outre la préservation des boisements via le classement en
EBC, le PLUi préserve également d’autres boisements au
titre du L151-23 du code de l’urbanisme. Cet outil permet de
préserver les boisements présentant un intérêt paysager ou
écologique mais qui ne sont pas inscrits dans un réservoir de
biodiversité ou un corridor écologique.
Des zones AU sont-elles
définies dans les réservoirs de
biodiversité ou dans les espaces
de corridors ?
Aucune zone à urbaniser n’est définie dans un réservoir de
biodiversité ou dans un corridor écologique.
Le zonage dispose-t-il d’autres
zonages impactants dans les
réservoirs de biodiversité ou
dans les espaces de corridors ?
Les seuls zonages autres que naturels (zones N et Ns) et agri-
coles (Zones A et Ao) qui croisent les réservoirs de biodiver-
sité et les corridors écologiques sont les zones Nc, Ne, Ng,
Ni, Nt, Ntc et UEp qui gèrent des installations spécifiques
(équipements, golf, carrières) qui par leur nature se trouvent
isolés dans l’espace naturel. Le zonage reconnaît cependant
un existant et ne prévoit pas de création ou d’extension de
surface.
Le zonage présente-t-il des dis-
positions graphiques poten-
tiellement impactantes pour la
Trame Verte et Bleue (emplace-
ments réservés, changement de
destination) ?
Aucun potentiel de changement de destination ne croise de
réservoir de biodiversité majeure ni de corridor écologique.
Seul 1 changement de destination à Hanvec (Stang Eolen,
proche de la vallée du Faou) est situé à proximité immédiate
d’un réservoir de biodiversité ordinaire.
Aucun emplacement réservé n’a directement d’impact sur
les réservoirs de biodiversité ni les corridors écologiques.
Le corridor noir et la lutte contre
la pollution lumineuse sont-ils
pris en compte dans le projet ?
Aucune zone à urbaniser n'entraîne un rapprochement des
espaces urbains du corridor noir.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 19 19
RÈGLEMENT
Le règlement contraint-il la sup-
pression des éléments naturels
existants (arbres, mares, cours
d’eau, etc.) ?
• Bocage et boisements (hors EBC) : Tous travaux ayant
pour objet de détruire un élément naturel identifié par le
présent PLUi, en application des articles L.151-19 et L.151-23
du Code de l’Urbanisme et non soumis à un régime spéci-
fique d’autorisation, doivent faire l’objet d’une autorisation
d’urbanisme (déclaration préalable). Le règlement précise
que l’ensemble de la trame bocagère et des boisements
seront,dans la mesure du possible et au regard de leurs inté-
rêts (paysagers, écologiques, …), préservés.
• Boisements (EBC) : Le classement interdit tout change-
ment d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de
nature à compromettre la conservation, la protection ou la
création des boisements.
• Zones Humides : Sauf dans le cas de projets d’aménage-
ment déclarés d’utilité publique ou d’intérêt général, tout
aménagement, occupation du sol ou construction suscep-
tibles de perturber leur conservation sont interdits, notam-
ment : les remblaiements, affouillements, exhaussements
de sols, dépôts de matériaux, assèchements et mises en eau,
…
Lorsqu’un projet d’aménagement, déclarés d’utilité publique
ou d’intérêt général, ne peut éviter l’altération des zones
humides en l’absence de solutions techniques alternatives
dûment jusitifiées, cette altératyion fait l’objet d’une mesure
de réparation environnementale sous forme de mesures
compensatoires sur une superficie au moins égale au double
de la surface des zones humides altérées par le projet.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 20 20
Les dispositions du règlement
permettent-elles de préserver la
fonctionnalité des éléments dis-
tingués ci-dessus au titre d’une
disposition graphique ?
• Cours d’eau : des dispositions réglementaires applicables
à toutes les zones ont été instaurées afin de protéger leurs
abords :
- Les constructions sont interdites dans une bande de 5 m de
part et d’autre des cours d’eau permanents non busés.
- L’extension des constructions existantes est autorisée
dans cette bande de 5 m de part et d’autre des cours d’eau
permanents non busés, sauf dans le cas où cette extension
viendrait réduire le recul existant entre la construction et ce
cours d’eau.
• Zones humides : Sauf dans le cas de projets d’aménage-
ment déclarés d’utilité publique ou d’intérêt général, tout
aménagement, occupation du sol ou construction suscep-
tibles de perturber leur conservation sont interdits, notam-
ment : les remblaiements, affouillements, exhaussements
de sols, dépôts de matériaux, assèchements et mises en eau,
…
• Boisements et bocage : les volumes racinaires des haies
(volumes occupés par les racines) doivent être protégés par
un recul minimum de 5 m des constructions et installations
de part et d’autre de l’axe de la haie ou de l’arbre. En limite
d’espaces boisés classés (EBC), tout projet de construc-
tion ou d’opération d’aménagement d’ensemble devra être
conçu de manière à ne pas compromettre les boisements.
Le règlement comporte-t-il
de dispositions favorables
aux milieux naturels et à leur
fonctionnement (clôtures,
coefficient de biotope, végé-
talisation des espaces libres,
coefficient de pleine terre,
essences d’arbres...)?
• La part minimale de surfaces non imperméabilisées ou
éco-aménageables (comprenant la superficie du terrain non
occupée par la construction, les espaces réservés au station-
nement ou à la circulation automobile, les toitures végéta-
lisées...) est de : 5 à 15% de la superficie totale de l’unité
foncière ou de l’ensemble des unités foncières intéressées
par l’opération en fonction des zones U et AU.
• Les clôtures ne sont pas obligatoires et les éléments végé-
taux existants (haie, talus) pouvant constituer une clôture
sur voie ou en limite séparative doivent être préservés, dans
la mesure du possible
• Les plantes invasives citées dans la liste du conservatoire
botanique sont interdites dans toutes les zones. La liste est
annexée au règlement écrit.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 21 21
ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION
Les OAP permettent-elles de
préserver les éléments naturels
existants ?
Des dispositions générales (OAP cadre) concernant tous les
secteurs 1AU ou U à vocation résidentiel ou économique
sont établies pour maintenir les espaces de nature au sein
des espaces urbanisés, espaces qui contribuent ou peuvent
contribuer au maillage de la trame verte et bleue « en ville ».
Une disposition des OAP indique l’objectif de conserver au
maximum la trame végétale de qualité existante.
De plus, à l’échelle de chaque secteur, sont précisés et loca-
lisés, en fonction des enjeux d’aménagement, les éléments
végétaux à conserver, ainsi que les espaces naturels à préser-
ver. Par ailleurs, sur les secteurs voisins ou proches de milieux
naturels d’intérêt fort (zones humides, cours d’eau, ...), des
espaces de transitions en lien avec ces milieux ont été iden-
tifiés afin d’éviter de les compromettre et de renforcer leur
protection ou leur valorisation.
Les OAP permettent-elles
d’améliorer la Trame verte et
bleue ?
Les dispositions renforçant la trame verte et bleue portent
sur la plantation de haies bocagères complémentaires
essentiellement.
Sur certains secteurs très ouverts aujourd’hui, les OAP pres-
crivent la constitution ou la reconstitution de haies boca-
gères, renforçant ainsi la présence végétale.
Pour les plantations nouvelles, les dispositions générales de
l’ensemble des secteurs soumis à OAP favorisent l’emploi
d’essences locales.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 22 22
CONCLUSION :
PERSPECTIVES D'ÉVOLUTION EN L'ABSENCE DE L'ÉLABORATION DU PLU INTERCOMMUNAL
Hormis sur les communes dotées d'un plan local d'urbanisme récent, les milieux naturels sont peu protégés par la majeure partie des règlements d'urbanisme qui s'appliquent actuellement sur le territoire : PLU/POS anciens, cartes communales, RNU.
12 communes sur 22 ne disposent pas d'un document d'urbanisme récent (approuvé après 2010 - loi Grenelle).
Notamment, sur les communes concernées :
• Les zones humides ne sont pas identifiées : malgré la protection de fait des zones humides au travers de la loi sur l'eau, l'absence d'identification sur un document d'urbanisme, et donc de mise à la connaissance des pétitionnaires, peut entraîner des destructions de ces espaces.
• La préservation du bocage et des boisements n'est pas traduite.
• Les abords des cours d'eau peuvent être artificialisés, et le manque d'informations des pétitionnaires pourrait conduire à des busages intempestifs par exemple.
EFFETS POSITIFS PERMANENTS DU PLUI :
Le PLUi a une incidence positive en matière de préservation de la trame verte et bleue : - il concourt à son échelle à préciser la trame verte et bleue définie à l’échelle de la Bretagne et du Pays de Brest.
- il traduit la TVB identifiée dans le rapport de présentation (état initial de l’environnement) en préservant les milieux, notamment ceux présents dans les réservoirs de biodiversité et les corridors écologiques en compatibilité avec le SCoT.
- il permet d’intégrer les études les plus récentes en préservant les milieux étudiés (exemple des inventaires complémentaires sur les zones humides).
- il amène des méthodes de délimitation de protection des milieux protections qui permettent d’obtenir les effets souhaités en matière de gestion des milieux : détourage des zones humides et des landes des espaces boisés classés par exemple.
- il empêche la destruction des milieux naturels identifiés et recherche la préservation de la fonctionnalité des milieux au travers de règles adaptées
- il recherche l’amélioration de la trame verte et bleue dans les futures opérations d’aménagement
La préservation de la trame verte et bleue identifiée en amont de la définition du zonage a permis d’éviter les incidences du PLUi sur l’environnement.
Le PLUi aurait pu aller plus loin sur la participation des espaces urbains à la qualité environnementale, principalement en définissant un coefficient de biotope.
EFFETS NÉGATIFS PERMANENTS DU PLUI :
Néant.
MESURES COMPENSATOIRES:
Aucune mesure compensatoire n’est à prévoir.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 23 23
1.4. Protection des paysages et du patrimoine
THÉMATIQUES
ENVIRONNEMENTALES
QUESTIONS ÉVALUATIVES
PROJET D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLES
Dans quelle mesure le projet
vise-t-il à maintenir le cadre
de vie des habitants et les
caractéristiques spécifiques et
identitaires du territoire ?
Le PADD comprend une orientation spécifique visant à confor-
ter la diversité et l’identité des paysages propres au territoire.
Cette orientation se décline en deux objectifs : pérenniser
la qualité et la diversité des paysages, qu’ils soient littoraux,
aquatiques, ruraux ou urbains et patrimoniaux et poursuivre la
protection et la mise en valeur du patrimoine bâti.
ZONAGE
Le zonage identifie-t-il des
espaces à protéger en vue de la
préservation des paysages (zone
particulière, dispositions gra-
phiques, etc.) ?
Le patrimoine paysager urbain et naturel est protégé à travers
des inscriptions graphiques. Celles-ci identifient des arbres
remarquables, des haies et des boisements. Le règlement
associé aux rescriptions graphiques prévoit plusieurs mesures
pour assurer la préservation de leur valeur paysagère.
Le zonage identifie-t-il des élé-
ments paysagers caractéris-
tiques de l’identité littorale du
territoire ?
Le zonage identifie des cônes de vue sur des éléments emblé-
matiques de grands paysages. Certains de ces cônes de vue
correspondent à des vues sur des paysages littoraux, dont la
rade de Brest.
Par ailleurs, les espaces boisés significatifs des communes
littorales ont été identifiés en tant qu’espaces boisés classés.
Cette identification s’est faite sur base de critères : importance
du boisement, rôle écologique, rôle paysager et patrimonial et
rôle dans la présence de nature en ville.
Enfin, le projet définit et/ou le zonage prend en compte les élé-
ments de la loi littoral permettant la préservation des identités
littorales : espaces remarquables, bande inconstructible des
100 mètres, espaces proches du rivage, coupures d’urbanisa-
tion. Les espaces remarquables sont identifiés par un zonage
spécifique Ns.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 24 24
Les espaces de coupures vertes,
vues et belvédères sont-ils pré-
servés dans le zonage par un
classement particulier ou une
inscription ?
Le zonage préserve des belvédères, des vues depuis le train,
des cônes de vues et des espaces de respirations (coupures
vertes) le long des principales routes de l’intercommunalité.
Ces éléments sont identifiés sur le plan de zonage au titre de
l’article L.151-19 du code de l’urbanisme.
Les belvédères correspondent aux vues panoramiques les plus
remarquables du territoire. Parmi les 79 cônes de vue identi-
fiés, 59 sont situés dans les paysages emblématiques identi-
fiés dans le SCoT du Pays de Brest. Les espaces de respiration
le long de la RN12, RN156 et RD770 identifient les tronçons de
part et d’autres desquelles les ouvertures sur le grand paysage
sont de qualité.
Le patrimoine bâti et archéolo-
gique est-il repéré sur le zonage
en vue de sa protection ?
Le zonage identifie et localise des éléments patrimoniaux
protégés au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme:
le patrimoine bâti comprenant des éléments d’intérêt archi-
tectural, le patrimoine remarquable, le petit patrimoine (puis,
fontaines, lavoirs, menhirs...), les murs et murets.
Les sites archéologiques identifiés par la DRAC (inventaire
datant de février 2016) sont reportés au règlement graphique.
Les espaces arborés (bois,
bocage,...) font-ils l’objet d’une
protection spécifique ?
Les espaces boisés font l’objet de deux protections distinctes :
une part de ces espaces est protégée au titre des Espaces
Boisés Classés et d’autres sont identifiés comme éléments
naturels à préserver au titre des articles L.151-19 et L.151-23
du code de l’urbanisme.
RÈGLEMENT
Le règlement comporte-t-il
des dispositions favorables au
maintien d’ensembles urbains
homogènes, de fronts urbains
cohérents et de préservation
des compositions urbaines des
cœurs historiques ?
Les centre-villes et centres-bourgs font l’objet de sous-sec-
teurs qui leur sont propres (UHa1 et UHa2).
Un sous-secteur a été délimité sur le centre-ville de Lander-
neau (zone UHa1). Le règlement de ce secteur renvoie au
règlement du Site Patrimonial Remarquable.
Sur les autres centralités, dans le règlement des zones UHa2,
les constructions doivent s’implanter soit à l’alignement de la
voie, soit avec un recul identique à celui d’une construction
existant sur un terrain adjacent. De même, la hauteur maxi-
male des constructions est réglementée. Enfin, le règlement
permet le maintien de l’identité des bourgs par des règles de
qualité architecturale, urbaine et paysagère adaptées et pré-
cises.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 25 25
Le règlement comporte-t-il
des dispositions permettant de
garantir l’insertion paysagère
des nouvelles constructions
(habitat, activités comme équi-
pements) dans leur environne-
ment paysager ?
Dans les zones constructibles, les futures constructions ne
doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux
avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi
qu’à la conservation des perspectives monumentales. Dans les
secteurs d’activités économiques, ce principe général est com-
plété de la phrase suivante : «Les nouvelles constructions et
aménagement (parkings, espaces techniques, …) en espaces
d’activités économiques doivent présenter une intégration
paysagère soignée et une qualité architecturale». Le principe
d’insertion paysagère est donc imposé par le PLUi.
Par ailleurs, les règles de hauteurs visent à homogénéiser les
secteurs urbains. Pour les clôtures, des règles de hauteur sont
définies et certains types de clôtures sont interdits.
Les OAP complètent ces dispositions, soit dans les disposi-
tions «cadres», soit à l’échelle de secteur.
ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION
Les OAP permettent-elles le
traitement des franges urbaines
et des entrées de ville ?
Sur l’ensemble des secteurs positionnées en interface entre
espace urbanisé et espace agricole ou naturel, des prescrip-
tions sont définies pour préserver les franges végétales exis-
tantes ou créer de nouvelles plantations en interface, permet-
tant d’assurer l’insertion paysagère des futures constructions.
Sur les secteurs localisés en entrée de bourg/ville, des disposi-
tions portent sur les aménagements des abords de l’axe d’en-
trée de ville. Selon le contexte du secteur (urbain, rural, enjeux
patrimoniaux), ces dispositions portent sur la réalisation de
murets de pierres, sur l’emploi de matériaux de qualité, sur la
réalisation de plantations adaptées ou encore sur la préserva-
tion de talus et haies bocagères existants.
Les OAP permettent-elles l’in-
sertion des constructions et des
aménagements au sein de leur
contexte paysager naturel ou
agricole ?
La gestion des interfaces entre espace urbanisé et espace agri-
cole ou naturel (cf. point précédent) contribue à la bonne in-
sertion des constructions dans leur environnement naturel ou
agricole.
En complément, sur les secteurs en pente : Les mesures pour
une bonne insertion topographique sont précisées dans les
OAP sur chacun des secteurs en pente et des sens de faîtage,
perpendiculaires à la pente pour une meilleure intégration,
sont mentionnés.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 26 26
Les OAP permettent-elles l’in-
sertion des constructions et des
aménagements au sein de leur
contexte paysager urbain ?
Des dispositions générales (OAP cadre) concernant tous les
secteurs 1AU ou U à vocation résidentiel ou économique sont
établies pour que les constructions s’inscrivent dans la pente.
Il est indiqué la nécessité de limiter autant que possible les
déblais et remblais, et de favoriser les accès à niveau des véhi-
cules.
Des OAP sont établies pour soigner les implantations de
constructions en lien avec le terrain et l’environnement et
leurs architectures.
Elles encouragent les références aux matériaux, teintes et
volumes architecturaux traditionnels présents à proximité
du site, ou visent à la bonne intégration des architectures
contemporaines dans leur contexte.
Par ailleurs, elles prescrivent une harmonie des clôtures au
sein des dispositions générales de l’ensemble des secteurs.
Des dispositions générales (OAP cadre) concernant tous les
secteurs sont établies pour limiter l’impact visuel des espaces
de dépôts ou de stockage.
Par ailleurs, les dispositions concernant la préservation ou la
création de plantations et de talus visent à assurer l’insertion
paysagère en maintenant ou renforçant la présence végétale
perpendiculaire à la pente.
Les OAP permettent-elles la
cohérence des espaces publics ?
Les OAP privilégient des espaces publics qui s’inscrivent en
continuité des espaces publics existant et qui revêtent une
identité similaire (urbaine ou rurale) dans leur traitement. Elles
enjoignent à hiérarchiser les voies, en différenciant leur profil.
Les OAP permettent-elles de
prendre en compte et de valo-
riser les qualités patrimoniales
des sites sur et en continuité
desquels elles s’inscrivent ?
Les OAP soulignent l’enjeu de la préservation des cônes de
vues sur les paysages ou bâtis identitaires et patrimoniaux.
Elles recommandent pour tous les secteurs de s’inspirer des
matériaux, teintes et volumes architecturaux traditionnels
présents à proximité du site, et plus généralement de l’am-
biance du lieu.
Elles portent également sur des secteurs présentant un bâti
ou des éléments (murets de pierres) ayant un intérêt patri-
monial et assurent dans ce cas sa préservation (ces secteurs
sont plus nombreux à Landerneau en raison de la présence du
patrimoine bâti et des enjeux/potentiels de renouvellement
urbain), encouragent sa réhabilitation et assurent sa mise en
valeur par des dispositions portant sur ses abords.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 27 27
CONCLUSION :
PERSPECTIVES D'ÉVOLUTION EN L'ABSENCE DE L'ÉLABORATION DU PLU INTERCOMMUNAL
Tout comme pour la thématique des milieux naturels, l'ancienneté voire l'absence des documents d'urbanisme limite la préservation des paysages et du patrimoine.
Les thématiques et champs suivants sont peu ou pas explorés, voire préservés : les éléments marquants du grand paysage : boisements, bocage notamment, les vues, le caractère patrimonial des constructions, ...
EFFETS POSITIFS PERMANENTS DU PLUI :
Dans l’ensemble, le PLUi intègre de manière satisfaisante les enjeux paysagers et patrimoniaux.
Concernant les éléments existants
Les éléments constituant le cadre paysager «naturel» du territoire sont bien identifiés et préservés au sein des divers documents réglementaires. Ces éléments relèvent, à la fois, de ce qui fait la qualité du paysage intercommunal (haies, boisements, etc.) et de ce qui fait sa valorisation (belvédères, espaces de respiration, cônes de vue, etc.).
Au travers des inscriptions graphiques, le PLUi porte une attention particulière aux éléments du patrimoine, qu’ils concourent à la qualité des paysages bâtis ou qu’ils relèvent du patrimoine culturel et des modes de vie passés du territoire. Ainsi, de nombreux éléments sont identifiés et protégés : bâti, éléments architecturaux, petit patrimoine, etc.
L’ensemble de ces dispositions permet de préserver l’identité des paysages et du patrimoine propres au
territoire, tel qu’indiqué dans le PADD.
EFFETS NÉGATIFS PERMANENTS DU PLUI :
L'urbanisation à terme des zones à urbaniser va entraîner une modification des paysages, et, dans une cer-
taine mesure, une potentielle altération des paysages agricoles et naturels.
MESURES D'ÉVITEMENT / RÉDUCTION
Concernant l’insertion des projets à venir
Les OAP s'inscrivent en complémentarité avec le règlement, en édictant des dispositions adaptées et spéci- fiques à chacun des secteurs de projet, au regard des enjeux paysagers présents. Sur les secteurs en pente : Des mesures pour une bonne insertion topographique sont précisées dans les OAP sur chacun des secteurs en pente. L'organisation des voies de desserte est pensée pour garantir le maintien des vues identifiées.
En termes d'insertion dans les paysages urbains anciens : Les OAP recommandent de s’inspirer des maté- riaux, teintes et volumes architecturaux traditionnels présents à proximité du site, et plus généralement de l’ambiance du lieu. En complément et de façon plus stricte, le règlement graphique délimite les tissus urbains denses des centres au travers des zones UHa1 (Landerneau) et UHa2. Les prescriptions associées assurent notamment l’homogénéité des ensembles urbains anciens et l’insertion des constructions dans leur environnement bâti : hauteurs, implantations au regard de la rue, aspect extérieur, ...
Concernant les franges urbaines et entrées de ville
Cette thématique est surtout traitée dans les OAP, au travers des prescriptions en termes de plantations, de matériaux ou de préservation de haies et talus existants.
Sur les autres documents réglementaires, elle est traitée au travers des dispositions s’appliquant partout (auxPLUi CAPLD / Rapport de présentation 28 28
implantations, aux hauteurs, à la qualité du bâti, à la préservation des éléments végétaux remarquables, ...)
MESURES COMPENSATOIRES :
Aucune mesure compensatoire n’est à prévoir.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 29 29
1.5. Qualité de l’air, consommation d’énergie et émissions de GES
THÉMATIQUES
ENVIRONNEMENTALES
QUESTIONS ÉVALUATIVES
PROJET D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLES
Dans quelle mesure le projet
participe-t-il à la sobriété éner-
gétique, à la réduction des émis-
sions de gaz à effet de serre et des
consommations énergétiques ?
Le PADD s’engage à poursuivre les actions menées en faveur
de la transition énergétique. Ainsi, il fixe des objectifs et
dégage des pistes d’action visant à contribuer à réduire les
consommations d’énergie, permettant dans le même temps
de limiter les émissions de gaz à effet de serre, responsables
du réchauffement climatique, et de polluants dans l’air.
Il incite également à diversifier la production d’énergie renou-
velables et à maîtriser la production de déchets et leur impact
sur l’environnement.
Enfin, le PADD entend réduire la vulnérabilité du territoire
face aux risques, notamment naturels. Le réchauffement cli-
matique tend à augmenter les aléas, la prise en compte des
risques dans l’élaboration du projet est donc un point essen-
tiel pour protéger les populations et les biens aujourd’hui mais
aussi demain par anticipation. C’est également en ce sens que
le document affiche l’intégration d’une démarche de gestion
globale des eaux pluviales.
ZONAGE
Les zones AU se situent-elles en
continuité du tissu urbain consti-
tué ?
En dehors des zones à urbaniser délimitées pour permettre
l’extension d’activités économiques existantes plus ou moins
détachées des enveloppes urbaines, les zones AU du projet
sont localisées en continuité ou au sein même des espaces
urbanisés existants ce qui limite l’étalement urbain, facteur
multipliant les besoins de déplacements
Des zones spécifiques sont-elles
définies par rapport à des sec-
teurs destinés au développement
des énergies renouvelables ?
Aucune zone de développement des énergies renouvelables
n’est définie.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 30 30
Des dispositions graphiques sont-
elles mises en place pour la créa-
tion de liaisons douces ou autres
éléments alternatifs à l’utilisation
individuelle de la voiture ?
De nombreux emplacements réservés ont été définis dans
plusieurs communes dans le but de créer des liaisons pié-
tonnes et voies douces notamment. La mise en œuvre de ces
objectifs permettra, en lien avec le réseau de modes doux
existant, de renforcer l’offre pour les habitants et donc, in
fine, de rendre les modes doux plus attractifs pour les dépla-
cements. Ces emplacements réservés participent ainsi à l’ob-
jectif de réduction de la place de la voiture dans les déplace-
ments.
De plus, le règlement graphique du PLUi identifie les che-
mins, itinéraires de randonnées et les itinéraires cyclables à
préserver et à créer au titre de l’article L.151-38 du code de
l’urbanisme. Cet outil concoure également au développe-
ment du réseau de liaisons douces local.
RÈGLEMENT
Le règlement favorise-t-il la
mixité des fonctions ?
Dans les secteurs à dominante habitat, hormis les activités
et destinations pouvant potentiellement nuire à la qualité du
cadre de vie, de nombreuses possibilités sont offertes : com-
merce (dans le respect des prescriptions du SCoT), bureaux,
hôtels, restaurants, activités de services, équipements, etc.
Le zonage et le règlement associé prévoit également des
zones à vocation d’activités économiques mixtes.
Le règlement favorise-t-il la
conception moins énergivore du
bâti ?
L’ensemble des zones permet une implantation mitoyenne
qui limite les besoins de consommation d’énergie des bâti-
ments qu’ils soient résidentiels, d’équipements ou écono-
miques.
Par ailleurs, les règles sur les implantations, les hauteurs, ...
entendent favoriser la compacité du bâti.
Le règlement prévoit-il des dispo-
sitions favorables à la rationnali-
sation et à la mutualisation des
stationnements ?
Le règlement du PLUi de la CAPLD prévoit la rationalisation
des stationnements :
- en tenant compte des possibilités alternatives aux déplace-
ments en voiture particulière, notamment dans les centre-
ville et centre-bourg (exemple : nombre de stationnement
par m² de surface commercial moindre dans les zones UHa
que dans les autres zones U)
- des obligations en matière de stationnement de vélos sont
prévues.
Pour les modifications d’une construction existante (réhabili-
tation, changement de destination), il n’est demandé aucune
place de stationnement supplémentaire.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 31 31
Le règlement favorise-t-il l’ins-
tallation de dispositifs d’exploita-
tion des énergies renouvelables ?
Le règlement permet-il l’amélio-
ration des performances énergé-
tiques ?
Les dispositions des articles L. 111-16 L.11-18 du Code de l’Ur-
banisme s’appliquent sur le territoire, quelles que soient les
règles du PLUi, afin de permettre l’utilisation de matériaux
renouvelables ou de matériaux ou procédés de construction
permettant d’éviter l’émission de gaz à effet de serre, à l’ins-
tallation de dispositifs favorisant la retenue des eaux pluviales
ou la production d’énergie renouvelable.
Par ailleurs, en zone agricole, le règlement autorise expres-
sément l’implantation de production d’énergie et les instal-
lations et équipements nécessaires à leur exploitation sous
réserve de leurs réglementations spécifiques.
Par ailleurs, sur l’ensemble des zones, les dispositifs d’utilisa-
tion ou de production d’énergies renouvelables sont exclus du
calcul de la hauteur.
ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION
Les OAP prévoient-elles une des-
serte des quartiers par des liai-
sons douces et les transports col-
lectifs ?
Les OAP (OAP cadre et OAP secteur) identifient des enjeux
de maintien ou de création de liaisons douces à l’échelle des
secteurs à urbaniser ou à reconvertir (secteur de renouvelle-
ment urbain).
Ces dispositions contribuent ainsi, au sein des bourgs et
agglomérations, à un maillage de liaisons douces qui favorise
l’utilisation des modes de déplacements alternatifs à la voi-
ture mais aussi qui permettent leur sécurisation et également
le développement d’itinéraires de promenade.
Les OAP ne présentent pas à proprement parler de disposi-
tions concernant les transports collectifs.
Néanmoins, une recherche d’optimisation des projets dans et
autour du cœur de ville de Landerneau concoure à renforcer
l’utilisation et l’efficacité des transports collectifs car la viabi-
lité des réseaux de transports en commun est liée au nombre
de personnes qu’ils desservent et donc à la densité bâtie et à
la mixité des fonctions sur les espaces qui les entourent.
Les OAP favorisent-elles la mixité
fonctionnelle des zones d’habitat
notamment ?
Sur les secteurs de renouvellement urbain ou de densification
des pôles urbains (essentiellement Landerneau et Daoulas)
ayant une localisation adaptée et compatible, les OAP pré-
voient la mixité fonctionnelle des secteur : équipement, com-
merces, services, habitat, stationnement.
Les OAP fixent-elles des objectifs
de consommation d’énergie des
bâtiments et de recours aux éner-
gies renouvelables ?
Aucun objectif de consommation d’énergie ni d’utilisation
d’énergie renouvelable, même indicatif, n’est proposé à pro-
prement parlé dans les OAP.
Lorsque la configuration du site le permet, l’organisation
des espaces publics des secteurs soumis à OAP favorise une
implantation des constructions Nord-Sud, pouvant ouvrir des
baies au Sud et orienter les toitures favorablement pour la
production d’énergie solaire. Ce point est d’autant plus favo-
riser sur les coteaux orientés Sud avec l’inscription de sens de
faîtage.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 32 32
CONCLUSION :
PERSPECTIVES D'ÉVOLUTION EN L'ABSENCE DE L'ÉLABORATION DU PLU INTERCOMMUNAL
Les documents d'urbanisme en vigueur ont pour certains identifier des secteurs de projet (zones à urbaniser) en discontinuité des agglomérations existantes et / ou en continuité mais sur les parties les plus éloignées du centre.
De même, peu d’éléments visant à renforcer les mobilités actives sont intégrés dans les documents actuels.
EFFETS POSITIFS PERMANENTS DU PLUI :
La compacité des espaces urbains et le développement des liaisons douces vont contribuer, en œuvrant à réduire l'utilisation de la voiture, à limiter l'émission de polluants et de gaz à effet de serre. De plus, le règlement permet la compacité du bâti et le développement des dispositifs de production d'éner- gie renouvelable.
EFFETS NÉGATIFS PERMANENTS DU PLUI :
L'accueil de nouveaux habitants, d'activités et d'équipements et infrastructures va nécessairement engendrer
une croissance des activités et potentiellement une augmentation de la consommation énergétique et des
rejets de polluants et gaz à effet de serre.
MESURES D'ÉVITEMENT / RÉDUCTION
Le projet favorise la compacité et la mixité des espaces et également les usages alternatifs à la voiture indi- viduelle. Ces deux facteurs contribuent de manière significative à la diminution des consommations et des émissions liées aux transports, en réduisant les distances et en favorisant notamment les modes doux.
Dans l’ensemble, le PLUi répond de façon nuancée aux enjeux de qualité de l’air, consommation d’énergie et émissions de GES. Il présente des mesures positives concernant l’organisation du territoire, les formes urbaines, et les déplacements, mais est plus restreint sur la performances du bâti et la production d’énergies renouvelables.
MESURES COMPENSATOIRES :
La Communauté d'Agglomération est cours d’élaboration d’un PCAET. Ce dernier permettra de construire une stratégie territoriale en matière d’atténuation du changement climatique, de maîtrise de la consom- mation d’énergie et de développement des énergies renouvelables, qui se traduiront par différentes actions concrètes à mettre en œuvre d’ici les prochaines années.
Les interactions en matière d’urbanisme et d’aménagement seront, par la suite, traduites à l’échelle du PLUi.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 33 33
1.6. Vulnérabilité des personnes et des biens vis-à-vis des risques et des nuisances
THÉMATIQUES
ENVIRONNEMENTALES
QUESTIONS ÉVALUATIVES
PROJET D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLES
Dans quelle mesure le projet
vise à assurer un territoire sain
pour l’environnement et la
population ?
Le PADD tend à réduire la vulnérabilité du territoire face aux
risques, qu’ils soient technologiques ou naturels. Il affiche la
prise en compte les périmètres de sécurité liés aux installations
classées et aux risques industriels. Il tient compte des risques
de mouvement de terrain ainsi que des risques d’inondation
par débordement de rivière et par submersion marine.
En termes de flux, l’accueil de nouvelles activités économiques
et de nouveaux habitants entraînera une intensification du
trafic sur les voies de communication et donc des nuisances
sonores. Cependant, le PADD enjoint à prendre en compte les
servitudes liées aux infrastructures de transport, permettant
de maîtriser l’urbanisation dans les secteurs soumis à des nui-
sances sonores.
ZONAGE
Des zones spécifiques ou des
inscriptions graphiques ont-
elles été définies pour enca-
drer les risques ?
Le zonage a été établi en prenant compte l’ensemble des
risques connus.
Les secteurs présentant des risques technologiques sont repré-
sentés sur le règlement graphique par une trame spécifique.
Le règlement écrit comporte des préconisations en matière
d’urbanisme en annexe.
Les secteurs présentant un risque d’inondation par submersion
marine sont représentés sur le règlement graphique du PLUi
par des trames spécifiques. La « notice d’accompagnement des
cartes » et les « exemples d’application » figurent en annexe du
règlement écrit.
Les plans des servitudes com-
portent-ils les zonages régle-
mentaires des Plans de Pré-
vention du Risque ?
Les zones des PPR apparaissent sur les plans des servitudes
d’utilité publique. Ces risques ont été intégrés à l’échelle de
Landerneau et Daoulas pour élaborer le projet d’urbanisme.
Des zones U ou AU sont-elles
soumises à des risques ?
Certaines zones U et AU sont soumises à des risques. L’inscrip-
tion des risques sur les documents graphiques ou le plan des
servitudes permet l’information des pétitionnaires, et le règle-
ment édicte les préconisations.
Lorsque le secteur fait l’objet d’OAP, les prescriptions en
termes d’aménagement prennent en compte le risque.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 34 34
Les plans de zonage font-ils
apparaître les zones associées
aux voies bruyantes définies
par arrêté préfectoral ?
Sur le territoire de la CAPLD, plusieurs voies ont fait l’objet d’un
classement sonore par arrêté préfectoral. Ce classement vise
à réduire les nuisances, en obligeant un isolement acoustique
minimal des constructions dans une bande de part et d’autre
des voies. Ces dispositions sont reportées sur le règlement gra-
phique.
Les zones d’activités spécia-
lisées pouvant accueillir des
activités présentant un risque
pour la population sont-elles
dissociées des zones d’habi-
tat ?
Les zones d’activités ont un zonage distinct des zones à domi-
nante habitat. En dehors de la commune de Landerneau, où les
espaces sont plus imbriqués et concentrés, les espaces d’acti-
vités ne sont que rarement placés en continuité de zones d’ha-
bitat. Lorsqu’elles sont voisines, zones d’activités et zones d’ha-
bitat sont généralement séparées par une voie ou une frange
végétale d’ampleur.
RÈGLEMENT
Le règlement comporte-t-il
des dispositions spécifiques
pour encadrer les risques et
les nuisances ?
Dans le règlement des zones concernées, des marges de recul
par rapport aux voies majeures sont indiquées.
Ainsi, en dehors des espaces urbanisés des communes, les
constructions ou installations sont interdites dans une bande
de cent mètres de part et d’autre de la RN12 et de la RN165 et
dans une bande de soixante-quinze mètres de part et d’autre
de la RD 770 entre Daoulas (RN 165) et Landerneau (RD712), la
RD770 de Landerneau vers la RN12, et RD 712 à Landerneau.
De plus, le règlement prévoit que les constructions nouvelles
en bordure d’une route départementale hors agglomération
devront avoir un recul minimum de 10 mètres par rapport à la
limite d’emprise du domaine public départemental.
Dans les dispositions générales, le règlement rappelle les dis-
positions liées au risque sismique, au risque inondation avec la
présence de deux PPRi sur le territoire.
Le règlement des zones pou-
vant accueillir de l’habitat
interdisent-elles l’implanta-
tion d’installations classées ?
Non. Cependant le règlement interdit les carrières, déchets de
toute nature, le stockage de ferrailles et matériaux de démo-
lition ou de récupération, les exploitations agricoles et les
entrepôts. Il interdit également les constructions à destination
d’industrie, hors extension, rénovation ou transformation des
établissements existants, si les travaux envisagés n’aggravent
pas, pour le voisinage, le danger ou la gêne résultant de leur
fonctionnement.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 35 35
Le règlement permet-il de
préserver une zone libre de
construction à proximité des
cours d’eau pouvant générer
une inondation et de conser-
ver les zones d’expansion des
crues ?
Les constructions sont interdites dans une bande de 5 m de part
et d’autre des cours d’eau permanents non busés identifiés au
règlement graphique au titre du R.151-34 du Code de l’Urba-
nisme. L’extension des constructions existantes est autorisée
dans cette bande, sauf dans le cas où cette extension viendrait
réduire le recul existant entre la construction et ce cours d’eau.
Les zones rouges du PPRi n’ont pas été classées en zone N au
regard du caractère très urbanisé de ces secteurs. Néanmoins,
l’existence des PPRI est rappelée dans les dispositions géné-
rales du règlement et l’ensemble des documents sont annexés
au PLUI en tant que servitude d’utilité publique.
Par ailleurs, l’étude «eaux pluviales» réalisée en parallèle du
PLUi a intégré ces problématiques de débit et d’inondation
et propose des réponses adaptées en fonction des sites et des
enjeux.
Le règlement favorise-t-il le
ralentissement et l'infiltration
des eaux de ruissellement ?
La préservation des zones humides, du bocage et des boise-
ments contribue au ralentissement des ruissellements et à la
prévention contre les inondations (expansion des eaux des
crues).
De même, des dispositions minimales en termes de surfaces
perméables ou éco-aménageables sont prescrites par le règle-
ment de la majorité des zones.
ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION
Les OAP font-elles apparaître
les zones de risque ou de nui-
sances par lesquelles elles
sont concernées ?
Les OAP font apparaître les zones de risques et de nuisances
sur les secteurs concernés (ex : secteur de Traon Elorn à Lan-
derneau).
Les OAP prévoient-elles une
zone tampon (zone végétali-
sée, paysager, etc.) entre les
zones d’activités et les zones
d’habitat ?
L’implantation de zones d’activités en continuité d’espaces
résidentiels n'est pas présente, et l'implantation d'espaces
résidentiels à proximité d'activités existantes est rare.
Les OAP relatives à certaines extensions à dominante résiden-
tielle préservent les éléments existant de mise à distance d’ac-
tivités existantes pouvant générer des nuisances.
Les OAP permettent-elles de
préserver les abords des cours
d’eau des nouvelles construc-
tions ?
Les OAP des projets situés à proximité des cours d’eau majeurs
ou mineurs font apparaître des dispositifs particuliers de mise
à distance des cours d’eau par la préservation d’espaces natu-
rels ou l’aménagement d’espaces verts, protégeant ainsi les
berges et les eaux d’une artificialisation des sols et de pollu-
tions diffuses.
Les OAP prévoient-elles des
dispositifs de réduction du
bruit dans les zones de nui-
sances sonores (isolation
acoustique, aménagements
particuliers, etc.) ?
Les OAP ne traitent pas de la problématique des nuisances
sonores. Toutefois, certaines OAP prévoient l’aménagement
de zones tampon végétalisées qui peuvent contribuer à limiter
les nuisances.
De même, l’aménagement de liaisons douces prévu dans les
OAP pourra favoriser l’utilisation des modes de déplacement
doux et donc la réduction des nuisances sonores associées aux
modes de transport motorisés.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 36 36
CONCLUSION :
PERSPECTIVES D'ÉVOLUTION EN L'ABSENCE DE L'ÉLABORATION DU PLU INTERCOMMUNAL
Les Plans de Prévention des Risques et prescriptions d'isolement acoustique aux abords des voies bruyantes s'appliquent déjà sur le territoire.
Les désordres liés au ruissellement et le risque d'inondation pourrait s'accroître au regard des documents d'urbanisme en vigueur car peu d'éléments concourant à l'infiltration des eaux pluviales y sont protégés (bocage, zones humides, abords des cours d'eau, espaces perméables).
EFFETS POSITIFS PERMANENTS DU PLUI :
Le PLUi identifie et tient compte de l'ensemble des risques connus à ce jour. Le projet porté par le PLUi n'augmente pas l'exposition des biens et des personnes aux risques dans la me- sure où les principales zones de développement urbains se situent hors des périmètres d'aléas. Pour réglementer les constructions et aménagements dans les secteurs jugés sensibles, le document intègre des règles ou servitudes.
EFFETS NÉGATIFS PERMANENTS DU PLUI :
L’urbanisation du territoire conduit forcément à davantage de risques de ruissellement. En effet, l’urbanisa-
tion des zones AU actuellement naturelles ou agricoles conduit à une artificialisation des sols, l’eau y ruisselle
et cela réduit les surfaces d’infiltration des eaux vers les nappes.
MESURES D'ÉVITEMENT / RÉDUCTION
L’établissement des pièces réglementaires du PLUi s’est fait à l’aune de ces risques et nuisances et dans une visée d’évitement ou de réduction du risque ou de la nuisance.
L'élaboration du PLUi a permis de réduire la surface globale des zones AU, cela réduit donc également une
part des nouvelles surfaces imperméables initialement prévues par les documents d'urbanisme en vigueur.
Le règlement protège également les éléments naturels contribuant au ralentissement et à l'infiltration des
eaux, et prévoit des minima d’espaces perméables.
En parallèle du PLUi, la Communauté d'Agglomération a réalisé une étude sur les eaux pluviales pour traiter
Les OAP permettent-elles la
prise en compte des risques
liés à la sécurité routière ?
Des dispositions générales (OAP cadre) concernant tous les
secteurs sont établies pour assurer une desserte adaptée (ni
sur-dimensionnée, ni sous-dimensionnée) et fonctionnelle
des secteurs d’activités tout en intégrant des paramètres de
sécurité, de circulation, de quartiers existants, … et éviter les
implantations au coup par coup qui multiplient les accès et les
voies de desserte et donc les risques.
Les accès de desserte définis sur les schémas des OAP sont
positionnés de manière à garantir la sécurité routière : largeur,
visibilité, prise ne compte de la circulation (flux). Pour limiter
les risques, les accès individuels sont interdits sur certaines
routes ou portions de routes.
Enfin, l’aménagement de liaisons douces sécurisées le long des
voies ou en site propre prévu dans chaque OAP favorisera la
réduction des risques d’accidents.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 37 37
plus spécifiquement ce thème.
Par ailleurs, le PLUi œuvre à une bonne information du public sur les risques et nuisances, soit en les inté- grant directement sur le plan de zonage, soit en annexant dans le plan des servitudes d’utilité publique ces risques et nuisances.
MESURES COMPENSATOIRES :
L’analyse de la vulnérabilité du territoire face au changement climatique prévue lors de l’élaboration du PCAET peut permettre à la collectivité de prévoir d’autres mesures d’évitement ou des mesures d’adapta- tion supplémentaires qui pourront amener à faire évoluer le PLUi.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 38 38
1.7. Gestion de l’eau et des déchets
THÉMATIQUES
ENVIRONNEMENTALES
QUESTIONS ÉVALUATIVES
PROJET D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLES
Dans quelle mesure le projet
vise à réduire la consomma-
tion des ressources et à les
protéger, notamment les res-
sources en eau et en matière
première ?
Le PADD prévoit de protéger et de gérer la ressource en eau et
de limiter les sources de pollution.
Le PADD incite à maîtriser la production de déchets et leur
impact sur l’environnement. Il souhaite notamment pour-
suivre les efforts et les initiatives déjà engagés en faveur de la
réduction des volumes de déchets.
ZONAGE
Le zonage prévoit-il des
dispositions (zonage, dispo-
sitions graphiques) permet-
tant la réalisation d’aména-
gements visant la gestion
des eaux pluviales ?
Des emplacements réservés ont été délimités pour la réalisa-
tion de dispositifs de gestion des eaux pluviales.
Par ailleurs, une étude sur les eaux pluviales a été réalisé en
parallèle de l’élaboration du PLUi. Il produit ses effets dans le
règlement écrit du PLUi.
Des inscriptions graphiques
permettent-elles la pré-
servation des éléments qui
concourent à la qualité de
l’eau : les cours d’eau, les
zones humides, haies ?
Comme indiqué dans les chapitres précédents, les cours d’eau,
zones humides et haies bocagères sont identifiés sur le docu-
ment graphique. Cette identification s’accompagne de dispo-
sitions écrites associées dans le règlement écrit.
Des éléments graphiques
ou autres dispositions
favorisent-ils la moindre
production de déchets ou
leur valorisation ?
Les zones UE, UI, AUE et AUI autorisent l’implantation de
déchetteries.
Le règlement graphique ne comporte pas d’autres disposi-
tions concernant la gestion des déchets.
RÈGLEMENT
Le règlement permet-il de
prévoir l’alimentation en eau
potable des constructions de
façon suffisante pour couvrir
les besoins ?
Le règlement énonce que «Toute construction ou installation
qui requiert une alimentation en eau doit être desservie par
une conduite de distribution d’eau potable de caractéristiques
suffisantes et raccordée directement au réseau public d’adduc-
tion d’eau potable sous pression. En l’absence de réseau public
de distribution d’eau potable et sous réserve que l’hygiène
générale et la protection sanitaire soient assurées, l’alimenta-
tion en eau potable par puits ou forage peut être admise.»PLUi CAPLD / Rapport de présentation 39 39
Le règlement permet-il d’assu-
rer un assainissement satisfai-
sant des effluents provenant
des constructions ?
Le règlement rappelle le principe de raccordement au réseau
public d’assainissement et l’obligation de respect des prescrip-
tions techniques fixées par l’article R.2224-17 article R. 2224-17
du code général des collectivités territoriales pour l’assainisse-
ment individuel.
De plus, le règlement renvoie aux dispositions déclinées dans
le zonage d’assainissement eaux usées qui été réalisé en paral-
lèle du PLUi.
Le règlement prévoit-il une
meilleure gestion des eaux
pluviales ?
Le règlement énonce : «Les aménagements réalisés sur le ter-
rain doivent garantir l’écoulement des eaux pluviales dans le
réseau collecteur lorsque ce dernier dessert le terrain et que
le raccordement est techniquement possible. En l’absence de
réseau ou en cas de réseau insuffisant, les aménagements sont
à la charge exclusive du propriétaire qui doit réaliser les dispo-
sitifs adaptés à l’opération et au terrain.
La gestion des eaux pluviales doit être conforme aux disposi-
tions établies dans le zonage d’assainissement des eaux plu-
viales (cf. annexes du PLUi).
Tous les projets créant une nouvelle emprise au sol ou une
emprise imperméabilisée > 40 m² sont concernés et devront
disposer d’ouvrages de gestion des eaux pluviales ; cela ne
s’applique pas sur les emprises déjà imperméabilisées, ni sur
les permis de construire situés dans le périmètre de permis
d’aménager ayant déjà fait l’objet d’une étude global de ges-
tion des eaux pluviales.
Les capacités d’infiltration, de gestion et de rejet des eaux
pluviales doivent répondre aux les règles du zonage d’assainis-
sement des eaux pluviales (se référer aux règles répertoriées
en annexe du PLUi). Ces capacités devront être examinées
en concertation avec le service gestionnaire et soumis à son
accord
Les eaux pluviales (toitures et aires imperméabilisées) doivent
être évacuées directement sur le terrain d’assise de la construc-
tion par dispositif d’infiltration. Lorsque des raisons techniques
s’opposent à cette solution d’infiltration (capacité d’infiltration
insuffisante, …) une régulation des débits doit alors être envi-
sagée. Afin de réguler le débit, toutes les solutions techniques
sont utilisables et peuvent, si besoin, être employées simul-
tanément pour ne pas modifier le débit des eaux de ruisselle-
ment. Par ailleurs, les aménageurs sont encouragés à utiliser
les techniques alternatives.»
Le règlement permet-il de
limiter l’imperméabilisation
des sols et donc l’augmenta-
tion du ruissellement ?
Sur la majorité des zones, le règlement impose une part mini-
male de surfaces non imperméabilisées ou éco-aménageables
représentant entre 5% et 15% du terrain d’assiette du projet
selon le secteur.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 40 40
Le règlement présente-t-il des
règles visant à encadrer la ges-
tion des déchets ?
Le règlement impose que les voies se terminant en impasse
soient aménagées de telle sorte que les véhicules puissent
faire demi-tour. Cette disposition vise entre autres à faciliter la
collecte des déchets.
Le règlement ne comporte aucune autre disposition sur la ges-
tion des déchets.
ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION
Les OAP conditionnent-elles
le projet à sa desserte en eau
potable suivant des caracté-
ristiques permettant d’assu-
rer la satisfaction de tous les
besoins ?
Les dispositions et schémas d’aménagement des OAP ont été
conçus en prenant en compte la localisation et la capacité de
la desserte en eau potable.
Les OAP conditionnent-elle le
projet à la mise en œuvre de
dispositifs d’assainissement
performants ?
Les dispositions et schémas d’aménagement des OAP ont été
conçus en prenant en compte la localisation et la capacité des
dispositifs d’assainissement.
Les OAP prévoient-elles des
aménagements visant la ges-
tion alternative des eaux plu-
viales ?
Des dispositions générales (OAP cadre) concernant tous les
secteurs 1AU ou U à vocation résidentiel ou économique sont
établies pour valoriser la gestion des eaux pluviales dans les
aménagements.
Les OAP comportent-elles des
orientations favorisant l’infil-
tration naturelle des eaux plu-
viales?
Les OAP enjoignent à limiter l’imperméabilisation des sols.
Les OAP prévoient une forte intégration du végétal et des
espaces verts, il s’agit d’autant d’espaces favorables à l’infiltra-
tion des eaux de pluie.
Les OAP définissent-elles des
orientations visant la bonne
gestion des déchets dans le
projet ?
Les OAP demandent l’intégration de la question des déchets
dans les projets et favorisent leur gestion mutualisée. Par ail-
leurs, concernant la conception des voies de desserte, il est
demandé de limiter les impasses, ce qui facilite la collecte des
déchets.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 41 41
CONCLUSION :
Le projet d’accueil démographique et de développement économique inscrit dans le PADD du PLUi et traduit
dans les pièces réglementaires s’est fait conjointement à l’analyse de la capacité d’accueil du territoire.
La notice sanitaire en annexe du PLUi montre que le territoire a la capacité d’accueil suffisante, en matière de
réseaux pour faire face au scénario de développement projeté.
A savoir que la collectivité à renforcé ses outils en termes d’analyse et de gestion des eaux usées et des eaux
pluviales. En effet, deux études ont été réalisées en parallèle du PLUi pour tenir compte des enjeux et des
problématiques actuelles et prévoit et anticiper les problématiques de demain.
Une étude de zonage d’assainissement des eaux usées a été réalisée, compétence communautaire. Une étude
de zonage des eaux pluviales a également été réalisée à l’échelle intercommunale, compétence aujourd’hui
communale.
Ces études ont permis de constater les éléments suivants à améliorer ou à surveiller : • Un fonctionnement médiocre des stations d’épuration de Loperhet (Rostiviec) et de Saint Eloy. Du fait du manque d’information concernant le fonctionnement de ces installations, des bilans de fonction- nement complets ont été réalisés en priorité. Il a ainsi été déterminé, sur la station de Rostiviec, que si le zonage d’assainissement réglementaire reste identique, en 2038, le nombre d’EH reçus par la station d’épu- ration devrait atteindre 232 équivalents habitants (EH). On voit que la station d’épuration, dimensionnée pour 350 EH a donc été bien dimensionnée et le secteur est en capacité de recevoir de nouvelles habitations. A noter cependant que la station ne peut pas accepter les 2 m3/j supplémentaires prévus dans le cadre de la densification au sein du zonage réglementaire par temps de pluie et nappe haute. Une réduction des apports en eaux parasites sur le réseau est nécessaire.
Ainsi, sur la station de Rostiviec, il est envisagé de déconnecter le décanteur primaire de la filière de traite-
ment afin d’améliorer son fonctionnement.
• Certaines stations sont en surcharge hydraulique (Hanvec, Logonna Daoulas, Loperhet) par temps de pluie et nappe haute. Les diagnostics de fonctionnement de ces systèmes de collecte et de traitement sont pré- vus en priorité, permettant de quantifier les surcharges et de localiser les secteurs sensibles, suivi des tra- vaux de réduction des apports en eaux parasites.
En complément de ces études réalisées à l’échelle de la Communauté d'Agglomération du Pays de Lander- neau-Daoulas, il est à noter qu’une partie de Kerisivien doit être raccordée à la station du Faou, en dehors du périmètre intercommunal. La station du Faou mise en service en 2014 a une capacité organique de 5300 EH et une capacité hydraulique de 504 m3/h par temps sec et 2018 m3/h par temps de pluie.Les charges futures prévues sur la station d’épuration du Faou à +25 ans sont de 4950 EH et 1954 m3/j (par temps de pluie et de nappe haute), soit avec le secteur de Kersivien (34 EH, 5.1 m3/j), une charge organique future de 4984 EH et une charge hydraulique future de 1959 m3/j, toujours compatible avec les capacités de traitement de la
station d’épuration du Faou.
MESURES COMPENSATOIRES :
Une meilleure valorisation des déchets permettrait de réduire leur impact sur le territoire. Dans ce sens, une
mission de 3 ans dédié à l’économie circulaire vient d’être lancée via une convention signée entre la CAPLD, la
Communauté de Communes du Pays des Abers, la Communauté Lesneven-Côte des Légendes et la Commu-
nauté du Pays d’Iroise Brest. Ce programme pourrait à terme produire des effets sur les volumes des débits à
traiter mais également sur les aménagements nécessaires.
Par ailleurs, le territoire se dote d’outils permettant de mieux penser l’aménagement au regard notamment
des eaux pluviales.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 42 42PLUi CAPLD / Rapport de présentation 43 43
2. Évaluation des incidences dans les sites revêtant une importance
pour l’environnement du fait de la
présence du réseau Natura 2000PLUi CAPLD / Rapport de présentation 44 44
2.1. Méthode
La partie qui suit constitue une analyse spatialisée des incidences du PLUi sur l’environnement qui vient compléter le chapitre relatif à l’analyse thématique.
Les zones revêtant une importance particulière pour l’environnement ici analysées sont les sites du réseau Natura 2000, également constitutifs des réservoirs de biodiversité majeure du PLUi.
Pour chaque site Natura 2000 les éléments suivants ont été rappelés : le caractère général du site, sa si- tuation, sa qualité et son importance, les menaces et pressions qui sont à l’œuvre, le plan de gestion et le DOCOB s’ils existent. Les sites Natura 2000 sont présentés dans l’Etat initial de l’environnement (Volume 2 du rapport de présentation).
Le PLUi de la CAPLD peut porter un certain nombre de projets susceptibles d’impacter les zones présentant un intérêt particulier pour l’environnement.
La méthode a été de croiser les dispositions du PLUi dans le périmètre plus ou moins étendu des sites Natura 2000. Trois périmètres des zones Natura 2000 ont été étudiés :
• Le périmètre de la zone Natura 2000
• La proximité immédiate du site Natura 2000 (< / = 100 mètres)
• La proximité relative du site Natura 2000 (> / = 100 mètres et < / = 500 mètres)
Les incidences des dispositions du PLUi peuvent être soit directement positives ou négatives soit être indi- rectes selon des effets cumulés.
• Incidences directes (dans le périmètre du site Natura 2000) :
Les incidences directes traduisent les effets provoqués par le projet. Elles affectent les habitats et espèces proches du projet ou se situe dans le périmètre du Site Natura 2000. Elles peuvent être positives ou néga- tives
• Incidences indirectes (à proximité du site Natura 2000) :
Les incidences indirectes peuvent concerner des habitats et espèces plus éloignés du projet ou apparaître dans un délai plus ou moins long, mais leurs conséquences sont à prendre en compte. Elles peuvent concer- ner un facteur conditionnant l’existence du site qui, par son évolution, peut provoquer la disparition d’habi- tats ou d’espèces.
Un bilan est effectué en mettant en lumière les principales incidences positives, négatives et neutres.
Ce bilan utilise le code couleur suivant :
Incidence positive prévisible
Incidence négative probable
Incidence neutre ou faible incidence (+ ou -)PLUi CAPLD / Rapport de présentation 45 45
Les effets plus spécifiques du PLUi qui ont été analysés sont :
• Les dispositions par lesquelles le PLUi autorise une artificialisation et/ou une modification des milieux au travers :
- Des secteurs des zones U affichant un potentiel de densification ou de mutation - Des zones AU et / ou des secteurs d’OAP
- Du bâti pouvant changer de destination
- Du bâti pouvant être étendu et la création d’annexes à l’habitation
- De la possible évolution d’activités ou d’équipements isolés dans l’espace agricole et/ou naturel - De la création d’emplacements réservés
• Les dispositions par lesquelles le PLUi a un effet de préservation au travers : - Des zones A, N et Ns
- De la préservation des boisements et/ou du bocage
- De la préservation des zones humides
- De la préservation des cours d’eau et de leurs abords
- De la préservation de cônes de vue, d’espaces de respiration, de coupures d’urbanisationPLUi CAPLD / Rapport de présentation 46 46
2.2. ENJEUX ET ORIENTATIONS DE GESTION DES SITES NATU- RA 2000 PRÉSENTS SUR LE TERRITOIRE DE LA CAPLD
Dans le cadre de l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme intercommunal de la Communauté d'Agglomération
du Pays de Landerneau-Daoulas, l’évaluation des incidences dans les sites revêtant une importance pour
l’environnement se porte sur les sites Natura 2000 suivants :
Zone de Protection Spéciale (ZPS) - FR5310071 - Rade de Brest : Baie de Daoulas, Anse de Poulmic
Les ZPS visent à conserver les espèces d’oiseaux sauvages figurant à l’annexe 1 de la Directive « Oiseaux » oui
qui servent d’aires de reproduction, de mue, d’hivernage ou de zone relais à des oiseaux migrateurs.
Zone d’Importance Communautaire pour les Oiseaux (ZICO) - Baie de Daoulas, Anse du Poulmic
Les ZICO n’ont pas de statut juridique particulier mais les plus appropriés à la conservation des oiseaux et les
plus menacés sont classés totalement ou partiellement en ZPS.
Zone Spéciale de Conservation (ZSC) - FR5300067 - Tourbière de Lann Gazel
Zone Spéciale de Conservation - FR5300024 - Elorn ; dont le document d’objectifs (DOCOB) a été
approuvé par arrêté prefectoral du 11 mars 2011
Zone Spéciale de Conservation - FR5300046 - Rade de Brest, estuaire de l’Aulne
Zone Spéciale de Conservation - FR5300039 - Forêt de Cranou, Menez Meur
Les ZSC ont pour objectif la conservation des sites écologiques présentant soit des habitats naturels et/ ou
des espèces de faune et de flore figurant aux annexes 1 et 2 de la Directive « Habitats »
La description des sites Natura 2000 est réalisée dans le volume 2 du rapport de présentation (Etat initial de
l’environnement).PLUi CAPLD / Rapport de présentation 47 47
2.2.1 ZPS rade de Brest - Baie de Daoulas, Anse de Poulmic
I nformatIons écologIques
Site Natura 2000 - FR5310071 - Rade de Brest : Baie de Daoulas, Anse de Poulmic
Les espèces présentes qui justifient le classement de ce site en Natura 2000 sont les suivantes :
• Gavia stellata
• Gavia artica
• Gavia immer
• Podiceps auritus
• Podiceps nigricollis
• Phalacrocorax carbo
• Phalacrococrax aristotelis
• Anas penelope
• Anas crecca
• Anas platyrhynchos
• Mergus serrator
• Pandion haliaetus
• Recurvirostra avosetta
• Pluvialis apricaria
• Vanellus vanellus
• Calidris alpina
• Numenius arquata
• Tringa totanus
• Sterna sandvicensis
ZPS : Premier arrêté : 30/06/1991
ZPS : Dernier arrêté : 26/10/2004
Superficie : 8 104 ha.
Pourcentage de superficie marine :
90 %
Communes (les communes de la
CAPLD sont soulignées) : Argol,
Daoulas, Dinéault, Dirinon, Hanvec,
Hôpital-Camfrout, Landévennec,
Lanvéoc, Logonna-Daoulas, Lo-
perhet, Plougastel-Daoulas, Pont-de-
Buis-lès-Quimerch, Rosnoën, Trégar-
van.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 48 48
caractère général du sIte
qualIté et Importance
menaces et pressIons
Une espèce se distingue par ses effectifs et son intérêt, le Harle huppe dont la rade de Brest, avec 2000 indi-
vidus, est un des grandes sites d’hivernage en France et constitue une zone d’intérêt international.
Données oiseaux ( liste des espèces et effectifs ) actualisées fin 2002.
Aucunes menaces ou pressions n’ont été identifiées pouvant avoir des incidences et des répercussions
notables sur le site.
plan de gestIon
Il n’existe aucun plan de gestion.
objectIfs du docob - 2014
Des objectifs de développement durable ont été définis dans le DOCOB ; les 4 objectifs établis se déclinent
en objectifs opérationnels pour le site Natura 2000.
Maintenir et restaurer les habitats d’intérêt communautaire dans un état de conservation favorable
- Préserver les milieux marins et plus particulièrement les habitats et espèces à très forte valeur patrimoniale
- Maintenir voire restaurer la multifonctionnalité des prés salés et des vasières
- Maintenir voire restaurer la multifonctionnalité des hauts de plage et cordons de galets
- Maintenir voire restaurer le rôle fonctionnel et la biodiversité des habitats de prairie humide et de lande
intérieure
- Maintenir voire restaurer le rôle fonctionnel et la biodiversité des habitats de falaise et les micro-zones de
pelouses et rochers à forte valeur patrimoniale
- Maintenir voire restaurer le rôle fonctionnel et la biodiversité des habitats forestiersPLUi CAPLD / Rapport de présentation 49 49
Maintenir et rétablir dans un état de conservation favorable les espèces d’intérêt communautaire (ani-
males et végétales) et leurs habitats
- Favoriser et suivre l’installation de nouvelles espèces d’intérêt communautaire
- Concourir à la conservation des espèces végétales d’intérêt communautaire
- Concourir à la conservation des populations de Loutre d’Europe
- Concourir à la conservation des populations de chiroptères
- Concourir à la conservation des populations de poissons migrateurs et de mammifères semi-aquatique »
- Concourir à la conservation des populations d’oiseaux migrateurs, hivernants et nicheurs de la partie sud
de la rade
Maintenir et favoriser des usages et pratiques socio-économiques cohérentes avec les enjeux écolo-
giques du site
- Contribuer à maintenir l’intégrité globale de la rade de Brest et de ses espaces terrestres périphériques
Rendre efficace la mise en œuvre de Natura2000 sur le site
- Veiller à une mise en œuvre efficace de Natura 2000 sur le site et l’améliorer si besoin
Etat de conservation, analyse et risques de perturbation des habitats terrestres du site Natura 2000 :
Globalement, les habitats terrestres d’intérêt communautaire du site sont en bon état de conservation (95 %
en termes de surface). Cependant, il est fortement probable que l’état de conservation de certains habitats
se soit dégradé depuis 2004. C’est le cas notamment pour les prés salés d’intérêt communautaire, dont la
surface a fortement diminué par l’extension de la Spartine alterniflore, une plante invasive.
Etat de conservation, analyse et risques de perturbation des habitats marins
Les habitats marins sont globalement en moyen état. Plusieurs critères contribuent à un état moyen voire
au mauvais état de conservation des habitats marins :
• Altération/destruction de l’habitat par arrachage, abrasion, érosion
• Eutrophisation
• Prélèvement
• Enfouissement et étouffement
• Envasement/colmatage
• Espèces invasives
• Pollution
L’état de conservation local des espèces d’intérêt communautaire
Les données sont insuffisantes pour évaluer l’état de conservation des espèces à l’échelle du site.
etat de conservatIon
Source : DOCOBPLUi CAPLD / Rapport de présentation 50 50
2.3.3 ZSC de la rade de Brest, estuaire de l’Aulne
I nformatIons écologIques
Zone Spéciale de Conservation - FR5300046 - Rade de Brest, estuaire de l’Aulne
Quatorze espèces se distinguent par leur intérêt (espèces inscrites à l’annexe II de la directive 92/43/CEE) :
• Elona quimperiana
• Euphydryas aurinia
• Lucanus cervus
• Petromyzon marinus
• Alosa alosa
• Alosa fallax
• Salmo salar
• Rhinolophus ferrumequinum
Date de signature du dernier arrêté
(JO RF) : 06/05/2014
Superficie : 9 226,71 ha.
Communes (les communes de la
CAPLD sont soulignées) : Argol,
Crozon, Daoulas, Dirinon, Faou,
Hanvec, Hôpital-Camfrout, Landé-
vennec, Lanvéoc, Logonna-Daoulas,
Loperhet, Plougastel-Daoulas, Ros-
noën, Trégarvan.
• Barbastella barbastellus
• Myotis emarginatus
• Lutra lutra
• Haichoerus grypus
• Vandenboschia speciosa
• Rumex rupestris
Six espèces importantes de faune et de flore
• Anguilla anguilla
• Dryopteris aemula
• Limonium humile
• Lotus parviflorus
• Romulea armoricana
• Serapias parvifloraPLUi CAPLD / Rapport de présentation 51 51
caractère général du sIte
qualIté et Importance
Le Triglochino-Limonietum humile Annezo, Bioret et Géhu 1992 (1330) n’est présent en France qu’en rade de
Brest et en quelques points du Morbihan (stations découvertes en 1997). Il s’agit d’une communauté basse
à Limonium humile (protégé au niveau national) des dépressions du schorre subissant une submersion al-
ternée des eaux salées à saumâtres (marée haute de vives-eaux) et des suintements d’eau douce arrières
littorales, menacée par l’eutrophisation des eaux douces se jetant dans la baie ainsi que par l’extension de
Spartina alterniflora. Le Cochleario anglicae-Plantaginetum maritimae et le Cochleario anglicae-Frankenie-
tum laevis (1330) sont deux communautés synendémiques ouest bretonnes des marais maritimes. La conc-
curence des prés-salés de type atlantique, des communautés annuelles à salicornes et de prairies pionnières
à Spartina alterniflora sur l’estran vaseux du fond de rade est un élément tout à fait remarquable de diversité
phytocénotique.
L’intérêt phytocénotique et paysager du site réside dans l’imbrication d’habitats d’intérêt communautaire
extrêmement variés tels que les estuaires, criques, baies peu profondes, flancs de falaises boisés, landes
sèches à hygrophiles sommitales, communautés vivaces des cordons de galets, communautés benthiques
(bancs de maërl et herbiers de zostères notamment). Parmi les espèces remarquables, on peut citer l’Escar-
got de Quimper (espèce d’intérêt communautaire) en situation écologique et chorologique marginale (forêt
estuarienne, en limite occidentale de son aire disjointe).
La rade de Brest dans son ensemble joue par ailleurs un rôle majeur dans l’accueil des populations d’oiseaux
marins (Sterne pierregarin nicheuse, un des deux plus importants stationnements de Harle huppé en France,
avec le Golfe du Morbihan).
Vulnérabilité : L’eutrophisation des cours d’eau se déversant dans la rade et l’extension des prairies à Spar-
tina alterniflora sont deux phénomènes à surveiller, car susceptibles d’entrainer, notamment, une modifi-
cation (banalisation) du pattern des phytocénoses du haut d’estran, avec à terme une régression d’habitats
et d’espèces à haute valeur patrimoniale (ex : association à Limonium humile). L’enrésinement (ancien) des
principaux secteurs boisés posera à terme la question d’une éventuelle restauration de la chênaie-hêtraie
estuarienne.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 52 52
menaces et pressIons
plan de gestIon
etat de conservatIon
Existence d’un plan de gestion.
DOCOB commun avec le site ZPS "Rade de Brest - Baie de Daoulas, Anse de Poulmic"
objectIfs du docob
DOCOB commun avec le site ZPS "Rade de Brest - Baie de Daoulas, Anse de Poulmic"PLUi CAPLD / Rapport de présentation 53 53
2.3.1 ZSC Tourbière de Lann Gazel
I nformatIons écologIques
Zone Spéciale de Conservation (ZSC) - FR5300067 - Tourbière de Lann Gazel
Six espèces se distinguent par leur intérêt (espèces inscrites à l’annexe II de la directive 92/43/CEE) :
• Euphydryas aurinia
• Elona Quimperiana
• Lucanus cervus,
• Rhinolophus ferrumequinum,
• Lutra lutra et
• Sphagnum pylaesii
Quatorze espèces importantes de faune et de flore
• Triturus marmoratus marmoratus
• Saxicola rubetra
• Argyroneta aquatica
• Mustela putorius
• Micromys minutus
• Carex rostrata
Date de signature du dernier arrêté
(JO RF) : 04/05/2007
Superficie : 136 ha.
Communes (les communes de la
CAPLD sont soulignées): Plouda-
niel, Trémaouézan.
• Dactylorhiza incarnata
• Drosera intermedia
• Drosera rotundifolia
• Dryopteris aemula
• Menyanthes trifoliata
• Pinguicula lusitanica
• Potentilla palustris
• Rhynchospora albaPLUi CAPLD / Rapport de présentation 54 54
caractère général du sIte
qualIté et Importance
menaces et pressIons
Plus importante zone humide de l’intérieur du Léon abritant un ensemble complexe de landes tourbeuses
à mésophiles (en partie sous pinède claire), de groupements de bas-marais acides et de prairies humides à
facies variés. Le site comporte en particulier des landes humides tourbeuses à sphaignes (habitat d’intérêt
communautaire, prioritaire) avec présence de la sphaigne de la Pylaie en limite ouest de son aire de répar-
tition nationale (limitée à la Bretagne occidentale). 83 espèces d’oiseaux ont été recensées dont le Tarier
des prés (Saxicola rubetra) nicheur, 6 espèces d’amphibiens. L’inventaire des invertébrés est en cours. La
présence du Damier de la Succise (Euphydrias aurinia) est avérée (papillon protégé en France et d’intérêt
communautaire).
Aucunes menaces ou pressions n’ont été identifiées pouvant avoir des incidences et des répercussions
notables sur le site.
plan de gestIon
Existence d’un plan de gestion : Fauche et pâturage extensifs (opération locale agri-environnementale,
«Contrat Nature» de la Région Bretagne avec différents partenaires locaux)
Présence de ruisseaux, sources et mares en tête de bassin versant du ruisseau de l’Aber Vrac’h.
Vulnérabilité : Une gestion conservatoire (fauche, pâturage) est opérationnelle, limitant les risques de dé-
gradation éventuels volontaires ou par abandon des pratiques agro-pastoralesPLUi CAPLD / Rapport de présentation 55 55
objectIfs du docob
Les objectifs définis pour le site Natura 2000 de la Tourbière de Lann Gazel s’inscrivent dans le cadre de la
Directive Habitats et Oiseaux, à savoir :
Conserver les habitats et les populations d’espèces, des directives Habitats et Oiseaux
Réduire l’eutrophisation de la zone humide
Gérer le fonctionnement hydrologique
Évaluer et valoriser la tourbière
Proposer un périmètre en cohérence avec les habitats et les espèces d’intérêt européen
Évaluer et suivre
L’évaluation de l’état de conservation des habitats d’intérêt communautaire a été réalisée en 2005 par le
Conservatoire Botanique National de Brest.
L’état de conservation des habitats d’intérêt communautaire est majoritairement bon.
etat de conservatIon
Source : DOCOBPLUi CAPLD / Rapport de présentation 56 56
2.3.2 ZSC rivière de l’Elorn
I nformatIons écologIques
Zone Spéciale de Conservation - FR5300024 - Elorn
Quinze espèces se distinguent par leur intérêt (espèces inscrites à l’annexe II de la directive 92/43/CEE) :
• Elona quimperiana
• Margaritifera Margaritifera
• Euphydryas aurinia
• Lucanus cervus
• Petromyzon marinus
• Lampetra planeri
• Alosa alosa
• Alosa fallax
Le document d’objectifs (DOCOB) a
été approuvé par arrêté prefectoral
du 11 mars 2011
Date de signature du dernier arrêté
(JO RF) : 04/05/2007
Superficie : 2 394,43 ha.
Communes : Bodilis, Commana, Di-
rinon, Forest-Landerneau, Guipavas,
Lampaul-Guimiliau, Landerneau,
Landivisiau, Loc-Eguiner, Locmélar,
Loperhet, Martyre, Pencran, Plou-
diry, Plouédern, Plougastel-Daou-
las, Plounéventer, Relecq-Kerhuon,
Roche-Maurice, Saint-Servais, Sizun
• Salmo salar
• Cottus gobio
• Rhinolophus ferrumequinum
• Lutra lutra
• Sphagnum pylaesii
• Vandenboschia speciosa
• Luronium natans
Onze espèces importantes de faune et de flore
• Alytes obstetricans
• Anguilla anguilla
• Cistus psilosepalus
• Drosera intermedia
• Drosera rotundifolia
• Dryopteris aemula
• Juncus squarrosus
• Myrica gale
• Narthecium ossifragum
• Pingucula lusitanica
• Rhynchospora albaPLUi CAPLD / Rapport de présentation 57 57
caractère général du sIte
qualIté et Importance
menaces et pressIons
L’Elorn, cours d’eau caractérisé par les groupements à renoncules (annexe I), est également remarquable
par l’importance des effectifs de Saumons atlantiques reproducteurs, exploitant un très grand nombre de
frayères entre Landerneau et la retenue du drennec, en amont.
Le secteur estuarien présente un continuum d’habitats d’intérêt communautaires (vasières, prés-salés at-
lantiques, prés à Spartina alterniflora) de l’embouchure à Landerneau.
A noter vers l’intérieur, la présence de zones humides complexes avec en particulier des zones de lande
humide tourbeuse à sphaignes associées à des tourbières à narthécie et sphaignes, qui constituent deux
habitats prioritaires.
La Loutre d’Europe fréquente l’ensemble du cours de l’Elorn, en relation vers l’amont avec le noyau principal
du Centre-Ouest Bretagne.
Aucunes menaces ou pressions n’ont été identifiées pouvant avoir des incidences et des répercussions
notables sur le site.
plan de gestIon
Existence d’un plan de gestion.
Vulnérabilité : Site dont la qualité et la diversité des habitats et des composantes faune/flore d’intérêt com-
munautaire dépend de la capacité à prévenir d’éventuelles pollutions du cours d’eau et à éviter la mise en
place fortuite ou volontaire d’obstacle à la circulation de l’ichtyofaune.
Les espaces de lande humide et de tourbière sont menacés par la création éventuelle de plans d’eau ou de
boisements et par l’absence de gestion conservatoire, favorisant une banalisation et une fermeture du mi-
lieu par extension naturelle de la moliniaie et des boisements de pins, saules, bouleaux etc.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 58 58
objectIfs du docob - 2010
Les objectifs définis pour le site Natura 2000 de l’Elorn s’inscrivent dans le cadre des grandes lignes de la
« Directive Habitat Faune Flore ».
Objectifs relatifs aux habitats de l’estuaire :
- Entretenir durablement les laisses de mer
- Protéger et expérimenter la restauration des prés salés
Objectifs relatifs à la rivière, au lit majeur et aux habitats amphibies
- Restaurer et entretenir le fonctionnement (faune, flore) des rivières
- Restaurer et conserver les végétations des bordures d’étangs et le Flûteau nageant
- Restaurer et entretenir les prairies humides en cours défrichement
- Favoriser la reconquête de la population de Loutre d’Europe
Objectifs relatifs aux habitats tourbeux
- Restaurer et entretenir les prairies humides maigres
- Restaurer et entretenir les tourbières et les landes humide
Objectifs relatifs aux habitats des landes sèches et des rochers
- Restaurer et entretenir les landes sèches
- Conserver et restaurer les végétations des rochers humides et le Trichomanes délicat
Objectifs relatifs aux habitats forestiers
- Conserver et restaurer les habitats forestiers
- Favoriser le développement du Grand rhinolophe
Objectifs transversaux
- Concertation, information, sensibilisation des usagers, des propriétaires, des élus, des professionnels, et
du grand public
- Connaissance des espèces et habitats d’intérêt communautairePLUi CAPLD / Rapport de présentation 59 59
2.3.4 ZSC Forêt de Cranou, Menez Meur
I nformatIons écologIques
Zone Spéciale de Conservation - FR5300039 - Forêt de Cranou, Menez Meur
Douze espèces se distinguent par leur intérêt (espèces inscrites à l’annexe II de la directive 92/43/CEE) :
• Elona quimperiana
• Lucanus cervus
• Cerambyx credo
• Cottus gobio
• Rhinolophus ferrumequinum
• Barbastella barbastellus
• Myotis emarginatus
• Myotis bechsteinii
Ensemble géomorphologique
constitué de roches sédimentaires
primaires du paléozoïque, les
schistes et quartzites de
Plougastel, la roche mère affleurant
en crêtes déchiquetées («roc’h»)
orientées sud-ouest/nord-est. Le
paysage ouvert est dominé par des
landes dans un contexte bocager lo-
calement transformé par des planta-
tions récentes de résineux (Epicéa de
Sitka).
Date de signature du dernier arrêté
(JO RF) : 04/05/2007
Superficie : 1 281,02 ha.
Communes (les communes de la
CAPLD sont soulignées) : Hanvec,
Lopérec, Pont-de-Buis-lès-Qui-
merch, Saint-Eloy, Sizun.
• Myotis myotis
• Lutra lutra
• Sphagnum pylaesii
• Vandeboschia speciosaPLUi CAPLD / Rapport de présentation 60 60
caractère général du sIte
Vulnérabilité : la mise en culture de certains secteurs tourbeux pour le maïs, les plantations de résineux
accompagnées de labours et drainages importants, sont les principales menaces à signaler. La portion de
forêt domaniale retenue dans laquelle se trouve la station d’hyménophylles est une sapinière âgée (55 ans),
dépérissante (maladie, dessèchement des arbres), dont l’exploitation est en cours depuis 1995.
Pour mémoire, de 1976 à 2002 au sein du périmètre, ce sont environ :
*160 ha de landes sèches et mésophiles qui ont été détruites par le défrichement agricole, ainsi que 35 ha de
landes humides et de tourbières;
*21 ha de landes humides et de tourbières qui ont été transformées en prairies humides à jonc acutiflore à
la suite de fauches trop fréquentes ou de surpâturage;
*57 ha de landes sèches et mésophiles, ainsi que 22 ha de landes humides à tourbeuses qui ont été détruites
par l’enrésinement.
Dix-huit espèces importantes de faune et de flore
• Eptesicus serotinus serotinus
• Pipistrellus pipistrellus
• Plecotus auritus
• Sciurus vulgaris
• Carex rostrata
• Drosera intermedia
• Drosera rotundifolia
• Dryopteris aemula
• Gentiana pneumonanthe
• Hymenophyllum tunbrigense
• Juncus squarrosus
• Lycopodiella inundata
• Myrica gale
• Narthecium ossifragum
• Oreopteris limbosperma
• Pinguicula lusitanica
• Rhynchospora alba
• Scirpus cespitosus
• Lacerta viviparaPLUi CAPLD / Rapport de présentation 61 61
qualIté et Importance
Le site se situe à l’ouest et dans le prolongement immédiat du vaste ensemble de landes et tourbières des
Monts d’arrée. Il doit son intérêt à la présence de landes sèches et mésophiles (la lande humide à sphaignes
est peu représentée), de tourbières de pente (abritant la Sphaigne de la Pylaie) et d’affleurements rocheux à
végétation chasmophytique. A noter également l’intérêt ornithologique du secteur (Busard cendré, Busard
Saint-Martin, Fauvette pitchou : espèces de l’annexe I de la directive 79/409/CEE «Oiseaux»). La forêt doma-
niale du Cranou n’est ici représentée que par un petit secteur de chênaie-hêtraie (dominée localement par
le hêtre) atlantique abritant en particulier une remarquable station d’Hyménophylle de Tunbridge (ruissellet
encaissé traversant une sapinière à Abies alba). Ce massif forestier comporte en dehors du périmètre propo-
sé plusieurs secteurs remarquables et typés de hêtraie acidiphile atlantique à houx et ifs riche en épiphytes
ainsi que, localement, des faciès neutrophiles de l’Asperulo-Fagetum.
menaces et pressIons
plan de gestIon
Existence d’un plan de gestion.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 62 62
2.3ANALYSE DES PROJETS DU PLUi POUVANT AVOIR UNE INCI- DENCE SUR LES SITES NATURA 2000
2.3.1 Secteur de l’Élorn et ses affluents
Les impacts du PLUi sur le secteur de l’Elorn et de ses affluents concernent la zone Natura 2000 ZSC rivière
de l’Elorn : Zone Spéciale de Conservation - FR5300024 - Elorn
Ce site Natura 2000 recoupe le périmètre du site N2000 ZPS sur les communes de La Forest-landerneau, Landerneau, Dirinon et Loperhet.
Vulnérabilité du site "Rivière de l'Elorn" : Site dont la qualité et la diversité des habitats et des composantes faune/flore d'intérêt communautaire dépend de la capacité à prévenir d'éventuelles pollutions du cours d'eau et à éviter la mise en place fortuite ou volontaire d'obstacle à la circulation de l'ichtyofaune. Les espaces de lande humide et de tourbière sont menacés par la création éventuelle de plans d'eau ou de boisements et par l'absence de gestion conservatoire, favorisant une banalisation et une fermeture du mi- lieu par extension naturelle de la moliniaie et des boisements de pins, saules, bouleaux etc.
Le PLUi n’a que des effets indirects sur la partie aquatique de la ZSC Rivière de l’Elorn (34% de la superficie du site). Cependant, la rivière à son resserrement au niveau de Landerneau, connaît une séquence urbaine et traverse le centre-ville de Landerneau et le centre-bourg de La Roche-Maurice.
• Le périmètre immédiat de la ZSC est ainsi très resserré dans les tissus urbains, réduisant les impacts directs sur le site, mais les impacts indirects sont nombreux du fait des développements prévus dans les centralités et notamment dans la centralité principale de Landerneau. A ce titre l’essentiel des projets se porte aux abords du site, dans un périmètre immédiat et en grand majorité dans un périmètre relatif d’éloignement (entre 100 m et 500 m).
• Dans le site, le PLUi autorise essentiellement de l’évolution d’activités existantes, qu’elles soient éco- nomiques ou à vocation d’équipements. Ces évolutions peuvent impacter les milieux en ce que le PLUi autorise, de façon limitée, une artificialisation du sol (construction et / ou extension limitée). Il autorise également, à la marge, de nouveaux développement : la densification d’une parcelle sur la Roche-Mau- rice et la création de cheminements ou d’espaces publics qui n’appellent pas à une artificialisation totale de la parcelle.
• Le PLUi a mis en place des mesures de préservation aux abords immédiats du site (inférieurs à 100m) au vu des enjeux de développement qui y sont localisés. En matière de nouveaux projets, quelques po- tentiels de densification et de mutation y sont localisés. Le potentiel de création de logement est es- sentiellement porté par un potentiel de mutation (Traon Elorn sur Landerneau) dont les parcelles sont déjà urbanisées et encadré par un secteur d’OAP. Deux changements de destination sont autorisés et quelques activités isolées et/ou équipements supplémentaires peuvent évoluer (2). 4 emplacements ré- servés supplémentaires y sont localisés mais dont les impacts en matière de surface ou de type de projet sont très limités.
• Dans un périmètre d’éloignement relatif de la ZSC (entre 100m et 500m), des projets d’envergure en matière d’habitat sont localisés avec un apport de population conséquent à prévoir en lien avec l’objectif du projet de conforter les centralités et notamment la centralité de Landerneau. Près de 1000 loge- ments pourraient être créés par renouvellement urbain et en extension. Sur ces 1000 logements, 800 le seraient en renouvellement urbain par mutation de sites déjà urbanisés dans le coeur de ville de Lander- neau, au Nord et au Sud de l’Elorn. Seul le site de Bois Noir et de Traon Elorn a une covisibilité directe avec le site Natura 2000. Les autres projets impactants concernent les emplacements réservés pour des créations ou élargissement de voies (4), la création de stationnements (3), la création de la rocade Sud de Landerneau et la voie de désenclavement de Lanrinou.
• A contrario, le secteur de la ZSC situé au Sud de l’Elorn et à l’Est des communes de Ploudiry, Saint-EloyPLUi CAPLD / Rapport de présentation 63 63
et le Tréhou est largement préservé sur la partie située sur la CAPLD. Par ailleurs, sur les parties les plus directement au contact avec les futurs projets autorisés par les dispositions du PLUi, des dispositions fa- vorables à la préservation du site et à sa fonctionnalité sont mises en place au travers du zonage : la quasi totalité des sites (ZPS et ZSC) est classée en zone Ns ou N. Ses abords sont également majoritairement classés en zone N ou A. Des motifs naturels tels que les haies, les boisements et les zones humides sont également préservés.
• L’importante préservation des zones humides et le détourage des landes, des zones humides et des
abords de cours d’eau des périmètres des espaces boisés classés vont dans le sens de la réduction des
pressions observées sur la ZSC : les espaces de lande humide et de tourbière sont menacés par la créa-
tion éventuelle de plans d’eau ou de boisements et par l’absence de gestion conservatoire, favorisant
une banalisation et une fermeture du milieu par extension naturelle de la moliniaie et des boisements
de pins, saules, bouleaux.
• Les enjeux paysagers du secteur sont préservés au travers : de l’encadrement des secteurs de projet
(OAP), de la présence de 7 coupures d’urbanisation traduites au travers de zones A et N dans et aux
abords des sites Natura 2000 (ZPS et ZSC) sur les communes littorales de La Forest-Landerneau, Dirinon
et Loperhet.
Les dispositions du PLUi pouvant avoir une incidence sur le site et ses abords et la nature de ces incidences
sont détaillées dans le tableau ci-dessous :
DISPOSITIONS
DU PLUI
POUVANT AVOIR
UNE INCIDENCE
PRÉCISION DE LA DISPOSITION
(NOMBRE, LOCALISATION, ETC.)
PÉRIMÈTRE DE
LA ZONE
INCIDENCE
PROBABLE
Secteurs des
zones U affichant
un potentiel de
densification ou de
mutation
1 potentiel de mutation et 1 potentiel de den-
sification représentant 1 seul logement sur La
Roche-Maurice
Dans la zone Potentiel limi-
té, à vocation
résidentielle,
et desservi par
l'assainisse-
ment collectif :
risque de pollu-
tion très faible
8 autres potentiels de densification et de mutation
se situent dans la zone. Certains ont été intégrés
dans des secteurs d’OAP
< / = 100 m
33 autres potentiels de densification et de muta-
tion se situent dans ce périmètre. Les potentiels
de densification concernent majoritairement de
la division parcellaire et donc une faible création
de logements. Trois secteurs de renouvellement
urbain importants sur Landerneau y sont cepen-
dant localisés : Bois Noir, Belhommet / Voas Glaz et
le secteur de la Gare. 500 logements pourront être
créés par le renouvellement urbain de ces secteurs.
< / = 500 mPLUi CAPLD / Rapport de présentation 64 64
DISPOSITIONS
DU PLUI
POUVANT AVOIR
UNE INCIDENCE
PRÉCISION DE LA DISPOSITION
(NOMBRE, LOCALISATION, ETC.)
PÉRIMÈTRE DE
LA ZONE
INCIDENCE
PROBABLE
Zones AU et / ou
secteurs d’OAP
Aucun secteur d’OAP ne se situe dans le site Natura
2000
Dans la zone
2 secteurs d’OAP sont totalement inscrits à moins
de 100m du site Natura 2000.
• L’un est situé sur Landerneau et concerne un site
déjà bâti (Traon Elorn). Le site pourra accueillir des
logements, des activités et des équipements.
• L’autre est situé sur La Martyre et a une capacité
d’accueil limitée de 5 logements.
< / = 100 m
15 secteurs d’OAP dont : 6 sur La Forest-Lander-
neau (dont 3 sont dans une proximité avec la forêt
et non la rivière et une concerne un projet d’équi-
pements et 2 des projets économiques); 12 sur Lan-
derneau; 2 sur La Roche-Maurice; 1 sur La Martyre.
En tout, environ 1000 logements pourraient être
accueillis au travers de ces secteurs OAP (dont 500
précédemment abordés dans les secteurs de muta-
tion des zones U).
Pourront également être créés : de nouvelles acti-
vités économiques (3 secteurs dont 1 en zone 2AU),
des espaces de stationnement dont un parking
silos, de nouveaux équipements sur La Forest-Lan-
derneau (1 secteur 1AU).
< / = 500 m
Bâti pouvant chan-
ger de destination
Aucun changement de destination n’est autorisé Dans la zone
2 changements de destination sont autorisés < / = 100 m
14 changements de destination supplémentaires
sont autorisés
< / = 500 mPLUi CAPLD / Rapport de présentation 65 65
DISPOSITIONS
DU PLUI
POUVANT AVOIR
UNE INCIDENCE
PRÉCISION DE LA DISPOSITION
(NOMBRE, LOCALISATION, ETC.)
PÉRIMÈTRE DE
LA ZONE
INCIDENCE
PROBABLE
Possible évolu-
tion d’activités et
d’équipements
isolés dans l’es-
pace agricole et/
ou naturel (dont
Secteurs de taille
et de capacité
d’accueil limitée)
1 activité aquacole et conchylicole (zone Ao),
1 activité à vocation d’hébergement touristique
et hôtelier, située en zone naturelle, pour laquelle
des aménagements et des constructions limitées
peuvent être autorisés (zone Ntc),
2 secteurs d’équipements isolés dans lesquels
des aménagements et des constructions limi-
tées peuvent être autorisés, à condition qu’ils
ne portent atteinte ni à la préservation des sols
agricoles et forestiers, ni à la sauvegarde des sites,
milieux naturels et paysages (zone Ne) - exemple :
la station de la Roche Maurice, et un secteur dans
lequel ne sont autorisées que les extensions des
constructions existantes ainsi que leurs annexes
(Nen)
4 activités économiques, situées en zone natu-
relle, pour lesquelles des aménagements et des
constructions limitées peuvent être autorisés (zone
Ni)
La carrière de Ploudiry (Nc)
Dans la zone
Ces sites
existent déjà,
le PLUi ne
fait que re-
connaître leur
existence.
2 secteurs supplémentaires secteur dans lesquels
ne sont autorisées que les extensions des construc-
tions existantes ainsi que leurs annexes (Nen) y
sont localisés
< / = 100 m
1 activité supplémentaire en zone Ni, 2 équipe-
ments supplémentaires en zone Ne et un en zone
Nen, 2 activités économiques, situées en zone
agricole, pour lesquelles des aménagements et des
constructions limitées peuvent être autorisés
< / = 500 mPLUi CAPLD / Rapport de présentation 66 66
DISPOSITIONS
DU PLUI
POUVANT AVOIR
UNE INCIDENCE
PRÉCISION DE LA DISPOSITION
(NOMBRE, LOCALISATION, ETC.)
PÉRIMÈTRE DE
LA ZONE
INCIDENCE
PROBABLE
Création d’empla-
cements réservés
A la marge, 5 emplacements réservés croisent la
zone Natura 2000. Ils se situent cependant partiel-
lement sur la zone et concernent des projets né-
cessitant une faible artificialisation (élargissement
d’un accès, création d’un chemin piéton, création
voie communale, aménagement espaces publics)
Dans la zone Emprises très
limitées
4 ER supplémentaires se situent dans ce périmètre
les projets sont également peu impactants (liaisons
douces) ou situés à la marge dans ce secteur (amé-
nagement carrefour)
< / = 100 m
S’agissant de la
voie de Lanri-
nou, des études
environnemen-
tales ont déjà
été produites.
Des mesures
d’évitement
pour réduire les
impacts ont été
prévues ainsi
que des me-
sures compen-
satoires.
24 ER supplémentaires se situent dans ce secteur.
Parmi les projets qui pourraient être impactants
par le type d’aménagement ou la superficie concer-
née on relève : 8 créations ou élargissement de
voies, la création de stationnements, la création
de la rocade Sud de Landerneau et la voie de dé-
senclavement de Lanrinou
< / = 500 m
Zones N et A A l’exception des secteurs urbains de Landerneau
et de La Roche-Maurice et la totalité du site N2000
est classé en zone N ou Ns. Dans la zone N, les
extensions et les annexes sont autorisées sous
condition. Les activités agricoles peuvent à titre
dérogatoires y être installées.
3 périmètres
Zones Ns La Forêt de Landerneau est entièrement protégée
via un classement Ns, ainsi que l’Elorn et les bords
de l’Elorn sur les communes de La Forest-Lander-
neau, Loperhet et Dirinon jusqu’à la limite commu-
nale avec Landerneau.
Dans la zone
Préservation des
boisements et/ou
du bocage
Toutes les haies localisées dans la zone N2000 et
sa proximité immédiate sont préservées. Dans un
secteur relatif, la grande majorité du linéaire est
préservée.
De nombreux EBC sont mis en place : sur la totalité
du périmètre concernant le forêt de Landerneau,
sur le bois de Keroual à Pencran, le bois de Keraou-
la à La Roche-Maurice, la vallée du Morbic, le bois
de Kerfaven et le bois de Saint-Antoine à Ploudiry.
les vallées des affluents de l’Elorn sont également
concernées par des EBC. Ils détourent cependant
les zones humides et les abords imédiats des cours
d’eau pour la bonne gestion de ces milieux.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 67 67
DISPOSITIONS
DU PLUI
POUVANT AVOIR
UNE INCIDENCE
PRÉCISION DE LA DISPOSITION
(NOMBRE, LOCALISATION, ETC.)
PÉRIMÈTRE DE
LA ZONE
INCIDENCE
PROBABLE
Préservation des
zones humides
543 ha de zones humides sont préservés dans le
périmètre du site
Dans la zone
118 ha supplémentaires sont préservés dans ses
abords immédiats
< / = 100 m
272 ha supplémentaires sont préservés dans un
périmètre relatif
< / = 500 m
Préservation des
cours d’eau et de
leurs abords
L’Elorn et ses affluents sont identifiés au titre des
cours d’eau et leurs abords à préserver.
Peu de cours d’eau intermittents concernent l’Elorn
et ses affluents
Dans la zone
< / = 100 m
< / = 500 m
Préservation de
cônes de vue, d’es-
paces de respira-
tion, de coupures
d’urbanisation
7 coupures d’urbanisation traduites au travers de
zones A et N dans et aux abords des sites Natura
2000 (ZPS et ZSC) sur les communes littorales de La
Forest-Landerneau, Dirinon et Loperhet
3 périmètres
Conclusion
Au regard de la vulnérabilité du site :
• Pollutions du cours d'eau : les cours d'eau et leurs abords ainsi que les zones humides sont protégés par le PLUi, notamment par une inconstructibilité. Sur les espaces urbains ou à urbaniser, les possibilités de projet au sein du site Natura 2000 ou à proximité relèvent principalement de projets résidentiels (loge- ments, équipements) ou économiques non industriels, ce qui limite les risques de pollution. Les secteurs sont de plus desservis par les réseaux d'assainissement collectif. Sur les espaces naturels ou agricoles, les possibilités de projet sont très restreintes.
• Obstacles à la circulation de l'ichtyofaune : hormis la création de la voie de Lanrinou qui fait l'objet de ses propres études environnementales et mesures, aucun projet rendu possible par le PLUi ne consti- tuera un obstacle potentiel.
• Création de plans d'eau ou de boisements sur les espaces de lande humide et de tourbière : les zones humides ont été recensées et protégées par le règlement.
Les incidences du PLUi sur les sites Natura 2000 «Rivière de l’Elorn» et «Rade de Brest" ne sont donc pas significatives.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 68 68
2.3.2 Tourbière de Lann Gazel
La ZSC Tourbières de Lann Gazel est un site très bien protégé et géré aujourd’hui sur lequel aucune pression n’est déterminée.
Vulnérabilité : Une gestion conservatoire (fauche, pâturage) est opérationnelle, limitant les risques de dé-
gradation éventuels volontaires ou par abandon des pratiques agro-pastorales.
Les dispositions du PLUi n’ont aucune incidence négative directe ni indirecte sur le site. A contrario, ses
dispositions préservent les éléments naturels au sein de la zone et aux abords ont des incidences positives
potentielles. Notamment les ruisseaux, sources, mares et zones humides en tête de bassin versant du ruis-
seau de l’Aber Vrac’h qui composent l’intérêt majeur du site Natura 2000 sont préservés au titre de l’article
L151-23 du CU.
Les dispositions du PLUi pouvant avoir une incidence sur le site et ses abords et la nature de ces incidences
sont détaillées dans le tableau ci-dessous :
DISPOSITIONS DU
PLUI POUVANT
AVOIR UNE
INCIDENCE
PRÉCISION DE LA DISPOSITION
(NOMBRE, LOCALISATION, ETC.)
PÉRIMÈTRE DE
LA ZONE
INCIDENCE
PROBABLE
Secteurs des zones U
affichant un potentiel
de densification ou de
mutation
Aucun 3 périmètres
Zones AU et / ou sec-
teurs d’OAP
Aucun secteur d’OAP ni de zone AU ne se
situent dans le site Natura 2000 ni à ses abords
3 périmètres
Bâti pouvant changer
de destination
Aucun 3 périmètres
Possible évolution
d’activités et d’équi-
pements isolés dans
l’espace agricole et/ou
naturel (dont Secteurs
de taille et de capacité
d’accueil limitée)
Aucun 3 périmètres
Création d’emplace-
ments réservés
Aucun 3 périmètres
Zones N et A La totalité du site est classé en zone N, ses
abords sont classés en zone A ou N.
Dans la zone N, les extensions et les annexes
sont autorisées sous condition. Les activités
agricoles peuvent à titre dérogatoires y être
installées. Cependant, le site N2000 n’est pas
bâti. Seuls quelques bâtiments, dont des bâ-
timents agricoles se situent à une distance de
100m à 500m du site Natura 2000.
3 périmètresPLUi CAPLD / Rapport de présentation 69 69
DISPOSITIONS DU
PLUI POUVANT
AVOIR UNE
INCIDENCE
PRÉCISION DE LA DISPOSITION
(NOMBRE, LOCALISATION, ETC.)
PÉRIMÈTRE
DE LA ZONE
INCIDENCE
PROBABLE
Préservation des
boisements et/ou du
bocage
Seuls 5 hectares de boisements sont classés en
EBC dans le périmètre du site natura 2000 car
l’ensemble des tourbières, zones humides et
landes ont été détourées. Peu de boisements
sont situés en périmètre immédiat et relatif
mais environ 3 hectares ont été classés en EBC
dans ces périmètres. Quelques linéaires boca-
gers sont également préservés aux abords du
site.
3 périmètres
Préservation des
zones humides
L’ensemble des zones humides (dont tour-
bières) présentes dans le site a été préservé,
soit 88,54 hectares. Aux abords du site, les
zones humides liées à la tête de bassin versant
du ruisseau de l’Aber Vrac’h ont également été
préservées (soit 68 hectares dans un périmètre
de 100m à 500m du site)
3 périmètres
Préservation des
cours d’eau et de leurs
abords
L’Aber Wrac’h et ses affluents et leurs abords
ont été préservés
3 périmètres
Préservation de cônes
de vue, d’espaces de
respiration, de cou-
pures d’urbanisation
Absence de disposition 3 périmètres
Conclusion
Le PLUi n'a pas d'incidences sur le site Natura 2000 «Tourbière de Lann Gazel».PLUi CAPLD / Rapport de présentation 70 70
La ZSC Forêt du Cranou, Menez Meur connaît des pressions qui sont essentiellement dues aux changements
de pratique qui modifient les milieux (enrésinement, mise en culture). L’espace étant peu bâti les pressions
liées à l’urbanisation sont moindres. Les incidences des dispositions du PLUi le sont également.
Vulnérabilité : La mise en culture de certains secteurs tourbeux pour le maïs, les plantations de résineux
accompagnées de labours et drainages importants, sont les principales menaces à signaler. La portion de
forêt domaniale retenue dans laquelle se trouve la station d'hyménophylles est une sapinière âgée (55 ans),
dépérissante (maladie, dessèchement des arbres), dont l'exploitation est en cours depuis 1995.
Les dispositions du PLUi n’ont que de faibles incidences sur le site N2000 du fait de la faible occupation de
l’espace. Une exploitation agricole est installée dans le site et le PLUi autorise dans la zone A la création de
nouvelles constructions nécessaires à l’activité agricole. Cependant, ce siège est un site secondaire et la
zone A est resserrée autour du bâti. Dans le périmètre de 100m à 500m seuls trois changements de des-
tination pourraient être autorisés et l’évolution du bâti à vocation touristique sur St Eloy et au domaine de
Menez meur à Hanvec. Les pressions sur le site pourraient augmenter du fait d’une augmentation de sa
fréquentation mais la capacité d’accueil de ces sites reste limitée en termes d’évolution.
A contrario, les dispositions du PLUi qui préservent les éléments naturels au sein de la zone et aux abords
ont des incidences positives potentielles, notamment par la délimitation fine des milieux à préserver (boise-
ments et zones humides).
Les dispositions du PLUi pouvant avoir une incidence sur le site et ses abords et la nature de ces incidences
sont détaillées dans le tableau ci-dessous :
DISPOSITIONS DU
PLUI POUVANT
AVOIR UNE
INCIDENCE
PRÉCISION DE LA DISPOSITION
(NOMBRE, LOCALISATION, ETC.)
PÉRIMÈTRE DE
LA ZONE
INCIDENCE
PROBABLE
Secteurs des zones U
affichant un potentiel
de densification ou de
mutation
Aucun 3 périmètres
Zones AU et / ou sec-
teurs d’OAP
Aucun secteur d’OAP ni de zone AU ne se si-
tuent dans le site Natura 2000 ni à ses abords
3 périmètres
Bâti pouvant changer
de destination
3 changements de destination sont autorisés
dans le périmètre de 100m à 500m du site
N2000.
3 périmètres
Possible évolution
d’activités et d’équi-
pements isolés dans
l’espace agricole et/ou
naturel (dont Secteurs
de taille et de capacité
d’accueil limitée)
Aucun dans le périmètre N2000
Deux zones Nt dans les périmètres éloignés
correspondant aux anciens bâtiments du
département sur Saint-Eloy et au domaine de
Menez Meur sur Hanvec
3 périmètres
Création d’emplace-
ments réservés
Aucun 3 périmètres
2.3.4 Forêt de Cranou, Menez MeurPLUi CAPLD / Rapport de présentation 71 71
DISPOSITIONS DU
PLUI POUVANT
AVOIR UNE
INCIDENCE
PRÉCISION DE LA DISPOSITION
(NOMBRE, LOCALISATION, ETC.)
PÉRIMÈTRE DE
LA ZONE
INCIDENCE
PROBABLE
Zones N, A et Ns La grande majorité du site N2000 est classée
en zone Ns (totalité du site sur la commune
d’Hanvec). Le Nord du site, sur la commune de
Saint-Eloy est classé en zone N. Il présente ce-
pendant seulement quelques bâtis. Le potentiel
d’évolution de ce bâti (extension / annexe) est
moindre.
3 périmètres
Préservation des
boisements et/ou du
bocage
La forêt du Cranou au Sud,le bois de Toulboën,
les bois de Roc’h Vech, le bois du domaine
de Menez Meur et le bois de Kergouarem sur
Saint-Eloy sont classés en EBC. Ils représentent
une superficie limitée au regard du site au vu
des enjeux d’ouverture liés à la présence de
landes et de zones humides.
Le bocage est surtout préservé aux abords du
site.
3 périmètres
Préservation des
zones humides
L’ensemble des zones humides du site est
préservé.
Aux abords du site, les zones humides de
Kerancuru, de la vallée du Camfrout et ses
affluents, de kergouarem et de letiez izella sont
préservées (du Sud au Nord) et participent ainsi
au bon fonctionnement des milieux humides du
site Natura 2000.
3 périmètres
Préservation des
cours d’eau et de leurs
abords
Le Camfrout, l’Elron, leurs affluents et leurs
abords ont été préservés dans et aux abords du
site N2000.
3 périmètres
Préservation de cônes
de vue, d’espaces de
respiration, de cou-
pures d’urbanisation
Absence de disposition 3 périmètres
Conclusion
Au regard de la vulnérabilité du site :
• Mise en culture pour le maïs : Hormis un secteur restreint occupé par du bâti agricole et classé en zone agricole, l'ensemble du site Natura 2000 est classé en zone naturelle. Sa portion qui s'étend sur la com- mune d'Hanvec (commune littoral) a plus précisément été identifié en espace remarquable (zone Ns). • Enrèsinement : Le PLUi n'a pas vocation à réglementer les types de plantations, cependant la délimita- tion des EBC a exclu les résineux et les monocultures pour encourager leur évolution.
Les incidences du PLUi sur le site Natura 2000 «Forêt de Cranou, Menez Meur» ne sont donc pas signi-
ficatives.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 72 72
2.3.1 Secteur Sud de la rade de Brest
Les impacts du PLUi sur le secteur Sud de la Rade de Brest concerne les zones Natura 2000 suivantes :
- ZSC de la rade de Brest, estuaire de l’Aulne : Zone Spéciale de Conservation - FR5300046
- ZPS rade de Brest - Baie de Daoulas, Anse de Poulmic : Site Natura 2000 - FR5310071
- ZICO rade de Brest - Baie de Daoulas, Anse de Poulmic
Vulnérabilité : L'eutrophisation (prolifération d’algues vertes, matières en suspension) des cours d'eau se dé- versant dans la rade et l'extension des prairies à Spartina alterniflora sont deux phénomènes à surveiller, car susceptibles d’entraîner, notamment, une modification (banalisation) du pattern des phytocénoses du haut d'estran, avec à terme une régression d'habitats et d'espèces à haute valeur patrimoniale (ex : association à Limonium humile). L'enrésinement (ancien) des principaux secteurs boisés posera à terme la question d'une éventuelle restauration de la chênaie-hêtraie estuarienne.
La ZPS et la ZICO ont 90% de leur superficie marine, sur laquelle le PLUi n’a pas que peu d’impact. La ZICO
n’a pas de statut juridique particulier, et elle est classée totalement ou partiellement en Zone de Protection
Spéciale. De plus, leur périmètre recoupe entièrement celui de la ZSC de la rade de Brest, estuaire de l’Aulne qui est plus important. L’analyse se porte donc sur le site Natura 2000 ZSC de la rade de Brest, estuaire de l’Aulne qui recoupe le périmètre des sites N2000 ZPS et ZICO et les prolonge à terre.
Le site N2000 concerne donc en partie les espaces marins sur lesquels le PLUi a de moindres incidences. Il concerne cependant également la façade maritime des communes littorales de Loperhet (Sud), Dirinon (Sud), Daoulas, Logonna-Daoulas, L’Hôpital-Camfrout et Hanvec.
La présence et la configuration du littoral explique :
• La traduction dans le PLUi d’activités existantes dans le secteur du site N2000. Les dispositions du PLUi ne prévoient qu’une évolution limitée de ces activités.
• L’occupation bâtie importante de la frange littoral, dans un secteur de proximité immédiate aux sites N2000 (< 100 m).
• L’implantation des agglomérations et surtout des villages en bord de mer, pourrait induire des impacts indirects dans un périmètre de proximité relative des sites N2000.
Toutefois, les zones de développement de l’urbanisation sont en baisse, notamment aucun site d’accueil
d’entreprises (zone 1AUi ou 2AUi), ou d’équipement n’est prévu dans les sites ni à leurs abords. Une « sta-
bilisation » des équipements touristiques a également été opérée malgré une volonté de développement.
L’application de la Loi Littoral a permis une réduction en amont de l’impact du PLUi sur ces zones notam-
ment par la définition restrictive des entités bâties pouvant être étendues et/ou renforcées (Cf. partie Justifi-
cation par rapport à la Loi Littoral, Volume 4 du rapport de présentation); mais aussi par le principe d’exten-
sion limitée dans les espaces proches du rivage (la majeure partie du périmètre de proximité immédiate du
site N2000 se situe dans l’EPR); et par la règle d’inconstructibilité dan la bande des 100 mètres en dehors des
zones urbaines.
A contrario, le secteur des ZSC, ZPS et ZICO est également fortement préservé au travers des dispositions du PLUi qui classe la quasi totalité du périmètre en zone Ns et identifie et protège l’ensemble des milieux naturels situés dans ce secteur (boisements, zones humides, bocage) au titre du L151-23 du code de l’urba- nisme ou des EBC.
La préservation des cours d’eau et de leurs abords et le détourage des abords des cours d’eau des EBC permet
de répondre à l’enjeu de lutte contre l’eutrophisation des cours d’eau se déversant dans la rade et l’extension
des prairies à Spartina alterniflora qui sont deux phénomènes à surveiller sur ces secteurs.
Les monocultures de résineux ont été détourés des EBC. Cette disposition répond à l’enjeu de lutte contrePLUi CAPLD / Rapport de présentation 73 73
DISPOSITIONS
DU PLUI
POUVANT AVOIR
UNE INCIDENCE
PRÉCISION DE LA DISPOSITION
(NOMBRE, LOCALISATION, ETC.)
PÉRIMÈTRE DE
LA ZONE
INCIDENCE
PROBABLE
Secteurs des
zones U affichant
un potentiel de
densification ou de
mutation
1 potentiel de densification (nombre de sites) par
division parcellaire sur l’Hôpital-Camfrout
Dans la zone
19 potentiels supplémentaires en densification
(nombre de sites), essentiellement par division
parcellaire ou sur de petits terrains libres déjà
divisés
< / = 100 m
80 potentiels supplémentaires en densification
(nombre de sites) et 5 potentiels en mutation
< / = 500 m
l’enrésinement (ancien) des principaux secteurs boisés qui pose la question d’une éventuelle restauration de
la chênaie-hêtraie estuarienne.
Les enjeux paysagers du secteur sont préservés au travers : de l’encadrement des secteurs de projet (OAP),
de la présence de 17 coupures d’urbanisation traduites au travers de zones A et N dans et aux abords des
sites Natura 2000 (ZPS et ZSC) sur les communes littorales et la définition de cônes de vues et belvédères.
Les dispositions du PLUi pouvant avoir une incidence sur le site et ses abords et la nature de ces incidences
sont détaillées dans le tableau ci-dessous :PLUi CAPLD / Rapport de présentation 74 74
DISPOSITIONS
DU PLUI
POUVANT AVOIR
UNE INCIDENCE
PRÉCISION DE LA DISPOSITION
(NOMBRE, LOCALISATION, ETC.)
PÉRI-
MÈTRE DE
LA ZONE
INCIDENCE
PROBABLE
Zones AU et / ou
secteurs d’OAP
Aucun Dans la zone
1 secteur en zone 1AUH2 sur le village de Rostiviec
à Loperhet encadré par des OAP, représentant un
potentiel de 15 logements et 2 secteurs en zone
2AUH pouvant représenter un potentiel de 90
logements environ (sur Daoulas). Sur Rostiviec, la
zone 1AUH2 est partiellement comprise dans le
périmètre immédiat.
< / = 100 m
A noter que la
plupart de ces
développements
urbains sont en-
visagés dans un
périmètre éloi-
gné par rapport
aux sites Natura
2000.
Les impacts ne
pourront être
qu’indirects et
même néant
si l’urbanisa-
tion intègre la
gestion des eaux
usées, des eaux
pluviales, ...
A Rostiviniec,
secteur le plus
proche du site
Natura 2000, le
site est desservi
par le réseau
d'assainissement
collectif. La
vocation rési-
dentielle limite
par ailleurs les
risques de pollu-
tion
18 zones à urbaniser dont 8 zones 1AU encadrées
par des secteurs d’OAP représentant 120 à 130
logements.
Hôpital-Camfrout : 1 secteur partiellement dans le
périmètre. Au total 32 logements potentiels;
Du fait de sa situation en presqu’île, la totalité des
zones 1AUH de Logonna-Daoulas est située dans
ce périmètre : 7 secteurs dans le périmètre pour un
potentiel d’environ 90 à 100 logements.
Aucun secteur en extension à vocation d’activité ou
d’équipements n’est prévu.
< / = 500 m
Bâti pouvant chan-
ger de destination
Aucun changement de destination autorisé Dans la zone
11 changements de destination autorisés < / = 100 m
29 changements de destination autorisés < / = 500 mPLUi CAPLD / Rapport de présentation 75 75
DISPOSITIONS
DU PLUI
POUVANT AVOIR
UNE INCIDENCE
PRÉCISION DE LA DISPOSITION
(NOMBRE, LOCALISATION, ETC.)
PÉRI-
MÈTRE DE
LA ZONE
INCIDENCE
PROBABLE
Possible évolu-
tion d’activités et
d’équipements
isolés dans l’es-
pace agricole et/
ou naturel (dont
Secteurs de taille
et de capacité
d’accueil limitée)
6 Activités aquacoles (zone Ao) pour lesquelles
seules sont autorisés les installations et construc-
tions nécessaires aux cultures marines et à la diver-
sification de l’activité et la création de terre-pleins,
cales, bassins (couverts ou non) liés à cette activité.
1 carrière (Nc)
1 activités à vocation d’hébergement touristique
et hôtelier, située en zone naturelle, pour laquelle
des aménagements et des constructions limitées
peuvent être autorisés (Nt) - Moulin Mer
3 secteurs portuaires (UEp et UIp)
2 secteurs destinés à accueillir des équipements
d’intérêt collectif et de service public ou des activi-
tés de loisirs, situés en zone naturelle, dans lequel
ne sont autorisées que les extensions des construc-
tions existantes ainsi que leurs annexes.
Dans la zone
Ces sites
existent déjà. Le
PLUi ne fait que
reconnaître leur
existence.
2 Activités acquacoles supplémentaires (zone Ao)
4 activités à vocation d’hébergement touristique et
hôtelier, situées en zone naturelle, pour lesquelles
des aménagements et des constructions limitées
peuvent être autorisés (Ntc)
6 secteurs supplémentaires destinés à accueillir des
équipements d’intérêt collectif et de service public
ou des activités de loisirs, situés en zone naturelle
(Nen)
2 activités économiques, situées en zone naturelle,
pour lesquelles des aménagements et des construc-
tions limitées peuvent être autorisés (zone Ni)
< / = 100 m
1 activité supplémentaire à vocation d’héberge-
ment touristique et hôtelier, située en zone natu-
relle (Ntc)
3 activités économiques supplémentaires, situées
en zone naturelle, pour lesquelles des aménage-
ments et des constructions limitées peuvent être
autorisés (zone Ni)
11 secteurs supplémentaires destinés à accueillir
des équipements d’intérêt collectif et de service pu-
blic ou des activités de loisirs, situés en zone natu-
relle (Nen)
< / = 500 mPLUi CAPLD / Rapport de présentation 76 76
DISPOSITIONS
DU PLUI
POUVANT AVOIR
UNE INCIDENCE
PRÉCISION DE LA DISPOSITION
(NOMBRE, LOCALISATION, ETC.)
PÉRI-
MÈTRE DE
LA ZONE
INCIDENCE PRO-
BABLE
Création d’empla-
cements réservés
10 emplacements réservés. Cependant 9 d’entre
eux concernent l’aménagement de cheminements
piétons n’amenant pas d’artificialisation (dont 1
passerelle). 1 ER concerne l’aménagement d’aire
naturelle de remorquage de bateau, de stockage
et de sanitaires; 1 concerne un local technique / des
sanitaires. La faible superficie ou le type d’aména-
gement prévus engagent une faible incidence.
Dans la
zone
15 ER supplémentaires dans ce secteur. 2
concernent des cheminements piétons, 3
concernent l’aménagement de zones portuaires
déjà artificialisées ; 3 concernent l’aménagement
/ élargissement de voirie; 1 concerne une unité de
traitement des eaux usées
< / = 100 m
56 ER se situent dans ce secteur. 28 concernent
des cheminements piétons; 14 concernent l’amé-
nagement / élargissement de voirie; 1 concerne
un équipement de gestion des eaux pluviales; 2
concernent l’extension de cimetières; 4 concernent
la création d’équipements de loisirs ou d’espaces
publics; 2 concernent l’aménagement de zones
portuaires déjà artificialisées et une aire à virer
< / = 500 m
Zones N et A En dehors des secteurs mentionnés ci-dessus, et
en dehors des zones Ns, le site et ses abords sont
classés en zones A et N.
Au vu du caractère très bâti de la façade littorale,
de nombreux bâtiments sont situés en zone N et
A. Pour les groupements bâtis les plus importants,
un zonage spécifique UHn a été défini. Il permet
uniquement les extensions des constructions
existantes ainsi que leurs annexes 10 zones UHn
sont situées à moins de 100m des sites N2000, 15
zones UHn sont situées entre 100 et 500m des sites
N2000.
Cependant, dans la bande des 100 mètres de la
limite haute du rivage, les constructions ou instal-
lations sont interdites.
3 périmètres
Zones Ns Hormis les exceptions développées dans la partie
«Possible évolution d’activités et d’équipements
isolés dans l’espace agricole et/ou naturel (dont
Secteurs de taille et de capacité d’accueil limitée)»,
l’intégralité des sites N2000 est classée en zone Ns.
Dans la
zonePLUi CAPLD / Rapport de présentation 77 77
DISPOSITIONS
DU PLUI
POUVANT AVOIR
UNE INCIDENCE
PRÉCISION DE LA DISPOSITION
(NOMBRE, LOCALISATION, ETC.)
PÉRI-
MÈTRE DE
LA ZONE
INCIDENCE PRO-
BABLE
Préservation des
boisements et/ou
du bocage
L’ensemble des linéaires bocagers et des boise-
ments de plus de 1 hectare présents dans la zone
sont protégés, faisant partie d’un réservoir de
biodiversité majeure. Les boisements aux abords
des sites sont également préservés pour des motifs
environnementaux ou paysagers. (Cf. le dossier de
saisine de la CDNPS concernant les EBC significa-
tifs des communes littorales en annexe du PLUi)
3 périmètres
Préservation des
zones humides
72 ha de zones humides sont préservés dans le
périmètre du site
Dans la zone
29 ha supplémentaires sont préservés dans ses
abords immédiats
< / = 100 m
124 ha supplémentaires sont préservés dans un
périmètre de proximité relative
< / = 500 m
Préservation des
cours d’eau et de
leurs abords
Le Faou, le Camfrout, le Glanvès et la Mignonne,
leurs affluents et leurs abords sont identifiés au
titre des cours d’eau à préserver.
Dans la zone
< / = 100 m
< / = 500 m
Préservation de
cônes de vue, d’es-
paces de respira-
tion, de coupures
d’urbanisation
17 coupures d’urbanisation traduites au travers de
zones A et N dans et aux abords des sites Natura
2000 sur les communes littorales
Des cônes de vue et belvédères ont été identifiés
3 périmètres
Conclusion
Au regard de la vulnérabilité du site :
• Eutrophisation : La préservation des cours d’eau et de leurs abords et la protection des zones humides
permettent de lutter contre l’eutrophisation des cours d’eau se déversant dans la rade. La préservation
des linéaires bocagers et des boisements, que ce soit au travers du règlement comme des OAP, limite
également les risques de pollution et de ruissellement. Les secteurs de projet proches du site Natura
2000 correspondent à des développements résidentiels. L'unique secteur de projet non résidentiel pré-
sent en amont du site Natura 2000 est la zone d'activités de Daoulas / Irvillac, qui se place à plus d'1 km
du site et qui exclut la vocation industrielle.
• Enrèsinement : Le PLUi n'a pas vocation à réglementer les types de plantations, cependant, les mono-
cultures de résineux ont été exclues des EBC.
Les incidences du PLUi sur les sites Natura 2000 «Rade de Brest, estuaire de l’Aulne" et "Rade de Brest
- Baie de Daoulas, Anse de Poulmic" ne sont donc pas significatives..PLUi CAPLD / Rapport de présentation 78 78
PARTIE B
Indicateurs pour
l’analyse des résultats de
l’application du planPLUi CAPLD / Rapport de présentation 79 79
Le code de l’urbanisme prévoit que neuf ans après l’approbation du plan local d’urbanisme, la CAPLD procède à une analyse des résultats de l’application du plan.
Cette analyse se fait au regard, au regard des objectifs visés à l’article L. 101-2 du code de l’urbanisme.
Les objectifs visés à l’article L.101-2 du code de l’urbanisme sont les suivants : Dans le respect des objectifs du développement durable, l’action des collectivités publiques en matière d’urbanisme vise à atteindre les objectifs suivants :
1° L’équilibre entre :
a) Les populations résidant dans les zones urbaines et rurales ;
b) Le renouvellement urbain, le développement urbain maîtrisé, la restructuration des espaces urbanisés, la revitalisation des centres urbains et ruraux, la lutte contre l’étalement urbain ;
c) Une utilisation économe des espaces naturels, la préservation des espaces affectés aux activités agricoles et forestières et la protection des sites, des milieux et paysages naturels ;
d) La sauvegarde des ensembles urbains et la protection, la conservation et la restauration du patrimoine culturel ;
e) Les besoins en matière de mobilité ;
2° La qualité urbaine, architecturale et paysagère, notamment des entrées de ville ;
3° La diversité des fonctions urbaines et rurales et la mixité sociale dans l’habitat, en prévoyant des capacités de construction et de réhabilitation suffisantes pour la satisfaction, sans discrimination, des besoins présents et futurs de l’ensemble des modes d’habitat, d’activités économiques, touristiques, sportives, culturelles et d’intérêt général ainsi que d’équipements publics et d’équipement commercial, en tenant compte en particulier des objectifs de répartition géographiquement équilibrée entre emploi, habitat, commerces et services, d’amélioration des performances énergétiques, de développement des communications électroniques, de diminution des obligations de déplacements motorisés et de développement des transports alternatifs à l’usage individuel de l’automobile ;
4° La sécurité et la salubrité publiques ;
5° La prévention des risques naturels prévisibles, des risques miniers, des risques technologiques, des pollutions et des nuisances de toute nature ;
6° La protection des milieux naturels et des paysages, la préservation de la qualité de l’air, de l’eau, du sol et du sous-sol, des ressources naturelles, de la biodiversité, des écosystèmes, des espaces verts ainsi que la création, la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques ;
7° La lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ce changement, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’économie des ressources fossiles, la maîtrise de l’énergie et la production énergétique à partir de sources renouvelables ;
8° La promotion du principe de conception universelle pour une société inclusive vis-à-vis des personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie dans les zones urbaines et rurales
L’analyse des résultats donne lieu à une délibération de ce même organe délibérant ou du conseil municipal sur l’opportunité de réviser ce plan.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 80 80
Par ailleurs, au titre de l’évaluation environnementale, le rapport de présentation définit les critères, indica-
teurs et modalités retenus pour l’analyse des résultats de l’application du plan. Ils doivent permettre notam-
ment de suivre les effets du plan sur l’environnement afin d’identifier, le cas échéant, à un stade précoce, les
impacts négatifs imprévus et envisager, si nécessaire, les mesures appropriées.
Les indicateurs définis ci-après ont été définis de manière à permettre à la fois :
• de procéder à l’analyse des résultats de l’application du PLUi au plus tard 9 ans après son approbation
• de procéder à l’analyse des résultats de l’application du PLUi et plus spécifiquement le suivi des effets du
plan sur l’environnement, de façon plus récurrente.
Ainsi, face à chaque objectif de l’article L101-2 du code de l’urbanisme sont rappelés les principaux éléments
du projet de PLUi concourant à servir cet objectif (rappel des orientations du PADD qui concernent principa-
lement l’objectif visé) et les moyens de suivre les effets de l’application du PLUi au travers d’indicateurs pour
lesquels sont renseignés :
• La source et le producteur de la donnée;
• Le critère d’évaluation / question évaluative : ce qui est recherché au travers de la mise en place de l’indi-
cateur.
• Le pas de temps auquel est renseigné et actualisé l’indicateur.
• Le « temps 0 » ou l'objectif : Le "temps 0" des indicateurs est la date renseignée en fonction de la disponibi-
lité de la donnée. Les objectifs sont ceux portés par le PLUi et fixent les buts à atteindre.PLUi CAPLD / Rapport de présentation 81 81
N° INDICATEUR
SOURCE ET
PRODUC-
TEUR DE LA
DONNÉE
PAS
DE
TEMPS
CRITÈRE D’ÉVALUATION OBJECTIFS / TEMPS 0
1 Nombre de loge-
ments en zones
U et en zones AU
Autorisations
d’urbanisme,
service ADS
CAPLD
Annuel La répartition de la pro-
duction de logement en
extension et en renou-
vellement urbain corres-
pond-elle aux objectifs
du PLUi ?
Atteindre 30%
de la production
de logements en
renouvellement
urbain, avec un
minimum de 25%.
2 Densité des nou-
velles opérations
d’habitat
Autorisations
d’urbanisme,
service ADS
CAPLD
Annuel Les densités observées
correspond-elles aux
objectifs poursuivis par le
PLUi au travers des OAP :
- en zones U ?
- en zones AU ?
Objectifs de den-
sités mentionnées
dans le tableau
ci-après
3 Nombre de
commerces de
proximité dans
les centralités
Données
INSEE et
ADEUPa
5 ans Les dispositions du PLUi
en faveur d’un renfor-
cement des centralités
ont-elles un impact :
- en termes de tissu com-
mercial ?
- en termes de services à
la personne ?
En 2016 (donnée
CCI) :
314 commerces
(hors commerces
de gros) et ser-
vices aux particu-
liers à Landerneau
// 200 dans le
centre-ville (entre
les voies ferrées
jusqu’à la rue de
la gare)
31 commerces
(hors commerces
de gros) et ser-
vices aux particu-
liers à Daoulas //
21 dans le centre
(route de Quim-
per / rue du Pont /
rue du Valy)
1. Les indicateurs pour analyser les effets du PLUi sur le renouvelle- ment urbain, le développement urbain maîtrisé, la restructuration des
espaces urbanisés, la revitalisation des centres urbains et rurauxPLUi CAPLD / Rapport de présentation 82 82PLUi CAPLD / Rapport de présentation 83 83
2. Les indicateurs pour analyser les effets du PLUi sur l’utilisation éco- nome des espaces naturels, la préservation des espaces affectés aux
activités agricoles et forestières et la protection des sites, des milieux et
paysages naturels
N° INDICATEUR
SOURCE ET
PRODUC-
TEUR DE LA
DONNÉE
PAS DE
TEMPS
CRITÈRE
D’ÉVALUATION
OBJECTIFS / TEMPS
0
4 Consommation
des espaces na-
turels, agricoles
et forestiers
MOS du Pays
de Brest,
ADEUPa
En fonction
de l’actua-
lisation du
MOS
(tous les 3
ans)
Le rythme de
consommation
foncière est-il en
adéquation avec les
objectifs de modé-
ration fixés par le
PLUi ?
Quels secteurs du
territoire sont plus
ou moins consom-
mateurs d’espace ?
Pour quels besoins ?
- 15 % d’espaces
consommés
Soit 20,8 ha par an
au maximum
Entre 2008 et 2018 :
Les communes les
plus consomma-
trices : Plouédern,
Landerneau, Lo-
perhet, Saint-Tho-
nan et Pencran
Le besoin le plus
consommateur :
l’habitat (65 % )
5 Surface agricole
utilisée
Recensement
parcellaire
graphique
(déclaration
PAC), Mi-
nistère de
l’agriculture
Tous les 3
ans
La surface agricole
utilisée se maintien-
t-elle conformé-
ment à l’objectif du
PLUi ?
Diagnostic agricole
2017 :
20 600 ha en sur-
face agricole
Recensement agri-
cole 2010 :
20 386 ha de SAU
exploités par les
exploitations de la
communautéPLUi CAPLD / Rapport de présentation 84 84
3. Les indicateurs pour analyser les effets du PLUi sur l’équilibre entre la sauvegarde des ensembles urbains et la protection, la conservation et
la restauration du patrimoine culturel
N° INDICATEUR
SOURCE ET
PRODUC-
TEUR DE LA
DONNÉE
PAS DE
TEMPS
CRITÈRE
D’ÉVALUATION
OBJECTIFS /
TEMPS 0
6 Nombre d’autorisations
d’urbanisme délivrées
dans les SPR, dans les
périmètres de protec-
tion des Monuments
Historiques et sur du
bâti protégé par une
disposition graphique
du PLUi (L151-19 CU)
Autorisations
d’urbanisme,
service ADS
CAPLD
5 ans Les dispositions ré-
glementaires du PLUi
permettent-elles de
préserver et de valori-
ser le patrimoine et les
ensembles urbains ?
Conserver,
voire renfor-
cer, la qualité
du patrimoine
bâti à l'échelle
du territoirePLUi CAPLD / Rapport de présentation 85 85
4. Les indicateurs pour analyser les effets du PLUi sur les besoins en matière de mobilité
N° INDICATEUR
SOURCE ET
PRODUC-
TEUR DE LA
DONNÉE
PAS DE
TEMPS
CRITÈRE
D’ÉVALUATION
OBJECTIFS /
TEMPS 0
7 Nombre et part des projets à
vocation résidentielle / éco-
nomiques ou d’équipements
situés à proximité (300 m)
des arrêts de transport en
commun ou d’aires de covoi-
turage
Recensement
à faire auprès
de tous les
acteurs de
la mobilités
(Etat, Ré-
gion, Conseil
Départemen-
tal, Com-
munes)
5 ans Le PLUi améliore-
t-il la mobilité sur
le territoire ?
En 2018, peu
de solutions
de mobilité
alternatives
à la voiture
individuelle,
notamment
en dehors de
l'aggloméra-
tion lander-
néenne
8 Nombre d’aménagements
et d’équipements amélio-
rant les mobilités (routières,
ferroviaires, déplacements
doux...) sur le territoire
5 ans
9 Nombre de voyageurs en
gare et dans les haltes
Open data
SNCF
5 ans Le transport de
voyageurs par
train est-il favori-
sé ?
En 2018 :
567 152
voyageurs
en gare de
Landerneau
70 970 voya-
geurs à la
halte de La
Forest-Lan-
derneau
13 113 voya-
geurs à La
Roche Mau-
rice
4 811 voya-
geurs à
Dirinon
10 Évolution des émissions
de gaz à effet de serre et
polluants émis par les trans-
ports
Cf. Indicateurs n°13 et n°14PLUi CAPLD / Rapport de présentation 86 86
N° INDICATEUR
SOURCE ET
PRODUC-
TEUR DE LA
DONNÉE
PAS DE
TEMPS
CRITÈRE
D’ÉVALUATION
OBJECTIFS /
TEMPS 0
11 Aspect des bourgs ou
villes, et plus globalement
des paysages urbains
Analyse
qualitative
à faire en
lien avec les
communes
5 ans Les dispositions
du PLUi per-
mettent-elles
de préserver la
qualité urbaine et
architecturale ?
Jusqu'en 2018,
peu d'enjeux
ou d'outils de
protection et de
surveillance du
paysage urbain
notamment au
delà des secteurs
protégés (mo-
nunents histo-
riques, ...)
12 Nombre d’autorisations
d’urbanisme déposées
dans des secteurs où des
dispositions graphiques
de préservation du pay-
sage sont mises en place
par le PLUi
Autorisa-
tions d’ur-
banisme,
service ADS
CAPLD
5 ans Les dispositions
du PLUi per-
mettent-elles
d’éviter les
constructions
dans les secteurs
à enjeux paysa-
gers ? 13 Nombre d’autorisations
d’urbanisme déposées
dans des secteurs sen-
sibles du point de vue
paysager : lignes de crête,
coupures vertes entre les
entités bâties, secteurs en
pente, ...
Autorisa-
tions d’ur-
banisme,
service ADS
CAPLD
5 ans
5. Les indicateurs pour analyser les effets du PLUi sur la qualité ur- baine, architecturale et paysagère, notamment des entrées de villePLUi CAPLD / Rapport de présentation 87 87
N° INDICATEUR
SOURCE ET
PRODUC-
TEUR DE LA
DONNÉE
PAS DE
TEMPS
CRITÈRE
D’ÉVALUATION OBJECTIFS / TEMPS 0
14 La mixité des pro-
grammes à l’échelle
immobilière et à
l’échelle des opéra-
tions d’urbanisme
Autorisa-
tions d’ur-
banisme,
service ADS
CAPLD
Annuel Les nouvelles opé-
rations immobi-
lières et foncières
vont-elles dans le
sens d’une mixité
des programmes ?
Le règlement du
PLUi permet-il
de développer la
mixité des fonc-
tions urbaines et
rurales ?
En 2018, 1682 loge-
ments conventionnés
sur le territoire, dont
70% se situent sur la
Ville de Landerneau
15 Le nombre de
logements sociaux
produits
Autorisa-
tions d’ur-
banisme,
service ADS
CAPLD
+ service
habitat
CAPLD
Annuel La production de
logement social
permet-elle de ré-
pondre aux objec-
tifs du PLH et du
SCoT ?
SCoT :
Objectifs à atteindre en
matière de représen-
tativité du parc locatif
social conventionné
dans le parc total de
résidences principales :
Landerneau : 10 %
Daoulas : 7 %
Autres communes : 5 %
si le besoin est avéré
PLH :
Les opérations d’amé-
nagement de 10 loge-
ments et plus doivent
comporter un mini-
mum de 20% de loge-
ments locatifs sociaux
pour les communes où
l'offre de logements so-
ciaux est à développer
6. Les indicateurs pour analyser les effets du PLUi sur la diversité des fonctions urbaines et rurales et la mixité sociale dans l’habitatPLUi CAPLD / Rapport de présentation 88 88
7. Les indicateurs pour analyser les effets du PLUi sur les capacités de construction permettant la satisfaction des besoins présents et futurs de
l’ensemble des modes d’habitat, d’activités économiques, touristiques,
sportives, culturelles et d’intérêt général ainsi que d’équipements publics
et d’équipement commercial
N° INDICATEUR
SOURCE ET
PRODUC-
TEUR DE LA
DONNÉE
PAS DE
TEMPS
QUESTIONS
ÉVALUATIVES
OBJECTIFS /
TEMPS 0
16 Le nombre
de logements
commencés à
l’échelle de l’EPCI
et à l’échelle des
communes
Sitadel,
Ministère du
logement
et/ou au-
torisations
d’urbanisme,
service ADS
CAPLD
Annuel Le nombre de logements
produits correspond-il
aux hypothèses de déve-
loppement du PLUi ?
La répartition de la
production de logement
correspond-elle aux
équilibres souhaités par
le projet ?
Hypothèse :
300 logements / an
en moyenne
Landerneau : au
moins 1/3 de la
production globale
Daoulas : 20 lo-
gements / an en
moyenne
17 La population
accueillie à
l’échelle de l’EPCI
et à l’échelle des
communes
Recense-
ment de
population,
INSEE
5 ans La population accueil-
lie correspond-elle aux
hypothèses de dévelop-
pement du PLUi ?
La répartition de la po-
pulation accueillie cor-
respond-elle aux équi-
libres démographiques
souhaités par le projet ?
Hypothèse :
entre 56 000 et 57
000 habitants en
2040 / 0,6 à 0,7%
de taux de varia-
tion annuel moyen
Objectifs :
Maintenir voire
renforcer le poids
démographique de
Landerneau
Renforcer le poids
de Daoulas
En 2015 :
Landerneau = 33%
de la population
intercommunale
Daoulas = 3,7 %
de la population
intercommunalePLUi CAPLD / Rapport de présentation 89 89
N° INDICATEUR
SOURCE ET
PRODUC-
TEUR DE LA
DONNÉE
PAS DE
TEMPS
QUESTIONS
ÉVALUATIVES
OBJECTIFS /
TEMPS 0
18 Les locaux à vo-
cation d’activités
(économiques et
commerciales)
commencés à
l’échelle de l’EPCI
et à l’échelle des
communes
Autorisations
d’urbanisme,
service ADS
CAPLD
5 ans Le foncier disponible
pour la création d’acti-
vités est-il suffisant au
regard des objectifs du
PLUi et de la dynamique
de production de locaux
à vocation d’activités ?
83 hectares dédiés
au développement
des sites écono-
miques majeurs ou
structurants
Début 2017, en-
viron 1 200 m² de
bureaux étaient
disponibles dans
le pays de Lander-
neau-Daoulas
19 Les locaux à
vocation d’activi-
tés touristiques,
sportives, cultu-
relles et d’intérêt
général ainsi que
d’équipements
publics commen-
cés à l’échelle
de l’EPCI et à
l’échelle des com-
munes
Autorisations
d’urbanisme,
service ADS
CAPLD
5 ans Le foncier disponible
pour la création de ces
activités est-il suffisant
au regard des objectifs
du PLUi et de la dyna-
mique de production de
ces locaux ?
6,6 ha dédiés au
développement
des équipements
(zones 1AUE et
2AUE)PLUi CAPLD / Rapport de présentation 90 90
N° INDICATEUR
SOURCE ET
PRODUC-
TEUR DE LA
DONNÉE
PAS DE
TEMPS
QUESTIONS
ÉVALUATIVES
OBJECTIFS
/ TEMPS 0
20 Indicateur de concentration
d’emploi à l’échelle de l’EPCi
et des communes
Actifs
occupés et
emploi au
lieu de tra-
vail, INSEE,
ADEUPa
5 ans Les équilibres sou-
haités par le projet
de PLUi sont-ils
effectifs au regard
de l’évolution de
l’indice de concen-
tration d’emploi ?
En 2015 :
Indice de
concentra-
tion d’em-
plois = 78,4
21 Niveau d’équipement à
l’échelle de l’EPCi et des
communes et comparaison
avec les territoires voisins
Base per-
manente
des équi-
pements,
Insee
5 ans Le niveau d’équi-
pement observé
correspond-il aux
équilibres souhaités
par le PLUi (en ma-
tière de quantité et
de répartition) ?
2013 : 68
équipe-
ments
sportifs
pour 10 000
habitants
+ Indicateurs n°14 et n°15 sur la mixité des fonctions urbaines et rurales
8. Les indicateurs pour analyser les effets du PLUi sur la répartition équilibrée entre emploi, habitat, commerces et services
N° INDICATEUR SOURCE ET
PRODUCTEUR
DE LA
DONNÉE
PAS DE TEMPS QUESTIONS
ÉVALUATIVES
Cf. indicateurs n°7 et n°34
9. Les indicateurs pour analyser les effets du PLUi sur l’amélioration des performances énergétiques, de développement des communications
électroniques, de diminution des obligations de déplacements motorisés
et de développement des transports alternatifs à l’usage individuel de
l’automobilePLUi CAPLD / Rapport de présentation 91 91
N° INDICATEUR
SOURCE ET
PRODUC-
TEUR DE LA
DONNÉE
PAS DE
TEMPS
QUESTIONS
ÉVALUATIVES
OBJECTIFS / TEMPS
0
22 Évolution de la qualité
de l’eau potable distri-
buée et performance
des systèmes d’assainis-
sement collectif et non
collectif
Eau du
Ponant,
CAPLD
5 ans Le territoire a-t-il
les capacités
d’accueil
suffisantes à
la croissance
résidentielle et
économique ?
Qualité de l’eau
potable distribuée
en 2016 :
Saint-Thonan/
Saint-Divy :
Conformités
microbiologique :
100 % ; physico-
chimique : entre
96,4 et 100 %
Saint-Urbain :
Conformités
microbiologique :
100 % ; physico-
chimique : 76,5 %
Autres communes :
Conformités
microbiologique :
100 % ; physico-
chimique : 100 %
En 2017 :
Taux de conformité
des installations
d'assainissement
non collectif = 89.1
%
En 2017 :
939 kg de déchets
ménagers et
assimilés par
habitant
23 Évolution de la quantité
de déchets produits en
kg/an/hab
Services
techniques
CAPLD
5 ans
10. Les indicateurs pour analyser les effets du PLUi sur la sécurité et la salubrité publiquesPLUi CAPLD / Rapport de présentation 92 92
N° INDICATEUR
SOURCE ET
PRODUC-
TEUR DE LA
DONNÉE
PAS DE
TEMPS
QUESTIONS
ÉVALUATIVES
OBJECTIFS /
TEMPS 0
24 Nombre, type et carac-
téristiques des projets
déposés dans les secteurs
soumis à un risque ou à
des nuisances
Autorisa-
tions d’ur-
banisme,
service ADS
CAPLD
5 ans Le PLUi permet-il
d’éviter les projets
dans les secteurs sou-
mis à risque ou nui-
sance et/ou permet-il
d’orienter ces projets
vers une réduction du
risque ou de la nui-
sance ?
11. Les indicateurs pour analyser les effets du PLUi sur la prévention des risques naturels prévisibles, des risques miniers, des risques techno-
logiques, des pollutions et des nuisances de toute naturePLUi CAPLD / Rapport de présentation 93 93
N° INDICATEUR
SOURCE ET
PRODUC-
TEUR DE LA
DONNÉE
PAS DE
TEMPS
QUESTIONS
ÉVALUATIVES
OBJECTIFS /
TEMPS 0
25 Nombre, type et carac-
téristiques des projets
déposés dans les réser-
voirs de biodiversité
et dans les corridors
écologiques
Autorisa-
tions d’ur-
banisme,
service ADS
CAPLD
5 ans Le PLUi permet-il
d’éviter les projets
dans les secteurs
réservoirs de
biodiversité et/ou
permet-il d’orien-
ter ces projets vers
une réduction du
risque ou de la
nuisance ?
Permet-il de pré-
server les corridors
écologiques ?
26 Évolution des milieux
constitutifs de la trame
verte et bleue et du
socle écologique du
territoire
Syndicat
du bassin
de l’Elorn,
Breizh Bo-
cage, Ac-
tualisations
des inven-
taires zones
humides,
MOS
5 ans Le PLUi permet-il
de préserver les
milieux qui com-
posent la trame
verte et bleue ?
2019 :
Linéaire bocager :
2 207 km
Superficie des
zone humides,
inventaires 2019 =
3780 hectares
Superficie des
espaces boisés =
6733 ha
27 Insertion paysagère des
nouvelles opérations
d’aménagement dans le
grand paysage
Analyse
qualitative
à faire en
lien avec les
communes
5 ans Les nouvelles
opérations d’amé-
nagement s’in-
tègrent-elles bien
dans leur environ-
nement urbain,
agricole ou naturel
?
Franges végétales
avec les espaces
agricoles ou natu-
rels, insertion du
bâti dans la pente,
...
12. Les indicateurs pour analyser les effets du PLUi sur la protection des milieux naturels et des paysages, la préservation de la qualité de
l’air, de l’eau, du sol et du sous-sol, des ressources naturelles, de la bio-
diversité, des écosystèmes, des espaces verts ainsi que la création, la
préservation et la remise en bon état des continuités écologiquesPLUi CAPLD / Rapport de présentation 94 94
28 Évolution des émissions
de gaz à effet de serre
PCAET, Ob-
servatoire
de l’Envi-
ronnement
en Bretagne
6 ans Comment évolue
les émissions de
gaz à effet de serre
par secteur ?
2019 :
336 400 teqCO2
46% par l’agricul-
ture
23% par le trans-
port
22 % par le rési-
dentiel et le ter-
tiaire
7 % par l’industrie
2 % par les déchets
29 Évolution des polluants
atmosphériques par
types de polluants et
par secteurs
Air Breizh,
Observa-
toire de
l’Environ-
nement en
Bretagne
5 ans Le PLUi permet-il
de limiter les émis-
sions atmosphé-
riques de polluants
?
Air Breizh 2014 :
2700 tonnes de
polluants atmos-
phériques
Répartition par
secteurs :
53 % par l’agricul-
ture
22 % par le trans-
port
16 % par le rési-
dentiel et tertiaire
9 % par l’industrie
Principaux pol-
luants :
1130 tonnes de
NH3
445 tonnes de
NOx
30 Qualité des eaux de
surface
Observa-
toire de
l’Environ-
nement en
Bretagne
5 ans Le PLUi contribue-
t-il à l’amélioration
de la qualité des
eaux de surface ?
Etat écologique en
2013 :
4 cours d’eau en
bon état : Aber
Benoit, Mignonne,
Camfrout, Faou
2 cours d’eau en
état moyen : Aber
Vrac’h, ElornPLUi CAPLD / Rapport de présentation 95 95
31 Qualité des eaux sou-
terraines
Observa-
toire de
l’Environ-
nement en
Bretagne
5 ans Comment évo-
lue la qualité des
masses d’eau sou-
terraines ?
Etat chimique en
2013 :
2 masses d’eau
souterraines en
bon état : Elorn
(principale mass
d’eau du terri-
toire), Aulne
1 masse d’eau en
état médiocre : Le
Leon
32 Nombre d’autorisations
d’urbanisme déposées
dans les périmètres de
protection des captages
d’eau
Autorisa-
tions d’ur-
banisme,
service ADS
CAPLD
5 ans Les dispositions du PLUi per-
mettent-elles d’éviter les constructions
dans les périmètres de protection des
captages ?PLUi CAPLD / Rapport de présentation 96 96
N° INDICATEUR
SOURCE ET
PRODUCTEUR
DE LA DONNÉE
PAS DE
TEMPS
QUESTIONS
ÉVALUATIVES
OBJECTIFS / TEMPS
0
33 Nombre, type
et puissance des
dispositifs de
production d’éner-
gie renouvelable
installés
BRETAGNE
ENVIRON-
NEMENT GIP,
ENER’GENCE,
AGENCE ÉNER-
GIE-CLIMAT DU
PAYS DE BREST
5 ans Les dispositions
du PLUi sont-
elles favorables
à la production
énergétique à
partir de sources
renouvelables ?
632 ktep (7,4 TWh)
d’énergie finale
produite en 2014,
dont plus de 90 %
d’énergie renouve-
lable
34 Évolution des émis-
sions de gaz à effet
de serre
PCAET 6 ans Comment évo-
luent les émis-
sions de gaz à
effet de serre par
secteur ?
2019 :
336 400 teqCO2
46% par l’agricul-
ture
23% par le trans-
port
22 % par le résiden-
tiel et le tertiaire
7 % par l’industrie
2 % par les déchets
+ cf. indicateurs n°7 et 21
13. Les indicateurs pour analyser les effets du PLUi sur la lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ce changement, la réduc-
tion des émissions de gaz à effet de serre, l’économie des ressources
fossiles, la maîtrise de l’énergie et la production énergétique à partir de
sources renouvelables