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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Rambouillet.
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Thèmes du document : Changement climatique, Environnement, Agriculture et alimentation,
#, #: bouillet nCOI \MUn LE RASSEMBLEMENT ÉCOLOGISTE ET CITOYEN _ ns locales TRIBUNE LIBRE Rambouillet en commun Rambouillet Infos n°338 – Janvier 2025 Un conte qui donne à réfléchir au désordre global et aux solutions locales En cette période tellement troublée où chacun pourrait se sentir désorienté, pourquoi ne pas revenir à la sagesse des contes. Nous proposons, une fois n’est pas coutume, aux lecteurs et lectrices du Rambouillet Infos un conte aux saveurs des Mille et Une Nuits : Le Tatoueur du ciel que nous avons découvert grâce à un talentueux conteur local, Steve Lefkowitz. En l’absence de son père, le sultan d’un royaume lointain, le jeune Nabo âgé de dix ans, se voit confier les rênes du royaume avec l’aide du vizir. Nabo exige du vizir, sous peine de mort, un ciel toujours bleu pour jouer dehors, ce qu’il obtient. Ensuite, il exige que tous les oiseaux soient tués, car l’un d’eux avait envoyé une petite crotte dans sa tasse de thé. Ce qu’il obtient. Enfin, lassé de ce ciel toujours bleu et vide d’oiseaux, il exige un arc-en-ciel. Pour le faire rapidement, le vizir dépouille tous les habitants du royaume de leurs vêtements pour coudre un immense arc-en-ciel. Le ciel sera comme il veut, mais à quel prix ? Pour cette voûte céleste combien de catastrophes, de famines ? Combien de misères provoquées dans un pays jadis prospère ? C’est ce que constate le sultan à son retour. La punition du jeune prince est à la mesure de cette démesure : il doit remettre le royaume dans l’état dans lequel il était au départ du sultan. Le jeune prince travaille durant des années pour y parvenir. Enfin, la pluie est de retour et avec elle les récoltes, de véritables arcs-en-ciel puis les oiseaux. Le vizir prévient le sultan qui revient et félicite son fils. Ce conte nous invite à réfléchir au sentiment de toute puissance de l’Homme qui croit pouvoir dominer la nature, la modifier sans prendre en compte les conséquences parfois tragiques et irréversibles de ses choix. Le personnage du jeune Nabo, ivre de puissance, nous fait immanquablement penser à un certain Elon Musk, qui va accéder aux commandes des États-Unis : il contribue à saturer le ciel de 290 satellites avec son Starlink, à privatiser l’espace, où les lois les plus absurdes du marché ont cours, où les pollueurs ne sont jamais payeurs : des tonnes de débris de satellites encombrent cet espace et provoquent déjà des collisions. La disparition progressive des oiseaux (25 % en moins depuis 40 ans), liée à la diminution du nombre d’insectes à cause des pesticides (étude CNRS), ainsi que d’autres espèces animales, entraîne un affaiblissement de la biodiversité. L’arc-en-ciel bricolé en hâte par le vizir au prix d’un appauvrissement généralisé des habitants, fait penser aux solutions technologiques les plus farfelues qui sont censées nous permettre de continuer sur notre lancée consumériste, sans tenir compte de la crise environnementale et du réchauffement climatique. Heureusement, la « happy end » laisse entendre que l’Homme qui brise tout sur son passage, peut tout réparer par un travail de longue haleine. Hélas, pour ce qui est des espèces disparues, du réchauffement climatique, de l’effondrement de la biodiversité, ce scénario ne fonctionne pas sur toute la ligne. Cependant, on a pu constater par exemple une reprise de la biodiversité, le retour d’insectes et d’oiseaux dans des zones que l’on a su dépolluer. L’arrivée au pouvoir de climato-sceptiques aux États-Unis augure un retard inacceptable dans les décisions nécessaires pour limiter ce dérèglement climatique qui a des conséquences locales très concrètes notamment sur la santé, aggravées par les inégalités sociales. Un état d’urgence climatique permettrait d’orienter nos budgets pour ne pas se retrouver avec un ciel sans oiseaux, comme dans le royaume livré aux caprices du petit prince Nabo.1.nom@rambouillet.fr L’artificialisation des terres agricoles continue Cet espace agricole, cultivé en partie il y a quelques années par un collectif de citoyens, aurait pu accueillir un pôle agricole de proximité pour l’approvisionnement local en produits bio. La bétonisation des sols sur Rambouillet Territoires nous éloigne de l’objectif de la loi Zéro artificialisation nette (ZAN) en 2050, qui ne signifie pas ne plus construire mais construire autrement. D’où un étalement urbain qui détruit nos paysages, et accroît toujours plus les distances à parcourir pour travailler ou faire ses courses, et renforce la dépendance à la voiture individuelle. Il menace la biodiversité, le climat, le cycle de l’eau et bien sûr notre souveraineté alimentaire locale. Des mesures locales Pour atténuer le dérèglement climatique, il convient d’abaisser les émissions de gaz à effet de serre (GES), en privilégiant les circulations douces et les différentes formes de transports en commun, en améliorant l’isolation thermique du bâti, en désimperméabilisant les sols de manière à éviter les inondations, en végétalisant la ville pour empêcher les îlots de chaleur... L’eau, qui est un des biens communs le plus précieux, doit être économisée au maximum. Des conseils connus, déjà affichés dans le Rambouillet Infos, mais pas suffisamment mis en pratique et étendu dans une politique locale qui se contente de répondre aux obligations règlementaires. Le volet énergétique, consistant à réduire et remplacer les énergies fossiles par des alternatives bas carbone et la production d’énergie, est central dans la transition de notre cité. À quand une commission « Transition écologique » pour mettre en œuvre une planification, conforme au Schéma directeur régional (SDRIF), dans tous les projets structurants de notre commune ? L’objectif est de devenir un territoire résilient face aux impacts présents et à venir du dérèglement climatique qui n’est malheureusement plus du registre de la science-fiction mais dessine notre avenir. Pour nous contacter : prénom.nom@rambouillet.fr David JutierFrance Desmet Alain Poulet Mélanie Sordon Jean-Luc BernardMarie-Anne Polo de Beaulieu