Offres
API
Connexion
Documents similaires
Arrêté - Préfecture - Aisne - DP SR Soissons 22 08 2012
Arrêté - Préfecture - Aisne - DP SR Depart vacances 11 07 2
Arrêté - Préfecture - Aisne - DP SR 08 04 2012 depart vacan
Arrêté - Préfecture - Aisne - DP SR Gay Lussac 20 09 2012
Arrêté - Préfecture - Aisne - DP SR Telephone volant
Arrêté - Préfecture - Aisne - DP SR La Bouteille 09042013
Arrêté - Préfecture - Aisne - DP
Arrêté - Préfecture - Aisne - CP SR départ vacances Courmel
Arrêté - Préfecture - Aisne - CP SR Pietons 27 03 13
Arrêté - Préfecture - Aisne - DP Signature convention Thier
Arrêté - Préfecture - Aisne - DP SR Alcool 19 03 2012
Document publié le Dimanche 1 janvier 2012
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Aisne - DP SR Alcool 19 03 2012)
Thèmes du document : Transports, Sécurité routière, Sécurité publique,
1
Dossier de presse
Alcool et conduite : le réflexe éthylotest
P. 2 L’Aisne, un département victime de l’insécurité routière
P. 3 - 4 - 5 L’alcool en ligne de mire
P. 6 Lutte contre la délinquance routière : Une activité qui ne faiblit pas
La lutte contre l’insécurité routière est un enjeu de sécurité majeur
tant sur le plan national que départemental.
Pierre BAYLE, préfet de l’Aisne rappelle la nécessité de respecter les
règles du code de la route, notamment en matière de consommation
d’alcool : depuis 2007, l’alcool est la première cause de mortalité routière
dans l’Aisne.
Les forces de l’ordre répondent au défi de l’insécurité routière par un
surcroît de vigilance et une augmentation du nombre de contrôles mais cela n’est
pas suffisant. L’éthylotest doit devenir un outil indispensable pour le
conducteur et permettre un auto-contrôle de la capacité à la conduite.2
L’Aisne, un département victime
de l’insécurité routière
L’Aisne se caractérise par une insécurité routière importante, dont
témoigne le bilan accidentologique de l’année 2011 : 344 accidents corporels,
49 tués et 426 blessés. Des chiffres en forte hausse par rapport à l’année
2010, marquée par 310 collisions corporelles, 41 tués et 407 blessés.
A la source de ces drames, des facteurs essentiellement
humains : en 2011, 39% des accidents mortels étaient dus à l’alcool, 31,7%
à la vitesse et 7,3% à la circulation à gauche.
L’aggravation de l’insécurité routière se prolonge en ce début d’année
2012(janvier et février), marquée par la mort de 9 personnes sur nos
routes. Rappelons qu’en janvier et février 2011, le bilan était similaire (9
tués).
Sur la route, le comportement des conducteurs
est la première source de danger.
La sécurité routière est donc bien,
avant tout, liée à l’attitude responsable de chacun.
Janvier - Février 2012 Janvier - Février 2011 Evolution
Accidents 42 41 -2,38 Tués 9 9 0,00
Blessés 56 43 -23,213
L’alcool en ligne de mire
Depuis le 1er janvier 2012, l’alcool a provoqué trois accidents
mortels sur les routes axonaises. Ce facteur accidentogène est
la première cause d’accidents mortels dans l’Aisne.
L’alcool, première cause de danger sur les routes axonaises
L’alcool et les stupéfiants ont ainsi provoqué 16 accidents mortels en
2011, contre 11 en 2010, 17 en 2009, 21 en 2008 et 22 en 2007.
Au cours de ces cinq années, la consommation d’alcool et/ou
de stupéfiants s’est avérée soit la première, soit la deuxième
cause d’accidents corporels sur les routes de notre département.
Le facteur alcool/stupéfiants explique ainsi 39% des accidents
mortels recensés dans l’Aisne en 2011. Rappelons que le gouvernement
avait fixé, en 2007, un objectif de division par deux du nombre d’accidents
mortels sur les routes dus à l’alcool et/ou aux stupéfiants d’ici à 2012 : cet
objectif a été atteint dans l’Aisne en 2010 (20 accidents mortels recensés en
2007, 10 en 2010) mais régresse en 2011 avec 16 tués.
Les risques liés à la consommation d’alcool
Les effets de l’alcool se font sentir dès le premier verre, et deviennent
critiques à partir d’un taux de 0,5 grammes par litre de sang (soit 0,25 mg
d’alcool par litre d’air expiré) : un seuil à partir duquel il est interdit de prendre
le volant.
En effet :
• L’alcool rétrécit le champ visuel.
• L’alcool augmente la sensibilité à l’éblouissement.
• L’alcool altère l’appréciation des distances et des largeurs.
Sous l’effet de l’alcool, un conducteur peut décider, devant un
obstacle, de freiner sur une distance trop courte pour s’arrêter ou,
devant un passage plus étroit que sa voiture, de passer quand
même.
• L’alcool diminue les réflexes. La durée moyenne du temps de
réaction dans des conditions normales est évaluée à une seconde
environ. Dès 0,5 g/l, le temps de réaction peut atteindre 1,5
seconde. Un véhicule roulant à 90 km/h parcourt 25 mètres en 1
seconde et 37 mètres en 1,5 seconde : or ces 12 mètres peuvent
sauver une vie ! Les temps de réaction augmentent
considérablement avec des taux d’alcoolémie encore plus élevés.4
► L’alcool a un effet euphorisant. Il provoque une surestimation de ses
capacités. Après 0,5 g/l de sang, la conduite devient plus heurtée qu’à jeun et le
conducteur fait beaucoup plus d’erreurs ; il prend également plus de risques.
► Comment évaluer son alcoolémie ?
Contrairement aux idées reçues, chaque « verre » de boisson alcoolisée
(demi de bière, ballon de vin, shooter d’alcool distillé à 40° ...) contient à peu près
la même quantité d’alcool, et fait monter le taux d’alcool de 0,25g par litre de
sang environ. Il suffit donc de deux verres pour atteindre le taux de 0,50g à
partir duquel la conduite est interdite. Chez les femmes, les jeunes et les
personnes âgées ou malades, les effets de l’alcool sont parfois beaucoup plus
rapides.
Un sujet en bonne santé élimine 0,10 g à 0,15 g d’alcool par heure.
Contrairement aux idées reçues, aucun « remède » n’efface les effets de l’alcool :
café salé, cuillerée d’huile, repas très calorique...
La meilleure façon de déterminer son alcoolémie reste
le recours à l’éthylotest. Il en existe deux sortes :
► L’éthylotest chimique est un appareil de mesure constitué d’une poche
en plastique dans laquelle l’utilisateur souffle et d’un tube contenant un réactif
jaune, qui vire au vert en présence d’alcool. Il ne précise pas le degré exact
d’alcoolémie, mais indique si l’utilisateur est au-dessous ou au-dessus de
l’alcoolémie légale. Il n’est utilisable qu’une fois, et par une seule personne.
A partir du 1er juillet 2012 : tout conducteur d’un véhicule terrestre à
moteur, à l’exclusion d’un cyclomoteur, doit justifier de la possession
d’un éthylotest, non usagé, non périmé, disponible immédiatement.. Le défaut
de possession d’un éthylotest sera sanctionné à partir du 1er novembre 2012.
► L’éthylotest électronique est un appareil de mesure muni d’un embout
jetable dans lequel l’utilisateur souffle. La mesure d’alcoolémie est exprimée en
milligramme par litre d’air expiré. En changeant l’embout, il peut être utilisé
plusieurs fois, par plusieurs personnes.5
► Ne prenez pas de risque inutile : prévoyez votre retour
Il est facile de s’organiser pour qu’une soirée ou un repas ne se termine pas
de façon tragique.
La solution la plus simple est de ne pas consommer d’alcool ou
de désigner un conducteur qui restera sobre.
Si vous avez consommé de l’alcool et que vous êtes au-dessus de la
limite légale d’alcoolémie, plusieurs solutions existent :
► solliciter des amis qui n’ont pas bu pour vous raccompagner ;
► utiliser les transports en commun ou appeler un taxi ;
► attendre sur place que votre alcoolémie diminue et la contrôler avec
un éthylotest avant de partir.
► Quelles sanctions encourent les contrevenants ?
Plusieurs cas de figure sont possibles :
► Si un usager de la route est contrôlé avec un taux d’alcool
compris entre 0,5 et 0,8 gramme par litre de sang, il risque une amende
forfaitaire de 135 euros et la perte de six points de permis de conduire. En
cas de comparution devant le tribunal (par décision du procureur de la Ré-
publique ou de contestation de l’amende forfaitaire) il risque également une
suspension du permis de conduire.
►Si le taux d’alcool d’un usager de la route est supérieur à
0,8 gramme par litre de sang, il risque d’être puni de 2 ans d’emprisonne-
ment et de 4 500 euros d’amende. Ce délit donne lieu à la perte de six
points du permis de conduire. Le tribunal peut, en outre, décider de lui infli-
ger une suspension du permis de conduire pour une durée pouvant attein-
dre 3 ans.
► Si l’usager de la route associe consommation de stupéfiants et
d’alcool à un taux prohibé, il encourt 3 ans d’emprisonnement et 9 000
euros d’amende.
► Enfin, si le contrevenant provoque un accident en conduisant
sous l’emprise de l’alcool, l’amende sera portée à 30 000 euros. Si l’acci-
dent occasionne des blessures graves, il sera passible d’un emprisonne-
ment pouvant aller jusqu’à 10 ans et d’une amende pouvant atteindre 150
000 euros s’il provoque la mort d’un autre usager de la route.6
Sur la route, le comportement des conducteurs
est la première source de danger.
La sécurité routière est donc bien,
avant tout, liée à l’attitude responsable de chacun.
Les services de police et de gendarmerie opposent à la recrudescence de
l’insécurité routière une multiplication du nombre de contrôles de vitesse
et d’alcoolémie.
Lutte contre la délinquance routière :
une activité qui ne faiblit pas
+ + + + 18,45% : augmentation des contrôles routiers (vitesse,
alcoolémie et stupéfiants) par les services de police et de gendarmerie (17 542 en 2011 contre 14 809 en 2010).
+ + + + 31,36% : hausse des contrôles vitesse (11 568 contrôles
vitesse contre 8 806 en 2010). A noter qu’en 2011, le même nombre de contrôles alcoolémie a été réalisé (5 314 en 2011 et 5 359 en 2010).
+ + + + 15,82% : progression des suspensions de permis de
conduire (1 376 suspensions en 2011 contre 1188 en 2010).
+ + + + 15,13% : augmentation des suspensions pour conduite sous
l’emprise d’un état alcoolique qui est la première cause de
suspension (1088 en 2011 contre 945 en 2010).
UNE REPRESSION ACCRUE POUR FAIRE BAISSER LA MORTA- LITE ROUTIERE
EN 2011
FOCUS
Suspensions de permis pour alcool au volant
lors des deux premiers mois de l’année
Les suspensions de permis pour conduite sous l’emprise
d’un état alcoolique sont en nette diminution : 155 lors des
deux premiers mois de l’année contre 197 en 2010 soit une
baisse de 21.3%