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PLU - Annexes - recommandations architecturales
Document publié le Vendredi 26 mars 2004 par la commune de Villieu-Loyes-Mollon.
Lien du pdf (PLU - Annexes - recommandations architecturales)
Thèmes du document : Bois et produits du bois, Culture et patrimoine, Histoire et mémoire,
PLU PLAN LOCAL D'URBANISME Département de l’Ain
COMMUNE
DE VILLIEU-LOYES-
MOLLON
APPROBATION
Service Départemental de l'Architecture
Abbaye de Brou — 01 600 BOURG EN BRESSE
Approuvé le 27 janvier 1988 = 5 Dernière modification approuvée le 15 mai 1998 2 à
2 À
Révision prescrite le 28 octobre 1998 à 5
BE DÉS S
355 58
FA
Richard BENOIT - Architecte-Urbaniste — Philippe GAUDIN -— Paysagiste 1, rue Bauderon de Senecé — 71000 MACON —
Tel : 03 85 38 46 46 — Fax : 03 85 38 78 20Service Départemental de l'Architecture
Abbaye de Brou — 01 000 - BOURG-en-BRESSE
COMMUNE de VILLIEU-LOYES-MOLLON
CAHIER DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET ESTHETIQUES
APPLICABLES SUR LE CENTRE ANCIEN DES VILLAGES ET HAMEAUX
Jean Paul DESBAT architecte des Bâtiments de France
Mars 1985Sommaire
Préambule
I - MATERIAU DE COUVERTLIRE
1 - La tuile creuse ancienne récupérée
2 - Tuiles neuves
IT - ASPECT GENERAL DES TOITURES
- Pente, dimensions
- Forgets, chevrons
- Faftages et accidents de toitures
- charpente
- Souches de cheminées
- Zinquerie
TI - Murs et enduis
1 - Façades urbaines
2 - Architecture rurale
IV - Percements
1 - Conservation des encadrements anciens existants
2 - Nouveaux percements - façades régulières
- façades non régulières
V — Menuiseries extérieures
1 — Fenêtres - modèles courants
- modèles à petits bois
- modèles à simple vitrage
2—-Volets - volets à l'américaine
- volets pleins
- volets intérieurs
- cas de fenêtres de petites dimensions- persiennes repliables
3 - Portes
- porte ancienne réutilisable
- porte ancienne dégradée
- aucun modèle de porte n'existe
- autres solutions
4 - Peinture des menuiseries extérieures
- Fenêtres et volets
VI-Garde-cops et Ferrures Extérieures
1 - Garde-corps
2 - Barreaux de défense
3 - Peinture des ferrures extérieures.-PREAMBULE-
LE]
Chaque métier, chaque discipline ont leurs "règles de l'art" qu'il convient de respecter si
l'on veut parvenir au résultat recherché. L'architecture et la restauration des bâtiments anciens obéissent aussi à celle vérité première et la complexité des problèmes posés, où s'entremélent
des difficultés très diverses -notamment d'ordre technique, esthétique, archéologique, budgétaire, etc. impose, pour les résoudre correctement, l'intervention de spécialistes qualifiés.
Les quelques pages qui suivent ne prétendent évidemment pas remplacer l'expérience du professionnel, concepteur ni exécutant : elles ont pour objet de présenter quelques
principes et solutions élémentaires qui forment les conditions minimales nécessaires à suivre pour avoir quelques chances de réussir la restauration d'un bâtiment ancien ou pour insérer sa
maison neuve dans le paysage local sans le défigurer (1)
On sait bien, par ailleurs, qu'aucun recueil de recommandations architecturales ou de conseils, si détaillé soit-il, ne pourra jamais répondre aux innombrabies situations particulières qui se rencontrent dans la pratique. Celui-ci permettra peut-être d'éviter les plus graves erreurs et d'apporter quelques éléments d'information utiles à ceux qui ont à coeur de se poser les bonnes questions et de prendre en compte toutes les données du problème avant d'établir définitivement leurs projets, ou d’entreprendre un chantier.
* Les multiples questions soulevées par la consolidation des structures, qui exigent dans chaque cas la consultation d'architectes et d'entreprises qualifiés, ou par la restauration des locaux intérieurs, nécessitant à elle seule de longs développements, ne font pas l'objet du présent texte.(1)- Forget : partie de toiture en saillie par rapport au mur du bâtiment
2- Tuiles neuves
En cas d'impossibilité totale de récupérer des tuiles creuses anciennes, on peut utiliser
certaines tuiles neuves dont la teinte doit être choisie dans les tons terre cuite naturelle marron-rouge en s'inspirant de la couleur de la terre des tuiles traditionnelles locales et en
évitant aussi bien les modèles rouge vif que les tuiles faussement vieillies "chocolat foncé" :
_ tuiles creuses neuves posées sur liteaux, de préférence crochetées
- tuiles "romaines" 1tuile de dessous plate, tuile de dessus creuse)
- tuiles "romanes" mécaniques à emboîtement
Rappelons que ces modèles neufs sont à éviter pour les monuments ou édifices anciens
de grande qualité architecturale.
L Aspect général des toitures :
La restauration d'une toiture ancienne doit s'efforcer de respecter les caractéristiques
générales de l'architecture du pays et, autant que possible, tous les détails d'exécution sous peine de dénaturer complètement l'aspect et le cachet du bâtiment :
- Même pente de toiture, mêmes dimensions des forgets, à l’égout comme en rive latérale.
- Exécution des forqets en chevrons anciens récupérés, ou à défaut, en bois neuf de même
section ( section carrée de 10 à 13 cm) posés en conservant le même écartement.
Mèmes règles pour les autres sous-faces visibles de la couverture : galeries, auvents, porches, etc.
- Faîtages, arètiers, égouts et rives à exécuter en observant les techniques traditionnelles locales (forme, fixations, scellements, etc.)
- Charpente : les grosses pièces et chevrons en chêne ne sont bien souvent attaqués qu'en
surface (aubier) tandis que le coeur reste très dur et résistant, et beaucoup plus durable que tout élément en "sapin du nord" même traité.
En cas d'attaque assez grave (mérule, capricome...) le diagnostic du spécialiste est
indispensable, qui peut prescrire des injections sous pression ; sinon, les bois anciens
légèrement attaqués peuvent être traités par simple pulvérisation au produit fongicide -
insecticide incolore.
Les pièces de bois neuves apparentes à l'extérieur, telles que poteaux, chevrons du
forget et sous-faces visibles doivent, dans tous les cas, être colorées dans une tonalité "chêne foncé" se rapprochant au maximum des bois anciens conservés.Seuls, les bâtiments ulilitaires (granges, reluises, élables, elc,) ou les façades secondaires peu visibles pouvaient rester en maçonnerie de moellons apparents, soigneusement jointoyés à plein pour diminuer la pénétration d'eau dans les joints.
Le cas des demeures somptueuses (châteaux) ou des grandes églises, etc., aux façades souvent bâties en grandes pierres de taille appareillées, est évidemment différent, bien que de tels parements aient été parfois également badigeonnés.
Sans pouvoir, en quelques lignes, traiter les multiples cas possibles, rappelons brièvement les exemples les plus fréquemment rencontrés :
1 - Façades urbaines :
Façades à l'alignement des rues et places des villes ou des villages agglomérés.
- Enduits peints existants en bon état, ne nécessitant que des raccords locaux ou reprises isolées:
La meilleure mise en valeur possible d'une façade urbaine peinte — la « Méthode universelle" correspondant à la bonne tradition - consiste à faire ressortir sa modènature, c'est à dire bardeaux, comiches et moulurations diverses, dans une teinte claire telle que blanc cassé, par rapport au reste des murs, traités dans la gamme des tons "beige, coquiile d'œuf soutenu" donc légèrement plus sombre.
Rappelons que le produit choisi doit permettre la "respiration" des maçonneries
Dans le cas, assez courant, où subsistent des vestiges d'anciens décors peints -faux
appareil de pierre, chaînages d'angle, décor en trompe l'œil fausses ombres, fausses fenêtres, elc, s'inspirant de la tradition classique de l'architeclure monumentale XVIIe-XVITIe-XIXe siècles - il est très souhaitable de les reproduire le plus exactement possible, non sans avoir conservé un témoignage photographique de l'état préexistant. .
La suppression systématique, ces dernières années, de tous ces décors peints ou en relief, qui animent et agrémentent les façades traditionnelles, entraînent l'appauvrissement et la banalisation totale de l'architecture et du cadre urbain.
- Enduits existants en mauvais état (décollements, fissures, chutes d'enduit).
Les façades urbaines ont toujours été enduites, pour les raisons techniques précitées, ce qui permettait en outre d’économiser beaucoup d'argent dans la maçonnerie des murs : cen'est pas un hasard, en effet, si le piquage des vieux crépis ne découvre, la plupart du temps, à la grande déception dus propriétaires, que des maçonneries assez médiocres, irrégulières souvent même hétéroclites (moellons petits et grossiers auxquels se mêlent souvent des récupérations diverses telles que briques,pierres taillées réemployées, bois, etc.)
Si l'on ajoute que les diverses transformalions apportées par chaque siècle ont laissé dans les maçonneries des traces souvent imprévues, on ne s’étonnera pas que ces façades "écorchées" par un mauvais ravalement fassent plutôt mauvaise figure, sains insister sur les graves entrées d'humidité qui en résultent dans les murs.
Outre ces inconvénients, la crasse due à la pollution de l'air s'accroche aux moindres aspérités du parement et entraîne un vieillissement et un encrassement de la façade en peu d'années. ,,
La solution technique et esthétique la meilleure est donc. - sauf exception motivée - l'enduit, réalisé en mortier de chaux grasse (blanche) coloré par un sable de carrière jaune en laissant apparaître les belles pierres taillées : linteaux , encadrements de baies, chaînes d'angles. L'enduit vient s'amortir progressivement à fleur de ces pierres taillées, sans former aucun bourrelet ni biseau disgracieux.
La finition peut être talochée (on dit aussi frisée) au petit bouclier en bois, grattée à la tranche de l'outil : on prend soin dans ce cas de râcler uniformément la façade, en se gardant bien de dessiner des rayures, des étoiles ni des "boutons" comme on le voit trop souvent, qui
défigurent et ridiculisent les bâtiments.
- Précautions élémentaires :
+ Ne jamais "sabler' les pierres pour les nettoyer : le sablage, même léger, détruit l'épiderme de la pierre calcaire et la rend fragile et vulnérable au gel. Plusieurs procédés existent pour laver et décrasser parfaitement une pierre taillée sans attaquer à vif son parement. En plus, des dommages irréversibles qu'entraîne le sablage, la pierre ainsi traitée prend un aspect blafard uniforme qui contraste avec la patine beige-ocrée des
pierres anciennes correctement nettoyées.
La technique à choisir - après essais - est fonction de la dureté et de l'état de surface de
la pierre : lavage à l'eau sous faible pression, jet de vapeur, brossage, lessivage à l'eau
additionnée de produits non corrosifs, etc.
+ Eviter les couches trop généreuses d'enduits de fond et l'utilisation de la règle supprimant toutes les irrégularités qui font "vivre" les vieux murs : éviter les surfaces trop
parfaitement planes, et les arêtes strictement rectilignes dans les bâtiments anciens.
+ Proscrire le ciment qui enveloppe le mur ancien, fait de chaux et de sable terreux, dans un
étui trop imperméable et trop dur, avec tous les inconvénients bien connus : retrait,
faïençage, auréoles, salissures, humidité et condensation internes, etc.° Proscrire les enduits "bosselés" ou "baveux" ou faussement rustiques qui accrocheni les poussières et dénaturent les façades anciennes: l'architecture de la rue n'est pas un (mauvais) décor pour l'Auberge du Cheval Blanc.
2 - Architecture rurale, bâtiments agricoles anciens, fermes.
Le style de ces bâtiments comme leur environnement s'accommodent souvent de maçonneries non enduites - pierres, briques, alternances brique et galets, etc. - lorsque deux conditions sont réunies :
1/ - les matériaux doivent être en bon état de conservation : la brique ancienne; en particulier, est parfois dégradée en surface, et fragile, donc gélive.
2/ - Leur mise en œuvre doit être suffisamment belle et régulière pour mériter qu'on les présente en façade : éléments correctement dimensionnés ou taillés, lits horizontaux bien
dessinés, notamment.
Si tel est bien le cas, il est alors possible de laisser apparaître les matériaux de construction des murs en ayant soin d'effectuer les joints conformément aux règles de l'art et à la bonne tradition :
- joints pleins largement "beurrés" et grattés à fleur du parement.
Dans le cas de maçonnerie de pierres, c'est l'enduit à pierres vues. Ce type de joints, le seul qui assure à la fois une protection minimale du ur contre les intempéries el un aspect exactement conforme à l'exécution ancienne et à l'esprit des bâtiments ruraux typiques, s'effectue en remplissant généreusement les joints préalablement creusés, de façon à faire légèrement déborder le mortier par rapport au parement : on dégage ensuite la tête des pierres en râclant le trop plein de mortier avec la tranche de l'outil (proscrire totalement la brosse).
- joints exécutés en mortier de chaux grasse (blanche) coloré par un sable jaune, conformément a celui qui compose les enduits (proportion habituelle : 3 à 4 volumes de sable pour 1 volume maximum de chaux grasse).
Il est essentiel pour la bonne conservation du mur et de son matériau constitutif que le mortier de joint présente une porosité sensiblement voisine de celle de ce matériau. .
Il faut enfin ne pas oublier que des maçonneries anciennes apparentes, même jointoyées dans les règles de l'art, sont évidemment plus vulnérables à l'eau et au gel que dans le cas d'enduit. ,
IV - Percements :
- Je principe général consiste à respecter, ou parfois même à rétablir l’ordonnance et l'esprit dus façades Les plus caractéristiques et les mieux conservées.
10L- conservation ou restauration des encadrements anciens existants
lis sont en pierre de taille, le plus souvent (linteau, jambages et pierre d'appui) parfois
moulurés ou chanfreinés (angle abattu).
Les maisons modesles, ou les façades secondaires, peuvent présenter des encadrements
en matériau enduit (briques par exemple) ou en bois apparent : ils sont alors à restaurer à
l'identique, dans le respect de la tradition locale. De nombreux problèmes techniques peuvent
survenir : un linteau de pierre fendu peut être redressé et consolidé s'il n'est pas possible de le remplacer, des encadrements dégradés peuvent être réparés et "ragréés" en utilisant un mortier de chaux de même teinte que la pierre ; une fenêtre peut parfois, sans dommage pour
l'harmonie de la façade, être transformée en porte, où vice-versa, sous réserve d'une exécution
soignée.
Des baies murées depuis longtemps peuvent apparaître à l'occasion d'un décrépissage :
il est parfois souhaitable de les dégager pour améliorer l'éclairement des locaux tout en restituant i'aspect préexistant de la façade,si leur réouverture s'avère impossible, il est souvent intéressant de laisser apparaître les encadrements anciens pour exprimer l'histoire de la construction du bâtiment et faciliter la "lecture" de la façade.
2. - Nouveaux percements
I1 est fréquemment nécessaire de percer de nouvelles ouvertures dans un bâtiment
ancien, soit pour éclairer des pièces nouvellement aménagées, soit pour augmenter la clarté des pièces existantes.
Cette opération est presque toujours possible sans défigurer les façades concernées, à
condition de suivre quelques règles simples, ou mieux de consulter un architecte expérimenté en restauration.
Dans tous les cas, il faut savoir que la structure d'un mur ancien, quel qu'il soit, doit être
transformée le moins possible, ce qui impose de n'y percer que les baies strictement
nécessaires: la surface de celles-ci, en particulier, doit être soigneusement modulée en
fonction de l'utilisation du local (des chambres demandent moins de lumière qu'une cuisine, par exemple).
Par ailleurs, la position et l'aspect de la nouvelle baie doit absolument respecter les
lignes et le rythme de la façade, ainsi que les proportions des fenêtres existantes.
Les situations les plus rencontrées se regroupent en deux familles de cas :
- Façades régulières ou ordonnancées (façades urbaines, notamment).
Les fenêtres sont régulièrement disposées, parfois symétriquement : le nouveau percement doit conserver les dimensions des fenêtres du même étage.
11Sa position ne doit pas rompre le rythme des baies existantes, ce qui n'est pas toujours
possible.
- Façades non régulières (architecture rurale, généralement)
garder les dimensions des fenêtres voisines existantes, ainsi que leur proportion verticale :
2/3 le plus souvent, parfois 1/2 dans l'architecture ancienne, pour les pièces principales. Les baies de petites dimensions (pièces secondaires) doivent également garder une
proportion verticale, 3/4 environ.
le positionnement des baies ne doit pas apporter à la façade une régularité "parasite" qui
serait lotalement étrangère à l'esprit de l'architeciure rurale: une étude attentive des
largeurs des "pleins" (distance entre 2 fenêtres consécutives) est à faire dans chaque cas en
tenant compte de l'effet des volets en position ouverte, et des différents types de baies
nécessaires (grandes ou petites, avec ou sans volets ou barreaux de défense,
etc…). Autrement dit, les largeurs visibles de deux pans de mur consécutifs doivent être,
en principe, nettement différentes.
On arrive ainsi au principe fondamental suivant lequel une façade rurale reste "vivante",
accueillante, agréable à voir lorsque des fenêtres de même catégorie (donc de dimensions semblables) ne sont pas réparties trop régulièrement.
Une façade rurale ne doit pas non plus être trop percée; les murs pleins doivent dominer
largement par rapport à la surface des "trous", Il faut en particulier détruire le mythe très
tenace qui prétend qu'une façade aveugle, ou très peu percée, n'est pas belle !.…
L'architecture rurale ou villageoise offre autant d'exemples que l'on veut de façades ou de pignons aveugles qui sont aussi "présentables" et aussi beaux que les façades percées : c'esl alors la beauté des matériaux, les proportions humaines, les plantations, la patine du
temps, etc. qui font le caractère du bâtiment. Ces façades - c'est Le qualificatif d'aveugle" qui les dévalorise - sont malheureusement de plus en plus souvent défigurées au nom de
cette contre-vérité, en les perçant de baies mal proportionnées et équipées de menuiseries inadaptées.
Si la façade rurale ne supporte pas les baies trop systématiquement régulières, elle
n'accueille pas mieux les trous percés n'importe où et de dimensions hétéroclites : à titre
d'exemple, une façade "courante" peul contenir au maximum 1 porte d'entrée, une porte de
garage ou de grange,une série de fenêtres principales semblables, 1 petite baie secondaire
et, le cas échéant, des fenêtres de combles axées sur les précédentes, ce qui donne déjà 5
types différents d'ouverture. Au delà de ce chiffre, en règle générale- les exceptions la confirme comme il se doit - la façade devient incohérente et perd son harmonie et son
équilibre.
V.- Menuiserie Extérieures :
Le dessin et la teinte des menuiseries extérieures — fenêtres - et portes - Ont un impact
capital, déterminant sur l'aspect et la mise en valeur des immeubles. Des menuiseries
12médiocres ou inadaptées détruisent pour des dizaines d'années la beauté architecturale ou le caractère d’une façade ancienne, outre le gaspillage financier qu'elles impliquent.
Lechoix en la matière ne saurait donc être improvisé à la hâte, comme on le fait trop souvent pour des opérations jugées secondaires, ni imposé par l'artisan lui-même, car il conditionne véritablement la réussite — ou l'échec - de la restauration.
Si l'on se donne pour objectif de valoriser une façade et d'exploiter à fond toutes ses qualités, il n'est pas exagéré de dire que ce choix constitue l'une des phases les plus délicates de la conception du projet,
La forme exacte des menuiseries, le mode de construction, la nature et les dimensions
des bois, le ferrage des éléments, leur fixation dans la maçonnerie, la protection de l'immeuble contre l'effraction, la question controversée des menuiseries isolantes, la prise en compte du style de la façade, la nature et la teinte des revêtements, etc … sont autant d'interrogations qui se posent d'un seul coup lorsqu'il s'agit de refaire les menuiseries extérieures d'un immeuble, et dont chacune exige une réflexion approfondie.
Là encore, les éléments qui suivent ne peuvent traiter toutes les situations pratiques, extrêmement variées, et se contenteront d'esquisser les solutions des problèmes les plus courants.
Précisons enfin qu'il est toujours préférable de ne réaliser qu'une partie de l'équipement nécessaire de l'immeuble, mais en menuiseries bien étudiées - donc plus coûteuses la plupart du temps - que de poser en une seule opération un équipement médiocre ou inesthétique.
LE - Fenêtres
Une seule fenêtre dégradée à remplacer dans un ensemble homogène en bon état ne soulève pas de difficulté particulière, sa réfection se fait à l'identique en reproduisant exactement les dimensions des modèles existants.
L'affaire se complique dès l'instant où plusieurs fenêtres - ou la totalité - sont à reconcevoir dans une même façade.
Dans le cas où subsisient un ou plusieurs lémoignäges de menuiseries plus anciennes, il peut être souhaitable, suivant les qualités de l'immeuble, de les utiliser comme modèle dans la conception des fenêtres neuves. Il n'est pas rare, en effet, de retrouver dans des ouvertures secondaires (escaliers, greniers, etc. ) des vestiges de menuiseries du XVIIIe ou du début du XIXe siècle. La reproduction de leurs dessins et cotes donnera toujours les formes les mieux harmonisées au caractère de l'édifice.
- Modèles courants à 6 ou 8 carreaux
La plupart des habitations anciennes, au moins celles qui ne présentent pas un caractère "monumental" ni une décoration particulière, se satisfont de menuiseries à 6 ou 8 carreaux suivant les proportions des fenêtres : 6 pour la proportion 2/3 et 8 polir la proportion 1/2, ce
13qui doit donner par conséquent pour chaque vantail 3 ou 4 carreaux de forme carrée ou
légèrement plus haute que large,
Les fenêtres de proportion carrée, comme celles que présente bien souvent la maison
urbaine ou villageoise pour éclairer les étages sous comble de fait hauteur en façade, sont à
équiper de menuiseries à 4 carreaux (2 par vantail).
Ce type de menuiserie présente tous les avantages : il convient parfaitement au style des
édifices anciens les plus communément répandus, il confère une transparence satisfaisante à la baie, et son prix de revient est raisonnable, comparé à des solutions plus recherchées (V, ci- après).
Il est même parfois possible, lorsque le hasard veut que les percements anciens à
équiper ont des cotes identiques à l'urne des dimensions normalisées du commerce, d'obtenir les dessins que l'on vient de décrire, à partir des modèles préfabriqués à 2 grands carreaux (1
carreau allongé par vantail). Totalement inadapté, dans sa forme initiale, au caractère des immeubles anciens - il banalise l'aspect des fenêtres traditionnelles et fausse les proportions - ce type de menuiserie peut être facilement transformé par le menuisier en adaptant à chaque vantail les pelits bois horizontaux nécessaires pour le partager en 2, 3 ou 4 parties carrées
égales selon les proportions de la fenêtre. Cette opération simple et économique, assez
rarement possible, est évidemment à rejeter lorsque les dimensions ne concordent pas, rendant nécessaires des ajustements peu esthétiques. Il est en fait presque toujours nécessaire de concevoir des menuiseries dites "sur mesures".
Rappelons enfin qu'il faut absolument proscrire les carreaux "écrasés" c'est-à-dire plus
larges que hauts : une fenêtre carrée, ou presque carrée, ne peut jamais accueillir 6 carreaux de forme correcte. Il importe donc dans chaque cas d'effectuer le dessin coté exact de la
menuiserie à insérer dans la baie.
- Modèles à petits bois (dits aussi "à petits carreaux" )
Ces modèles, assez coûteux, soni souhailables pour des immeubles de grand caracière
architectural, et en particulier polir ceux dont l'édification remonte aux XVIIe ou XVIIIe
siècles. Lorsqu'ils sont bien dessinés, ils donnent effectivement aux façades restaurées une unité et une harmonie incomparables.
Il est essentiel, dans ce cas, de prévoir pour les petits bois unie largeur visible en façade
au moins égale à 35 mm conformément aux modèles traditionnels.
Des dimensions trop minces, de 20 à 30 mm, leur donne une apparence artificielle qui
jure avec le caractère authentique et massif de la façade ancienne.
14- Modèles à simple vitrage
Certaines ouvertures peuvent recevoir, sans dommage pour l'esthétique d'ensemble des
"glaces" de dimensions variables sans découpage de l'ouverture par des petits bois, à
condition rappelons-le de rejeter totalement les menuiseries à 2 vantaux munis chacun d'un
seul carreau allongé.
D'un emploi délicat, ces solutions peuvent conduire à des résultats esthétiques
excellents, ou au contraire lamentables, suivant le talent de l'homme de l'art qui les conçoit...
Elles sont utilisables soit pour des baies de petites dimensions (pièces utilitaires, escaliers, greniers, etc...) soit au contraire pour de très grandes ouvertures qu'il serait illogique de
diviser en trop nombreux compartiments , les baies anciennes qui éclairent des magasins
peuvent recevoir une simple vitre , qu'elles soient à arcades ou rectangulaires; les anciennes
portes de grange posent évidemment un problème plus délicat lorsqu'on les transforme en baie de séjour, suivant une pratique très fréquente ; l'ouverture peut alors se partager en plusieurs parties pour répondre aux nécessités pratiques d'ouverture de la baie, mais l'opération exige une recherche esthétique poussée.
Dans tous les cas, le matériau à utiliser -bois ou métal - pour la menuiserie , ainsi que
le dessin de celle-ci doivent faire l'objet d'une étude très soignée afin d'harmoniser l'opération
de conception contemporaine , avec l'esprit d'une façade ancienne plus ou moins iypée : ce
mariage entre deux styles d'époques très différentes est parfaitement possible si l'on a recours à un concepteur qualifié autant qu'expérimenté.
Précisons, par ailleurs, qu'une solution contemporaine adoptée pour une seule baie de la
façade considérée se justifiera d'autant mieux, esthétiquement, que celle baie aura une forme différente des autres, et une fonction particulière dans l'immeuble : porte d'entrée, ouverture commerciale, etc.
2. Volets :
Le dessin des volets extérieurs d'une façade revêt, on s'en doute autant d'importance que celui des autres menuiseries.
Or, les volets préfabriqués du commerce sont en général totalement étrangers par leur
conception même, aux édifices anciens, à fortiori lorsqu'il est nécessaire de les découper pour
les faire entrer dans l'ouverture des baies : dimensions des éléments beaucoup trop légères, donnant une impression de fragilité, laideur du Z systématique comme de l’allure générale.
Il faut donc les éviter et prévoir la fabrication des volets «sur mesures » et nous
examinerons successivement les différentes solutions acceptables :
15- Volets persiennes "à l'américaine"
( ces modèles à claire-voie, dits encore "à lamelles" sont à deux vantaux et en bois,
contrairement aux "persiennes repliables”", généralement métalliques) Correspondant à une tradition relativement récente (début du XVIIIe siècle) ils sont encore dans la plupart des
villes, les modèles les plus répandus, et leur aspect esthétique s'harmonise parfaitement avec l°architecture ancienne.
On les fabrique souvent encore, mal gré un coût assez élevé, leur défaut total d'isolation
thermique et phonique, et leur inefficacité contre l'effraction.
- Volets pleins
La plupart des façades anciennes s'accommodent fort bien d'un ensemble de volels
pleins - et s'en trouvent même embellies, "habillées"- pourvu que leur aspect réponde à deux critères obligatoires :
* _Iis doivent être copiés sur de bons modèles : les "Z®® comme les planchettes trop légères
et de largeur systématiquement répétitive sont à abandonner, au profit du volet "à
panneaux" ou à lames croisées, ou à larmes verticales,
° Ces volets sont à peindre dans des {ons clairs (V, plus loin) et surtout ,pas à trailer dans un
soi-disant ton "bois naturel” qui, avec les bois neufs et les produits d'imprégnation du
commerce, se termine toujours par des couleurs criardes : jaune "chêne clair" ou “sapin”,
jaune orange « mélèze » ou rouge "acajou" ou "noyer", incompatibles avec l'architecture ancienne.
- Volets intérieures
Certaines façades particulières gagnent à être débarrassées de loul volet exiérieur, qui en cacherait les lignes ou les détails d’architecture : il en est ainsi de celles qui comportent des fenêtres à meneaux (anciennes croisées de pierre partageant la baie en 2 ou 4 parties) ou dont la structure en pans de bois est laissée apparente. D’ autres encore présentent des fenêtres dont les encadrements en pierre taillée sont moulurés ou sculptés. Certains édifices peuvent ne montrer qu’une seule fenêtre moulurée, ou à meneaux : ces baies sont le témoignage de dispositions plus anciennes qu il importe de mettre en valeur et les volets extérieurs,
acceptables pour les autres baies.
Il est alors souhaitable de prévoir la réalisation de volets intérieurs, fixés sur le côté
intérieur de l'huisserie, et dont le dessin peut utilement s'inspirer des nombreux exemples anciens encore visibles dans les immeubles des quartiers historiques.
16Ajoutons que les fenêtres de grenier, généralement carrées, ne sont pas non plus à équiper de volets extérieurs qui casseraient les lignes architecturales de 1a façade.
- Cas des fenêtres de petites dimensions : il est souvent plus simple de remplacer le volet de fenêtre d'une pièce secondaire (escalier, salle de bains, etc:..) qui nécessiterait des manœuvres quotidiennes, pour un barreaudage solide, adapté au caractère du bâtiment (V, chapitre VI, parag. 2). Cette solution, plus fonctionnelle et moins coûteuse que celle des volets, présente parfois l’avantage supplémentaire de mieux dégager la façade considérée.
- Persiennes repliables métalliques :
Ces volets d'un type récent (début du siècle) sont d'un effet très médiocre sur un immeuble ancien. Ils présentent néanmoins un intérêt pratique dans des cas bien précis pour protéger une baie particulièrement exposé à l'effraction et où il serait impossible de disposer des barreaux, on peut alors les utiliser en les réservant aux façades secondaires ou aux baies peu visibles, et à condition de les "noyer" dans la teinte exacte de l'encadrement de la baie(ton pierre ou autre).
Lorsque des persiennes repliables, métalliques ou en bois, existent déjà sur une façade et qu'il n'est pas envisagé de les remplacer, il est important de les peindre comme il vient d'être dit, ce qui a pour effet de réduire notablement leurs inconvénients esthétiques.
3. - Portes
La valeur fonctionnelle et symbolique de la porte d'entrée - l'huis - a souvent été, à toutes les époques et en toutes régions, l'occasion pour le propriétaire de décorer sa maison ou d'affirmer sa richesse et son rang, et pour les artisans d'exercer leur habileté, voire leur virtuosité.
Comme ces portes alliaient la solidité au soin, ou au talent, de l’exécution, nombre
d'entre elles ont pu traverser les siècles malgré leur situation exposée à l'humidité et aux chocs. Ainsi la plupart des quartiers historiques en présentent-ils différents modèles des XVIII et XIXe siècles, parfois du XVIIe,plus rarement au delà.
Leur état de conservation est évidemment variable, mais il est certain que celles qui ont survécu sont particulièrement résistantes et peuvent; presque toujours faire l'objet d'une remise en état pour un coût acceptable même si beaucoup d'artisans répugnent à le faire faute d'expérience : "votre porte est irrécupérable, sa restauration coûterait plus cher qu'une neuve" est la formule consacrée. ».
Il faut bien savoir que l'ignorance du praticien ne peut en aucun cas, justifier la destruction d'une porte ancienne qui est le témoignage irremplaçable, souvent exemplaire, d'un savoir-faire en voie d'extinction. Elle justifie encore moins la pose d'un modèle industrialisé - caricature qui mélange de façon grotesque des réminiscences de styles variés en
17les agrémentant de fers faussement forgés - dont la laideur agressive jurerait horriblement avec Îa sobriété discrète et d'équilibre des façades anciennes.
Trois cas se présentent le plus souvent :
- Porte ancienne réutilisable : remise en état à l’identique, qui ne peut être faite que par
un menuisier ayant un minimum d'expérience et de "goût " pour les choses anciennes.
L'absence fréquente de cadre dormant peut être facilement compensée par la pose de
baquettes et de joints d'étanchéité plus ou moins perfectionnés dont on trouve différents
modèles dans le commerce.
Les portes anciennes étaient presque toujours peintes pour les protéger des intempéries. Il est donc inutile, et même nuisible de prendre la peine de les décaper en risquant de
détériorer davantage la surface du bois donc de compromettre sa conservation. Inutile
d’insister, là encore, sur les méfaits du sablage qui entraîne des dommages irréparables autant
qu'inesthéliques pour les anciennes menuiseries. La porie extérieure , en outre, n’a jamais élé traitée comme un meuble d'appartement ciré, et le résultat le meilleur et le plus durable est
obtenu soit avec une laque très sombre (tête de nègre, bleu nuit. ) soit avec une teinte gris clair, les ferrures n'étant jamais peintes en noir, mais en gris moyen.
- Porte ancienne dégradée et irrécupérable : lorsqu'il s'agit d'un modèle présentant un
dessin original ou intéressant, il est préférable de le reproduire le plus fidèlement possible tout en réutilisant les ferrures qui peuvent l’être, La peinture est encore le meilleur revêtement, bien qu'un ton très soutenu de bois naturel "chêne foncé" soit acceptable dans certains cas.
- Aucun modèle ancien n'existe dans l' édifice : il convient alors de s'inspirer
directement des modèles régionaux authentiques encore en place dans des édifices de style et d'époque comparables. Deux groupes principaux existent encore un peu partout :
* modèles "menuisés" à panneaux et cadres assemblés, diversement moulurés
* modèles simples "à lames croisées" présentant deux couches de planches épaisses et
larges clouées ensemble (clous forgés à tête large, retournés derrière la porte, que l'on
remplace aujourd'hui par des "clous mariniers", vendus en quincaillerie, d'un effet
similaire). La couche tournée vers l'intérieur de la maison est verticale : l'autre, visible
extérieurement, peut être horizontale ou figurer des motifs variés.
- Autres solutions : certaines portes, simples ou doubles, peuvent être traitées dans un esprit contemporain en utilisant un vitrage épais, qui peut être monté nu ou au contraire serti
dans un cadre de menuiserie le plus fin possible et de teinte sombre (lon bronze, par exemple) se fondant avec le trou vitré. La solution adéquate varie avec chaque cas et exige une étude technique et esthétique élaborée.
184. - Peinture des menuiseries extérieures :
- Fenêtres et volets :
La solution qui offre, et de très loin, la meïlleure mise en valeur d'une façade ancienne
est sans doute possible la couleur blanche, ou plus exactement le blanc légèrement cassé de
"Terre d’ombre »(colorant que l’on peut se procurer partout).
Cette teinte appliquée aux fenêtres et volets donne aux façades les plus modestes une
“dignité” incontestable, et confère noblesse et grandeur classique aux édifices de qualité. La méthode, fort simple, consiste à ajouter au blanc la quantité de colorant juste nécessaire pour casser la teinte pure, trop agressive, mais en prenant soin de rester dans une teinte blanche
nettement plus claire que l'enduit ou la pierre des murs ; les menuiseries doivent ressortir en
blanc par rapport aux façades.
Une autre solution recommandable est celle du "gris perle"
- soit gris pâle à peine cassé de beige - qui à l'inverse donne des menuiseries légèrement plus
soutenues que la façade.
D'autres leinles de peinlure sont acceptables, bien que d'aspect plus banal, telles que
"marron glacé ", beige foncé, vert olive, bordeaux, etc... le contraste obtenu avec la façade
claire étant d'un effet beaucoup moins intéressant que dans les cas précédents.
La mode du faux "bois naturel", déjà évoquée qui tend à se répandre partout depuis une quinzaine d'années, est à éviter dans la grande majorité des cas : elle illustre effectivement l'ignorance la plus totale d'une tradition séculaire qui n'a jamais utilisé - sauf pour les
éléments mobiliers intérieurs - la teinture des bois en jaune, orangé, rouge, etc.
Toutefois, le cas de bâtiments ou d'annexes de fermes présentant un caracière rustique très marqué est à considérer à part ; des menuiseries extérieures neuves en bois apparent ne
jurent pas si elles sont traitées dans un ton "chêne foncé" ou "chêne vieilli" pris sur les nuanciers du commerce ; la teinte obtenue généralement est un marron moyen d'un aspect très discret.
Le bois neuf y compris le sapin et le chêne ne doivent jamais être badigeonnés au produit d’imprégnation incolore qui fait aussitôt apparaître une teinte vive jaune ou orangée désagréable, dont le vieillissemenL est esthétiquement très mauvais (teintes grisâtres disgracieuses d'aspect variable suivant l'exposition du bois) et qui exige un entretien constant.
19VL..- Garde-corps et ferrures extérieures :
1. Gardes - corps (balcons)
- Les garde-corps anciens sont évidemment à conserver et, le cas échéant , à réparer à
l’ identique. Un garde-corps manquant, détruit ou irrécupérable, doit être également refait à
l'identique.
- La surélévation d'un garde-corps, souvent nécessaire pour répondre aux normes de
sécurité, peut être parfois réalisée en posant à la hauteur voulue, au dessus de l'élément
existant, une simple main courante piate exécutée en fer plein, On peut également fixer
derrière le balcon une plaque de plexiglas ou de verre feuilleté prenant toute la largeur de
l'ouverture. Dans tous les cas, la consultation d'un homme de l'art est nécessaire afin de
s'assurer du respect de la réglementation comme du caractère architectural de l’immeuble.
- La pose de plusieurs garde-corps neufs dans une façade, ou un étage, qui n'en possède pas est un problème plus délicat qui nécessite également l'intervention d'un homme de l'art qualifié.
À titre d'exemple, une façade très simple peut se contenter d'un barreaudage vertical en
fers pleins ronds ou carrés, maintenus par deux lisses horizontales, tandis qu’un bâtiment de
grande valeur demanderait un traitement plus recherché utilisant des éléments inspirés de modèles traditionnels locaux.
2. - Barreaux de défense
Les grilles de défense sont généralement d'une conception très sobre dans le
département et n'ont pas de caractère vraiment décoratif si l'on excepte celles que l'on
rencontre en “imposte" des portes d'entrée : la grille qui protège l'ouverture située au dessus
de la porte servant à éclairer le couloir fut souvent le prétexte d'un décor de ferronnerie,
toujours parfaitement accordé au caractère de l'immeuble, et qu'il convient de conserver
lorsqu’il existe.
Lorsqu'il s'agit de créer une grille de protection dans une baie qui en est dépourvue, le
meilleur résultat est obtenu en réalisant un simple barreaudage vertical en fers carrés pleins de 25 à 35 mm de section, renforcés ou non , suivant leur hauteur d'un ou plusieurs barreaux
horizontaux dans lesquels ils sont alors engagés,3. - Peinture des ferrures extérieures :
Les ferrures extérieures ne doivent jamais être peintes en noir vif, ce qui leur donne
inévitablement une allure sévère et "tape-à-l'oeil" à la fois. C’est pourtant une erreur fort
répandue en restauration.
Les teintes souhaitables sont, suivant le caractère et l’époque de la ferrure : gris clair,
gris sombre, brun tête-de-négre, gris-brun, noir cassé, etc.
Les ferrures décoralives anciennes des portes d'entrée peuveni recueillir une teinte
légèrement plus sombre que celle de la menuiserie elle-même : gris foncé, par exemple, sur une porte gris--clair (poignée, entrée de serrure, cloutage, pentures et gonds, etc….).
A l'inverse, les ferrures des volets et fenêtres, qu'elles soient anciennes ou neuves, sont.
à peindre dans la nuance exacte de la menuiserie : des ferrures rehaussées en noir deviennent des éléments "plaqués" qui ne s'accordent plus avec la logique très fonctionnelle de la
menuiserie.
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