Offres
API
Connexion
Documents similaires
PLU - Rapport de présentation - Partie 3
PLU - Rapport de présentation - Partie 2
PLU - Annexes - Plan erdf
PLU - Rapport de présentation - Partie 1
PLU - Rapport de présentation - Partie 2
PLU - Rapport de présentation - Partie 2
PLU - Rapport de présentation - Partie 2
PLU - Rapport de présentation - Partie 3
PLU - Rapport de présentation - Partie 2
PLU - Annexes - Plan sup 2
PLU - Rapport de présentation - Partie 2
Document publié le Mardi 14 mars 2017 par la commune d'Ouanne.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Partie 2)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes, Bois et produits du bois,
Commune de OUANNE (89, Yonne)
Plan Local d'urbanisme
Pièce n°1-1: Guide des zones environnementales
sensibles en Forterre
CDHU- Conseil Développement Habitat Urbanisme
9 boulevard Vaulabelle 89 000 Auxerre
Tel: 03.86.51.79.31
Arrêté par délibération du Conseil Municipal du:
Cachet:
Approuvé par délibération du Conseil Municipal du:
Cachet:SOMMAIRE
INTRODUCTION ......................................................................................................................3
CHAPITRE 1: LES MILIEUX INVENTORIES ET PROTEGES PAR LE RESEAU NATURA 2000........5
1.1. Présentation ................................................................................................................5
1.2 Les zones Natura 2000 sur la Communauté de Communes de Forterre .....................5
FICHES DESCRIPTIVES DES ZONES NATURA 2 000 .................................................................6
SIC « Cavités à chauves-souris en Bourgogne » .....................................................................7
SIC « Pelouses associées aux milieux forestiers des plateaux de Bourgogne" ....................11
CHAPITRE 2: LES MILIEUX INVENTORIES ET PROTEGES PAR LES ZNIEFF .............................14
2.1. Présentation ..............................................................................................................14
2.2 Les ZNIEFF dans la Communauté de Communes de Forterre ...................................15
FICHES DESCRIPTIVES DES ZNIEFF DE TYPE I ........................................................................16
ZNIEFF Carrières de Champoux ............................................................................................17
ZNIEFF Carrières de Courson Ouest .....................................................................................20
ZNIEFF Les Carrières de Molesmes ......................................................................................23
ZNIEFF Les Carrières d'Aubigny ............................................................................................26
ZNIEFF Les Carrières des Fourneaux ....................................................................................29
ZNIEFF Bois de Druyes en Forêt de Frétoy ...........................................................................32
ZNIEFF Marais de Druyes .....................................................................................................34
ZNIEFF Bois Bailly Bois de Bazarnes et de Trucy-sur-Yonne, Le Boischot ............................36
FICHES DESCRIPTIVES DES ZNIEFF DE TYPE II .......................................................................38
ZNIEFF Massif forestier de Val de Mercy à Courson et de Vincelles à Mailly-Le Château ..39
ZNIEFF Forêt de Frétoy .........................................................................................................41
FICHES DESCRIPTIVES DE PROTECTION DES CHAUVE-SOURIS.............................................43
FICHES DESCRIPTIVES DE PROTECTION DES MILIEUX ..........................................................52INTRODUCTION
Prescriptions juridiques applicables aux documents de planification:
l'anticipation des projets à venir
L'article 6.3 de la directive "Habitats" dispose que "tout plan ou projet non lié ou nécessaire à la gestion d'un site Natura 2000 ou d'une ZNIEFF , mais susceptible de l'affecter de manière significative...fait l'objet d'une évaluation appropriée de ses incidences sur le site, eu égard aux objectifs de conservation de ce dernier".
En conséquent, tout projet de programme, travaux ou aménagements soumis à un régime d'autorisation ou d'approbation, susceptible d'affecter de façon notable un site Natura 2000 désigné en droit français, doit faire l'objet d'une évaluation de ses incidences au regard des objectifs de conservation ( article L414-4 et R 414-19 du Code de l'Environnement).
Pour ne pas envisager des projets qui s'avéreraient difficilement réalisables compte tenu de l'enjeu de protection représenté par des habitats et espèces d'intérêt communautaire, il importe d'identifier, à l'occasion de l'élaboration des documents d'urbanisme, les incidences de ces projets prévoyant de l'urbanisation et des aménagements dans, ou à proximité, d'un site Natura 2000.
Ces dispositions trouvent leur origine dans l'ordonnance du 3 juin 2004 et le décret du 27 mai 2005, modifiant le Code de l'Urbanisme. Elles imposent d'effectuer une évaluation des effets potentiels ou avérés sur l'environnement des documents de planification, dont le Plan Local d'Urbanisme ( articles L 121-10 s et R 121-14 s du Code de l'Urbanisme).
Une évaluation environnementale spécifique
La prise en compte de l'environnement dans les Plans Locaux d'Urbanisme est déjà prévue par la loi SRU ( articles L 121-1 et R 123-2 du Code de l'Urbanisme).
L'évaluation environnementale sur le territoire communal présente plusieurs particularités par rapport à la prise en compte de l'environnement prévue initialement.
Le principe d'évaluation est lié à l'importance des incidences des projets que permet le Plan Local d'Urbanisme lorsqu'ils sont de nature à affecter de façon notable les habitats et espèces d'intérêt communautaire, de un ou des sites Natura 2000 au regard de leurs objectifs de conservation ( article L 414-4 du Code de l'Environnement).CARRIERES DE \ D éééintiet ACIS BAILLY ACHS DE BAZARNES FE CARRIERES DES COURSON QUES ET DE TRUCY-SUR-YONNE FOURNEAUX Ce rien. LE BOISCHOT
A L LES CARRIERES \ DE MOLESMES
SE ] L + CARRIERE ns LS
Te CARRIERES ” CHAR OL 3 he e
Ô AUBIGNY
KZ £ Fe
BCIS DE DRUYE EN
FORET DE FRETOY
MASSIF FORESTIER DE VAL DE
MERCY À COURSON ET DE
VINCELLES À MAILLY LE CHATEAU
MARAIS OE
DRUYES
NN 0 2,5 5 km MARAIS ET COTEAUX
DE DRUYES À ANDRYES
2NEFF ! Natura 2000
” ZNIEFF 2
SK nn
K "etrmte ce pm
Lime de ls Communaté
de commmes
Sources: BD Chambre d'Agriculture / GOREAL Bourgogne
TT] um connais
Carte de synthèse des zones de protection naturelle
sur la Communauté de Communes de ForterreCHAPITRE 1: LES MILIEUX INVENTORIES ET PROTEGES PAR LE
RESEAU NATURA 2000
1.1. Présentation
La loi n° 2001-1 du 3 janvier 2001 a donné habilitation au Gouvernement à transposer, par ordonnances, des directives communautaires. L’ordonnance du 11 avril 2001 a donc donné une existence juridique aux sites Natura 2 000, en transposant en droit français les directives européennes n°79-409 du 2 avril 1979 modifiée concernant la conservation des oiseaux sauvages et n°92-43 du 21 mai 1992 modifiée concernant la conservation des habitats naturels, ainsi que de la faune et de la flore sauvage, réunies pour fonder un système de protection des espaces naturels européen : le réseau Natura 2000 (articles L 414-1 à L 414-7 du Code de l’Environnement).
La Directive Oiseaux concerne soit les habitats des espèces inscrites dans son annexe I (espèces menacées de disparitions, vulnérables ou rares) soit des milieux terrestres ou marins utilisés par les espèces migratrices non visées par l’annexe I et dont la venue est régulière. Chaque Etat désigne comme Zone de Protection Spéciale (ZPS) des sites présentant un intérêt communautaire pour une ou plusieurs espèces d’oiseaux en fonction des critères établis par la Directive Oiseaux.
La Directive Habitat concerne :
Les habitats d’intérêt communautaire mentionnés dans son annexe I du fait de leur danger de disparition, de leur aire de répartition restreinte et/ou de leurs remarquables caractéristiques propres à l’une ou plusieurs des six régions biogégraphiques (alpine, atlantique continentale, macaronésienne, méditerranéenne et boréale).
Les habitats abritant des espèces d’intérêt communautaire mentionnées dans son annexe II.
Chaque Etat membre propose à la Commission Européenne une liste des Sites d’Intérêt Communautaire (SIC) au titre de la Directive Habitats, qui une fois désignés par cette Commission deviendront des Zones Spéciales de Conservation (ZSC) (décret n° 2001-1031 du 8 novembre 2001 sur la procédure de désignation des sites Natura 2000).
Pour mettre en œuvre la Directive Habitats, la France a prévu de doter chaque site d’un document d’objectif (DOCOB) qui définit les orientations de gestion, les mesures de conservation contractuelles ou réglementaires et les différents outils disponibles pour atteindre les objectifs de conservation. Le réseau Natura 2000 regroupe l’ensemble des ZPS et des ZSC sur le territoire européen.
1.2 Les zones Natura 2000 sur la Communauté de Communes de Forterre
La Communauté de Communes de Forterre est concernée par deux zones classées Natura 2000:
La zone Natura 2000 SIC Cavités à Chauve-souris en Bourgogne numéro FR 2600975 Communes concernées: Courson-les-Carrières, Taingy, Molesmes, Merry-Sec
La zone Natura 2000 SIC Milieux forestiers des plateaux calcaires de Basse Bourgogne Commune concernée: Fontenay-Sous-FouronnesFICHES DESCRIPTIVES
DES ZONES NATURA 2 000SIC « Cavités à chauves-souris en Bourgogne »
numéro FR 2600975
Ce site recoupe partiellement les sites FR2600960 et FR2601000.
Communes concernées :
COURSON-LES-CARRIERES
MOLESMES
MERRY-SEC
TAINGY Merry-Sec
Courson-Les-Carrières
Molesmes
Taingy
Molesmes
Courson-Les-CarrièresAARAARAA
CARACTERISTIQUES
Il se caractérise principalement par les cavités, naturelles ou
artificielles, occupées par les chiroptères en hibernation, la
couverture végétale en projection du réseau souterrain et les
abords immédiats de l'entrée des cavités. Le site couvre trois
périmètres : deux sont situés sur les anciennes carrières de
Molesmes et un est situé sur les anciennes carrières de
Courson-les-Carrières. Ce site est constitué d’un ensemble de
grottes et de cavités naturelles réparties sur les départements
de la Côte d'Or de la Saône-et-Loire et de l'Yonne et de la
Nièvre et présentant un très grand intérêt pour la reproduction
et l'hibernation de nombreuses espèces de Chiroptères.
Il est composé de 27 " entités " réparties sur 45 communes et
ce, sur toute la Bourgogne. Chaque entité présentant une à
plusieurs cavités.En France, toutes les espèces de chauves-
souris sont intégralement protégées sur le territoire national et
considérées comme prioritaires en Europe.
ESPECES
Au sein des périmètres de ce site Natura 2000 FR2600975, il a
été noté la présence de 15 espèces de chauves-souris dont 8
sont d'intérêt européen. Toutes sont présentes en hibernation
et 5 espèces de chauves-souris sont concernées par des gîtes
de mise bas.
Le type d'habitat principal du site Natura 2000 FR2600975 est
inscrit à l'annexe I de la Directive " Habitats, Faune-Flore " sous
l'intitulé " Grottes non exploitées par le tourisme ". Cet habitat
est de très grande importance pour la conservation d'espèces
d'intérêt européen de la même directive (chauves-souris,
amphibiens...).Concernant les espèces d'intérêt européen, le
site proposé prend en compte les populations régionales en
hibernation suivantes compte tenu des connaissances
régionales de 1995 à 2004 :
28% du Petit rhinolophe
67% du Grand rhinolophe
67% du Rhinolophe euryale
77% du Vespertillion à oreilles échancrées
31% du Vespertillion de Bechstein
71% du Grand Murin
39% du Barbastelle d'Europe
Grand rhinolophe Vespertillion à oreilles échancrées
Vespertillion de
Bechstein
Grand Murin
Petit Rhinolophe
Barbastelle
d'Europe
Minioptère
d'EuropeTABLEAU DESCRIPTIF DES ESPECES
Code Natura 2000 Description de l’espèce et de son habitat Menaces Statut de conservation en France
1304
Grand Rhinolophe
Chauve-souris de 6 cm, ayant
une envergure de 35 à 40
cm. Son pelage est souple et
lâche de couleur gris-brun à
gris-fumé plus ou moins
teinté de roux ; la face
ventrale est blanchâtre.
Son habitat est identique à
celui du petit Rhinolophe.
Son maintien et son
repeuplement tiennent à la
reconstitution de son habitat,
des espaces de chasse, et des
corridors boisés de
déplacements. On note aussi
une protection au niveau des
gîtes, avec un maintien des
sites de mise bas et
d'hibernage.
Vulnérable
1321
Vespertilion à oreille
échancrées
Le murin à oreilles
échancrées est une espèce
de chauve-souris,
crépusculaire et nocturne, au
vol rapide et agile. Il mesure
de 8,5 à 9,5 cm, avec une
envergure de 22 à 24 cm, et
un poids de 8 à 10 g.
Maintien de son habitat et de
ses sources de nourriture.
Maintien d’un environnement
peu lumineux.
Vulnérable
Vespertilion à
moustaches
(non classé dans
l’annexe II)
De petite taille (de l’ordre
d’un pouce), son pelage est
brun sombre sur le dos, et
gris blanchâtre sur le ventre.
Petites oreilles triangulaires
et pointues.
Il s’alimente de diptères et
de quelques araignées.
Son statut reste mal connu.
Toutefois, on tiendra à
maintenir son habitat, et à
conserver sa zone de chasse.
Préoccupation mineure
1324
Grand Murin
Chauve-souris mesurant de 6
à 8 cm, pour une envergure
d’environ 40cm. Son pelage
est gris-brun, et son ventre
et sa gorge sont gris-blanc.
Habitat d'hibernation:
grottes, mines, caves avec
des températures allant de 7
à 12 °c.
Habitat en période active et
terrain de chasse : forêt de
feuillus à végétation
herbacée rase.
Repos et reproduction: sites
chauds et secs (toitures,
greniers, combles).
Son maintien et son
repeuplement tiennent à la
reconstitution de son habitat,
des espaces de chasse, et des
corridors boisés de
déplacements. On note aussi
une protection au niveau des
gîtes.
VulnérableRECOMMANDATIONS
Les chauves-souris sont très sensibles au dérangement pendant
la période de mise bas ou d'hibernation.
Un aménagement ou des dérangements répétés liés à une sur-
fréquentation humaine des lieux de vie (travaux, aménagement
touristique, spéléologie, reprise d'exploitation de carrières…)
peuvent entraîner la mortalité de chauves-souris ou leur
déplacement vers d'autres sites plus paisibles.
La disparition des gîtes ou leur modification est une des causes
du déclin des chauves-souris (travaux condamnant l'accès par les
chauves-souris comme la pose de grillage dans les clochers
d'églises, fermeture de mines ou carrières souterraines,
rénovation de ponts et d'ouvrages d'art, coupe d'arbres creux,
modification des accès ou de la couverture végétale des cavités)
Les modes de gestion forestiers favorisant les peuplements
autochtones et diversifiés (gestion en futaie irrégulière, jardinée,
taillis-sous-futaie) permettent de répondre favorablement aux
exigences écologiques des différentes espèces de chauve-souris.
A contrario, les traitements trop uniformes, notamment à base
d'essences non autochtones, n'offrent pas les mêmes capacités
d'accueil.
Les milieux aquatiques offrent des habitats favorables au
développement des insectes, source d'alimentation d'un cortège
d'espèces dont les chauves-souris. Le maintien des ripisylves en
bon état s'avère ainsi très important pour celui des chauves-
souris.
Des pratiques agricoles et sylvicoles extensives sont garantes de
leur maintien et de la bonne qualité des eaux. Une modification
de ces pratiques risque d'en modifier la qualité. En revanche, les
cultures intensives, la suppression de haies, de boqueteaux et de
petits bois, ainsi que le retournement des prairies constituent
des facteurs d'isolement des populations pour de nombreuses
espèces faunistiques.SIC « Pelouses associées aux milieux forestiers
des plateaux de Bourgogne »
numéro FR 2600962
Commune concernée :
FONTENAY-SOUS-FOURONNESCARACTERISTIQUES
Ce site est localisé sur des plateaux calcaires et se caractérise
par des sols peu profonds, caillouteux de versants ou hauts de
pentes parfois abruptes qui donnent lieu à des éboulis. Ce
système, occupé par des forêts, des landes ou des pelouses,
est entaillé par des vallons.
ESPECES
Ce site présente une mosaïque végétale représentative de la
flore subméditerranéenne dans le Bassin Parisien. Plusieurs
groupements végétaux sont caractérisés des conditions sèches
et ensoleillés: Chênaies pubescentes, ourlets, landes à Buis,
pelouses sèches à Orchidées. Il se caractérise par une
abondance d'espèces végétales termoxérophiles et d'espèces
rares à localités ponctuelles menacées et protégées en France).
C'est un site de grand intérêt faunistique: espèces méridionales
ou thermophiles chez les rhopalocères, les chauve-souris et les
oiseaux. Il accueille aussi de nombreux mammifères.
Buxus
sempervirens
Helianthème
Oseille Scutatus
Sedum
Thymus praecox
Seseli montanum
Galeopsis à feuilles
opposées
Fétuque des
glaciers
Saxifrage à feuilles
opposéesTABLEAU DESCRIPTIF DES ESPECES
RECOMMANDATIONS
Les pelouses sont des milieux instables qui évoluent vers le fourré ou la forêt à l'échelle de 30-40 ans. Cette évolution induit un appauvrissement des milieux. Plusieurs pelouses embuissonnées à plus de 50% nécessitent un travail adapté de débrouissaillement. Suite à l'abandon des pratiques agricoles, les pelouses sont valorisées par des plantations.
Code Natura 2000 Description générale Exemples d’espèces caractéristiques du site
6210
Pelouses sèches semi-
naturelles et faciès
d’embuissonnement sur
calcaire
(sites d’orchidées
remarquables)
Pelouse rase à mi-rase ouverte, qui
représente un tapis végétal avec des
micro-ouvertures constituant la niche
de régénération.
L’abondance des terriers témoigne de
la présence du lapin.
Hélianthème
Thymus praecox
Seseli montanum
5110
Formation stable
xérothermophiles à Buxus
sempervirens des pentes
rocheuses
Formation arbustive dominée par le
buis, sur sol calcaire. Fourrés de buis
des stations chaudes et sèches situées
sur des pentes rocailleuses.
Participe à l’ensemble des habitats des
lisières forestières et des pelouses
sèches.
Buxus sempervirens
6110
Pelouses rupicoles calcaires
ou basiphiles de l’Alysso-
Sedion albi
Végétation pionnière à dominante de
vivaces, et de dalles rocheuses plus ou
moins horizontales.
Atlantique à médio-européenne,
souvent montagnarde.
Sedum
8130
Eboulis ouest-
méditerranéens et
thermophiles
Habitat pionnier qui colonise les
moraines, les pierriers issus de
l’altération des falaises, et les alluvions
torrentielles. Ces pierriers sont
principalement mobiles, mais peuvent
être occasionnellement fixés.
Galeopsis à feuilles opposées.
Fétuque des glaciers.
Oseille scutatus.
Saxifraga à feuilles opposées.CHAPITRE 2: LES MILIEUX INVENTORIES ET PROTEGES PAR LES
ZNIEFF
2.1. Présentation
Des zones naturelles ont fait l’objet d’inventaires au titre du patrimoine naturel national du fait de leur intérêt (écosystème, espèces rares ou menacées…), menés par des scientifiques sous la direction de la DIREN. Les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunisitique (ZNIEFF) en sont la traduction. Leur prise en compte s’impose dans tout aménagement, sans avoir de valeur en termes de protection réglementaire. C’est un outil de connaissance du patrimoine naturel qui indique la présence d’un enjeu important.
On distingue deux types de ZNIEFF : les ZNIEFF de type I qui recensent les secteurs de très grande richesse patrimoniale (milieux rares ou très représentatifs, espèces protégées...) et qui sont souvent de superficie limitée et les ZNIEFF de type II qui sont des grands ensembles naturels riches et peu modifiés, ou qui offrent des potentialités biologiques importantes. Les zones de type II peuvent inclure une ou des ZNIEFF de type I.
La présence d'une ZNIEFF n'a pas de portée réglementaire directe mais indique la richesse de la qualité des milieux naturels. Il convient de veiller à la présence hautement probable d'espèces protégées pour lesquelles existe une réglementation stricte.
De plus, l'article L 121-1 du Code de l'Urbanisme prévoit que les documents d'urbanisme "déterminent les conditions permettant d'assurer la protection des espaces naturels, la préservation des écosystèmes, des espaces verts, des milieux, sites et paysages naturels...". Tout zonage, réglementation ou réservation d'espace public qui ne prendrait pas en compte les milieux inventoriés des ZNIEFF, surtout si elles contiennent des espèces protégées, est donc susceptible de conduire à l'annulation des documents d'urbanisme.
Il est recommandé de tenir compte du type de ZNIEFF dans l'utilisation du sol dans les documents d'urbanisme:
Les ZNIEFF de type I sont des zones particulièrement sensibles à des équipements ou à des transformations même limitées. L'urbanisation de ces zones n'est donc pas recommandée. Il est souhaitable de les classer en zones N (règlement des Plans Locaux d'Urbanisme) ou de n'y tolérer que de légers aménagements à finalité pédagogique ( sentiers pédestres, points de vue...). Il est aussi possible d'utiliser l'article L 123-1-7 du Code de l'Urbanisme: les PLU peuvent "identifier et localiser les éléments de paysage et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique" et les porter au plan de zonage avec une trame particulière.
Les ZNIEFF de type II, présentant des enjeux moins forts, des projets ou des aménagements peuvent y être autorisés à condition qu'ils ne modifient ni ne détruisent les milieux contenant des espèces protégées et ne remettant pas en cause leur fonctionnalité ou leur rôle de corridors écologiques.2.2 Les ZNIEFF dans la Communauté de Communes de Forterre
La Communauté de Communes de Forterre comporte différentes ZNIEFF de type I ou II. Ainsi, on y recense huit ZNIEFF de type I et trois ZNIEFF de type II.
ZNIEFF de type I:
Carrières de Champoux
Commune concernée: Molesmes
Carrières de Courson Ouest
Commune concernée: Courson-Les-Carrières
Carrières d'Aubigny
Commune concernée: Taingy
Carrières de Molesmes
Communes concernées: Molesmes, Courson-Les-Carrières
Bois de Druyes en Forêt de Frétoy
Communes concernées: Courson-Les-Carrières, Molesmes, Druyes-Les-Belles-Fontaines, Taingy
Marais de Druyes
Commune concernée: Druyes-Les-Belles-Fontaines
Carrières des Fourneaux
Commune concernée: Merry-Sec
Bois Bailly, Bois de Bazarnes et Trucy-sur-Yonne le Boichot
Commune concernée: Fontenay-Sous-Fouronnes
ZNIEFF de type II:
Massifs forestiers de Val-de-Mercy à Courson et de Vincelles à Mailly-Le-Château Communes concernées: Courson-Les-Carrières, Fontenay-Sous-Fouronnes, Fouronnes
Marais et coteaux de Druyes à Andryes
Druyes-les-Belles-Fontaines
Forêt de Frétoy
Courson-les-Carrières, Duyes-Les-Belles-Fontaines, Fouronnes, Lain, MolesmesFICHES DESCRIPTIVES
DES ZNIEFF DE TYPE IZNIEFF "Carrières de Champoux"
numéro 260014989
Commune concernée :
MOLESMESLRRRAA:
CARACTERISTIQUES
La carrière de Champoux est identifiée comme un lieu
d'habitat privilégié pour les chauves-souris. Elle se caractérise
principalement par les cavités artificielles, occupées par les
chiroptères en hibernation, la couverture végétale en
projection du réseau souterrain et les abords immédiats de
l'entrée des cavités. En France, toutes les espèces de
chauves-souris sont intégralement protégées sur le territoire
national et considérées comme prioritaires en Europe. Les
cavités des grottes offrent aux espèces un lieu idéal de vie
tant pour l'hibernation que pour la nidification.
ESPECES
Plusieurs espèces de chauve-souris sont présentes sur le site:
Barbastella daubentonii
Myotis daubentonii
Myotis myotis
Myotis mystacinus
Rhinolophus ferrumequinum
Rhinolophus hipposideros.
RECOMMANDATIONS
Les chauves-souris sont très sensibles au dérangement
pendant la période de mise bas ou d'hibernation. Un
aménagement ou des dérangements répétés liés à une sur-
fréquentation humaine des lieux de vie (travaux,
aménagement touristique, spéléologie, reprise d'exploitation
de carrières…) peuvent entraîner la mortalité de chauves-
souris ou leur déplacement vers d'autres sites plus paisibles.
La disparition des gîtes ou leur modification est une des
causes du déclin des chauves-souris (travaux condamnant
l'accès par les chauves-souris comme la pose de grillage dans
les clochers d'églises, fermeture de mines ou carrières
souterraines, rénovation de ponts et d'ouvrages d'art, coupe
d'arbres creux, modification des accès ou de la couverture
végétale des cavités).Les modes de gestion forestiers
favorisant les peuplements autochtones et diversifiés
(gestion en futaie irrégulière, jardinée, taillis-sous-futaie...)
permettent de répondre favorablement aux exigences
écologiques des différentes espèces de chauve-souris. A
contrario, les traitements trop uniformes, notamment à base
d'essences non autochtones, n'offrent pas les mêmes
capacités d'accueil.
Myotis myotis
Myotis bechsteinii
Myotis daubentonii
Myotis myotis
Myotis mystacinusLes milieux aquatiques offrent des habitats favorables au
développement des insectes, source d'alimentation d'un
cortège d'espèces dont les chauves-souris.
Le maintien des ripisylves en bon état s'avère ainsi très
important pour celui des chauves-souris.
Des pratiques agricoles et sylvicoles extensives sont garantes
de leur maintien et de la bonne qualité des eaux. Une
modification de ces pratiques risque d'en modifier la qualité.
En revanche, les cultures intensives, la suppression de haies,
de boqueteaux et de petits bois, ainsi que le retournement
des prairies constituent des facteurs d'isolement des
populations pour de nombreuses espèces faunistiquesZNIEFF Carrières de Courson Ouest
numéro 26001498
Commune concernée :
COURSON-LES-CARRIERESLRRRAA:
CARACTERISTIQUES
Les grottes et les reliefs karstiques sont des milieux particuliers
qui accueillent des espèces de chauves-souris. La superficie de
cette carrière est de 1,9 ha et validée en 1997.En Bourgogne,
ce type de relief est développé dans toutes les régions
calcaires. Très perméable à l’eau, il est sensible à toutes formes
de pollution.
ESPECES
Six espèces de chauve-souris ont été identifiées:
Barbastella daubentonii
Myotis daubentonii
Myotis myotis
Myotis mystacinus
Rhinolophus ferrumequinum
Rhinolophus hipposideros
RECOMMANDATIONS
Les chauves-souris sont très sensibles au dérangement
pendant la période de mise bas ou d'hibernation. Un
aménagement ou des dérangements répétés liés à une sur-
fréquentation humaine des lieux de vie (travaux,
aménagement touristique, spéléologie, reprise d'exploitation
de carrières…) peuvent entraîner la mortalité de chauves-
souris ou leur déplacement vers d'autres sites plus paisibles.
La disparition des gîtes ou leur modification est une des causes
du déclin des chauves-souris (travaux condamnant l'accès par
les chauves-souris comme la pose de grillage dans les clochers
d'églises, fermeture de mines ou carrières souterraines,
rénovation de ponts et d'ouvrages d'art, coupe d'arbres,
modification des accès ou de la couverture végétale des
cavités). Les modes de gestion forestiers favorisant les
peuplements autochtones et diversifiés (gestion en futaie
irrégulière, jardinée, taillis-sous-futaie)permettent de répondre
favorablement aux exigences écologiques des différentes
espèces de chauve-souris.
A contrario, les traitements uniformes, d'essences non
autochtones, n'offrent pas les mêmes capacités d'accueil. Les
milieux aquatiques offrent des habitats favorables au
développement des insectes, source d'alimentation d'un
cortège d'espèces dont les chauves-souris. Le maintien des
ripisylves en bon état s'avère ainsi très important pour celui
des chauves-souris. Des pratiques agricoles et sylvicoles
extensives sont garantes de leur maintien et de la bonne
qualité des eaux. Une modification de ces pratiques risque d'en
Barbastella daubentonii
Myotis daubentonii
Myotis myotis
Myotis mystacinus
Rhinolophus
ferruquinum
Rhinolophus
hipposiderosmodifier la qualité. En revanche, les cultures intensives, la
suppression de haies, de boqueteaux et de petits bois, ainsi
que le retournement des prairies constituent des facteurs
d'isolement des populations pour de nombreuses espèces
faunistiques.ZNIEFF Les Carrières de Molesmes
numéro 26001498
Commune concernée :
MOLESMESAARARARARRAR
CARACTERISTIQUES
Les grottes et les reliefs karstiques sont des milieux particuliers
qui accueillent des espèces de chauves-souris. La superficie de
cette carrière est de 1,9 ha et validée en 1997. En Bourgogne, ce
type de relief est développé dans toutes les régions calcaires.
Très perméable à l’eau, il est sensible à toutes formes de
pollution.
ESPECES
Neuf espèces de chauve-souris ont été identifiées:
Barbastella daubentonii
Myotis daubentonii
Myotis myotis
Myotis mystacinus
Rhinolophus ferrumequinum
Rhinolophus hipposideros
Myotis emarginatus
Myotis natterei
Myotis bechsteinii
RECOMMANDATIONS
Les chauves-souris sont très sensibles au dérangement pendant
la période de mise bas ou d'hibernation.
Un aménagement ou des dérangements répétés liés à une sur-
fréquentation humaine des lieux de vie (travaux, aménagement
touristique, spéléologie, reprise d'exploitation de carrières…)
peuvent entraîner la mortalité de chauves-souris ou leur
déplacement vers d'autres sites plus paisibles.
La disparition des gîtes ou leur modification est une des causes
du déclin des chauves-souris (travaux condamnant l'accès par les
chauves-souris comme la pose de grillage dans les clochers
d'églises, fermeture de mines ou carrières souterraines,
rénovation de ponts et d'ouvrages d'art, coupe d'arbres creux,
modification des accès ou de la couverture végétale des cavités)
Les modes de gestion forestiers favorisant les peuplements
autochtones et diversifiés (gestion en futaie irrégulière, jardinée,
taillis-sous-futaie) permettent de répondre favorablement aux
exigences écologiques des différentes espèces de chauve-souris.
A contrario, les traitements trop uniformes, notamment à base
autochtones, n'offrent pas les mêmes capacités d'accueil. Les
milieux aquatiques offrent des habitats favorables au
développement des insectes, source d'alimentation d'un cortège
d'espèces dont les chauves-souris. Le maintien des ripisylves en
Barbastella daubentonii
Myotis daubentonii
Myotis myotis
Myotis emarginatus
Myotis natterei
Myotis mystacinus
Rhinolophus
ferruquinum
Rhinolophus
hipposideros
Myotis bechsteiniibon état s'avère ainsi très important pour celui des chauves-
souris.
Des pratiques agricoles et sylvicoles extensives sont garantes de
leur maintien et de la bonne qualité des eaux. Une modification
de ces pratiques risque d'en modifier la qualité. En revanche, les
cultures intensives, la suppression de haies, de boqueteaux et de
petits bois, ainsi que le retournement des prairies constituent
des facteurs d'isolement des populations pour de nombreuses
espèces faunistiques.ZNIEFF Les Carrières d'Aubigny
numéro 260014987
Commune concernée :
TAINGYAARAA
AA
CARACTERISTIQUES
Les grottes et les reliefs karstiques sont des milieux
particuliers qui accueillent des espèces de chauves-
sourisEn Bourgogne, ce type de relief est développé dans
toutes les régions calcaires. Très perméable à l’eau, il est
sensible à toutes formes de pollution. La Carrière
d'Aubigny présente la particularité d'être ouverte au
public et accueille près de 17 000 visiteurs par an. Ainsi, ce
site est particulièrement sensible.
ESPECES
Six espèces de chauve-souris ont été identifiées:
Barbastella daubentonii
Myotis daubentonii
Myotis myotis
Myotis mystacinus
Rhinolophus ferrumequinum
Rhinolophus hipposideros.
RECOMMANDATIONS
Les chauves-souris sont très sensibles au dérangement
pendant la période de mise bas ou d'hibernation.
Un aménagement ou des dérangements répétés liés à une
sur-fréquentation humaine des lieux de vie (travaux,
aménagement touristique, spéléologie, reprise
d'exploitation de carrières…) peuvent entraîner la
mortalité de chauves-souris ou leur déplacement vers
d'autres sites plus paisibles.
La disparition des gîtes ou leur modification est une des
causes du déclin des chauves-souris (travaux condamnant
l'accès par les chauves-souris comme la pose de grillage
dans les clochers d'églises, fermeture de mines ou
carrières souterraines, rénovation de ponts et d'ouvrages
d'art, coupe d'arbres creux, modification des accès ou de
la couverture végétale des cavités)
Les modes de gestion forestiers favorisant les peuplements
autochtones et diversifiés (gestion en futaie irrégulière,
jardinée, taillis-sous-futaie) permettent de répondre
favorablement aux exigences écologiques des différentes
espèces de chauve-souris. A contrario, les traitements
trop uniformes, notamment à base autochtones, n'offrent
Barbastella daubentonii
Myotis daubentonii
Myotis myotis
Myotis emarginatus
Myotis natterei
Myotis mystacinus
Rhinolophus
ferruquinum
Rhinolophus
hipposideros
Myotis bechsteiniipas les mêmes capacités d'accueil. Les milieux aquatiques
offrent des habitats favorables au développement des
insectes, source d'alimentation d'un cortège d'espèces
dont les chauves-souris. Le maintien des ripisylves en bon
état s'avère ainsi très important pour celui des chauves-
souris.
Des pratiques agricoles et sylvicoles extensives sont
garantes de leur maintien et de la bonne qualité des eaux.
Une modification de ces pratiques risque d'en modifier la
qualité. En revanche, les cultures intensives, la
suppression de haies, de boqueteaux et de petits bois,
ainsi que le retournement des prairies constituent des
facteurs d'isolement des populations pour de nombreuses
espèces faunistiques.ZNIEFF Les Carrières des Fourneaux
numéro 260014986
Commune concernée :
MERRY -SECAARARA
AA
CARACTERISTIQUES
Les grottes et les reliefs karstiques sont des milieux
particuliers qui accueillent des espèces de chauves-sourisEn
Bourgogne, ce type de relief est développé dans toutes les
régions calcaires. Très perméable à l’eau, il est sensible à
toutes formes de pollution. La Carrière des Fourneaux à
Merry-Sec n'est plus exploitée aujourd'hui. Elle constitue
donc un lieu privilégié d'hibernation et de nidification pour
les espèces.
ESPECES
Six espèces de chauve-souris ont été identifiées:
Barbastella daubentonii
Myotis daubentonii
Myotis emarginatus
Myotis myotis
Myotis mystacinus
Rhinolophus ferrumequinum
Rhinolophus hipposideros.
RECOMMANDATIONS
Les chauves-souris sont très sensibles au dérangement
pendant la période de mise bas ou d'hibernation.
Un aménagement ou des dérangements répétés liés à une
sur-fréquentation humaine des lieux de vie (travaux,
aménagement touristique, spéléologie, reprise d'exploitation
de carrières…) peuvent entraîner la mortalité de chauves-
souris ou leur déplacement vers d'autres sites plus paisibles.
La disparition des gîtes ou leur modification est une des
causes du déclin des chauves-souris (travaux condamnant
l'accès par les chauves-souris comme la pose de grillage dans
les clochers d'églises, fermeture de mines ou carrières
souterraines, rénovation de ponts et d'ouvrages d'art, coupe
d'arbres creux, modification des accès ou de la couverture
végétale des cavités)
Les modes de gestion forestiers favorisant les peuplements
autochtones et diversifiés (gestion en futaie irrégulière,
jardinée, taillis-sous-futaie) permettent de répondre
favorablement aux exigences écologiques des différentes
espèces de chauve-souris. A contrario, les traitements trop
Barbastella daubentonii
Myotis daubentonii
Myotis myotis
Myotis emarginatus
Myotis natterei
Myotis mystacinus
Rhinolophus
ferruquinum
Rhinolophus
hipposideros
Myotis bechsteiniiuniformes, notamment à base d'essences non autochtones,
n'offrent pas les mêmes capacités d'accueil.
Les bois offrent des habitats favorables au développement des
insectes, source d'alimentation d'un cortège d'espèces dont les
chauves-souris. Le maintien des ripisylves en bon état s'avère
ainsi très important pour celui des chauves-souris.
Des pratiques agricoles et sylvicoles extensives sont garantes de
leur maintien et de la bonne qualité des eaux. Une modification
de ces pratiques risque d'en modifier la qualité. En revanche, les
cultures intensives, la suppression de haies, de boqueteaux et de
petits bois, ainsi que le retournement des prairies constituent
des facteurs d'isolement des populations pour de nombreuses
espèces faunistiques.ZNIEFF "Bois de Druyes en Forêt de Frétoy"
numéro 260014984
Communes concernées :
COURSON-LES-CARRIERES
MOLESMES
DRUYES-LES-BELLES-FONTAINES
TAINGYAAAR
À
AAAA
CARACTERISTIQUES
Ce vaste massif forestier de 1751 ha, illustre bien la diversité
des groupements forestiers de basses Bourgogne.
ESPECES
Cinq espèces végétales, particulièrement intéressantes car
représentatives des forêts de Bourgogne, ont été recensées.
Chênaie pubescente à Garance voyageuse
Chênaie-charmaie à Petit Houx
Iris Foetide
Chênaie pédonculée à Anémone à feuilles de
renoncule
Hêtraie
Deux espèces d’Orchidées rares sont présentes en lisière de
forêt. La Limodore, une de ses deux orchidées est protégée
en Bourgogne.On rencontre 5 à 6 espèces de Pic, dont le Pic
Mar, inscrit sur la liste rouge des espèces menacées, ainsi que
dans la directive oiseaux. 25 espèces d'oiseaux ont été
recensées dans cette zone. 4 espèces de mammifères sont
identifiées:
Chevreuil
Blaireau
Sanglier
Renard
En terme de batraciens, le Rana dalmatina est également
identifié.
RECOMMANDATIONS
Le maintien des continuités écologiques est un enjeu de taille
au sein des forêts de Bourgogne.
Les poches de boisement doivent être préservées afin de
continuer à jouer un rôle de corridor essentiel à la circulation
des espèces. Les défrichements doivent être maîtrisés et ne
doivent pas être source de nuisances pour la tranquillité des
espèces résidantes. Les lisières de forêts constituent des
espaces particulièrement sensibles. L'urbanisation devra
veiller à ne pas empiéter ni s'implanter à proximité
immédiate de celles-ci afin de préserver leur rôle tampon.
Chênaie pubescente
Hêtraie
Iris Foetide
Pic Marc
Limodore
Chevreuil
Blaireau
Sanglier
RenardZNIEFF "Marais de Druyes"
numéro 260008515
Commune concernée :
DRUYES-LES-BELLES-FONTAINESAARARARA
CARACTERISTIQUES
Le marais de Druyes se compose de différents milieux directement
liés à la présence de la Druyes. Sa surface est de 5 hectares. Il est
bordé par des prairies humides et mégaphorbiales et constitue un
des rares marais alcalins de l'Yonne.. L'accumulation de différents
couches de terre combinée à l'humidité des terres ont donné
naissance à une zone de tourbière directement liée au marais. Le
marais a été acquis en 1999 par la Fondation Nationale pour la
Protection des Habitats et de la Faune sauvage. Il est géré par la
fédération Départementale des Chasseurs de l'Yonne.
ESPECES
Le marais de Druyes comporte 76 espèces d'oiseaux identifiées. La
plupart de ces oiseaux occupent le site à temps complet. D'autres y
font une halte lors de la migration. Les espèces les plus
significatives sont les suivantes:
Martin pêcheur
Locustelle tachetée
Râle d'eau
Bécassines
Canards colverts
Sarcelles d'hiver
RECOMMANDATIONS
La surface des marais s'est trouvée considérablement réduite ces 30
dernières années du fait des aménagements hydrauliques de la
rivière et de la mise en culture céréalière de certaines prairies
inondables.
Le site acquis par la Fondation a été fortement dégradé par son
exploitation en peupleraie entraînant entre autre un important
appauvrissement de la flore. Les parcelles, les plus humides de la
propriété, ont fait l'objet d'un broyage exportation en raison d'un
fort développement de la végétation ligneuse, notamment de
saules qui à terme auraient rendu inexploitable ce site pour les
oiseaux d'eau. Dès la fin des travaux, de nombreuses espèces ont
fréquenté la parcelle comme les bécassines et les canards, colverts
mais aussi des sarcelles d'hiver et pilets, notamment quand les
parcelles sont inondées. L'ensemble de la vallée de la Druyes
présente divers intérêts touristiques. Il pourra être envisagé
différents travaux d'équipement du site ( type mirador
d'observations) afin de permettre à un large public de se sensibiliser
à la gestion des zones humides et à l'action des chasseurs
pour la préservation de la
faune sauvage.
Martin pêcheur
Locustelle tachetée
Râle d'eau
Bécassines
Canard colvert
Sarcelle d'hiverZNIEFF" Bois Bailly Bois de Bazarnes
et de Trucy-sur-Yonne, Le Boischot"
numéro 260008528
Commune concernée :
FONTENAY-SOUS-FOURONNESVVVVY
LRRRRRA:
CARACTERISTIQUES
Le Bois Bailly, situé sur la commune de Fontenay-Sous-
Fouronnes, est implantée sur le coteaux. Ainsi, différentes
entités géomorphologiques sont concernée: les vallées, les
collines et les plateaux. Le site est le lieu de sylviculture et de
chasse. Cette forêt est caractéristique des forêts de
Bourgogne et représente une poche boisée, au-delà de la
commune de Fontenay-Sous-Fouronnes, de 1 159 hectares.
ESPECES
Ces boisements sont le lieu de vie de différentes espèces
animales. Ainsi, 40 espèces d'oiseaux ont été recensées sur la
zone, dont quelques espèces particulièrement fragiles:
Grive draine
Loriot d'Europe
Mésange huppée
Bondrée apivore
Rougequeue noir
Les espèces végétales présentes sont très nombreuses. 85
d'entres elles ont été identifiées, dont quelques unes ayant
un intérêt significatif:
Anémone sylvestris
Bromus erectus
Cornus Mas
Daphne laureola
Hieracium pilosella
Linum catharticum
Festuca ovina
RECOMMANDATIONS
Le maintien des continuités écologiques est un enjeu de taille
au sein des forêts de Bourgogne. Les poches de boisement
doivent être préservées afin de continuer à jouer un rôle de
corridor essentiel à la circulation des espèces. Les
défrichements doivent être maîtrisés et ne doivent pas être
source de nuisances pour la tranquillité des espèces
résidantes. Les lisières de forêts constituent des espaces
particulièrement sensibles. L'urbanisation devra veiller à ne
pas empiéter ni s'implanter à proximité immédiate de celles-
ci afin de préserver leur rôle tampon.
Grive draine
Loriot d'Europe
Mésange huppée
Bondrée apivore
Rougequeue noir
Anémone sylvestris
Daphne laureola
Hieracinum pilosella
Linum catharticum
Festuca ovinaFICHES DESCRIPTIVES
DES ZNIEFF DE TYPE IIZNIEFF "Massif forestier de Val de Mercy
à Courson et de Vincelles"
à Mailly-Le Château
numéro 260014896
Communes concernées :
COURSON-LES-CARRIERES
FONTENAY-SOUS-FOURONNES
FOURONNESVVYVVY
VVY
CARACTERISTIQUES
La forêt de Frétoy est une des plus vastes étendues boisées
de Bourgogne avec près de 2000 hectares. Elle est exploitée
pour le bois et représente un véritable "poumon vert" pour
les communes alentours. Elle reste du domaine forestier
appartenant à l'Etat. Elle est le lieu de promenades
diverses, mais aussi d'activités économiques comme la
sylviculture ou la chasse.
ESPECES
essentiellement composée d'espaces arborés. Cependant,
on y recense également des landes, des pelouses et prairies
ainsi que quelques fruticées. Les pelouses calcaires sont
présentes en lisières de forêt et constituées d’espèces
d’orchidées sont des milieux inscrits dans la Directive
Habitats. 36 espèces végétales font l'objet d'une
reconnaissance au sein de la zone dont quelques unes
particulièrement représentées:
Chêne pubescent
Chêne pédonculé
Tilleul
Érable
Hêtre
Aulne
Orme
La faune y est très riche, 5 espèces de pics ont été
recensées sur le territoire forestier:
Pic noir
Pic vert
Pic épeiche
Pic épeichette
Pic mar. Ce dernier est classé sur la liste rouge des
espèces menacées, ainsi que dans la directive
oiseaux.
On recense également les espèces suivantes:
Lézard vert
Engoulevent d'Europe
Circaète Jean-Le-Blanc
PRECONISATIONS
Le maintien des continuités écologiques est un enjeu de
taille au sein des forêts de Bourgogne. Les poches de
boisement doivent être préservées afin de continuer à jouer
un rôle de corridor essentiel à la circulation des espèces.
Les défrichements doivent être maîtrisés et ne doivent pas
être source de nuisances pour la tranquillité des espèces
résidantes.
Pic Noir
Pic Epeiche
Pic vert
Pic mar
Lezard vert
Chêne pubescent
Tilleuil
Erable
Aulne
Circaète Jean-Le-BlancZNIEFF "Forêt de Frétoy"
numéro 260014892
Communes concernées :
COURSON-LES-CARRIERES
DRUYES-LES-BELLES-FONTAINES
FOURONNES
LAIN
MOLESMES
TAINGY
SEMENTRONÀ
À
À
À
À
CARACTERISTIQUES
La forêt de Frétoy est une des plus vastes étendues boisées
de Bourgogne avec près de 2000 hectares. Elle est exploitée
pour le bois et représente un véritable "poumon vert" pour
les communes alentours. Elle reste du domaine forestier
appartenant à l'Etat. Elle est le lieu de promenades diverses,
mais aussi d'activités économiques comme la sylviculture ou
la chasse.
ESPECES
La forêt est essentiellement composée d'espaces arborés.
Cependant, on y recense également des landes, des pelouses
et prairies ainsi que quelques fruticées. Les pelouses calcaires
sont présentes en lisières de forêt et constituées d’espèces
d’orchidées sont des milieux inscrits dans la Directive
Habitats. 36 espèces végétales font l'objet d'une
reconnaissance au sein de la zone dont quelques unes
particulièrement représentées:
Chêne pubescent
Chêne pédonculé
Tilleul
Érable
Hêtre
Aulne
Orme
La faune y est très riche, 5 espèces de pics ont été recensées
sur le territoire forestier:
Pic noir
Pic vert
Pic épeiche
Pic épeichette
Pic mar. Ce dernier est classé sur la liste rouge des
espèces menacées, ainsi que dans la directive oiseaux.
PRECONISATIONS
Le maintien des continuités écologiques est un enjeu de
taille au sein des forêts de Bourgogne. Les poches de
boisement doivent être préservées afin de continuer à jouer
un rôle de corridor essentiel à la circulation des espèces.
Les défrichements doivent être maîtrisés et ne doivent pas
être source de nuisances pour la tranquillité des espèces
résidantes.Les lisières de forêts constituent des espaces
particulièrement sensibles. L'urbanisation devra veiller à ne
pas empiéter ni s'implanter à proximité immédiate de
celles-ci afin de préserver leur rôle tampon.
Chêne pubescent
Tilleuil
Erable
Aulne
Orme
Pic Noir
Pic vert
Pic mar
Pic epeichette
Pic épeicheFICHES DESCRIPTIVES
DE PROTECTION
DES CHAUVE-SOURIS
(Source: DREAL Bourgogne)[o7A il
rhinolophe NETLLLLASS Heu uses [
PALAU0 LIT TA LL ELLE bu
annexe Il. Eu
PL EL
es rhinolophes se distinguent facilement des autres
chauves-souris par un large appendice en forme
de fer à cheval entourant les narines. Au repos, ils
s'enveloppent presque totalement dans leurs ailes, prenant
l'allure de petits sacs pendus. Cette espèce est la pus petite
des rhinolophes européens, avec une longueur de 3,7 à
4,5 cm de long (tête et corps) et une envergure de 19 à
france par l'A M: ê
2007. 25 cm.
Espèce surtout
présente dans
l’Auxois, le
Nivernais et les
plateaux calcaires.
(d'après les données
2009 de Bourgogne
Base Fauna).
Mode de vie et besoins écologiques
Le petit rhinolophe recherche les secteurs lui permettant
d'accomplir généralement tout son cycle biologique dans
un rayon restreint autour de ses gîtes. Les paysages qu'il fré-
quente sont semi-ouverts, maillés de boisements linéaires
jouant le rôle de corridors pour ses déplacements. II chasse
des proies de taille modeste : moucherons, petits papillons,
coléoptères… La mise bas intervient en juin au sein de co-
lonies de femelles (de quelques dizaines d'individus jusqu'à
150). Cette chauve-souris hiberne d'octobre à mars-avril
dans des gîtes calmes et obscurs, où régnent une tempéra-
ture assez constante et une hygrométrie élevée.
Habitat(s) de l'espèce
Territoires de chasse : prairies bocagères (6510 p.p.), ripi-
sylves (91EO*), forêts à sous-bois clair (9130...), parcs, ri-
vières (3260), plans d'eau (3150).
Gîtes de mise bas et de repos diurne : bâtiments (greniers,
combles, clochers.….).
Gîtes d'hibernation : grottes (8310), anciennes galeries de
mines, caves.
©@) Etat de conservation en Bourgogne :
moyen.
En Bourgogne, les populations semblent régresser sans être
considérées comme vulnérables ou en danger.
Toutes les chauves-souris pâtissent de la raréfication géné-
rale des insectes.
Petits rhinolophes
À Eléments d'appréciation des incidences
des aménagements
Vulnérabilité forte
Représentation en Bourgogne : assez rare.
Tendance évolutive : en déclin.
Capacité de récupération en cas de perturbation : mauvaise.
-
DEN
+ Maintien de l'accessibilité
aux grottes, galeries de mines et
batiments
DR LE LA Tete CE
RTS RAT Mille sell:
mise bas
+ Maintien des réseaux de haies et
d'un paysage diversifié semi-ouvert
CR AFIN inter t
Red de Re er RE LE
CE Ur EU
+ Limitation des produits insecticides
et utilisation de vermifuges non
QUTe PR UT SET ae
EU dial AU Nr RIT de
+ Condanmmalhon des trie
d'hibernation et de mise
PECR AIT Ne AUTO
batiments, fermeture des
a Sul, LS
+ Dérangement par le bruit
MIRE RIT TU
LAC Et Marlin
corridors biologiques (haies
rIpisyives
ROUTE PRET
(JR er me midi
plantations massives de
resineux
LR CEA UT Ne NU) Us
Diagnostic de présence
L'état initial est à réaliser par un spécialiste formé au détec-
teur d’ultrasons pour minimiser les risques de perturbation
des espèces dans les gîtes. Pour ces derniers, beaucoup de
données existent déjà (voir SHNA Bourgogne Base Fauna).
À Il est préférable de ne pas faire état des localités
précises de cette espèce sensible dans les
publications.Grand
rhinolopne NEIL TL TL ALS aitu CAES 77h el
[ PULL LU
Rhinolophus ferrumequi
annexe Il. en
RE LL AL Les
france
LUE
Espèce surtout
présente sur les
plateaux et côtes
calcaires.
{d'après les données
2009 de Bourgogne
Base Fauna).
Mode de vie et besoins écologiques
Le grand rhinolophe chasse en vol lent dans les bois clairs au
printemps et dans les prairies bocagères en été. Son régime
alimentaire varie, en effet, avec les saisons. Ses proies sont
des insectes de taille moyenne à grande : papillons, colé-
optères (notamment des coprophages liés aux bouses).… La
mise bas intervient en juin au sein de colonies de femelles,
souvent associées à d'autres espèces. Cette chauve-souris
hiberne d'octobre à avril dans des gîtes calmes et obscurs,
à température assez constante (5 à 12°C) et à hygrométrie
élevée.
Habitat(s) de l'espèce
Territoires de chasse : prairies bocagères (6510), ripisylves
(91EO*), forêts à sous-bois clair (9130...), fourrés (5130),
pelouses (6210), rivières (3260), plans d'eau (3150).
Gîtes de mise bas et de repos diurne : bâtiments (greniers,
combles, clochers...) et grottes (8310).
Gites d'hibernation : grottes (8310).
Etat de conservation en Bourgogne :
mauvais.
En Bourgogne, elle est considérée vulnérable en raison de
populations faibles (moins d'une dizaine de sites de mise
bas) et fortement concentrées dans les gîtes d’hibernation.
Toutes les chauves-souris pâtissent de la raréfication géné-
rale des insectes.
es rhinolophes se distinguent facilement des autres
chauves-souris par un large appendice en forme
de fer à cheval entourant les narines. Au repos, ils
s'enveloppent presque totalement dans leurs ailes, prenant
l'allure de petits sacs pendus. Cette espèce est la plus grande
des rhinolophes européens, avec une longueur de 5,7 à 7 cm
de long (tête et corps) et une envergure de 35 à 40 cm.
Grand rhinolophe en hibermation
À Eléments d'appréciation des
incidences des aménagements
Vulnérabilité assez forte
Représentation en Bourgogne : rare.
Tendance évolutive : stable.
Capacité de récupération en cas de perturbation : mauvaise.
+ Maintien de l'accessibilité aux
ALTER ASE LENS
DR LE OA a Te CE NA
autour des lieux d'hibernation et de
muse Das
+ Maintien des réseaux de haies et
CRT SES Ur Ne GET) T2 4
+ Plantation de haies ou
CRUE en du Re TE CE
+ Condamnation des gite
de muse bas (renovation de
vieux batiment lraude
vrillages
CRT A nldudeiern Sarl
TRAIT US
DAT CT CELL TUE TUE LE
corridors biologiques (haies
riptsyives
gg LS Dig Re) T) ES0
RDS lei GC PAU Ce + Limitation des produits insecticides
en culture des prairies ARTICLE Rs Aa due)
à TRI LII Ne RuIR CLIN es: DU RICE TSI El dt
” résineux + Maintien et entretien des hsières
CRTC R IR Re uu ue
Diagnostic de présence
L'état initial est à réaliser par un spécialiste formé au détec-
teur d'ultrasons pour minimiser les risques de perturbation
des espèces dans les gîtes. Pour ces derniers, beaucoup de
données existent déjà (voir SHNA Bourgogne Base Faunà).
Â\ Il est préférable de ne pas faire état des localités pré-
cises de cette espèce sensible dans les publications.Rhinolopne es rhinolophes se distinguent facilement des autres chauves-souris par un large appendice
ETES RU CUS ] en forme de fer à cheval entourant les narines.
MD Re Au repos, ils s'enveloppent presque totalement dans ie een leurs ailes, prenant l'allure de petits sacs pendus. Cette TL . espèce a une taille intermédiaire entre le petit et le ,23 avril grand rhinolophe, avec une longueur de 4,3 à 5,8 cm
de long (tête et corps) et une envergure de 30 à 32 cm. france par VA.M. dt
2007.
Espèce localisée
sur les plateaux
et côtes calcaires,
en limite nord de
répartition.
(d'après les données
2009 de Bourgogne
Base Fauna).
Eléments d'appréciation des
Mode de vie et besoins écologiques incidences des aménagements La biologie et l'écologie du rhinolophe euryale sont mal Vulnérabilité forte
connues en Bourgogne où les effectifs sont très faibles. Cette Représentation en Bourgogne : rare. chauve-souris chasse généralement en vol lent dans les for- Tendance évolutive : en déclin. mations arborées feuillues et notamment les boisements Capacité de récupération en cas de perturbation : mauvaise. bordés de prairies ou de pelouses sèches. Son régime ali- z mentaire varie avec les saisons, ses proies étant des insectes s L de taille moyenne (papillons, mouches, coléoptères….). La LL EE 5 | mise bas intervient en juin au sein de colonies associées à STE SEE a d'autres espèces. Cette chauve-souris hiberne d'octobre à ge PA RS PARENT TENTE» avril dans des gîtes calmes et obscurs, à température assez ET TR US la lumuèr constante et à hygrométrie élevée. sure sfr ce he shonbnonne ren gra als Pet de culture des prairies, planlia IP RUEIL IR MC TI T + Limitation des produits
Habitat(s) de l'espèce RU TET SARA ORNE AS
Territoires de chasse : forêts à sous-bois clair (9130...), prai- x mn ni
ries bocagères (6510)... PTE DRE AINMP RSR SONT SONT A VIN
Gîtes de mise bas et d'hibernation : grottes (8310).
Diagnostic de présence
Etat de conservation en Bourgogne : L'état initial est à réaliser par un spécialiste formé au détec-
mauvais. teur d’ultrasons pour minimiser les risques de perturbation En Bourgogne, elle est considérée en danger. Les observa- des espèces dans les gîtes. Pour ces derniers, beaucoup de tions sont moins nombreuses que dans les années 1950. données existent déjà (voir SHNA Bourgogne Base Fauna). Un seul site de reproduction est connu et non régulier.
Toutes les chauves-souris pâtissent de la raréfication géné- i Il est préférable de ne pas faire état des localités pré-
rale des insectes. cises de cette espèce sensible dans les publications.a barbastelle présente un aspect général sombre
et trapu. Sa taille est moyenne, avec une longueur
de 4,5 à 6 cm (tête et corps) et une envergure de
24,5 à 28 cm. Son museau est court et aplati sur sa face
noire. Ses oreilles sont largement ouvertes vers l'avant et
soudées sur le front.
NAT LL 0e
TA aile
IF barbastellus
ptères l
Mamm
Barbaste
annexe LE au
VAT mil
PTS A OS TN
UEAES,
2007.
Espèce liée aux
régions forestières :
plateaux et côtes
calcaires de Côte-d'Or
surtout.
(d'après les données 2009
de Bourgogne Base Fauna).
Mode de vie et besoins écologiques
La barbastelle est une espèce principalement forestière,
avec une préférence marquée pour les forêts âgées, à sous-
étage buissonnant, dont elle exploite les allées, les lisières
et la canopée. Elle évite généralement les paysages ouverts.
Son régime alimentaire est spécialisé dans les petits pa-
pillons nocturnes. La mise bas intervient plutôt en juin. Les
femelles élèvent un seul petit, souvent en petites colonies.
Cette chauve-souris hiberne d'octobre à mars dans des
gites divers avec une certaine tolérance aux basses tem-
pératures. Elle ne rejoint les cavités souterraines que par
grand froid et se tient généralement près de l'entrée.
Habitat(s) des chauves-souris
Territoires de chasse forêts diverses (9130, 9160,
91EO*...), cours d'eau (3260), bocage...
Gîtes de mise bas : poutres des vieux bâtiments, cavités
d'arbres, fentes d'écorces.
Gîtes d'hibernation : cavités d'arbres, grottes (8310), mines,
tunnels.
@) Etat de conservation en Bourgogne :
moyen.
En Bourgogne, ses effectifs sont réduits mais l'espèce n'est
pas considérée comme menacée.
Toutes les chauves-souris pâtissent de la raréfication géné-
rale des insectes.
Barbastelle d'Europe en hibernation
A TE
incidences des aménagements
Vulnérabilité assez forte
Représentation en Bourgogne : rare.
Tendance évolutive : inconnue.
Capacité de récupération en cas de perturbation : mauvaise.
ET RAR ace ili te « Disparition de gîtes d'hi
aux grottes, galeries de mines et bernation et des sites de mist
bâtiments
+ Tranquillité et obscurité des lieux
d'hibernation et de mise bas
RAT Jar Id Een du
forêt (minimum de 8 à 10 par ha
et création d'ilots de vieillissement
+ Maintien de la diversité des
strates (taïllis-sous-futaie, futaie
irrégulière).
+ Maintien et entretien des lisières.
bas (rénovation de vieux
bâtiments, fermeture des
anciennes mines, régression
lei se ML Ar
«+ Dérangement par le bruit
ou la lumiere
RAF IPC RuR CLIC Er:
sneux, peuplements feuillus
LOT ER
CROATIEOR TN TT A
Diagnostic de présence
L'état initial est à réaliser par un spécialiste formé au détec-
teur d’ultrasons pour minimiser les risques de perturbation
des espèces dans les gîtes. Pour ces derniers, beaucoup de
données existent déjà (voir SHNA Bourgogne Base Fauna).
 Il est préférable de ne pas faire état des localités pré-
cises de cette espèce sensible dans les publications.minioptère
Miniopterus °°
e minioptère de Schreibers est de taille moyenne,
avec une longueur de 5 à 6,2 cm (tête et corps) et une
envergure de 30 à 34 cm. Sa tête est caractéristique
FAI 2 EL avec un front bombé et un museau court. Son pelage, gris- brun sur le dessus et plus clair sur le ventre, est long sur le
PT LE PS dos et plus court sur la tête.
230 mil
france paï DNA
PAR
2007.
Localisation de l'espèce
Espèce en limite
nord de répartition,
observée surtout
dans quelques
cavités de la Côte
bourguignonne et
de la Montagne
dijonnaise.
axes
(d'après les données
2009 de Bourgogne
Base Fauna).
Mode de vie et besoins écologiques
Le minioptère de Schreibers utilise des routes de vol le long
des lisières et des alignements d'arbres, sans hésiter à traver-
ser des milieux ouverts de grandes cultures ou de pâturages.
Le régime alimentaire est assez spécialisé dans les papillons
nocturnes, comme là barbastelle. L'espèce est strictement
cavernicole et sociable (jusqu’à 2000 individus au mètre
Carré) tant pour l'hibernation que pour la mise bas. Elle ap-
paraît très mobile permettant des brassages de populations
de différentes régions.
Habitat(s) des chauves-souris
Territoires de chasse : forêts diverses (9130, 9160...), prai-
ries (6510).
Gîtes d'hibernation et de mise bas : grottes (8310), mines,
vieux tunnels.
Etat de conservation en Bourgogne :
mauvais.
L'espèce est considérée en danger en Bourgogne. Le
nombre de grottes fréquentés à fortement diminué depuis
les années 1950 et la reproduction n’est plus constatée. Les
individus bourguignons semblent en lien avec les popula-
tions de Franche-Comté.
Toutes les chauves-souris pâtissent de la raréfication géné-
rale des insectes.
Minioptère de Schreibers en hibermation
À Eléments d'appréciation des incidences
des aménagements
Vulnérabilité forte
Représentation en Bourgogne : rare.
Tendance évolutive : en déclin.
Capacité de récupération en cas de perturbation : mauvaise.
+ Maintien de l'accessibilité aux + Condamnation des cavités
STE UT Sig Le RU + Dérangement par le bruit
poser de grilles CIRE RIT TS 2
RMI TU er Tr 2 LCL eo LUN
RTS RE Te corridors biologiques (haies
RUE LU Es gr TTC surtout}, mise en culture des
Ode a DELAI ICE GTA T4
ST = le le iERe ets FES RAF IRL HR CITE
insectes resineux
UF UHR iuiR let de + installation d'éoliennes
Diagnostic de présence
L'état initial est à réaliser par un spécialiste formé au détec-
teur d'ultrasons pour minimiser les risques de perturbation
des espèces dans les gîtes. Pour ces derniers, beaucoup de
données existent déjà (voir SHNA Bourgogne Base Fauna).
f\ Il est préférable de ne pas faire état des localités pré-
cises de cette espèce sensible dans les publications.Alle
ette chauve-souris de taille moyenne (4,1 à 5,3
cm de long pour le corps et la tête, 22 à 24,5 cm
d'envergure) présente un pelage épais et laineux
Pa LE Le EE “|
offrant un faible contraste entre
En menerleaee
en fol gris-blanc.
Elle se caractérise par le bord externe
des
:
|
+: #“
#
#
ee Au
pavillons auditif légèrement échancré
et son museau velu
marron.
annexe Il.
:
23 avril
France par | EMULE
2007.
| de
l'espèce
Espèce présente surtout sur les
plateaux et
côtes calcaires,
un peu dans le
Nivernais-Morvan.
iii is dise DD ONE PORTES
Vespertilion (ou murin) à oreilles échancrées
2009 de Bourgogne incidences des aménagements
id Vulnérabilité assez forte
Représentation en Bourgogne : assez rare.
Mode de vie et besoins écologiques Tendance évolutive : en déclin. Ce vespertilion préfère les paysages mixtes de bocages et de Capacité de récupération en cas de perturbation : mauvaise. forets avec des rivières et des étangs. Cependant, il fréquente
aussi des milieux plus urbanisés (jardins, parcs et vergers).
Ses axes de transit longent le plus souvent les lignes de vé- ET Rae T + Condamnation des gîtes gétation et ne traversent que rarement les zones entièrement PATENT SOU KT SRE SES RD LaCie dénudées. Très spécialisé dans les mouches et les araignées, + Tranquillité et obscurité dans et (rénovation des vieux il chasse en vol avec aisance à travers les feuillages, pratique tour des eux é'hlbernalion et EL TU ECO) e tt rec termeture des vieilles mines le vol stationnaire et peut glaner les proies au sol ou sur les e incitations agricoles pour le ADP SORT ER
parois. La mise bas intervient en juin dans des colonies fi- maintien des haies et des prairies ER 2e » ° ° . « , - - | tes RTL TI A ele té des dèles aux sites. L'hibernation a lieu d'octobre à avril en petits gr + FEES NE ES ‘ 2 Sr s sd Etes SR )és 6 TRS (NA) EMILE MITIR RIA IR
essaims accrochés au plafond des cavités souterraines. insecticides et utilisation de ER ENNES (An le rene in r e lt il A Hart; ls
2 Tree sséchement de zones Habitat(s) des chauves-souris it RU at diEs nl Fun le
Territoires de chasse : forêts feuillues à sous-bois clair TPE « Installation d’éoliennes
(9130...), ripisylves (91EO*), haies, prairies (6510), jardins,
rivières (3260), plans d'eau (3150). Diagnostic de 6 e
Gies æ MISE bas : bâtiments, grotte (81 30). L'état initial est à réaliser par un spécialiste formé au détec- Gîtes d’hibernation : grottes (8310), mines, tunnels. teur d’ultrasons pour minimiser les risques de perturbation
des espèces dans les gîtes. Pour ces derniers, beaucoup de
(2) Etat de conservation en Bourgogne : données existent déjà (voir SHNA Bourgogne Base Fauna). moyen.
Bien qu'en déclin, l'espèce ne semble pas menacée pour ÂÀ Il est préférable de ne pas faire état des localités pré- le moment. cises de cette espèce sensible dans les publications. Toutes les chauves-souris pâtissent de la raréfication géné-
rale des insectes.e vespertilion de Bechstein est de taille
moyenne, avec une longueur de 4,5 à 5,5 cm
(corps et tête) et une envergure de 25 à 30 cm. A ER ’ at UC = l My0- NE ULESSS Ses grandes et larges oreilles lui donnent l'aspect TE bechsteini d'un petit oreillard. Son pelage est long, de couleur
brun clair sur le dos et blanc sur le ventre.
annexe LE Co
us
LC du
A avr!
17 D
ne
Espèce liée aux
massifs forestiers.
(d'après les données
2009 de Bourgogne
Base Fauna). Vespertilion (ou murin) de Bechstein
Mode de vie et besoins écologiques Eléments d'appréciation des Cette chauve-souris forestière marque une préférence pour les À : tr PER PESTE incidences des aménagements forêts mâtures (100 à 120 ans) de feuillus, clairières et d'eau. Le j é à Vulnérabilité assez forte Elle chasse les papillons nocturnes et les diptères (tipules) au s à | RE ‘ Sa l Représentation en Bourgogne : rare. cours de vol papillonnant et les araignées et les insectes ter- | LES nu SU Tendance évolutive : inconnue. restres par glanage au sol, dans un ravon restreint autour de à Ke L Se, ; . PR Der 7 Capacité de récupération en cas de perturbation : mauvaise. ses gîtes diurnes. La mise bas à lieu fin juin dans des petites
CONSEILLE colonies de quelques dizaine de femelles. L'espèce hiberne d'octobre à mars.
bd Préservation de plusieurs Éd du
Habitat(s) des chauves-souris Pépin
Territoires de chasse : forêts feuillues (9130, 9160...), prai- RO OUR UC.
ries de pâture extensives. SERRE
Gîtes de mise bas : cavités d'arbres, bâtiments, fentes de
RU FILTER CN dr dent
CRT Là
+ Fragmentation de l'habitat
TEL
CR APT IL UE CNT nr
« Maintien et entretien des ALT ETATà
isière LE LE RAR NM leutnte
falaise…
Gîtes d'hibernation et de repos pendant la chasse : cavités
d'arbres. Diagnostic de présence L'état initial est à réaliser par un spécialiste formé au détec-
(5) Etat de conservation en Bourgogne : teur d’ultrasons pour minimiser les risques de perturbation moyen. des espèces dans les gîtes. Pour ces derniers, beaucoup de Son statut est mal connu en raison de la faiblesse des effec- données existent déjà (voir SHNA Bourgogne Base Fauna).
tifs, mais les populations ne sont pas considérées comme
en danger. ÂÀ Il est préférable de ne pas faire état des localités pré- Toutes les chauves-souris pâtissent de la raréfication géné- cises de cette espèce sensible dans les publications. rale des insectes.ere
murin
MENT USE
CUITS myotis
Me UE
annexe QE en
france paï (ZM
du 23 mel
C
2007.
Espèce présente
dans la plupart des
régions naturelles
de Bourgogne
Mode de vie et besoins écologiques
Le grand murin chasse en volant à moins d’un mètre du sol
et se distingue des autres chiroptères par la capacité de gla-
ner au sol ses proies, surtout de gros insectes terrestres. Pour
cela, il recherche les prairies fauchées, les pelouses rases et
les bois au sol dégagé. La mise bas intervient en juin dans
des colonies de femelles (de quelques individus jusqu'à
près de 1200), quelquefois en compagnie d’autres espèces.
L'hibernation se déroule de novembre à fin mars, seul ou en
essaim, dans des cavités souterraines où régnent une tempé-
rature assez constante (7 à 12°C) et une hygrométrie élevée.
Habitat(s) de l'espèce
Territoires de chasse : forêts diverses (9130, 9160...), pe-
louses (6210), prairies (6510)...
Gîtes de mise bas : bâtiments, vieux ponts, grottes (8310),
mines.
Gîtes d'hibernation : grottes (8310), mines...
©) Etat de conservation en Bourgogne :
moyen.
Les populations de grand murin ne semblent pas menacées,
avec un peu moins de 200 sites d'hibernation recensés et
plusieurs dizaines de gîtes de mises bas.
Toutes les chauves-souris pâtissent de la raréfication géné-
rale des insectes.
e grand murin fait partie des plus grandes chauves-
souris françaises, avec une longueur de 6,5 à 8 cm
(tête et corps) et une envergure de 35 à 43 cm. Le
pelage est épais et court, de couleur brun-gris sur le dos
et grisâtre sur la face ventrale. Son museau allongé
est brun gris.
Deux grands murins en hibernation
Eléments d'appréciation des incidences
des aménagements
Vulnérabilité assez forte
Représentation en Bourgogne : assez rare.
Tendance évolutive : stable.
Capacité de récupération en cas de perturbation : mauvaise.
LITE
runes et
+ Maintien de l'acce Rien unit is a D Ule.
aux grottes, galeries d d’hibernation et de mist
DEV dE bas (rénovation de vieux
+ Tranquillité et obscurité des lieux batiments, fermeture des
d'hibernation et de mise bas 11e url 211): 700,
MUNIE dater rt S + Dérangement par ke bruit
maintien des haies, de la pratique de ENTRER Tin
fauche et l'entretien des pelouses QE UT LC LR NL tn II
+ Limitation des produits ornidors bi VIE Te TR Hu
Hate ee HUMEUR: ripisylves
TS eu enr tieliCEs Il ROC tat te ee dt SE
nsectes des prairies de fauctu
RUE TURN Una RO Se « Installation d’éaliennes
Diagnostic de présence
L'état initial est à réaliser par un spécialiste formé au détec-
teur d’ultrasons pour minimiser les risques de perturbation
des espèces dans les gîtes. Pour ces derniers, beaucoup de
données existent déjà (voir SHNA Bourgogne Base Fauna).
À Il est préférable de ne pas faire état des localités pré- cises de cette espèce sensible dans les publications.FICHES DESCRIPTIVES
DE PROTECTION
DES MILIEUX
(Source: DREAL Bourgogne)A2 - LES QUATRE TYPES PRINCIPAUX DE PAYSAGES NATURELS EN BOURGOGNE
sa” Les différents paysages naturels de la Bour- gogne peuvent être répartis en quatre grands types présentant des affinités sur le plan éco-
logique :
- les paysages de plateaux et de côtes cal-
caires marqués par la nature chimique de
ce substrat, et souvent par des reliefs accen-
tués et une certaine sécheresse du sol ;
— les paysages des régions siliceuses, le Mor-
van principalement, sous l'influence de
l'acidité du granite ou du sable et de l’hu-
midité dans les vallons ;
les paysages de plaines argileuses aux
sols fertiles, propices aux cultures et aux
herbages, souvent imperméables (régions
d’étangs) ;
D Pins apicmcs — les paysages de vallées alluviales qui re- ED \ulécs diluviaes coupent ces différents paysages de manière
ES Passages des ss cakaires linéaire.
EN Pecages limono-sgileux
BR or caps dc aa ciiceuse Cane des paysages naturels
de Bourgogne (Chiffaut 2004).
Les plateaux et côtes calcaires
La Bourgogne est en grande partie calcaire ou crayeuse. L'érosion à façonné ces niveaux sédimen- taires variés en plateaux et côtes saillantes, sans oublier les dissolutions karstiques en profondeur, selon la dureté et l'imperméabilité de la roche.
Les plateaux calcaires sont couverts de grandes cultures céréalières et, à 40 %, de vastes forêts de
chênes et de charmes, s'enrichissant en hêtres sur les reliefs plus arrosés de la Montagne dijonnaise et du Châtillonnais. Ces forêts de plateau et les vallons creusés par de multiples rivières hébergent de nombreux habitats et espèces remarquables : hétraies, marais tufeux, grottes à chauves-souris, chouette de Tengmalm, sabot de Vénus, chabot, damier du frêne.
Les rivières de tête de bassin (dans leur zone de sources) sont souvent de bonne qualité et accueillent des espèces sensibles comme la truite fario, le chabot, la lamproiïe de Planer, l’écrevisse à pattes blanches, la cigogne noire ou le cingle plongeur.
La côte calcaire s'étire en un long ruban étroit de 150 km face à la plaine de Saône. Sur des sols souvent secs et sous un climat plus chaud que la moyenne régionale, s'épanouissent les vignobles renommés mais aussi une riche biodiversité. Les pelouses sèches à orchidées, d'anciens parcours à moutons abandonnés après guerre, se mêlent aux fourrés de buis et de genévriers. Les combes pro- fondes rassemblent sur de petites surfaces plusieurs habitats et espèces aux affinités montagnardes et méridionales : érablaies de ravin, chénaies pubescentes, hêtraies, falaises, éboulis, faucon pèlerin.
S Pimems calcaire forestier N
E_—_— vertant ubar : Milieux rocheux :
hétrates, étabrlaiers fabaises, éboulis
: CU SUR Grands cutures sur versant adret : . pelouses séches pis ou anses
chénale pubesconte ” teoux Lrges vallées
Coupe d'un relief de côtes cakcaires
marais tufeux(Het LE es fourrés se présentent le plus souvent sous la
forme de buissons de genévrier commun épars
dans les pelouses sèches. Dans les stades âgés,
le peuplement peut être dense et colonisé par les arbres
(pins, chênes).
commun Juniperu
Formation a ta
|
1 »s
OÙ
ommunis RTL
ETS
€ F7" ires-.
PTT SLR ALU Pre Lu
Principales espèces caractéristiques
Genévrier commun /uniperus communis
Epine-vinette Berberis vulgaris
Cerisier de Sainte-Lucie Prunus mahaleb
Nerprun cathartique Rhamnus cathartica
Alisier blanc Sorbus aria
Localisation de l'habitat
Habitat présent
dans toutes les
régions calcaires
de la Bourgogne.
Écologie
Cet habitat se rencontre sur des pentes bien exposées au
soleil ou sur plateau. Il affectionne les sols maigres sur subs-
trat calcaire, mameux, granitique et même tourbeux. Dans
les pelouses, la présence du genévrier commun est liée à
des pratiques pastorales extensives et pérennes (le bétail re-
fuse le genévrier et contient les feuillus).
Espèces d'intérêt communautaire et
protégées Coronille arbrisseau (Hippocrepis emerus), limo-
dore avorté (Limodorum abortivum).
+ Plusieurs espèces de reptiles et d'oiseaux dont l'en-
goulevent4224, le bruant ortolan%79, l'alouette
luluA246,
Valeur paysagère et usages
Les genévriers apportent aux paysages de coteaux secs une
note originale avec leurs différents ports : fuselé comme un
cyprès, buissonnant, étalé, retombant.. Ils révèlent souvent
le passé pastoral des friches calcaires. Ils sont parfois cou-
pés pour orner les villages lors de certaines fêtes.
© Etat de conservation en Bourgogne :
moyen.
Dans la plupart des pelouses, le pâturage a cessé et ces for-
mations sont menacées par le boisement spontané quand
des plantations de pins ne les ont pas déjà fait disparaître
sous leur ombrage. Sur les côtes de Dijon à Mâcon, un cer-
tain nombre de pelouses sont encore pâturées et leur état
de conservation est meilleur.
À Eléments d'appréciation des
incidences des aménagements
Vulnérabilité assez forte
Représentation en Bourgogne : assez commun.
Tendance évolutive : en déclin.
Capacité de régénération en cas d'altération : mauvaise.
* Paturage extencif et DUPONT CA
pérenne. * Entretien des pelouses par
brülis.
+ Plantation: de résineux.
* Débroussaillement partiel
de: arbustes feuillus.
* Coupe d’éclaircie dan: * Coupe à blanc des
ÉCULITELTER les fourrés à genévrier trop
denzez.
Recommandations pour l'état initial
Calculer la surface de l'habitat, si possible selon les classes
d'état de conservation.
Etablir la composition floristique (relevés phytosociolo-
giques) et évaluer sa typicité.
Estimer le taux de recouvrement du genévrier (optimum
entre 25 et 50%), le taux de recouvrement des ligneux
feuillus et des pelouses sèches (6210) en mosaïque.
Indiquer le mode de pâturage, l'abandon, la présence de
plantations.
Signaler la présence d'espèces d'intérêt communautaire et
protégées.JA NE ette végétation discontinue se développe sur
les dalles rocheuses affleurantes, au sein des
pelouses sèches ou sur les corniches de falaises. pionnières w
AE er: | (er | LAS
MAtUtELS calcaires
karstique®, PL dl
Principales espèces caractéristiques
Orpins (plusieurs espèces) Sedum sp. pl.
Céraistre nain Cerastium pumilum
Germandrée botryde Teucrium botrys
Saxifrage à trois doigts Saxifraga tridactylites
Petite luzerne Medicago minima
Localisation de l'habitat
Habitat commun
dans les régions
calcaires : Côtes,
plateaux du Nord de
la Côte d'Or, du Sud
de l'Yonne.
Écologie
Cet habitat est lié aux affleurements de calcaire dur formant
des rochers et des dalles. Le sol est embryonnaire, limité
aux fissures de la roche ou formé d'une mince pellicule
constituée par les mousses et lichens pionniers. De bonnes
conditions d’ensoleillement sont nécessaires.
Espèces d'intérêt communautaire et
protégées
(&] Micrope droit (Bombycilaena erecta).
F1 Plusieurs espèces de reptiles et d'oiseaux en com-
mun avec les pelouses sèches, dont le circaète Jean-
le-BlancA080, l’oedicnème criardA133, l’engouleventA224
l'alouette luluA246,
Valeur paysagère
Ces habitats ponctuels participent à la diversité des pay-
sages de côtes calcaires.
Au sein de mousses et de lichens, croissent les orpins,
de petites plantes aux feuilles charnues qui stockent des
réserves d'eau.
Etat de conservation en Bourgogne :
bon.
L'état est globalement bon en Bourgogne en raison d'une
relative stabilité naturelle de cette végétation. Les menaces
sont faibles car les sévères conditions de sol limitent toute
valorisation économique hormis l'ouverture de carrière.
À Eléments d'appréciation des
incidences des aménagements
Vulnérabilité faible
Représentation en Bourgogne : assez commun.
Tendance évolutive : stable.
Capacité de régénération en cas d’altération : assez bonne.
* Ouverture de carrière.
AT ET RTE
déres au sommet de falaises.
Recommandations pour l'état initial
Calculer la surface de l'habitat, si possible selon les classes
d'état de conservation.
Etablir la composition floristique (relevés phytosociolo-
giques) et évaluer sa typicité.
Indiquer la présence de traces de piétinement…
Signaler la présence d'espèces d'intérêt communautaire et
protégées.pelouses es prairies basses présentent un aspect très
fleuri au printemps (orchidées, potentilles,
hélianthèmes.….) et en automne (gentianes). En Ft RS
calcaire
AT ILLE
.
AUS RE (T Lu
nnement
Maud
115eS SÈ PAU A TEL) L
Aa d'embulsso » €
=
r €
LE es
rt
QT calcaires
sites
PET | LE)
Alliances Mesobromion; Xerobromion;
Koelerio-Phleion.
Principales espèces caractéristiques
34.32 Pelouses calcicoles mésophiles (Mesobromion) :
Brome érigé Bromus erectus
Fétuque de Léman Festuca lemanii
Brachypode penné Brachypodium pinnatum
Hélianthème nummulaire Helianthemum nummularium
Brunelle à grandes fleurs Prunella grandiflora
Cirse sans tige Cirsium acaule
34.33 Pelouses calcicoles sèches (Xerobromion) :
Brome érigé Bromus erectus
Fétuque de Bourgogne Festuca burgundiana
Hélianthème des Apennins Helianthemum apenninum
Koelérie du Valais Koeleria vallesiana
Laîche de Haller Carex halleriana
Laîche humble Carex humilis
Coronille minime Coronilla minima
34.34 Pelouses un peu acides (Koelerio-Phleion) :
Koelérie à grandes fleurs Koeleria macrantha
Fléole de Boehmer Phleum phleoides
Fétuque à longues feuilles Festuca longifolia
Jasione des montagnes /asione montana
Persil de montagne Oreoselinum nigrum
Saxifrage granulée Saxifraga granulata
Localisation de l'habitat Les pelouses du
Mesobromion et
du Xerobromion
sont présentes sous
différentes formes
dans toutes les régions
calcaires, mameuses
et crayeuses. Les
pelouses du Koelerio-
Phleion (rares) se
rencontrent dans le
Morvan et sur les
terrasses sableuses des
vallées de la Loire et
de l'Allier.
été, elles apparaissent jaunes. Plusieurs formes existent
selon les conditions de sol : la pelouse très sèche
(Xerobromion) et la pelouse mésophile Mesobromion)
sur roche ou alluvions calcaires, la pelouse sur sable
calcaire à légèrement acide (Koelerio-Phleion).
Felouse très sèche (Xerobromion) de la côte dijonnaise (21)
Écologie
Ces pelouses croissent sur des sols dérivés de roches cal-
caire, marno-calcaire, crayeuse ou sableuse. Il s’agit de
rendzines, de sols bruns calcaires ou calciques (dépourvu
de calcaire dans les horizons supérieurs), plus ou moins
épais, avec une réserve utile en eau moyenne à faible. Un
bon ensoleillement est nécessaire, l'ombrage faisant régres-
ser la plupart des espèces. Les pelouses doivent être entre-
tenues par un pâturage extensif et des débroussaillements
complémentaires. A défaut, elles évoluent en fourrés puis
en bois, plus ou moins vite selon l'épaisseur du sol.
Espèces d'importance communautaire et
protégées
Anthyllide des montagnes (Anthyllis montana), ar-
moise camphrée (Artemisia alba), armoise des
champs (Artemisia campestris), aster lynosyris (Aster
linosyris), cardoncelle molle (Carduncellus mitissimus),
carline sans tige (Carlina acaulis), gentiane ciliée
(Gentianella ciliata), gentiane croisette (Gentiana cruciata),
inule des montagnes ({nula montana), lin d'Autriche (Linum
austriacum ssp. collinum), lin français (Linum leonii, lise-
ron des Monts Cantabriques (Convolvulus cantabrica),
marguerite de la Saint-Michel (Aster amellus), micrope
droit (Bombycilaæena erecta), persil de montagne
(Oræoselinum nigrum), odontide de Jaubert (Odontites
jaubertiana), orchis singe (Orchis simia), orobanche du
thym (Orobanche alba), orobanche d'Alsace (OrobancheLe nombre d'espèces d'orhidées
définit le caractère prioritaire de l'habitat
alsatica), silène à bouquets (Silene armeria), silène à
oreillettes (Sifene otites), stipe pennée (Stipa pennata), trèfle
souterrain (Trifolium subteraneum).
+ Damier de la succisel 065, plusieurs espèces de rep-
tiles et d'oiseaux dont le circaète Jean-le-BlancA080,
l'oedicnème criardAl33 l'engouleventA224,
l'alouette luluÂ248, le bruant ortolan379,
Valeur paysagère et usages
De toponymie variée (+ friche », « chaume » « chaumot »,
« teppe » ou « tope », « larris », « larrey »), les pelouses
sèches ajoutent une tonalité méridionale à nos paysages de
côtes calcaires, surtout lorsqu'elles jaunissent en été.
Elles offrent un paysage de transition, intercalé entre les fo-
rêts de haut versant et les espaces ouverts des vallées ou
avec les vignobles de bas de versants.
© Etat de conservation en Bourgogne :
moyen à mauvais.
Les pelouses mésophiles (Mesobromion), sur sol assez
épais, & sont largement enfrichées depuis l'arrêt de leur
pâturage, sauf en Saône-et-Loire où elles sont encore sou-
vent pâturées. Les pelouses abandonnées ont été valorisées
en plantations de pins ou en culture. Elles sont menacées
à moyen terme.
Les pelouses sur sable (Koelerio-Phleion) sont très locali-
sées et couvrent des surfaces assez faibles. Certaines béné-
ficient de mesures agro-environnementales (Val de Loire,
Morvan).
Pelouse sur sable (Koelerio-Phleion) en bord de Loire (58)
Palouse mésophile (Mesobromion)
Les pelouses xérophiles (Xerabromion) évoluent plus len-
tement vers le stade boisé et les conditions de sol limitent
leur valorisation économique, hormis l'ouverture de car-
rière. Elles sont peu menacées et plusieurs sont protégées :
réserves naturelles de la Combe Lavaux et de Bois du Parc ;
arrêtés de biotope à Marcilly-sur-Tille, Talant, Vergisson ;
parcours de moutons sur la Côte dijonnaise avec le
Conservatoire des sites naturels bourguignons.…
À Eléments d'appréciation des
incidences des aménagements
Vulnérabilité assez forte
Représentation en Bourgogne : rare (Koelerio-Phleion), à
assez commun.
Tendance évolutive : en déclin.
Capacité de régénération en cas d’altération : assez bonne.
* Abandon du pâturage.
ire Less CR COUT NT RE. 140 TC ET LT : _. d'engrais, chargement eleve)
mecanique régulier. qui modifient la flore.
* Brûlage dirige.
* Plantation forestiere.
CRUE RTE
Recommandations * Ouverture de carrière.
pour l'état initial RCE Re ER
Calculer la surface de l'habitat,
si possible selon les classes d'état de conservation.
Etablir la composition floristique (relevés phytosociolo-
giques) et évaluer sa typicité.
Estimer le taux de recouvrement des buissons (maximum
25%) et des arbres.
Compter les pieds des différentes espèces d’orchidées (ca-
ractère prioritaire de l'habitat).
Indiquer les modalités de pâturage éventuel, la présence de
plantations, de dépôts de déchets et autres dégradations.
Signaler la présence d'espèces d'intérêt communautaire et
protégées.végétation® d'éboull « caicares ds seu
Fboulis Te I1 (a
LE Les |
RATES thermophiles identau = a boulis médio-
des Alpes et €
européens ( Fe LEE
Alliances Stipion calamagrostis; Scrophularion
juratensis ; Leontodontion hyoseroidis.
Principales espèces caractéristiques
Centranthe à feuilles étroites Centranthus angustifol ius
Ibéris de Durand tberis intermédia var. durandii
Rumex en écusson Rumex scutatus
Gaillet de Fleurot Galium fleurotii
Liondent des éboulis Leontodon hyosermides
Silène des rochers Silene vulgaris ssp glareosa
Scrophulaire du Jura Scrophularia canina ssp juratensis
Localisation des habitats
Les éboulis
calcaires sont
représentés
ponctuellement
sur les Côtes, de
Dijon à Mâcon,
l'Arrière-Côte
de Beaune,
la Montagne
dijonnaise, le
Châtillonnais,
le Tonnerrois,
l Auxerrois.
Les éboulis doivent être encore mobiles. Cet état ne s'ob-
serve plus que sur des pentes raides, situées sous des fa-
laises de roches gélives soumises à une érosion active (al-
termance de gel et de dégel). Le substrat est composé d'élé-
ments fins à grossiers, mêlés de terre fine. Les végétations
d'éboulis calcaires recherchent l'exposition sud, sauf celles
du Scrophularion. L'habitat peut s'observer sur les déblais
de carrières de roches calcaires.
Espèces d'importance communautaire et
Biscutelle d'Alsace (Biscutella laevigata ssp varia), ibé-
ris intermédiaire ({beris intermedia), laser de France
(Laserpiium gallicumi), linaire des Alpes (Linaria alpi-
na ssp. petraea), scutellaire des Alpes (Scutellaria alpina).
es végétations sont clairsemées au sein d'éboulis
fins à grossiers, situées sur les pentes fortes des
vallons rocheux, souvent en pied de falaises.
0 Li .
rt pr u Ps
Li Se
Végétation d'éboulis dans une combe de la côte dijonnaise (2 1)
[de] Plusieurs espèces de reptiles.
Valeur paysagère
Les éboulis participent avec les falaises au caractère pitto-
resque des régions escarpées : combes de Dijon à Beaune,
Val Suzon, Vallée de l’Armançon, vallée de la Cure en
amont de Vermenton.
© Etat de conservation en Bourgogne :
moyen. Les exploitations de carrières en roche massive ont fait
disparaître plusieurs éboulis calcaires d'importance, dont
l'unique station de violette de Cry (Yonne), et constituent
encore une menace. Certains éboulis évoluent en pelouse
fermée puis en boisement, suite à un arrêt naturel de l’éro-
sion qui les prive d'apports réguliers. Quelques éboulis sont
protégés dans la réserve naturelle de la Combe Lavaux, des
réserves biologiques de l'ONF et dans les sites classés des
combes dijonnaises.
À Eléments d'appréciation des
incidences des aménagements
Vulnérabilité assez forte
Représentation en Bourgogne :
assez rare.
Tendance évolutive : en déclin.
Capacité de régénération en
cas d'altération : assez bonne. * Ouverture de petites ou
grandes carrières.
Re UTP CETTE
CEE RE ER CRUE Recommandations
pour l'état initial
Calculer la surface de l'habitat,
si possible selon les classes d'état de conservation.
Etablir la composition floristique (relevés phytosociolo-
giques) et évaluer sa typicité.
Indiquer la présence de piétinement, de ravinement.…
Signaler la présence d'espèces d'intérêt communautaire et
protégées.
CD ue tu ORvégétations
es LS LU LE végétation chasmopn b : CRT
TTL AUS
TU
Te ELLES TA Ce À
ps tentifion
CEE) Lots
CH a
Principales espèces caractéristiques
Capillaire des murailles Asplenium trichomanes
Rue des murailles Asplenium ruta-muraria
Cystoptéride fragile Cystopteris fragilis
Arabette des sables Camdaminopsis arnosa
Campanule à feuilles rondes Campanula rotundifolia
Localisation de l'habitat
Cet habitat
ponctuel est lié
aux affleurements
des roches les
plus dures,
essentiellement
sur les Côtes de
Dijon à Mâcon,
l'Arrière-Côte
de Beaune,
la Montagne
dijonnaise,
l'Auxerrois.
Écologie
Le substrat est minéral, vertical ou presque, avec des fis-
sures et des anfractuosités où s'accumule un peu d'hu-
mus. L'exposition est ensoleillée pour les végétations du
Potentillion caulescentis ou ombragée pour celle du Violo-
Cystopteridion alpinae, souvent rencontré en situation in-
traforestière. Ces végétations peuvent coloniser les anciens
fronts de carrières et les vieux murs.
Espèces d'importance communautaire et
protégées
Arabette des Alpes (Arabis alpina), athamante de
Crête (Athamanta cretensis), biscutelle de Dijon
(Biscutella divionensis), daphné des Alpes (Daphne
alpina), scorzonère d'Autriche (Scorzonera austriaca), stipe
penné (Stipa pennata).
Plusieurs espèces de reptiles et d'oiseaux dont le
faucon pèlerin"!® et le grand duc d’Europe'3,
es végétations très clairsemées, à base de petites
fougères, sont accrochées aux parois verticales
des falaises, dans les fissures (les fragments de
pelouses installés sur des corniches et ressauts sont à
classer en 6210).
Valeur paysagère
Les barres rocheuses des falaises sont des motifs essentiels
dans les paysages les plus pittoresques et touristiques de
Bourgogne : Côtes de Dijon à Macon, vallées de l'Ouche,
du Suzon, de la Cure en amont de Vermenton.
(D) Etat de conservation en Bourgogne :
bon.
L'état de conservation des végétations des falaises est glo-
balement bon, excepté quelques cas d'altération sur les
parois les plus pratiquées pour l'escalade. Beaucoup de
falaises sont protégées dans des sites classés, des réserves
naturelles (Combe Lavaux, Bois du Parc), et par plusieurs
arrêtés de protection de biotope.
Eléments d'appréciation des
incidences des aménagements
Vulnérabilité faible
Représentation en Bourgogne :
assez commun.
Tendance évolutive : stable.
Capacité de régénération en
cas d’altération : assez bonne.
UT ETC a at LR
* Conservation d'ilots de
CENTUE EUR RE EE
ouvertes à l'escalade.
Recommandations
pour l'état initial
Calculer la surface de l'habi-
tat, si possible selon les classes
d'état de conservation.
Etablir la composition floris-
tique (relevés phytosociolo-
giques) et évaluer sa typicité.
Indiquer le niveau de fréquentation pour l'escalade, la
présence de traces de piétinement ou d'arrachages de
plantes.
Signaler la présence d'espèces d'intérêt communautaire et
protégées.
* Ouverture de carrières en
SITE ET
OCT CECIUE CRE
vegetation dans les falaises
équipées pour l'escalade.Localisation de l'habitat
Ces habitats
très ponctuels
s rencontrent
dans les régions
calcaires ou
crayeuses.
Écologie
Les cavités naturelles propices aux chauves-souris doivent
être assez profondes pour garantir l'obscurité, une tempé-
rature moyenne tamponnée, une forte humidité. Le plafond
et les parois doivent présenter des fissures, des aspérités ou
des concrétions facilitant l'accrochage des pattes.
Espèces d'importance communautaire et
protégées
Lg 1 Toutes les espèces de chauves-souris sont protégées
| en France. Certaines sont d'importance commu-
nautaire : voir les fiches espèces.
Valeur paysagère et culturelle
Les grottes ont de tout temps excité l'imaginaire des
hommes qui en ont fait des lieux de culte (grottes préhis-
toriques d'Arcy-sur-Cure, grottes christianisées) et de lé-
gendes diverses, comme celle de la Vouivre.
@ Etat de conservation en Bourgogne :
bon
Globalement, l'état de conservation des cavités et réseaux
souterrains accessibles est bon grâce au bon comporte-
ment des clubs spéléologiques et à quelques mesures de
fermeture des grottes les plus riches en chauves-souris.
| s'agit des diverses formes karstiques développées
dans les profondeurs des plateaux calcaires : grottes
et gouffres accessibles mais non exploités, riches en
chauves-souris, autres cavités non accessibles, réseaux
souterrains contenant de l'eau.
Grotte du Bel Affreux à Antheuil 2 1)
À Eléments d'appréciation des
incidences des aménagements
Vulnérabilité moyenne
Représentation en Bourgogne : assez commun.
Tendance évolutive : stable.
Capacité de régénération en cas d'altération : mauvaise.
DATE RE ER
PETROLE Te
de carriere
LS LE TL CRE TT LL TT
limiter lez intrants au-desous
CORTUCA FEU TE
+ Cestion de la frequentation
des grottes
* Ouverture de carriere en
Ali ur ET E ele lie.
ur-trequentalon de
Ciotat lille:
CURE ET le
Pl] Nage
Recommandations pour l'état initial
Donner les caractéristiques de l'habitat : longueur de la ca-
vité, aspérités au plafond et sur les parois, obscurité.…
Signaler le type et le niveau de fréquentation humaine, le
calendrier d'ouverture, le dispositif de fermeture éventuel …
Evaluer les populations de chauves-souris : voir fiche
espèces.Hêtraies”
UE
Tele LEE
et habitat regroupe plusieurs types de peuplements
forestiers dont le caractère commun est la présence
constante de hêtres et de chênes. On distingue les
forêts de plateaux calcaires, caractérisées par l'aspérule
odorante et la mélique uniflore, les hêtraies à tilleul d'ubac,
les hêtraies-chénaies à jacinthe du Morvan, les hêtraies-
AT a UE Carpinion et Fagion. chênaies à millet diffus.
late) MATE WU CL LE
Espèces caractéristiques
Hêtre Fagus sylvatica
Chêne sessile Quercus petraea
Charme Carpinus betulus
Aspérule odorante Galium odoratum
Mélique uniflore Melica uniflora
Dentaire pennée Cardamine heptaphyla
Jacinthe des bois Hyacinthoides non-scripta
Millet diffus Milium effusum
Hétraie à dentaire penné d'une oombe de là côte dijonnaise (21)
Localisation de l'habitat
Valeur paysagère et usages
Ces peuplements représentent une part très importante de
la surface boisée de la Bourgogne et marquent profondé-
ment les paysages de plateaux forestiers, comme dans la
Montagne dijonnaise. Ces forêts assurent de nombreuses
fonctions socio-économiques : filière bois, bois de feu,
chasse, randonnée.
Habitat pouvant
être rencontré Etat de conservation en Bourgogne : bon.
dans toutes les En règle générale, ces boisements sont bien conser- régions calcaires vés hormis les surfaces plantées localement en résineux. de Bourgogne, le
Morvan, l'Auxois, Eléments d'appréciation des
l'Autunois... incidences des aménagements
Vulnérabilité faible
Écologie Représentation en Bourgogne :
Ces hêtraies-chénaies sont installées sur différentes positions commun. ETS PC CON SE CUT TE
topographiques (plateau, pentes légères aux expositions in- Tendance évolutive : stable. essences. termédiaires entre le nord et le sud) et sur divers substrats : Capacité de régénération en RCE EES calcaire, marne, limons, colluvions siliceuses de bas de Cas d'altération : bonne. Re pente. Les sols sont assez profonds et relativement riches. UOTE RTE Recommandations des ourlets pre-forestiers.
Espèces d'importance communautaire et pour l'état initial
protégées Calculer la surface de l'habi- L
Alisier de Fontainebleau (Sorbus latifolia), sabot de tat, si possible selon les classes ss + Plantation de résineux. Vénus!°22 (Cypripeadium calceolus). d'état de conservation. * Elimination des essences Etablir la composition floris. rOnn CITE RTL
Chat sauvage, barbastelle d'Europe!?%, sonneur à tique (relevés phytosociolo- OS ventre jaune! !#, lucane cerf-volant'%, grand capri- Biques) et évaluer sa typicité. comel®s, damier du frênel®%2, plusieurs espèces Indiquer le type d'exploitation éventuelle, la présence de
d'oiseaux dont la bondrée apivore#7, la chouette de plantations… Tengmalm#2, la cigogne noire*°%, l’engoulevent d'Euro- Signaler la présence d'espèces d'intérêt communautaire et
peñ24 le pic mar*?#8, le pic noir*2%, le pic cendré*2?#, protégées.etats e peuplement forestier est dominé par le chêne pédonculé, accompagné du frêne élevé et du
charme (le hêtre est absent). La strate arbustive TE LE
nt COLE rio- Chénat est composée de noisetier, aubépines, troène, cameriser,
er LL ALU fusain.. La strate herbacée est très diversifiée, avec
AT La adbttt
Espèces caractéristiques
Chêne pédonculé Quercus robur
Frêne commun Fraxinus excælsior
Charme Carpinus betulus
Primevère élevée Primula elatior
Ficaire Ranunculus ficaria
Päturin de Chaix ba chaixii
Crin végétal Carex brizoides
Ail des ours Allium ursinum
Nivéole Leucojum vernum
Anémone fausse-renoncule Anemone ranunculoides
Lathrée écailleuse Lathraea squamaria
Localisation de l'habitat
Habitat fréquent
en Bourgogne
sous ses diverses
formes : Bresse,
Morvan, fonds
de combes
calcaires, terrasses
supérieures
limoneuses des
cours d'eau
(Saône...)
Écologie
Cet habitat forestier est installé sur des sols profonds, riches
en éléments minéraux, très bien alimentés en eau, présen-
tant parfois un engorgement temporaire, Il se rencontre le
plus souvent sur les terrasses alluviales supérieures, en pied
de versant et en fond de vallon des régions calcaires et du
Morvan, dans des dépressions sur des sols argilo-limoneux.
Espèces d'importance communautaire et
protégées
Cerisier à grappes (Prunus padus), gagée jaune
(Gagea lutea), sabot de Vénus! (Cypripedium
calceolus).
Barbastelle d'Europe" *®, chat sauvage, plusieurs
espèces d'oiseaux dont le pic mar“#5 et le pic cen-
dré%4, sonneur à ventre jaune! l#, couleuvre d'Es-
culape, lucane cerf-volant, damier du frêne!®?,
plusieurs espèces de sol riche et profond.
Chénaie-frênaie à ail des ours de fond de combe calcaire
Valeur paysagère et usages
Ces forêts assurent de nombreuses fonctions socio-écono-
miques : filière bois (production de chênes et de feuillus
précieux de qualité), chasse, randonnée... Par leur pré-
sence massive, elles marquent fortement les paysages de
plaine, notamment en Val de Saône.
Etat de conservation en Bourgogne : bon.
Ces boisements de chênes sont bien conservés en
Bourgogne. Localement, on note des dégradations, comme
la plantation de douglas dans le Morvan.
À Eléments d'appréciation des
incidences des aménagements
Vulnérabilité faible
Représentation en Bourgogne :
commun.
Tendance évolutive : stable.
Capacité de régénération en
cas d'altération : bonne.
+ Maintien de la diversite des
essences.
* Mise en place de cloi-
TT use STE
CAE ENT CET
+ Maintien des arbustes: du
CUT CAN RTS EEE: T7S03
Recommandations
pour l'état initial
Calculer la surface de l'habi-
tat, si possible selon les classes
d'état de conservation.
Etablir la composition floris-
tique (relevés phytosociolo-
giques) et évaluer sa typicité.
Indiquer le type d'exploitation
éventuelle, la présence de plan-
tations de résineux, de coupes
à blancs, de drains récents.
Signaler la présence d'espèces d'intérêt communautaire et
protégées.
ou à cavités.
* Maintien des clairieres et
des ourlets pre-forestiers.
Ro Te rite R
+ Plantation de résineux.
* Elimination dez essences
secondaires.
Ro ET ETUIS NL
sur les sols limoneux.
* Création de routes
TEA