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PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, p
PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, projet, espace. (2)
Document publié le Lundi 19 août 2024 par la commune de Barbentane.
Lien du pdf (PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, projet, espace. (2))
Thèmes du document : Eau et assainissement, Aménagement du territoire, Logement,
Liberté
«
Liberté» Égalité
» Fraternité
Fraternité
RÉPUBLIQUE
FRANÇAISE
PRÉFET
DES
BOUCHES-DU-RHÔNE
Direction
départementale
des
Territoires
et de
la Mer
Marseille,
le
+
+
sm
ane
DE
|
À,
tete
Le
Préfet
des
Bouches-du-Rhône
à
Mesdames
et
Messieurs
les
Maires
liste
in
fine
Affaire
suivie
par
: Serge
TERRAMORSI
Tél.
: 04
91
28
54
56
Courriel
:
serge.terramorsi(@@bouches-du-rhone.gouv.fr OBJET
: Porter
à connaissance
« Risque
retrait-gonflement
des
argiles
» (PAC)
P.J.
: Cartographie
et Dossier
technique.
Suite
à
la
réunion
d’information
et
d’échanges
concernant
le
phénomène
de
retrait-gonflement
des
argiles
(et
également
le
phénomène
sismique)
organisée
par
la
Direction
départementale
des
Territoires
et
de
la
Mer
le
30
janvier
dernier,
je
vous
prie
de
bien
vouloir
prendre
connaissance
de
l’aléa
retrait-gonflement
des
argiles
et
les
dispositions
recommandées.
En
France
métropolitaine,
les
phénomènes
de
retrait-gonflement
des
argiles,
mis
en
évidence
à
l'occasion
de
la
sécheresse
exceptionnelle
de
l'été
1976,
ont
pris
une
réelle
ampleur
lors
des
périodes
sèches
des
années
1989-91
et
1997-98,
puis
plus
récemment
au
cours
de
l'été
2003.
En
région
PACA,
le
département
des
Bouches-du-Rhône
est
le
plus
concerné
par
ce
phénomène,
puisque
226
arrêtés
interministériels
y
ont
été
pris
entre
1989
et
2014,
reconnaissant
l'état
de
catastrophe
naturelle
pour
ce
seul
aléa
dans
68
communes,
soit
57%
des
119
communes
que
compte
le
département.
Dans
le
cadre
d'une
étude
d'aléa
achevée
en
août
2004
et
complétée
en
juin
2007
par
le
Bureau
de
Recherches
Géologiques
et
Minières
(BRGM)
pour
le
compte
du
Ministère
de
l'Écologie
du
Développement
Durable
et
de
l’Énergie
(MEDDE),
3711
sites
de
sinistres,
répartis
dans
76
communes,
ont
ainsi
été
recensés
et
localisés,
ce
qui
constitue
une
première
estimation
des
conséquences
de
ce
phénomène
dans
le
département.
Aussi,
afin
d'établir
un
constat
scientifique
objectif
et
de
disposer
de
documents
de
référence
permettant
une
information
préventive,
le
Ministère
en
charge
de
l'Écologie
et
du
Développement
Durable
et
de
l'Énergie
a
demandé
au
BRGM
de
réaliser
une
cartographie
de
cet
aléa
à
l'échelle
départementale. L’aléa
se
caractérise
par
des
phénomènes
de
retrait
et
gonflement
de
certaines
formations
géologiques
argileuses
affleurantes
provocant
des
tassements
différentiels
qui
se
manifestent
par
des
désordres
sur
le
bâti.
siège
: 16,
rue
Antoine
Zattara
- 13332
Marseille
cedex
3
- Tél
: 04
91
28
40
40
site
internet
:
www.bouches-du-rhone.gouv.frL'étude
du
BRGM
a permis
de
définir
deux
types
de
zones
en
fonction
de
leur
niveau
d'aléa
:
- une
zone
très
exposée
(B1)
;
- une
zone
faiblement
à
moyennement
exposée
(B2).
Même
si
ces
zones
n'ont
pas
vocation
à
être
rendues
inconstructibles
pour
ce
motif,
des
dispositions
constructives
et
de
gestion,
détaillées
dans
le
dossier
technique
ci-joint,
sont
à
intégrer
pour
assurer
la
sécurité
d'un
bien
nouveau
ou
l'intégrité
d'un
bien
existant.
Par
conséquent,
en
application
de
la
circulaire
du
11
octobre
2010
relative
à
la
prévention
des
risques
liés
au
retrait-gonflement
des
sols
argileux
et
comme
l’exigent
les
articles
L.
121-2
et
R.
121-1
du
code
de
l’urbanisme,
je
porte
à
votre
connaissance
l’aléa
retrait-gonflement
des
sols
argileux
présent
sur
votre
territoire.
y
Vous
rendrez
disponible
la
carte
des
zones
en
fonction
de
leur
niveau
d'aléa
retrait-gonflement
des
argiles,
et
mettrez
à
disposition
du
public
les
recommandations
techniques
visées
dans
le
dossier
technique
ci-joint.
Vous
pourrez
utilement
joindre
la
plaquette
aux
personnes
venant
retirer
un
formulaire
de
permis
de
construire,
ou
aux
professionnels
de
votre
secteur.
Dans
le
cas
où
votre
Plan
local
d'Urbanisme
est
en
cours
d'élaboration
ou
de
révision,
vous
considérerez
le
présent
envoi
comme
un
Porter
à Connaissance.
Pour
les
communes
ayant
déjà
été
destinataires
d'un
précédent
PAC
«risques
naturels
»,
Vous
considérerez
ce
document
comme
un
Porter
à
connaissance
complémentaire
plus
détaillé
(même
carte
d’aléa,
liste
des
recommandations
complétée
et
annexes
techniques
diverses).
En
application
de
l'article
R.123-11-b
du
code
de
l'urbanisme,
vous
ferez
apparaître,
la
délimitation
de
ces
zones
par
un
graphisme
particulier
sur
le
zonage
PLU
ou
sur
un
plan
spécifique
en
annexe.
Bien
qu'il
s'agisse
de
dispositions
constructives
et
non
d'urbanisme,
vous
intégrerez
l'annexe
technique
du
présent
PAC
dans
le
rapport
de
présentation
de
votre
document
d'urbanisme,
en
tant
que
condition
spéciale
de
construction.
La
légende
de
la
trame
Retrait-Gonflement
des
Argiles
de
la
carte
de
zonage
de
votre
document
d'urbanisme
renverra
à cette
annexe.
Les
principales
dispositions
énoncées
dans
le
présent
PAC
seront
prochainement
reprises
dans
le
Dossier
Départemental
des
Risques
Majeurs
(DDRM)
en
cours
de
révision
par
mes
services.
Conformément
à
l'article
R.125-10
du
code
de
l'environnement,
ces
informations
devront
être
intégrées
dans
le
Document
d'Information
Communale
sur
les
Risques
Majeurs
(DICRIM).
Enfin,
je
vous
informe
que
les
pièces
constitutives
du
PAC
sont
disponibles
en
visualisation
et
en
téléchargement
sur
le
site
internet
des
services
de
l’État
dans
le
département
(rubrique
Politiques
publiques
/ Sécurité
/ Sécurité
civile
/ La
prévention
/
Porter-à-connaissance
RGA).
J'attire
votre
attention
sur
l’importance
de
ces
dispositions,
qui
visent
à
garantir
la
sécurité
publique
et
à intégrer
les
modalités
de
construction
ou
de
gestion
adaptées
au
risque
de
retrait-gonflement
des
argiles,
qui
se
manifeste
notamment
lors
des
épisodes
de
sécheresse.
La
DDTM
est
à votre
disposition
pour
tout
renseignement
que
vous
jugerez
utile.
en
e
Préfe
Michel
CADOTANNEXE TECHNIQUE AU PAC
Les recommandations suivantes ne sont pas nécessaires si l’absence d’argile sur l’emprise de la totalité de la parcelle est démontrée par sondage ou autres expertises, selon une étude géotechnique au minimum de type G1 (Étude de site) au sens de la nouvelle norme en vigueur (NF P 94-500).
I : Mesures générales applicables aux projets de construction de bâtiments (autres que les maisons individuelles)
Il est recommandé dans les zones B1 et B2 la réalisation d’une série d’études géotechniques sur l'ensemble de la parcelle, définissant les dispositions constructives et environnementales nécessaires pour assurer la stabilité des bâtiments vis-à-vis du risque de tassement différentiel et couvrant les missions géotechniques adaptées au sens de la nouvelle norme en vigueur (NF P 94-500), afin de déterminer les conditions précises de réalisation, d'utilisation et d'exploitation du projet au niveau de la parcelle.
A titre indicatif : la mission nommée G1 (étude géotechnique préalable - phase Principes Généraux de Construction), les missions G2 (étude géotechnique de conception) et G3 (étude et suivi géotechnique d’exécution).
Cette série d'études ne fait pas partie des pièces à joindre au Permis de Construire. Elle est destinée à l'information du seul pétitionnaire.
La mise en œuvre des dispositions constructives et environnementales résultant de cette série d’études est fortement recommandée.
Au cours de ces études, une attention particulière devra être portée sur les conséquences « éventuellement » néfastes que pourrait créer le nouveau projet sur les parcelles voisines (influence des plantations d’arbres ou rejet d’eau trop proche des limites parcellaires par exemple).
Dès la conception de leur projet, il est nécessaire que les pétitionnaires veillent aussi à prendre en compte les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde définies dans la présente annexe.
II : Mesures particulières applicables aux constructions de maisons individuelles et de leurs extensions
« Maison individuelle » s’entend au sens de l’article L 231-1 du code de la construction et de l’habitation : construction d’un immeuble à usage d’habitation ou d’un immeuble à usage professionnel et d’habitation ne comportant pas plus de deux logements.
À défaut de la réalisation d’une série d’études géotechniques sur la parcelle, telles que définies au I, il est recommandé en zones B1 et B2 la réalisation de l’ensemble des mesures forfaitaires définies ci-après.
1Zone 81 3
Rs
Zone B2
II-1 : Recommandations aux règles de construction
Il est fortement déconseillé :
• l'exécution d'un sous-sol partiel sous une construction d’un seul tenant, sauf mise en place d’un joint de rupture de type parasismique qui doit être conforme à la réglementation en vigueur, notamment pour le calcul de ses dimensions.
Il est recommandé :
• de réaliser des fondations d'une profondeur minimum fixée à :
- 0,80 mètre en zone B2
- 1,20 mètre en zone B1,
sauf rencontre de sols durs non argileux à une profondeur inférieure.
copyright BRGM
• sur terrain en pente et pour les constructions réalisées sur plate-forme en déblais ou déblais-remblais, de descendre les fondations à une profondeur plus importante à l'aval qu’à l'amont afin d'assurer une homogénéité d'ancrage,
• de réaliser des fondations continues, armées et bétonnées à pleine fouille, dimensionnées selon les préconisations de la norme DTU 13-12 (règles pour le calcul des fondations superficielles) et réalisées selon les préconisations du DTU 13-11 (fondations superficielles – cahier des clauses techniques) lorsqu’elles sont sur semelles,
• sur toutes parties de bâtiment fondées différemment et susceptibles d'être soumises à des tassements différentiels, de les désolidariser et de les séparer par un joint de rupture de type parasismique, qui doit être conforme à la réglementation en vigueur, notamment pour le calcul de ses dimensions, sur toute la hauteur de la construction ; cette recommandation s’applique également aux extensions,
• que les murs porteurs comportent un chaînage horizontal et vertical liaisonné, dimensionné et réalisé selon les préconisations de la norme DTU 20-1 (ouvrages de maçonnerie en petits éléments ; règles de calcul et dispositions constructives minimales),
• de réaliser une bêche périphérique en cas de plancher bas sur radier général.
2Si le plancher est constitué d’un dallage sur terre plein, il doit être réalisé en béton armé, après mise œuvre d’une couche de forme en matériaux sélectionnés et compactés, et répondre à des prescriptions minimales d’épaisseur, de dosage de béton et de ferraillage, selon les préconisations du DTU 13.3 (dallages – conception, calcul et exécution).
Des dispositions seront prises pour atténuer le risque de mouvements différentiels vis-à-vis de l’ossature de la construction et de leurs conséquences, notamment sur les refends, cloisons, doublages et canalisations ; les solutions de type plancher porté sur vide sanitaire et sous-sol total seront privilégiées.
• en cas d’implantation d’une source de chaleur en sous-sol ou enterrée ou partiellement enterrée (chaudières ou autres..), de ne pas positionner celle-ci le long des murs périphériques de ce sous-sol.
A défaut, il est fortement conseillé de mettre en place un dispositif spécifique d’isolation des murs.
Nota : l’étude de site (G1) est à privilégier, car elle permet d’adapter au plus près les mesures structurales et les mesures sur l’environnement par rapport à la nature du sol et à la configuration de la parcelle dans les zones d’aléa faible notamment.
Toutefois, il convient d’insister sur l’importance du respect des règles de l’art, en particulier sur la structure au-delà des seules fondations, qui même profondes peuvent ne pas suffire pour garantir la résistance des constructions. Il conviendra donc de se rapprocher de bureaux d’études et de maîtrise d’œuvre compétents dans ce domaine.
II-2: Dispositions relatives à l'environnement immédiat des constructions projetées
Les dispositions suivantes relatives à l’aménagement des abords immédiats des bâtiments à la fois dans les zones B1, B2 ont pour objectif de limiter le risque de retrait-gonflement des argiles par une bonne gestion des eaux superficielles et de la végétation.
Il est fortement déconseillé :
• toute nouvelle plantation d’arbres ou d’arbustes à une distance de tout bâtiment existant ou du projet inférieur à leur hauteur à maturité (1,5 fois en cas de rideau d'arbres ou d'arbustes), sauf mise en place d'un écran anti-racines d'une profondeur minimale de 2 mètres entre l'arbre et toute construction.
Il est recommandé :
• le raccordement des rejets d'eaux usées ou pluviales et des dispositifs de drainage au réseau collectif lorsque cela est techniquement possible.
Nota : En cas d’absence ou d’insuffisance de ces réseaux, il y a nécessité de réaliser à l’aval du bâtiment et à une distance minimale d’éloignement de 5 m (10m conseillés) de tout bâtiment, la zone d’épandage de l’assainissement autonome pour les eaux usées et/ou l’exutoire des rejets des eaux pluviales. Si le respect de cette distance s'avérait impossible, il est recommandé de déterminer par une étude, confiée à un bureau compétent, les conditions d'épandage ou de rejets (stockage à la parcelle par exemple) afin que ceux-ci soient sans conséquence néfaste sur la construction projetée. En tout état de cause, le maître d’ouvrage doit veiller à l’assurance d’une maintenance régulière du système et à une vérification périodique de son bon fonctionnement.
• la mise en place de dispositifs assurant l'étanchéité des canalisations d'évacuation
3des eaux usées et pluviales (raccords souples, ne pas bloquer la canalisation dans le gros œuvre, éviter les canalisations qui longent les bâtiments…),
• de récupérer les eaux pluviales et de ruissellement et leur évacuation des abords de la construction par un dispositif d'évacuation type caniveau éloigné d’une distance minimale de 1,5 mètre dont le rejet devra être éloigné d'une distance minimale de 5 mètres. Le stockage éventuel de ces eaux à des fins de réutilisation doit être étanche et le trop plein doit être évacué à une distance minimale de 5 mètres.
• la mise en place, sur toute la périphérie de la construction, d'un dispositif d'une largeur minimale de 1,5 mètres, s'opposant à l'évaporation, sous la forme d'un écran imperméable sous terre végétale (géomembrane) ou d'un revêtement étanche (terrasse), dont les eaux de ruissellement seront récupérées par un dispositif d'évacuation par caniveau; à l'exception des parties mitoyennes avec un terrain déjà construit ou revêtu.,
• de respecter une distance minimale de 5m (10m conseillés) entre toute installation/construction d'une piscine ou d'un bassin d'agrément de tout bâtiment,
• de capter les écoulements à faible profondeur, lorsqu’ils existent, par un dispositif de drainage périphérique à une distance minimale de 2 mètres de toute construction,
• de respecter un délai minimum d'un an entre l'arrachage des arbres ou arbustes situés dans l'emprise du projet et à son abord immédiat et le démarrage des travaux de construction, lorsque le déboisement concerne des arbres de grande taille ou en nombre important (plus de cinq).
• concernant les arbres existants situés à une distance inférieure à leur hauteur à maturité de l'emprise de la nouvelle construction et pour limiter l’action des végétaux sur les terrains sous-jacents des fondations de cette dernière, de mettre en place un écran anti-racines d'une profondeur minimale de 2 mètres entre l’arbre et la construction nouvelle ou de descendre les fondations à une profondeur où les racines n’induisent plus de variation en eau.
Nota : Cette recommandation est d’autant plus nécessaire lorsque l’arrachage ou l’élagage des arbres situés à une distance trop faible (inférieure à leur hauteur à maturité) de la construction, s’avère difficile voire impossible, notamment lorsqu’ils sont situés sur le domaine public ou dans un espace boisé et classé et que l’accord de l’autorité compétente n’a pas pu être obtenu, ou encore lorsqu’ils présentent un intérêt majeur particulier.
III : Mesures applicables aux biens et activités existants
4De manière générale les mesures visent des études ou des travaux de modification des biens déjà existants. Elles concernent l’aménagement, l’utilisation et l’exploitation de tous types de bâtiments, d’ouvrages, d’espaces agricoles ou forestiers.
Ces mesures concernent les propriétaires, exploitants, utilisateurs ou la collectivité. Elles visent essentiellement à diminuer les risques de désordres induits par le phénomène de retrait-gonflement des argiles en limitant les variations de la teneur en eau dans le sol sous la construction et sa proximité immédiate.
Une attention particulière devra être portée par les propriétaires de maison individuelle, compte-tenu de la vulnérabilité de ces dernières vis-à-vis de ce phénomène.
Sauf dispositions particulières résultant d'investigations ou d’études réalisées dans le cadre des missions géotechniques adaptées définies dans la nouvelle norme en vigueur (NF P94-500), à titre indicatif la mission nommée G1 (étude géotechnique préalable - phase Principes Généraux de Construction), les missions G2 (étude géotechnique de conception) et G3 (étude et suivi géotechnique d’exécution), il est recommandé dans les zones B1, B2 :
• concernant le cas particulier du remplacement à l’identique des arbres constituants un alignement classé situés à une distance d’éloignement, par rapport à tout bâtiment existant, inférieure à la hauteur de la plantation à maturité, dans le cas où la mise en place d’un écran anti-racine s’avérerait techniquement impossible, de procéder à un élagage régulier et contrôlé afin de conserver une « volumétrie » (houppier) comparable à celle de l’arbre remplacé.
• de réaliser la collecte et l’évacuation des eaux pluviales des abords du bâtiment par un système approprié dont le rejet sera éloigné à une distance minimale de 5 mètres de tout bâtiment. Le stockage éventuel de ces eaux, à des fins de réutilisation ou autres, doit être étanche et le trop-plein doit être évacué à une distance minimale de 5 mètres de tout bâtiment.
• de raccorder les rejets d'eaux usées ou pluviales (eau de drainage, eau de vidange de piscine) au réseau collectif lorsqu’il existe et si cela est autorisé par le gestionnaire du réseau.
Nota : A défaut, il est préférable de maintenir une distance minimale d’une dizaine de mètres entre les zones de rejet et les bâtiments ainsi que des limites de parcelles.
Si le respect de cette distance s'avérait impossible, il est préférable de vérifier par une étude, confiée à un bureau compétent, l’impact des épandages ou des rejets, et au besoin de mettre en œuvre les mesures de nature à réduire leurs conséquences. En tout état de cause, le maître d’ouvrage doit veiller à l’assurance d’une maintenance régulière du système et à une vérification périodique de son bon fonctionnement.
• la mise en place, sur toute la périphérie de la construction, à l’exception des parties mitoyennes avec un terrain déjà construit ou revêtu, d'un dispositif d'une largeur minimale de 1,5 mètre, s'opposant à l'évaporation, sous la forme d'un écran imperméable sous terre végétale (géomembrane) ou d'un revêtement étanche (terrasse), dont les eaux de ruissellement seront récupérées par un dispositif d'évacuation par caniveau.
IV : Mesures de prévention, de protection et de sauvegarde
5Ces mesures ont pour objectif d’agir sur les phénomènes ou sur la vulnérabilité des biens et des personnes.
Les recommandations ci-après ne sont pas nécessaires lorsqu’une étude géotechnique adaptée et définie dans la nouvelle norme en vigueur (NF P94-500), à titre indicatif la mission de type G2 étude géotechnique de conception au minimum, démontre que les fondations de la construction sont suffisamment dimensionnées pour éviter les désordres liés aux aménagements à proximité du bâti.
IV-1: Pour les communes et établissements publics de coopération intercommunale en zones B1 et B2
Il est fortement recommandé :
• d'établir ou d'adapter le schéma directeur d'assainissement pluvial ou d'écoulement pluvial communal afin d'assurer la maîtrise du débit des ruissellements pluviaux.
Nota : Ce schéma définira, entre autres, les prescriptions et les équipements à mettre en œuvre pour la rétention ou l'infiltration des eaux pluviales, par les aménageurs, la collectivité et les particuliers, Le schéma devra également définir les mesures dites alternatives à la parcelle, permettant la rétention des eaux pluviales sur le terrain d’assiette afin de limiter les impacts des aménagements ou équipements dans les zones émettrices de ruissellement et d'au moins compenser les ruissellements induits.
• d'adapter, dans les meilleurs délais, le dimensionnement des stations d'épuration (STEP) et/ou des réseaux collectifs.
IV-2: Pour les concessionnaires de réseaux publics de transport d’eau (eau potable, assainissement, irrigation …) en zones B1 et B2
Il est fortement recommandé :
• d'élaborer un diagnostic des installations au regard du risque concerné : le diagnostic doit permettre d’identifier les réseaux situés en zones à risques, leur degré d’exposition, d’analyser leur vulnérabilité et les effets directs et indirects des atteintes,
• de définir et mettre en œuvre les mesures adaptées de réduction de la vulnérabilité des réseaux afin de limiter les dysfonctionnements et les dégâts en fonction des enjeux préalablement définis,
• de contrôler périodiquement l’état des réseaux et d'élaborer un programme d’entretien intégrant le risque,
• de procéder au remplacement des tronçons dégradés et des canalisations sensibles aux déformations du sous-sol, même de faible amplitude.
IV-3 : Pour les particuliers en zones B1 et B2
6Il est fortement recommandé : (cf illustrations ci-jointes)
• pour toute nouvelle plantation d’arbre ou d’arbuste de respecter une distance d’éloignement par rapport à tout bâtiment au moins égale à la hauteur de la plantation à maturité (1,5 fois en cas d’un rideau d’arbres ou d’arbustes) ou être accompagné de la mise en place d’un écran anti-racines d’une profondeur minimale de 2 mètres interposé entre la plantation et les bâtiments,
• pour la création d’un puits à usage domestique, de respecter pour son implantation, une distance d’éloignement de tout bâtiment d’au moins 10 mètres,
• en cas de remplacement des canalisations d’évacuation des eaux usées et/ou pluviales, de mettre en place des dispositifs assurant leur étanchéité (raccords souples notamment),
• pour tous travaux de déblais ou de remblais modifiant localement la profondeur d’encastrement des fondations de procéder préalablement à une étude géotechnique adaptée définie dans la nouvelle norme en vigueur G1 - Phase Principes Généraux de Construction et G2 - Phase Avant-Projet (NF P94-500) pour vérifier qu’ils n’aggravent pas la vulnérabilité du bâti.
• l’élagage régulier (au minimum tous les 3 ans) de tous arbres ou arbustes implantés à une distance de toute maison individuelle inférieure à leur hauteur à maturité, sauf mise en place d’un écran anti-racines d’une profondeur minimale de 2 mètres interposé entre la plantation et les bâtiments ; cet élagage doit permettre de maintenir stable le volume de l’appareil aérien de l’arbre (feuillage et branchage),
• le contrôle régulier d’étanchéité des canalisations d’évacuation des eaux usées et pluviales existantes et leur étanchéification en tant que de besoin.
• en l’absence d’arrêté préfectoral définissant les mesures de restriction des usages de l’eau, de ne pas pomper entre mai et octobre, dans un puits situé à moins de 10 mètres d’un bâtiment existant lorsque la profondeur du niveau de l’eau (par rapport au terrain naturel) est inférieure à 10 mètres.
7iberté + Égalité + Fraternité
Préfet des
Bouches-du-Rhône
Commune de Barbentane
Retrait gonflement des argiles À nord Source : BdTopo®-@IGN Scan25®-©CIGN BRGM, Decembre 2007
DDTM 13, Novembre 2014
Légende
Zone faiblement à moyennement
exposée (B2)
Format A3 Echelle: 1/30 000