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Document publié le Jeudi 11 juillet 2024
Lien du pdf (PLU - Annexes - avap epernon diagnostic)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Histoire et mémoire, Culture et patrimoine,
2017
VILLE D’ÉPERNON
étude préalable à la création d ’ une aire de mise en valeur
de l’ architecture et du patrimoine
PHASE 1
DIAGNOSTIC
DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN,
PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL
mars 2017
Luc SAVONNET / architecte du patrimoine - urbaniste
Pauline MARCHANT / architecte du patrimoine
Agence TOPORAMA / paysagistes dplgJ PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 2AL
/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 3
SOMMAIRE
17
18
26
30
32
37
38
42
40
52
48
52
55
57
58
60
70
74
78
80
82
86
88
92
94
99
102
104
111
5
7
9
13
18
D iagnostic Du patrimoine architectural, urbain, paysager et environnemental
1- introDuction..........................................................................
- objectifs et méthoDe.........................................................................
- éléments De compréhension géographique...........................................
- éléments De compréhension historique.................................................
- Éléments De compréhension Du paysage...............................................
2- évolution De la ville et Du territoire communal
DEPUIS LE 18E S...............................................................................
- caractéristiques Du territoire communal au Début Du 19 e siècle.............
- Éléments De paysage..........................................................................
- évolution De la ville jusqu ’en 1832 .....................................................
- figure De la ville au Début Du 19e siècle..............................................
- caractéristiques Du territoire communal au Début Du 20 e siècle.............
- Éléments De paysage..........................................................................
- évolution De la ville entre 1832 et 1932 ...............................................
- figure De la ville au Début Du 20e siècle..............................................
- caractéristiques Du territoire communal au Début Du 21 e siècle.............
- Éléments De paysage 2012-2016 ...........................................................
- évolution De la ville entre 1932 et 2016 ...............................................
3- figure actuelle De la ville et Du territoire
communal, les effets Du site,
HÉRITAGE DES DIFFÉRENTES ÉPOQUES :
PERSISTANCES ET EFFACEMENTS......................................................
- les vestiges D’un système Défensif........................................................
- Épernon, une ville en balcon.............................................................
- Les balcons sur le granD paysage......................................................
- les espaces ouverts qui Donnent à voir la ville ancienne......................
- les rues caDrant le granD paysage.....................................................
- les escaliers, une expression De la pente Dans l’espace public.................
- la place aristiDe brianD, un espace public majeur.................................
- les carrières : De la géologie aux espaces publics.................................
- entre prairie et rempart : le réseau De sentes De jarDins..........................
- les rivières, un patrimoine trop peu valorisé et partagé.........................
- les structures arborées......................................................................
- persistance D’un bâti ancien..............................................................
- persistance De caractéristiques fortes.................................................
- persistance De matériaux et mises en œuvre traDitionnelles....................
- persistance De Dispositions traDitionnelles...........................................
synthèseJ PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 4/ PHASE. AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 5
1- INTRODUCTIONJ PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 6/ PHASE. AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 7
Cette première phase de l’étude préalable à la
création de l’Aire de mise en Valeur de l’Architecture
et du Patrimoine (AVAP) de la ville d’Épernon, phase de
diagnostic, a pour objectif le repérage et l’analyse du
patrimoine sur l’ensemble de la commune.
Le repérage et l’analyse du patrimoine reposent sur une
connaissance fine et qualitative du territoire communal
permettant de préciser les caractères spécifiques de
son patrimoine architectural, urbain et paysager.
Cette approche est double :
- rétrospective pour comprendre l’évolution du territoire
communal et repérer les multiples traces laissées par les
époques successives de l’histoire de la ville,
- prospective pour identifier les potentialités, les enjeux
de mise en valeur de toutes les composantes du
patrimoine.
Les investigations nécessaires au repérage et à l’analyse
du patrimoine sont fondées à la fois sur les connaissances
apportées par les ressources documentaires issues
des services communaux et départementaux, sur des
recherches bibliographiques et iconographiques mais
également sur une enquête de terrain à la parcelle.
Différents plans cadastraux anciens (1832, 1932 et 1966)
nous permettent de restituer différents états de la ville.
et de formaliser des planches de synthèse qui montrent
les processus de conservation, de transformation et
d’effacement des éléments structurants du site, des
tracés viaires, des emprises bâties et des composantes
paysagères à même d’identifier les enjeux patrimoniaux
qui se posent aujourd’hui à la ville d’Épernon et
orienteront la suite de l’étude.
OBJECTIFS ET MÉTHODE/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 8
hurepoix
Épernon
Paris
D reux
rouen
orléans
le mans
blois
chartres
l a
s eine
l a
l oire
collines Du perche
bassin parisien
normanDie
1 ― Relief et emprise du département de l’Eure-et-Loir
en jaune. Source : IGN
1/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 9
ÉLÉMENTS DE COMPRÉHENSION GÉOGRAPHIQUE ÉLÉMENTS DE COMPRÉHENSION GÉOGRAPHIQUE
« relief et hyDrographie
Le réseau ramifié des rivières contribue à la spécificité
du relief du département. L’eau, en se frayant un pas-
sage sur les plateaux calcaires et crayeux, s’est enfon-
cée. Ainsi, les vallées inondables à fond plat s’opposent
à la régularité des plateaux et forment des coteaux
calcaires secs et souvent boisés, pouvant atteindre des
dénivelés d’une cinquantaine de mètres. [...]
Comme l’indique son nom, le département se com-
pose du double réseau hydrographique de l’Eure et
du Loir. Au nord, l’Eure rejoint la Seine tandis que le Loir
coule vers le sud pour gagner la Loire. La ligne de par-
tage des eaux, qui sépare les deux bassins versants de
la Seine au nord et de la Loire au sud, passe près de
Saint-Victor-de-Buthon dans le Perche, Fruncé, Bailleau-
le-Pin, Dammarie, Boisville la Saint-Père et Baudreville
dans la Beauce.
le réseau hyDrographique De l’eure
Il compte un nombre important d’affluents qui s’en-
caissent dans le plateau du Thimerais et du Drouais.
Les plus importants et les plus marquants sont la Blaise,
l’Avre, la Vesgre et la Voise. Il s’est formé grâce à l’ar-
gile à silex qui recouvre cette partie du territoire et em-
pêche l’eau de s’infiltrer dans le sous-sol comme c’est
le cas en Beauce. »
les entités De paysagères D’eure -et-loir
Épernon appartient à deux entités paysagères, la vallée
de l’Eure car la Drouette en est un affluent et la Beauce
pour ses plateaux. Le texte reproduit ci-dessous évoque
l’entité de la vallée de l’Eure, plus à même de caracté-
riser à grands traits les paysages de la commune.
« Les vallées qui parcourent les plateaux de Beauce,
du Thimerais et du Drouais ont une telle personnalité
qu’elles créent leur propre paysage.
La Vallée de l’Eure
Les vallées de l’Eure et de ses affluents l’Avre et la Blaise,
mais aussi des rivières plus modestes comme la Voise
ou la Drouette, s’encaissent dans le plateau beauceron
du Thimerais et du Drouais en formant un profil en « U »
caractéristique. Elles sont constituées de coteaux le plus
souvent boisés, parfois tapissés de prairies sèches. Les
fonds des vallées sont plats, plus ou moins larges selon
l’importance de la rivière, inondables et occupés par
des cultures et des prairies pâturées. [...]. »
Épernon
1
2
1 ― Détail de la « Carte Carte générale de la France. »
par R. Brunet fecit et Desbrulins Père sous la direction
de César-François Cassini de Thury / 1757
Source : IGN
2 ― Carte des 6 entités paysagères d’Eure-et-Loire
extraite du « Guide des paysages d’Eure-et-Loir »,
édité par le Conseil d’architecture, d’urbanisme et
de l’environnement (CAUE) d’Eure-et-Loir. Réalisé par
l’agence de paysage Némis. 2008. ».
Textes ― ibid.
Épernon
limite De l’Eure -et-Loir
DU GUIDE DES PAYSAGES D’EURE-ET-LOIR/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 10
ÉLÉMENTS DE COMPRÉHENSION GÉOGRAPHIQUE
CARTE DES COURS D’EAU DU GUIDE DES PAYSAGES D’EURE-ET-LOIR
1 et 2 ― Cartes extraites du « Guide des paysages
d’Eure-et-Loir », édité par le Conseil d’architecture,
d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) d’Eure-et-
Loir. Réalisé par l’agence de paysage Némis. 2008. ».
1
ÉpernonMantes-la-Jolie e
Cartographie
CAUE
et
Muséum
de
Chartres.
É==1 Alluvions de vallée Quaternaire
Sables et argiles de l'Orléanais (burdigalien)
É Calcaires lacustres (aquitanien, ludien et lutétien)
= Sables (stampien)
É Calcaires marins (lutétien)
Es Argiles et sables (sparnacien)
Tertiaire
/ PHASE -
Argiles à silex
Es Sables du Perche Secondaire
A Affleurements de roche dure
(grès de Fontainebleau, perrons, grès du Perche, meulières)
Failles
AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 11
DU GUIDE DES PAYSAGES D’EURE-ET-LOIR
CARTE SIMPLIFIÉE DES FORMATIONS GÉOLOGIQUES SUPERFICIELLES
2
Épernon1994.
J PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 12
Nous reproduisons dans leur intégralité quatre pages
du « Tableau de la géographie de la France » (1903), de
Paul Vidal de la Blache tant la description qu’il donne
des paysages de la région d’Épernon et de leur relation
fine avec la géologie reste, pour l’essentiel, d’actualité.
« sables, grès et forêts au suD De la seine
Tandis qu’au Nord de la Seine ce sont généralement les
couches les plus anciennes (éocènes) des formations
tertiaires qui occupent la surface, ce sont au contraire,
sur la rive gauche, des couches plus récentes qui gra-
duellement prennent la prépondérance. Aux calcaires
de Brie, qui ne tardent pas à disparaître, se substituent,
vers La Ferté-Alais, Arpajon, Montlhéry, les sables de
Fontainebleau surmontés des calcaires de Beauce. Une
autre topographie, d’éléments plus simples, s’introduit
avec eux.
Le calcaire de Beauce s’était déjà montré, mais par
petits lambeaux, au Nord de la Seine. Au sommet du
mont Pagnotte qui, vers Pont-Sainte-Maxence, s’élève
jusqu’à 220 mètres au-dessus des futaies de la forêt
d’Halatte, apparaît un fragment de ce calcaire. Sur
les sommets de l’Hautie, on le retrouve, surmontant les
sables, par 168 mètres. Au Sud de la Seine, sur les pla-
teaux découpés par la petite rivière d’Orge, le niveau
où il existe est déjà abaissé entre 160 et 150 mètres. Mais
jusqu’à Dourdan et à Étampes, il ne se montre que dans
les intervalles que festonnent des lisières de forêts crois-
sant sur des sables. C’est seulement au Sud d’Étampe
qu’il prend entière possession de la surface; et désor-
mais son niveau ne dépasse plus guère 140 mètres. En
ces différences d’altitude s’exprime un fait important
dans l’histoire géologique du Bassin parisien. Les cal-
caires lacustres ont subi, postérieurement à leur dépôt,
un mouvement d’inclinaison rapide vers le Sud-Ouest.
Au Nord de la Seine, ils ont été presque totalement em-
portés par les courants; au Sud du fleuve, ils subsistent
par lambeaux plus étendus; ce n’est qu’à une distance
de 50 kilomètres au-delà qu’ils règnent sans partage
à la surface du sol, et que le Hurepoix fait place à la
Beauce.
hurepoix
On a pris l’habitude de désigner sous le nom de Hu-
repoix le pays qui résulte de cet enchevêtrement de
plateaux calcaires et de vallées sablonneuses. Les pla-
teaux n’ont point encore la sécheresse que leur extrême
perméabilité leur communique dans la Beauce : des
argiles meulières, dues à une transformation siliceuse à
laquelle le voisinage des sables n’est pas étranger, en-
tretiennent de l’humidité et même quelques étangs à la
surface. Quoique l’affinité soit réelle et sensible avec la
Beauce, les fermes sont moins espacées, et partout des
pommiers moutonnent dans les champs. On n’a jamais
d’ailleurs à aller bien loin sur ces surfaces agricoles, sans
voir quel-que lisière de bois, au-dessous de laquelle, en
forme de cirque, s’ouvre le commencement d’une val-
lée, qui se rétrécit bientôt et s’enfonce entre des grès et
des sables, des pins, des bruyères et des bouleaux.
Ces sables, restes de la dernière transgression marine
qui a fait irruption dans le centre du Bassin parisien,
appartiennent à une longue zone qui, de Nemours et
Fontainebleau, se déroule en diagonale jusqu’au-delà
ÉLÉMENTS DE COMPRÉHENSION GÉOGRAPHIQUE
EXTRAIT DU TABLEAU DE LA GÉOGRAPHIE DE LA FRANCE DE PAUL VIDAL DE LA BLACHE
Textes ― Extrait du « Tableau de la géographie de la
france » de Paul Vidal de la Blache, 1903. Pages 206 à
209. Édition La Table Ronde. 1994.
de Rambouillet et Montfort-l’Amaury. Partout ils se ma-
nifestent par les mêmes traits de physionomie : tantôt
ce sont des bosses de grès qui, comme à Nemours ou
à Milly, hérissent les talus aux approches de la grande
forêt; ou c’est la forêt elle-même avec son dédale
d’éboulis et de creux, ses maquis de genévriers et de
fougères, ce sol léger et brûlant d’où s’exhale une sen-
teur capiteuse d’aiguilles de pins. Tantôt, comme vers
Lardy et Bouron, le grès se déroule en longues barres
brunies par les arbres, qui semblent enclore l’horizon;
ou, comme à Montlhéry, il se projette en promontoire
sur la plaine. Auprès de Fontainebleau et de Rambouil-
let, les eaux s’infiltrent sous la surface; mais au Sud de
Paris, le prolongement des calcaires imperméables de
Brie sert de support et retient les eaux à proximité du sol.
La formation de vallées s’est donc accomplie aisément
à travers les sables friables jusqu’à la rencontre des
couches consistantes. Ainsi la Bièvre, l’Orge et l’Yvette
ont pu ciseler un petit pays de vallons ramifiés, qui est
une exception remarquable, unique même dans la ré-
gion parisienne.
Que ce soient les sables ou les grès qui forment les pa-
rois de ces vallées, qu’elles s’évasent en hémicycles ou
se resserrent entre deux raides talus boisés, leur fond se
creuse jusqu’aux couches qui ramènent, avec l’eau,
des étangs, des marais, des prairies. L’eau, filtrée par les
sables, court très pure. On voit, comme en un pli du sol,
se constituer un petit monde restreint, entre bois et prai-
ries. La verdure sombre des pins donne quelque austé-
rité à ces petits paysages. Là-haut, bien à part, sont les
campagnes, les pays occupés et exploités de temps
immémorial. On comprend que ces vallons humides et
retirés aient servi d’asile à des abbayes, avant d’être
recherchés par la vie de châteaux et de villégiature;
Gif, Cernay, Port-Royal étaient ici à leur place.
Mais ces vallées à versants de sable et à fonds noyés
offraient peu de ressources. La pauvreté de la vie ru-
rale s’y trahit encore, en dépit de la villégiature mo-
derne, par la mesquinerie chétive des habitations.
Les villages serrés au pied des pentes n’ont de place
qu’aux confluents des vallées. Rien de semblable à
l’aspect opulent des villages du calcaire parisien, ni à
ce développement varié qui permet à la population
de s’étager sur les flancs des vallées. Les monuments
caractéristiques du passé sont, avec les abbayes, des
ruines féodales debout à la lisière des bois, dominant
les passages, surveillant les horizons, évoquant je ne sais
quel passé d’inquiétude et de brigandage. »sé
\ UNUM ds A
MIIRAITIRZ AL IST IRI
oO 1 "y 1
/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 13
Les vestiges de la présence humaine
aux temps préhistoriques sont nombreux en Eure-
et-Loir. Le site d’Épernon : un éperon protégé par un
escarpement surplombant une vallée marécageuse
à la confluence de deux rivières, sera, de par sa
configuration, propice à une implantation humaine
sédentaire dès le néolithique. C’est de cette époque
que daterait le dispositif de retranchement avec fossés
et levées de terre mis en place afin d’établir et de
protéger un habitat. Cette disposition dite d’éperon
barré est encore bien visible sur l’actuel plateau de la
Diane au nord du territoire communal.
le territoire Des carnutes
L’actuel département d’Eure-et-Loir correspond à la
partie centrale du territoire des Carnutes dont Chartres
était l’un des oppidum, connu sous le nom d’Autricum,
grande cité à l’époque gallo-romaine.
On ne retrouve pas de mentions de la ville dans la
littérature ou dans les documents reproduisant des
originaux antiques (Table de Peutinger).
Les vestiges de la voie romaine, correspondant à une
partie de l’actuelle rue du Gros Pavé, ne sont que les
minces indices dont nous disposons pour cette période.
Ils pourraient correspondre à un chemin antique, dans
un axe Nord/Ouest - Sud/Est, supposé relier Ablis à
Dreux.
Les hypothèses actuelles penchent pour l’existence d’un
foyer d’habitation gallo-romain à l’emplacement de
l’actuel bourg de Hanche, qui était situé au croisement
de l’ancienne voie romaine de Saint- Germain-des-Prés,
par Saint-Léger, vers Chartres, et du chemin venant de
Paris par Rambouillet allant également vers Chartres.
carte Des principales voies romaines à l’échelle Du Département
épernon
vers
bellovaques
B eauvais
autricum
chartres
civitas
vicus
voie
D urocassio
dreux
vers
cenabum
O rléans
vers
ageDincum
sens
castroDunum
chateaudun
vers
lutece
Paris
vers
caesaroDunum
tOurs
noviomagus
nOgent le rOi
tauriacum
tOury
ancienne voie romaine (rue Du gros pavé)
source « histoire d ’épernon - vol 1 »
par Jean-paul duc en collaboration avec l’ associa-
tion épernon patrimoine et alentours (2007)
LES PRÉMICES DE L’HISTOIRE
ÉLÉMENTS DE COMPRÉHENSION HISTORIQUE
carte Des principales voies romaines à l’échelle Du Département.
source : d’après carte archéologique de la gaule : 28. eure- et-loir , par anne olla- gnier,dominique Joly
chartres dreux
O rléans
extrait De la table De peutiger
(source : www.euratlas.net - version en ligne de la
«tabula peutingeriana. codex vindobonensis 324,
Ö sterreichische nationalbibliothek, wien»)/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 14
A partir du moment où le pouvoir féodal s’organise,
celui-ci va permettre le développement des institutions
et des activités qui sont à l’origine de la structure urbaine
actuelle. Il est probable qu’une motte castrale existait à
cet emplacement stratégique que constituait l’éperon
d’Épernon et qu’elle accueillait une construction en
bois.
Au milieu du 11e siècle, Robert II dit le Pieux, fils d’Hugues
Capet fait élever une forteresse en pierre, maillon d’un
système défensif plus large pour protéger le château
de Saint-Léger, aux extrémités de la forêt d’Yvelines
(actuelle forêt de Rambouillet).
un bourg castral fortifié
Le château aurait été constitué à l’époque d’une
demeure fortifiée avec sa basse cour et d’un donjon
carré protégé par un premier rempart. Au pied de
celui-ci, à flanc de colline, se développe un bourg
castral autour d’un édifice religieux, probable base de
l’actuelle église Saint Pierre. L’ensemble est protégé par
une deuxième enceinte doublée d’un fossé.
Hors les murs, on suppose déjà à cette période la
présence d’une implantation villageoise le long de la
Guesle autour du Prieuré et à proximité de la Drouette
comme en témoignent les fouilles menées à Savonnière.
Ce n’est véritablement qu’au cours du 12e siècle
qu’Épernon prend l’importance qu’elle gardera jusqu’à
la Révolution.
Simon III le Chauve, Seigneur de Montfort entre 1137
et 1181, entreprend la construction des halles pour les
marchands et accorde aux bourgeois les franchises et
les libertés communales. Il fait aussi reconstruire les murs
d’enceinte dont les vestiges sont encore visibles.
La première image de la ville nous est donnée par une
gravure de la fin du 16e siècle ou du tout début du
17e siècle. Celle-ci représente la ville s’étendant sous
le donjon bâti à l’extrémité du plateau. Le graphisme
employé pour décrire le donjon montre qu’il est déjà
partiellement ruiné. Les deux enceintes de défense
sont visibles. La première est établie autour du donjon,
l’autre autour de la ville, flanquée de tours demi-rondes,
de tours d’angle et de portes, vraisemblablement les
portes de Chartres vers l’Ouest et de Paris vers l’Est.
Quelques édifices ont une ampleur plus importante
sans que l’on sache vraiment les nommer.
Au premier plan on voit l’église Saint Nicolas et le
Faubourg Saint Thomas hors les murs. En arrière plan le
faubourg de la Madeleine et de Grand-Pont.
PREMIÈRE IMAGE D’ÉPERNON À LA FIN DU 16E SIÈCLE
ÉLÉMENTS DE COMPRÉHENSION HISTORIQUE
«espernon petite ville sur la confinité De la beause - Duché » clauDe chastillon / c.1600 . source « histoire d ’épernon - vol 1 » par Jean-paul duc en collaboration avec l’ association épernon patrimoine et alentours (2007)
D onjon
eglise st nicolas et st thomas
prieuré
fossé
porte De chartres
faubourg st thomas
porte De paris
faubourgs De granD pont
et De la maDeleine
eglise st pierreMIT
E
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/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 15
l’influence De louis xiv
En 1680, Louis XIV offre le château de Maintenon à sa
maîtresse. Elle emprunte alors pour s’y rendre la route
royale qui passe par Épernon, ce qui va entraîner
un développement des auberges de la ville, plutôt
implantées dans les faubourgs.
Louis XIV lance également à la même période des
grands travaux pour le châteaux de Versailles à l’origine
d’un retour d’activité pour la ville d’Épernon.
En effet, afin d’alimenter les fontaines des jardins du
château les ingénieurs du roi entreprennent dès 1684
de détourner les eaux de l’Eure qui passe à Chartres. La
construction d’un aqueduc à Maintenon fait partie du
dispositif et les carrières d’Épernon sont sollicitées pour
édifier l’ouvrage. Une carte datant de cette époque
repère les différentes carrières disponibles autour de
Maintenon, dont celles d’Épernon. Dans un premier
temps, les pierres sont acheminées par la route, puis
pour plus d’efficacité par voie d’eau. La Drouette,
affluent de l’Eure est alors canalisée entre Épernon et
Maintenon.
Les travaux, très ambitieux, sont abandonnés en 1687
D étail De la « carte topographique Des environs De versailles Dite
Des chasses impériales » levée et dressée de 1764 à 1773
par les ingénieurs géographes des camps et armées , commandés par feu
m. berthier , colonel, leur chef (…)
source : bibliothèque nationale de france, département cartes et plans, ge bb-207
D étail De la « carte carte générale De la france. [chartres].
n°27. 9e feuille » par r. brunet fecit et desbrulins père sous la direction
de césar-françois cassini de thury / 1757
source : bibliothèque nationale de france, département cartes et plans, ge ff-18595 (27)
les cartes Du 18e siècle
Les cartes de Cassini, carte des Chasses et carte des
environ de Maintenon présentent Épernon dans un
environnement large. Si ces documents ne permettent
pas d’appréhender dans le détail la structure de la ville,
ils permettent néanmoins de noter qu’elle est à cette
époque encore fortifiée et présente une configuration
proche de ce qui est décrit sur la gravure de Chastillon.
Sur les trois plans, le donjon est mentionné. Bien que
largement détruit pendant la guerre de Cent ans
quelques pans de murs devaient encore être présents
à cette époque car ce n’est qu’en 1790 que la
municipalité obtient du dernier seigneur d’Épernon
l’autorisation d’abattre ce qui reste des ruines et d’utiliser
les pierres pour consolider la sente qui serpentait à flanc
de coteau, au milieu des vignes (actuel chemin des
Vignes).
D étail De la « carte Des environs De maintenon », gravée par pierre
aveline / c.1685
source : bibliothèque nationale de france, département cartes et plans, ge dd-2987 (1255 b)
LES 17E ET 18E SIÈCLES
ÉLÉMENTS DE COMPRÉHENSION HISTORIQUELT.
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/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 16
LE PRIEURÉ SAINT THOMAS
ÉLÉMENTS DE COMPRÉHENSION HISTORIQUE
Le Prieuré est construit à l’emplacement de ce qui
n’était à l’origine qu’un ermitage. Devenu par la suite
le monastère de la Trinité de Seincourt il se trouve sur
le chemin du pèlerinage de Saint Martin de Tours, futur
chemin de Saint Jacques de Compostelle. Ce lieu devait
avoir une certaine ampleur puisque sur décision du Roi
de France s’y tiendra en 577 un concile œcuménique.
C’est par un acte de donation datant de 1052, qu’il
devient le Prieuré bénédictin de Saint Thomas relevant
de Marmoutiers près de Tours.
Sous l’Ancien Régime, le prieuré Saint Thomas
correspond à une seigneurie, c’est à dire à un ensemble
de terres conséquent correspondant à une juridiction.
Métairies, terres labourables et bois, situés dans des
paroisses environnantes, appartenaient également au
monastère.
L’ensemble se situe à l’ouest d’Épernon. Il bénéficie
de la présence de l’eau, la Guesle, et de terres fertiles.
Artisans et cultivateurs s’y fixeront. Un bourg dit «bourg
Saint Thomas», se crée hors les murs de la ville d’Épernon
dont la population obtient au 16e siècle, une église
paroissiale sous l’égide de Saint Nicolas, établie dans
une partie de l’ancienne église conventuelle, qui
s’agrandit quant à elle par l’adjonction d’un nouveau
chœur.
Lors de la Révolution française, l’ensemble du prieuré
est vendu à un particulier, courtier en laine.
Un plan et des relevés de 1788 montrent l’étendue de la
seigneurie à cette époque. Le bourg-Saint-Thomas est
réuni à Épernon en 1787 lors de la réforme administrative
qui reste sans effet jusqu’en 1790.
En 1864, les églises et quelques bâtiments sont démolis,
une grande partie des arbres du parc et des avenues
disparaissent.
En 1936, la congrégation des sœurs de la Croix s’y
installe. Lors de la Seconde Guerre mondiale, un centre
de soins est créé qui perdurera pendant soixante-dix
ans.
bâtiments Du prieuré saint thomas
en 1867.
source : Jean-paul duc
plan Du bourg saint-thomas, «paln accompagné d ’ un procès verbal
; élection de montfort la maurie, procès verbal du terroir du bourg st
thomas» source : archives départementales d ’eure et loir , c107
cartes postales Du prieuré au Début Du 20e siècle.
vue du logis abbatial et du parc. source : Jean-paul duc/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 17
SAINT
HILARION
Moulin
Faubourg de la
Madeleine
HANCHES
RAIZEUX
DROUÉ
SUR DROUETTE HANCHES
Faubourg de
Grand Pont
Prieuré St Thomas
(ancienne abbaye de
Seincourt)
Plateau de la
Diane
Dispositif
d’éperon barré
d’origine
proto-historique
Faubourg
St Thomas
DONJON
Guesle
Gueville
Drouette
Moulin
Ancienne voie romaine
Zone
marécageuse
La Guesle
Cady
0 100 500 m
N
BOURG
FORTIFIÉ
ÉLÉMENTS DE COMPRÉHENSION HISTORIQUE
SYNTHÈSE DES ÉLÉMENTS FONDATEURS DE LA PHYSIONOMIE ACTUELLE DE LA VILLE INTERPRÉTATION DES DIFFÉRENTS DOCUMENTS ANTÉRIEURS AU 19E S. REPORTÉS SUR LE CADASTRE ACTUEL
Drouette canalisée
Canal vers Maintenon (1685)
Emprise
de la seigneurie
du Prieuré
Ancien
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AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 18
ÉLÉMENTS DE COMPRÉHENSION DU PAYSAGE 1764-1773
D’APRÈS LA CARTE TOPOGRAPHIQUE DES ENVIRONS DE VERSAILLES DITE DES CHASSES IMPÉRIALES
bois De la guyane
le prieuré
magDeleine bois Des pesles
butte Des marmouzets
parc Du loreau
garenne Du fresne
garenne De
houDreville
bois De la couDraye
bois paty bois De maroites bois Du maltau
la guesle
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guesle
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Drouette
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HYDROGRAPHIE
Les trois vallées - la Drouette et ses deux affluents, la
Guéville et la Guesle - présentent des profils en cuvette
peu profonde. Elles possèdent des fonds plats sur les-
quels serpentent les cours d’eau et sont bordées de co-
teaux abrupts.
Les vallées se réunissent au pied de la butte de la Diane
pour n’en former qu’une seule, très vaste, orientée
nord-ouest/sud-est. La faible dénivelée de son fond
amplifie le phénomène de divagation des cours d’eau.
Le réseau de fossés et ruisseaux, très ramifié, occupant
une grande étendue au centre de la vallée et à la
confluence de la Guéville et de la Drouette, semble dé-
couler de la canalisation de la Drouette (cf. texte page
suivante).
LA DROUETTE
L’origine du nom de la rivière vient de la racine celte
« dour » qui signifie rivière auquel on a accolé le diminutif
« ette ».
la
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canalisée
la D
rouette
la D
rouette
canalisée
la
guéville la
guesle
la guesle
Limite communale 2016
Courbe de niveau (5m)
Cours d’eau
Alignement d’arbres
Parc
Bois
Bois humide de fond de vallée
Verger ou vigne
Bâti
1 ― Extrait de la « Carte topographique des
environs de Versailles dite des Chasses Impériales
levée et dressée de 1764 à 1773 par les ingénieurs
géographes des Camps et Armées, commandés par
feu M.Berthier, Colonel, leur chef ; terminée en 1807
par ordre de Napoléon, Empereur des Français, Roi
d’Italie et Protecteur. Planche de Rambouillet.1807. ».
Source : BNF gallica.
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la Drouette
la guesle
la guéville
Écluse sur la Drouette
LES TRAVAUX DE CANALISATION DE LA DROUETTE
À l’initiative de Louis XIV, l’Eure et deux de ses affluents,
la Voise et la Drouette, sont canalisées au début
des années 1680 pour permettre l’acheminement à
Maintenon des matériaux nécessaires à la construction
des arcades d’un aqueduc qui devait amener à
Versailles les eaux de l’Eure captées en amont. Les
travaux se feront sous la direction de Louvois et de
Vauban. La Drouette canalisée reçoit plusieurs écluses
« sommaires », à savoir un sas en terrain naturel, mais
encadré, en amont et en aval, par deux têtes en
maçonnerie qui portent chacune une paire de vantaux
busqués.
1 ― Extraits de la « Carte particulière du canal de la
Rivière d’Eure depuis Pontgouin jusques à Versailles où
sont exactement remarquez les aqueducs, les estangs,
les ponts et autres travaux qui sont dessus et aux
environs, avec les pays circonvoisins. Dédié au Roy ».
1695. Source : BNF gallica.
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1
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ÉLÉMENTS DE COMPRÉHENSION DU PAYSAGE 1764-1773\ AT
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/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 21
LES STRUCTURES VÉGÉTALES
Les éléments les plus marquants sont le domaine du
Prieuré et les vergers ou vignes.
D’une taille quasi égale à la ville fortifiée, les jardins du
Prieuré sont composés selon un tracé régulier usant
de symétries. L’allée centrale se prolonge à l’extérieur
du domaine jusqu’à la Guesle, qu’elle semble inclure
dans sa composition. Un tronçon de la rivière se
retrouve axée entre les deux alignements d’arbres.
On notera que les vergers ou vignes n’occupent pas
les coteaux, très raides, mais les plateaux et leurs
rebords.
Les boisements, que ce soit en fond de vallées, sur les
coteaux ou sur les plateaux, sont peu présents aux
abords immédiats d’Épernon. Le bois de la Diane,
appelé à cette époque bois de la Guyane, est moins
étendu qu’actuellement. Au sud de la commune, la
ligne de crête qui surplombe le hameau d’Houdreville
est déjà ponctuée de bois et de garennes. Dans
les fonds de vallées, on remarquera les nombreux
alignements d’arbres qui accompagnent et soulignent
la Drouette canalisée.
Enfin, on notera qu’au delà des remparts, la ville et ses
faubourgs sont ceinturés par des jardins vivriers.
Limite communale 2016
Courbe de niveau (5m)
Alignement d’arbres
Parc
Bois
Bois humide de fond de vallée
Verger ou vigne
2 ― Extrait de la « Carte topographique des
environs de Versailles dite des Chasses Impériales
levée et dressée de 1764 à 1773 par les ingénieurs
géographes des Camps et Armées, commandés par
feu M.Berthier, Colonel, leur chef ; terminée en 1807
par ordre de Napoléon, Empereur des Français, Roi
d’Italie et Protecteur. Planche de Rambouillet.1807. ».
Source : BNF gallica.
2
le prieuré
alignement
le long
De la
Drouette
canalisée
ÉLÉMENTS DE COMPRÉHENSION DU PAYSAGE 1764-1773J PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 22/ PHASE. AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 23
2- ÉVOLUTION DE LA VILLE ET DU TERRITOIRE COMMUNALJ PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 24AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 25
RÉSEAU VIAIRE
SAINT
HILARION
GAS
Hameau de
Houdreville
Savonnière
Faubourg de la
Madeleine
La garenne
Sainte
Anne
HANCHES
RAIZEUX
DROUÉ
SUR DROUETTE
ESCRONES
HANCHES
Faubourg du
Grand Pont
Cady
Faubourg
Saint Thomas
Cour
0 100 500 m
N
D’APRÈS LE CADASTRE DE 1832
REPORTÉ SUR LE CADASTRE ACTUEL
CARACTÉRISTIQUES DU TERRITOIRE COMMUNAL AU DÉBUT DU 19E SIÈCLE
Emprise bâtie de 1832 conservée
Voie existante de 1832 conservée
0 100 500 m
N
Jardin et alignement d’arbres
Zone humide
Réseau hydrographique
Limite communale actuelle
Boisement
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ÉLÉMENTS DE PAYSAGE
D’APRÈS LE CADASTRE DE 1832 DIT NAPOLÉONIEN ET LA CARTE D’ÉTAT-MAJOR DE 1866
bois De la Diane
la savonnière
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bois Du glanD
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HYDROGRAPHIE
La carte d’État-Major donne à voir des emprises de
fonds de vallées humides. Cependant, le fait que
certains fonds de vallées ne soient pas répertoriés
incite à prendre ces données avec précaution.
Le réseau de fossés et de ruisseaux très ramifié n’est
plus indiqué au même endroit.
On notera, outre l’arrivée du chemin de fer,
l’apparation d’une nouvelle route importante au sud
de la ville : l’actuelle RD28. Elle traverse la vallée de
part en part, emjambant la Drouette et la Guesle.
C’est la première route qui occupe la vallée, les
précédentes la longeaient légèrement en hauteur ou
coupaient aux endroits les plus étroits, en position de
gué.
Enfin, on voit apparaître une pièce d’eau possédant
une île dans le domaine du Prieuré. Cette information
nous renseigne sur la transformation de ses jardins
réguliers en un jardin paysager, très en vogue à
l’époque et dont la structure est encore en place
aujourd’hui.
1 ― Extrait de la « Carte d’État-Major. » Planche de
Chartres, partie nord est.1866.
Source : IGN.
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canalisée
la D
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la
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Limite communale 2016
Courbe de niveau (5m)
Cours d’eau
Alignement d’arbres
Zone humide
Parc
Bois
Bois humide de fond de vallée
Verger ou vigne
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ÉLÉMENTS DE PAYSAGE
D’APRÈS LE CADASTRE DE 1832 DIT NAPOLÉONIEN ET LA CARTE D’ÉTAT-MAJOR DE 1866
bois De la Diane
la savonnière
garenne Du frene
bois Du glanD
le bois marquis
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Limite communale 2016
Courbe de niveau (5m)
Cours d’eau
Alignement d’arbres
Zone humide
Parc
Bois
Bois humide de fond de vallée
Verger ou vigne
Bâti
LES STRUCTURES VÉGÉTALES
Le domaine du Prieuré, les vergers ou vignes et les
jardins vivriers ne sont pas répertoriés par la carte
d’État-Major. Cela n’implique pas leur disparition, mais
un choix différent dans les sujets représentés.
Les boisements sont toujours peu présents aux abords
immédiats d’Épernon. On note cependant que les
coteaux de la Guesle ainsi que ceux du plateau
de la Diane commencent à se boiser. Au sud de la
commune, la ligne de crête qui surplombe le hameau
d’Houdreville est toujours ponctuée de bois et de
garennes dont les emprises ne varient quasiment pas.
Dans les fonds de vallées, les nombreux alignements
d’arbres qui accompagnent et soulignent la Drouette
canalisée ainsi que les ripisylves sont toujours présents.
Enfin, on constate l’apparition d’alignements d’arbres
le long de voies comme l’actuelle RD906 au nord vers
Saint-Hilarion ou au sud vers Hanches.
1 ― Extrait de la « Carte d’État-Major. » Planche de
Chartres, partie nord est.1866.
Source : IGN.
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SAINT
HILARION
Moulin
de Savonnière
Faubourg de la
Madeleine
RAIZEUX
DROUÉ
SUR DROUETTE
HANCHES
Faubourg du
Grand Pont
Faubourg
Saint Thomas
La Guesle
La Gueville
La Guesle
Moulin de
Crochet
Drouette Canalisée
Hameau
de Cady
Réseau hydrographique
Emprise batie en 1832
Limite communale actuelle
Voies existantes en 1832
Cour
0 100 500 m
N
Cimetière
Eglise
Saint Pierre
Mairie
et nouvelle place
(1826)
Moulins
du Prieuré
Ancien Prieuré
Saint Thomas
CADASTRE DE 1832 REPORTÉ SUR LE CADASTRE ACTUEL
Aménagement
des fossés
Lavoirs
ÉVOLUTION DE LA VILLE JUSQU’EN 1832EPERNON — La Mairie
/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 31
DISPOSITION DE LA VILLE EN 1832
Le cadastre de 1832, dit cadastre napoléonien, est
le premier document fiable du point de vue de sa
précision topographique, permettant une comparaison
avec la réalité actuelle de la ville.
les fermes et moulins
Le reste du territoire de la
commune est parsemé de
moulins (Moulins du Prieuré,
Crochet, Savonnière...) et
de fermes.
Le hameau de Houdreville
occupe une place
centrale dans la partie Sud
du territoire communal. Il
est constitué de quelques
fermes importantes.
L’église paroissiale Notre
Dame qui existait jusqu’à
la Révolution a disparu du
plan, vraisemblablement
suite au rattachement à
la ville d’Épernon en 1790.
Des vestiges de cet édifice
subsisteraient dans l’un des
corps de ferme.
les faubourgs
A l’Ouest, au Nord-Est et au Sud-Est, on retrouve les trois
faubourgs qui se sont développés le long des grandes
routes : le faubourg Saint Thomas qui se prolonge au
Nord par le hameau de Cady, le faubourg de la
Madeleine et celui de Grand-Pont.
Ces faubourgs jusqu’alors indépendants sont annexés
à Épernon en 1827 pour Saint Thomas et la Madeleine
puis c’est en 1853 que la ville reçoit de Hanches les
hameaux de Savonnière et de Grand Pont donnant au
territoire communal une délimitation proche de celle
qu’on lui connaît aujourd’hui.
La taille conséquente de ces faubourgs est liée à
l’activité artisanale, celle des tanneurs et carriers, qui
s’y est développée. Le bâti y est relativement dense à
l’image du centre ancien.
Seul le hameau de Cady est de bien plus petite taille
et présente une structure plus rurale. Le bâti y est peu
dense, voire clairsemé.
Les diverses églises paroissiales attachées à ces lieux
disparaissent au profit de Saint Pierre qui était la plus
importante.
le bourg
Le plan montre qu’à cette époque, le bourg a perdu
son enceinte et ses portes.
Dans la partie sud, les fossés ont été aménagés en
jardins qu’accompagne un cheminement (actuelle
ruelle des Fontaines) permettant entre autre d’accéder
aux différents lavoirs.
Dans le bourg, le bâti est dense et le réseau viaire étroit,
émaillé de places irrégulières d’origine médiévale :
Place du Change et la Place du Marché.
La place de l’Hôtel de Ville (actuelle place Aristide
Briand) a été créée en 1826 en même temps que la
Mairie. Elle devient alors la nouvelle Place du Marché.
Abstraction faite des ces aménagements, et d’un
certain renouvellement du bâti, l’état de la ville en
1832 devait être assez proche de celui des deux siècles
précédents.
extrait Du plan caDastral parcellaire De la commune D’épernon
section a, la ville , assemblage de la feuille 3 et de la feuille4 /1832
source : archives départementales d ’eure et loir
carte postale ancienne. vue des aménagements du fossé en contrebas
des remparts. source : Jean-paul duc
carte postale ancienne. vue de la place de la mairie.
source : Jean-paul duc
Nouvelle Mairie
et place
Lavoirs
carte postale ancienne. rue de
cady. source : Jean-paul duc
ÉVOLUTION DE LA VILLE JUSQU’EN 1832/ PHASE] - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 32
FIGURE DE LA VILLE AU DÉBUT DU 19E SIÈCLE
FORMES URBAINES : IMPLANTATIONS ET TYPOLOGIE DU BÂTI
Au début du 19e siècle, on distingue dans la ville et
les faubourgs, deux types de parcelles : des parcelles
étroites et des parcelles plus larges héritées des époques
antérieures. Dans les deux cas le bâti y est dense,
implanté à l’alignement sur rue et entre mitoyens. Les
hameaux de Cady, Savonnière, Houdreville... sont
quant à eux marqués par un parcellaire rural.
le parcellaire étroit Du centre et Des faubourgs
Il s’agit d’un parcellaire ancien, d’origine médiévale,
plus ou moins laniéré. L’espacement entre mitoyens est
dicté par la portée d’une poutre en bois, elle varie entre
4,50m et 6m. On le retrouve le long des voies les plus
anciennes du bourg et notamment autour de l’église
Saint Pierre.
mise en éviDence Du parcellaire laniéré autour De l’église st pierre
extrait du plan cadastral parcellaire de la commune d ’épernon section a, la ville , assemblage de la feuille 3 et de la feuille4 /1832
source : archives départementales d ’eure et loir
Le bâti implanté sur ces parcelles consiste en un habitat
vernaculaire de petites maisons de ville.
Ces maisons présentent généralement deux corps de
bâti, l’un à l’alignement sur la voie, l’autre en fond de
cour, éventuellement reliés l’un à l’autre par une galerie
sur courette sur laquelle s’articule parfois un escalier.
Elles s’organisent sur 1 ou 2 niveaux. Le rez-de-chaussée
est réservé à l’activité commerciale.
Traditionnellement, ces maisons étroites étaient à pignon
sur rue comme le suggère la gravure de Chastillon.
Cette disposition a progressivement disparu au profit
de la façade plate à gouttereau sur rue associant
éventuellement une lucarne pignon voire une croupe.
Les maisons de ville constituent un bâti fragile dont les
façades ont fait l’objet de nombreuses «mises au goût
du jour» au cours des siècles.
Ainsi, à partir des 17ème et 18ème siècles, une grande
partie de ces maisons sont reconstruites sur elles-mêmes,
ou édifiées sur des parcelles regroupées pour offrir un
plus grand nombre de travées sur rue.
maisons De ville D’origine méDiévale à pignon ou gouttereau sur
rue éDifiées sur un parcellaire étroit.
evolution schématique De la maison De ville
D’origine méDiévale
Epoque médiévale :
toiture à 2 fortes pentes et faîtage
perpendiculaire à la rue.
A partir du 15ème siècle :
modifications des dispositions
médiévales. Façade plate à
gouttereau sur rue associée à une
toiture à croupe ou à une lucarne
pignon.
Du 16ème au 19ème siècles :
retournement définitif du faîtage,
parallèlement à la rue. Façade plate
à gouttereau sur rue associée à une
toiture à 2 pentes avec lucarnes
maçonnées à fronton ou charpentées
à capucine. Façade élargie par un
éventuel regroupement de parcelles./ PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 33
le parcellaire large Du centre et Des faubourgs
Les parcelles de 8 à 9m peuvent effectivement résulter
du regroupement de deux lots contigus mais aussi
correspondre à un bâti plus fastueux conçu avec un
refend intermédiaire.
Ces parcelles laissent place à des espaces non bâtis
généreux. Selon l’implantation de divers corps de
bâtiments et leur composition, se dégagent une ou des
cours qui peuvent être ouvertes sur la rue ou disposées
sur l’arrière. On y accède alors par une porte cochère.
mise en éviDence Du parcellaire large
extrait du plan cadastral parcellaire de la commune d ’épernon section a, la ville, assemblage de la feuille 3 et de la feuille4 /1832
source : archives départementales d ’eure et loir
FIGURE DE LA VILLE AU DÉBUT DU 19E SIÈCLE
FORMES URBAINES : IMPLANTATIONS ET TYPOLOGIE DU BÂTI
Les types de bâti associés à ce parcellaire sont diverses
: maisons de ville, demeures aristocratiques ou de
notables que nous nommerons demeure urbaine,
quelques auberges et relais de poste.
Des tourelles d’escalier hors œuvre articulent dans
certains cas les façades.
maisons urbaine avec refenD
interméDiaire
D emeure urbaine avec passage
cocher et cour à l’arrière
D emeure urbaine présentant Deux corps De bâti en équerre autour
D’une cour. un portail assure la fermeture De la cour sur la rue2
/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 34
le parcellaire rural Des hameaux
La structure des hameaux ruraux est très caractéristique
avec des modes récurrents d’implantation des
constructions en relation avec des cours et intimement
liées aux espaces cultivés.
A Cady on retrouve une alternance de parcelles
laniérées et de parcelles larges accueillant le bâti. Il est
le plus souvent implanté parallèlement à la voie, sur un
axe nord sud, à l’alignement ou légèrement en retrait.
A l’arrière on retrouve un espace de cour.
A Houdreville, on est exclusivement dans une typologie
de fermes. Les murs de clôture jouent un rôle important,
que ce soit dans la délimitation des ensembles bâtis
que des espaces cultivés.
Section C, Houdreville, feuille 2 / Terminée sur le terrain par Monsieur Tissot, Géomètre secondaire. 1832 3 P 4253
© Archives départementales d\'Eure-et-Loir, droits réservés.
implantation Du bâti parallèle à la rue , en leger retrait.
implantation Du bâti autour D’une cour. le portail assure la ferme-
ture sur la rue
mur De clôture assurant une continuité sur la rue
typologie De ferme. implantation Du bâti autour D’une vaste cour.
hameau De caDy
mise en éviDence Des spécificités Du parcellaire rural
extrait du plan cadastral parcellaire de la commune d ’épernon section a, ville, feuille 2 /1832 source : archives départementales d ’eure et loir
hameau D’houDreville
extrait du plan cadastral parcellaire de la commune d ’épernon section c, houdreville /1832 source : archives départementales d ’eure et loir
FIGURE DE LA VILLE AU DÉBUT DU 19E SIÈCLE
FORMES URBAINES : IMPLANTATIONS ET TYPOLOGIE DU BÂTI/ PHASE. AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 35J PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 36/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 37
RÉSEAU VIAIRE
SAINT
HILARION
GAS
Hameau de
Houdreville
Savonnière
Faubourg de la
Madeleine
La garenne
Sainte
Anne
HANCHES
RAIZEUX
DROUÉ
SUR DROUETTE
ESCRONES
HANCHES
Faubourg du
Grand Pont
Cady
Faubourg
Saint Thomas
0 100 500 m
N
Création de la
route de
Nogent-le-Roi
Création de la
route de Gallar-
don
Voie ferrée
D’APRÈS LE CADASTRE DE 1932
REPORTÉ SUR LE CADASTRE ACTUEL
CARACTÉRISTIQUES DU TERRITOIRE COMMUNAL AU DÉBUT DU 20E SIÈCLE
Emprise batie de 1832 conservée
Voie existante de 1832 conservée
Emprise bâtie entre 1832 et 1932
Voie créée entre 1832 et 1932
0 100 500 m
N
Jardin et alignement d’arbres
Réseau hydrographique
Limite communale actuelle
Boisement
Vigne ou verger/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 38
ÉLÉMENTS DE PAYSAGE
bois De la Diane
la savonnière
garenne Du frêne
bois Du glanD
bois marquis
la
guesle
la
guesle
la D
rouette
la
Drouette
la
guéville
ruisseau
D’hou
Dreville
houDreville
épernon
le prieuré
D’APRÈS LE CADASTRE DE 1932 ET DES PHOTOGRAPHIES AÉRIENNES DE 1947
la garenne
sainte-anne
bois pâtis bois malteau/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 39
Limite communale 2016
Courbe de niveau (5m)
Cours d’eau
Alignement d’arbres
Parc
Bois
Bois humide ou peupleuraie
Verger ou vigne
Bâti
HYDROGRAPHIE
Les ramifications du réseau hydrographique semblent
disparaître.
Une pièce d’eau différente de celle du XIXe siècle est
indiquée dans le domaine du Prieuré par le cadastre de
1932. En observant la photographie aérienne de 1947, il
semblerait qu’elle corresponde à une zone humide ou
temporairement en eau.
1 ― Extrait de photographies aériennes.1947.
Source : IGN.
la
D rouette
canalisée
la D
rouette
la D
rouette
canalisée
la
guéville la
guesle
1/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 40
ÉLÉMENTS DE PAYSAGE
bois De la Diane
la savonnière
garenne Du frêne
bois Du glanD
bois marquis
la
guesle
la
guesle
la D
rouette
la
Drouette
la
guéville
ruisseau
D’hou
Dreville
houDreville
épernon
le prieuré
D’APRÈS LE CADASTRE DE 1932 ET DES PHOTOGRAPHIES AÉRIENNES DE 1947
la garenne
sainte-anne
bois pâtis bois malteaua , re ;
Ne LE. =
/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 41
Limite communale 2016
Courbe de niveau (5m)
Cours d’eau
Alignement d’arbres
Parc
Bois
Bois humide ou peupleuraie
Verger ou vigne
Bâti
1 ― Extrait de photographies aériennes.1947.
Source : IGN.
la
guéville
1
alignement
le long
De
l’actuelle
rD906
LES STRUCTURES VÉGÉTALES
Les jardins du domaine du Prieuré apparaissent tels que
dans leur disposition de jardin paysager.
À ce domaine, s’en ajoutent de nouveaux : Savonnière
et Le château des Tourelles, domaines de la bourgeoisie
parisienne de la fin du XIXe- début XXe siècle.
Les coteaux de la Guesle, du plateau de la Diane
mais aussi de la Guéville se sont boisés au point de
former un ensemble qui préfigure celui que l’on
connait aujourd’hui. Au sud de la commune, les bois
et garennes ont un peu évolué. La Garenne Saint-Anne
constitue désormais un vaste bois alors que le bois du
Gland a quasiment disparu. Dans les fonds de vallées,
de nombreuses peupleraies apparaissent, mais elles se
situent en dehors de la commune.
Les carrières, dont l’exploitation est en grande partie
belvéDère Du château
le prieuré
savonnière
château Des tourelles
alignement
le
long
D e
l ’actuelle
r D
906
arrêtée, se reboisent ainsi que la partie jusqu’alors
cultivée du plateau de la Diane.
Il ne reste que des vestiges des vergers et vignes.
Le cercle et les alignements de marronniers du belvédère
du château sont visibles. On les aperçoit sur les cartes
postales du début du XXe siècle, accompagnant
l’obélisque sur socle dressé en l’honneur des victimes
de la guerre de 1870.
Enfin, l’alignement d’arbres le long de l’actuelle RD906
se morcelle déjà au nord vers Saint-Hilarion et au sud
vers Hanches. On notera l’apparition d’un alignement
très long sur la RD28, qui traverse la vallée et se prolonge
jusqu’à la Garenne du Frêne. Deux autres petits
alignements voient le jour le long de la voie de chemin
de fer ainsi que sur le boulevard Chasles.
alignement
le
long
D e
l ’ actuelle
r D
28
alignement b
D chasles
bois De la Diane en extensionANNA NN
500 m
/ PHASE 1-
RTL
|
Ne
|
NY)
| Av
CR TT
AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 42
SAINT
HILARION
Moulin
de Savonnière
Faubourg de la
Madeleine
RAIZEUX
DROUÉ
SUR DROUETTE
HANCHES
Faubourg du
Grand Pont
Faubourg
Saint Thomas
La Guesle
La Gueville
La Guesle
Moulin de
Crochet
Hameau
de Cady
0 100 500 m
N
Cimetière
GARE
(1848)
Ancien Prieuré
Saint Thomas
Réseau hydrographique
Emprise batie de 1832 conservée
Limite communale actuelle
Voie existante de 1832 conservée
Emprise bâtie entre 1832 et 1932
Voie créée entre 1832 et 1932
Carrière repérée au plan de 1932
Drouette Canalisée
Modification
du cours de la
Guéville
Voie ferrée
Percement de la
rue Neuve
Création de la
route de
Nogent-le-Roi
Création de la
route de Gallar-
don
Domaine de
Savonnière
Ferme modèle
CADASTRE DE 1932 REPORTÉ SUR LE CADASTRE ACTUEL
ÉVOLUTION DE LA VILLE ENTRE 1832 ET 1932
Façades mises à
l’alignement
Ancien Prieuré
Saint ThomasÉPERNON (E.-&-L.) — La Gare
Épernon — Vue générale - Moulin Crochet
/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 43
l’arrivée Du chemin De fer
La voie de chemin de fer reliant Paris à Chartes est
ouverte au trafic en 1848, passant dans la plaine
d’Épernon sur des terres encore agricoles. La gare qui
dessert le bourg est construite dans le prolongement de
la rue du Grand Pont.
Pour faciliter son accès, un certain nombre
d’aménagements sont réalisés à cette époque :
modification ou élargissement de voies existantes et
percement de nouvelles voies.
Dans le bourg, la rue Neuve (actuelle rue Paul Painlevé)
est créée en 1849 permettant de relier directement le
centre d’Épernon à la gare.
Pour desservir les communes voisines, deux voies sont
également créées :
- la route de Gallardon qui nécessitera l’établissement
d’un important remblai en pente douce pour permettre
le franchissement du pont enjambant la voie ferrée ;
- la route de Nogent le roi.
DISPOSITION DE LA VILLE EN 1932
ÉVOLUTION DE LA VILLE ENTRE 1832 ET 1932
Le cadastre de 1932, établi très exactement un siècle
après le précédent, permet de comprendre l’évolution
que connait la ville sur cette période.
alignement Des rues
Les plans d'alignement des rues datent du deuxième
tiers du 19e siècle. Épernon étant traversée par la route
nationale n°10, dite «route d’Espagne», bénéficie d’un
plan dit "de traverse" diligenté par le service des Ponts
et Chaussées visant à supprimer les rétrécissements
occasionnés par le bâti.
Une deuxième campagne de mise à l’alignement de
cette voie fait suite à l’arrivée du chemin de fer et au
percement de la rue Neuve dans le but d’articuler au
mieux les deux artères de la ville.
Le faubourg de Cady fera également l’objet d’un plan
d’alignement à la même époque, mais qui concernera
essentiellement les murs de clôture.
Ces plans seront à l’origine d’un certain nombre de
modifications du bâti (reconstruction, refaçadage...) le
long des voies concernées..
extrait Du plan D’alignement De la route nationale 10 établi en
1845 - source : Jean-paul duc
la gare D’épernon - carte postale ancienne - source : Jean-paul
duc
le moulin De crochet - carte postale ancienne et plan de tracé de
la voie ferrée - source : Jean-paul duc
Le moulin de Crochet sera directement impacté par
le tracé des voies qui coupe la Guéville. Bien que son
cours soit modifié, elle ne permettra plus d’alimenter
convenablement en eau le moulin..EEE 7 (1
[: 4. - ÉPERNON (Es.et-L.).- Le Calvaire St-Denis
20: - ÉPERNON (E «L). Domaine
/ PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 44
le Développement De l’activité inDustrielle
L’arrivée du chemin de fer marque un tournant décisif
dans le développement d’Épernon dont l’industrie va
s’ouvrir sur le reste de la France. Si Épernon fut de tous
temps un très grand centre carrier qui permit à la cité
de prospérer et de se développer, « l’âge d’or » de ce
passé industriel se situe véritablement au 19e siècle et
au début du 20e siècle.
Les carriers établissent alors en ville le siège de leurs
entreprises et leurs ateliers à proximité de la gare.
Les pavés et pierres d’Épernon furent alors utilisés en
tous lieux et particulièrement à Paris avec les grands
travaux haussmanniens.
Sept sociétés : 3 de la Ferté sous Jouarre et 4 d’Épernon,
s’associent dans la Société Générale de Meulière qui
se spécialisera dans la fourniture de meules, fabricant
et expédiant pour les moulins du monde entier.
L’entreprise occupera un large territoire le long de la
voie ferrée : rue saint Denis entre la rue de l’Avenir et la
rue du docteur Gilles.
Elle installe ses ateliers de montage, ses bureaux et la
maison du contremaître.
le Domaine De savonnière
Avec l’arrivée du train, les terrains de Savonnière et des
Prairies, tout proche de la gare, seront au 19e siècle
le lieu de constructions éclectiques d’une bourgeoisie
parisienne.
La famille Plassard, un des directeurs du Bon Marché à
Paris, se fera construire une maison et ses communs ainsi
qu’une ferme modèle, lieu d’innovation technologique
et agricole, comportant divers bâtiments.
L’actuel «conservatoire des meules et pavés» correspond
à l’ancienne étable, écurie et bergerie à laquelle a été
adjointe un bâtiment en forme de rotonde couvert
d’ardoise en provenance de l’exposition universelle de
1900.
Le moulin de Savonnière, sera également racheté pour
compléter le domaine.
la prairie
le poulailler la laiterie
la drouette et le pont sur la drouettte
la villa savonnière et les communs
le trianon
la bergerie
les Différents éléments Du Domaine De savonnière -
carte postale ancienne - source : Jean-paul duc
C’est à cette époque que se développe également
à Épernon une «industrie de la mode» avec un atelier
de confection, puis de chapellerie complétée par une
fabrique de plumes de perles et d’épingles à chapeaux.
Enfin, c’est une usine de chaussure et de chaussons qui
s’installe au moulin du Prieuré.
ateliers et maison Du contremaître De la société générale De
meulière rue saint Denis
carte postale ancienne - source : Jean-paul duc
DISPOSITION DE LA VILLE EN 1932
ÉVOLUTION DE LA VILLE ENTRE 1832 ET 1932LA BULLE D'Oë
21 — Épernon (E.-et-L.) - Château des Tourelles & : ds
/ PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 45
FIGURE DE LA VILLE AU DÉBUT DU 20E SIÈCLE
FORMES URBAINES : IMPLANTATIONS ET TYPOLOGIE DU BÂTI
Durant cette période d’un siècle, la ville se densifie
principalement dans les faubourgs, le long des
principaux axes de communication et autour de la
gare.
Une partie des maisons de ville du centre sont remises
au goût du jour, ou reconstruites notamment sur les
parcelles frappées d’alignement.
maisons De ville et immeubles classiques à Décor De plâtre
Le premier plan d’alignement de 1845 entraine
l’apparition de fronts de rue d’une grande homogénéité
où se succèdent des maisons de ville ou petits immeubles
à décor de plâtre implantés à l’alignement sur rue et
entre mitoyens. Dans les faubourg cette typologie peut
se décliner avec un porche permettant d’accéder à
une cour arrière.
Ce bâti se caractérise par des façades ordonnancées
à modénature d’enduit allant de la simple corniche
moulurée et bandeaux d’étage, aux encadrement des
baies, pilastres, et corniches à denticules travaillés.
Les baies sont pourvues de contrevents en bois
persiennés et de gardes-corps en fer forgé ou fonte
moulée.
L’ordonnancement de la façade se retrouve en toiture
avec des lucarnes alignées sur les ouvertures des étages
inférieurs.
les villas et maisons De maître
A la fin du 19e siècle on voit apparaître un nouveau
type de bâti : la villa et la maison de maître qui se
développent essentiellement à proximité de la gare, le
long de la rue Neuve et dans le faubourg St Thomas.
Ce type de bâti introduit une rupture dans la forme
urbaine par son mode d’implantation dans le
parcellaire, en retrait de l’alignement sur rue. La maison
est précédée d’une cour ou d’un jardin fermé sur la rue
par un mur bahut surmonté d’une grille ajourée.
Si les villas sont généralement des constructions de
grande taille, implantées au centre de vastes terrains,
les maisons de maître sont elles de taille plus réduite
et parfois de facture plus modeste. Ils sont implantés
sur des terrains plus étroits, hérités du découpage
parcellaire préexistant. Du fait de la surface limitée des
terrains, ces constructions s’implantent généralement
en adossement sur un des mitoyens.
D iversification Des matériaux
Le 19ème siècle est marquée par l’émergence
d’une grande diversité de courants architecturaux.
Contrairement aux périodes antérieures qui utilisent
exclusivement des matériaux d’origine locale (chaux,
sables et moellons de grès ou de meulière) cette
période bénéficie de la révolution industrielle et du
développement des transports qui permettent un
choix plus large de matériaux de construction et de
parements dont la brique et la céramique.
L’apparition du fer puis du béton armé autorise
également la réalisation plus fréquente de balcons,
oriels et vérandas. Les façades principales font l’objet
d’un grand soin dans le traitement des maçonneries et
concentrent la plus grande partie du décor.
maisons De ville à Décor De plâtre rue bourgeoise
carte postale ancienne - source : Jean-paul duc
moDification Du moDe D’implantation Dans la parcelle Des maisons
De maître et villa - rue Du prieuré
extrait du plan cadastral de 1932 (archives départementales d ’eure et
loir ) et carte postale ancienne - source : Jean-paul ducJ PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 46ne
L
/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 47
Emprise batie de 1832 conservée
Voie existante de 1832 conservée
Emprise bâtie entre 1832 et 1932
Voie créée entre 1832 et 1932
Emprise bâtie entre 1932 et 2016
Voie créée entre 1932 et 2016
SAINT
HILARION
GAS
Hameau de
Houdreville
Savonnière
Faubourg de la
Madeleine
La garenne
Sainte
Anne
HANCHES
RAIZEUX
DROUÉ
SUR DROUETTE
ESCRONES
HANCHES
Faubourg du
Grand Pont
Cady
Faubourg
Saint Thomas
0 100 500 m
N
Création de la
route de
Nogent-le-Roi
Création de la
route de Gallar-
don
Voie ferrée
D’APRÈS LE CADASTRE DE 1966 ET DE 2016
REPORTÉ SUR LE CADASTRE ACTUEL
CARACTÉRISTIQUES DU TERRITOIRE COMMUNAL AU DÉBUT DU 21E SIÈCLE
Jardin et alignement d’arbres
Zone humide
Réseau hydrographique
Limite communale actuelle
Boisement
Zone inondable (PLU)/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 48
ÉLÉMENTS DE PAYSAGE
D’APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE AÉRIENNE DE 2012 ET LA CARTE TOPOGRAPHIQUE 2016
bois De la Diane
garenne Du frêne
bois Du glanD
bois marquis
la
guesle
la
guesle
la D
rouette
la
Drouette
la guéville
ruisseau
D’hou
Dreville
houDreville
épernon
le prieuré
la garenne
sainte-anne
bois pâtis bois malteau/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 49
la
D rouette
canalisée
la D
rouette
la D
rouette
canalisée
la
guéville
la
guesle
1
Limite communale 2016
Courbe de niveau (5m)
Cours d’eau
Alignement d’arbres
Zone inondable (indiquée au POS)
Parc
Bois
Bois humide ou peupleuraie
Verger ou vigne
Bâti
1 ― Extrait de la carte topographique. 2016.
Source : IGN.
HYDROGRAPHIE
Le réseau hydrographique se maintient.
Les zones inondables reportées sont celles indiquées
aux POS d’Épernon et de Droue-sur-Drouette. On
constate qu’elles contiennent l’urbanisation en dehors
des fonds de vallées. Cependant, entre 1975 et 1980,
des équipements sportifs ont investi une très grande
partie du fond de la vallée de la Drouette. Dans un
même temps, une nouvelle route servant à contourner
le centre-ville (déviation de la RD906) s’implante en
plein cœur de la vallée, entre la Drouette et la Guesle.
Elle s’installe sur un terre-plein formant une digue./ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 50
bois De la Diane
garenne Du frêne
bois Du glanD
bois marquis
la
guesle
la
guesle
la D
rouette
la
Drouette
la guéville
ruisseau
D’hou
Dreville
houDreville
épernon
le prieuré
la garenne
sainte-anne
bois pâtis bois malteau
ÉLÉMENTS DE PAYSAGE
D’APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE AÉRIENNE DE 2012 ET LA CARTE TOPOGRAPHIQUE 2016+ 4
mi \ . wa
les Graviersà Le ue =
ns sil
/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 51
la
guéville
1
alignement
le long
De
l’actuelle
rD906
belvéDère Du château
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le
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De
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alignement
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D e
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28
alignement b
D chasles
bois De la Diane en extension
Limite communale 2016
Courbe de niveau (5m)
Cours d’eau
Alignement d’arbres
Zone inondable (indiquée au POS)
Parc
Bois
Bois humide ou peupleraie
Verger ou vigne
Bâti
LES STRUCTURES VÉGÉTALES
Les jardins du Prieuré se maintiennent alors que ceux
du domaine de Savonnière et du château des Tourelles
(actuelle mairie) disparaissent et qu’il ne reste que des
vestiges - de grands arbres d’ornement. L’emprise du
parc du Château des Tourelles a servi à la construction
du collège et du parking de la mairie en différentes
phases à partir des années 70.
Les carrières et les coteaux non constructibles se sont
entièrement reboisés. Au sud, la partie limitrophe
d’Épernon de la Garenne du Frêne est devenue une
carrière. Le bois Pâtis s’est étendu alors que le bois
Marquis à perdu un peu en surface. Les fonds de vallées
se sont boisés, soit de peupleraie mais bien souvent de
bois spontanés peu gérés.
Il n’y a plus de vergers ou de vignes.
Le cercle et les alignements de marronniers du
belvédère du château sont toujours là.
Enfin, l’alignement d’arbres le long de l’actuelle RD906
n’est plus présent que d’un coté de la route vers Saint-
Hilarion. Il a disparu au sud vers Hanches. L’alignement
le long de la RD28 a quasiment disparu. Celui du
boulevard Chasles se maintient et le contournement de
la RD906 a été planté.
1 ― Extrait de la carte topographique. 2016.
Source : IGN.Di IMMO LT MMA
500 m
1.2 ANNE MAAN
/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 52
Réseau hydrographique actuel
Emprise batie de 1832 conservée
Limite communale actuelle
Voie existante de 1832 conservée
Emprise bâtie entre 1832 et 1932
Voie créée entre 1832 et 1932
Emprise bâtie entre 1932 et 1966
Voie créée entre 1932 et 2016
SAINT
HILARION
Disparition du
moulin
de Savonnière
Faubourg de la
Madeleine
RAIZEUX
DROUÉ
SUR DROUETTE
HANCHES
Faubourg du
Grand Pont
Faubourg
Saint Thomas
La Guesle
La Gueville
La Guesle
Moulin de
Crochet
Cady
0 100 500 m
N
Cimetière
GARE
Ancien Prieuré
Saint Thomas
Drouette Canalisée
Voie ferrée
Création de la
route de
Nogent-le-Roi
Nouveau
quartier
de Savonniere
ZONE
INDUSTRIELLE
Lotissement
de la Diane
Lotissement de
la Garenne aux
Moines
Lotissement des
Hautes Terres
Voie de contournement du centre
Bâti de la
Reconstruction
CADASTRE ACTUEL
ÉVOLUTION DE LA VILLE ENTRE 1932 ET 2016
Emprise bâtie entre 1966 et 2016/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 53
l’urbanisation Du territoire communal
Afin d’améliorer la circulation, une voie de
contournement du centre est réalisée depuis la rue du
Grand-Pont jusqu’au Rond point à la limite de Hanches.
Cette avenue dite de la Prairie traverse en son milieu
l’ancienne prairie marécageuse du domaine de
Savonnière.
Les années 50 voient aussi la création de la zone
industrielle au sud de la voie ferrée. Cela constitue, avec
l’expansion du tissu urbanisé la principale modification
profonde du territoire.
La pression foncière qui s’exerce sur les espaces ruraux
au cours de la fin du 20ème siècle entraîne l’apparition
d’un nouveau maillage viaire qui vient s’ajouter à la
trame déjà présente.
Ces nouvelles voies de circulation desservent les
lotissements qui viennent peu à peu s’étendre sur le
plateau puis les coteaux et les terres agricoles du territoire
communal. Elles se caractérisent le plus souvent par un
tracé sinueux qui dessert de petites parcelles bâties et
se termine en cul-de-sac sur une aire de retournement.
bâtiment De la reconstruction à l’angle De la rue Du granD-pont
et De la rue péju lotissement De la Diane sur le plateau Du même nom.
les maisons De ville Du nouveau quartier De savonnière
nouveau quartier De savonnière
Pour finir, le nouveau quartier de Savonnière occupant
la dernière grande emprise constructible est en cours
d’aménagement. Il regroupe logements en maisons de
ville et en appartements, commerces, et équipements,
et l’architecture développée se veut résolument
contemporaine
Mise à part la parenthèse de la Reconstruction, le 20e
siècle à Épernon à l’image de beaucoup de villes
françaises, reste marqué par l’étalement urbain et par
le développement de l’automobile qui entraînent une
profonde mutation de l’aspect des villes.
la reconstruction
Épernon située sur la ligne ferroviaire Paris-Brest, sera
la cible des bombardements alliés en 1944. Aucun
quartier de la ville ne sera épargné, mais le faubourg
de Grand-Pont proche de la gare sera particulièrement
touché. Un certain nombre de maisons seront
intégralement reconstruites à la fin de la guerre dans un
style caractéristique de cette époque.
pavillonnaire
Les constructions réalisées depuis les années 60 jusqu’à
nos jours sont en grande partie des maisons individuelles
mais également des immeubles collectifs ou semi
collectifs implantés dans des lotissements, ou établis sur
des terrains restés libres aux franges de l’urbanisation
existante.
Contrairement aux constructions plus anciennes d’avant
guerre de nombreuses maisons de la seconde moitié
du 20ème siècle sont des maisons de constructeurs,
proposées sur catalogue et construites en série.
Cette reproductibilité atténue fortement l’intérêt
architectural de ces constructions.
Ce bâti conçu selon des méthodes semi industrielles et
dans une période d’énergie à bon marché, présente un
fort potentiel d’amélioration thermique et énergétique.
ÉVOLUTION DE LA VILLE ENTRE 1932 ET 2016J PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 54/ PHASE. AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 55
3- FIGURE ACTUELLE DE LA VILLE ET DU TERRITOIRE COMMUNAL
LES EFFETS DU SITE
HÉRITAGE DES DIFFÉRENTES ÉPOQUES : PERSISTANCES ET EFFACEMENTSJ PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 56DES
/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 57
LE REMPART DE LA VILLE
VESTIGES D’UN SYSTÈME DÉFENSIF
vestiges Des remparts et Des tours Demi-ronDes vus Depuis la ruelle
Des fontaines.
l’éperon barré
La levée de terre et les larges tranchées qui fermaient le
promontoire correspondant au dispositif sont aujourd’hui
encore bien visibles sur le plateau de la Diane.
les remparts
De l’enceinte décrite sur la gravure de Chastillon, il reste
quelques vestiges.
Les plus importants, avec portions de courtine et tours
demi-rondes, se retrouvent au Sud de la ville. Ces
ouvrages ayant conservé un rôle de soutènement
des terres, ils ont, de fait, été conservés. Ils sont visibles
depuis la ruelle des Fontaines laquelle a été aménagée
dans les fossés de la ville au 18e siècle, en même temps
que des jardins.
En fond de parcelle du parking de la rue de la
Regratterie, des ouvrages maçonnés pourraient
également correspondre aux assises basses du mur
d’enceinte.
Rue Normande, des éléments subsistent aussi au sein
d’une parcelle privée, non visibles depuis l’espace
public. On retrouve notamment une tour ronde, les
vestiges d’un chemin de ronde et un pied-droit d’une
des anciennes portes de la ville, la porte dite Normande.
Au niveau du plateau de la Diane et des coteaux divers
dispositifs pourraient également être mis en relation
avec le système défensif associé au donjon.
vestige D’un Des pieDs-Droits De la
porte normanDe.
murs à flanc De coteau. sente du cormier.
vestige Du fossé et De la levée De terre De l’éperon barréF ’
ÉSPERNON PETIIE SE VILLE pa: SEE SVRLA CONFINITE DE LA BEÂLSE Duke
/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 58
ÉPERNON, UNE VILLE EN BALCON
REPRÉSENTATION DU RELIEF DANS LES DOCUMENTS HISTORIQUES
3
4
1
2
1 ― Gravure de Claude Chastillon « espernon petite
ville sur la confinite de la beaulse - duché ». C.1600.
2 ― Détail de la « Carte générale de la France.
[Chartres]. N°27. 9e feuille » par R. Brunet Fecit et
DESBRULINS père sous la direction de César-François
Cassini De Thury. 1757.
Source : BNF, Département cartes et plans, GE FF-18595
(27)
3 ― Extrait de la « Carte topographique des environs de
Versailles dite des Chasses Impériales.
Source : BNF gallica.
4 ― Détail de la « Carte des environs de Maintenon »,
gravée par Pierre Aveline. C.1685.
Source : BNF, Département cartes et plans, GE DD-2987
(1255 B)AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 59
ÉPERNON, UNE VILLE EN BALCON SUR UNE VASTE CUVETTE HUMIDE
155
115
115
150
a b
115
155
115
150
LA DROUETTE
RUISSEAU
LA DIANE VILLE ANCIENNE
155m 135m 115m
LA GUÉVILLE
LA GUESLE
CADY LA DIANE LA MADELEINE
150m 115m 155m 115m 155m
a
b
Limite communale 2016
Première enceinte
Courbe de niveau (5m)
Cours d’eau
Zone inondable (indiquée au POS)Butte
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les Grands
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Bordes
46
le Chemin
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/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 60
LES BALCONS SUR LE GRAND PAYSAGE/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 61
LE BEVÉDÈRE DU CHÂTEAU
Le belvédère du château, emplacement de l’ancien
donjon, est un espace public majeur d’Épernon.
Constitué d’une vaste prairie en terrasse à l’extrémité
Sud du plateau de la Diane, il est structuré par plusieurs
alignements de marronniers (les alignements sont décrits
dans la partie de l’étude intitulée structures végétales
arborées).
Le belvédère surplombe la ville, offrant un vaste
panorama sud-ouest composé de trois grands plans.
Au premier plan, l’église Saint-Pierre émerge d’une
étendue de toits. Au second plan, on aperçoit les
prairies et les boisements de la vallée de la Drouette
ainsi que les coteaux d’Hanches. Enfin, au dernier plan,
les coteaux cultivés du hameau d’Houdreville dont la
ligne de crête ponctués de grands bois dessine l’horizon.
Bien que d’une grande valeur patrimoniale, le belvédère
semble pourtant peu considéré. Les arbustes du talus
ne permettent pas une vue entiérement dégagée. On
ne voit plus rien si l’on s’assoit sur un banc. Le garde-
corps et les bancs en béton ne sont pas qualitatifs. Il
sera nécessaire d’entreprendre une revalorisation de
cet espace.
1 ― Panorama depuis le belvédère du château.
2 ― Vue du rebord du belvédère du château.
1
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AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 62
LES BALCONS SUR LE GRAND PAYSAGE
1
2
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LE CHEMIN DES VIGNES ET LA SENTE DU CORMIER
Les rebords du plateau de la Diane sont ceints par deux
sentes reliant le belvédère du Château au bois de la
Diane. À l’Ouest, le chemin des vignes (1) surplombe
la vallée de la Guesle, à l’Est, la sente du Cormier (2)
surplombe les vallées de la Drouette et de la Guéville.
Ces deux tracés pourraient correspondre au pied des
premières fortifications qui accompagnaient le donjon.
Les panoramas que ces deux sentes proposaient au
début du siècle n’existent aujourd’hui quasiment plus.
Les boisements des coteaux ont refermé toutes les
vues, à l’exception de quelques trouées accidentelles
qui permettent de se rendre compte du potentiel de
ces sentes. Il sera intéressant, tout en protégeant les
boisements des coteaux, de restituer ponctuellement
des vues vers l’Est et l’Ouest.
Une sente reliant la sente du Cormier à la rue à la Paille
permet de franchir le coteau. C’est une très belle sente
bordée de murs de pierre, proposant un panorama très
large, proche du belvédère du château. Très dégradée
- murs se ruinant, sol très creusé, pas d’âne de guingois
- il s’agira de la rénover avec soin.
1 1
2
3
2
1 g ― Sente du Cormier. Vue partielle de la vallée de
la Drouette à travers une trouée.
1 d ― Sente du Cormier
2 g ― Chemin de vignes. Vue de la vallée de la Guesle
par dessus un mur de propriété privée.
2 d ― Chemin des vignes dans sa partie aménagée.
3 h ― Panorama depuis la sente de liaison.
3 b ― Les pas d’âne de la sente de liaison.
32. EPERNON (E.-et-L.) — Vue générale prise de la Croix du Combat
!
Épernon (E.-et-L.) — Vue prise du Château
w +
/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 64
LES BALCONS SUR LE GRAND PAYSAGE
LE BELVÉDÈRE DU CHÂTEAU
1
1 ― Panorama depuis le belvédère du château vers le
sud.
2 ― Panorama depuis le belvédère du château vers le
sud-est.
2n 5 L DEN UE ‘ SN
—— Épernon (E.-et-L.) — Vallée de la Guesl
ÉPERNON (E.-&-L.) — La Vallée de Drou
/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 65
CARTES POSTALE DU DÉBUT DU XXE SIÈCLE
LE CHEMIN DES VIGNES ET LA SENTE DU CORMIER
4
3 ― Vue de la vallée de la Guesle probablement
depuis le chemin des vignes.
4 ― Vue de la vallée de la Drouette probablement
depuis la sente du Cormier.
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/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 66
LES BALCONS SUR LE GRAND PAYSAGE
Le cimetière, implanté en partie basse du coteau du
plateau de la Diane, surplombe la vallée de la Guéville.
Espace très ouvert, ne possèdant aucun arbre, sa
partie haute donne à voir les boisements de la vallée,
le coteau opposé, et au-delà ouvre vers la vallée de la
Drouette à Droue-sur-Drouette.
Cette situation ainsi que l’ensemble du cimetière qui
possède un beau mur d’enceinte, pourraient être
intégrés et valorisés dans un parcours reliant plateau et
vallée.
1 ― Panorama pris depuis la partie haute du cimetière. 2016.
La partie supérieure des Pressoirs, leur « toit », est
aménagée en terrasse associée à des logements
collectifs sociaux. Cette terrasse surplombe la rue des
Aironcelles et donne une vue sur les toits des faubourgs
de Cady et Saint-Thomas desquels émerge l’actuelle
mairie (Château des Tourelles).
Ce point de vue, à moins que l’image ne soit prise depuis
une fenêtre, existe depuis au moins un siècle (carte
postale ci-contre). On peut y observer à nouveau que
les coteaux étaient beaucoup moins boisés.
1
2
1El
/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 67
LE CIMETIÈRE ET LA TERRASSE DES PRESSOIRS
2 haut ― Vue depuis la terrasse des pressoirs. 2016. 2 bas ― Vue depuis la terrasse des pressoirs. Début XXe siècle.
2
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/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 68
LES BALCONS SUR LE GRAND PAYSAGE
Le belvédère dit des carrières offre potentiellement un
magnifique panorama sur la ville ancienne, le plateau
de la Diane, les vallées de la Drouette (1) et de la
Guéville (5) permettant de comprendre comme sur une
coupe l’implantation de la ville dans son territoire.
Ce point de vue, que l’on retrouve là encore sur les
cartes postales anciennes (2 et 4), n’est plus opérant.
La vue est obstruée par la végétation et l’accès y est
interdit par un grillage (3). C’est un espace important
pour la mise en valeur de la ville qu’il s’agira de
revaloriser.
1 ― Panorama pris depuis le belvédère des carrières vers le nord-ouest. 2016.
1
5
1/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 69
LES CARRIÈRES
3
2
4
5
5 ― Panorama pris depuis le belvédère des carrières vers le nord. 2016.Faubourg
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/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 70
LES ESPACES OUVERTS QUI DONNENT À VOIR LA VILLE ANCIENNE
Les prairies humides préservées de constructions au
pied de la ville ancienne permettent de prendre du
recul et de contempler l’église Saint-Pierre émergeant
des toits, se découpant sur le fond boisé du coteau de
la Diane.
Les vues de ce type étaient nombreuses sur les cartes
postales anciennes. L’église se détachait d’autant
plus que le plateau de la Diane, à l’exception des
alignements du belvédère du château, n’était pas
boisé. On notera que les premiers plans sont occupés
soit par des jardins potagers, soit par des troupeaux -
moutons, chevaux - dans des prairies.
1ÉPERNON (E.-&-L } — Vue Générale
!
120 — EPERNON. Vue générale. ND Phot. Épernon (E -et-l..) — Vue Géneraie ; Cliché L. Martin
.
1. — Epernon, vu du côté de la Prairie. (Déposé.)
.de, Epernon. — Cliché P. Garnier.
/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 71
DEPUIS LES PRAIRIES AU PIED DE LA VILLE
5
4 3
2
1 ― Panorama pris depuis les prairies humides en pied
de ville - 2016
Cartes postales du début du XXe siècle
2 ― Épernon, vue générale
3 ― Épernon, vue générale
4 ― Épernon, vue générale
5 ― Épernon vu du côté de la Prairie| led Graviers
Jde la Picoterie
159 |
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/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 72
LES ESPACES OUVERTS QUI DONNENT À VOIR LA VILLE ANCIENNE
DEPUIS VINERVILLE
1 ― Panorama pris depuis les prairies humides au lieu dit Vinarville à Hanches. 2016.
1/ PHASE 1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 73
Depuis Vinarville, mais aussi depuis la RD 906, les prairies
humides non urbanisées permettent de contempler
la ville ancienne dominée par l’église Saint-Pierre se
détachant sur fond de coteau boisé de la Diane.
Les équipements qui occupent le fond de vallée -
stade, piscine, station d’épuration - n’organisent pas
réellement la vallée. Ils brouillent une lecture claire à
grande échelle des fonds humides.'oirier
bauge
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/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 74
LES RUES CADRANT LE GRAND PAYSAGE
LA GUÉVILLE LA GUESLE
ST-THOMAS VILLE ANCIENNE LA MADELEINE
150m 115m 135m 115m 155m
La position de la ville ancienne, implantée à mi-coteau,
surplombant d’une vingtaine de mètres les fonds de
vallées, permet à de nombreuses rues de cadrer le
grand paysage et de le faire entrer jusqu’au cœur de
la cité. Les coteaux, assez raides, ainsi qu’un bâti peu
élevé autorisent également ce phénomène depuis des
rues des fonds de vallées.
1 ― Rue du château.
2 ― Rue normande
3 ― Rue aux juifs
4 ― Ruelle à la filasse
5 ― Rue du grand pont
6 ― Rue du grand pont
7 ― Place Aristide Briand
8 ― Rue du général Leclerc
Les éléments de paysage cadrés sont systématiquement
les coteaux boisés, proches mais aussi parfois lointains.
Ainsi, à l’Ouest et au Sud, les horizons sont dessinés par
les coteaux des communes voisines, Raizeux, Droue-sur-
Drouette, Hanches.
REPÉRAGE DES RUES CADRANT LE GRAND PAYSAGE/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 75
3
1
5 6
4
2
8 7JUCTION
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RADIOLOGIE
IECHOGRAPHIE
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/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 76
CARTES POSTALES DU DÉBUT DU XXE SIÈCLE / RECONDUCTION
LES RUES CADRANT LE GRAND PAYSAGE
1
25. EPERNON (E,.-et-L) - Rue de la Gare et le Coteau
Epernon, — Rue du Grand-Pont
p2. CMWMe dou
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/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 77
1 ― Rue du général Leclerc
2 ― Rue du général Leclerc en 2016
3 ― Rue du grand pont
4 ― Rue de la gare et le coteau (actuelle rue du grand
pont)
5 ― La place du Puits
6 ― Rue du château
5
4
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/ PHASE 1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 78
LES ESCALIERS, UNE EXPRESSION DE LA PENTE DANS L’ESPACE PUBLIC
Les escaliers, conséquence directe de l’implantation
de la ville à flanc de coteau, sont nombreux et présents
sous diverses formes. Marches de seuil, pas d’âne
- toujours en grès - occupent rues, ruelles et sentes,
animant l’espace public, leur donnant du caractère.
Les escaliers que l’on retrouvent sur les cartes postales
anciennes, sont les marches Saint-Jean et les marches
Saint-Pierre - ils relient respectivement la place de
la mairie aux deux rues éponymes. Ce sont les plus
monumentaux. Ces deux escaliers méritent une
attention et une mise en valeur particulière. Les marches
Saint-Pierre, en particulier, devraient être rénovés.
1 ― Marches Saint-Jean au début du XXe siècle
2 ― Marches Saint-Pierre au début du XXe siècle
3 ― Marches Saint-Pierre au début du XXe siècle
4 ― Marches Saint-Pierre
5 ― Rue Saint-Pierre, entrée de l’église
6 ― Sente dans le coteau de la Diane
7 ― Débouché de la sente rue à la paille
8 ― Rue des Aironcelles
9 ― Ruelle de la Geôle
10 ― Ruelle de la Geôle
11 ― Marches Saint-Jean
12 ― Place Aristide Briand
2
1
4 3ANAL
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/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 79
6 5 7
9
11 12
10 8/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 80
LA PLACE ARISTIDE BRIAND, UN ESPACE PUBLIC MAJEUR
1 2
L’actuelle place Aristide Briand, ancienne place de la
mairie est un espace public majeur d’Épernon. Créée
en 1826 en même temps que la mairie, elle devient la
nouvelle place du marché. De sa position dans la pente
et de son nivellement, quasiment plat, ont découlé la
nécessite de soutenir les terres au nord. La rue Saint-Jean
qui la borde sur sa rive nord est de ce fait un balcon sur
la place se terminant par un escalier monumental. La
place est composée en fonction du bâtiment qu’elle
met en valeur. Un chemin pavé central mène à l’entrée
de la mairie. Le reste de la place est en terre battue. Elle
est bordée par deux courts alignements d’arbres taillés
en rideau.
Aujourd’hui, la place est un parking. Elle est entièrement
recouverte d’enrobé. Les places de stationnement sont
organisées perpendiculairement au chemin central
dont le tracé a perduré. Seul un des deux alignements
d’arbres existe encore, au nord. Les arbres ne sont plus
taillés en rideau, ne permettant plus de surplomber la
place depuis la rue Saint-Jean.
3
1 ― Extrait de la « Carte topographique des environs de
Versailles dite des Chasses Impériales ».
Source : BNF gallica.
2 ― Extrait du plan cadastral parcellaire de la
commune d’Épernon Section A, la Ville, assemblage
de la feuille 3 et de la feuille4. 1832.
Source : Archives départementales d’Eure-et-Loir
3 ― Extrait de photographie aérienne. 1947.Source :
IGN.
4- Photographie aérienne actuelle - Source : IGN.
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/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 81
1
2
1 ― La Place Aristide Briand et les marches Saint-Pierre
au début du XXe siècle.
2 ― La Place Aristide Briand et les marches Saint-Pierre.
2016.Étampes
/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 82
L’exploitation du grès et de la pierre meulière est une
période importante de l’histoire d’Épernon et des
villages voisins.
Le grès servait essentiellement à la production de pavés
alors que la pierre meulière servait à la production
de meules à grain, réputées et exportées dans toute
l’Europe.
Les carrières de grès ont connu une forte activité à la fin
du XVIIe siècle afin d’alimenter le chantier de l’aqueduc
de Maintenon (1686-1689), initié par Louis XIV. La
deuxième période de forte activité commence avec
l’arrivée du chemin de fer en 1843 - Épernon alimenta
alors Paris en plein travaux haussmanniens - et court
jusqu’à 1929, qui marque un très fort ralentissement de
l’activité.
Exploitées à ciel ouvert, les carrières marquaient
fortement le paysage pendant leur exploitation.
La carte ci-contre indique l’emplacement des carrières
au XXe siècle sur fond de carte géologique simplifiée.
Les carrières sont situées sur les rebords de plateaux qui
cadrent les vallées de la Drouette, de la Guéville et de
la Guesle. De ce fait, les boisements qui caractérisent
aujourd’hui les rebords de plateaux n’existaient pas
comme on peut le voir sur les cartes postales du début
du siècle. On notera que seules les carrières du plateau
de la Diane ont été urbanisées (lotissement de la Diane).
L’exploitation des carrières a eu des répercussions fortes
sur le paysage local. Elles sont de différents ordres : la
topographie a été modifiée, des boisements ont poussé
suite à l’arrêt de l’exploitation, et la pierre exploitée a
servi à construire maisons, murs de clôtures, pavages,
escaliers, ouvrages d’art, caractérisant le paysage
urbain de la ville (Cf. double page suivante).
Il est encore possible de voir une partie d’une ancienne
carrière du plateau de la Diane. Cet espace pourrait
être valorisé dans le cadre d’un projet de parcours sur
le thème des carrières.
LES CARRIÈRES : DE LA GÉOLOGIE AUX ESPACES PUBLICS
1 ― Le plateau de la Diane dépourvu de boisements.
Détail de carte postale du début du XXe siècle.
2 ― Vue des carrières de la Société Générale Meulière.
Carte postale du début du XXe siècle.
3 ― Entrée d’une ancienne carrière sur le plateau de la
Diane.
Limite communale
Emprises de carrière
Argile à meulière
Calcaire d’Étampes
Sables et grès de Fontainebleau
Craie blanche à silex
Limon et loess des plateaux
1
3
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/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 83/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 84
L’EXPRESSION DE LA GÉOLOGIE DANS LES ESPACES PUBLICS
LES SOLS, LES MURS DE CLÔTURE ET DE SOUTÈNEMENT, LES OUVRAGES D’ART
1 ― Pavés de grès rue Saint-Pierre.
2 ― Fil d’eau et passe-pied en pavés de grès.
3 ― Trottoir en pavés de grès.
4 ― Mur de soutènement, contreforts et pavage de
grès rue Saint-Jean.
5 ― Le lavoir de la ruelle des Fontaines.
6 ― Murs de clôture rue de Crochet. Appareillage
grossier de grès et de meulière.
7 ― Le mur d’enceinte du cimetière.
2
7
6 5
4 3
1/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 85
11 10
13 12
8 9
8 - Ruelle des Jardins.
9 - Ruelle des Fontaines.
10 - Sente du Cormier.
11 - Chemin des Vignes.
12 - Pont ferroviaire et murs de soutènement rue de
Crochet. Meulière taillée.
13 - Gabion rue de la Madeleine/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 86
ENTRE PRAIRIES ET REMPARTS : LE RÉSEAU DES SENTES DE JARDINS
2
6 5
4 3
1
7
1 - Le lavoir de la ruelle des Fontaines.
2 - Ruelle des Fontaines.
3 - Vue sur l’église Saint-Pierre depuis le chemin de
Savonnière.
4 - Vue sur les remparts (2 e enceinte) dans une parcelle
privé depuis la ruelle des Fontaines.
5 - Ruelle des Fontaines.
6 - Ruelle des Fontaines.
7 - Murs de qualités diverses au bout d’une sente en
impasse dans le prolongement des ruelles des jardins.PES FA Vas ALLER x
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/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 87
MATÉRIAUX DE SOLS ET MOBILIERS URBAINS
DIFFICILES ASSOCIATIONS
3 4
1
5 6
7
2
1 - Pavés et bordures de grès, enrobé et faux pavés en
résine.
2 - Pavés de grès et béton désactivé coulé en place.
3 - Pavés de grès et pavés béton finition grenaillé.
4 - Pavés de grès d’origines et de finitions différentes.
5 - Pavés et bordures en béton, pavés de grès et
enrobé.
6 - Pavés et bordures en béton, potelet et mât
d’éclairage de design très différents.
7 - Points d’apports volontaires enterrés aux
émergences disgracieuses occupant le trottoir./ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 88
LES RIVIÈRES, UN PATRIMOINE TROP PEU VALORISÉ ET PARTAGÉ
L’évolution des structures boisées a montré que les
vallées, hier espaces agricoles ouverts et organisés,
sont devenues aujourd’hui en grande partie des
boisements peu gérés, des peupleraies ou des espaces
de loisirs sportifs. Les espaces se sont refermés ou rendus
confus. Cette évolution rend difficile la lecture du
grand paysage, de continuités des vallées de coteau
à coteau.
Par ailleurs, on constate que l’accessibilité et la
valorisation des trois rivières sont de niveaux très
différents :
- la Drouette est plutôt bien valorisée et accessible. Des
tronçons peuvent encore faire l’objet d’améliorations.
- la Guesle reste largement à valoriser. Elle est peu
accessible et peu visible. Un tronçon du centre ville est
couvert. Sa mise en valeur dans le collège et aux abords
de la mairie est une priorité dans ce champ d’action.
- la Guéville reste également à valoriser car peu
accessible et peu visible. Cependant, les possibilités
de parcours en continuités semblent restreintes car ses
deux berges sont souvent privatisées.
la D
rouette
canalisée
la D
rouette
la
guéville
la
guesle
la D
rouette
canalisée
Limite communale 2016
Courbe de niveau (5m)
Cours d’eau
Alignement d’arbres
Zone inondable (indiquée au POS)
Parc
Bois humide ou peupleraie
Bâti/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 89
LA DROUETTE
3 4
1
5 6
7
2
1 - La Drouette vue depuis la rue du grand pont vers le
nord.
2 - Ouvrage en amont de l’ancien moulin de
Savonnière.
3 - La Drouette à proximité de l’espace sportif Les
Grands Moulins.
4 - La Drouette à proximité de l’espace sportif Les
Grands Moulins.
5 - La Drouette à proximité de l’espace sportif Les
Grands Moulins, proche de l’ancien moulin de
Savonnière.
6 - La Drouette canalisée vue depuis la RD28 vers le
nord.
7 - La Drouette canalisée vue depuis la RD28 vers le
sud./ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 90
LA GUESLE
1 - La Guesle privatisée entre jardin familiaux et
copropriété.
2 - Ouvrage vue depuis la rue du général Leclerc.
3 - Panneaux d’affichage masquant la Guesle place
du Ramponneau.
4 - La Guesle couverte le long de l’ancien moulin du
Prieuré.
5 - La Guesle entre le collège et une propriété privée
depuis le boulevard Chasles.
6 - La Guesle entre le collège et une propriété privée
depuis le boulevard Chasles.
7 - La Guesle dans le domaine du Prieuré.
2
7
6 5
4 3
1/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 91
LA GUÉVILLE
1 - Sente permettant d’atteindre la Guéville depuis la
rue de la Madeleine.
2 - Lavoir sur la Guéville en bout de sente.
3 - La Guéville entre boisement spontané et terrain de
tennis abandonné.
4 - La Guéville privatisée vue depuis la rue de Crochet
vers le nord.
5 - La Guéville privatisée vue depuis la rue de Crochet
vers le sud.
3
1
4 5
2Pre
/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 92
LES STRUCTURES ARBORÉES
LES JARDINS DU PRIEURÉ SAINT-THOMAS
2
6 5
4 3
1
1 - L’entrée réaménagée récemment.
2 - Le jardin de topiaire dont la composition joue avec
celle des façades du bâtiment des années 30.
3 - Jardin de topiaire proche des bâtiments.
4 - Les arbres de haut-jet mêlent conifères et feuillus
correspondant à la gamme exotique des arbres
d’ornements des jardins paysagers (cèdres, platanes,
pins, etc.).
5 - Bras de la Guesle formant rivière et îlots. Le tracé
pittoresque évoquant la nature sauvage correspond
aux canons des jardins paysagers du XVIIIe siècle.
6 - Bosquet de platanes./ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 93
LES MAILS ET ALIGNEMENTS
3
1
4 5
6
2
1 - Le mail de marronniers du belvédère du château
vue depuis un bâtiment du Prieuré.
2 - Le mail de marronniers du belvédère du château.
Vue vers le sud-est. En bout de perspective, l’obélisque
sur socle dressé en l’honneur des victimes de la guerre
de 1870.
3 - Le mail de marronniers du belvédère du château.
Vue vers le nord-ouest. En bout de perspective, en vis-
à-vis de l’obélisque, un pigeonnier de capture.
4 - L’alignement de platanes boulevard Chasles.
5 - Vestiges de l’alignement de tilleuls de la RD28.
6 - L’alignement de frênes de la RD906 dans sa section
« déviation »./ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 94
DES ÉDIFICES REMARQUABLES
Trois édifices font l’objet d’une protection au titre des
Monuments historiques :
- l’église saint pierre
Il s’agit de la seule église d’Épernon qui subsiste sur les
5 que comptait la ville. L’essentiel des éléments qui
composent l’édifice actuel datent du 16ème siècle,
dont l’imposante tour-clocher.
Elle a été classée monument historique en 1942.
- les pressoirs
La grande salle des Pressoirs est un ancien cellier du
12ème siècle. Construit en pierre de grès local, il est
composé de trois nefs comportant sept travées voûtées.
Ils ont été classés monument historique en 1926.
- la maison à pan De bois place au change
Cette maison à façade en pans de bois date de la fin
du 15e siècle et début du 16e siècle Il s’agirait d’une
ancienne auberge.
Le rez-de-chaussée de l’édifice a été inscrit au titre
des monuments historiques en 1928 puis la maison en
totalité en 2011.
Il est bien évident que le patrimoine bâti d’Épernon ne
saurait se résumer à ces monuments.
Pour aborder ce patrimoine une enquête à la parcelle
a été menée sur l’ensemble du territoire communal.
En complément du travail d’analyse historique, cette
investigation de terrain minutieuse nous a permis de
confirmer la localisation et l’importance quantitative du
bâti ancien à Épernon, mais aussi de prendre la mesure
de sont état de conservation.
En marge de cela, deux ensembles bâtis nous sont
apparus comme présentant un intérêt majeur, aussi
bien pour la qualité architecturale des constructions
que pour les espaces non bâtis qui les accompagnent:
- le prieuré saint thomas
Le Prieuré St Thomas a eu une place centrale dans
l’histoire d’Épernon. Au fil des siècles, plusieurs
constructions furent érigées.
Il reste aujourd’hui une partie de la maison abbatiale,
les deux pavillons de l’entrée qui datent du 18ème
siècle, quelques vestiges des églises Saint Nicolas et
Saint Thomas et un parc arboré clos de mur.
- le Domaine De savonnière
Le domaine de Savonnière, lieu d’innovation
technologique et agricole, forment encore
aujourd’hui un ensemble intéressant autour de l’actuel
«conservatoire des meules et pavés» qui en faisait lui
même partie.
PERSISTANCE D’UN BÂTI ANCIEN
l’église saint pierre façaDe Des pressoirs
maison à pan De bois place au change
logis abbatial
Du prieuré st thomas
D omaine De savonnière
le poulailler/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 95
PERSISTANCE D’UN BÂTI ANCIEN
De fait, ce bâti ancien correspond essentiellement à
des constructions de la fin du 19e siècle et du début
du 20e siècle.
Édifices d’une certaine ampleur et propriétés d’une
population aisée, c’est peut-être aussi le grand soin
apporté à la composition des façades, et la grande
place laissée aux éléments décoratifs qui en font un
bâti moins vulnérable aux altérations...
La conservation de dispositions anciennes leur donne
une valeur d’exemple et ils peuvent être pris en
référence.
conservation De l’ensemble Des Dispositions anciennes :
enDuits, menuiseries, matériau De toiture, lucarnes...
UN BÂTI AYANT CONSERVÉ L’INTÉGRALITÉ DE SES DISPOSITIONS D’ORIGINE/ PHASE1 -
DES
AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 96
PERSISTANCE D’UN BÂTI ANCIEN
D es éDifices majeurs
Le centre du bourg possède des édifices d’époques et
de types de construction différentes qui présentent de
grandes qualités architecturales.
Les vicissitudes de l’histoire ont bien souvent dénaturé
ces immeubles et leurs spécificités architecturales.
Que l’on soit en présence d’altérations mineures,
facilement réversibles, ou dans le cas d’altérations plus
lourdes, ces belles maisons en pierre ou à pan de bois
mériteraient une attention particulière car à même de
devenir un patrimoine bâti majeur pour la ville.
UN BÂTI ALTÉRÉ
exemples D’éDifices majeurs Dont les façaDes présentent Des
altérations plus ou moins importantesDES
/ PHASE] - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 97
PERSISTANCE D’UN BÂTI ANCIEN
UN BÂTI ALTÉRÉ
D es constructions plus moDestes
Autour des édifices majeurs s’organisent des
constructions plus modestes. Ces constructions
constituent largement le paysage urbain et l’identité
d’Épernon.
Ce bâti ancien, en grande partie d’origine vernaculaire,
est particulièrement vulnérable et présente souvent bon
nombre d’altérations. L’importance des modifications
opérées rend parfois difficile la datation stylistique de
ces façades et demande un effort d’imagination pour
retrouver ce qui devait faire son caractère d’origine.
Cependant, malgré les altérations rencontrées, ce tissu
bâti reste d’une très grande homogénéité en terme de
volumétrie, de matériaux employés en couverture et en
façade.
C’est sur ces caractéristiques qu’il convient de
s’attacher pour envisager sa mise en valeur.
Parmi les constructions identifiées, un certain nombre
sont construites à pan de bois et doivent faire l’objet
d’une réflexion particulière tant ils constituent un bâti
spécifique.
modification du
matériau de toiture
Remplacement
par de la tuile mécanique
suppression
de la lucarne
dans l’ axe du porche
modification de l’ enduit
Mise en place d’un enduit
qui se veut rustique façon
«jeté truelle»
modification de la
proportion
des percements
Elargissement de la baie
linteaux en bois mis
à nu ou rapportés
suppression du
bandeau d ’ étage large
exemple De moDification D’une façaDe ancienne au cours Du temps
exemples De façaDes plus ou moins DénaturéesTIONS
M
on
mo
/ PHASE 1- AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 98
CARACTÉRISTIQUES VOLUMÉTRIQUES
PERSISTANCE DU BÂTI ANCIEN
L’harmonie du paysage urbain d’Épernon provient
pour partie d’un effet d’ensemble et de la cohérence
constitués par la volumétrie du bâti et des toitures du
centre ancien notamment visibles depuis les points
hauts de la ville.
Les combles principalement à deux pentes symétriques
s’organisent avec un faîtage parallèle à la rue. Seules
quelques constructions en angle ou isolées présentent
une croupe. La pente des combles est proche de
40/45°. Des pentes plus fortes sont ponctuellement
rencontrées.
Les dispositions avec pignon sur rue sont le privilège
de rares constructions d’origine médiévale parvenues
jusqu’à nous dans leur volumétrie initiale.
Les combles à brisis et terrasson sont très rares, seuls
quelques immeubles présentent cette disposition.
AltérAtions
- Création de surélévations et extensions réalisées sans
rapport avec l’existant. Modification de la pente de
toiture
- Modification complète du volume de la construction
par la suppression de la toiture d’origine (cas rare)
- Construction nouvelle présentant une volumétrie en
rupture d’échelle avec le bâti environnant
granDe homogénéité volumétrique De la villeTIONS
/ PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 99
LA COMPOSITION DES FAÇADES
Deux types de composition de façades coexistent dans
les fronts de rue d’Épernon :
- la composition ordonnancée qui a un caractère
urbain ;
- la composition libre, issue de la tradition vernaculaire,
correspondant à un bâti d’origine rurale.
façaDes orDonnancées
Les façades ordonnancées se composent par travées
verticales, avec superposition des baies.
La composition se fait le plus souvent sur deux ou trois
travées, parfois plus. La recherche de symétrie est
une préoccupation qui apparaît essentiellement à
partir du 18e siècle. Elle se traduit par une composition
spécifique de la travée médiane qui correspond dès
lors au positionnement de la porte ou porche d’entrée.
Dans cette architecture composée, la lucarne joue un
rôle important, elle prolonge en toiture l’axe des baies
d’étage.
façaDes libres
Dans les façades composées librement, les percements
s’organisent en fonction de la distribution intérieure.
Chaque baie a une position et des proportions qui lui
sont propres, sans souci particulier d’alignement vertical
et horizontal.
PERSISTANCE DE CARACTÉRISTIQUES FORTES
exemples De façaDe composée et De façaDe libre
AltérAtions
- Création de baies ne respectant pas la composition
de la façade
- Élargissement de baie dans une façade ordonnancéeTIONS
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LES PERCEMENTS
portes
Les percements de porte présentent une grande diversité
de dimensions et de proportions. Sur les parcelles larges,
la porte occupe une travée et se compose avec la
baie qui la surmonte dont elle emprunte la largeur.
Sur les parcelles plus exiguës, la porte est rejetée
latéralement et correspond à une demi-travée destinée
au couloir formant passage vers l’arrière.
On note dans les constructions anciennes de
nombreuses portes surbaissées, voire condamnées
du fait du relèvement de la cote de la rue lié aux
remblaiements successifs.
fenêtres
les baies des constructions les plus anciennes sont de
dimensions variables, adaptées à l’importance et à
la nature du local à éclairer. Ces baies se composent
en général librement dans le façade sans volonté
d’alignement tant à la verticale qu’à l’horizontale.
Dans les maçonneries de moellons apparents ou
enduites à pierre vue, un cadre d’enduit d’une
quinzaine de centimètres de large, en léger relief, vient
souligner le dessin de la baie et renforcer ses pieds-
droits en moellons.
Les fenêtres à occulus dont on a quelques exemples,
apportent une diversité heureuse du fait de sa géométrie
et de son caractère exceptionnel dans la façade.
> approche environnementale
taille Des baies
L’énergie solaire est une source d’énergie gratuite et
inépuisable. Les ouvertures sur les façades orientées au
Sud apportent un gain énergétique et une réduction
des consommations d’énergie en mi saison.
Pour cette raison il est important de maintenir les clairs
de jour existants.
PERSISTANCE DE CARACTÉRISTIQUES FORTES
AltérAtions
- Modification de la proportion de la baie
- Modification des dispositions anciennes de fermeture
(retrait de l’ouvrant)
exemple De fenêtre a occulus présente en façaDe
exemple De porte surbaissée suite à l’exhaussement Du
niveau Du solAVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 101
Les revêtements de sols et de murs ont un rôle important dans la gestion des eaux souterraines. A gauche: la nature perméable des sols et des parois permet l’évaporation des eaux. A droite l’étanchéification des sols et parois augmentent la pression de l’eau dans les maçonneries pouvant entraîner des dégradations irréversibles.
Sols
perméables
aux abords
des murs
Sols imper-
méables
et remon-
tées capillai-
res dégra-
dant le mur
AltérAtions
Revêtement de sol
imperméables
Revêtement de sol
perméable
Enduit de
façade non
respirant
Enduit de
façade
respirant
Isolation intérieure
Humidité à
l’intérieur du mur
l’emploi De matériaux non étanches
Les constructions anciennes, à l’inverse des bâtiments
plus récents, sont conçus sur le principe d’un maintien
des échanges entre la construction et son environne-
ment proche.
Pour de multiples raisons, l’eau peut être amenée à
pénétrer dans les murs. Les murs traditionnels permet-
tent de laisser s’évaporer l’humidité grâce à l’existence
de matériaux non étanches, laissant passer la vapeur
d’eau à travers les parois.
une évaporation Des eaux toujours possible
Le traitement des pieds des façade était conçu à l’ori-
gine pour drainer les eaux de pluies tout en laissant une
certaine perméabilité aux sols pour une évaporation
continue des eaux souterraines (traitements en terre
battue ou à revers pavés aux abords des constructions).
étancher les sols moDifie les équilibres
De nombreux sols ont été recouverts de revêtements
étanches tels que bitumes, bétons ou revêtements join-
toyés au mortier de ciment.
Ces traitements présentent les inconvénients suivants:
- suppression des possibilités d’évaporation naturelle
des eaux souterraines et donc augmentation de la
quantité d’eau au contact des fondations entraînant
une amplification des remontées capillaires dans le bâti
ancien (voir schéma) ;
- réduction du réapprovisionnement des nappes phréa-
tiques ;
- augmentation de la quantité d’eaux de ruissellement
entraînant parfois la saturation des canalisations pen-
dant certains épisodes pluvieux, incapacité de traite-
ment de ces eaux pluviales et pollution possible des
cours d’eau liée au lavage des voiries (graisses, hydro-
carbures, etc.).
APPROCHE ENVIRONNEMENTALE
PERSISTANCE DE CARACTÉRISTIQUES FORTES
mises en œuvre
traDitionnellesDE DUIT
TIONS
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PAN DE BOIS
PERSISTANCE DE MATÉRIAUX ET DE MISES EN ŒUVRE TRADITIONNELS
caractéristiques Du pan De bois
Le pan de bois est un mode de construction ancien,
courant à l’époque médiévale car facile à mettre en
oeuvre et économique par rapport à la maçonnerie qui
était réservée aux édifices majeurs (église, pressoirs...).
Compte tenu des remontées d’humidité, les
soubassement étaient généralement réalisés en
moellon de pierre.
Le pan de bois que l’on rencontre à Épernon est assez
rustique. il est plus l’expression d’un système constructif
que d’une volonté décorative.
Ce mode constructif se perpetue jusqu’au 19e siècle,
époque à laquelle il peut être recouvert d’un enduit
mince.
principe constructif
L’ossature principale est composée de poutres et
de poteaux de section importante associés à des
contreventements assurant la rigidité de la structure.
Une ossature secondaire, généralement verticale
complète le dispositif et maintient un remplissage en
torchis (mélange de terre et paille). A l’origine le pan
de bois était le plus souvent badigeonné d’un enduit à
la chaux. Certaines parties du pan de bois, moulurées,
étaient destinées à rester apparentes.
AltérAtions
- Recouvrement de la façade à pan de bois par un
matériau étanche
- Reprise des structures avec des matériaux ou
techniques d’assemblage non compatibles avec le
pan de bois
seule façaDe D’épernon Dont le pan De bois est apparent
façaDe et pignon en pan bois enDuit(UIT
DUIT
DES
TIONS
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MAÇONNERIES ET ENDUITS
PERSISTANCE DE MATÉRIAUX ET DE MISES EN OEUVRE TRADITIONNELS
maçonnerie
La maçonnerie de pierre appareillée nécessite la
taille soignée du parement et de toutes les faces
d’assemblage. Elle est réservée aux ouvrages ou parties
d’ouvrage soumises à des efforts importants (contreforts,
chaines d’angle, pieds-droits, arcs...).
Le moellonnage ou la maçonnerie de pierres de
dimensions réduites et grossièrement dressées est de
loin la mise en oeuvre la plus courante à Épernon.
L’irrégularité des parements de moellon appelle la mise
en oeuvre d’un enduit couvrant ou «à pierre vue».
enDuits
L’enduit constitue l’épiderme de protection destiné
à assurer l’étanchéité du mur et à lui donner son
esthétique.
L’architecture ancienne d’Épernon est de façon
générale une architecture d’enduit. Ces enduits sont
réalisés à la chaux et accompagnent une modénature
de pierre. Ils présentent facilement une jolie teinte rosée.
Au cours du 19e siècle, les enduits à base de plâtre dits
bâtards se généralisent. La modénature est alors elle
aussi réalisée en plâtre.
Les enduits à pierre vue correspondaient initialement à
une recherche d’économie de matière plus qu’à une
recherche esthétique. Les parties enduites se limitent
aux parties en creux entre les moellons et elles sont plus
ou moins couvrantes.
A la fin du 19e et au début du 20e siècle, ces enduits
s’enrichissent d’un effet décoratif avec le rocaillage.
Lié à l’emploi de pierre meulière, il consiste en la
réalisation d’un jointoiement de chaux coloré par de la
brique pilée dans lequel sont insérés des fragments de
meulière, silex ou mâchefer.
AltérAtions
- Dépose des enduits et mise à nu des moellons de
pierre
- Mise en place d’enduits étanches à base de ciment
- Mauvaise restauration ou disparition du rocaillage
pierre De taille appareillée
enDuit plâtre
exemples De façaDes De la fin Du 19e s .
enDuit chaux couvrant
enDuit à pierre vue
teinté Dans la massseREMENT
DES
TIONS
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LA MODÉNATURE
banDeaux D’étage et corniches
Sur le bâti ancien, les reliefs minimaux que l’on retrouve
sont les bandeaux d’étage et les corniches.
Le bandeau souligne à chaque niveau les appuis de
baie ou les niveaux de plancher. Il contribue à protéger
la partie plane du mur du ruissellement de l’eau.
Les profils les plus simples sont constitués d’un bandeau
plat. Le relief est de l’ordre de 10cm.
Les bandeaux du 19e siècle sont souvent moins saillants
et de profils plus fins, avec doucine.
Les corniches, souvent très simple dans les bâtiments
les plus anciens ou de tradition rurale deviennent plus
complexes sur les bâtiments ordonnancés et sur les
bâtiments du 19e siècle.
encaDrement De baies, chambranles
A ces éléments de modénature s’ajoutent sur les
constructions plus élaborées les encadrements de baies
ou chambranles moulurés.
éléments De Décor
Autant le bâti ancien est sobre dans son ornementation,
autant les architectures plus récentes jouent d’effets
décoratifs. Ils sont basés essentiellement sur :
- l’usage de maçonneries composites ;
- l’exploitation des différences de texture ou de
coloration ;
- l’incorporation d’éléments d’ornementation
spécifiques : motifs sculptés, céramiques formant frise...
> approche environnementale
l’amélioration thermique Des façaDes
Les façades présentant des décors exterieurs ne
peuvent faire l’objet d’une isolation par l’extérieure. Il
faut dans ce cas se tourner vers des solutions alternatives
: Isolation thermique intérieure (ITI) compatible avec
les maçonneries anciennes (en l’absence de décors
intérieurs).
AltérAtions
- Piochage du décor
- Simplification du décor
exemples De traitement De la corniche
exemples De sobriété Du traitement D’un encaDrement De
baie en bois et D’un banDeau D’étage en pierre
exemples De façaDes De la fin Du 19e s. jouant D’eefets
Décoratifs
PERSISTANCE DE DISPOSITIONS TRADITIONNELLESTIONS
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LES MENUISERIES : PORTES, FENÊTRES, VOLETS ET CONTREVENTS
menuiseries De fenêtre
Au Moyen Age, la fenêtre se composait d’un cadre
fixe et d’un châssis constitué au mieux de petits verres
enchâssés dans du plomb.
Ce n’est qu’à la fin du 18e siècle que l’on voit apparaître,
grâce aux progrès des produits verriers, des fenêtres
dites à la française, à deux vantaux, composées de
petits carreaux entre des petits bois, progressivement
remplacés par des grands carreaux (trois ou quatre
dans la hauteur).
contrevents (=volets extérieurs )
A l’origine, les contrevents étaient traditionnellement
en bois à deux battants pleins avec traverses haute et
basse et renfort central.
Les contrevents pleins ne se rencontrent plus que
de façon exceptionnelle, le plus souvent à rez-de-
chaussée. Ils ont été remplacés à partir du 19e siècle
par des dispositifs persiennés.
La persienne métallique, repliée en tableau remplace
la persienne en bois vers la fin du 19e siècle.
Certaines menuiseries, fenêtres, volets ou équipements
annexes présentent une forte valeur patrimoniale et
participent ainsi à la valeur architecturale des façades.
Ces éléments indissociables de la façade doivent être
maintenus.
> approche environnementale
l’améliration thermique Des menuiseries
Pour certains immeubles, les menuiseries représentent
avec l’isolation de la toiture le principal levier
d’amélioration thermique de l’enveloppe.
AltérAtions`
- Adjonction de volets roulants à enroulement extérieur.
> outre son caractère antinomique avec les dispositifs
traditionnels, modifie la proportion de la baie du fait du
volume du coffre rapporté sous le linteau. Ils constituent
des ajouts très dommageables.
- Remplacement de la menuiserie ancienne par une
menuiserie en matériau synthétique ne reprenant pas
le dessin d’origine (taille des montants, petits-bois...)
PERSISTANCE DE DISPOSITIONS TRADITIONNELLESEL
CELL UE L
D
L
AALALEIET
ELLE
UELALH
DOBLALTLAUTTETNTET
DALITATETETITET
TIONS
NN
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LES COUVERTURES
La forme, la volumétrie et la pente des toitures résultent
des possibilités techniques de couverture propres à
chaque époque de construction. Ainsi, les couvertures
les plus anciennes (bardeaux en bois, chaume)
étaient peu étanches et nécessitaient donc une forte
pente afin d’écouler rapidement des eaux de pluie.
Les couvertures plus récentes (tuiles à emboitement,
zinc, etc.) sont à l’inverse plus étanches et permettent
d’avoir des pentes moins accentuées.
Deux matériaux cohabitent à Épernon : la tuile plate de
terre cuite et l’ardoise.
Le matériau de couverture traditionnel est la tuile
plate de terre cuite de petit moule, dont les ouvrages
annexes, solins, ruellées, raccords de souches sont
traités au mortier de chaux ainsi que les scellements des
tuiles faitières.
La tuile à emboitement dite aussi tuile mécanique, est
un apport du 20e siècle.
L’ardoise est apparue assez tardivement sur les toitures
de la ville et se retrouve essentiellement sur les maisons
de maître ou villas du 19e et 20e siècles.
PERSISTANCE DE DISPOSITIONS TRADITIONNELLES
AltérAtions`
- Modification du matériau de couverture
- Intégration disgracieuse d’équipements techniques en
toiture (capteurs solaires, châssis de toit, ventilation...)
les Différents matériaux De toitureTIONS
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LES LUCARNES
Les lucarnes permettent d’éclairer et de rendre
utilisables les combles.
Elles sont construites en charpente ou en maçonnerie
s’appuyant très souvent sur la façade.
La proportion de la lucarne est verticale. Autrefois,
elles servaient surtout à engranger foin, farine... Elles
possédaient alors un toit largement débordant pour
protéger de la pluie et pour accrocher une poulie de
levage.
Le modèle ancien le plus courant est la lucarne à
croupe dite «à la capucine».
Le 19e siècle a beaucoup utilisé la lucarne à fronton
plus simple à couvrir. La façade était réalisée en pierre
ou en bois et les jouées latérales sont essentées en
ardoise ou revêtues de zinc.
Dans les architectures éclectiques du 19e siècle, la
lucarne est le plus souvent construite en pierre dans le
prolongement de la façade.
PERSISTANCE DE DISPOSITIONS TRADITIONNELLES
lucarne fenière lucarne à croupe ou à
capucine
lucarne à fronton maçonné
et en bois
lucarne De style
éclectique
en charpente
AltérAtions`
- Suppression des lucarnes anciennes
- Modification de la proportion de la lucarne
- Création de lucarnesTIONS
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LES MURS, PORTAILS ET CLÔTURES
Les murs de clôture viennent établir une continuité
urbaine lorsque le bâti n’est pas implanté à l’alignement
sur rue.
murs hauts
Les murs pleins, hauts et continus sont constitués de
maçonneries enduites ou non avec chaperon. Ils sont
percés de portes pleines surmontées éventuellement
d’un linteau.
murs bahuts surmontés D’une grille
Les murs bas maçonnés dits «bahut» sont surmontés
d’une grille ajourée ou semi ajourée qui permet des
vues sur la façade principale du bâtiment. Les grilles
peuvent être maintenues par des piles maçonnées
soutenant également les portes et portails en fer forgé
ou en bois.
> approche environnementale
qualités environnementales Des murs De clôture
Les murs de clôture en maçonnerie lourde assurent les
fonctions suivantes:
- écrans de protection contre les vents,
- régulateurs thermiques en toutes saisons (radiateurs en
période froide, rafraîchissement par l’ombre l’été),
- supports pour une végétation composée de végétaux
de différentes tailles: liquens, mousses, petits végétaux
grimpants, arbres fruitiers, etc. Ces végétaux servent
d’habitat et d’abri aux insectes, oiseaux et petits
mammifères formant une chaîne garante d’une
certaine biodiversité.
PERSISTANCE DE DISPOSITIONS TRADITIONNELLES
le mur cumule a plusieurs fonctions : protection physique et
climatique, support au Développement De la végétation.
AltérAtions
- Modification de la clôture ancienne sans respect des
dispositions en place
- Éventrement des murs de clôturePIE
ne
2002,37,32,67| 67
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/ PHASE - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 109
AltérAtions
D ispArition Des DevAntures
La fermeture de certains commerces a entraîné la
dépose des devantures commerciales et notamment
des ensembles menuisés posés en applique sur la
façade.
Leur disparition déstabilise la composition de la façade.
LES DEVANTURES COMMERCIALES
Le commerce a toujours été très présent à Épernon.
Les cartes postales anciennes décrivent largement ces
fronts de rue où se succèdent les commerces dans une
grande cohérence.
La densité commerciale est différente selon les rues.
Certaines rues présentent un front continu ou quasi-
continu de devantures commerciales. Au sein de
celles-ci, la composition des devantures entre elles et
le rapport qu’elles entretiennent avec l’immeuble qui
les surplombe, influe sur l’harmonie du paysage urbain.
charte Des Devantures commerciales
Une «charte de qualité des devantures commerciales»
a été mise en place en 2015. Elle formule un certain
nombre de recommandations afin d’en assurer une
intégration satisfaisante.
PERSISTANCE DE DISPOSITIONS TRADITIONNELLES
D evantures anciennes conservées
commerces De l’actuelle place aristiDe brianD
extrait De la charte. Dessin expliquant les Différents
principes De composition D’une façaDe commerciale
façaDe
avant Dépose
De la Devanture
façaDe
après Dépose
De la DevantureJ PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 110/ PHASE. AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 111
SYNTHÈSE :
PERSISTANCE ET ENJEUXJ PHASE1 - AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 112
LES PERSISTANCES
granD paysage
• Le belvédère du château.
• Des points de vue depuis la vallée de la Drouette.
• Le système de rues cadrant le grand paysage.
• Une partie des prairies humides de fond de vallées.
• Les principaux tracés du réseau hydrographique et
certains ouvrages liés à l’eau.
• La structure de marronniers du belvédère du château.
paysage urbain
• Le domaine du Prieuré tel qu’au XIXe siècle.
• Le domaine de Savonnière.
• Les vestiges des ouvrages défensifs.
• Les jardins.
• Le réseau viaire ancien et les places anciennes
• Le tracé de la place Aristide Briand.
• Les escaliers Saint-Jean et Saint-Pierre.
• Les murs, le lavoir et les sentes au pied des remparts.
• Le cimetière et ses murs.
• Les ouvrages d’art ferroviaires en meulière.
• L’implantation et la volumétrie homogène du bâti dans
centre et les faubourgs.
bâti
• Le bâti ancien composé d’édifices remarquables et
d’architectures plus modestes.
• Le bâti à pan de bois, à encorbellement ou non.
• Les dispositions traditionnelles du bâti ancien.
• Les matériaux et les mises en œuvre traditionnels.
• Les murs de clôture.
• Les devantures commerciales./ PHASE. AVAP D’ÉPERNON / PHASE 1 - DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN, PAYSAGER ET ENVIRONNEMENTAL / MARS 2017 Luc Savonnet - architecte du patrimoine, urbaniste / Pauline Marchant - architecte du patrimoine / agence Toporama - paysagistes dplg 113
LES ENJEUX
granD paysage
• Revaloriser le belvédère du château.
• Réaménager les points de vues existants non accessibles en
préservant les boisements de coteaux.
• Préserver les coteaux boisés.
• Maintenir des points de vue depuis la vallée de la Drouette.
• Maintenir le système de rues cadrant le grand paysage.
• Maintenir l’agriculture dans les prairies humides de fond de
vallées afin de préserver un paysage ouvert et des reculs sur la ville ancienne.
• Ré-ouvrir certains fonds de vallée dont les boisements non
gérées empêchent une lecture claire du territoire.
• Rendre accessible et mettre en valeur le réseau
hydrographique des trois vallées afin de développer un système de déplacement doux associée à la trame verte et bleue.
• Entretenir et restaurer les ouvrages liés à l’eau.
• Mettre en valeur les vestiges de carrière.
paysage urbain
• Revaloriser le domaine du Prieuré.
• Conserver les emprises de jardin et limiter le mitage
pavillonnaire, mettre en valeur les vestiges de la ferme modèle • Mettre en valeur les vestiges des fortifications.
• Mettre en valeur le réseau viaire ancien dont les sentes. Privilé- gier la création de voiries traversantes connectées au maillage viaire communal lors de la création de nouveaux lotissements. • Réaménager la place Aristide Briand.
• Réaménager le parking de la mairie (place du Ramponneau) en place piétonne.
• Rénover les escaliers Saint-Pierre.
• Définir une charte d’aménagement des espaces publics
(revêtements de sols, mobiliers urbains, plantations, etc.).
• Rénover les murs, le lavoir et les sentes au pied des remparts. • Revaloriser le cimetière et protéger ses murs.
• Protéger les ouvrages d’art ferroviaires en meulière.
• Maintenir et conforter les principes d’implantation et
volumétriques traditionnels du bâti dans centre et les faubourgs. • Proposer des principes d’amélioration de l’habitabilité
bâti
• Conserver et restaurer le bâti ancien.
• Encourager des solutions de restaurations adaptées à
chaque type de bâti, matériau. Encourager des mises en
œuvre traditionnelles.
• Accompagner l’amélioration du confort et la réduction
énergétique des bâtiments sans dégrader la qualité esthétique des constructions.
• Maintenir les murs de clôture.