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unknown - 97405 rapport presentation 4 MS 20230609
unknown - 97405 rapport presentation 3 RA 20230609
PLU - Annexes - Prescription surfacique 02 note presentation
Document publié le Vendredi 29 décembre 2017 par la commune de Petite-Île.
Lien du pdf (PLU - Annexes - Prescription surfacique 02 note presentation)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes, Consommateurs,
retiteile
D Ville pour tous
EE =
Liberté = Égaliré » Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
. Géosciences pour une Terre durable PRÉFET
DE LA RÉGION
RÉUNION
DÉPARTEMENT DE LA RÉUNION
Commune de Petite-Île
PLAN DE PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS
PRÉVISIBLES
« Inondations et mouvements de terrain »
———————————
NOTE DE PRÉSENTATION
APPROBATION
———————————PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
1
Avertissement général
sur les limites d’étude du document PPR
Les débats soulevés pendant et après les enquêtes publiques sur les premiers PPR réalisés à La Réunion ont amené à rédiger cet avertissement général mettant l’accent particulièrement sur les limites d’étude des documents.
Le terme de « risques naturels » communément employé dans des contextes très variés, est largement popularisé par les médias. Ce terme est pourtant souvent utilisé de manière impropre, et cela peut constituer une source de confusion. Il convient donc de préciser tout d’abord que le risque résulte de la conjonction de l’aléa (phénomène de mouvements de terrain, inondations, ou autre) et de la vulnérabilité (présence d’enjeux).
Le présent Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles prend en compte le risque « mouvements de terrain » et le risque « inondations » pour lesquels l’état des connaissances était suffisant pour pouvoir formuler des prescriptions réglementaires détaillées.
Ce document a été établi dans une logique de prévention (et non d’exposition) en appliquant le principe de précaution et en s’appuyant sur les connaissances disponibles. Ainsi, le PPR a été dressé au regard des risques recensés dans les études antérieures à son établissement. Le classement réglementaire rouge/bleu ne tient pas compte dans sa cartographie des travaux de protection à venir.
A partir des données existantes sur le plan cartographique, des zonages réglementaires avec les interdictions et les prescriptions correspondantes ont été établis afin de constituer la servitude d’utilité publique.
Le présent PPR a vocation dans l’avenir à évoluer en fonction notamment de la connaissance des phénomènes naturels et des travaux de protection réalisés dans les secteurs exposés. Il constitue une première étape répondant à des enjeux de prévention.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
3
Sommaire
1. INTRODUCTION 7
1.1. Organisation de la gestion des risques .......................................................................... 7
1.2. Prévention des risques naturels .................................................................................... 8
1.3. Plan de prevention des risques (PPR) naturels ............................................................. 9
1.4. Catastrophes naturelles majeures à la Réunion ............................................................ 9
2. PRÉSENTATION DU PPR 10
2.1. Contexte réglementaire du PPR .................................................................................... 10
2.2. Procédure réglementaire ............................................................................................... 11 2.2.1. Secteurs géographiques concernés 11 2.2.2. État des démarches menées 11
2.3. Assurances et infractions au PPR ................................................................................. 14 2.3.1. Rappel du régime d’assurance en vigueur 14 2.3.2. Infractions au PPR et sanctions 16
2.4. Expropriation et Mesure de sauvegarde ........................................................................ 17
2.5. Responsabilités ............................................................................................................. 17 2.5.1. Établissement du PPR 17 2.5.2. Autorisation d’occuper le sol 18
3. PRÉSENTATION DE LA COMMUNE 19
3.1. Contexte de la zone d’étude .......................................................................................... 19 3.1.1. Situation géographique 19 3.1.2. Contexte géomorphologique 20 3.1.3. Contexte climatique 21 3.1.4. Réseau hydrographique 26
3.2. Enjeux et vulnérabilité ................................................................................................... 33
4. HISTORICITÉ ET CARACTÉRISATION DES PHÉNOMÈNES NATURELS 35
4.1. Phenomènes historiques ............................................................................................... 35
4.2. Arretés de catastrophes naturels ................................................................................... 37
4.3. Caractérisation des phénomènes mouvements de terrain ............................................. 38 4.3.1. Chutes de pierres, de blocs et éboulements (P) 38 4.3.2. Glissements de terrain et coulées de boue associées (G) 40 4.3.3. Érosion et ravinement (E) 45
4.4. Caractérisation des phénomènes d’inondation .............................................................. 47PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
4
5. CARACTÉRISATION ET CARTOGRAPHIE DES ALÉAS 49
5.1. Définitions et notions générales..................................................................................... 49 5.1.1. Notion d’intensité et de probabilité d’occurrence 49 5.1.2. Remarques relatives aux règles de zonage 50
5.2. Aléa inondation ............................................................................................................. 51 5.2.1. Méthode d’évaluation de révision de l’aléa 51 5.2.2. Caractérisation de l’aléa inondation 52
5.3. Aléa mouvements de terrain .......................................................................................... 52 5.3.1. Méthode d’évaluation de l’aléa 52 5.3.2. Règles générales de qualification de l’aléa MVT 54 5.3.3. Qualification de l’aléa mouvements de terrain 56
5.4. Principes de traduction réglementaire ........................................................................... 58
5.5. Exemples de cartographie au droit de secteurs À enjeux .............................................. 59
6. LEXIQUE DES SIGLES ET TERMES TECHNIQUES 68
7. PRINCIPAUX TEXTES OFFICIELS 70
7.1. Législation - Réglementation ......................................................................................... 70
7.2. Principales circulaires .................................................................................................... 70
7.3. Publication de guides .................................................................................................... 70
8. ANNEXE : BILAN DE LA CONCERTATION ÉTABLI POUR LE LANCEMENT DE L’ENQUÊTE PUBLIQUE EN MARS 2017 71PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
5
Liste des figures
Figure 1 : Délimitation du territoire communal de Petite-Île (Fond ©IGN scan100®-2010) -------------------------------------- 19 Figure 2 : Précipitations moyennes annuelles sur la période 1970-2009 (source : ©Météo France 2010) ------------------- 22 Figure 3 : Régions pluviométriques (source : ©Météo France 2010) ------------------------------------------------------------------- 22 Figure 4 : Localisation des stations météo à proximité de Petite-Île (©IGN Scan100® - 2010) ---------------------------------- 23 Figure 5 : Réseau hydrographique de Petite-Île (source : BDtopo2014®, fond SHOM /IGN Litto3D®) ------------------------- 27 Figure 6 : Extrait de la carte géologique au 1/100 000 de la commune de Petite-Île (source : ©BRGM-Université de la Réunion 2006, fond SHOM /IGN Litto3D® 2011) --------------------------------------------------------------------------------------------- 29 Figure 7 : Perspective morpho-géologique schématique de La Réunion (Raunet, 1991) ------------------------------------------ 30 Figure 8 : Carte morpho-pedologique (source : ©CIRAD (Raunet, 1991), fond ©IGN scan100® - 2010, fond SHOM /IGN Litto3D®) ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 32 Figure 9 : Chute d'un bloc isolé -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 40 Figure 10 : Eboulement ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 40 Figure 11 : Représentations schématiques des principaux types de glissement (source : ©BRGM) ---------------------------- 41 Figure 12 : Représentation schématique du glissement-coulée -------------------------------------------------------------------------- 42 Figure 13 : Glissement de terrain affectant les talus de part et d’autre de la RD3 (franchissement de la Ravine Petite Ile) lors du passage du cyclone DINA (BDMVT, n°12701754, http://www.georisques.gouv.fr/) ------------------------------------- 43 Figure 14 : Indices d’érosion ayant provoqué une coulée de boue à Manapany les Hauts lors du passage du cyclone DINA (BDMVT, n°12701552, http://www.georisques.gouv.fr/) -------------------------------------------------------------------------- 44 Figure 15 : Déchets végétaux ayant formé un embâcle au niveau du pont de la RN2 (Ravine de Petite Ile) lors de Firinga (1989) ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 45 Figure 16 : Ravinement observé le long de la RD31 lors de Firinga (1989) ------------------------------------------------------------ 46 Figure 17 : Possibilité de déplacement des personnes en fonction des caractéristiques d’écoulement (source : Guide PPRi ruissellement péri-urbain M.E.D.D.E.) ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 48 Figure 18 : Exemple de représentation de la notion de continuité du niveau d'aléa MVT.---------------------------------------- 50 Figure 19 : Ouvrage de dérivation des eaux de la Ravine Carambole ------------------------------------------------------------------ 60 Figure 20 : Extraits de la cartographie de l’aléa inondation, mouvements de terrain et du projet de zonage réglementaire au droit du secteur de la Ravine Carambole. ------------------------------------------------------------------------------ 62 Figure 21 : Extraits de la cartographie de l’aléa inondation, mouvements de terrain et du projet de zonage réglementaire au droit du secteur du Piton de Many à Piton des Goyaves ----------------------------------------------------------- 65 Figure 22 : Extraits de la cartographie de l’aléa inondation, mouvements de terrain et du projet de zonage réglementaire au droit du secteur de la Ravine du Pont. ---------------------------------------------------------------------------------- 67
Liste des tableaux
Tableau 1 : Evénements historiques majeurs survenus à la Réunion -------------------------------------------------------------------- 9 Tableau 2 : Cumul de pluie moyen par jours entre 1981 et 2010 (source : Bulletin climatologique 2013 – Météo France).24 Tableau 3 : Maximum des précipitations journalières, précipitations annuelles cumulées, nombre de jours dans l’année où les précipitations journalières dépassent 50 mm et évenement climatique associé sur la période de 2001 à 2012 observés sur la station de Piton-Bloc. ----------------------------------------------------------------------------------------------------------- 25 Tableau 4 : Tableau récapitulatif des données hydrographiques (source : PPRI de la commune de Petite-Île, decembre2003, ©BCEOM) ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 28 Tableau 5 : Evolution de la population de Petite-Île (source : ©I.N.S.E.E.) ------------------------------------------------------------ 33 Tableau 6 : Liste des arrêtés de catastrophes naturelle sur la commune de Petite-Île (source : www.prim.net - Portail de la Prévention des Risques majeurs du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. - mise à jour 16/08/2014)-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 37 Tableau 7 : Liste des cyclones notables selon Météo-France ----------------------------------------------------------------------------- 37 Tableau 8 : Type de phénomène rencontrés en fonction des catégories de terrain ------------------------------------------------ 38 Tableau 9 : Caractérisation de l’aléa inondation pour la crue centennale en fonction des vitesses et des hauteurs d’eau52 Tableau 10 : Echelle qualitative de probabilité d’occurrence (LCPC, guide technique sur les études spécifiques d’aléa lié aux éboulements rocheux, 2004) ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 55 Tableau 11 : Principe de grille de qualification des aléas ---------------------------------------------------------------------------------- 56 Tableau 12 : Définition du niveau d'aléa MVT résultant en fonction des différents aléas caractérisés ----------------------- 57 Tableau 13 : Principe de traduction réglementaire des aléas du projet de PPR de Petite-Île------------------------------------- 59 Tableau 14 : Légendes des extraits cartographiques du projet de PPR ---------------------------------------------------------------- 59PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
6
Préambule
Ce dossier est le Plan de Prévention des Risques Naturels Prévisibles (PPR) inondations et mouvements de terrain de la commune de Petite-Île. Il a été établi conformément aux dispositions législatives instituées par la loi Barnier n° 95-101 du 2 février 1995 (transposée notamment dans les articles L.562.1 à L.562.9 du code de l’environnement) et aux dispositions réglementaires issues du décret n° 95-1089 du 5 octobre 1995 (modifiées par le décret n°2005-4 du 4 Janvier 2005).
Ce dossier comporte plusieurs documents informatifs et réglementaires :
¸ les documents informatifs :
∑ des cartes de localisation des phénomènes naturels historiques (inondations et mouvements de terrain) à l’échelle 1/12 500 ;
∑ une cartographie des aléas naturels (inondations et mouvements de terrain) à l’échelle du 1/12 500 et du 1/5 000 dans les zones à enjeux (4 planches) ;
∑ une cartographie des équipements sensibles (enjeux) de la commune à l’échelle 1/12 500.
¸ les documents réglementaires :
∑ la note de présentation, décrivant succinctement le territoire de Petite-Île et les phénomènes naturels qui le concernent, ainsi que les règles méthodologiques adoptées ;
∑ une cartographie du zonage réglementaire à l'échelle du 1/12 500 et du 1/5 000 dans les zones à enjeux (4 planches) ;
∑ le règlement associé au zonage réglementaire.
La loi précitée inscrit en tête de ses dispositions le principe de précaution. Celui-ci fonde les services instructeurs à engager des PPR sans tarder en s’appuyant sur les connaissances disponibles. En conséquence, la conduite du PPR doit être menée avec pragmatisme, sans rechercher une complexité inutile et avec le souci d’aboutir directement dans la plupart des cas à des propositions de mesures réglementaires.
Extrait de la loi n° 95-101 du 02 février 1995 (Principe de précaution) :
Art 1er – 1-3e alinéa
« (…) l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement à un coût économiquement acceptable. »PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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1. Introduction
Les cyclones, les fortes pluies, les glissements de terrain et les chutes de pierres ont marqué l’histoire de la Réunion et la mémoire de nombre de Réunionnais. Mais tirer les leçons de l’histoire n’est pas une démarche naturelle. Ainsi voit-on s’installer de nouvelles constructions et des habitations dans des sites où les risques sont perceptibles et des aménagements se réaliser sans protection et sans souci de l’aggravation des risques qu’ils peuvent provoquer.
Petite-Île, commune peuplée de 11 633 habitants (population recensée par l’INSEE en 2013 est affectée par des phénomènes de mouvements de terrain et/ou d’inondations, comme en témoigne la carte des phénomènes historiques, impactant plus ou moins durement les activités humaines.
Dans un contexte de développement de l’urbanisation et d’augmentation inhérente de la vulnérabilité, le nombre et la diversité des phénomènes naturels auxquels sont exposés des enjeux importants sur le territoire communal ont justifié de la part du Service instructeur des PPR (Direction de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement ou DEAL) l’élaboration d’un PPR multirisques (« inondations et mouvements de terrain ») de la commune de Petite-Île.
1.1. ORGANISATION DE LA GESTION DES RISQUES
La lutte contre les risques naturels s’organise autour de quatre axes très différenciés mais complémentaires :
∑ l’information sur les risques est un droit pour les populations menacées. Cette information est organisée par le préfet et les maires dans les conditions fixées par le décret du 11 octobre 1990 et par la loi n°2003-699 du 30 juillet 2003. Cette dernière loi prévoit notamment que dans les communes où un plan de prévention des risques naturels a été approuvé, le maire informe la population au moins une fois tous les deux ans par des réunions publiques communales ou tout autre moyen approprié. Cette information est délivrée avec l’assistance des services de l’Etat compétents ;
∑ la gestion prévisionnelle des crises s’appuie sur des systèmes d’alerte et s’organise dans les plans de secours spécialisés mis en œuvre par l’Etat et les collectivités ;
∑ les travaux de protection, à l’initiative des communes ou d’associations, bénéficient de subventions dans le cadre de programmations pluriannuelles (Programme Pluriannuel d’Endiguement des Ravines, Plan de Gestion du Risque d’Inondation par exemple) ;
∑ la prévention relève des communes qui ont le devoir de prendre en compte les risques connus dans leurs documents d’urbanisme, et de l’Etat qui doit réaliser des Plans de Prévention des Risques (PPR) dans les zones menacées. La prévention des risques permet d’anticiper, et d’éviter les conséquences parfois dramatiques liées aux risques. La prévention peut être considérée comme l’outil le plus efficace pour limiter l’aggravation des risques.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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1.2. PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS
La politique de prévention des risques naturels a pris un essor particulier en France en 1994 suite à une succession d’événements catastrophiques ayant affecté depuis 1987 le territoire national. Il est apparu alors de manière évidente qu’un développement urbain mal maîtrisé pouvait aggraver considérablement les catastrophes en particulier lorsque les zones exposées sont urbanisées. L’extension urbaine peut même contribuer à les provoquer notamment par l’imperméabilisation des sols, la canalisation des rejets pluviaux et les divers travaux de terrassement. Ces phénomènes sont également constatés sur l’île de la Réunion qui subit régulièrement les effets dévastateurs des cyclones et des fortes pluies (cf. le tableau des événements majeurs historiques présenté en 1.4).
La commune de Petite-Île est concernée par cette politique de prévention car elle cumule une évolution économique et démographique avec des aléas liés aux cyclones, pluies et mouvements de terrain importants. Il y a donc nécessité pour la sécurité de la population communale de mettre en place des mesures de prévention efficaces.
Les responsabilités et obligations du maire, en particulier en ce qui concerne l’information préventive des citoyens et les mesures de sauvegarde qui les concernent, sont définies dans la loi n°2003-699 du 30 juillet 2003, et notamment son article 40 :
« Dans les communes sur le territoire desquelles a été prescrit ou approuvé un plan de prévention des risques naturels prévisibles, le maire informe la population au moins une fois tous les deux ans, par des réunions publiques communales ou tout autre moyen approprié, sur les caractéristiques du ou des risques naturels connus dans la commune, les mesures de prévention et de sauvegarde possibles, les dispositions du plan, les modalités d'alerte, l'organisation des secours, les mesures prises par la commune pour gérer le risque, ainsi que sur les garanties prévues à l'article L. 125-1 du code des assurances. Cette information est délivrée avec l'assistance des services de l'Etat compétents, à partir des éléments portés à la connaissance du maire par le représentant de l'Etat dans le département, lorsqu'elle est notamment relative aux mesures prises en application de la loi n° 87-565 du 22 juillet 1987 relative à l'organisation de la sécurité civile, à la protection de la forêt contre l'incendie et à la prévention des risques majeurs et ne porte pas sur les mesures mises en œuvre par le maire en application de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales ».
Le décret n°2005-233 du 14 mars 2005 fixe les conditions d’application de l’article 42 de la loi du 30 juillet 2003 :
« Dans les zones exposées au risque d’inondations, le maire, avec l’assistance des services de l’Etat compétents, procède à l’inventaire des repères de crues existant sur le territoire communal et établit les repères correspondant aux crues historiques, aux nouvelles crues exceptionnelles ou aux submersion marines. La commune ou le groupement de collectivités territoriales compétent matérialisent, entretiennent et protègent ces repères ».
Le code de la sécurité intérieure dispose dans son article L.731-3 (protection générale de la population) :
« Le plan communal de sauvegarde regroupe l'ensemble des documents de compétence communale contribuant à l'information préventive et à la protection de la population. Il détermine, en fonction des risques connus, les mesures immédiates de sauvegarde et de protection des personnes, fixe l'organisation nécessaire à la diffusion de l'alerte et des consignes de sécurité, recense les moyens disponibles et définit la mise en œuvre des mesures d'accompagnement et de soutien de la population. Il peut désigner l'adjoint au maire ou le conseiller municipal chargé des questions de sécurité civile. Il doit êtrePPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
9
compatible avec les plans d'organisation des secours arrêtés en application des dispositions des articles L.741-1 à L.741-5. Il est obligatoire dans les communes dotées d'un plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé ou comprises dans le champ d'application d'un plan particulier d'intervention. Le plan communal de sauvegarde est arrêté par le maire de la commune. […] La mise en œuvre du plan communal ou intercommunal de sauvegarde relève de chaque maire sur le territoire de sa commune. Un décret en Conseil d'Etat précise le contenu du plan communal ou intercommunal de sauvegarde et détermine les modalités de son élaboration. »
1.3. PLAN DE PREVENTION DES RISQUES (PPR) NATURELS
Le dispositif instauré par la loi « Barnier » du 2 février 1995 donne au préfet la possibilité d’agir rapidement sans ôter aux collectivités leurs responsabilités, ni leurs obligations. Les Plans de Prévention des Risques permettent d’interdire ou de réglementer les constructions et aménagements en situation de risque, ou en situation d’aggraver directement ou indirectement les risques pour l’environnement.
La commune de Petite-Île est dotée d’un Plan de Prévention des Risques inondations approuvé par l’arrêté préfectoral n°3388 du 19 décembre 2003.
L’arrêté préfectoral n°2010-1688/SG/DRCTCV en date du 22 juillet 2010 prescrit l’élaboration d’un Plan de Prévention des Risques Naturels prévisibles relatif aux phénomènes d’inondations et de mouvements de terrain. Cet arrêté a été abrogé par l’arrêté n°2016-2483SG/DRCTCV du 13 décembre 2016, prescrivant l’élaboration d’un Plan de Prévention des Risques (PPR) naturels prévisibles sur le territoire de la commune de Petite-Île, relatif aux phénomènes d’inondations et de mouvements de terrain.
Sont pris en compte dans la présente élaboration du Plan de Prévention des Risques de la commune de Petite-Île les phénomènes d’inondations (hors submersion marine) et les phénomènes de mouvements de terrain (hors érosion côtière).
1.4. CATASTROPHES NATURELLES MAJEURES À LA RÉUNION
1875
Salazie « le Grand sable » : 63 personnes
ensevelies par un glissement
Janvier 1993
cyclone Colina : 2 morts ; dégâts importants
Janvier 1948
Cyclone : 16 morts ; dégâts énormes
Février 1998
tempête Anacelle : 1 mort ; dégâts importants
Février 1962
cyclone Jenny : 36 morts ; dégâts importants
Janvier 2002
cyclone Dina : 2 morts, dégâts très importants
Janvier 1966
cyclone Denise : 3 morts ; dégâts importants
Mars 2006
Tempête tropicale modérée Diwa : 4 morts, pluies
importantes
Janvier 1980
tempête Hyacinthe : 25 morts ; 1 milliard de francs
de dommages
Février 2007
Cyclone Gamède : 2 morts, dégâts importants
Février 1987
tempête Clotilda : 9 morts ; dégâts très importants
(109 millions de francs sur St Denis)
Janvier 2014
Cyclone Béjisa : 1 mort, dégâts importants
Janvier 1989
cyclone Firinga : 4 morts ; dégâts très importants
Tableau 1 : Evénements historiques majeurs survenus à la RéunionPPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
10
2. Présentation du PPR
2.1. CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE DU PPR
Le Plan de Prévention des Risques est, depuis la loi du 2 février 1995, le seul document de cartographie réglementaire spécifique aux risques naturels. Le contenu du PPR est fixé par l’article 40-1 de la loi du 22 juillet 1987 (modifié par l’article 16 de la loi du 2 février 1995 et transposé notamment dans les articles L.562.1 à L.562.9 du code de l’environnement).
Extrait de l’article L.562.1 du code de l’environnement :
« Ces plans ont pour objet, en tant que de besoin :
1°) de délimiter les zones exposées aux risques dites « zones de danger » en tenant compte de la nature et de l’intensité du risque encouru, d’y interdire tout type de construction, d’ouvrage, d’aménagement ou d’exploitation agricole, forestière, artisanale, commerciale ou industrielle ou, dans le cas où des constructions, ouvrages, aménagements ou exploitations agricoles, forestières, artisanales, commerciales ou industrielles pourraient y être autorisées, prescrire les conditions dans lesquelles ils doivent être réalisés, utilisés ou exploités ;
2°) de délimiter les zones dites « zones de précaution » qui ne sont pas directement exposées aux risques mais où des constructions, des ouvrages, des aménagements ou des exploitations agricoles, forestières, artisanales, commerciales ou industrielles pourraient aggraver des risques ou en provoquer de nouveaux et y prévoir des mesures d’interdiction ou des prescriptions telles que prévues au 1° du présent article ;
3°) de définir les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde qui doivent être prises, dans les zones mentionnées au 1° et au 2°, par les collectivités publiques dans le cadre de leurs compétences, ainsi que celles qui peuvent incomber aux particuliers ;
4°) de définir, dans les zones mentionnées au 1° et au 2°, les mesures relatives à l’aménagement, l’utilisation ou l’exploitation des constructions, des ouvrages, des espaces mis en culture ou plantés existants à la date de l’approbation du plan qui doivent être prises par les propriétaires, exploitants ou utilisateurs.
La réalisation des mesures prévues aux 3° et 4° peut être rendue obligatoire en fonction de la nature et de l’intensité du risque dans un délai de cinq ans, pouvant être réduit en cas d’urgence. A défaut de mise en conformité dans le délai prescrit, le Préfet peut, après mise en demeure non suivie d’effet, ordonner la réalisation de ces mesures aux frais du propriétaire, de l’exploitant ou de l’utilisateur.
Les mesures de prévention prévues aux 3° et 4° ci-dessus, concernant les terrains boisés, lorsqu’elles imposent des règles de gestion et d’exploitation forestière ou la réalisation de travaux de prévention concernant les espaces boisés mis à la charge des propriétaires et exploitants forestiers, publics ou privés, sont prises conformément aux dispositions du titre II et livre III et du livre IV du Code Forestier.
Les travaux de prévention imposés en application du 4° à des biens construits ou aménagés conformément aux dispositions du Code de l’Urbanisme avant l’approbation du plan et mis à la charge des propriétaires, exploitants ou utilisateurs ne peuvent porter que sur des aménagements limités. »PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
11
Objectif général de l’outil PPR
« Délimiter les zones exposées aux risques naturels (secteurs inconstructibles et ceux soumis à prescriptions), ainsi que définir les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde à y mettre en œuvre, tant par les particuliers que par les collectivités publiques. »
L’Etat est responsable de l’élaboration et de la mise en application du PPR et c’est le préfet qui l’approuve, après avis des conseils municipaux et communautaires concernés et l’enquête publique.
Le PPR vaut servitude d’utilité publique. Il est annexé au Plan Local d’Urbanisme, conformément à l’article L.126-1 du Code de l’Urbanisme.
Le PPR peut être modifié, dès lors que la connaissance des risques a évolué et permet d’établir de nouveaux zonages réglementaires.
2.2. PROCÉDURE RÉGLEMENTAIRE
2.2.1. Secteurs géographiques concernés
La procédure réglementaire PPR est définie par les articles R.562-1 à R.562-9 du code de l’environnement. Le point de départ de la présente procédure d’élaboration du PPR est l’arrêté préfectoral de prescription n°2010-1688/SG/DRCTCV en date du 22 juillet 2010. Cet arrêté a été abrogé par l’arrêté préfectoral n°2016-2483SG/DRCTCV du 13 décembre 2016, prescrivant l’élaboration d’un Plan de Prévention des Risques (PPR) naturels prévisibles sur le territoire de la commune de Petite-Île, relatif aux phénomènes d’inondations et de mouvements de terrain.
Cet arrêté précise dans son article 1 que le périmètre mis à l’étude concerne l’ensemble du territoire de la commune de Petite-Île, et dans ses articles 1 et 3 que les risques relatifs aux « mouvements de terrain » (chutes de pierres ou de blocs, les éboulements, les glissements de terrain et coulées de boues associées, les érosions de berge et le ravinement) et aux « inondations » (crues par débordement de ravines) sont pris en compte.
2.2.2. État des démarches menées
Le projet de Plan de Prévention des Risques est élaboré par les services de l’Etat, en l’occurrence la Direction de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement de La Réunion (DEAL). Les principales étapes d’élaboration du PPR ont été les suivantes :
- 19 décembre 2003 : Approbation du PPRi (arrêté préfectoral n°3388) ;
- 2009 à 2010 : phase technique d'élaboration des cartes d’aléas mouvements de terrain (BRGM) ;
- 7 juillet 2010 : porter à connaissance (PAC) de la cartographie de l’aléa mouvements de terrain sur la commune de Petite-Île ;
- 22 juillet 2010 : arrêté préfectoral n°1688/SG/DRCTCV prescrivant l’élaboration d’un Plan de prévention des Risques naturels prévisibles (PPR) sur la commune de Petite-Île ;
- 2010 à 2014 : phase technique de révision des cartes d’aléas inondation et de précision des cartes d’aléas mouvements de terrain ;
- 19 août 2014 : réunion d’association : présentation aux services de la mairie de Petite-Île des cartes d’aléas inondations et mouvements de terrain mises en cohérence, avecPPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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présentation de la méthodologie d’élaboration des cartes d’aléas MVT et transmission en séance des cartes d’aléas ;
- octobre 2014 à septembre 2015 : analyse des demandes de précision de la commune sur les cartes d’aléas et précision des zonages d’aléas au droit des 41 secteurs à enjeux de la commune ;
- 1er avril 2016 : transmission des cartographies actualisées des aléas inondations et mouvements de terrains et du projet de zonage réglementaire sur la commune Petite-Île ;
- 25 mai 2016 : Porter à connaissance du Préfet au Maire de Petite-Île de la cartographie des aléas mouvements de terrain ;
- Avril à décembre 2016 : Concertation entre la DEAL et les services municipaux, avec un travail de précision des aléas et du projet de carte réglementaire ;
- 13 décembre 2016 : arrêté préfectoral n°2016-2483SG/DRCTCV prescrivant l’élaboration d’un Plan de prévention des Risques naturels prévisibles (PPR) sur la commune de Petite- Île ;
- Décembre 2016 : finalisation du projet PPR pour le lancement de la phase de consultation officielle : pièces écrites (présente note, règlement), documents cartographiques (aléas, réglementaire) et annexes.
Après la phase d’élaboration, le dossier est soumis à des consultations conformément à l’article R. 562-7 :
« Le projet de plan de prévention des risques naturels prévisibles est soumis à l’avis des conseils municipaux des communes et des organes délibérants des établissements publics de coopération intercommunale compétents pour l’élaboration des documents d’urbanisme dont le territoire est couvert en tout ou partie par le plan.
Si le projet de plan contient des mesures de prévention des incendies de forêt ou de leurs effets ou des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde relevant de la compétence des départements et des régions, ces dispositions sont soumises à l’avis des organes délibérants de ces collectivités territoriales. Les services départementaux d’incendie et de secours intéressés sont consultés sur les mesures de prévention des incendies de forêt ou de leurs effets.
Si le projet de plan concerne des terrains agricoles ou forestiers, les dispositions relatives à ces terrains sont soumises à l’avis de la chambre d’agriculture et du « Centre national » de la propriété forestière.
Tout avis demandé en application des trois alinéas ci-dessus qui n’est pas rendu dans un délai de deux mois à compter de la réception de la demande est réputé favorable.
La phase des consultations officielles sur le projet de PPR multi-risques de Petite-Île
Les consultations officielles des différents services se sont déroulées de la manière suivante :
∑ de fin décembre 2016 au 23 février 2017 : consultations officielles des partenaires associés (conseil municipal, CIVIS, ONF, Chambre d'agriculture, ONF et DAAF).
Conformément à l'article 5 de l'arrêté préfectoral de prescription, un dossier contenant les documents utiles à la phase de concertation avec le public a été transmis aux services de la commune à la fin décembre 2016 et tenu à la disposition des administrés par ces derniers.
Le bilan de la concertation établi pour le lancement de l’enquête publique est joint en annexe de la présente note de présentation du PPR. Ce bilan rappelle quelle a été la concertation menée tout au long des études d'élaboration du projet de PPR qui s'achève après les consultations officielles.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Lors de la phase de consultation officielle, certains partenaires ont souligné, hors avis, des écueils de forme ou de formulation dans les documents du projet de PPR. Le dossier mis à l'enquête publique intègre ces corrections. Les amendements formulés dans les avis de délibération des partenaires ont été analysés à l'issue de la phase d'enquête publique.
La phase d’enquête publique sur le projet de PPR multi-risques de Petite-Île
Après la phase de consultation officielle, le dossier est soumis à une enquête publique puis approuvé conformément aux articles R. 562-8 et R. 562-9 :
« Art. R. 562-8 Le projet de plan est soumis par le préfet à une enquête publique dans les formes prévues par les articles R. 123-6 à R. 123-23, sous réserve des dispositions des deux alinéas qui suivent.
Les avis recueillis en application des trois premiers alinéas de l’article R. 562-7 sont consignés ou annexés aux registres d’enquête dans les conditions prévues par l’article R. 123-17.
Les maires des communes sur le territoire desquelles le plan doit s’appliquer sont entendus par le commissaire enquêteur ou par la commission d’enquête une fois consigné ou annexé aux registres d’enquête l’avis des conseils municipaux.
Art. R. 562-9 A l’issue des consultations prévues aux articles R. 562-7 et R.5 62-8, le plan, éventuellement modifié, est approuvé par arrêté préfectoral. Cet arrêté fait l’objet d’une mention au recueil des actes administratifs de l’État dans le département ainsi que dans un journal diffusé dans le département. Une copie de l’arrêté est affichée pendant un mois au moins dans chaque mairie et au siège de chaque établissement public de coopération intercommunale compétent pour l’élaboration des documents d’urbanisme sur le territoire desquels le plan est applicable.
Le plan approuvé est tenu à la disposition du public dans ces mairies et aux sièges de ces établissements publics de coopération intercommunale ainsi qu’en préfecture. Cette mesure de publicité fait l’objet d’une mention avec les publications et l’affichage prévus à l’alinéa précédent ».
L'arrêté préfectoral n°2017-351/SG/DRCTCV/BU du 1er mars 2017 a prescrit l'ouverture d'une enquête publique au titre du Code de l'Environnement, sur le territoire de la commune de Petite- Île concernant le projet d’élaboration du plan de prévention des risques (PPR) naturels prévisibles relatif aux phénomènes d'inondation et de mouvements de terrain.
Préalablement au lancement de l'enquête publique, une réunion publique d'informations et d’échanges, organisée par l’État, maître d'ouvrage du projet de PPR, s’est tenue le 17 mars 2017, à la Mairie centrale, en présence du maitre d'ouvrage représenté par la DEAL, ainsi que du BRGM. Y ont été conviés les représentants de la mairie et les commissaires-enquêteurs titulaire et suppléant.
L'enquête publique s’est déroulée du 27 mars 2017 au 25 avril 2017 (30 jours consécutifs), sous la supervision de M. Dominique THIRIET, commissaire-enquêteur titulaire, supplée le cas échéant par le commissaire-enquêteur suppléant. Les pièces du dossier de PPR ainsi que des registres d'enquêtes ont été mises à disposition du public à l'hôtel de ville ainsi qu’en marie annexe de Piton des Goyaves pendant la durée de l'enquête. Le commissaire-enquêteur a tenu notamment 16 permanences pendant la durée de l'enquête afin de recueillir les observations du public.
Le commissaire enquêteur a donné un avis favorable au projet de PPR « inondation et mouvements de terrain » de la commune de Petite Ile dans son rapport rendu le 13 juin 2017.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Toutes les requêtes formulées ont fait l’objet d’une analyse individualisée par le BRGM, partenaire de la DEAL sur ce projet. Des visites de terrain complémentaires ont eu lieu le 1er et 2 juin 2017, pour préciser les zonages au droit et aux abords des 21 parcelles concernées, en présence des particuliers ayant déposé une requête.
La synthèse des réponses formulées pour chacune des requêtes (proposition de classement réglementaire et éléments de justification) est présentée en annexe 5 du PPR approuvé (rapport BRGM n°RP-67431-FR de décembre 2017).
Une copie du rapport du commissaire enquêteur est consultable pendant un an à la mairie de Petite Ile ainsi qu’à la préfecture de Saint-Denis (également téléchargeable sur le site internet de la Préfecture de la Réunion, rubrique plans de prévention des risques naturels).
La phase post-enquête publique pour le projet de PPR multi-risques de Petite Ile
Sur ces bases, des adaptations au projet de PPR ont été apportées telles que des amendements à la relecture finale de certaines prescriptions d’urbanisme et de construction pour tenir compte d’imprécisions ou d’erreurs de libellés, ne remettant cependant pas en cause le fonds des règles présentes dans le projet.
Des observations et demandes de précisions sur le PPR ont également été transmises à la DEAL après la fin de l'enquête publique. Ces demandes ont fait l'objet d'une analyse par la DEAL et son partenaire technique le BRGM. Il s'avère que la majorité de ces requêtes sont comprises dans des secteurs où le zonage réglementaire a évolué suite à l’analyse des observations de l'enquête publique.
2.3. ASSURANCES ET INFRACTIONS AU PPR
2.3.1. Rappel du régime d’assurance en vigueur
La loi du 13 juillet 1982 a institué un régime particulier d’assurance, avec intervention de l’Etat, destiné à l’indemnisation des victimes de catastrophes naturelles. Ce régime se fonde sur le principe de « la solidarité et l’égalité de tous les Français » devant les charges qui résultent des calamités nationales (Préambule de la Constitution de 1946, repris par celle de 1958).
Les contrats d’assurance garantissant les dommages d’incendie ou les dommages aux biens, ainsi que les dommages aux corps de véhicules terrestre à moteur, ouvrent droit à la garantie contre les catastrophes naturelles (art. L.125.1 du code des assurances).
Cette garantie est étendue aux pertes d’exploitation, si elles sont prévues par le contrat. L’extension de la garantie est couverte par une prime supplémentaire à taux unique.
Toutes les personnes physiques ou morales, autres que l’Etat, peuvent bénéficier de cette garantie, que les praticiens appellent « garantie Cat.Nat. »
Champ d’application de la garantie
La garantie couvrant les dommages occasionnés par une catastrophe naturelle se substitue aux mécanismes classiques d’assurances. Son champ d’application est fixé par l’article 1 de la loi du 13 juillet 1982 :
« Sont considérés comme les effets des catastrophes naturelles (...) les dommages matériels non assurables directs, ayant eu pour cause déterminante, l’intensité anormalePPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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d’un agent naturel, lorsque les mesures habituelles à prendre pour prévenir ces dommages n’ont pu empêcher leur survenance ou n’ont pu être prises ».
Risques couverts
Il s’agit des dommages matériels résultant des catastrophes naturelles qui ne sont pas habituellement garantis par les règles classiques d’assurances. L’agent naturel doit être la cause déterminante du sinistre et doit, par ailleurs, présenter une intensité anormale.
Deux circulaires (du 27 mars 1984 et du 28 décembre 1992) fixent une liste non exhaustive des événements naturels susceptibles d’être couverts. Elle comprend notamment :
- les inondations (cours d’eau sortant de leur lit) ;
- les ruissellements d’eau, de boue ou de lave ;
- les glissements ou effondrements de terrain ;
- la subsidence (effondrement de terrain consécutif à la baisse de la nappe phréatique) ; - les séismes.
Les trois critères prévus par le texte étant réunis (1. caractère naturel de la cause du dommage 2. anormalité de son intensité 3. mise en œuvre préalable des mesures de prévention), il doit évidemment exister un lien de causalité entre ces trois facteurs.
Avant le 1er janvier 2001, les risques cycloniques liés aux effets du vent étaient couverts par la garantie T.O.C. (Tempête – Ouragans – Cyclones) prévue automatiquement au sein des contrats d’assurance relatifs à la couverture incendie et risques divers aux biens. Avec la loi d’orientation pour l’Outre-mer (n° 2000-1207 du 13 décembre 2000), les effets d’un cyclone pour lequel « les vents maximaux de surface enregistrés ou estimés sur la zone sinistrée ont atteint ou dépassé 145 km/h en moyenne sur 10 mn ou 215 km/h en rafales » seront couverts par le régime catastrophe naturelle. Concrètement, ce régime permettra l’intervention du fonds de garantie des catastrophes naturelles, alimenté par l’Etat, lors de certains événements cycloniques.
Biens garantis
La garantie bénéficie à tous les assurés quel que soit leur degré d’exposition aux risques.
L’assureur a la possibilité de refuser la couverture des catastrophes naturelles aux propriétaires ou exploitants de biens situés dans une zone couverte par un PPR, s’ils ne se sont pas conformés, dans un délai de cinq ans, aux prescriptions imposées par le plan (des travaux d’aménagement peuvent être imposés sous réserve de ne pas excéder 10 % de la valeur vénale du bien). Cette possibilité, prévue par l’article L.125.6 du Code des Assurances, ne peut être mise en œuvre que lors de la conclusion initiale ou du renouvellement du contrat. Evidemment, les assureurs pourront également refuser leur garantie à l’égard des biens et des activités installés postérieurement à la publication d’un PPR sur des terrains classés inconstructibles par ce plan. Le Bureau Central de Tarification (B.C.T.) est saisi des contentieux éventuels.
Les biens garantis sont les meubles et immeubles, assurés contre les dommages incendie ou tous autres dommages, et ayant subi des dommages matériels directs, c’est-à-dire, portant atteinte à la structure ou au contenu de la chose. Sont donc exclues les vies humaines.
Une liste des biens garantis est donnée par la circulaire du 27 mars 1984 qui précise également quels sont les biens susceptibles d’être exclus du régime d’assurance « Cat.Nat », en raison notamment d’autres modalités de couverture.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Etat de catastrophe naturelle
L’état de catastrophe naturelle est constaté par un arrêté interministériel (Ministère de l’Intérieur et Ministère de l’Economie et des Finances). C’est cet arrêté qui permet aux assurés d’être indemnisés au titre de la garantie catastrophe naturelle.
Lorsque survient un événement susceptible de présenter le caractère de catastrophe naturelle, le préfet du département doit adresser un rapport à la Direction de la Sécurité Civile dans le délai d’un mois à compter du début du sinistre.
Avant la signature de l’arrêté, une commission interministérielle, appelée « commission « Cat.Nat », émet un avis consultatif sur l’intensité anormale de l’agent naturel.
Règlement des sinistres
Dans les dix jours suivant la publication au Journal Officiel de l’arrêté interministériel, l’assuré doit déclarer les dommages matériels causés par la catastrophe naturelle. Le délai est de trente jours pour les pertes d’exploitation. L’assureur doit verser l’indemnité dans un délai de trois mois.
Dispositions nouvelles pour l’indemnisation des victimes des catastrophes naturelles
Par arrêtés du 05 septembre 2000 du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie (publiés au journal officiel du 05 septembre 2000), certains articles du code des assurances ont été modifiés pour renforcer le lien entre l’indemnisation des dommages résultant des catastrophes naturelles et les mesures de prévention de ces risques. Les nouvelles dispositions adoptées ont pour objet d’une part l’augmentation des franchises, et d’autre part leur modulation en fonction de la répétitivité des risques naturels survenus et des mesures de prévention prises tendant à les réduire.
Sur ce dernier point, dans une commune non dotée d’un PPR pour le risque faisant l’objet d’un arrêté portant constatation de l’état de catastrophe naturelle, la franchise est modulée en fonction du nombre d’arrêtés pris pour le même risque à compter du 2 février 1995, selon les modalités suivantes :
ß premier et second arrêtés : application de la franchise
ß troisième arrêté : doublement de la franchise applicable
ß quatrième arrêté : triplement de la franchise applicable
ß cinquième arrêté et arrêtés suivants : quadruplement de la franchise applicable
Ces mesures cessent de s’appliquer à compter de la prescription d’un PPR pour le risque faisant l’objet de l’arrêté portant constatation de l’état de catastrophes naturelles dans la commune concernée. Elles reprennent leurs effets en l’absence d’approbation du plan précité dans le délai de cinq ans à compter de la prescription correspondante.
2.3.2. Infractions au PPR et sanctions
Toute infraction aux règles définies par le plan de prévention des risques est sanctionnée dans les conditions fixées par l’article 40-5 de la loi du 22 juillet 1987 (modifiée par la loi du 2 février 1995 et transposée notamment dans l’article L.562.5 du code de l’environnement).PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Extrait de l’article L.562.5 du code de l’environnement :
« Le fait de construire ou d’aménager un terrain dans une zone interdite par un plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé ou de ne pas respecter les conditions de réalisation, d’utilisation ou d’exploitation prescrites par ce plan est puni des peines prévues à l’article L.480.4 du Code de l’Urbanisme.
Les dispositions des articles L.460.1, L.480.1, L.480.2, L.480.3, L.480.5 à L.480.9 et L.480.12 et L480.14 du Code de l’Urbanisme sont également applicables aux infractions visées au premier alinéa du présent article, sous la seule réserve des conditions suivantes :
1°) Les infractions sont constatées, en outre, par les fonctionnaires et agents commissionnés à cet effet par l’autorité administrative compétente et assermentés ;
2°) Pour l’application de l’article L.480.5 du code de l’urbanisme, le tribunal statue au vu des observations écrites ou après audition du maire ou du fonctionnaire compétent, même en l’absence d’avis de ces derniers, soit sur la mise en conformité des lieux ou des ouvrages avec les dispositions du plan, soit sur leur rétablissement dans l’état antérieur ;
3°) Le droit de visite prévu à l’article L.460.1 du Code de l’Urbanisme est ouvert aux représentants de l’autorité administrative compétente. »
2.4. EXPROPRIATION ET MESURE DE SAUVEGARDE
Le PPR n’emporte aucune mesure d’expropriation. Une procédure d’expropriation indépendante du PPR est prévue par les articles 11 et suivants de la loi du 02 février 1995. Elle vise à régler les situations où le déplacement des populations, dont la vie serait menacée, s’avère le seul moyen de les mettre en sécurité à un coût acceptable. Cette mesure implique une analyse particulière des risques, car la notion de menace grave pour les vies humaines est fondée sur des critères beaucoup plus restrictifs que ceux qui président à la délimitation du zonage PPR, le plus souvent établis sur la constructibilité ou les usages des sols. Pour cette raison, le classement en zone « rouge » d’un PPR n’est jamais à lui seul un motif d’expropriation.
Par contre, des mesures de sauvegarde, et notamment des évacuations temporaires, méritent au moins d’être prises dans les plans de gestion des crises des communes pour des secteurs fortement exposés.
2.5. RESPONSABILITÉS
2.5.1. Établissement du PPR
C’est le préfet qui élabore le PPR et peut le modifier ou le réviser.
Extrait de l’article L.562.1 du code de l’environnement :
« I.- L'Etat élabore et met en application des plans de prévention des risques naturels prévisibles
tels que les inondations, les mouvements de terrain, les avalanches, les incendies de forêt, les
séismes, les éruptions volcaniques, les tempêtes ou les cyclones. »
Extrait de l’article L.562.4.1 du code de l’environnement :
« I. ― Le plan de prévention des risques naturels prévisibles peut être révisé selon les formes de son élaboration. Toutefois, lorsque la révision ne porte que sur une partie du territoire couvert parPPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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le plan, la concertation, les consultations et l'enquête publique mentionnées à l'article L. 562-3 sont effectuées dans les seules communes sur le territoire desquelles la révision est prescrite.
II. ― Le plan de prévention des risques naturels prévisibles peut également être modifié. La procédure de modification est utilisée à condition que la modification envisagée ne porte pas atteinte à l'économie générale du plan. Le dernier alinéa de l'article L. 562-3 n'est pas applicable à la modification. Au lieu et place de l'enquête publique, le projet de modification et l'exposé de ses motifs sont portés à la connaissance du public en vue de permettre à ce dernier de formuler des observations pendant le délai d'un mois précédant l'approbation par le préfet de la modification. »
2.5.2. Autorisation d’occuper le sol
En l’absence de Plan d’Occupation des Sols (POS) ou de Plan Local d’Urbanisme (PLU), le maire délivre les autorisations au nom de l’Etat (sauf cas particuliers). Si un POS ou un PLU a été approuvé, le maire délivre les autorisations au nom de la commune.
En application de l’article R.111.2 du Code de l’Urbanisme, si les constructions sont de nature à porter atteinte à la sécurité publique, l’autorité administrative peut refuser le permis de construire ou l’assortir de prescriptions spéciales. Cette disposition est notamment valable soit en l’absence de PPR, soit encore pour tenir compte de risques qui n’étaient pas pris en compte par le PPR approuvé et dont la connaissance a été acquise ultérieurement.
La responsabilité individuelle du constructeur peut, bien évidemment, être mise en œuvre en cas de contentieux administratif ou pénal, s’il n’a pas sollicité les autorisations de construire ou n’a pas respecté les prescriptions du PPR.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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3. Présentation de la commune
3.1. CONTEXTE DE LA ZONE D’ÉTUDE
3.1.1. Situation géographique
Située au Sud du département, Petite-Île doit son nom à l’îlot, seul véritable « satellite » de La Réunion, situé face au village, à une cinquantaine de mètres du littoral.
La commune occupe une superficie de 33,9 km² (3390 hectares) et s’étend sur les pentes les plus externes du Massif du Piton de la Fournaise. Les communes avoisinantes sont Saint-Pierre à l’Ouest et Saint-Joseph à l’Est. Avec sa superficie, Petite-Île représente donc une des plus petites communes de l’ile.
La commune compte 11 633 habitants avec une densité de population de 343 habitants/km² (INSEE 2013). Depuis 2011, la population de la commune est stable aux alentours de 11 500 habitants.
Le moteur de l’économie est principalement le secteur tertiaire avec un pourcentage du 48,4 % suivi par l’agriculture au 16,8 % et l’industrie 8,5 %.
Les hauts de Petite-Île sont classés « Cœur du Parc National de La Réunion ». Le littoral est escarpé et sauvage et compte une parmi les plus belles plages de l’ile : Grande Anse, la seule accessible.
Petite-Île est inclue au sein de la Communauté Intercommunale des Villes Solidaires (CIVIS).
Figure 1 : Délimitation du territoire communal de Petite-Île (Fond ©IGN scan100®-2010)PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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3.1.2. Contexte géomorphologique
La commune de Petite-Île s’étend sur un axe Nord-Sud avec une largeur amont d’environ 1,5 km et aval de 5 km, sa longueur (du Nord au Sud) avoisine les 11 km.
Les limites communales sont essentiellement naturelles, avec :
∑ au sud, la bordure littorale,
∑ à l’est, la Ravine Manapany,
∑ au nord-est la limite du bassin versant de la rivière des Remparts, ∑ à l’ouest la ravine de l’Anse.
De même contexte morphologique que les communes avoisinantes, Petite-Île présente une planèze sur laquelle on observe une grande partie des activités humaines de la commune. Sa forme est héritée des activités du Piton de la Fournaise. Les pentes restent relativement faibles et régulières, hormis aux abords de pitons (piton Calvaire, Piton de Charrié, Piton Bloc où les pentes dépassent les 40%) ou des principales ravines (incisions souvent marquées à subverticales).
Les planèzes sont habitées et cultivées jusqu’à environ 900 m d’altitude. Ces terrains sont incisés par des ravines délimitant des plateaux plus ou moins vastes où les principaux villages et hameaux sont installés. Le centre-ville de Petite-Île s’étend le long de la route départementale 3, épousant les contours de la quasi-totalité du Piton Calvaire. Par ailleurs, on trouve les principaux lieux-dits suivants du Nord vers le Sud :
∑ Piton Bloc ;
∑ Piton Goyaves ;
∑ Charrié ;
∑ Manapany les Hauts ;
∑ Ravine du Pont ;
∑ Anse les Hauts ;
∑ Manapany les bas.
Piton Goyaves et Ravine du Pont représentent les deux centres secondaires. Manapany les Hauts et toute la zone d’habitat littorale le long des axes RN2 et RD30 sont plutôt des hameaux d’habitat rural.
Les principales ravines présentes dans le territoire communal sont, de l’Ouest à l’Est :
- Ravine de l’Anse ;
- Ravine du Pont ;
- Ravine de Charrié ;
- Ravine des Français ;
- Ravine de Petite-Île ;
- Ravine Manapany.
Dans le détail, on note une certaine récurrence dans la morphologie des ravines. Généralement, elles s’articulent en un bras principal orienté quasiment N-S où plusieurs affluents convergent. Les formes de cours d’eau restent assez variables, longitudinalement et d’un cours d’eau à l’autre : évasées ou encaissées, avec un profil transversal convexe ou concave, (en “ V ”) ou à fond plat (en “ U ”). Les facteurs qui conditionnent ces morphologies semblent être le régime hydraulique et la nature des formations géologiques (notamment la présence à plus ou moins grande profondeur de coulées de lave massive résistantes à l’érosion).PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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3.1.3. Contexte climatique
Vent
A La Réunion, les vents dominants proviennent du secteur Est-Sud-Est (alizés), avec toutefois des variations saisonnières et localisées selon les facteurs orographiques et thermiques. La commune de Petite-Île, située dans le Sud-Ouest de l’île, est protégée par les hauts reliefs de l’île et se retrouve « sous le vent » de l’alizé. Ce territoire est donc davantage affecté par des brises de pentes nocturnes (vent soufflant de la terre vers la mer) de secteur est et des brises diurnes (vent soufflant de la mer vers la terre) de secteur ouest et sud-ouest.
Pluviométrie
L’Ile de La Réunion est soumise à un régime d’alizés de Sud-Est. Durant l’hiver austral (mai à novembre), le courant d’alizé est généralement stable, induisant un temps relativement frais et sec. A l’inverse, pendant l’été austral, le déplacement vers le Sud de la zone de basses pressions intertropicales et l’éloignement de l’anticyclone de l’océan Indien affaiblissent les alizés et induisent un temps chaud, humide et pluvieux. C’est pendant cette saison que peuvent se former des dépressions, tempêtes et cyclones tropicaux.
Une des conséquences de cette situation est une pluviométrie exceptionnellement intense à La Réunion : l’île détient les records mondiaux de pluviométrie cumulée pour des durées allant de 3 h (500 mm) à 12 jours (6 000 mm).
Située sur la côte « sous le vent », la commune de Petite-Île affichent des valeurs de pluviométrie bien moindre que les territoires de la côte « au vent ». Les précipitations moyennes annuelles dans le secteur de Petite-Île ne dépassent pas 2 500 mm en altitude (cf. Figure 2).
Météo France Réunion a réalisé une carte de zonage pluviométrique en 2010, tenant compte du relief (cf. Figure 2), qui qualifie les secteurs soumis à un régime pluviométrique similaire à proche.
La commune de Petite-Île est principalement concernée par la région 6 où les précipitations sont assez importantes par rapport au reste de l’île, mais elles sont moindres comparées aux régions 4 et 7. La bordure littorale est moins impactée que les Hauts.Cumul moyen annuel (mm)
S M A os période: 1970-2009
À 2536
“62 PRECIPITATIONS
METEO FRANCE Toujours un temps d'avance is _
RE
N St-Denis
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PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Figure 2 : Précipitations moyennes annuelles sur la période 1970-2009 (source : ©Météo France 2010)
Figure 3 : Régions pluviométriques (source : ©Météo France 2010)L'EMAMPON
GRAND-COUDE
LIGNE=PARADIS
PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Concernant les stations météorologiques, deux stations sont installées et suivies sur le territoire de Petite-Île. Puisque ces deux stations ont été installées récemment, il n’y a pas suffisamment de données pour pouvoir réaliser une analyse statistique détaillée de la pluviométrie de la commune. Nous sommes donc obligés de prendre en compte des autres stations proches du périmètre communale afin de pouvoir densifier les données.
Ainsi, les données pluviométriques, suivies par Météo France, permettent de caractériser la pluviométrie sur le territoire communal (figure 4). Il s’agit notamment des stations météorologiques suivantes :
∑ Piton Bloc (CIRAD) (commune de Petite-Île, altitude 813 m, installée en 1990) ; ∑ Petite-Île (CIRAD) (commune de Petite-Île, altitude : 155 m, installée en 2000) ; ∑ St-Joseph (CIRAD) (commune de Saint-Joseph, altitude : 17 m, installée en 1960) ; ∑ Grand-Coude (commune de Saint-Joseph, altitude : 1085 m, installée en 1978) ; ∑ Ligne Paradis (commune de Saint-Pierre, altitude : 156m, installée en 1966) ; ∑ Le Tampon PK 13 (CIRAD) (commune du Tampon, altitude : 860 m, installée en 01/01/1958)
Figure 4 : Localisation des stations météo à proximité de Petite-Île (©IGN Scan100® - 2010)
Le GEDC (Guide d’Estimation des Débits de Crues de la Réunion de 1992), propose, à partir d’une analyse statistique, des valeurs de pluies journalières décennales et centennales pour les stations suivies avec respectivement plus de 10 et 25 ans de mesures. Du fait des dates d’installation des postes météo sur la commune de Petite-Île, aucune donné de ce type n’est disponible via le GEDC.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Nom station Altitude Pluie Journalière Décennale (PJ10 en mm) Pluie Journalière Centennale (PJ100 en mm = 1.6* PJ10)
Piton Bloc 813 - -
Petite-Île 155 - -
Saint Joseph 10 275 440
Grand Coude 1125 597 955
Ligne Paradis 156 286 457.6
Le Tampon PK13 737 403 645
La comparaison entre les pluies journalières maximales observées sur les différentes stations du territoire de Petite-Île, depuis leur ouverture, ainsi que l’analyse des cumuls de pluies caractéristiques confirment également le contraste de pluviométrie selon l’altitude et donc le zonage pluviométrique à considérer. Pour la station de Petite-Île, il n’y a pas de données relatives au nombre de jours de pluie pour la période 1981-2010.
Station
Nombre de jours moyen (période 1981-2010) où le
cumul de pluie (en mm) est ≥ à
Maximum absolu
quotidien depuis
l’ouverture
1 10 50 100 Valeur Date (en mm)
Piton Bloc 122.6 50,4 12,6 4,1 600 22/01/2002
Petite-Île - - - - 347 05/04/2009
Saint
Joseph 117.3 42,6 5.9 1,6 715,5 15/03/1975
Grand
Coude 134.2 52,1 13.5 5,6 1300 22/01/2002
Ligne
Paradis 71.8 26,3 3 0,5 426,5 29/01/1989
Le Tampon
PK13 89.5 31,8 5,6 1,9 600 29/01/1989
Tableau 2 : Cumul de pluie moyen par jours entre 1981 et 2010 (source : Bulletin climatologique 2013 – Météo France).
Des pics de pluviométrie sont également observés chaque année et sont présentés dans le tableau suivant. Le nombre de jours dans l’année où les précipitations journalières ont dépassé 50 mm est également affiché. Celles-ci correspondent approximativement à un seuil de précipitations au-delà duquel on observe du ruissellement.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Année
Précipitations
journalières
maximales en
mm
Précipitations
annuelles
cumulées en
mm
Nombre de jours
dans l'année où les
précipitations
journalières
dépassent 50 mm
Evènement climatique
2001 197 1718.1 6 Fort épisode pluvieux d'avril
2002 600 2961.3 17 Cyclone tropical intense (DINA)
2003 150 2528 11 Fort épisode pluvieux de juillet
2004 150.5 1669 9 Fort épisode pluvieux de mars (données jusqu’en juillet)
2005 111 2391.5 19 Fort épisode pluvieux de mars
2006 130 1880 11 Forte tempête tropicale (DIWA)
2007 310 2931 15 Cyclone tropical (GAMEDE)
2008 176.5 2333.5 14 Cyclone tropical très intense (HONDO)
2009 423.5 3314 14 Fort épisode pluvieux d’avril (JADE)
2010 191 2006 6 Fort épisode pluvieux d’avril (GELANE)
2011 55.5 631 2 Fort épisode pluvieux de février
Tableau 3 : Maximum des précipitations journalières, précipitations annuelles cumulées, nombre de jours dans l’année où les précipitations journalières dépassent 50 mm et évenement climatique associé sur la période de 2001 à 2012 observés sur la station de Piton-Bloc.
L’année 2009 est marquée par le passage de la tempête tropicale Jade, particulièrement intense en précipitations dans le sud de La réunion. Lors de cet évènement pluvieux la station de Piton Bloc a enregistré son maximum de précipitations en 24h. Il est à noter également que l’année 2011 n’est pas complète et s’arrête le 30/04/2011. L’année 2012 est également dépourvue de données.
Les précipitations journalières maximales représentent en moyenne 0 à 20 % du cumul annuel, ce qui montre l’impact significatif des évènements climatiques lors de saisons « sèches » et l’impact modéré lors de saison « humides ».
Au-delà d’un seuil de l’ordre de 50 mm de précipitations journalières il peut être estimé que le sol a atteint sa capacité limite d’infiltration, provoquant ainsi le phénomène de ruissellement. De 2001 à 2011, les précipitations ont ainsi provoquées des ruissellements en moyenne plus de 11 jours dans l’année. Ces ordres de grandeurs sont toutefois à prendre avec précaution selon la nature du sol qui peut influencer significativement les conditions de ruissellement (imperméabilisation anthropique, nature des formations en place).
L’analyse des données de pluies, confirme la variation spatiale et temporelle des pluies notamment entre les hauts du territoire de Petite-Île (plus pluvieux) et le littoral (plus sec) malgré l’exposition plein Sud.
Les précipitations peuvent également être très localisées, avec des cumuls journaliers pouvant atteindre des valeurs extrêmement fortes (plus de 600 mm par jour), notamment lors du passage d’évènement cyclonique qui conditionnent ces années-là les cumuls annuels. Ces derniers, pour le territoire de Petite-Île et d’après les données à disposition, ne présentent toutefois pas de caractère exceptionnel comparativement à ceux observés sur d’autres secteurs de l’île.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
26
Les précipitations intenses ont des conséquences sur les possibilités d’occurrence des phénomènes, non seulement d’inondations, mais également de mouvements de terrain, qui se produisent principalement durant les mois de janvier à mars, correspondant à la période des pluies (période cyclonique). Les phénomènes climatiques extrêmes (cyclones majeurs à temps de retour décennal), au cours desquels les équilibres naturels sont poussés à leur limite, sont par ailleurs à l’origine du déclenchement de nombreux mouvements de terrain (statistiquement - sur une centaine d’années - l’Ile de la Réunion est concernée par un cyclone tous les deux ans).
D’autre part, si l’augmentation de la fréquence des mouvements de terrain coïncide avec l’arrivée d’un cyclone, le retour à la normale ne coïncide jamais avec son départ. De nombreux terrains sont déstabilisés (perte de cohésion, petits glissements, phénomènes de ravinement) et se retrouvent en position d’équilibre extrêmement précaire. La plupart des ruptures se produisent bien pendant le paroxysme de la crise climatique, mais certains désordres n’apparaissent que dans les semaines voire les mois qui suivent. De nombreux exemples passés sur le territoire en attestent.
3.1.4. Réseau hydrographique
Sur la commune de Petite-Île, le réseau hydrographique compte 5 ravines principales dont deux qui délimitent le territoire communal (Ravine de l’Anse et Ravine de Manapany) et trois autres traversant le territoire communal (Ravine du Pont, Ravine des Français, ravine de Petite-Île). Les autres ravines sont des cours d’eau temporaires qui n’entrent en fonctionnement qu’en cas de fortes pluies. Elles prennent leurs sources principalement dans les hauts de la commune et s’écoulent vers l’océan en traversant Petite-Île ou en rejoignant les ravines principales en tant qu’affluents.
On note la présence de pentes quasi-nulle au niveau de la frange littorale avec des encaissements de ravines peu marquée et inversement de encaissements marqués dans les hauts.
Ce réseau hydrographique reste tout de même complexe car les écoulements présentent un débit non pérenne dans un contexte de sols volcanique très perméable (les planèzes sont connues pour les infiltrations des eaux en situation de fortes pluies.). De plus, les bassins versants sont de formes allongées sur toute la zone d’étude. Ceci génère des ruissellements rapides et conséquents en cas de fortes pluies, et tend à rendre les phénomènes de crues encore plus intenses.SE
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PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
27
Figure 5 : Réseau hydrographique de Petite-Île (source : BDtopo2014®, fond SHOM /IGN Litto3D®)
Dans le cadre de l’élaboration de la cartographie de l’aléa inondation sur la commune de Petite-Île (2003), la DDE a sollicité le bureau d’études BCEOM qui a établi une analyse hydrologique des ravines traversant le territoire communal afin d’évaluer les débits de crue des différents cours d’eau. Les principaux résultats de cette analyse présentés dans le PPRi de 2003 sont fournis en annexe 4 du présent projet de PPR.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Les débits de référence pour des occurrences décennale et centennale pour les principaux cours d’eau traversant Petite-Île sont les suivants :
- La Ravine de l’Anse (limite communale avec la commune de Saint-Pierre) draine un bassin versant de 7,2 km². Le débit de crue centennale est estimé à 145 m3/s à l’embouchure (Source : rapport provisoire de présentation – projet de PPRi de la commune de Saint Pierre, juillet 2010 Hydrétudes) et à 262 m3/s dans le PPRi de Petite-Île de 2003 (source : étude des risques d’inondation, décembre 2003, BCEOM) ;
- La Ravine du Pont draine un bassin versant de 4,38 km² et détient un débit de crue décennale de 71 m3/s à l’exutoire et de 152 m3/s en crue centennale (source : étude des risques d’inondation, décembre 2003, BCEOM) ;
- La Ravine des Français draine un bassin versant de 4,46 km² et son débit de crue caractéristique pour une occurrence décennale atteint à l'exutoire 81 m3/s et 173 m3/s en crue centennale (source : étude des risques d’inondation, décembre 2003, BCEOM) ;
- La Ravine de Petite-Île est la plus importante de la commune et longe l’Est de l’agglomération de la commune, avec un bassin versant de 9,6 km². Elle présente un débit pour une crue d’occurrence décennale à l'exutoire de 181 m3/s et en crue centennale de l’ordre de 363 m3/s (estimation BRGM à partir de la méthodologie établie dans le GEDC) ;
- la Ravine de Manapany, matérialise la limite communale avec Saint Joseph et ne concerne aucun secteur urbanisé de la commune de Petite-Île. Elle présente un bassin versant d’une superficie de 9,3 km². Les débits de crue caractéristiques de cette ravine sont évalués à 141 m3/s pour la crue décennale et 301 m3/s pour la crue centennale (source : étude des risques d’inondation, décembre 2003, BCEOM).
Nom du cours d’eau Surface du bassin versant (km²) Débit pour la crue décennale (m3/s) Débit pour la crue centennale (m3/s)
Ravine de l’Anse 7.44 123 262
Ravine du Pont 4.38 71 152
Ravine des
Français 4.46 81 173 Ravine de Petite-
Île 9.6 181 363 Ravine de
Manapany 9.31 141 301
Tableau 4 : Tableau récapitulatif des données hydrographiques (source : PPRI de la commune de Petite-Île, decembre2003, ©BCEOM)
Contexte géologique
Le territoire communal de Petite-Île est édifié sur les pentes sud-ouest du massif du Piton de la Fournaise. Il a une forme conique et ses flancs sont inclinés d’une quinzaine de degré vers la mer.
Le volcan de la Fournaise se construit en permanence grâce à ses laves effusives qui se répandent sur les flancs du volcan de manière conique. Néanmoins, depuis son édification, sa morphologie évolue avec une érosion permanente, Au droit du territoire communal, les formations volcaniques issues du massif du Piton de la Fournaise font partie pour la plupart du bouclier ancien (450 000 à 150 000 ans). Des formations récentes sont également constatées (< 5000 ans, < 65 000 ans), notamment suite aux éruptions du Piton Calvaire ou d’autres pitons adventifs situés plus en amont.Formations superficielles
EN Récifs coralliens (R)
Massif du Piton de la Fournaise
EM Pitons et projections (tfp)
Série du bouclier ancien (450 000 à 150 000 ans)
EN Coulées basaltiques (B4)
Série de la Plaine des Sables (65 000 à 5000 ans)
|| Coulées basaltiques (B6)
PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Figure 6 : Extrait de la carte géologique au 1/100 000 de la commune de Petite-Île (source : ©BRGM-Université de la Réunion 2006, fond SHOM /IGN Litto3D® 2011)VUE SUD
ETANG SALÉES
PITON DES NEIGES
Basaltes phase II : reliefs de dissection
FOURNAISE
Basaltes phase 1
CIRQUES
2 Complexe morpho-tectonique détritique
BA savantes phase 1: planèzes résiduelles M 24e phase 2 FORMATIONS SUPERFICIELLES EXTERNES
7 Massif des “tufs de St Gilles (phasell) Basaltes phase 3 Tr Lahar
HE) Planèzes des phases II et IV Fi Basaltes phase 4 es
DS Planèzes de la phase V
ÊSEE Planèzes de la phase VI ;
=15 772] Nuées ponceuses phase VI Sables litoraux
|'ESCARPEMENTS +," | CONES DE SCORIE Ennayage fin
LE !:+7 | Alluvions anciennes
Basaltes phase 5 et phase 6 (hors enclos) ehSs : | Alluvions récentes laves andésitiques
Basaltes phase 6 (intra enclos) actuels :| Alluvions actuelles
PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
30
Figure 7 : Perspective morpho-géologique schématique de La Réunion (Raunet, 1991)
Les formations volcaniques
∑ Les séries récentes : Coulées basaltiques du massif du Piton de la Fournaise (Béta 4 et Béta 6)
Issue de la Phase III et IV de La Fournaise, elles ont recouvert les terrains plus anciens sur la quasi-totalité des versants. Il s’agit pour l’essentiel, de coulées basaltiques (alternance de basaltes et scories) plus ou moins altérées. Cette altération est de nature argileuse et le paysage est marqué par de nombreux cônes de scories.
La classification des coulées basaltiques β4 et β6 (cf. Figure 6) marquent différentes phases d’activité du volcan séparées par des périodes de calme :
- Les coulées basaltiques de la série du bouclier ancien du Piton de La Fournaise (β4, 450 000 à 150 000 ans)
- Les coulées basaltiques de la série de la Plaine des Sables (β6, 65 000 à 5 000 ans)
Durant les phases d’activité volcaniques, des empilements de laves basaltiques et de scories se forment sur plusieurs mètres voire centaines de mètres de hauteur. Suite à certaines éruptions, des effondrements du sommet du massif se produisent laissant dans le paysage des traces géomorphologiques visibles de nos jours (remparts des Sables, remparts de l’Enclos de Fouqué, etc.). Associées à ces phases majeures, de nombreux puys et fissures fonctionnent non seulement à l’intérieur de la zone effondrée, mais aussi à l’extérieur.
Les périodes de calme, qui succèdent chaque phase d’activité, sont marquées par une altération des terrains et par l’érosion des reliefs de manière plus ou moins intense.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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∑ Les formations tardives
Pitons et projections (tfp)
Les principaux pitons présents sur le territoire communal sont le Piton du Calvaire, le Piton de Grande Anse, le Piton des Goyaves, le Piton Bloc et le Piton de Charrié. A proximité des pitons, on retrouve souvent des projections pyroclastiques telles que des cônes de scories basaltiques et des cendres (lapilli).
Les formations superficielles
Les sols
L’ensemble des séries volcaniques présente une altération météorique poussée (action des eaux en milieu tropical), qui a affecté la texture et la structure du matériel originel. L’altération qui se développe depuis la surface descend à plusieurs mètres de profondeur. Les coulées de lave et les matériaux pyroclastiques (scories, cendres) les plus anciens qui ont subi plusieurs cycles d’altération sont, de ce fait, plus altérés et des sols se sont développés à partir de ces formations géologiques.
D’après la figure 8, quatre grands ensembles se distinguent sur le territoire communal de Petite-Île :
∑ des sols bruns andiques épais sur cendres, parfois sur tufs avec quelques cônes volcaniques phase ancienne Fournaise (250000 ans; océanites, basaltes à olivine), dans la moitié Est de la commune. C’est essentiellement sur les sols bruns que la plupart des activités agricoles se développe ;
∑ des sols ferralitiques faiblement désaturés dans le Sud-Ouest de la commune ;
∑ Andosols désaturés non perhydratés chromiques sur cendres épaisses, entre 500 et 1600 m d’altitude dans le Nord – Est de la commune ainsi que dans le Sud-Est quasiment en bordure littorale. Ces andosols sont des sols noirs fertiles riches en matière organique qui se retrouvent essentiellement sur les planèzes.Morpho-pédologie
[] ESCARPEMENTS
| ANDOSOLS
M CONES VOLCANIQUES
:::: SABLE
__ SOLS BRUNS
EM SOLS FERRALITIQUES
PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Figure 8 : Carte morpho-pedologique (source : ©CIRAD (Raunet, 1991), fond ©IGN scan100® - 2010, fond SHOM /IGN Litto3D®)PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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3.2. ENJEUX ET VULNÉRABILITÉ
Évaluée à 7 302 personnes en 1961, la population de Petite-Île a connu depuis une régulière et franche augmentation, s’établissant selon l’estimation de l’I.N.S.E.E. à environ 11 633 en 2013 (soit un accroissement démographique de près de 117% en près de 50 ans).
Année 1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2012 2013 2014
Population 7302 7951 7961 7834 8852 10151 11282 11573 11564 11633 12035
Densité moyenne
(hab/km²)
215.4 234.5 234.8 231.1 261.1 299.4 332.8 341.4 341.1 343.2 355,1
Tableau 5 : Evolution de la population de Petite-Île (source : ©I.N.S.E.E.)
La densité démographique lors du recensement de 2014 était de 355 hab./km² (contre 332 hab./km² sur l’ensemble de l’Ile de La Réunion).
La commune de Petite-Île se divise en plusieurs secteurs qui semblent s’organiser de façon rectiligne le long des axes routiers majeurs :
∑ le secteur urbain majeur, le centre-ville de Petite-Île ainsi que la Ravine du Pont, se développent en bordure de la RD31
∑ le long du littoral, sur l’axe de la RN2, les quartiers du Verger Hémery, la Croisée et Manapany les Bas,
∑ les écarts habités, plus ou moins urbanisés le long de la RD3 sont notamment Le Piton des Goyaves, Charrié et Manapany les Hauts
7000
8000
9000
10000
11000
12000
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2012 2013 2014
Nombre d'habitants
Evolution de la population de Petite-Île de 1961 à 2014PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Le parc de logement s’établissait en 2012 à 4 880 unités (constitué à 91.1 % de résidences principales), contre seulement 2 763 à la fin des années 1990, illustrant un développement de l’urbanisation significatif et une pression foncière existant sur la commune de Petite-Île.
Outre le bâti, les principaux enjeux qui ont été répertoriés et cartographiés dans l’étude B.R.G.M. sur l’évaluation et la cartographie des aléas mouvements de terrain et inondation sont les suivants :
- les services de sécurité et de secours (gendarmerie, caserne de pompiers, cliniques et hôpitaux) ;
- les espaces communaux, les Z.A.C., les zones d’insalubrité (R.H.I.) ;
- les voies de circulation (R.N.2, D.3, D.31, D.29., D.30, D.32, D.73) ;
- le réseau d’Adduction d’Eau Potable (captages, stations de traitement) ;
- les établissements d’enseignement (écoles, collèges, lycées) ;
- les bâtiments administratifs (mairie principale et mairies annexes) ;
- les autres établissements recevant du public (crèche, bibliothèque, équipements sportifs) ;
- les zones agricoles et naturelles.
L'occupation du sol est caractérisée par une importante activité agricole qui représente un enjeu économique majeur. Le milieu physique naturel qui couvre le reste du territoire communal représente un enjeu environnemental et est notamment caractérisé dans les Hauts de la commune par le Parc National de la Réunion.
Les principaux enjeux sont reportés sur la carte présentée en annexe 3 de ce dossier.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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4. Historicité et caractérisation des phénomènes
naturels
4.1. PHENOMÈNES HISTORIQUES
L’ensemble des évènements recensés ayant affecté par le passé le territoire communal de Petite-Île est reporté en annexe 2 (cartes des phénomènes historiques inondations et mouvements de terrain). Cette connaissance historique est principalement issue de l’analyse d’archives, notamment des revues de presse (cf. annexe 1 : revue de presse de la DDE : « Petite-Île dans la tourmente »), des articles de journaux et de la base de données nationale sur les mouvements de terrain gérée nationalement par le BRGM (BDMVT, http://www.georisques.gouv.fr/). Quelques éléments sur les événements les plus marquants sont donnés ci-après :
1966
Communication également interrompue près de la Petite-Île, à Saint Joseph, à l’Entre Deux…
Le JIR
1980
Le passage du cyclone Hyacinthe provoque des inondations impactant chaussées et bâtiments. La famille Gerville paie un lourd tribut : 2 morts et 5 blessés. Leur case se fait entrainée par un flot de boue.
Le JIR
1989
Firinga dégrade le réseau routier dans les hauts notamment. Au carrefour de la RD31 avec la RN2, la ravine a quitté son lit.
Le Quotidien
1993
Cyclone Colina. A Petite-Île ce sont les robinets qui subissent le plus les affres post cycloniques. La canalisation des Hirondelles ayant cassée, des problèmes d’alimentation en eau potable sont présents.
Le Quotidien
1994
Cyclone Hollanda. Avec 107 personnes accueillies dans ses cinq centres d’hébergement, Petite-Île aura compté près de 1.2% de réfugiés. La commune est privée d’eau, d’électricité, de téléphone. Les arbres à fruits sont couchés, leurs fruits fanés à terre. Une véritable catastrophe économique pour la commune.
Le QuotidienPPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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2002
La commune de Petite Ile a été, elle aussi affectée par le passage du cyclone DINA : 13 mouvements de terrain ont été recensés, la plupart touchant le réseau routier.
Rapport public BRGM/RP-51567-FR de mars 2002
2007
Glissement de 50 m3 suite à de fortes pluies au niveau de la RD3, au PR 218+300
BDMVT (www.georisques.gouv.fr)
2009 (passage de la dépression tropicale Jade)
« Depuis hier soir, de violentes averses affectent le département. Méteo France a enregistré 348,7 mm de maximal au Pas de Bellecombe sur une période de 12 heures la nuit dernière. Ce sont principalement les communes du Sud qui ont été touchées. A Saint Philippe, Saint Joseph, Petite Ile et Saint Pierre, les dégâts sont considérables. »
Linfo.re du 6 avril 2009
2010
« Petite-Île est sous l'eau, radier Adenor Payet submergé... »
Zinfos974.com publié le 12 février 2010
2015
Dans la nuit de vendredi à samedi, la pluie n’a pas épargné le Sud de l’ïle. De nombreux radiers ont été fermés à la circulation et des routes partiellement inondées. La commune de Petite Ile et le quartier de Mont-Vert, à Saint-Pierre, ont été particulièrement touchés. Glissements de terrains et éboulis ont mobilisé les équipes municipales.
(…)
La famille Prugnières s’est réveillée médusée en voyant le trou béant laissé par l’effondrement du mur de soutènement de sa maison, lotissement Pourpier, Piton des Goyaves à Petite-Île.
(…)
Dans le Chemin Terre des Chênes, la famille Dijoux a subi une impressionnante inondation dans la cour et le garage.
(…)
Du côté de Piton des Goyages, plusieurs habitations ont également été envahies par des coulées de boue.
JIR du dimanche 25 janvier 2015
2016
"Il y a eu un éboulis qui a emporté la canalisation. Tous les abonnés alimentés par cette source sont touchés : les Hauts de Saint-Pierre, Saint-Joseph, les Hauts du Tampon et de Petite-Île", explique Serge Hoareau, maire de Petite-Île, rapportant des informations de la CISE"
L’info.rePPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
37
4.2. ARRETÉS DE CATASTROPHES NATURELS
Depuis 1993, 8 arrêtés de catastrophes naturelles ont été recensés sur la commune. Le tableau ci- après en présente la liste :
Type de catastrophe Début le Fin le Arrêté du Sur le JO du
Inondations, coulées de boue,
glissements et chocs mécaniques liés à
l'action des vagues
18/01/1993 20/01/1993 18/05/1993 12/06/1993
Inondations et coulées de boue 27/02/1993 03/03/1993 14/06/1993 27/06/1993
Inondations et coulées de boue 10/02/1994 12/02/1994 12/04/1994 23/04/1994
Inondations et coulées de boue 22/01/2002 23/01/2002 08/04/2002 18/04/2002
Mouvements de terrain 22/01/2002 23/01/2002 08/04/2002 18/04/2002
Inondations et coulées de boue 24/02/2007 25/02/2007 23/03/2007 28/03/2007
Inondations et coulées de boue 05/04/2009 07/04/2009 25/06/2009 01/07/2009
Inondations et coulées de boue 01/01/2014 03/01/2014 17/01/2014 18/01/2014
Tableau 6 : Liste des arrêtés de catastrophes naturelle sur la commune de Petite-Île (source : www.prim.net - Portail de la Prévention des Risques majeurs du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. - mise à jour 16/08/2014)
Les ouvrages généraux de Météo-France (Soler, 1997 et Mayoka, 1998), indiquent les cyclones majeurs ayant concernés La Réunion, et plus ou moins directement Petite-Île, depuis 1980 (cf. 8).
Cyclones Passage au plus près des côtes réunionnaises Pression
minimale
(hPa)
Vents max
(Km/h) Hauteur de houle
Gamède
(23/02-28/02/2007)
230 km au Nord et à l’Ouest
des côtes 935 137 (au Port)
HMax : 11,7 m à la Pointe du
Gouffre
Gafilo
(02/03 -15/03 2004) 720 km au Sud de l’île 898 260
H1/3 : 4 au Port-Est 4,7
m à la Pointe du Gouffre
Hary
(06/03 -13/03 2002) 371 km au Sud-Ouest de l'île 905 > 220
H1/3 : 5,3 m au Port-Ouest
4,5 m au Port-Est
4,3 m à la Pointe du Gouffre
Dina
(17/01-26/01 2002)
65 km au Nord-Nord-Ouest de
l’île 910
>180 (sur le
littoral)
H1/3 : >3,5 m au Port-Ouest
>3,4 m au Port-Est
>4,2 m à la Pointe du
Gouffre
Hollanda
(06/02-15/02 1994) 20 km à l’Est de Saint-Philippe 940 150 -
Colina
(14/01-21/01 1993) Sur l'île le 19 janvier 970 > 140 -
Firinga
(25/01- 07/02 1989)
Sur l'île le 29 janvier à Saint
Benoît, ressort au niveau du
Port
954 > 140 -
Clotilda
(09/02- 22/02 1987) Sur l'île le 13 février 970 > 120
H1/3 : 2,28 m au Port-
Ouest.
Hyacinthe
(Janvier 1980) 70 km au Sud de l'île
978 (au
Port) 137 (à Gillot) -
Tableau 7 : Liste des cyclones notables selon Météo-FrancePPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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4.3. CARACTÉRISATION DES PHÉNOMÈNES MOUVEMENTS DE TERRAIN
D’une manière générale, un mouvement de terrain est une manifestation du déplacement gravitaire de masses de terrain déstabilisées sous l’effet de sollicitations naturelles (pluviométrie anormalement forte…) ou anthropiques (terrassement, déboisement, exploitation de matériaux ou de nappes aquifères,…).
Sont distinguées classiquement 6 types de mouvements de terrain : chutes de pierres et blocs, glissements de terrain, coulées de boue et laves torrentielles, érosion, affaissements et effondrements (liés à des cavités souterraines), fluage (déformation lente de couches plastiques en profondeur). Ces types de phénomène sont ceux retenus dans le guide méthodologique d’élaboration des PPR mouvements de terrain (M.A.T.E. et M.E.T.L., 1999).
Les types de mouvements de terrain recensés sur le territoire de la commune de Petite-Île sont :
- les chutes de pierres ou de blocs et les éboulements (symbole P) ;
- les glissements de terrain et coulées de boue associées (G) ;
- les érosions de berge (E) ;
- le ravinement, l’érosion des sols (E).
Vis-à-vis des principales formations géologiques rencontrées à La Réunion, on peut identifier trois principales catégories de terrain, pour lesquelles les types de phénomènes naturels à risques associés et les critères d’évaluation d’aléas varient sensiblement :
Type de terrain Exemple de formations géologiques Phénomène naturel associé
Roche Basalte, trachyte, lahars … Chute de blocs / Eboulements
Roche altérée et terrains
meubles indurés
Tufs, altérites peu évoluées,
alluvions indurées …
Chute de blocs / Eboulements à
Glissement de terrain
Erosion / ravinement
Terrain meuble
Remblais, alluvions, colluvions,
éboulis, altérites évoluées,
formation de plage …
Glissement de terrain
Coulée de boue / lave torrentielle
Erosion / ravinement
Tableau 8 : Type de phénomène rencontrés en fonction des catégories de terrain
4.3.1. Chutes de pierres, de blocs et éboulements (P)
Les chutes de masses rocheuses sont des mouvements rapides, discontinus et brutaux résultant de l'action de la pesanteur et affectant des matériaux rigides et fracturés. En fonction du volume total de matériaux éboulés, on distinguera :
∑ les chutes de pierres (volume inférieur à 1 dm3) ou de blocs : le volume mobilisé lors d'un épisode donné est limité à quelques dizaines de m3 ;
∑ les éboulements en masse : le volume total en jeu atteint jusqu’à 10 000 m3 ;
∑ les écroulements ou éboulements en grande masse : le volume total mobilisé est supérieur à 10 000 m3 et peut atteindre plusieurs dizaines de millions de m3. La terminologie « avalanche de débris », également utilisée, désigne la propagation d’une masse non cohérente de fragments rocheux, de volume global généralement relativement important.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Les blocs déstabilisés ont une trajectoire plus ou moins autonome. L’extension du phénomène est variable, la distance parcourue par les blocs rocheux étant notamment fonction de la taille et de la forme du ou des élément(s) en jeu, de la morphologie du versant et de l’occupation des sols. L’ampleur du phénomène s’apprécie d’une part à partir du volume mobilisé (volume au départ, importance des blocs après fragmentation éventuelle), d’autre part par la surface et la topographie de l’aire de réception de la masse éboulée. Dans le cas des éboulements et a fortiori des écroulements, la forte interaction entre les éléments rend la prévision de leurs trajectoires et rebonds complexe.
L’occurrence du phénomène est plus ou moins directement liée à la conjonction de certains paramètres :
- individualisation de blocs au sein d’une formation massive fracturée ou d’une formation hétérogène présentant une matrice à grain fin (cas typique au sein des altérites avec altération en « boules ») ;
- présence de facteurs naturels favorables à la mobilisation des blocs :
∑ action mécanique de l’eau (pression hydrostatique dues à l’infiltration des eaux météoritiques dans les interstices ou les fissures du matériel rocheux) ; ∑ présence éventuelle d’une formation sous-jacente plus meuble, déformable ou érodable, induisant des contrastes de compétence (intercalation de niveaux de gratons, alternance de niveaux basaltiques massifs et de produits pyroclastiques – scories, cendres – créant des discontinuités stratigraphiques et des comportements mécaniques hétérogènes) ;
∑ présence fréquente de discontinuités structurales (diaclases, joints, intrusions) sur un versant à la topographie sensible et participant au démantèlement de la masse rocheuse ;
∑ croissance de la végétation (action du système racinaire dans les fissures).
Les matériaux tombés s’accumulent de façon désordonnée en pied de pente, et forment une morphologie caractéristique en forme de cône d’éboulis, ou en placage de pente plus faible en pied de paroi. On peut observer également des « champs de blocs » (présence de blocs plus ou moins isolés témoignant de l’activité historique).
L’activité chutes de blocs et éboulements est directement tributaire des contextes lithologique et structural (ainsi qu’hydrogéologique).
De plus, les remparts et falaises du territoire sont le plus souvent constitués d’un empilement de coulées de laves plus ou moins épaisses et fracturées, éventuellement en alternance avec des niveaux de scories constituant des plans de faiblesse propices à un démantèlement de la masse rocheuse (le sous-cavage accroit considérablement la potentialité de survenue du phénomène du fait de la création de zones en surplomb).
Les chutes de blocs et éboulements génèrent une « perte » de matériaux au sein des falaises et des remparts qui peut engendrer, selon l’ampleur des effondrements pouvant se produire, des reculs de plusieurs mètres à dizaines de mètres en partie sommitale de ces derniers. Ces éboulements sont des évènements brutaux, parfois sans signes précurseurs visibles en surface notamment en recul de la crête du rempart concerné. Toutefois des indices précurseurs de ce type d’effondrement pouvant affecter la crête de rempart et les terrains en recul sont parfois présents et visibles en surface comme une fracturation subparallèle à la bordure du rempart ou encore un décrochement (matérialisé par un tassement) du compartiment proche de la crête du rempart et délimité par une ligne de fracturation.Quelques
dizaines
à
plusieurs
centaines
de
mètres
Rempart volcanique
Bloc tombé
Cône d'éboulis Quelques
dizaines
à
plusieurs
centaines
de
mètres Rempart volcanique
Cène d'éboulis en place
avant l'éboulement majeur
PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Figure 9 : Chute d'un bloc isolé Figure 10 : Eboulement
Exemples de manifestations rencontrées :
Le 22/01/2002 un éboulement a affecté la RD3 dans le secteur de Manapany les Hauts. Un volume de 25 m3 de basalte altéré en boules s’est éboulé sur la chaussée.
4.3.2. Glissements de terrain et coulées de boue associées (G)
Les glissements de terrain sont des déplacements en masse affectant des formations géologiques meubles, sur une surface de rupture et au cours desquels les produits déplacés gardent leur cohérence. La surface de rupture peut être plane (sur une discontinuité lithologique – on parle de glissement-plan) ou courbe (glissement rotationnel); les lois mécaniques de la rupture des matériaux font que cette surface a une forme plus ou moins sphérique en général. Sa profondeur peut varier de l’ordre du mètre (voire moins – glissements superficiels) à quelques dizaines de mètres (voire sensiblement plus pour des phénomènes exceptionnels).
Ce sont généralement des phénomènes lents, mais (en particulier sur une surface plane liée à une discontinuité) ils peuvent s’accélérer (ou se déclencher) brutalement. Ils peuvent aussi évoluer en avalanche de débris ou en coulée de boue, si le matériau contient assez d’eau. La cinématique peut ainsi être très variable, les phénomènes les plus rapides étant généralement les plus destructeurs.
La forme sphérique de la zone de départ donne une morphologie en loupe d’arrachement qui s’observe facilement (tout du moins tant que la végétation n’a pas repris une densité trop importante) dans le paysage. En revanche, la zone renflée en pied de glissement, correspondant à la nouvelle position des matériaux, s’observe moins facilement, entre autre à cause de la facilité avec laquelle les glissements évoluent en coulée de boue ou en avalanche de débris. Le déplacement rotationnel des terrains sur la surface sphérique de glissement provoque une rotation du bloc déplacé.Formations superficielles L / ] Roche saine (O) Escarpement principal
- @ Contre-pente
Formations glissées ----- Surface de rupture G) Corps du glissement
PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Figure 11 : Représentations schématiques des principaux types de glissement (source : ©BRGM)
Très souvent, des glissements de terrain sur des fortes pentes ne sont reconnus que lorsque la rupture brutale sur la surface de glissement a provoqué leur évolution en coulée de boue ou en éboulement important. Tant que ces glissements restent lents, ils présentent un risque faible pour les structures (bâtiments et routes). En revanche, la rupture brutale sur les surfaces de glissement peut causer l’éboulement de morceaux de terrains d’un volume important.
Les principaux paramètres intervenant dans le mécanisme de glissement sont :
∑ l’eau, qui représente dans la grande majorité des phénomènes de glissement un élément moteur prépondérant. Les phénomènes d’infiltration (anthropiques ou non), les circulations d’eau en surface (par un phénomène d’entrainement des particules) ou souterraines (développement de surpressions préjudiciables) associées à un épisode pluvieux peuvent notamment contribuer aux instabilités ;
∑ la géologie : l’état d’altération d’un matériau, et par corrélation ses caractéristiques mécaniques, sa perméabilité, conditionnent la pente limite d’équilibre d’un terrain et de fait la probabilité d’occurrence de désordres ;glissement
coulée boueuse
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∑ la morphologie : l’importance de la pente va notamment conditionner la possibilité que puissent survenir, de façon préférentielle, des phénomènes lents (fluage, phénomènes superficiels pouvant intéresser des terrains peu pentus) ou au contraire rapides ;
∑ la nature et l’importance du couvert végétal, jouant un rôle dans la stabilité, le déclenchement et la propagation des phénomènes de glissement ; ce rôle pouvant être bénéfique (renforcement de la cohésion des sols par le système racinaire) ou au contraire néfaste (effet de levier par les ligneux sous l’effet du vent pouvant déstabiliser les terrains et favoriser les infiltrations d’eau).
Les coulées de boue correspondent à des mouvements rapides d'une masse de matériaux remaniés, à forte teneur en eau et de consistance plus ou moins visqueuse. Elles sont la conséquence et la prolongation de certains glissements, dans des conditions de large remaniement et de forte saturation en eau, sur des terrains aux pentes généralement relativement fortes. Ces phénomènes, aussi connus sous le nom de glissements – coulées, peuvent se propager sur plusieurs dizaines de mètres, voire sensiblement plus en fonction du contexte topographique. L’épaisseur des terrains affectés par ces glissements-coulées peut atteindre la dizaine de mètres.
Figure 12 : Représentation schématique du glissement-coulée
Exemples de manifestations rencontrées :
∑ Glissements au droit des versants de ravines
Les versants des ravines encaissées sont sujets à des phénomènes de chutes de blocs, mais également à des glissements de terrain susceptibles notamment d’affecter les niveaux de surface constitués de produits de démantèlement (éboulis, colluvions), dont la fraction argileuse est le plus souvent relativement importante. La profondeur et l’ampleur de ces glissements est généralement relativement limitée. Dans cette tranche de terrain, les hétérogénéités de faciès (notamment suivant la verticale avec la superposition de niveaux altérés plutôt imperméables surmontés d’horizons qui le sont moins – niveaux laviques, scories) créent des zones de saturation temporaires capables de développer des pressions interstitielles préjudiciables à la stabilité. Ces instabilités se caractérisent par divers indices tels que fissures, cicatrices, niches d’arrachement, soulèvements, bourrelets ou morphologies de versants mamelonnés.
Le glissement de terrain estimé à environ 200 m3 s’est produit dans le secteur de la Ravine du Pont les Hauts (altitude 630 m NGR approximativement), suite aux fortes de pluies de janvier 2002 (passage du cylone DINA) et au débordement de la Ravine Catiche et illustre ce phénomène.
Lors du passage du cyclone DINA en janvier 2002, de nombreux glissements de terrain (quelques m3 à plusieurs dizaines de m3) ont affecté les talus routiers le long du réseau routier de la commune de Petite-Île, terrassés en déblais (non confortés) et composés de formations basaltiques altérées et de niveaux de cendres épais.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Une coulée de boue prenant naissance dans un remblai aux abords d’un champ de cannes à Manapany les Hauts a également été observée lors du passage du cyclone DINA en 2002 entrainant des blocs charriés sur près de 200 m.
Figure 13 : Glissement de terrain affectant les talus de part et d’autre de la RD3 (franchissement de la Ravine Petite Ile) lors du passage du cyclone DINA (BDMVT, n°12701754, http://www.georisques.gouv.fr/)PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Figure 14 : Indices d’érosion ayant provoqué une coulée de boue à Manapany les Hauts lors du passage du cyclone DINA (BDMVT, n°12701552, http://www.georisques.gouv.fr/)
∑ Phénomènes d’embâcle/débâcle
Le phénomène d’embâcle correspond à l’obstruction d’un cours d’eau par accumulation de matériaux divers (déchets divers, troncs d’arbres, matériaux accumulés par écroulements de bord de versant ou érosion "en grand" d'un versant). Une retenue d'eau se forme à l’amont du barrage naturel qui peut rompre sous l’effet des pressions hydrauliques. Selon le profil du cours d'eau, une rupture brutale peut donner naissance à une onde de crue, avec ou sans transport solide ou à une lave torrentielle dévastatrice : on parle alors de débâcle.
Ces phénomènes sont susceptibles d’entrainer la formation de laves torrentielles, dont le comportement est intermédiaire entre celui des glissements de terrain et des crues. La terminologie est à l’image des phénomènes, variée et complexe. Sur le territoire de la commune de Petite-Île, les conditions pour que de tels phénomènes surviennent (précipitations abondantes, pentes généralement fortes, terrains meubles, éboulis stockés sur les pentes) peuvent être réunies.
Etant donné le caractère soudain et énergétique du phénomène, les effets des laves torrentielles sont potentiellement très destructeurs et meurtriers.
Lors du passage du cyclone Firinga, l’ouvrage de franchissement de la Ravine Petite-Île sur la RN2 a subi un embâcle générant une submersion de l’ouvrage, des débordements à l’aval et des dégâts.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Figure 15 : Déchets végétaux ayant formé un embâcle au niveau du pont de la RN2 (Ravine de Petite Ile) lors de Firinga (1989)
4.3.3. Érosion et ravinement (E)
Deux types principaux de phénomènes, liés l’un comme l’autre à l’action mécanique de l’eau, peuvent être distingués :
Les érosions de berge
Ce phénomène se manifeste par un « arrachement » ou un éboulement de la berge d’un cours d’eau soumis aux facteurs suivant :
- la force érosive de l’écoulement des eaux sapant le pied des rives et conduisant au glissement ou à l’éboulement de la berge par suppression de la butée qui assurait l’équilibre.
- l’incision du cours d’eau au fil du temps conduisant également à l’éboulement de la berge (par décompression gravitaire par exemple).
Les phénomènes d’érosion des berges sont présents dans la majorité des ravines de la commune. La vulnérabilité des berges à ce type de phénomène est principalement fonction :
- de la constitution géologique de la berge, qui conditionne son érodabilité : berge rocheuse, berge constituée de matériaux cimentés ou meubles, présence de remblais, etc ; - du pouvoir érosif du cours d’eau (pente du profil en long, débits de crues caractéristiques, transport solide charrié).
Ces phénomènes d’érosion de berge concernent de façon plus ou moins généralisée – au moins de façon potentielle – l’essentiel des ravines du réseau hydrographique drainant la commune. Les désordres observés se traduisent par des affouillements, voire par des dégradations sur les infrastructures.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Le ravinement
Outre les désordres liés aux écoulements de crue, les phénomènes érosifs sont liés au ruissellement des eaux superficielles. Le ravinement qui en résulte peut être localisé, ou diffus sur toute une pente.
L’érosion des sols dépend de plusieurs paramètres qui sont en premier lieu :
- la topographie ;
- l’intensité des précipitations ;
- la géologie (érodabilité des terrains en place) ;
- l’occupation du sol (notamment présence et densité du couvert végétal) ;
- la sensibilité à la battance. Elle est provoquée par les eaux de pluie qui, ne pouvant plus s'infiltrer dans le sol, ruissellent en emportant des particules de terre. Ce refus du sol d'absorber les eaux excédentaires apparaît lorsque l'intensité des pluies est supérieure au pouvoir d’absorption du sol.
Les zones touchées sont souvent des terrains en partie dénudés et vallonnés, voire accidentés, qui favorisent de ce fait le développement et la concentration de ruissellements. Bien que dans le cas général il s’agisse d’un processus lent, avec une abrasion des terrains sur une épaisseur n’excédant pas quelques centimètres par an, l’érosion peut prendre une ampleur sensiblement plus importante (notamment sous l’effet du passage de courants à forte densité de type « lave torrentielle ») et être un phénomène très rapide. Lorsque les matériaux entraînés se concentrent, des coulées de boues peuvent apparaître.
Alors qu’un ruissellement diffus va créer des paysages de « badlands », un ruissellement concentré va créer des ravins encaissés et localisés, et s’accompagne souvent de zones d’alluvionnement (où se déposent les matériaux arrachés par l’érosion). Cette érosion se développe essentiellement au niveau des parcelles défrichées, là où les pentes sont les plus élevées. Dans le passé, la couverture boisée ou en culture assurait une fixation naturelle des horizons superficiels. Ainsi, les terrains autrefois cultivés en canne à sucre, aujourd’hui en friche, sont en proie à l’érosion. L’érosion des sols, diffuse au départ, peut “ dégénérer ” et entraîner des glissements plus ou moins superficiels.
Figure 16 : Ravinement observé le long de la RD31 lors de Firinga (1989)PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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4.4. CARACTÉRISATION DES PHÉNOMÈNES D’INONDATION
L'inondation désigne un recouvrement d’eau qui déborde du lit mineur à différents niveaux d’un cours d’eau ou dans les dépressions et les plaines côtières.
Deux types de risque (pouvant se cumuler sur certaines zones) doivent être distingués sur le territoire de Petite-Île :
- risque d’inondation lié au débordement des cours d’eau hors de leur lit ordinaire (lit mineur). Ces inondations, rapides, peuvent être accompagnées de phénomènes d’érosion et d’accumulation massive de matières solides. Suite à des pluies violentes ou durables, l'augmentation du débit des cours d'eau peut être telle que ceux-ci peuvent gonfler au point de déborder de leur lit mineur, pour envahir entièrement leur lit majeur. Les dégâts peuvent être très importants, et surtout, le risque de noyade existe (en particulier lors du franchissement de gués au moment de l'arrivée de l'onde de crue) ;
- risque d’inondation résultant du ruissellement des eaux pluviales sur les voies de communication et dans les terres agricoles, eaux issues de bassins naturels plus ou moins importants sans thalweg marqué. Il est à noter que, comme nous l’avons précisé en amont, le phénomène de ruissellement des eaux pluviales (communément appelé ruissellement urbain) n’est pas pris en compte dans la cartographie de l’aléa inondation, et que l’érosion des sols est intégrée directement à la cartographie de l’aléa mouvements de terrain.
Différents paramètres contribuent au processus d’augmentation temporaire du débit d’un cours d’eau. On distingue notamment :
- l'eau mobilisable, constituée de l'eau reçue par le bassin versant ;
- le ruissellement, qui correspond à la part de l'eau qui n'a pu s'infiltrer dans le sol. Il dépend de la nature du sol, de son occupation de surface et de l'intensité de l'épisode pluvieux ;
- le temps de concentration, qui est défini par la durée nécessaire pour qu'une goutte d'eau partant du point le plus éloigné de l'exutoire du bassin versant parvienne jusqu'à celui-ci ;
- la propagation de l'onde de crue, qui est fonction de la structure du lit et de la vallée alluviale, notamment de la pente et des caractéristiques du champ d'inondation.
De nombreux paramètres influencent l'apparition d'une crue :
- quantité et surtout répartition spatiale et temporelle des pluies : Le contexte local se caractérise par des épisodes pluvieux de forte intensité, d’autant plus préjudiciables qu’ils sont en mesure de déverser des cumuls très importants sur des bassins versants de superficie relativement modeste ;
- nature et occupation du sol : L'absorption d'eau par le sol, l'infiltration dans le sous-sol ou le ruissellement influencent fortement le temps de concentration des eaux. Enfin, la topographie du lit, la pente et la forme du bassin versant jouent également un rôle important dans la genèse de la crue ;
- facteurs naturels aggravants : la formation et la rupture d'embâcles. Les matériaux flottants transportés par le courant peuvent en effet s'accumuler en amont des passages étroits, des ouvrages hydrauliques. La rupture éventuelle de ces embâcles peut provoquer une onde puissante et destructrice en aval.
Trois principaux critères permettent de caractériser un phénomène d’inondation :
- hauteur de submersion : Pour l'homme, on considère généralement que des hauteurs d'eau supérieures à 50 cm sont dangereuses. À titre d'exemple, une voiture commence à flotter à partir de 30 cm d'eau ;
- vitesse d’écoulement : elle est conditionnée par la pente du lit et sa rugosité. Elle peut atteindre plusieurs mètres par seconde. La dangerosité de l'écoulement dépend du couple2,26m
Vitesses faibles
bo
0,50ms 0,75m/s
Vitesses moyennes
9
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1,00m/s _
Vitesses fortes
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_ -
_— —
_—_—
=
1,25nvs
Vitesses trés fortes
PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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hauteur/vitesse. À titre d'exemple, à partir de 0,50 m/s, la vitesse du courant devient dangereuse pour l'homme (cf. figure ci-dessous), avec un risque d'être emporté par le cours d'eau ou d'être blessé par des objets charriés à vive allure.
Un troisième critère permet de caractériser l’aléa inondation, mais plus délicat à estimer dans le contexte Réunionnais :
- le volume de matière transportée : Ce volume est communément appelé « transport solide ». Il s'agit de matériaux (argiles, limons, sables, graviers, galets, blocs, etc.) se trouvant dans les cours d'eau, et dont le transport peut s'effectuer soit par suspension dans l'eau, soit par déplacement sur le fond du lit, du fait des forces liées au courant. Le terme de transport solide ne comprend pas le transport des flottants (bois morts, etc.).
Figure 17 : Possibilité de déplacement des personnes en fonction des caractéristiques d’écoulement (source : Guide PPRi ruissellement péri-urbain M.E.D.D.E.)PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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5. Caractérisation et cartographie des aléas
5.1. DÉFINITIONS ET NOTIONS GÉNÉRALES
La notion d'aléa est complexe et de multiples définitions ont été proposées. Nous retiendrons la définition suivante, aussi imparfaite qu'elle puisse être :
« L’aléa traduit, en un point donné, la probabilité d'occurrence d'un phénomène naturel de nature et d'intensité définies pour une période de retour donnée ».
Une définition récente (Fell et al., 20081), spécifique à l’aléa mouvements de terrain mérite également d’être citée au regard notamment de la notion de dommage intégrée à la définition de l’aléa :
« Condition (ou circonstance) susceptible de provoquer des dommages. La description (ou caractérisation) de l'aléa mouvement de pente doit inclure la localisation, le volume (ou la surface), la classification, la vitesse du mouvement potentiel et sa probabilité d'occurrence dans une période de temps donnée. »
Du fait de la grande variabilité des phénomènes naturels et des nombreux paramètres qui interviennent dans leur déclenchement, l’aléa ne peut être qu’estimé et son estimation est très complexe. Son évaluation fait appel à l'ensemble des informations recueillies au cours de l'étude, aux connaissances sur le contexte géologique, aux caractéristiques des précipitations, etc., et à l'appréciation du chargé d'études. Pour limiter l’aspect subjectif, des critères de caractérisation des différents aléas ont été définis et sont explicités dans les paragraphes suivants.
On notera que la période de référence retenue pour l’aléa mouvements de terrain est le siècle. Pour l’aléa inondation, conformément aux dispositions des dernières circulaires ministérielles (du 24 janvier 1994 et du 24 avril 1996), celui-ci est évalué en prenant en compte la plus forte crue connue ou, si cette crue est plus faible que la crue centennale, c’est la crue d’occurrence centennale qui est considérée dans le cadre de la cartographie de l’aléa. Pour la commune de Petite-Île, la crue centennale a été retenue.
5.1.1. Notion d’intensité et de probabilité d’occurrence
La définition de l’aléa impose de connaître, sur l’ensemble de la zone étudiée, l’intensité et la probabilité d’occurrence (ou d’apparition) des phénomènes naturels. L'intensité d'un phénomène peut être appréciée de manière variable en fonction de sa nature même : débits liquide et solide pour une crue torrentielle, volume des éléments pour une chute de blocs, importance des déformations du sol pour un glissement de terrain, etc... L'importance des dommages causés par des phénomènes passés peut également être prise en compte.
L'estimation de la probabilité d'occurrence d'un phénomène de nature et d’intensité donnée passe par l'analyse statistique de longues séries de mesures. Elle s'exprime généralement par une période de retour, qui correspond à la durée moyenne séparant deux occurrences du phénomène.
1 Guidelines for landslide susceptibility, hazard and risk zoning for land use planning. Robin Fell, Jordi Corominas,
Christophe Bonnard, Leonardo Cascini, Eric Leroi, William Z. Savage on behalf of the JTC-1 Joint Technical Committee on Landslides and Engineered Slopes.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Si certaines grandeurs sont relativement faciles à mesurer (les débits liquides par exemple), d'autres le sont beaucoup moins, soit du fait de leur nature, soit du fait de leur caractère instantané (chute de blocs). La probabilité d'occurrence des phénomènes sera donc généralement appréciée à partir des informations historiques, des contextes géologique et topographique, et des observations du chargé d'études.
5.1.2. Remarques relatives aux règles de zonage
Chaque zone distinguée sur les cartes d’aléas est matérialisée par une limite et une couleur traduisant la nature du ou des phénomènes naturels intéressant la zone et le degré d'aléa.
De nombreuses zones, dans lesquelles aucun phénomène actif n'a été décelé, sont cependant décrites comme étant exposées à un aléa de mouvement de terrain plus ou moins fort. Le zonage traduit un contexte topographique ou géologique dans lequel une modification des conditions actuelles peut se traduire par l'apparition de phénomènes. Les modifications peuvent être très variables tant par leur nature que par leur importance. Les causes les plus fréquemment observées sont les terrassements, les rejets d'eau et les épisodes météorologiques exceptionnels.
Dans la majorité des cas, l'évolution des phénomènes naturels est continue, la transition entre les divers degrés d'aléa est donc théoriquement linéaire. Lorsque les conditions naturelles - notamment la topographie - n'imposent pas de variations particulières, les zones d’aléas élevés, moyen et faible sont « emboîtées ». Il existe donc, dans ce cas, pour une zone d'aléa élevée donnée, une zone d'aléa moyen et une zone d'aléa faible qui traduisent la décroissance de l'intensité et/ou de la probabilité du phénomène avec l'éloignement des zones sources (principe de gradation des aléas).
Les zones caractérisées par une configuration morphologique, géologique similaire et exposées à une situation climatique relativement proche (facteurs de prédisposition et non permanent similaires) sont généralement cartographiées de la même manière (niveau d’aléa analogue) sous réserve qu’aucun phénomène historique connu ou facteur aggravant toujours possible ne puisse remettre en cause le niveau d’aléa considéré (principe de similitude).
D’une manière générale et conformément aux recommandations émises par le Ministère à travers notamment les guides méthodologiques, dans le cadre des procédures PPR des communes de La Réunion, les cartes d’aléas sont produites au 1/5000ème (1 cm sur la carte représente 50 m dans la réalité, impliquant une précision des limites cartographiques de l’ordre de 5 m : « épaisseur du trait »), notamment dans les secteurs concentrant les enjeux (bâtis, routes, infrastructures, etc.). Ponctuellement, dans les secteurs inhabités où les enjeux sont moindres voire inexistants en terme d’urbanisation future à échéance de quelques années voire dizaines d’années, des cartes d’aléas sont élaborés au 1/10 000ème.
Figure 18 : Exemple de représentation de la notion de continuité du niveau d'aléa MVT.
TRES ELEVE
FAIBLE
MOYEN
ELEVEPPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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5.2. ALÉA INONDATION
5.2.1. Méthode d’évaluation de révision de l’aléa
Selon les dispositions des circulaires ministérielles (du 24 janvier 1994 et du 24 avril 1996), l’aléa inondation doit être évalué en prenant en compte la plus forte crue connue ou, si cette crue est plus faible que la crue centennale, cette dernière.
L’aléa inondation lié au ruissellement urbain (ou pluvial) n’est pas considéré dans la présente procédure de révision.
La cartographie de l’aléa inondation du présent projet de PPR s’appuie le zonage du PPRI approuvé par l’arrêté préfectoral n°3388 du 19 décembre 2003.
Chaque zone susceptible d’être inondée suite aux crues d’un cours d’eau (axe d’écoulement et zones de débordement pour une crue d’occurrence centennale) est considérée dans l’évaluation de l’aléa inondation, avec un niveau d’aléa défini en fonction de l’intensité de l’inondation (selon principalement la hauteur d’eau et la vitesse d’écoulement).
La démarche de révision du zonage inondation s’est effectuée en intégrant l’analyse de l’hydrologie des bassins versants du territoire communal (estimation des débits de crue), l’analyse hydrogéomorphologique appuyée par des enquêtes de terrain (traduction des débits de crue sur le terrain en termes d’inondabilité) et l’intégration des phénomènes historiques connus (éléments de calage). Quelques calculs hydrauliques ponctuels d’écoulement sont menés afin de renforcer l’analyse « à dire d’experts » (notamment au niveau des ouvrages de franchissement afin d’évaluer les possibilités de débordement en crue centennale).
Les principes de cartographies de l’aléa inondation sont détaillés dans le guide d’élaboration des plans de prévention des risques naturels à La Réunion (DEAL, 2012). Les éléments techniques suivants sont utilisés dans le cadre de cette démarche :
- Les outils topographiques précis : Litto3D® et MNTR® (2012), qui permettent d’apprécier finement les différents thalwegs et ravines du territoire communal. Le produit Litto3D®, développé par l’IGN© et SHOM©, est une base de données altimétrique unique et continue terre-mer donnant une représentation tridimensionnelle de la forme de la position du sol sur la frange littorale du territoire réunionnais. La base de données de Litto3D® ne s’étend qu’à 2 km à l’intérieur des terres. Aussi, l’IGN a étendu cette base de données à l’ensemble de l’île en produisant un Modèle Numérique de Terrain Réunionnais (MNTR®). La précision altimétrique est de l’ordre de 20 cm et la précision planimétrique est de l’ordre de 50 cm.
- la connaissance nouvelle sur les inondations sur le territoire, et plus particulièrement au droit des secteurs à enjeux de la commune, avec notamment :
o la prise en compte des aménagements récents (depuis le PPRi de 2003) comme par exemple l’intercepteur réalisé sur la Ravine Carambole à l’amont du centre- ville ;
o plusieurs visites de terrains au droit de secteurs identifiés par la commune dans le cadre du travail partenarial entre la collectivité et les services de la DEAL et du BRGM (cf. bilan de la concertation en annexe de la présente note).
- une mise en cohérence avec la cartographie de l’aléa mouvements de terrain pour les phénomènes érosifs intégrés aux cartes d’aléas MVT ;
Les récentes données de l’IGN (Bd Topo 2016 et les orthophotos de 2011) font également partie des données fréquemment utilisées dans la démarche de précision de la cartographie.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
52
La cartographie de l’aléa « inondation » est présentée sur fonds topographiques :
- à l’échelle 1/12 500 pour l’ensemble du périmètre d’étude (planche 1) ;
- à l’échelle 1/5 000 sur les secteurs à enjeux de la commune, qui correspondent aux zones bâties (planche 2 à planche 4).
5.2.2. Caractérisation de l’aléa inondation
Aléa de débordement de la crue centennale
Trois degrés d’aléa inondation ont été définis pour la crue centennale, en fonction du champ d’inondation (hauteur de submersion et vitesse d’écoulement prévisibles) :
vitesses (m/s)
v < 0,5 0,5 < v < 1 1 < v
hauteur (m)
0,2 < h < 0,5 faible moyen fort
0,5 < h < 1 moyen moyen fort
1 < h fort fort fort
Tableau 9 : Caractérisation de l’aléa inondation pour la crue centennale en fonction des vitesses et des hauteurs d’eau
∑ Aléa fort
- hauteur d’eau en crue centennale supérieure ou égale à 1 m, et/ou des vitesses d’écoulement supérieures à 1 m/s ;
- chenal d’écoulement principal de la crue centennale.
∑ Aléa moyen
- zone inondée en crue centennale avec des hauteurs d’eau comprises entre 0,5 et 1 m et/ou des vitesses d’écoulement comprises entre 0,5 et 1 m/s ;
∑ Aléa faible
- zone inondée en crue centennale avec des hauteurs d’eau comprises entre 0,2 et 0,5 m et/ou des vitesses d’écoulement inférieure à 0,5 m/s.
Un aléa nul est attribué par défaut à tous les autres secteurs de la commune, y compris les secteurs potentiellement concernés par des hauteurs d’eau comprises entre 0 et 0,20 m lors d’une crue centennale, où il a été considéré que de telles hauteurs d’eau s’apparentaient à une problématique de gestion des eaux pluviales courante.
5.3. ALÉA MOUVEMENTS DE TERRAIN
5.3.1. Méthode d’évaluation de l’aléa
L’élaboration de la cartographie de l’aléa mouvements de terrain a débuté en 2010. Cette cartographie s’appuie sur une méthodologie robuste, qui s’inscrit dans le respect des règles édictées dans les guides nationaux (PPR mouvements de terrain – Guide national méthodologique, 1999, actuellement en cours de révision) et mise en œuvre sur tout le territoire réunionnais depuis plusieurs années.
L’aléa mouvements de terrain a fait l’objet d’un « porter à connaissance » le 7 juillet 2010, préalablement à l’arrêté de prescription d’un projet de Plan de Prévention des Risques (PPR)PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
53
multi-aléas (mouvements de terrain et inondation) sur la commune de Petite-Île (arrêté préfectoral n°1688/SG/DRCTCV en date du 22 juillet 2010). Une seconde phase de travail et de précision des cartes d’aléas mouvements de terrain a ensuite été entreprise en parallèle aux travaux de révision de la carte d’aléa inondation. Ces travaux ont abouti à un projet de PPR (cartes d’aléas et projet de zonage réglementaire) présenté aux services de la commune de Petite-Île le 1er avril 2016.
La cartographie est élaborée à partir d’une approche « à dire d’experts », sans recours à des modélisations et/ou sondages systématiques, dont les principes sont détaillés dans le guide d’élaboration des plans de prévention des risques naturels à La Réunion (DEAL, 2012), en intégrant les outils méthodologiques suivants :
- des visites de terrain (analyses visuelles de type "expertise") afin de relever les indices hydrogéomorphologiques pouvant témoigner d’anciens mouvements de terrain ou justifier la possibilité d’occurrence sur la période de référence. Ces « campagnes » de reconnaissances de terrain ont été réalisées entre 2010 et 2015, notamment en septembre 2015 en partenariat avec les services de la commune de Petite-Île sur les secteurs à enjeux identifiés par la mairie ;
- les résultats d’investigations ponctuelles dans le cadre d’examen de demande de modification de zonage pour des projets d’aménagements. Le projet de la ZAC de Cambrai à Petite-Île a notamment fait l’objet d’une analyse particulière dans le cadre de la phase d’élaboration des cartes d’aléas MVT ;
- la prise en compte de nouveaux outils topographiques précis : Litto3D® et MNTR® (2012). Le produit Litto3D®, développé par l’IGN© et SHOM©, est une base de données altimétrique unique et continue terre-mer donnant une représentation tridimensionnelle de la forme de la position du sol sur la frange littorale du territoire réunionnais. La base de données de Litto3D® ne s’étend qu’à 2 km à l’intérieur des terres. Aussi, l’IGN a étendu cette base de données à l’ensemble de l’île en produisant un Modèle Numérique de Terrain Réunionnais (MNTR®). La précision altimétrique est de l’ordre de 20 cm et la précision planimétrique est de l’ordre de 50 cm ;
- la mise en cohérence avec l’aléa inondation (pour l’aléa érosion de berges notamment).
Les récentes données de l’IGN (Bd Topo 2016 et les orthophotos de 2011) font également partie des données fréquemment utilisées dans la démarche de précision de la cartographie.
Les récentes évolutions méthodologiques dans l’élaboration des cartographies d’aléas mouvements de terrain et leur transcription réglementaire, présentées dans le rapport BRGM/RP-66346-FR de novembre 20162 ont été considérées dans le cadre de la révision du PPR de la commune de Petite-Île, notamment lors de la phase d’analyse des requêtes de l’enquête publique.
La cartographie de l’aléa « mouvements de terrain » est présentée sur fonds topographiques :
- à l’échelle 1/12 500 pour l’ensemble du périmètre d’étude (planche 1) ;
- à l’échelle 1/5 000 sur les secteurs à enjeux de la commune, qui correspondent aux zones bâties (planche 2 à planche 4).
2 Rey A. (2016) – PPR multi-aléas des communes de La Réunion. Propositions d’évolutions méthodologiques. Rapport
final. BRGM/RP-66346-FR, 167 p., 57 ill., 38 tabl., 5 ann.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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5.3.2. Règles générales de qualification de l’aléa MVT
La définition de l’aléa impose de connaître, sur l’ensemble de la zone étudiée, l’intensité et la probabilité d’occurrence (ou d’apparition) des phénomènes naturels.
L'intensité d'un phénomène peut être appréciée de manière variable en fonction de sa nature même : volume des éléments pour une chute de blocs, importance des déformations du sol pour un glissement de terrain, importance du volume érodé pour une érosion de berge, etc... L'importance des dommages causés par des phénomènes passés ou l’échelle des parades nécessaires pour se prémunir du phénomène redouté peuvent également être prise en compte dans l’évaluation de l’intensité des aléas MVT.
La probabilité d’occurrence est la traduction de la probabilité qu’un phénomène se produise. Elle est définie soit par la présence du phénomène (historique et/ou actif) sur la zone géographique étudiée soit par la probabilité d’apparition du phénomène sur la période de référence donnée en fonction de la configuration de la zone géographique étudiée. Cette probabilité d’occurrence est fonction de la présence ou non de facteurs déterminants propres à chaque phénomène étudié (facteurs de prédisposition) et de facteurs non permanents (ou aggravants).
Le guide PPR spécifique aux mouvements de terrains (M.A.T.E. et M.E.T.L., 1999), fort du constat qu’il est très délicat de qualifier un phénomène d’instabilité de pentes par une notion de fréquence (contrairement aux phénomènes d’inondations, de houle ou de vent), accepte que le critère d’intensité ou de gravité permette à lui seul de qualifier l’aléa MVT.
La carte d’aléa est établie en fonction d’un aléa de référence, qui dans le cadre du PPR s’exprime généralement à partir d’une période de référence (ou de retour) donnée. Dans le cadre des PPR, cette période de référence donnée est le siècle à venir (100 ans), qui correspond approximativement à la durée de vie d’une habitation.
Probabilité d’occurrence
La prévision de la date de déclenchement d’une instabilité de terrain est très rarement possible car elle dépend de facteurs permanents imparfaitement connus et de facteurs déclenchant non prévisibles avec certitude (pluies, séismes, vibrations, activités humaines, etc.).
En pratique, la probabilité d’occurrence est la plupart du temps estimée de façon qualitative (faible, moyenne, forte, très forte) en évaluant la prédisposition du site à un phénomène donné en fonction des facteurs permanents d’instabilité. Cette probabilité est donnée en fonction d’une échéance (ex : pour les PPR mouvements de terrain, la période de référence est le siècle).
L’évaluation de cette « probabilité » est donc basée sur la détermination des contextes favorable à la manifestation des phénomènes. Pour cela, des facteurs de prédisposition (permanents) et des facteurs non permanents (aggravants ou non) sont déterminés :
- facteurs de prédisposition (= permanents)
- géologie : lithologie, altération, fracturation, épaisseur des faciès, hétérogénéités des formations ;
- morphologie : pentes, encaissement.
- facteurs non permanents (= généralement déclenchants, aggravants) - altitude : différence de pluviométrie ;
- venue d’eau, d’humidité : résurgence, écoulement… ;
- végétation : présence ou non, culture en terrasse… ;
- activité humaine : ouvrages de protection, drainage mal adaptés, vibrations, … - séismeL'occurrence du phénomène est normale. Sa non-occurrence La probabilité est appréciée serait exceptionnelle en fonction des facteurs déterminants (présence et/ou
L'occurrence du phénomène est plus envisageable que sa intensité) non-occurrence
L'occurrence du phénomène est équivalente à sa non-occurrence
La non-occurence du phénomène est plus envisageable que
son occurence
La non-occurence du phénomène est normale. Son occurrence
serait exceptionnelle
PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
55
- …
La définition et la précision des critères de prédisposition font appel à l’expérience de l’expert en charge de la cartographie de l’aléa MVT, sur les phénomènes naturels à La Réunion, ainsi qu’à un inventaire des phénomènes historiques survenus sur la commune et à proximité immédiate (recherche historique en mairie, enquête auprès des habitants, etc.).
Les relevés de terrain effectués sur le bassin de risque étudié permettent d’identifier les facteurs de prédisposition et de préciser les facteurs potentiellement aggravants afin de définir, ou tout du moins d’estimer la probabilité d’occurrence d’un phénomène dans la période de temps considérée (en l’occurrence le siècle).
Le Tableau 10 présente une proposition d’échelle qualitative de probabilité d’occurrence.
Tableau 10 : Echelle qualitative de probabilité d’occurrence (LCPC, guide technique sur les études spécifiques d’aléa lié aux éboulements rocheux, 2004)
Intensité
L’évaluation de l’intensité des phénomènes de mouvements de terrain s’appuie sur une approche naturaliste de type expertise, excluant tout recours à des études complémentaires (sondages, essais et modélisations), sauf lorsque celles-ci sont déjà disponibles lors de l’établissement des cartes d’aléas. Les facteurs de base sont le relief et la nature des terrains et donc, plus généralement, la géomorphologie du terrain. En fonction du type de formation rencontré, les critères vont différer : globalement plus les terrains seront indurés (roche, etc.) et plus la pente devra être importante pour créer des instabilités, et inversement.
Peuvent s’ajouter aux facteurs de prédisposition des facteurs non permanents, variables, qui vont soit augmenter soit diminuer l’exposition d’une zone face à un phénomène mouvement de terrain. Par exemple, la présence d’eau, la présence d’un défrichement intempestif vont augmenter l’exposition d’une zone. A contrario, la présence d’ouvrage de confortement de bonne qualité peut dans certains cas conduire à une diminution de l’exposition.
On doit, par ailleurs, tenir compte de la propagation d’un phénomène de mouvement de terrain :
- plus les masses en mouvement sont importantes et plus leur zone de départ est élevée, plus la zone de propagation potentielle est vaste ;
- plus la pente est importante et plus la zone de propagation sera importante.
De façon pratique, il convient de retenir que le zonage d’intensité distingue des secteurs homogènes où le niveau d’exposition à un aléa a été considéré constant. Cela signifie que desPPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
56
secteurs n’ayant fait l’objet d’aucun témoignage d’instabilité peuvent être considérés comme exposés s’ils présentent une configuration similaire à un ou plusieurs secteurs actifs ou historiquement touchés (notion de potentialité).
Aléa
De façon globale, l’évaluation des aléas repose sur un croisement de la probabilité d’occurrence et de l’intensité du phénomène à l’aide d’une grille de définition. Le résultat est exprimé de façon qualitative :
Intensité croissante
Faible Très élevée
Probabilité
d’occurrence
croissante
Faible
Faible
Très
élevée Très élevé
Tableau 11 : Principe de grille de qualification des aléas
Il est à noter que la hiérarchisation (le croisement finalement adopté) de l’aléa, selon ce type de grille, peut être variable d’un phénomène à un autre selon le nombre de classes d’intensité par exemple.
Le détail de chaque grille d’aide à la qualification de l’aléa MVT (par type de phénomène gravitaire considéré) est présenté dans le rapport BRGM RP-66346-FR de Novembre 2016. Les aléas MVT ainsi cartographiés sont :
- les chutes de pierres ou de blocs et les éboulements (symbole P) : phénomènes de recul de rempart, de propagation d’éboulement ou de chute de blocs isolés, de remobilisation de blocs sur les pentes ;
- les glissements de terrain et coulées de boue associées (G) ;
- les érosions de berge (E) ;
- le ravinement, l’érosion des sols (E).
5.3.3. Qualification de l’aléa mouvements de terrain
Etant donnée la méthodologie pour la définition de chaque aléa MVT (érosion, chute de blocs, glissement), suivant une matrice combinant la probabilité d’occurrence et l’intensité, pour les secteurs concernés par plusieurs aléas, le niveau d’aléa le plus élevé sera prédominant pour la définition du niveau d’aléa « résultant ».
Fa Fa Fa Faib ib ib ible le le lePPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
57
Niveau d’aléa des phénomènes
naturels cartographiés
Niveau
d’aléa
résultant
Exemple de types de
zones
Potentiel de dommages sur
des enjeux bâtis (existants ou
non)
si au moins un aléa faible Faible
E1, P1, G1 et toute
combinaison
comprenant un de
ceux-ci
Pas de dommage au gros œuvre
Pas ou peu de dommage aux
éléments de façades
si au moins un aléa moyen Moyen
E2, G2, P2, et toute
combinaison
comprenant un de
ceux-ci
Dommage au gros œuvre sans
ruine. Intégrité structurelle
sollicitée
si au moins un aléa élevé Elevé
P3, E3, G3 et toute
combinaison
comprenant un de
ceux-ci
Dommage important au gros
œuvre. Ruine probable. Intégrité
structurelle remise en cause.
si au moins un aléa très élevé Très élevé
P4, E4, G4 et toute
combinaison
comprenant un de
ceux-ci
Destruction du gros œuvre Ruine
certaine
Perte de toute intégrité
structurelle
Tableau 12 : Définition du niveau d'aléa MVT résultant en fonction des différents aléas caractérisés
Quatre niveaux d’aléa mouvements de terrain ont été définis (en plus du niveau « très faible à nul ») par regroupement des typologies rencontrées :
∑ aléa faible : zones sur lesquelles des caractéristiques géomécaniques plutôt favorables à la stabilité des terrains existent et sur lesquelles généralement aucun désordre n’a été recensé (des informations événementielles peuvent quelquefois exister vis-à-vis de mouvements d’ampleur limités, maîtrisables à l’échelle de la parcelle). L’intensité prévisible du phénomène à craindre reste limitée.
Les zones d’aléa faible, où les parades à maîtrise d’ouvrage individuelle sont possibles à condition de ne pas aggraver les risques sur le secteur du projet, sont considérées comme constructibles.
∑ aléa moyen : des incertitudes demeurent par rapport à l’extension, l’ampleur, et la fréquence des phénomènes potentiels ou bien les caractéristiques des mouvements sont réellement intermédiaires entre un aléa faible et élevé.
Les zones d’aléa moyen, où les parades dépassent le cadre de la parcelle (échelle du versant) et relèvent généralement d’un maître d’ouvrage collectif, sont en principe inconstructibles. Elles peuvent être néanmoins constructibles sous condition dans les « secteurs à enjeux jugés sécurisables » définis dans le cadre de la détermination des enjeux en concertation avec la commune. Ces zones nécessitent la réalisation d’une étude géotechnique pour en préciser les conditions de constructibilité.
∑ aléa élevé : zones jugées instables, où de nombreux mouvements de terrain sont recensés et où les paramètres géomécaniques sont défavorables et indiquent une stabilité précaire. Ces secteurs peuvent également être associés aux zones d’extensions maximales de phénomènes gravitaires se propageant (ex : aval des remparts) ou de phénomènes régressifs (ex : amont des remparts).
Les zones d’aléa élevé sont inconstructibles. Dans ces zones, les mesures de prévention et de protection sont techniquement difficiles, ou très coûteuses. Seuls quelques équipements particuliers peuvent être tolérés.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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∑ aléa très élevé : en complément aux qualifications précédentes en terme d’instabilité, l’aléa très élevé concerne des zones directement exposées à des phénomènes de grande ampleur et/ou très fréquents.
Les zones d’aléa très élevé sont inconstructibles, dans la mesure où il n’existe pas de parade technique financièrement envisageable par rapport aux enjeux « classiques » (notamment d’urbanisation). Seuls des équipements structurants à maitrise d’ouvrage publique peuvent être envisagés sous réserve d’études spécifiques.
5.4. PRINCIPES DE TRADUCTION RÉGLEMENTAIRE
Les principes de traduction réglementaire des aléas sont détaillés dans le règlement du projet de PPR et illustrés par la grille de croisement des aléas présentée au Tableau 13 suivant, dont elle est issue. Les règles et prescriptions définies et propres à chaque zone ainsi que les différentes dispositions réglementaires applicables au titre du PPR de Petite-Île sont décrites dans le règlement du projet.
Les principes de croisement des aléas afin de définir le zonage réglementaire intègrent les principales règles suivantes :
∑ Toute zone concernée par un aléa élevé et très élevé mouvements de terrain ainsi que la plupart des zones concernées par un aléa fort inondation sont classées en R1 = zone « rouge » dotée d’un principe d’inconstructibilité ;
∑ L’aléa moyen mouvements de terrain est traduit (en dehors de zones d’aléa fort inondation) suivant deux zones réglementaires (R2 = zone « rouge » dotée d’un principe d’inconstructibilité et B2u zone « bleue » dotée d’un principe de constructibilité avec prescriptions). La distinction réglementaire des terrains classés en aléa moyen mouvements de terrain est définie en fonction du caractère « sécurisable » dans le cadre d’un projet d’aménagement dans des zones à enjeux, où des travaux de sécurisation sont jugés réalisables. La délimitation des zones à enjeux s’appuie sur les limites des espaces forestiers gérés par l’ONF et les limites du cœur du Parc Naturel de la Réunion. Les terrains inclus au sein de ces 2 périmètres, classés en aléa moyen MVT, sont ainsi maintenus en zone R2. En dehors de ces espaces naturels, les principaux critères utilisés pour juger du caractère sécurisable sont les suivants :
o La capacité technique à protéger la zone considérée doit être garantie dans le cadre d’un projet éventuel ;
o Le coût de la protection, directement lié à l’intensité des instabilités pouvant se développer dans la zone considérée doit être proportionné au projet éventuel.
Par exemple, les terrains classés en aléa moyen en recul de la crête des remparts ou ceux situés en pied de parois de grande hauteur où des chutes de blocs et des éboulements peuvent se produire et impacter ces terrains ne sont pas considérés comme sécurisables à l'échelle d'un particulier ou d'un porteur de projet (capacité technique très difficile voire hypothétique ; coût disproportionné par rapport au projet). Une traduction réglementaire R2 est retenue dans ces cas d'espèce.
La constructibilité dans les zones réglementaires B2u nécessite au préalable la réalisation d’une étude technique (généralement géotechnique) afin de définir les conditions de réalisation du projet ;
∑ En dehors des zones d’aléa moyen et élevé/très élevé mouvements de terrain, l’aléa faible et l’aléa moyen inondation conditionnent la traduction réglementaire des zones B2 (aléa moyen inondation) et B3 (aléa faible inondation), zones « bleues » dotées d’un principe de constructibilité avec prescriptions.Transcription réglementaire
aléa/enjeux
MOUVEMENTS DE TERRAIN
fort
moyen
faible
INONDATION nul
Très élevé
élevé
Moyen
Secteurs Autres . , Faible
jugés secteurs , È
sécurisables
Nul
EM TRÈS ÉLEVÉ
D ÉLEVÉ
mn MOYEN
FAIBLE
NUL
= D ovex
FAIBLE
NUL
PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
59
Tableau 13 : Principe de traduction réglementaire des aléas du projet de PPR de Petite-Île
5.5. EXEMPLES DE CARTOGRAPHIE AU DROIT DE SECTEURS À ENJEUX
Afin d’illustrer les zonages inondation et mouvements de terrain élaborés, quelques exemples de secteurs habités et exposés aux aléas de la commune sont présentés ci-dessous. Pour chaque secteur, un extrait des cartes d’aléa inondation et mouvements de terrain, ainsi qu’un extrait du zonage réglementaire seront présentés. Il s’agit des secteurs suivants :
∑ Secteur de la Ravine Carambole ;
∑ Secteur de Piton Goyaves – Piton de Many ;
∑ Secteur de la Ravine du Pont ;
La légende associée aux extraits cartographiques présentés est la suivante :
Niveau d’aléa MVT Niveau d’aléa Inondation Zonage réglementaire
Tableau 14 : Légendes des extraits cartographiques du projet de PPRPPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
60
Secteur de la Ravine Carambole
Du fait de l’urbanisation dans le centre-ville, le lit de la Ravine Carambole n’est plus marqué et lors de chaque forte pluie des désordres étaient observés au niveau des enjeux du centre-ville (habitats, terrains de sports).
La Ravine Carambole a fait l’objet de travaux de dérivation en 2012, permettant de dévier les eaux de cette ravine vers la Ravine Petite Ile afin de limiter ces désordres.
Les travaux ont consisté à créer un entonnement dans le lit de la ravine afin de canaliser les écoulements vers un ouvrage enterré dimensionné pour canaliser la crue centennale estimée à environ 22 m3/s (dalot carré au niveau de la Rue du Casino de 2,20 m de côté) dont l’exutoire est situé environ 200 m à l’est vers la Ravine Petite Ile).
Figure 19 : Ouvrage de dérivation des eaux de la Ravine Carambole
Du fait des risques d’embâcle de l’ouvrage, la rue du Casino a été aménagée afin de maintenir une continuité hydraulique vers l’aval au sein du lit de la Ravine Carambole (transparence hydraulique au niveau de la rue du Casino au niveau du franchissement de la ravine grâce à une ouverture dans le parapet de bordure de route).
Le zonage de l’aléa inondation a été cartographié en tenant compte de cet aménagement et des risques potentiels d’embâcle avec un aléa fort inondation jusqu’à l’ouvrage puis un aléa moyen à l’aval au niveau du lit. Ensuite le lit n’est plus présent avec un écoulement potentiel diffus venant inonder les terrains de sports. Cette zone est cartographiée en aléa faible inondation du fait des faibles hauteurs d’eau prévisibles.
2,20 m
E O50 100 m ©O
PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
61
A l’aval, au droit du lit de la Ravine Carambole sous la Rue du Casino, un aléa moyen MVT (risque d’érosion) a également été considéré du fait des risques potentiels en cas d’écoulement.
Cet aléa moyen MVT conditionne le zonage réglementaire au projet de PPR. La capacité de sécurisation est jugée possible à l’échelle d’un projet afin de limiter les effets des aléas sur d’éventuelles constructions. Une traduction réglementaire en B2u (principe de constructibilité sous réserve notamment d’étudier et d’intégrer les aléas dans le cadre du projet (via une étude technique) est ainsi retenue à l’aval.
A l’amont, l’aléa fort inondation est traduit en zone R1 (principe d’inconstructibilité).
Suite à l’enquête publique, la partie aval de ce secteur a fait l’objet de modification, notamment au niveau du stade en fonction des conditions d’étalement des eaux constatées sur le terrain. La présence d’ouvrages hydrauliques enterrés dans ce secteur (ligne pointillée bleue) a été considérée et a permis de minimiser l’étendue des eaux pouvant déborder en cas de dysfonctionnement. De plus, suite à des requêtes de particulier, les observations de terrain ont permis de préciser les conditions d’écoulement des eaux de l’affluent de la Ravine des Français passant à l’ouest du stade justifiant une précision du zonage de l’aléa inondation. Le zonage réglementaire du PPR au droit de ce secteur a été précisé en conséquence.a, TIRER]
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PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
62
Figure 20 : Extraits de la cartographie de l’aléa inondation, mouvements de terrain et du projet de zonage réglementaire au droit du secteur de la Ravine Carambole.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
63
Secteur Piton des Goyaves – Piton de Many
Ce secteur du Piton des Goyaves situé aux abords de la RD3 est dominé par le Piton de Many, ancien cône volcanique au droit duquel, on retrouve des projections pyroclastiques et des cendres (lapilli). Ces formations sont particulièrement sensibles à l’érosion, sur une épaisseur potentiellement importante.
Etant donné les pentes aux abords du piton et l’ampleur des dénivelés de cet édifice volcanique, l’intensité des instabilités potentielles est variable selon les flancs du piton considérés. Sur le flanc orienté Est on distingue de fortes pentes (atteignant 40° sur près de 35 à 40 m de dénivelé justifiant un aléa élevé MVT (forte intensité prévisible d’érosion et de glissement potentiel, voire de remobilisation d’amas scoriacés sur la période de référence considérée au PPR). Sur le flanc orienté Sud, où en pied on retrouve quelques habitations, les pentes sont progressivement moindres et ne dépassent pas les 25°. La partie sommitale est la plus abrupt avec un replat ponctuel intermédiaire. Cette zone est cartographiée en aléa moyen MVT traduit en R2. En pied de versant, les pentes sont de l’ordre de 20°: l’aléa moyen MVT est conservé mais avec une traduction réglementaire en B2u du fait des capacités de sécurisation jugées possibles à l’échelle d’un projet d’aménagement (hauteur de l’ordre de 15 à 20 m avec des pentes de l’ordre de 20°).
A l’aval du piton on distingue un thalweg drainant les eaux issues du Piton. Le bassin versant étant réduit (quelques hectares), le débit potentiel pour une crue d’occurrence centennale est faible (quelques m3/s) et justifie un aléa moyen inondation. l’absence de thalweg marqué à l’aval jusqu’à la RD3 et la présence de plusieurs points d’entrée vers les habitations justifient également le maintien d’un aléa moyen inondation au droit du lotissement à l’aval, traduit en B2 au zonage réglementaire (principe de constructibilité sous réserve de respecter la cote de référence, par défaut 1m).
Suite à l’enquête publique, ce secteur n’a pas fait l’objet de modification majeure hormis quelques précisions ponctuelles. Le zonage réglementaire du PPR au droit de ce secteur a été globalement confirmé.50 100 mE
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PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Figure 21 : Extraits de la cartographie de l’aléa inondation, mouvements de terrain et du projet de zonage réglementaire au droit du secteur du Piton de Many à Piton des Goyaves: £
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PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Secteur de la Ravine du Pont
Le thalweg de ce secteur urbanisé est intercepté par le réseau routier (RD31). En cas de crue, les eaux peuvent déborder et suivent de manière préférentielle la voirie, notamment celles dans le sens de la pente (RD31 puis allée des Bégonias). Les eaux maintenues dans le thalweg naturel sont cartographiées en aléa moyen MVT (risque érosif), traduit en B2u au zonage réglementaire du PPR.
A l’aval, l’absence d’ouvrages de canalisation des écoulements suffisamment dimensionnés par drainer ces écoulements et la confluence avec le thalweg naturel justifient un risque de débordement et d’étalement des eaux dans ce secteur urbanisé. Ce risque d’inondation est cartographié en aléa moyen inondation, traduit en zone B2 au zonage réglementaire du PPR (principe de constructibilité sous réserve de respecter la cote de référence, par défaut 1m).
A l’aval, les eaux rejoignent un thalweg naturel, marqué au niveau topographique, cartographié en aléa fort inondation du fait des fortes vitesses potentielles en cas de crue centennale.
Lors de l’enquête publique, plusieurs requêtes ont été formulées au droit de ce secteur. Les observations de terrain ont permis de modifier le zonage inondation au niveau de l’allée des Bégonias (écoulement suivant la RD31 à l’amont et n’empruntant plus l’allée des Bégonias tel que considéré sur les cartographies soumises à l’enquête publique). Le zonage réglementaire du PPR pour le reste du secteur a été globalement confirmé (hormis quelques précisions de contour de très faible ampleur).Ge
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Figure 22 : Extraits de la cartographie de l’aléa inondation, mouvements de terrain et du projet de zonage réglementaire au droit du secteur de la Ravine du Pont.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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6. Lexique des sigles et termes techniques
Sigles
I.C.P.E. Installations Classées pour la Protection de l’Environnement
P.L.U. Plan Local d’Urbanisme
P.O.S. Plan d'Occupation des Sols
P.K. Point Kilométrique
PPR Plan de Prévention des Risques
PPRi. Plan de Prévention des Risques Inondation
PPRl. Plan de Prévention des Risques Littoraux
P.R. Point Repère
R.D. Route Départementale
R.H.I. Résorption de l’Habitat Insalubre
R.N. Route Nationale
T.O.C. Tempête – Ouragans – Cyclones
Z.A.C. Zone d’Aménagement Concerté
Organismes / Administrations
B.C.T. Bureau Central de Tarification
B.R.G.M. Bureau de Recherches Géologiques et Minières
C.A.H. Commissariat à l’Aménagement des Hauts
C.I.R.A.D. Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le. Développement
D.A.A.F. Direction de l’Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt
D.E.A.L Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement
E.M.Z.P.C.O.I. Etat-Major de Zone de Protection Civile – Océan Indien
I.G.N. Institut national de l’information géographique et forestière
I.N.S.E.E. Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques
O.N.F. Office National des Forêts
S.H.O.M. Service Hydrographique et Océanographique de la MarinePPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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Termes techniques
Aléa : Phénomène naturel (ex.: mouvement de terrain, inondation, crue,...) d'une intensité donnée avec une probabilité d'occurrence/apparition.
Bassin de risque : Entité géographique homogène soumise à un même phénomène naturel.
Caldeira : Cuvette de grande dimension résultant de l’effondrement du cratère d’un volcan à la suite d’une éruption.
Cartographie réglementaire des risques naturels : Volet essentiel de la politique de lutte contre les catastrophes naturelles visant à déterminer les zones exposées et à définir les mesures de prévention nécessaires.
Catastrophe naturelle : Phénomène ou conjonction de phénomènes dont les effets sont particulièrement dommageables.
Déclassement : modification de zonage au titre du projet de PPR (aléas, réglementaire) avec une réduction localisée de son emprise et/ou de son intensité.
Désordres : Expression des effets directs et indirects d’un phénomène naturel sur l’intégrité et le fonctionnement des milieux.
Embâcle : Accumulation de matériaux transportés par les flots (végétation, rochers, véhicules automobiles, etc.) en amont d’un ouvrage, ou bloqués dans des parties resserrées d’une vallée (gorges étroites), gênant l’écoulement normal du cours d’eau.
Enjeux : Personnes, biens, activités, moyens, patrimoine, etc., susceptibles d’être affectés par un phénomène naturel. Les enjeux s’apprécient aussi bien pour le présent que le futur.
Exutoire : Point le plus en aval d’un réseau hydrographique, où passent toutes les eaux de ruissellement drainées par le bassin.
Mouvement de terrain : Phénomènes naturels tels que glissements de terrain, éboulements et chutes de blocs rocheux, coulées de boue, laves torrentielles, érosion, etc.
Phénomène naturel : Manifestation, spontanée ou non, d’un agent naturel.
Pluviomètre : Instrument servant à mesurer la quantité d'eau de pluie tombée dans un lieu donné en un laps de temps donné.
Prévention : Ensemble des dispositions visant à réduire les impacts d’un phénomène naturel : connaissance des aléas, réglementation de l’occupation des sols, mesures actives et passives de protection, information préventive, prévisions, alerte, plans de secours, etc.
Risque naturel : Pertes probables en vies humaines, en biens et en activités consécutives à la survenance d’un aléa naturel (risque = aléa X vulnérabilité).
Servitude réglementaire : Mesures d'interdiction, de limitation ou de prescription relatives aux constructions et ouvrages, définies dans certaines zones par un arrêté réglementaire.
Surclassement : modification de zonage au titre du projet de PPR (aléas, réglementaire) avec une augmentation localisée de son emprise et/ou de son intensité.
Talwegs (ou thalweg) : Zones en creux d'un terrain où peuvent s'écouler les eaux.
Vulnérabilité : Exprime au sens le plus large, le niveau de conséquences prévisibles d'un phénomène naturel sur les personnes, les biens et les activités. On peut distinguer la vulnérabilité économique et la vulnérabilité humaine.PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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7. Principaux textes officiels
7.1. LÉGISLATION - RÉGLEMENTATION
1. Loi n° 87.565 du 22 juillet 1987 modifiée, relative à l’organisation de la sécurité civile, à la protection de la forêt contre l’incendie et à la prévention des risques majeurs ;
2. Loi n° 95.101 du 02 février 1995 dite loi Barnier, relative au renforcement de la protection de l'environnement, et notamment son titre II sur les dispositions relatives à la prévention des risques naturels (transposée dans les articles L.562.1 à L.562.9 du code de l’Environnement) ;
3. Décret d'application n° 95.1089 du 05 octobre 1995 relatifs aux plans de prévention des risques naturels prévisibles ;
4. Loi n°2003.699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages (Journal Officiel du 31 juillet 2003) ;
5. Décret d’application n°2011.765 du 28 juin 2011 relatif à la procédure d’élaboration, de révision et de modification des PPR naturels.
7.2. PRINCIPALES CIRCULAIRES
1. La circulaire interministérielle (Intérieur - Equipement - Environnement) du 24 janvier 1994 relative à la prévention des inondations et à la gestion des zones inondables ;
2. La circulaire du ministère de l'Environnement du 19 juillet 1994 relative à la relance de la cartographie réglementaire des risques naturels prévisibles ;
3. La circulaire interministérielle (Equipement - Environnement) du 24 avril 1996 relative aux dispositions applicables au bâti et aux ouvrages existants en zones inondables ;
4. La circulaire interministérielle (Equipement - Environnement) du 30 avril 2002 relative à la politique de l’Etat en matière de risques naturels prévisibles et de gestion des espaces situés derrière les digues de protection contre les inondations et les submersions marines ;
5. La circulaire du 21 janvier 2004 relative à la maîtrise de l’urbanisation et adaptation des constructions en zones inondables ;
6. La circulaire du 03 juillet 2007 relative à la consultation des acteurs et la concertation avec la population pour l’élaboration des PPR ;
7. La circulaire du 28 novembre 2011 relative à la procédure d’élaboration, de révision et de modification de PPR naturels.
7.3. PUBLICATION DE GUIDES
1. Guide général « Plans de Prévention des Risques (PPR) naturels prévisibles » (paru à la documentation Française – 1997) ;
2. Guide méthodologique « Plans de Prévention des Risques (PPR) de « mouvements de terrain » (paru à la documentation Française – 1999) ;
3. Guide méthodologique « Plans de Prévention des Risques (PPR) – Risques inondation » (paru à la documentation Française – 1999) ;
4. Guide d’élaboration des « Plans de Prévention des Risques Naturels à La Réunion » – d’août 2012 (document édité par la DEAL de la Réunion).PPR de Petite-Île Note de présentation Décembre 2017
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8. Annexe : bilan de la concertation établi pour le
lancement de l’enquête publique en mars 2017s rPetiteile
DEPARTEMENT DE LA REUNION
Commune de Petite-Île
PLAN DE PREVENTION DES RISQUES NATURELS
PREVISIBLES
« Inondations et mouvements de terrain »
BILAN DE LA CONCERTATION
Mars 2017
Enquête Publique
EE Eu y Liberté + Égalité « Fraternité ibers ité + Fraterni
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
et du Logement
RÉUNIONPPR « inondation et Mouvements de terrain » Bilan de la concertation Mars 2017
commune de Petite-Ile
l— LE PPR : L'ABOUTISSEMENT D'UNE CONCERTATION
Le PPR est un document réglementant l'usage des sols et la construction en fonction d'aléas naturels caractérisés. Il est prescrit et approuvé par le Préfet du département. Il est réalisé par les services de l'État et est le fruit d'une étroite concertation avec les communes concernées.
1.1 - DÉFINITION
La concertation est une méthode de participation des acteurs locaux (élus locaux, acteurs de l'aménagement, services institutionnels ayant une compétence en la matière, etc.) à l'élaboration du PPR. Tout au long de l'élaboration du projet de plan, les acteurs locaux et les services institutionnels sont associés et consultés.
1.2 - CONTEXTE JURIDIQUE
Le recours à la concertation dans l'élaboration des plans de prévention des risques naturels prévisibles a tout d’abord relevé d'une volonté ministérielle, puis est devenue une obligation réglementaire depuis le décret n°2005-3 du 4 janvier 2005 modifiant le décret n°95-1089 du 5 octobre 1995 relatif aux plans de prévention des risques naturels prévisibles.
La circulaire du 3 juillet 2007 relative à la consultation des acteurs, la concertation avec la population et l'association des collectivités territoriales dans les plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPRN) prévoit l'élaboration d’un bilan de la concertation qui sera joint au PPR approuvé pour information.
Le décret n°2011-765 du 28 juin 2011 a complété les modalités de la concertation et de l'association des collectivités territoriales et des établissements publics de coopération intercommunale concernés, relatives à l'élaboration du projet de plan. L'arrêté prescrivant l'établissement d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles doit donc les définir.
1.3 — LES OBJECTIFS DE LA CONCERTATION
Elle a pour objectif de consulter les services de l'État intéressés ainsi que l'ensemble des maires des communes du secteur d'étude, les intercommunalités, les autres acteurs institutionnels intéressés durant les différentes phases d'élaboration du plan de prévention des risques. Cela permet à toutes les instances d'être informées du contenu des études et d'exprimer leurs avis sur les documents présentés.
Elle a également pour objectif d'informer la population du contenu du PPR et de leur permettre d'exprimer leurs avis sur ce contenu.
C'est pourquoi, la concertation permet d'élaborer et de mettre au point le projet de plan, en s'entourant de toutes les compétences en présence, administratives, techniques et politiques.
Elle permet notamment aux élus locaux :
“ d'être informés tout le long de l'élaboration des documents d'étude du projet de plan ;
“ par leur connaissance du terrain, des événements qui s'y sont produits, et du contexte local, d'émettre des observations et des remarques sur les cartographies d'étude pour permettre, le cas échéant, de les corriger et/ou de les affiner ; “ d'informer leurs administrés et de leur permettre de réagir sur le projet de plan ;PPR « inondation et Mouvements de terrain » Bilan de la concertation Mars 2017
commune de Petite-lle
“ de débattre des solutions alternatives d'aménagement du territoire dans une
optique de développement durable ;
“ d'adhérer au projet et de s'approprier le PPR ;
“plus largement, d'engager une réflexion sur les travaux de protection à réaliser, sur la gestion des risques en cas de catastrophe naturelle (mise en place d'un plan
communal de sauvegarde, etc.).
Il — LA CONCERTATION DU PPR « INONDATIONS ET MOUVEMENTS DE TERRAIN » DE LA COMMUNE DE PETITE-ILE
L'arrêté préfectoral n° 2016-2483/SG/DRCTCV du 13 décembre 2016 a prescrit l'établissement d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles de la commune de Petite- Île, relatifs aux aléas d'inondation et de mouvement de terrain.
Le présent bilan porte sur la concertation mise en œuvre dans le cadre de l'élaboration du projet de PPR conformément aux articles 5 et 6 de l'arrêté préfectoral.
Ce bilan rappelle quelle a été la concertation menée tout au long des étapes d'élaboration du PPR s'achevant après les Consultations Officielles des partenaires.
1.1 - LES MODALITÉS, LES OUTILS DE LA CONCERTATION ET LEUR MISE EN ŒUVRE
e Réunions d’association
Des réunions d'association avec la collectivité ont été organisées aux différentes phases d'élaboration du dossier. À chacune de ces réunions, des diaporamas ont été présentés et les documents d'étude ont été transmis pour avis. Ces documents ont été enrichis en continu par les remarques et observations émises par les services techniques et les Élus de la commune de Petite-Île.
Ces réunions se sont tenues en mairie aux dates suivantes :
Réunion d'association : 21 mai 2010 ;
Réunion d'association : 20 septembre 2012 ;
Réunion d'association : 19 août 2014 ;
Réunion d'association : 28 octobre 2014 ;
Réunion d'association : 1° avril 2016 ;
e Dossier de concertation avec le public
Un dossier contenant les documents utiles à la phase de concertation avec le public a été remis courant décembre 2016 aux services techniques de la commune. Il a été mis à disposition des administrés en mairie par ces derniers.
Le dossier a été alimenté au fur et à mesure de la validation des documents par les services de l'État et la collectivité.
Le dossier de concertation comportait les documents suivants :
— l'arrêté préfectoral de prescription du PPR « inondation et mouvement de terrain » ;
— les comptes rendus des réunions d'association ;
— les diaporamas de présentation de l'étude des aléas et du projet de règlement ;
— la cartographie des aléas d'inondation et de mouvements de terrain.PPR « inondation et Mouvements de terrain » Bilan de la concertation Mars 2017
commune de Petite-Ile
Il.4 — BILAN DE LA CONCERTATION LORS DE LA PHASE D'ÉTUDE
1.4.1 — les réunions d’association
Plusieurs réunions d'association se sont tenues. Leur objectif, les modalités de travail, les outils de communication proposés ainsi que les documents présentés sont récapitulés ci-après.
11.4.1.1 - Réunion d'association : 21 mai 2010
Objectifs de la réunion
Présentation de la méthodologie d'élaboration de la cartographie de l'aléa « mouvement de terrain ».
Modalités de travail
Le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), mandaté par la DEAL (ex DDE), a présenté la procédure d'élaboration de la cartographie de l’aléa « mouvement de terrain ».
La réunion s’est appuyée sur un diaporama (cf. annexe 1).
11.4.1.2 - Réunion d'association : 20 septembre 2012
Objectifs de la réunion
Présentation de la procédure d'élaboration du PPR « inondation et mouvements de terrain ».
Modalités de travail
Présentation de la méthodologie d'élaboration de la cartographie des aléas de mouvement de terrain et inondation, ainsi que de la méthodologie de qualification des secteurs urbains à enjeux sécurisables et de la traduction réglementaire des aléas.
La collectivité apporte sa connaissance du territoire et donne des informations sur les travaux réalisés pouvant avoir un impact sur les aléas.
Accord sur le calendrier prévisionnel d'élaboration.
La réunion s'est appuyée sur un diaporama (cf. annexe 1).
11.4.1.3 - Réunion d'association : 19 août 2014
Objectifs de la réunion
Présentation de la procédure d'élaboration du PPR « inondation et mouvements de terrain ».
Modalités de travail
Présentation de la méthodologie d'élaboration de la cartographie des aléas de mouvement de terrain et inondation.
La collectivité souhaite disposée d'un temps d'analyse et d'appropriation des cartographies transmises et remettra ses observations sous un mois.
La réunion s'est appuyée sur un diaporama (cf. annexe 1).PPR « inondation et Mouvements de terrain » Bilan de la concertation Mars 2017
commune de Petite-lle
11.4.1.4 - Réunion d'association : 28 octobre 2014
Objectifs de la réunion
Prise en compte des remarques de la collectivité sur les cartographies des aléas.
Modalités de travail
La collectivité souhaite attirer l'attention de la DEAL et du BRGM sur certains secteurs où il convient d’avoir une analyse et une justification plus précise des aléas identifiés.
Considérant le plan de charge du BRGM, il est convenu que le traitement des 41 observations sera réalisé pour la fin de l’année 2014 et que des visites complémentaires seraient organisées dans le premier trimestre 2015.
11.4.1.5 — Réunion d'association : 1” avril 2016
Objectifs de la réunion
Prise en compte des observations formulées par la collectivité et présentation de la traduction réglementaire des aléas et du projet de PPR (carte réglementaire et règlement afférent).
Modalités de travail
Présentation de la méthodologie de transcription réglementaire de la cartographie des aléas de mouvement de terrain et inondation.
Le BRGM a présenté son analyse sur les secteurs visités et les modifications qui en découlent.
La réunion s'est appuyée sur un diaporama (cf. annexe 1).
IL5 — LES CONSULTATIONS OFFICIELLES
À la suite de la concertation mise en place durant toute la phase d'élaboration du PPR, la phase de consultation officielle a été lancée. La consultation officielle permet de présenter aux différents services concernés la version finale du PPR et de reprendre éventuellement les documents avant enquête publique.
Les courriers de consultation, accusés de réception du dossier et avis sont présentés en annexe 2.
11.5.1 - Les services consultés
la commune de Petite-Île ;
la communauté intercommunale des villes solidaires du Sud (CIVIS) ;
la chambre d'agriculture de La Réunion ;
la direction de l'alimentation, de l’agriculture et de la forêt de La Réunion (DAAF) ; l'office national des forêts (ONF).
11.5.2 — Le bilan des consultations officielles
Les dossiers ont été transmis aux différents services fin décembre 2016. Le délai limite de réponse est de 2 mois à compter de la date de réception de l'accusé de réception. La consultation officielle s'est terminée le 23 février 2017, date d'accusé de réception du dernier service consulté.
À défaut de réponse dans le délai de deux mois à compter de la réception de la saisine, leur avis était réputé favorable.PPR « inondation et Mouvements de terrain » Bilan de la concertation Mars 2017
commune de Petite-lle
Le tableau ci-après présente de manière synthétique les divers avis et remarques émis et les modalités de prises en compte dans le document PPR.
Structure Observations
Commune de Petite-Île Avis favorable sous réserve d'une analyse plus fine de la caractérisation des aléas sur cinq secteurs donnés.
Communauté intercommunale des|Avis réputé favorable
villes solidaires du Sud (CIVIS)
Chambre d'Agriculture de la Avis réputé favorable
Réunion
ONF Demandes de justifications ou de précisions, centrées notamment sur le secteur de la maison forestière de Petite-Île
et sur le secteur du Piton des Goyaves.
DAAF Avis réputé favorable
Dans sa délibération du 23 février 2017, le Conseil municipal attire l'attention de la DEAL sur cinq secteurs où une analyse plus fine des aléas doit être réalisée afin d'être cohérent avec la réalité du terrain observée par les services de la commune. Cette analyse sera faite dans le cadre du traitement des requêtes collectées lors de l'enquête publique.
Concernant les remarques apportées par l'ONF, une analyse plus fine de la caractérisation des aléas est demandée pour le secteur de la maison forestière de Petite-Île. Cette analyse sera faite dans le cadre de l'enquête publique. Pour le secteur du Piton des Goyaves, une visite de terrain a eu lieu en septembre 2015 en présence des représentants de la mairie de Petite-Île pour préciser les écoulements par rapport au PPR inondation en vigueur (approuvé le 19 décembre 2003).
11.6 - CONCERTATION AVEC LE PUBLIC
Conformément à l'article 6 de l'arrêté préfectoral, un dossier contenant les documents utiles à la phase de concertation avec le public a été remis à la commune courant décembre 2016 aux services techniques de la commune. Il a été mis à disposition des administrés en mairie par ces derniers.
Le dossier a été alimenté au fur et à mesure de la validation des documents par les services de l'État et la collectivité.
11.6.1 - Documents mis à la disposition du public
Le dossier de concertation comportait les documents suivants :
— l'arrêté préfectoral de prescription n°2016-2483/SG/DRCTCV du PPR de Petite-Île en date du 13 décembre 2016 ;
— les comptes rendus des réunions d'association ;
— les diaporamas de présentation de l'étude des aléas et du projet de règlement ;
— la cartographie des aléas d'inondation et de mouvements de terrain ;
De plus, la cartographie des aléas mouvements de terrain a été mise en ligne sur le site internet www.risquesnaturels.re à la suite de la signature du Porter à Connaissance du Préfet au Maire de Petite-Île en date du 25 mai 2016. Les cartes sont consultables par toutes personnes intéressées et permettent une localisation à la parcelle cadastrale de ces aléas.PPR « inondation et Mouvements de terrain » Bilan de la concertation Mars 2017
commune de Petite-Ile
11.6.2 - Observations du public
Tout au long de la procédure d'élaboration du PPR inondation et mouvements de terrain de la commune de Petite-Île menée depuis 2009, le public a pu faire remonter directement à la DEAL, ou par l'intermédiaire de la mairie, ses requêtes sur la situation de leur(s) parcelle(s) vis-à-vis du projet de caractérisation des aléas et/ou du projet de classement réglementaire.
11.7 - CONCLUSIONS
La concertation mise en œuvre tout au long des études depuis 2009, ainsi que lors de la
procédure de consultation officielle courant janvier et février 2017, a permis d'associer à la
réalisation du document proposé à l'enquête publique la mairie de Petite- Île d’une part, la Communauté Intercommunale des Villes Solidaires du Sud, la Chambre d'Agriculture et les autres acteurs institutionnels d’autre part. Cette concertation a permis de recueillir leur avis et remarques, d'affiner les cartographies au vu de la connaissance de leur territoire, et de rédiger un règlement partagé.PPR « inondation et Mouvements de terrain » Bilan de la concertation Mars 2017
commune de Petite-Ile
Annexe 1 : Comptes-rendus et diaporama des réunions
d'association de la collectivitéLiberté + Égalité + Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
MINISTÈRE DE L'ÉCOLOGIE, DE L'ÉNERGIE,
DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE LA MER
Direction départementale de l'Équipement , . de la Réunion Saint-Denis, le
SERVICE RISC Compte-rendu de la réunion
Cellule Risques du 21 mai 2010
Référence:
Vos réf,:
Affaire suivie par : Jean-Noël ABBEZZOT
jean-noël,abbezzot@developpement-durable.gouv.fr
Tél. 02 62 40 29 66- Fax : 02 62 40 26 88
Objet : PPR mouvement de terrain sur la commune de Petite Ile
Participants :
SOUPRAMANIEN Christine Mairie Petite Ile / Elue
SMITH Georges Mairie Petite Ile / DST
HOARAU Lucien Mairie Petite Ile / Responsable du service environnement LEBON Daniel Mairie Petite Ile / Responsable du service urbanisme
TAQUET Julie BRGM / Ingénieur risque mvt
DI BERNARDO Philippe DDE / Adjoint au chef d'agence Sud
MOQUILLON Christophe DDE / Responsable cellule risques
ABBEZZOT Jean-Noël DDE / Chargé de mission risques naturels
Le but de la réunion est de présenter la carte aléa « mouvement de terrain » sur la
commune de Petite Ile et de faire le point sur les « enjeux communaux ».
Il est demandé à la commune si elle a des connaissances nouvelles suite aux différents
événements survenus, et si , elle a effectué des travaux qui réduisent la vulnérabilité.
M. Moquillon prévoit l'élaboration d'un document cohérent en 2011 présentant l'interface
entre la cartographie et le règlement.
Énergie
et
climat
Développement
durable
Prévention
des
risques
Infrastructures,
transports
et
m,
er
Il précise qu'il est nécessaire que la commune fournisse à la DDE la liste des « enjeux
communaux », ce qui permettra, si besoin, d'étudier la possibilité d'affinage des traits au
Ressources,
territoires
et Ma
Présent nc ë Copie à : Mairie de Petite, BRGM, Agence Sud, Sous-Préfecture Avr ir de Saint-Pierre
Tél. : 02 62 40 26 26 — fax : 02 62 40 27 27
2, rue Juliette Dodu
97 706 Saint-Denis Messag Cedex 9Présent
pour
l'avenir
niveau des zones concernées, par le BRGM. Suite à une question du DGS, il indique qu'il
s'agit des enjeux à court et moyen terme.
Julie TAQUET (BRGM) présente la méthodologie de l'élaboration de la cartographie de
l'aléa « mouvement de terrain » : objectif du PPR, prise en compte de l'historique de la
commune, présentation des différents niveau d'aléa.
Concernant l'aléa faible, le particulier peut se protéger tandis qu'en aléa moyen les
aménagements dépassent le cadre de la parcelle et relèvent d'un maître d'ouvrage
collectif.
De plus, M. Moquillon informe la commune, que la Commission de Sécurité
Départementale des Risques Naturels Majeurs (CSDRNM) a validé la possibilité de
déclasser une zone située en aléa moyen si un aménageur réalise les protections et si une
convention est faite entre la commune et l'aménageur pour effectuer le suivi et l'entretien
de l'ouvrage réalisé, par la mairie. Une zone rouge peut donc passer en zone bleue avec
des prescriptions.
Les zones situées, en aléa élevé, sont défavorables à la construction : des travaux sont
possibles uniquement dans le cadre de grands projets.
En aléa très élevé, les construction sont interdites car il est impossible de sécuriser la
Zone.
Compte tenu de l'érosion marine le long du littoral, la plage est en aléa élevé et le secteur
après la plage est en aléa moyen.
La commune pose la problématique des constructions se trouvant en aléa très élevé.
M. Moquillon distingue deux cas :
- s'il n'y a pas de danger immédiat, il faut prévoir l'évacuation des personnes, en
cas d'événement, dans le Plan de Sauvegarde Communal (PCS),
- _siil y a danger immédiat ou s'il n'y a pas de possibilité de prévoir l'évacuation des
personnes dans le PCS, il faut procéder à l'expropriation en utilisant les fonds
Barnier.
Deux jeux de cartes de l'aléa « mouvement de terrain » sont remis à la commune lors de
la réunion. Chaque jeu de carte comprend une carte générale de la commune au
1/10000ème et deux cartes au 1/5000ème représentant les zones urbanisées Sud et Nord
de la commune. La cartographie des hauts de la commune étant à l'échelle 1/10000ème,
M. Moquillon signale qu'il sera possible de faire un zoom sur ce secteur si la commune a
des enjeux touristiques.Présent
pour
l'avenir
Ces cartes permettent à la commune d'avoir la connaissance de l'aléa « mouvement de
terrain » sur son territoire et donc d'appliquer le principe de précaution de l'article R111-2
du code de l'urbanisme.
Calendrier :
La concertation pourra se faire uniquement si les « enjeux communaux » sont remis par la
commune. De plus, une réunion d'information du public sera programmée.
Il est à noter que lors de la phase de concertation, les terrains visités doivent être des
parcelles dits à « enjeux communaux ». Les parcelles « privées » seront visitées lors de la
phase enquête publique.
Il est demandé à la commune de bien vouloir, faire part à la DDE par écrit des remarques
sur les cartes aléa « mouvement de terrain ».
La prochaine réunion est programmée pour le mercredi 16 juin (remise des « enjeux
communaux » par la mairie).
Le Chef du RISC, Ingénieur en Chef des T.P.E
Robert Unterner7<
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RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PRÉFET DE LA RÉUNION
COMPTE RENDU DE REUNION
Service prévention des risques naturels et
routiers
Unité prévention des risques naturels
du 20 septembre 2012
Saint-Denis, le 5 OCT. 2012
Plan de Prévention des Risques sur la
commune de Petite Ile
Objet : Réunion PPR sur la commune de Petite Ile.
Réfer : 2012- 320 lei der
Une réunion s’est tenue à l'hôtel de ville de Petite Ile le jeudi 20 septembre 2012 en présence de :
PRENOM - NOM Fonctions Téléphone
Armand POTHIN Mairie de Petite Ile 0262 56 79 57
Lucien HOARAU Mairie de Petite Ile
Anthony REY BRGM/Ingénieur Risques Naturels 0262 21 22 14 Amandine DESPREZ BRGM/Ingénieur Risques Naturels
Philippe DI BERNARDO DEAL/Antenne Sud
| Dominique BELLON DEAL/Antenne Sud
Thierry BONNAVEIRA DEAL/SPRINR Responsable de l'Unité Prévention des Risques |0262 40 28 49 Naturels
Jean-Noël ABBEZZOT DEAL/SPRINR Chargé d'opérations Risques Naturels 0262 40 29 66
Le but de la réunion était de présenter et relancer la procédure de l'élaboration du PPR multirisques «inondation et mouvement de terrain » sur la commune de Petite Ile.
État d'avancement du PPR :
Un point est fait sur l'état d'avancement du PPR de Petite Ile :
— PPR inondation approuvé le 19 décembre 2003,
— Porter à connaissance de la cartographie aléa mouvement de terrain : 7 juillet 2010,
— Prescription de l'élaboration d'un PPR multirisques « inondation et mouvement de terrain » par arrêté préfectoral n°1690 du 22 juillet 2010.
— Information Acquéreur Locataire : 7 octobre 2011.
Affaire suivie par :
Jean-Noël ABBEZZOT
Tél. 02 62 40 29 66
jcan-noel.abbezzot@developpement-durable.gouv.fr
Deal 2, rue Juliette Dodu 97706 Saint-Denis messag cedex 9
Tél. 02 62 40 26 01- Fax 02 62 40 26 15
www.reunion.developpement-durable.gouv.frLa DEAL fait une présentation :
* de l'objet et du champ d'application d'un PPR,
* de la méthodologie du PPR,
Le BRGM explique la phase technique de la procédure PPR en faisant une présentation :
— de quelques définitions,
— de la méthodologie de la caractérisation des aléas mouvements de terrain et inondation,
— de la qualification des aléas,
— des 4 niveaux d'aléa mouvement de terrain,
— de la qualification de l'aléa mouvement de terrain,
— des aléas mouvement de terrain (chutes de pierres, glissements de terrain...) — de la cartographie de l'aléa mouvement de terrain (les principes généraux, le paramètres principaux d'expertise, extraits de cartes...)
— de la qualification de l'aléa inondation,
— du principe de la révision de l'aléa inondation,
— de l'aléa inondation au droit des ouvrages de protection (intégration de l’aléa résiduel dans le PPR),
— de la zone réglementaire B2u (principes de détermination du secteur urbain à enjeux sécurisable).
Ravine Carambole :
La mairie informe la DEAL que les travaux sont terminés. Ils consistaient à intercepter les eaux de la ravine pour les rejeter dans la ravine Petite Ile. Le BRGM et la mairie vont faire une visite de terrain après la réunion.
La mairie indique à la DEAL qu’elle va lui transmettre les études réalisées ainsi que les plans de récolement dès réception de ces derniers (dans environ trois semaines).
PLU de la commune :
L'arrêt du PLU est prévu aux alentours du mois de février ou mars 2013.
Zone réglementaire B2u :
Les cartes de l'aléa mouvement de terrain ayant été portées à la connaissance de la mairie en juillet 2010, la DEAL rappelle à la mairie que :
“le principe de précaution doit être appliqué (article R111-2 du code de l'urbanisme), + les parcelles concernées par un aléa moyen, élevé ou très élevé mouvement de terrain sont
inconstructibles.
La zone réglementaire B2u permet d'ouvrir à l'urbanisation sous conditions des zones concernées par un aléa moyen mouvement de terrain, et situées dans les secteurs urbains à enjeux sécurisables (nécessite des critères clairs de détermination des secteurs urbains à enjeux, détermination de ces secteurs en concertation avec la commune en cohérence avec les projets d'aménagement, précision des règles de constructibilité dans ces
secteurs).
Les secteurs en aléa moyen en dehors des secteurs urbains à enjeux resteront inconstructibles. Les parcelles qui seront classées en zone réglementaire B2u seront constructibles uniquement après l'approbation du PPR multirisques « inondation et mouvement » de Petite Ile.
Dans ce cadre, la DEAL demande à la mairie de lui transmettre la liste des secteurs où des enjeux
communaux ont été identifiés. La mairie indique qu'elle n'a pas d'enjeu communal pour le moment.
La DEAL précise qu'elle souhaite travailler en concertation avec la marie (élus et services municipaux) pour la réalisation du projet de dossier PPR.Suite de la procédure :
La prochaine étape de la procédure d'élaboration du PPR de Petite Ile consiste à mettre à jour la cartographie de l'aléa inondation ainsi que celle de l'aléa mouvement de terrain (mise en cohérence aléas inondation/mouvement de terrain et litto 3D).
Un porter à connaissance des cartes inondation et mouvement de terrain sera fait, s'il y a des modifications.
Pour cela, la DEAL demande à la mairie de lui transmettre tous les éléments de connaissance dont elle
dispose (études hydrauliques, travaux effectués, phénomènes naturelles survenus). La mairie indique qu'elle n'a pas connaissances d'événements nouveaux depuis 1999.
L'objectif est de consulter officiellement la mairie sur un projet de dossier PPR au premier semestre 2013.
Éléments à transmettre par la mairie :
— Informations sur le PLU de la commune (zones U et AU).
— Schéma directeur des eaux pluviales approuvé,
— Études et plans de récolement des travaux de la ravine Carambole.
le chef du service risques nat
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Copie : Sous-préfecture de St-Paul, BRGM, DEAL / SADEC, Antenne Ouest, UPRNpm
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Liberté + Égalité + Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
MINISTÈRE DE L'ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE,
ET DE L'ÉNERGIE
Direction
de l'environnement, de
l'aménagement
et du logement de La Réunion
Service prévention des risques
naturels et routiers
Unité prévention des risques naturels
NiRéfer: n°2014 D F8 IDEAL/SPRINR/UPRN
Saint-Denis, le ? 9 OCT. 204
Le responsable de l'Unité Prévention
des Risques Naturels
à
Monsieur le Maire de Petite-Ile
Hôtel de Ville
192, rue Mahé de La Bourdonnais
97429 PÉTITE-ILE
| Compte rendu de la réunion technique du 19 août 2014
PPR «inondation et Mouvement de Terrain » de la commune de Petite-Ile
NOM ORGANISME
M. Serge HOAREAU Maire
M. Nicolas ETHEVE Adjoint en charge de l'Aménagement
M. Thierry MARCHAL DST
M. Lucien G. HOARAU L Responsable réseaux divers L
M. Armand POTHIN Responsable Service Urbanisme
M. Jean-François ETHEVE instructeur ADS
M. Olivier BIELEN DEAL / Prévention des Risques Naturels
M. Xavier PIERRE DEAL/ Prévention des Risques Naturels
M. Dominique BELLON DEAL/ Antenne Sud
M. Anthony REY BRGM
M. Olivier ROUZEAU BRGMEn réponse à la demande formulée par les services de la mairie de Petite-Ile en réunion avec l'Antenne Sud de la DEAL le 9 juillet 2014, et au vu de l'avancement des cartographies d'aléas sur le territoire communal, une réunion s'est tenue le 19 août 2014 à la mairie de Petite-lle concernant la présentation de la démarche d'élaboration des cartographies d’aléas du PPR «inondation et mouvement de terrain » sur la commune ainsi que les projets de cartographies.
1° Éléments introductifs apportés par la DEAL
Depuis le 19 décembre 2003, la commune de Petite-lle dispose sur son territoire d'un Plan de Prévention des Risques (PPR) d'inondation, et depuis le 7 juillet 2010 d'un Porter à Connaissance de la cartographie des aléas mouvement de terrain.
La cartographie des aléas est le résultat d'une phase technique menée par le BRGM faisant état à un instant T de la réalité topographique, géologique, morphologique du territoire pouvant déclencher des aléas naturels d'inondation et/ou de mouvements de terrain.
L'association de la collectivité à ce stade de l'élaboration du PPR permet, d'ajuster les cartographies de part sa connaissance historique et actuelle du territoire, notamment par la prise en compte de travaux pouvant entraîner une réduction du niveau d'aléas.
La suite de la procédure réglementaire d'élaboration du projet du PPR de Petite-Ile sera le lieu privilégié d'échanges afin de partager la traduction des aléas naturels en règlement d'urbanisme.
A noter qu'une première réunion technique s'était tenue le 20 septembre 2012 au démarrage de la procédure de révision.
2° Éléments introductifs apportés par la commune
M. le Maire est tout à fait favorable au temps d'échanges initié par cette réunion et précise qu'il conviendra de s'approprier les cartographies transmises et d'envisager dès à présent des visites de terrain pour partager et valider les projets de cartographies,
Il convient d'apporter localement une certaine finesse au travail réalisé à l'échelle du 1/5000 par le BRGM.
Par ailleurs, la commune reprend et finalise son Schéma Directeur des Eaux Pluviales (SDEP), notamment sur la Ravine du Pont, qu'il conviendra d'analyser et d'intégrer au besoin dans la cartographie des aléas inondation.
De plus, une révision du PLU est en cours et il convient d'assurer un bon « dialogue » entre les deux futurs règlements — PLU et PPR et pour ce faire, de minimiser le délais entre l'application d'un Porter à Connaissance et l'approbation du PPR de Petite-Ile.
3° Présentation du projet par la DEAL et le BRGM
copie de la présentation en pièce jointe4° Suites à donner
1) La DEAL remet en séance :
* un exemplaire AO des cartographies des aléas inondation (3 planches) et des aléas mouvement de terrain (3 planches) ;
* les fichiers SIG des aléas.
2) La commune transmettra à la DEAL pour la fin du mois de septembre ses observations sur les cartographies des aléas (sous forme d'un tableau avec n° de parcelles et observations) afin d'entreprendre des visites complémentaires de terrain pendant les congés scolaires d'octobre 2014.
3) Suite de la procédure :
Lorsque un aléa est identifié, il y a une obligation publique collective d'en informer les populations impactées et d'en tenir compte dans l'instruction des actes d'urbanisme. C'est donc tout le sens du Porter à Connaissance (prévu pour fin 2014), faisant par ailleurs l'objet de recommandations pour guider la collectivité dans sa mobilisation dans le droit des sols.
Le responsable de l'unité prévention
des risques naturels
K 2
Olivier BIELENPlan de Prévention
des Risques
CARTOGRAPHIE DES ALEAS
INONDATION et MOUVEMENT
DE TERRAIN
Commune de Petite-Île ls
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Réunion d'association ü,
j:
19 août 2014 l | pour .
l'avenir
Direction de l'Environnement del'Aménagementet dulLogement
PLAN de l'exposé
- Le PPR : portée et procédure
Les étapes de révision du PPR de Petite-Île
La phase technique : les études d'aléa
La suite de la procédure
DIN En EU TT CON]La portée d'un PPR
> Le PPR est un des outils de prévention des risques
> Il dresse un constat d'un état des lieux à un instant donné
et propose un classement
> Il peut évoluer dans le futur par révision (loi Grenelle Il-
décret juin 2011) pour prendre en compte des évolutions notables
> En revanche, le PPR :
° N'anticipe pas les actions de protection à venir (PAPI, réfections
d'ouvrages limitants, etc.)
° N'a pas vocation à définir ces dispositifs de protection ou de
réduction des aléas
° N'a pas vocation à pointer les causes passées des désordres
actuels
DEAL de lasRéunion
HERO Réunion association du 19 août 2014
La procédure d'élaboration d'un PPR
Projet de cartographie
d'aléa
até ioti ra —> Consultations Conseil Arrêté de prescription Projet de PPR municipal
Enquête publique
Consultations diverses
Porté à Connaissance |
Ÿ Erois éventuellement modifié
Mise en œuvre de l'IAL L
Annexion au PLU dans un ja 5 délai de 3 mois Arrêté d'approbation
<—
BRÉFET ME LA RÉGION LINE ON EU ET On)Les effets d'un PPR
Pour les collectivités:
> Un outil d'aménagement du territoire intégrant les risques qui
permet une ouverture raisonnée de l'urbanisation
> Un cadre d'instruction des autorisations d'urbanisme qui
s'appliquent aux biens existants et futurs
> Une servitude d'utilité publique qui affiche le risque, opposable
à toute personne publique ou privée et annexée au PLU
> Une obligation d'information du public (au moins tous les 2
ans) et de préparation à la gestion de crise (PCS à réaliser
dans un délai de 2 ans)
DECO ENTER NE
CHOSES NC Réünionsassociation du 19 août 2014
Les effets d'un PPR
Pour les citoyens :
> Un affichage clair du risque et des droits à construire
(Information Acquéreur-Locataire)
* Des règles d'urbanisme et de construction à respecter
> L'absence de modulation des franchises d'assurance (en cas
d'arrêté CAT NAT)
PRÈFET = ELA RÉGION DES OMEBLENTIION à |Historique du PPR de Petite-Île
- Approbation du PPR inondation : 19 décembre 2003
- Démarrage des études d’aléas « mouvement de terrain » : 2009 par
le BRGM
- PAC aléa « mouvement de terrain » : 7 juillet 2010
- Prescription PPR « inondation et mouvement de terrain » : 22 juillet
2010
rt LUE FAÇUSE
LIVE CM ENTER
CES AE GTR CHINE ET EE CIC TES CENT EE)
La phase technique
Caractérisation des aléas
RQUE FRANÇAIE
PRÉFET PE LA RÉGION DENON CR EEE nMéthodologie
> Collecte d'informations :
+ _ Enquêtes auprès de riverains et de la municipalité ;
*_ Archives communales, et archives des services de
l'État (DEAL notamment) ;
*_ Analyse bibliographique ;
*_ Exploitation de photos aériennes et du récent MNTR
de l'IGN (2012).
> Reconnaissance de terrain
e Relevés d'indices hydro-géomorphologiques, des
facteurs aggravants, précision du zonage
> Élaboration des cartes d'aléas :
e_2 cartes au 1/5000 et 1 plan général au 1/10 000
Le FuBUQUE ANGL
PRÉFET PE LA RÉGION DIE ON ELEC N I)
RÉUNION è PPR'Petite-île GONE EEE TE EC TES CREUSE EE
Les aléas mouvement de terrain
> Phénomènes :
Chutes de blocs, éboulements et
écroulements (P), glissements (G), érosion
(E)
> Facteurs de prédisposition aux instabilités
déterminent la susceptibilité donc la
répartition spatiale des phénomènes : relief,
géologie, couvert végétal.
> Facteurs aggravants :
Activité anthropique
- Déclencheurs :
Intempéries, séismes
PRÉFET Le 2 LA RÉGION DÉAL de la Réunion snQualification de l'aléa mouvement de terrain
Echelle à laquelle
l’aléa peut être traité Intensité du phénomène Niveau d’aléa
Echelle de la parcelle Paramètres géomorphologiques plutôt favorables — individuelle intensité prévisible limitée
Echelle du versant ou Contexte analogue aux zones d’aléa faibles, mais Moyen du regroupement de intensité prévisible plus marquée — possibilité propriétaires d'informations événementielles d'ampleur limitée
Paramètres géomorphologiques assez défavorables |
et/ou présence d'indices d'instabilité assez importante
en nombre modéré
Parades techniques
difficiles ou coûteuses
Pas de parade
technique
(financièrement
envisageable pour des
projets « classiques »)
Paramètres géomorphologiques défavorables et/ou
présence d'indices d'instabilité assez importante en
nombre marqué et/ou présence d'indices d’instabilité |
importante
DECO ETAT)
CELL TEE Réunionsassociation du SCORE
MST
NIVEAU D'ALEA
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PRÈFET st ELA RÉGION DEA dei la Réunion an’ Extrait carte : aléa mouvement de terrain
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NIVEAU D'ALEA
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GLS CES OT CET NET CC TE LC CT
Le PPRi de Petite-Île de 2003 :
Aléa « inondation » centennale déterminé à partir
du STPC (août 1991) actualisé par des études
ponctuelles
Révision de l’aléa :
- Inondation par débordement de ravines ;
- période de retour centennale (Q100) ;
- approche naturaliste — pas de modélisation.
2
5 Si:
ï £u Bg N Paramètres considérés : 83 Ês
Hauteur de submersion ; de ANNE -Hauteur de submeïrsion ; # SES 59 ÈS S 22 2 DR PT NN -vitesse d'écoulement ; g À se 55 EN N . : ES Ds N -Transport solide. & SEEN EE En SES
Len, a . LS tou Sunadule_ Sony | L
CNE ë Au ur acute non port =
pen _0,80m/s 0,75ms T.00ms 125m/s
faibles moy: it fortes trés fortes = =
ELARÉGION NE ETEUT nA URLQUE PASqUEE
PRÉFET DELA RÉGION
RÉUNION
PRÉFET ELA RÉGION.
Qualification de l'aléa inondation
>Aléa fort :
-* hauteur d'eau en crue centennale supérieure ou égale à 1 m, et/ou régime torrentiel |
+ chenal d'écoulement principal de la crue de référence
>Aléa moyen :
. zone inondée en crue centennale avec des hauteurs d'eau comprises entre 0,5 et 1 | m et régime non torrentiel
>Aléa faible :
+ zone inondée en crue centennale avec des hauteurs d'eau comprises entre 0,2 et 0,5 m et régime non torrentiel
LANSCOMENTATTECON
ETES AE Réun1onMasSOC1AtIONNUUMISAOTEN2014
ca La dép ak
DO2Fr ce jusqu’à la cote 285 m NGR -F8
La ravine Carambole est busée sous le stade. Mais cet ouvrage n'empêche pas les débordements sur la rue du stade puis sur le club de tennis et enfin sur le stade lui- même. La lame d'eau s'étale alors sur le stade de football et peut déverser en
plusieurs points à l'aval du stade.
La ravine Carambole ressort au niveau de la rue des Letchis. Les aménagements
réalisés depuis 1982 permettent une bonne évacuation des eaux de la ravine Carambole mais les débordements restent encore envisageables.
Lors du cyclone Hyacinthe, les habitations situées au n° 10 et n° 12 de la rue des Letchis ont été particulièrement touchées par les débordements de la ravine.
LES OM EST CN)
15
Extrait carte : aléa inondation (PPRi 19/12/03)
LEGENDE:
1° 1 temps de retour 18,30 et 109 ans
Courbe enveloppe délimitant Ia zone d'aléa fort (Hauteurs d'eau supérieures ou égales à 1,00 mêtres
‘eUou régime lorrenbeï)
Courbe enveloppe délimitant la zone d'aléa moyen {Hautours d'aau inlorouros ou égalesà 1,00 mètres
EUou régime lorrene))
Ravine eU ou cours d'eau (as fon)
Axe d'écoutemont priiégié, déversement sur a chauss60
Rappel correspondant aux nolos do train détailéos dans le texte du rapport
Rappel du numéro de la fiche des borderaaux d'inondation DDE -CEA
Nom de la ravine
Débh de crue issus des STPC
Remarques tréos des STPC, des études complémentaires el des enquêtes de terrain
snExtrait carte : aléa inondation (PPRi 19/12/03)
Pour da fnpasss des Cacoliars es ouchée
parurs lame dvau a'1,00 md'épaisseur
° Ravine du Pont - P6
Au voisinage de l'exutoire en mer de la ravine du Pont, le pluvial de la RN2 déverse
en direction d'une zone fortement urbanisée el inonde 4 ou 5 habitations riveraines de l'impasse des Cocotiers. Le n° 9 de l'impasse des Cocotiers est particulièrement
exposé à ces débordements : Zone d'Habitat Précaire du type (P).
+ Pluvial de la RN2 au niveau de Grand-Anse — C2
nn Le pluvial de la RN2 et de la route parallèle déverse au niveau d'habitations riveraines
qui sont donc exposées à des débordements en nappe.
PRÈFET E LA RÉGION DEAL de latRéunion
RÉUNION DL SC ES 40 GET CNE CET UC NC TS CE CITE)
Niveau d'aléa :
B FORT
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PRÈFET ELA RÉGION DIN EU ET) snExtrait carte : aléa inondation (07/2014)
de |
Niveau d'aléa :
M FORT
El MOYEN
FAIBLE
NUL
0 250 RS,
Mètres
> Ruissellement pluvial de la RN2 vers les habitations à l'aval non pris en compte
UuQuE Pasquie
DEAL de lasRéunion
DEEE 0 Réunions association du CRETE
Étapes à venir
- Présentation des cartographies des aléas inondation et mouvement de
terrain : 19 août 2014 ;
- Retour mairie sur les cartographies : fin septembre 2014 (cf. réunion du 09/07/14) ;
- Visites de terrain des secteurs à enjeux pour affiner le zonage des aléas : octobre 2014 (cf. réunion du 09/07/14) ;
- Porter à Connaissance par le Préfet.
nn DANONE CUT CON]Liberté « Liberté » Bgelué + Fraternité Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
MINISTÈRE DE L'ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE,
ET DE L'ÉNERGIE
Direction
de l'environnement, de
l'aménagement Saint-Denis, le 7 N
et du logement de La Réunion Û 20 Î4
Service prévention des risques
naturels et routiers
Unité prévention des risques naturels
Le responsable de l'Unité Prévention
des Risques Naturels
à
Monsieur le Maire de Petite-lle
Hôtel de Ville
192, rue Mahé de La Bourdonnais
97429 PETITE-ILE
N\Réfer: n°2014 403 IDEAL/ISPRINR/UPRN
Compte rendu de la réunion technique du 28 octobre 2014
PPR « Inondation et Mouvement de Terrain » de la commune de Petite-Ile
NOM | ORGANISME
M. Serge HOAREAU | Maire
M. Nicolas ETHEVE Adjoint en charge de l'Aménagement
M. Eric LEBON |Adjoint en charge des travaux
M. Mickaël GIGAN | Conseiller délégué à l'urbanisme
M. Johnny BOISVILLIERS DGS
M. Lucien HOAREAU | Responsable Réseaux
M. Armand POTHIN Responsable Service Urbanisme et Foncier
M. Olivier BIELEN IDEAL/ Prévention des Risques Naturels
M. Anthony REY |BRGM
Cette réunion, organisée à l'initiative des services de la mairie de Petite-lle, fait suite à
celle du 19 août 2014 présentant en mairie les projets de cartographie des aléas inondation et mouvement de terrain, respectivement actualisés ou finalisés par le BRGM au premier semestre 2014 sur l'ensemble du territoire communal.1° Éléments introductifs apportés par la DEAL
Cette réunion a pour objet de présenter les observations de la commune sur les cartes d'aléas transmises en réunion le 19 août 2014, attendues à l'origine pour fin septembre et transmises in fine le 23 octobre 2014 aux services de la DEAL. M. Bielen remercie M. le Maire et ses services pour cette transmission et confirme l'intérêt de cette réunion d'échanges afin qu'elle et son partenaire technique le BRGM puissent s'approprier les demandes communales de justification et de précision au besoin des aléas.
2° Éléments introductifs apportés par la commune
M. le Maire indique que ses services ont travaillé de manière conséquente pour s'approprier les cartographies transmises en août 2014, élaborer une liste d'observations référencées (numéros de parcelles et de planches cadastrales, extraits cadastraux, classement réglementaire au PLU) et étayées pour apporter les éléments techniques fondant les demandes communales de précisions et d'amendements des cartes d'aléas. Des visites de terrain devront par la suite être organisées entre partenaires.
3° Echanges tenus en réunion
Les participants à la réunion parcourent la liste des 41 observations communales pour échanger point par point sur celles-ci, à l'appui des éléments cartographiques. In fine, les remarques et demandes communales relèvent de plusieurs ordres: modification d'emprise, identification et recalage d'axe d'écoulement et de thalwegs, degré d'intensité des aléas et intégration de travaux réalisés.
Des premiers éléments de réponse sont apportés en séance par la DEAL et le BRGM. Les observations sont bien assimilées et permettent de se projeter dans leur traitement. Le projet communal de création de la ZAC Cambrai (13 ha, 8 millions d'euros) est évoqué, ainsi que les travaux projetés sur la Ravine Dupont (endiguements dans le cadre d'une DUP) et le cimetière.
4° Suites à donner
1) Le BRGM traitera dans un premier temps au bureau les 41 observations communales puis proposera, après échanges avec la DEAL, les visites de terrain lui apparaissant nécessaire. Celles-ci seront organisées en présence des services communaux. Pour des questions de programmation des autres démarches en cours d'élaboration et/ou révision des PPR naturels à l'échelle de l'île et de plan de charge du BRGM, l'opportunité qui se présentait de faire ces visites fin octobre 2014 ne peut être retenu. Il est convenu que celles-ci se feront pendant les congés scolaires de mars 2015, afin que puisse participer l'ensemble des acteurs communaux suivant ce dossier.
2) La commune transmettra à la DEAL les versions informatiques des 41 observations remises sous forme papier le 23 octobre. Afin de commencer à se projeter sur la future traduction réglementaire des aléas, il est convenu par ailleurs que la commune identifie d'ici à mars 2015 les enjeux présents sur son territoire, ainsi que les futurs enjeux identifiés ou planifiés (projet d'équipement public structurant, projet touristique, ZAC, etc.).
Le responsable de l'unité prévention
des ti s naturels
Copie à : Sous-Préfecture de St-Pierre, DEAL (Antenne Sud, SADEC), BRGM"#18
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D:PPR « inondation et Mouvements de terrain »
commune de Petite-Ile
Bilan de la concertation Mars 2017
Annexe 2 : Consultations officielles
courriers et accusés de réception
avis du conseil municipal
55erLiberté » Ége .
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT, DE L'ÉNERGIE ET DE LA MER
Direction de l'Environnement, Saint-Denis, le
de l'Aménagement et du Logement ‘ ê b DEC. A! ê
de La Réunion
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Service prévention des risques naturels et routiers Le directeur de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Nos réf. : 2016/6 3 ‘+ /SPRINR/UPRN à Vos réf. :
Affaire suivie par : Xavier PIERRE “ 5
xavier.pierre@developpement-durable.gouv.fr Monsieur le Maire de la Petite-Île
Tél. : 0262 40 28 51 - Fax : 0262 40 28 88 Hôtel de Ville
.
192, rue Mahé de Labourdonnais
BP 63
97 429 LA PETITE-ILE CEDEX
Objet : Projet de Plan de Prévention des Risques (PPR) naturels prévisibles relatif aux phénomènes d'inondations et mouvements de terrain sur la commune de Petite-Île — Consultation Officielle
P.. : - 1 dossier PPR en communication et un accusé de réception
- 1 courrier de réponses suite à votre courrier daté du 27 septembre 2016
Monsieur,
L'élaboration du Plan de Prévention des Risques (PPR) naturels prévisibles multi-risques de
la commune de Saint-Benoît a été prescrite par arrêté préfectoral n° 2016-2583/SG/DRCTCV du
13 décembre 2016 pour prendre en compte les risques liés aux inondations et aux mouvements de
terrain caractérisés sur votre commune.
Les cartographies actuelles sont l'aboutissement de nombreuses études et d'amples
phases de concertation entre vos services et ceux de la Direction de l'Environnement, de
l'Aménagement et du Logement (DEAL) depuis 2010, plus particulièrement depuis l'année 2014. Les services de l'Etat vous ont ainsi adressé un porter à connaissance des aléas « inondation » et
« mouvements de terrain » daté du 05 avril 2016, actualisant la cartographie des aléas « inondation »
de décembre 2003 et celle des aléas « mouvements de terrain » de juillet 2010.
Une réunion de présentation du projet de PPR s'est tenue le 1° avril 2016 dans vos locaux
afin, dans un premier temps, de vous exposer le projet de traduction réglementaire des aléas naturels caractérisés sur votre commune et dans un second temps, de recueillir vos premières observations. A cet effet, par courrier daté du 27 septembre 2016, vous sollicitez une nouvelle analyse du zonage de seize (16) parcelles. Une réponse détaillée pour chaque secteur concerné avec une analyse
technique est jointe au présent courrier. Le projet de PPR que nous vous soumettons intègre dors et
déjà, dans la mesure du possible, les modifications réglementaires et amendements proposés, expertisés depuis avril 2016 par mes services.
Conformément aux dispositions de l'article R 562-7 du code de l'environnement et de
l'article 1 de l'arrêté préfectoral 1864 du 20 septembre 2016 me portant délégation de signature
Horaires d'ouverture : 8h30-11h30 / 13h30-15h15
Tél. 02 62 40 26 26- Fax 02 62 40 27 27
Deal 2, rue Juliette Dodu - CS 41 009 - 97743 Saint-Denis cedex 9
www.reunion.developpement-durable.gouv.frnotamment pour les courriers de consultation des partenaires institutionnels sur les projets de PPR avant enquête publique, je vous adresse aujourd'hui le projet de PPR pour recueillir l'avis de l'organe
délibérant de la commune. Le délai réglementaire pour recueillir cet avis est de deux mois à
compter de la réception du présent PPR.
Je vous rappelle qu'à la suite du recueil de cet avis, le projet de PPR pourra être modifié pour
tenir compte de vos remarques et qu'ensuite il sera soumis également à une enquête publique, que
la préfecture envisage d'organiser avec votre concours durant le premier semestre 2017, avant d'être
approuvé par arrêté préfectoral. En tant que servitude d'utilité publique, il devra être annexé au
document d'urbanisme de la commune de Petite-Île dans un délai de trois mois à compter de la date
d'approbation, conformément à l'article L.151-43 du code de l'urbanisme.
Enfin, je vous serais obligé de bien vouloir me retourner l'accusé de réception ci-joint, une
fois le dossier de PPR en votre possession.
Mes services se tiennent à votre disposition pour de plus amples renseignements.
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.
Le directeur de l'Environnement, de
l'Aménagement et du Logement b. |
‘Ivan MARTIN
copie à : Préfecture, DEAL(SPRINR/UPRN), Sous-préfecture de St-Pierre
Horaires d'ouverture : 8n30-11h30 / 13h30-15h15
Tél. 02 62 40 26 26- Fax 02 62 40 27 27
Deal 2, rue Julielte Dodu - CS 41 009 - 97743 Saint-Denis cedex 9
www.reunion.developpement-durable. gouv.frLiberté » Égalité + Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PREFET DE LA REUNION
DIRECTION DE L'ENVIRONNEMENT, DE
L’AMENAGEMENT ET DU LOGEMENT
Service Prévention des Risques Naturels et
Routiers
Unité Prévention des Risques Naturels
N°
ACCUSE DE RECEPTION
Je soussigné : M. VE Low AK {
en qualité de :
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domicilié à : Û bb le
accuse réception
du dossier relatif à la consultation officielle sur le projet de plan de prévention des risques
naturels (PPRN) prévisibles «inondation et mouvements de terrain » de la commune de
Petite-Île.
1)
Faità | Al }e re Z 31121 24
Cachet Signature de l’intéressé
DEAL RÉUNION - 2 RUE JULIETTE DODU CS 41 009 - 97743 SAINT-DENIS CEDEX 9 Téléphone : 02 62 40 26 26 — Télécopie : 02 62 40 27 27LEE.
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LRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT, DE L'ÉNERGIE ET DE LA MER
Direction de l'Environnement, Saint-Denis, le ? 2 DEC. 2016 de l'Aménagement et du Logement
de La Réunion
Service prévention des risques naturels et routiers Le directeur de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Nos réf. : 2016/€;33 ISPRINR/UPRN à
Vos réf. :
Affaire suivie par : : LE
xavier.pierre@developpement-durable.gouv.fr Monsieur le Président
Tél. : 0262 40 28 51 - Fax : 0262 40 28 88 de la CIVIS 29, route de l'Entre-Deux
BP370
97410 Saint-Pierre — Pierrefonds
Objet: Projet de Plan de Prévention des Risques (PPR) naturels prévisibles relatif aux phénomènes
d'inondations et mouvements de terrain sur la commune de Petite-Île - Consultation officielle.
P.J. : 1 dossier PPR en communication et un accusé de réception.
Monsieur,
L'élaboration du Plan de Prévention des Risques (PPR) naturels prévisibles multi-risques de la commune de Saint-Benoît a été prescrite par arrêté préfectoral n° 2016-2583/SG/DRCTCV du 13 décembre 2016 sur la base des études récentes menées depuis 2010. Le projet est aujourd'hui en phase officielle de consultation des partenaires.
Conformément aux dispositions de l'article R 562-7 du code de l'environnement et de
l'article 1 de l'arrêté préfectoral 1864 du 20 septembre 2016 me portant délégation de signature
notamment pour les courriers de consultation des partenaires institutionnels sur les projets de PPR avant enquête publique, je vous adresse donc aujourd'hui le projet de PPR pour recueillir l'avis de
l'organe délibérant de la CIVIS. Le délai réglementaire pour recueillir cet avis est de deux mois à compter de la réception du présent PPR.
Je vous rappelle qu'à la suite du recueil de cet avis, le projet de PPR pourra être modifié pour
tenir compte de vos remarques et qu'ensuite il sera soumis également à une enquête publique avant d'être approuvé par arrêté préfectoral. En tant que servitude d'utilité publique, il devra être annexé au document d'urbanisme de la commune de Petite-Île dans un délai de trois mois à compter de la date d'approbation, conformément à l'article L.151-43 du code de l'urbanisme.
Horaires d'ouverture : 8h30-11h30 / 13h30-15h15
Tél. 02 62 40 26 26- Fax 02 62 40 27 27
Deal 2, rue Juliette Dodu - CS 41 009 — 97743 Saint-Denis cedex 9
www.reunion.developpement-durable.gouv.frEnfin, je vous serais obligé de bien vouloir me retourner l'accusé de réception ci-joint, une
fois le dossier de PPR en votre possession.
Mon service se tient à votre disposition pour de plus amples renseignements.
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.
Le directeur de l'Environnement, de
l'Aménagement et du Logement
Le Directeur Adjoint DMZ
Responsable Gestion de crise
Ivan MARTIN
copie à : Préfecture, DEAL(SPRINR/UPRN)
www.reunion.developpement-durable.gouv.frLiberté + Égalité + Fraternité
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PREFET DE LA REUNION
DIRECTION DE L'ENVIRONNEMENT, DE
L’AMENAGEMENT ET DU LOGEMENT
Service Prévention des Risques Naturels et
Routiers
Unité Prévention des Risques Naturels
N°
ACCUSE DE RECEPTION
Je soussigné :
en qualité de :
domicilié à :
accuse réception
du dossier relatif à la consultation officielle sur le projet de plan de prévention des risques naturels (PPRN) prévisibles « inondation et mouvements de terrain » de la commune de Petite-Île.
Cachet Signature de l’intéressé
DEAL RÉUNION - 2 RUE JULIETTE DODU CS 41 009 - 97743 SAINT-DENIS CEDEX 9 Téléphone : 02 62 40 26 26 - Télécopie : 02 62 40 27 27LEEL
LRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT, DE L'ÉNERGIE ET DE LA MER
Direction de l'Environnement, Saint-Denis, le 9 ? ‘ ANS
de l'Aménagement et du Logement 2 DEC. A6
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Service prévention des risques naturels et routiers Le directeur de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Nos réf. : 2016/6325 ISPRINR/UPRN à Vos réf. :
Affaire suivie par : : En
xavier.pierre@developpement-durable.gouv.fr Monsieur le Président
Tél. : 0262 40 28 51 - Fax : 0262 40 28 88 de la chambre d'agriculture 24 rue de la Source
BP 134
97463 Saint Denis Cedex
Objet : Projet de Plan de Prévention des Risques (PPR) naturels prévisibles relatif aux phénomènes
d'inondations et mouvements de terrain sur la commune de Petite-Île - Consultation officielle.
P.J. : 1 dossier PPR en communication et un accusé de réception
Monsieur,
L'élaboration du Plan de Prévention des Risques (PPR) naturels prévisibles multi-risques de
la commune de Petite-ÎLe a été prescrite par arrêté préfectoral n° 2016-2483/SG/DRCTCV du 13
décembre 2016 sur la base des études récentes menées depuis 2013. Le projet est aujourd'hui en phase officielle de consultation des services.
Conformément aux dispositions de l'article R 562-7 du code de l'environnement et de
l'article 1 de l'arrêté préfectoral 1864 du 20 septembre 2016 me portant délégation de signature
notamment pour les courriers de consultation des partenaires institutionnels sur les projets de PPR avant enquête publique, je vous adresse donc aujourd'hui le projet de PPR pour recueillir l'avis de l'organe délibérant de la Chambre d'Agriculture. Le délai réglementaire pour recueillir cet avis est de deux mois à compter de la réception du présent PPR.
Je vous rappelle qu'à la suite du recueil de cet avis, le projet de PPR pourra être modifié pour
tenir compte de vos remarques et qu'ensuite il sera soumis également à une enquête publique avant d'être approuvé par arrêté préfectoral. En tant que servitude d'utilité publique, il devra être annexé au document d'urbanisme dans un délai de trois mois à compter de la date d'approbation, conformément à l'article L.151-43 du code de l'urbanisme.
Horaires d'ouverture : 8h30-11h30 / 13h30-15h15
Tél. 02 62 40 26 26- Fax 02 62 40 27 27
Deal 2, rue Juliette Dodu - CS 41 009 - 97743 Saint-Denis cedex 9
www.reunion.developpement-durable.gouv.fr
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ETEnfin, je vous serais obligé de bien vouloir me retourner l'accusé de réception ci-joint, une fois le dossier de PPR en votre possession.
Mes services se tiennent à votre disposition pour de plus amples renseignements.
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.
Le directeur de l'environnement, de
l'aménagement et du logement
Le Directeur Adjoint DMZ
Responsable Gestibn de crise
Chef du Pôle Risques
Ivan MARTIN
copie à : Préfecture, DEAL(SPRINR/UPRN)
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RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PREFET DE LA REUNION
DIRECTION DE L'ENVIRONNEMENT, DE
L’AMENAGEMENT ET DU LOGEMENT
Service Prévention des Risques Naturels et
Routiers
Unité Prévention des Risques Naturels
N°
ACCUSE DE RECEPTION
Je soussigné : M. yaZ V4 1 «a rfi
do Piece. en qualité de :
domicilié à :
accuse réception
du dossier relatif à la consultation officielle sur le projet de plan de prévention des risques
naturels (PPRN) prévisibles « inondation et mouvements de terrain » de la commune de
Petite-[le.
Cachet k csliure Signature de l’intéressé
DEAL RÉUNION - 2 RUE JULIETTE DODU CS 41 009 — 97743 SAINT-DENIS CEDEX 9
Téléphone : 02 62 40 26 26 - Télécopie : 02 62 40 27 27Liberté « té » Fraternité
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MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT, DE L'ÉNERGIE ET DE LA MER
Direction de l'Environnement,
de l'Aménagement et du Logement
de La Réunion es
Service prévention des risques naturels et routiers
Nos réf. :2016/ 6 4 © ISPRINR/UPRN Vos réf, :
Affaire suivie par :
Xavier.pierre@developpement-durable.gouv.fr
Tél. : 0262 40 28 51 - Fax : 0262 40 28 88
Saint-Denis, le 2 2 DEC. 2016
Le directeur de l'environnement, de l'aménagement
et du logement
à
Monsieur le directeur de l'ONF
Colline de la Providence
97 488 SAINT DENIS CEDEX
Objet : Projet de Plan de Prévention des Risques (PPR) naturels prévisibles relatif aux phénomènes d'inondations et mouvements de terrain sur la commune de Petite-Ile.
PJ : 1 dossier PPR et un accusé de réception.
L'élaboration du Plan de Prévention des Risques (PPR) relatif aux phénomènes d'inondation et de mouvements de terrain de la commune de la Petite-Île a été prescrite par arrêté préfectoral n° 2016-2483/SG/DRCTCV du 13 décembre 2016. Le projet du PPR a fait l'objet d'une étroite concertation avec la commune de la Petite-Île, notamment depuis 2014.
Dans le cadre de la phase de consultation sur ce projet, et conformément à l'article 5 de l'arrêté cité ci-dessus, je vous prie d'adresser à mes services (SPRINR / UPRN), dans un délai de deux mois à compter de la réception du présent courrier, vos observations éventuelles sur le projet ci-joint de PPR. Passé ce délai, votre avis sera réputé favorable.
Je vous rappelle qu'à la suite du recueil de cet avis, le projet de PPR pourra être modifié pour tenir compte de vos remarques et qu'il sera soumis à une enquête publique conformément à l'article R.562-8 du code de l'environnement, avant d'être approuvé par arrêté préfectoral.
Mes services se tiennent à votre disposition pour de plus amples renseignements.
copie à : Préfecture, DEAL(SPRINR/UPRN)
www. reunion.developpement-durable.gouv.fr
Le directeur de l'Environnement, de
l'Aménagement et du Logement
Le Directeur Adjoint DMZ
Responsable Gestion de crise
Chef du Pôle
van MARTIN
Horaires d'ouverture : 8h30-11h30 / 13h30-15h15
Tél. 02 62 40 26 26- Fax 02 62 40 27 27
Deal 2, rue Juliette Dodu - CS 41 009 - 97743 Saint-Denis cedex 9ELLiberté » Égalité » Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PREFET DE LA REUNION
DIRECTION DE L'ENVIRONNEMENT, DE
L’AMENAGEMENT ET DU LOGEMENT
Service Prévention des Risques Naturels et
Routiers
Unité Prévention des Risques Naturels
N°
ACCUSE DE RECEPTION
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Je soussigné: M. CE QUE LE. ee
en qualité de :
domicilié à : QE _#r EN
accuse réception
du dossier relatif à la consultation officielle sur le projet de plan de prévention des risques
naturels (PPRN) prévisibles « inondation et mouvements de terrain » de la commune de
Petite-Île.
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Cachet Signature de l’intéressé
DEAL RÉUNION - 2 RUE JULIETTE DODU CS 41 009 - 97743 SAINT-DENIS CEDEX 9
Téléphone : 02 62 40 26 26 -Télécopie : 02 62 40 27 27LEE.
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L]RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT, DE L'ÉNERGIE ET DE LA MER
Direction de l'Environnement, Saint-Denis, le" eng
de l'Aménagement et du Logement + 2e #ÿ
de La Réunion Bees
Service prévention des risques naturels et routiers Le directeur de l'environnement, de l'aménagement
et du logement
Nos réf, : 2016/ € 4 L JSPRINR/UPRN à Vos réf, :
Affaire suivie par : à x xavier.pierre@developpement-durable.gouv.fr Monsieur le directeur de la DAAF Tél. : 0262 40 28 51 - Fax : 0262 40 28 88 Boulevard de la Providence
97 489 SAINT DENIS CEDEX
Objet : Projet de Plan de Prévention des Risques (PPR) naturels prévisibles relatif aux phénomènes d'inondations et mouvements de terrain sur la commune de Petite-Ile.
PJ : 1 dossier PPR et un accusé de réception.
SRE L'élaboration du Plan de Prévention des Risques (PPR) relatif aux phénomènes d'inondation
et de mouvements de terrain de la commune de Petite-Île a été prescrite par arrêté préfectoral n° 2016-2483/SG/DRCTCV du 13 décembre 2016. Le projet du PPR a fait l'objet d'une étroite F concertation avec la commune de la Petite-Île, notamment depuis 2014.
Dans le cadre de la phase de consultation sur ce projet, et conformément à l'article 5 de l'arrêté cité ci-dessus, je vous prie d'adresser à mes services (SPRINR / UPRN), dans un délai de deux mois à compter de la réception du présent courrier, vos observations éventuelles sur le projet ci-joint de PPR. Passé ce délai, votre avis sera réputé favorable.
Je vous rappelle qu'à la suite du recueil de cet avis, le projet de PPR pourra être modifié pour tenir compte de vos remarques et qu'il sera soumis à une enquête publique conformément à l'article R.562-8 du code de l'environnement, avant d'être approuvé par arrêté préfectoral.
Mes services se tiennent à votre disposition pour de plus amples renseignements.
Le directeur de l'Environnement, de
l'Aménagement et du Logement
Le Directeur Adjoint DMZ
Responsable Gestion de crise
Chef du Pôle Risques
copie à : Préfecture, DEAL(SPRINR/UPRN)
Horaires d'ouverture : 8n30-11h30 / 13h30-15h15
Tél. 02 62 40 26 26- Fax 02 62 40 27 27
Deal 2, rue Juliette Dodu - CS 41 009 - 97743 Saint-Denis cedex 9 www.reunion.developpement-durable.gouv.frLiberté » Égalité « Fraternité
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PREFET DE LA REUNION
DIRECTION DE L'ENVIRONNEMENT, DE
L’AMENAGEMENT ET DU LOGEMENT
Service Prévention des Risques Naturels et
Routiers
Unité Prévention des Risques Naturels
N°
ACCUSE DE RECEPTION
Je soussigné : M. V j T1 Hart”
en qualité de : DDAF
domicilié à :
accuse réception
du dossier relatif à la consultation officielle sur le projet de plan de prévention des risques
naturels (PPRN) prévisibles « inondation et mouvements de terrain » de la commune de
Petite-Île.
Fait à _STDENS te 23112) DU
Cachet Signature de l’intéressé
DEAL RÉUNION - 2 RUE JULIETTE DODU CS 41 009 - 97743 SAINT-DENIS CEDEX 9
Téléphone : 02 62 40 26 26 - Télécopie : 02 62 40 27 27EEE
EL, :
àDEPARTEMENT
DE LA'REUNION
ARRONDISSEMENT DE
SAINT-PIERRE
CANTON
DE PETITE-ILE
OBJET :
Plan de Prévention
des Risques (PPR) —
NOTA - Le Maire certifie
que le compte rendu de cette
délibération a été affiché à la
porte de la Mairie
Le 20 FEV. 20
que la convocation du
Conseil avait été faite
Le 15 février 2017
et que le nombre des
membres en exercice est de
33.
Commune de Petite - Ile
EXTRAIT DU PROCES-VERBAL
DES
DELIBERATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL
du 23 février 2017
L'an deux mille dix-sept, le vingt-trois février, le Conseil
Municipal de la Commune de PETITE-ILE étant assemblé en session
ordinaire, au lieu habituel de ses séances, après convocation légale,
sous la présidence de Monsieur Serge HOAREAU, Maire.
ETAIENT PRESENTS :
MM. HOAREAU Serge, FORT Olivier, SEVERIN Mimose,
MALET Ludovic, GENNEPY Clarisse, ETHEVE Nicolas, MERIEL Nadège, LEBON Eric, LEBON Gino, ANTOU Anne Gaëlle,
ETHEVE Patricia, MUSSARD Emmanuelle, ROBERT/PAYET Anne
Constance, GIGAN Mickaël, PRUGNIERES Sophia, SEBODIER
Pascal, LAVERGNE Christophe, SEVERIN Roseline, BENARD
Didier Jean-Jacques, PAYET Sandrine, HOARAU Jean Denis,
BALMANN Antoine, PRUGNIERES Pascal, VITRY Chantale, LEBON Fabrice, MUSSARD Marie Claire.
ETAIENT REPRESENTES :
MM. TURPIN Laëtitia - LEBON Natacha - GRONDIN Jean-
Noël.
ETAIENT ABSENTS :
MM. TAMTBON Jean Noël, LAURET Guillaume - HOARAU
Brigitte - MEZINO Alice.
Il a été procédé, conformément à l'article L 2121.15 du Code
Général des Collectivités Territoriales à l'élection d'un secrétaire pris
dans le sein du Conseil : Monsieur Ludovic MALET a été désigné
pour remplir ces fonctions.
Monsieur le Président a ouvert la séance et a rappelé l'ordre du
jour :
Affaire n° 2017/1/16
Plan de Prévention des Risques (PPR) -
Avis de la Collectivité.Le Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) est élaboré sous l'autorité du préfet en
associant les collectivités locales dans une démarche de concertation.
Il est annexé après enquête publique et approbation au Plan Local d'Urbanisme (PLU) en tant que servitude d’utilité publique. Ses dispositions priment sur toute autre considération.
Les PPRN définissent les zones d’exposition aux phénomènes naturels prévisibles, directs ou indirects, et caractérisent l’intensité possible de ces phénomènes.
À l'intérieur de ces zones dites « d’aléa », les PPRN réglementent l’utilisation des sols, la façon de
construire, l’usage et la gestion des zones à risques dans une approche globale du risque. Les
réglementations s’appliquent tant aux futures constructions qu’aux constructions existantes dans le but de maîtriser et réduire leur vulnérabilité.
Le code de l’urbanisme dans son article L110 pose la prévention des risques naturels et technologiques dans ses principes. L’article L122-1 impose aux Scot de prendre en compte la prévention des risques
dans leur élaboration. |
Rappel du contexte sur Petite-Ile
Le 19 décembre 2003 : approbation du PPR inondation
Le 7 juillet 2010 : porté à connaissance de l’aléa « mouvement de terrain »
Le 19 août 2014 : présentation des nouvelles cartes d’aléas inondation et mouvement de terrain
28 octobre 2014 : présentation des remarques de la collectivité sur les cartes d’aléas.
Juillet 2015 : visite de terrain avec la DEAL, le BRGM et la Commune
1% avril 2016 : présentation du projet de règlement du PPR
Afin d’affiner le projet de PPR et la demande de la commune, quarante et un sites ont été visités
pour affiner les zones d’expositions, ce qui a permis de trouver un aboutissement acceptable pour beaucoup d’entre eux.
En date du 23 décembre 2016, la DEAL, service de l’Etat, a transmis le dossier de consultation du PPR en prévision de l’enquête publique. Après un travail de vérification, il apparaît qu’il reste encore
quelques points qui sont susceptible d’être améliorer :
1) Sur le centre-ville au niveau des parcelles BE 585 et 593 et 596, il a été apposé un aléa
mouvement de terrain qui n’existe pas dans la réalité ;
2) Au niveau des parcelles AO 480 à 485 et 489, il est prévu un aléa inondation moyen avec un aléa
mouvement de terrain moyen. Compte tenu de la topographie des lieux, ces deux aléas pourraient être resserrés afin d'y exclure les maisons déjà existantes
3) Sur l'allée des Bégonias, de la rue Paul Demange au chemin Karl de Lavergne, il a été mis un aléa
inondation parallèle à la ravine Cochon, qui n’existe pas dans la réalité du terrain.
4) Sur le Chemin Elie Gonthier vers les parcelles AK 540, 330, 331 329, il est prévu un aléa
règlementaire très élevé à cause d’un aléa mouvement de terrain moyen et d’un aléa inondation fort.
Il ne semble plus justifié dans la mesure où les débordements éventuels des eaux pluviales sur cette zone, ont été récupérées sur le chemin Venant en amont et déviées vers la ravine charrié. Cet aléa très élevé n’est plus justifié.5) Au croisement des rues Paul Demange et.Rue.de l’Anse sur.les parcelles BE 105, 1223, 1224 et
1221, il est un aléa règlementaire très élevé à cause d’un aléa mouvement de terrain fort et d’un aléa
inondation fort. Le niveau de cet aléa serait à diminuer car ce n’est que la naissance d’un talweg et que
l’aléa inondation a été a été diminué en amont
Le Conseil Municipal, après délibération, à l'unanimité, décide :
+ __ De donner un avis favorable au projet de PPR sous réserve de la prise en compte des cinq
points énumérés ci-dessus et d’y apporter les rectifications adéquates ;
°_ D’autoriser le Maire à signer tout document se rapportant à cette affaire.
Le présent document est certifié exécutoire,
compte-tenu de la réception en Sous-Préfecture, le...
et de sa publication en Mairie, le...