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unknown - 28 septembre 1986
Document publié le Dimanche 28 septembre 1986 par la commune de Pontfaverger-Moronvilliers.
Lien du pdf (unknown - 28 septembre 1986)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Culture et patrimoine, Justice et droit,
BULLETIN
PONTFABRICIEN VE
28 septembre 1986.1
10.
14.
SOMMAIRE
++
Préambule - Adresses utiles - une bibliothèque municipale ?
Avec nos amis de Hambourg
Comité d'animation - Floralies - Judo - Boule ferrée
Dossier : Pontfaverger : Eglises et Clergé
Les origines
L'église saint Médard
L'église saint Brice
L'église de 1913.1914
L'église de 1922.1927
Les curés de Pontfaverger
Prêtres, religieuses originaires de Pontfaverger
Vincent Abraham |
Boule ferrée (suite) - Tennis - Tennis de table
Ateliers et rencontre féminins - Les anciens - Football
Aide à domicile en milieu rural
Etat civil
de HUE NX XXPREAMBULE
Come prévu,ce"Bulletin pontfabricien N°4,qui vous donne en même temps quelques nouvelles des sociétés locales,a été consacré surtout à l'histoire des églises et du clergé de PONIFAVERGER à travers les siècles.Sans être exhaustive,cette étude qui est dûüe au travail conjugué de l'abbé Jean GOY et de Jean- Marie BOURDETTE ,permettra,nous l'espérons,une meilleure connaissance de notre passé.Il est incontestable que l'Eglise,les églises et les pasteurs ont fofondément marqué la vie de notre village.
Jusqu'à la Révolution, le terroir appartenait,come partout en France, à quelques seigneurs, comme notre gentilhomme PARISOT,ou les seigneurs de BETHENIVILLE et de SELLES,et,en grande partie,au clergé et aux congrégations religieuses:chapître de Notre-Dame,religieux de St Denis,Camélites, Templiers de MERLAN,etc Les dims,qui servaient de revenus à ces divers propriétaires à une époque où la terre était beaucoup mins rentable qu'aujourd'hui représentaient un rapport bien inférieur à celui des locations ou fermages d'aujourd'hui et n'avaient pas, loin s'en faut, l'importance de nos impôts actuels.En compensation,du reste, l'Eglise possédante jouait à travers tout le territoire,en plus de sa mission spirituelle,le double rôle du ministère de la SANTE et de 1'INSTRUCTION PUBLIQUE.De plus,si le niveau de vie de nos laboureurs ou de nos tisseurs des XVITI° et XIX°Siëcles était encore bien modeste, le rôle des différents pasteurs qu'a connus PONTFAVERGER fut bien d'aider matériellemnt et moralement nos compatriotes.Les diverses constructions d'églises montrent bien enfin le légitime besoin qu'éprouvaient nos pères de se réunir,dans l'affliction ou dans la joie,au sein de la comunauté solide d'une paroisse.
Le prochain BULLETIN(N°5)" sera consacré à l'histoire des Ecoles et des Maîtres ayant
exercé à PONTFAVERGER.Les Ws suivants chercheront à étudier l'agriculture et le vignoble, les usines et les ouvriers,les services de santé, la police et la gendammerie, la poste,les porpiers etc...Il y à encore beaucoup à faire!Nous espérons,peu à peu, pouvoir réaliser ce vaste programe pour votre plaisir,chers amis lecteurs.
La Rédaction
ADRESSES UTILES
I. 5.0.5. POMPIERS DE PONTFAVERGER
Téléphone du Chef de Corps : Luigino Lubiato : 26.48.72.52.
Il. GENDARMERIE : 26.48.72.04
II. MAISON MEDICALE DE PONTFAVERGER
Récemment inaugurée, rue de Selles. Elle met à votre disposition :
Deux médecins Docteur Chanel 26.48.72.47
Docteur Besson même numéro
Un dentiste Docteur Leminez 26.48.93.51
Deux kinésithérapeutes Mr Mélin 26.48.72.60
Mr Morel même numéro
Deux infirmières Mme Lepage 26.4B.91.15
Mne Bailly même numéro
Un taxi-ambulance Mr Schweitzer 26.48.76.94
IV. Mairie de Pontfaverger 26.48.72.09
ouverte tous les jours de semaine de 9 H. à 12 H.
Presbytère de Pontfaverger 26.48.72.05
UNE BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE ?
Le projet d'une"BIBLIOTHEQUE comunale" se précise.
En liaison avec le "Bibliobus" qui ne peut venir autant qu'il le voudrait,cette future bibliothèque a tout de même besoin de Tivres…..Déjà plusieurs personnes nous en ont déjà apporté.
ns ee qui voudraient se séparer de livres encore en bon état peuvent dès maintenant les apporter à la Mairie.
Une réunion aura lieu prochainement pour mettre au point cette réalisation avant l'hiver:elle sera indiquée par voie de presse.Tous ceux qui voudraient participer à la constitution et à la bonne marche de cette BIBLIOTHEQUE seront les bienvenus.
%QUELQUES NITES sur le 2d VOYAGE à HAMBOURG (ter au 4 mai 1966)
JADE ler MAL 1986 . . Départ à 5 h I0.Via StMasmes et Juniville nous atteignons la BELGIQE
où apparaissent au lever du jour de fortes gelées blanches. À l'hôtel lerie-château de OTEPPE, 1'"Hirondel le” {un peu en retard?):on nous avait oubliés!Les chauffeurs remplacent les serveuses.Café enfin,fort.… léger margarine. … mais du bon pain blanc et du jarbon,en plus..LIEGE Frontière belgo-allemande.Autobahn.ler arrêt,pour désaltérer des éternels assoiffés vers 11h20.2ëm arrêt vers 13 h pour pique-niquer ou déjeuner dans ur"snack".La chaleur se Fait sentir et nous avons pris du retard.Nous récupérons comte prévu René AFEIS sur la dernière aire d'arrêt.fl est près de I&h.11 nous ouvre militairement la route.Nous arrivons un peu avant I%h..Accueil au siêge du"VOLKSBUND". Le ‘scotch"dont sont bardés nos hôtes allemands et les badges fabriqués par Jean-Pierre permettent vite de se comaître mème sans se comprendre.
MMMGNER et TITIEL nous souhaîtent la bienvenue.M.BONGIR répond,aæu nom de
notre groupe. fl exalte l'amitié franco-allemande "qui doit bamir à jamais la loi des fusils".Il offre,de la part de la comune,une médaille à M4 HAGNER et TITIEL,ainsi que 24 bouteilles de champagne pour le "Volksbund” avec ure étiquette spéciale"Cuvée de l'amitié:Pontfaverger-Harbourg" qui plaira beaucoup: l'Hôtel de Ville de HAMBURG en demandera quelques exemplaires pour la collection officiellelM.Bourdette dit un mot en allemand pour offrir,au nom duC.A.P.,une série de 6 verres gravés aux anves de Pontfa et Harburg dans un joli paquet préparé par M.LIBERT, avec un mot traduit par M.Jean-Marie MCHAL,dans tme enveloppe pontfabricienne des"FLORALIES" à l'intention de chaque famille d'accueil.(ecun part avec son hôte, après une sympathique coliation,et va prendre un repos mérité.
VENREDI 2 MAI 1986
. Après une bonne nuit,on se retrouve au PORT à 8h45 toujours sœus un soleil radieux.Erbarquant dans une vedette;nous serons initiés pendant plus d'une heure aux mystères du port franc et du trafic maritime de HMBURG (6ème Port d'Europe) par un guide compétent dont les informations détaillées sont traduites par M.Marcel GIQUEL, le cordial Breton de Sarzeau.Nous sillonnons des kKilorètres à travers les quais, les radars, les entrepôts et les imposants cargos du monde entier(Russie, Pologne, Japon Grêce, Panama etc..)qui contrastent avec le vieux voilier que l'on remt en valeur.Dans les virages et les sillages des gros bateaux, la houle est parfois si forte que certaines se croient en haute mer... - ‘ À 10h45,avec un peu de retard,car le car est stationné assez’ loin,nous prenons la route de LUNBOURG,à 60 kms.C'est la ville de la déesse LUNA,qui doit son développement aux salines et aux transports du sel sur l'Elbe.Visite un peu au pas de charge de cette très attachante vieille ville:maisons anciemes,rues pittoresques dans le style nordique,betle église St Nicolas en briques,du début du XV° S.,sur le modèle des cathédra- les gothiques perspective trompeuse avec un subtil décalage des piliers(église deverue,après Ta Réforme,comm la plupart des églises de HAMBOURG et de cette région,un temple protestant).Après le moulin et la très rare grue en bois du XIV®S,nous sommes accueillis dans la três vieille brasserie qui a reconstitué un très intéressant musée de Ja fabrication de la bière.M.LAMBIN,qui a erbrassé un(e?)cycliste,car les Français, toujours galants,n'ont pas come piétons l'habitude de croîser des cyclistes sur la partie du trottoir qui leur est réservée.est emmené par MMTITTEL et LIBERT chez un médecin qui le soigne..äl'oeil.11 revient déguster,après une excel- lente soupe(spécialite de LUNEBOURG) ,un copieux déjeuner où ta bière,coulant à flots.est particulièrement appréciée à la table d'Albert SEVERS. : ‘ Nous filons ensuite à l'Hôtel de Ville,où l'Obertürgemmister nous attend,vaste collier au cou,sur lequel le DrZAHN;président du"Volksbund",va Te taquiner.….1 parle à la perfection un excellent allemend que nos interprètes préfèrent tout de âme traduire:il nous apprend qu'il à reçu le matin mème la délégation de CLAMAT,jurelée depuis I0 ans,tandis qu'une ville anglaïse,depuis 20 ans,et tne ville japonaise,cette amée, sont également jurelées avec LUNEBOURS.Mot d'accueil également du Conseiller d'Etat,président du"Volksbund” ‘de LONEEURG,et réponse du Dr ZAHN,au nom de HAMBURG.Maurice BONGUR remerciera chacun de leur chaleureux accueit,offrira au Bourgrestre une médaille au nom de la commune de PONIFAVERGER et au conseiller d'etat,en différé,le demrier ivre de P.DEMOUY sur la"Cathéarale de Reims"...Le maire nous invite à déguster le vin de la Moselle qui,nous assure-t-il,n'est pas salé...11 était plutôt ..sucré!
Au cours du vin d'honneur M.SCHNISA et le Bourgrestre vont découvrir qu'ils viennent tous les deux de Ta même ville de l'actuelle R.D.A. qu'ils ont quittée,après la querre,conme M.Titte. Visite guidée ensuite des três belles salles du RATHWS:grande salle d'honneur aux fresques intactes dans laquelle on pouvait entrer à cheval, salle du tribunal aux inscriptions gothiques et latines. On quitte un peu tard cette ville attachante qui a eu la chance de conserver son cadre médiéval;puis l'on regage "HAMBOURG en longeant ,au fil de l'Elbe, l'impressionante frontière entre la R.F.A et la R.D.A:vedettes de police,les sentinelles et les chiens policiers, les barbelés et les wiradors...On déguste en face au café un verre de bière en appréciant sa liberté...
Retour lent et pénible par la chaleur sur des routes assez mauvaises vers 1%h.La soirée étant Tibre,chacun 1'occupe à sa façon:les uns se retrouvent chez Rüdiger dont l'épouse sourit toujours plus fort que les phares pourtant lumineux de sa"Visa",qu'un malotru vieñt d'emboutir....Plusieurs dînent dans des restaurants le long de j'Elbe,où se mire le soleil couchant. .Michel FETTIG apprécie tout particulièrement la"soupe à 1'anguitle" (ALSSUPPE") dont 11 révait:i1 y trouve de tout{"alles"),maîs surtout des fruits douceâtres et un tout petit morceau d'anguille {"Als"},pour justifier le nom primitif.…..Mais tout le reste est délicieux et copieux.
SAMEDI 3 MAI 1986 . La mtmée était laissée libre.Chacun en a profité selon ses gôuts:Jardin botanique,avec interprète, S.V.P.(n'est-ce pas Claudette?) ,rusée de Peinture("Kunsthaïle"où l'on peut admirer de très beaux primitifs et des tableax de peintres français,comme 1a"MAW" de Manet,flêneries dans les magasins etc..Certains ont nême pu,gräce à la gentillesse de leurs hôtes, partir faire une grande excursion jusqu'äLUBECX et la mer BALTIQUE.Ceux- 1à,comaissaient déjà la "TOUR de TELEVISION" que la majorité du groupe alla visiter après un circuit en ville qui nous fit découvrir le"MIGÆL" {nom protestantisé de l'ex-église StMichel,point de repère des marins ,balcons,boi- series blanches et dorées du XVIII° S. belles orgues, impression d'un grand théâtre où les officiants déarbulent revé- tus de 1a longue robe noire et de Ja fraîse à la Rebrand);de curieuses petites maisons réservées jadis aux veuves des comerçants;pont suspendu et vaste autoroute souterraine qui donnent à la ville et au port anciens sa véritable dimension moderne. . , La belle plate-forme de Ta Tour dé: Telévision,où l'on déguste à volonté gâteaux ‘et café,faisant un tour complet en une heure, laisse admirer un magnifique panorama sur la ville et le port et la campage s'étendant
EEtrès loin par un temps exceptionnellement clair.Retour à pied par les beaux jardins déjà verts et fleuris:on peut y admirer les mille jeux et le petit train pour les enfants.
À Ih,les familles allemandes retrouvaient leurs hôtes pour une amicale réunion comne autour d'un plantureux buffet dans Ta brasserie-siëge du célêbre CLUB de FOOTBALL de HWBURG.On retrouva des connais sances:Suzènne Rothran, les parents de René ALFEIS.On manga bien,on but de la bone bière,on s'ausa beaucoup Jusqu'un peu avant minuit. .En raison de notre nonbre(une petite centaine) et de l'espace restreint, il était difficile de danser:certains et surtout certaines le regrettèrent…
DIMANCHE 4 MAI 196
HELAS!Couchés tard,it fallut se lever tôt.Les hôtes habourgeois étaient d'autant plus méritants d'accompagner les voyageurs jusqu'à la grande place où,à 8 h,le car devait venir chercher les bagages Nous | partimes ensuite faire une dernière marche sérieuse pour retrouver le célèbre MARCHE AUX POISSONS du dimanche matin.Une foule énorme se presse,sur des centaines de mêtres,à l'extérieur ou dans de vastes halles,pour admirer les caælots et les marchands: l'homme-orchestre, les bradeurs de plantes vertes, les poissons de toutes sortes, les animaux, les fruits et légues..On vient de toute la région à ce marché"kolossal" tandis que la nuit ces mères espaces sont le rendez-vous come la rue Pauli,d'une autre animation À 10 h,les bras chargés des ultimes achats (que de plantes vertes à caser dans les soutes du car!},nous nous retrouvons dans la grande salle au 6ère étage de la brasserie-restaurant "Bavaria-Blick",qui donne en effet une très belle vue sur le port. Le président WAGNER se réjouissant du suceès de cette rencontre,offre un beua "livre d'or" en cuir pour le"Comité”:on le fait circuler pour que hôtes allemands et Français signent côte à côte.Pendant qu'on boit la dernière bonne bière remerciant, au nom du groupe ,de la part de M.ROCRIGUE et d'Angelo, le "VOLKSRIND" de son accueil toujours si délicat Jean-Marie BCURDETIE offre une belle banrière aux armes de HAMBOURG que: Me SAT a brodée et que chacun applaudit.…
Ultimes propos en rejoignant le car.Demiers adieux.Le car précédé de quelques voitures,quitte enfin HWBOURG à T1h20.Peu après que René nous eut quitté sur l'autoroute,la pluie,se m élant à quelques larmes, se met à torber.Elle nous accompagnera vers 13 h quand nous nous arrêterons à une "Station-service"qui ne comporte malheureuserent qu'un restaurant Beaucoup auraient préféré un"snack".On repart.Nouvel arrêt de détente.Nous attei- gnons a BELGIQUE vers Ih30.Peu avant la frontière française,nous stoppons vers 22 h devant le"ulin rouge" dont nos chauffeurs avaient réservé la salle.Come il est tard,tout estfenmé,mais on nous ouvre quand mère et nous pouvons manger de bonnes frites belges à un prix raïsonnable.Certaînes, frustrées HAMBOURG, 5e mettent à danser, mais 11 faut bien rentrer.
Via ROCROI,SIGNY-T-ABBAYE,RETHEL,JUNIVILLE et SRASÆS,nous arrivons à PONTFAVERGER un peu avant Th du matin.Les chauffeurs obligeants font différents arrêts. Heureusement car,après de belles éclaircies en Belgique il pleut et il fait noir..Mais,Fatigués par la longue traversée et les cahots des mauvaises routes,nous rentrons le coeur tout plein du soleil de la chaude amitié des HAMBOURGEOIS et tous, fort satisfaits de ce beau voyage
Chambre d'Industrie et Coramerce
Place du Marché avec l'Hôtel-
de-Ville
-NOS AMIS de HAMBOURG
Rprès le beau voyage du lerMai à HAMBURG,nous avons fêté cet
été le 5ème ANNIVERSAIRE de la Présence des'CAMPS de JEUNESSE
à PONTFAVERGER. LE C.A.P. avec Le Ter Groupe a réuni
les participants des deux voyages À HAMBURG.Nous avons
accueilli, avec le 2ème groupe,à la Mairie et au Honument
aux Morts une délégation d'enseignants hembourgeois st ie Jème camp,pour clôturer le séjour 1986,a convié tous ceux qui le désiraient à une ultime soirée.Nous avons revu,en
ces occasions,nos fidèles amis le président WAGNER ,et
les animateurs:Rüdiger TITTEL et René ALFEIS.
Nous nous Préparons,à notre tour ,à recevoir les 28-29-30-31 MAI 1987 les HAMBOURGEOIS qui 8e réjouissent déjà de venir
en CHAMPAGNE et de connaître PONTFA- VERGER.Un''comité d'accueil" sera constitué cet hiver:il recherchera auprès de tous une aide
indispensable Pour que l'hébergement, les repas et les visites que nous leur offrirons soient aussi chaleureux
que les leurs. M.LEJARLE,en
présentant les photos de HAMBOURG et de BERLIN, à l'occasion
de la “3ème BOURSE" assure la permanence de cette amitié franco-allemande. ’Le Comité d'Animation de Pontfaverger
A l'occasion de son ème annivergaire,le C.A.P. ,tenahh son Assemblée généra-
le,a réélu la même équipe dirigeante,sous la présidence d'honneur de M.Pierre RODRIGUE Président:Angelo TONIZZ0; Vice-Président:Denis ROUY;Secrétaire:Jean-Pierre LIBERTitré- sorier:Guy ROUGET.I1 s'est félicité de l'adhésion de plusieurs nouveaux membres qui vont compenser le départ de plusieurs jeunes appelés sous les drapeaux,mais il a en- core besoin de têtes,de bras et de jambes pour réaliser tous 5es projets.ll renouvel- le son appel à toutes les bonnes volontés pour que l'animation de Pontfaverger soit vraiment l'affaire de fous.
Ses dernières réalisetions:Les 1ères PLORALIES PONTFABRICIENNES du 26 avril Le 2ème VOYAGE à HAMBOURG(1 au H mai)
Manifestations officielles ( 8 mai,Fête,1k juillet)
Coordination aves les camps de Jeunesse de Hambourg 3ème Bourse et Animation artisanale du 28 septembre Edition du BULLETIN PONTFABRICIEN N)°k
Ses projets pour 1987: Dimanche 26 avril:Grande FOIRE aux Vins et Fromages Du jeudi 28 mai(Ascension) au dimanche 31 mai:
Accueil à Pontfaverger des hôtes de HAMBOURG
1ères FLORALIES et JOURNEE PHILATELIQUE du 26 avril 1986
Malgré un temps très inclément,cette symphonie des FLEURS et des TIMBRES fut un beau succès:près de 1500 entrées!Le C.A.P. remercie tous les participants et tous ceux qui l'ont aidé à la réussite de cette journée.Il exprime particulièrement sa gratitude:
aux COMMERCANTS de Pontfaverger qui avaient offert des BOUQUETS.
aux DIRECTRICES, PROFESSEURS, INSTITUTEURS et INSTITUTRICES,ELEVES du COLLEGE et de l'ECOLE PRIMAIRE qui avaient réalisé un FLORILEGE
de POËMES et de DESSINS.
aux FANFARES de STMASMES et de BEINE-NAUROY qui s'étaient jointes à la
MPANFARE PONTFABRICIENNE" ainsi qu'au groupe FOLKLORIQUE d'EPOYE.
Les"SOCIETES LOCALES" vous communiquent:
JUDO-CLUB
Les cours de JUDO ont repris.Les personnes intéressées par ce sport peuvent obte
nir tous renseignements au GYMNASE de PONTFAVERGER:
Chaque MERCREDI à 17 h 30
ou auprès de Mme Colette HAULIN. Té1.26.48.73.21.
Enfants à partir de 8 ans.Les adultes seront les bienvenus,
nanossomn ss nenme memes sien er anses ess sense ses essence oueresse
LA BOULE FERREE
La"BOULE FERREE"s'est particulièrement distinguée cette année dans les
différents championnats de CHAMPAGNE:PONTF AVERGER :
- Eglises et clergé
. . . - \
Premier projet de façade de la nouvelle église en 1922
par Mr Max Sainsaulieu °PONTFAVERCGER
Eglises et clergé
He
LES ORIGINES
Du_19 au 595.
Dès le 1° S. du vivant des apôtres, ‘hotte région, colonisée par l'organisation romaine, la plus importante de la Gaule Belgique, fut touchée par le message évangélique, comme l'ont laissé entendre Tertuliien et St irénée. Les liaisons constantes avec Rome, par le mouvement des légions, des adminis- trateurs et des relations commerciales n'ont pu que favoriser cette première implantation officieuse,
Même s'il est difficile d'admettre Une pieuse légende qui voudrait que le premier évêque de Reims, S Sixte eût été envoyé en l'an 68 par S Pierre lui-même, alors incarcéré à Rôme et s'il parait plus vraisemblable d'admettre, avec les historiens contemnporains, comme Mgr Leflon, qu'il ne serait venu que vers 250, à la demande du Pape Sixte Il, fonder la première église rémoise, il n'empêche qu'à dé- faut d'un véritable "vicus' encore attesté autour du “Pons Fabricius"' du futur Pontfaverger, les soldats romains, dont certains, peu à peu, devenaient chrétiens, tenaient une garnison importante le long de la Suippe (Sopia) et notamment sur les flancs du Mont d'Aussonce, depuis la conquête de Jules César.
il est évident, en tout cas, que les persécutions impitoyables qui traquaient à Rome les pre- miers chrétiens, sous les empereurs Néron, Marc Aurèle… allaient s'étendre aux pays conquis. C'est ainsi que redoublant de violence au 3° 8. contre le christianisme qui s'est répandu partout, presqu'en même temps que l'effroyable massacre dans le Valais des 6 000 légionnaires de l'officier romain, St Maurice, vers 286, des représailles sanglantes se firent douloureusement sentir à quelques kilomètres de Pontfa- verger : vers l'année 285, une cinquantaine de chrétiens, dont $ Timothée et S Apollinaire, furent exécu- Es à la sortie de Reims au lieu-dit depuis, "La Pompelle", Car, durant plusieurs siècles une procession solennelle "pompella" viendra une fois l'an rendre hommage à ces premiers martyrs.
Au moment où l'empereur Constantin, par le célèbre édit de Milan, offrait enfin aux chré- tiens la paix et le libre exercice de leur culte, l'Eglise de Reims est déjà organisée. C'est à la fin du &9 S, vers l'an 385, que le célèbre S Martin, officier ronain, lui aussi, qui deviendra évêque de Tours, s'arrêtera à Reims : en plus de l'église S Martin, bâtie par la suite, il serait, selon le très érudit Dr Jacquinet, l'instigateur de l'église dédiée à S Maurice et il a, assurément, laissé par son non donné aux villages et autels de !a région un souvenir impérissable.
À cette époque, il y a déjà six églises à Reims, l'une dédiée à S Christophe, montre égale- ment l'imgortance d'une dévotion à cet autre saint populaire que Pontfaverger, comme aujourd'hui ento- re, Cauroÿ-les-Machault, honorera jusqu'à nos jours.
Le 59 ET 69 s. : Rôle déterminant de S Remi
#
Mais, après la paix rendue par Constantin en 313, ce sont les invasions barbares qui vont ruiner et endeuiller notre région. Déjà en 237 et en 275, elles avaigirasé une partie de la cité rémoise; en 407,ce sont les Vandales qui coupent la tête de S Nicaise et qui tuent de nombreux habitants, I} fau- dra attendre l'exceptionnelle mission du grand S Remi (436;533) qui convertira et baptisera Clovis en 496 pour que la région pacifiée puisse enfin acquérir des structures administratives et religieuses qui servi- ront de cadre à ia réforme de Charlemagne.
Tandis que la ville est encore laissée aux soins de l'évêque, les paroisses rurales semblent instituées dès le 59 S,. Le concile d'Orléans en édifiera les premières règles en 541. Le rayonnement de S Remi sera décisif : on le voit bénir les vignes de Cernay-les-Reims, parcourir toute la contrée où son nom, donné à de nombreuses églises et nombreux villages, est demeuré si populaire, justifiant pleinement son surnom d'Apêtre de la Gaule. Est-ce, toutefois, Heudrelisiscourt, un. ancien viilage au sud de Pontfa- vercer, Heudilcourt où Heutrégiviile qui est désigné sous le vocable de "Huldriaca" dans le testament de 54ë qu'on attribue à S Remi ? °
Du 4° au 6° S. S Martin, S Brice et S Médard
Rien ne permet d'attribuer avec certitude cette mention à ce petit village, fondé probablement dès le 5° S, entre Pontfaverger et Nauroy, devenu par la suite une annexe de notre paroisse 5 Médard, avant d'être définitivement détruit en 1436, au cours de la guerre de Cent ans. Pourtant, l'existence d'autres villages disparus: Mont St Martin, entre S Martin l'Heureux et Moronvilliers et Mont Saint Remy entre Bétheniville et S Hilaire le Petit, atteste bien le rayonnement de ces premiers grands évêques. A leurs côtés et à leur suite, ermites et missionnaires vont parcourir nos premières agglomérations que l'on peut considérer christianisées à la fin du 6° S.
Parmi les religieux les plus connus, il faut mentionner S Brice, compagnon puis successeur de S Martin à l'évéché de Tours (444) dont le culte s'était répandu dans nos campagnes : les prénoms de Brice et mème de Bricette sont fréquemment mentionnés dans les registres paroissiaux jusqu'au 19° 5, Mais c'est surtout S Médard, né vers 580, évêque de Noyon, enterré à Soissons (Abbaye 5 Médard) et ses disciples, comme S$ Gildard, qui entreprirent, après S Remi, l'évangélisation du Nord-est.
Du 69% au 7° 5, S Sindulphe d'Aussonce
Plus près de nous, à une lieue de Pontfaverger, S Sindulphe, né en Aquitaine, vers 540, attiré par la réputation miraculeuse du tombeau de S Remi, vint à Reims avec son ami $ Basle qui connaissait Gilles, déjà le 19° évêque rémois. Tandis que $ Basle- allait se fixer à Verzy où son nom, attaché à l'ab- baye qu'il fonda, rayonnera longtemps. C'est à Aussonce que S Sindulphe choisit de mener à la fois une vie cunitemplative d'ermite et une vie active de missionnaire de nos campagnes. "If se mit à évangéliser, non seulement les visiteurs nombreux qui venaiël à lui -nôus dit l'abbé Poulain dans ‘Les pélerinages diocé- Sains'- mais aussi les localités environnantes où il: alla: fui:mième porter la bonne nouvelle, soulageant les pauvres, consolant les malheureux, quérissant les malades", Celui que l'on peut considérer comme ‘le pre-
mMier curé d'Aussonce" devint l'apôtre de la contrée.
-ÿ-Son souvenir est resté longtemps vivace : un village,
entre S Marie à Py et Sommepy, a porté son nom jusqu'au 139 S, et le territoire
de Puteolis qui existait encore en 1303, sur les
flancs de notre mont d'Aussonce (devenu la côte de Putiau de notre cadastre) exploité ensuite Par les templiers de ja Commanderie de Merlan, doit sans doute sa créatian, autour d'un point d'eau (puteolis : puits} à l'action de S Sinduiphe.
°
Après 60 ans d'apostolat fécond, il mourut le .29
octobre 630 à Aussonce où il fut enterré et son tom- beau, près duquel se produisirent des mirecles, attire, pendant deux siècles de nombreux
fidèles. Mais au 8° S, l'archevêque de Reims Hincmar, pour éviter le profanation des Normands, fit transporter ses restes à l'abbaye d'Hautvillers : il devint alors également le saint Patron du village. Devant la menace
d'autres invasions (les Normands en 882, les Anglais en 1813, les Huguenats en 1562, les Espagnols en 1636...) sa châsse fut transférée d'abord à Epernay, puis à l'abbaye de S Remi de Reims. Tout fut hélas ! saccagé
à la révolution. Seul, un os qui avait été séparé du corps au 12° S. pour faire une
relique particulière, con servé dans un tube de verre, fut retrouvé après le pillage. I] revint solennellement à Aussonce en 1828. Conservé dans l'église, il avait été prudemment mis à l'abri durant la guerre de 1914
qui détruisit l'édi- fice. A l'initiative de l'abbé Alphonse Geysel, curé de la Neuville en Tourne à Fuy et d'Aussonce, qui lan- £3 une souscription, un éhapeile fut
érigée en 1923 près de la source d'un ruisseau qui aurait
coulé vers ia Suippe (?} elle perpétue ainsi te souvenir de ce grand missionnaire de nos contrées,
On peut rappeler également je culte de S Druon,
perpétué à Warmeriville per la chapelle qui lui est dédiée,
LES EGLISES DE PONTFAVERGER
DU MOYEN AGE A NDS JOURS
Au moyen age
:
Pour subvenir à Ja subsistance des pasteurs, Charlemagne,
soucieux de mieux répartir les offran des ponctuelles et inégales des fidèles, institua, en 774, le principe de la dime. C'est sans doute dès
cet- te époque, comme le dit dom Marlot, que date la création des subdivisions
ecclésiastiques du diocèse, établies à peu près sur les anciennes circonscriptions galio-romaines : 2 archidiaconés, comprenant chacun 7 doyennés, parmi lesquels figure celui de Pontfaverger jusqu'au 159 S. transféré
à Lavannes jusqu'à la révolution et revenus jusqu'à nos jours à Pontfaverger.
' : Les premières
chapelles de Puteolis, Heudrelisicourt, celles de 5 Christophe
ou de S Denis de. vinrent peu à peu insuffisantes Pour Une populations de
plus en plus nombreuse qui s'installait, moins à l'écart, le long de la Suippe.
Après les invasions et les troubles du 8° au 10° 5. commença
une période de caime, de prospérité et de foi. Partout en France, en même
temps qu'on entreprenait les croisades, s'édifièrent églises et cathédrales. C'est ainsi qu'à peu près en même temps que la cathédrale
de Reims, nos pères construisirent les deux églises $ Médard et S Brice qui étaient encore, maigré bien des aléas, ouvertes au culte à Ja veille de 1914. Ces
deux paroisses, longtemps assez distinctes, un peu rivales
et séparées encore au 199 S. Par un grand calvaire érigé sur la Place actuelle, regroupaient à cette époque, : nous dit M l'abbé Bonommet, ancien curé, avec les hameaux aujourd'hui disparus, une population de 6000 êmes,
L'église Saint Médard
C'était, sans doute, la Plus ancienne des deux églises : bâtie,
peut-être dès la moitié du 3185, selon les travaux de l'Académie de Reims
de 1896, en tout cas au début du 12° 5, Dédiée à S Médard
et à son compagnon S Gildard, elle comportait une nef centrale de 12 M. une
abside tétragonale de 3,30 M. un transept de 16,80 M. chacune de ces parties
sur une largeur moyenne de 5 M. et une hauteur de 8 M. ainsi que deux bas-côtés
de 12 M. de long et 3,60 M. de hauteur. L'ensemble était
voûté et, nous dit Nicol, "Les quatre arcades du centre du transept, surélevées par des impostes, étaient surout remarqua- bles par leur hardiesse, leur grâce harmonieuse et donnaient à l'ensemble de l8 construction l'illusion
d'un édifice plus vaste" Les voûtes et les travées des nefs s'appuyaient sur de. gros
piliers quadrangulaires en- core debout en 1914; une grosse tour en pierre supportent le clocher s'élevait au-dessus du transept : c'était le type de l'église robuste et trapue de Champagne, tel qu'on peut encore l'admirer à Berru où
à 5 Souplet,
Malheureusement ayant beaucoup souffert au cours des siècles,
l'église S Médard fut souvent remaniée : Ja craie remplaça la pierre et une
horrible façade de briques rouges la défigura compiètement au 199 5, L'intérieur, toutefois, était assez riche : en 1774, on compte trois autels,
le maître autel dédié à S Médard, le second à Ja Ste Vierge et le 3° à $
Sébastien, Au début du siècle, on recense encore deux beaux tableaux: S Médard à Noyon et le martyre de S Sébastien; une chaire
à précher en bois sculpté du 189 S, et une belle statue en Pierre de la Vierge
du 16° S, li ne nous reste guère que les fonts baptismaux en Pierre, composés d'une
cuve en forme de vasque de 90 CM de diamètre, peut-être du XVI° ou 17°
5, reposant sur Un tambour circulaire, flanqué de quatre
colonnettes munies de chäpitaux d'un dessin différent : l'un avec une tête d'ange, l'autre avec une couronne fleurdelisée, les deux autres retaillés. Ce socle, d'une hauteur de 90 CM daterait du 12° S et on a eu l'heureuse
idée de réinstaller cesanciens fonts baptismaux dans l'église actuelle en
1927.
Les deux anciennes cloches, enlevées à la révolution, dataient
du 189 . Elles furent remplacées par la 2° cloche de l'église S Brice, refondue en
1817 en deux nouvelles cloches, pesant chacune 250 Kgs Elles carilionnèrent, l'une, Rosalie, à S Médard, l'autre dans. le clocheton de
3 Mairie jusqu'à ja guerre de 1914. Une :29 cloche fondue en 1857, fut bénie
par le curé Bonnomet et avait comme parrain A, Nou- vion, fils; elle disparut
également en 1914.
Du reste, presque tout l'édifice disparut avec la guerre 14,18
et notamment la laide façade en briques. Seul restait je choeur que l'on prolongea d'un baraquement Provisoire, servant de nef, pour assu- rer le culte jusqu'à l'achèvement de la nouvelle église en 1927. À cette date, une
grande partie du mobi- lier qui restait (autel, bancs, statues etc...) fut donnée à l'église de Selles. Ainsi disparut, agonisante au bout de 9 S., la vieille église S Médard dont les Pierres furent vendues à un entrepreneur et dont le ter- rain, qui comprenait un ancien cimetière, à l'angle de la rue S Médard et de la rue de
l'église S Médard est actuellement en friche...L'église Saint Brice
A. La construction du 12° 5.
Un peu plus tardive, car elle aurait été commencée dès 1196, presqu'en même temps que la ‘cathédrale de Reims(1212),, l'égiise S Brice était beaucoup plus élégante et racée que l'église S Médard. On ta disait une des plus belles de la contrée avec un "sanctuaire orné d'arcatures ogivales dont les ner- vures reposaient sur les chapiteaux de gracieuses colonnes torses". L'abside circulaire, ajoute Ch Nicol, comprenait deux petites chapelles richement décorées qui étaient consacrées au début de ce siècle à la 5 Vierge et à S Roch. Le maître autel était dédié à S Brice. La nef encore romane et voütée, comme tout l'édifice, mesurait 29 M, de long sur 9 M. de large et 13 M. de hauteur. Les nefs collatérales dis- parurent au cours des siècles ainsi que le clocher qui s'appuyait au milieu du transept sur 4 gros piliers dont les chapiteaux représentaient des feuilles de vigne et de renoncule, On signalait encore une belle rosace et de fines vérrières.
B. Les destructions et les reconstructions (du 15° au 199 S.)
Mais, en 1430, après l'incendie du village par les Anglais, l'église ne conserva que son abside et sa grand nef, On refit le portail et on aménagea au-dessus une élégante fenêtre à menaux et à tym- pan flamboyant qui existait encore en 1958 ! Les exactions, incendies et pillages du 17% S. anéantirent le clocher et les belles arcades ogivales de la voûte. Le bâtiment est alors dans un si triste état, les réparations apparaissent si onéreuses que les paroissiens vont l'abandonner pour se regrouper avec ceux de la paroisse de S Médard.
Pendant presque un siècle, malgré les ordres du Parlement qui prescrit la réfection, un procès qui durera plus de 60 ans, entre les décimateurs, le curé et les habitants, laissera l'église à ‘abandon... En 1676, l'archevêque de Reims, le célèbre Charles Maurice Le Tellier, dont Madame de Sévigné, qui a- vait ses cousins au château de Selles, nous conte la plaisante aventure du carasse renversé, voulait la faire raser... En 1683, les rapports de l'archevéché ta jugent entièrement ruinée à l'exception des murail- les, en 1711, interdite et à derni rasée, en 1723, toujours interdite. Ce n'est que Le 11 juin 1724, qu'un compromis eut lieu pour la restaurer. Les années suivantes, on refit un plafond à la chaux, on boucha les arcades béantes avec des pierres de réemplai et des moellons de craie, on ajouta même un petit clocher qu'un ouragan emporta vers 1790, D'autres réparations, plus ou mains heureuses, en 1753, 1810, 1822 et
1854 assurèrent la conservation de l'église qui pourvut aux besoins du cuite jusqu'en 1914. :
C. Son état après la guerre de 14.18
Après la première guerre mondiale, il ne restait plus que les murs : le toit d'ardoises et la charpente, sauf Une grosse poutre maitresse, avaient été détruits. Pourtant, il y a encore moins de 30 ans, on pouvait admirer :
- le portail principal du 169 S., en arc brisé avec archivolte et moulures. - la belle fenêtre flamboyante et des contreforts de belle allure. - l'abside presqu'intacte des 12% et 139 S, dont quelques parties habilement restaurées au 189 S. avec ses fines colonnettes et ses chapiteaux gernis de feuillages artistiquement sculptés. - une série de 5 têtes anciennes en pierre replacées, sans doute, au cours des reconstructions, de façon
intelligentes, en haut du pourtour du mur extérieur, à la manière des gargouilles des cathédrales : une femme riante avec une coiffe du 13° S. trois têtes grimaçantes dont l'une avec deux oreilles d'âne et une figure barbue. . - une inscription funéraire, sur une pierre en craie de 55-sur 60 Cm, encastrée dans le mur rebouché aux 169 et 17° S. près de la petite porte latérale du sud': °
Ci gist honneste et dis
crette personne mai
sire Pierre. Hürpin en
son vivant chapelain
de ceans qui: trepassa
le 7 de novembre l'an 1558
dsAudessus de cette épitaphe était sculpté en relief un
squelette couché. C'est cet Hurpin ou Hurpain qui a gone 59 nom à la ruelle voisine
de celle des Chapelains (Voir Bulletin pontfabricien
N° 2 : Les noms des rues).
- dans le tympan de la fenêtre ouest se trouvait,
avant 1914, une belle statue de pierre de la fin
du 159 ou début du 169 5. ; La vierge à l'enfant : jadis peinte et ‘dont le piedestal
représentait les armes du Chapitre Notre Dame" Un Peu muütilée (il manque la tête de l'enfant et une main de la Vierge) c'est, sans doute cette statue qui a
trouvé heureusement sa place dans l'église actuelle,
veillant sur les morts de la guerre, en face des fonts baptismaux de S Médard.
D. La disparition définitive.
Les tentatives de Sauvegarde (1922
à 1928)
Après les ultimes destructions de Ia guerre qui
rendaient l'église S Brice impropre au culte, qu'allaient devenir ces ruines émouvantes, encore riches d'éléments architecturaux anciens ? Soucieuse
de les conserver Madame Nouvion Jacquet, après la mort d'Auguste Nouvian, son mari et notre ancien maire offre à la commune en 1922 de Prendre à sa charge
l'entretien de l'édifice mutilé qui n'est pas classé parmiles monuments historiques, mais qui appartient à la commune. Le Conseil
Municipal, heureux de cet Parmi les monuments historiques, mais qui appartient à l'état, Le censeil municipal, heureux de
cette Proposition, Prend en 1923 [a décision de demander à l'état propriétaire la cession gratuite de ces ruines Pour permettre la réalisation de cette offre généreuse, En 1925, l'érection du monument aux morts per- met de mesurer la beauté du cadre dont
la toile de fond symbolique est la silhauette encore
imposante de la "vieille église entourée de sapins.
! Malheureusement
en 1928, si la commune est bien devenue propriétaire,
Madame Nouvion vient de décéder, Ses héritiers Pour réaliser son voeu, proposent à la municipalité le rachat de l'église et du terrain qui l'entoure : celui-ci, d'où
partaient les amorces des anciens souterrains, contient
encore quel- ques dalles moussues qui sbritaient les restes de chapelains ou de vieux paroissiens (enterrés 1à, comme autour de $ Médard, avant la création en 1858 du cimetière communal actuel) tel ce brave
Césaire Billot capitaine de cavalerie sous l'empire... La commune, hélas ! refuse cette solution inespérée qui l'eût dé- chargée de ses: responsabilités et qui eût peut-être sauvé ces belles ruines.
L'abandon et la destruction totale,
Dès lors, d'année en année, faute d'entretien qui
parait inutile et couteux, les ronces puis les arbustes et bientôt les arbres envahissent la nef; les pierres tombent du haut du mur et risquent
de bles- ser les enfants ou les amoureuxqui ont fait de ce lieu mystérieux l'endroit privilégié de leurs rencontres, malgré la pose de chevaux de frises, récupérés lors de la dernière guerre qui en interdisent théorique- ment l'accès.
° .
Ainsi, sous la pression constante d'habitants et de
conseillers, inquiets, de ces dangers d'écrou- lement, faute de crédits que les "chefs d'oeuvres en’ péril" auraient pu procurer quelques années
plus tard, le Conseil Municipal se laisse tenter en 1958 par un échange de
terrains qui permettra la construction des premiers pavillons MH.L.M.
Quelques vestiges du passé,
Dans son édition de 1956, le célèbre “Guide bleu" mentionnait.
encore Pontfaverger, pour ses belles ruines du 129 S. de l'église $ Brice. C'est
Pourquoi, il est tout de‘même consolant que l'acquéreur M Nello Stefanelli, au cours de la démolition qui permettra à M Bozetto de construire la
maison actuelle sur la butte séculaire, ait su réserver à la commune un beau pilier
orné de sculptures et quelques moulu- res anciennes qui ornent aujourd'hui le jardin de la Perception, propriété Municipale, Plus récemment, M l'abbé Goy put remettre dans l'église actuelle une belle Pierre d'autel.
Ainsi, avec la statue de la Verge et le vitrail qui représente S Brice, le souvenir
de la vieille et belle église n'aura pas tout à fait disparu... °La nouvelle église
L'église de 1913.1914
Mr l'abbé Satabin succédant, comme curé-dayen de Pontfaverger à Mr Nonon en 1910, com- prit très vite la nécessité de bâtir une église nouvelle : les vénérables sanctuaires de 5 Médard et de S Brice réclamaient des réparations importantes, sdns pouvair contenir l'ensembie des paroissiens. Il fallait "“biner", c'est à dire chanter successivement la messe dominicale dans l'une et l'autre église. C'était sur- tout accroître la propension des deux quartiers à des rivalités souvent bien mesquines qu'accentuaient les ouvriers des deux usines de Mr Herlem et de Mr Dupont Nouvion, Les saciétés musicales, elles-mêmes, la "Fanfare" et .{"Harmonie", renforçaient cette latente zizanie entre les deux quartiers.
Une église centrale, rassemblant indistinctement la population, contribuerait à pallier ces in- convénients et à promouvoir davantage l'unité du village et l'union de ses habitants. L'occasion concrète du rassemblement des bonnes volontés se présenta pour la construction de l'édifice : non seulement il y eut de.tous côtés de généreux donateurs qui permirent son financement, mais encore une corvée de vo- lontairés permit de combler en quatre jours une importante dépression qui contrecarrait son implantation, Le journal "L'avenir" que cite le "Bulletin du Diocèse de Reims" de 1913, nous apprend, en effet, que mo bilisés “par Mr le Doyen qui avait alerté son Conseil paroissial, de nombreux hommes s'affairèrent pour trouver les 500 m nécessaires et les véhicules, pour assurer le remblai.
E C'est le 25 mai 1913 que Mr le Chanoine Ladame bénit la première pierre de la nouvelle é- glise dont les plans ont été réalisés par l'architecte Mr Sainsaulieu. La maquette a été éditée en carte postale, Le nouvel édifice orienté est-ouest, c'est à dire perpendiculairement à l'église actuelle, Elle se trouvait également beaucoup plus äu sud, le long de la rue de Moscou; elle est encore enclavée dans les pâtés de maisons qui l'entourent : le Cours supérieur, la ferme Robert et la maison Wendling notamment L'édifice est presque achevé au moment de la guerre de 1914 : il restait à terminer le clocher, comme on le voit sur les photos et cartes postales allemandes. Occupée par les Allemands qui en feront un dé- pôt, peut-être de munitions, elle sera détruite volontairement par eux avant leur départ en 1918. Seul, un pan de mur subsistait au moment où on bénissait la première pierre de l'église reconstruite
PONTFAVERGER (Marne) — La nouvellé Egtisé | Le
déL'église de 1927
a) Pose de la première pierre : 26 novembre 1922
C'est, en effet, dès 1921, que les démarches furent entreprises par
les autorités ecclésiasti- ques et municipales auprès des Coopératives de renconstruction des églises dévastées, pour doter Pontfa- verger d'une seule, grande église centrale presqu'achevée avant la guerre. On retint
à peu près le même emplacement, mais les destructions des fermes et
maisons qui entouraient l'église de 1913 vont permettre une vaste esplanade, par des échanges et des regroupents de dommages de guerre. Mme Wendling fait don de sa propriété qui se trouvait en bordure de la route actuelle
et allait jusqu'au parvis. On l'appelait en 1922, "la généreuse paroissienne qui s'estime honorée de voir le terrain familial devenir la terre sain.
te", C'est de fait grâce à ce don que l'on put envisager l'orientation nord-sud
sur la totalité d'un péri- mètre ainsi dégagé. Deux Projets avaient
été proposés : celui de l'architecte Rigaud qui travaillait alors beaucoup
pour la reconstruction des maisons : on lui doit notamment les trois maisons
des N° 3, 5 et 7 de la rue de Reims et celui de l'architecte des
Monuments historiques Max Sainsaulieu, créateur de Ja précédente.Le Conseil municipal avait adopté le projet de M Riqaud, mais la Commission diocésaine qui tranchait en dernier ressort, imposa celui de Mr Sainsaulieu.
La pose de 18 première Pierre donna lieu à une cérémonie solennelle : le dimanche 26 novem- bre, la grand messe est célébrée à 10 H. dans la chapelle
provisoire construite dans les ruines de l'église $ Médard. On y
accueille SE. le Cardinal Luçon, archeveâue de Reims, accompagné de Mgr Lecomte, se- crétaire général de l'archevéché. Après la messe, un nombreux
cortège accompagne le Cardinai jusqu'à l'emplacement de la nouvelle
église. Après les prières, le Cardinal dépose sous la pierre une réplique de
la Croix de guerre décernée à la ville de Pontfaverger et quelques pièces de
monnaie à la date de 1922. Une plaque de bronze y est jointe,
portent l'inscription suivante : -
Eglise de Pontfaverger, détruite volontairement par les Allemands en juin 1918. Reconstruction par la Société Coopérative de reconstruction
d'églises de l'arrondissement de Reims. Monsieur Marcel
Bourgeois, directeur. Pose de la première pierre le 26 novernbre 1922, en présence de: - SE. le Cardinal Luçon, archevêque de Reims,
Mgr Neveux, évêque auxiliaire de Reims.Mr Maurice Delsaux,
Maire de Pontfaverger. Mr l'abbé Satabin, Doyen de Rethel, propriétaire de l'église détruite, Mr l'abbé Legué, Curé-Doyen de Pontfaverger. Mr Max Sainsaulieu, architec- te, Entreprise générale de construction S.A.C.I.
Après la cérémonie, la Municipalité reçut son Eminence et les principales personnalités pré- sentes dans le baraquement provisoire de la Mairie,
pour un vin d'honneur,
b) Construction de l'église 1922.1927
H fallut 5 ans pour achever cette grande église qui ne manque pas d'allure.
Ce style néo-ro- man qui n'est pas un pastiche de l'ancien, a
conservé, dans un certain classicisme de lignes, une originali té
de bon aloi. Les vastes proportions (44 x 2B M.) répondaient aux besoins des-fidèles. Même si, aujour- d'hui, le transept contient à lui seul l'assitance
dominicale habituelle, il n'est pas rare à l'occasion d'un mariage,
d'un enterrement ou des communions solennelles, de retrouver l'église entièrement remplie,
Le clocher se dresse fièrement, plus en finesse qu'en force, comme une affirmation de la foi qui a su triompher des ravages du passé. Longtemps
seul élément vertical équidistant des deux cheminées d'usine, il continue, habité de pigeons de veiller, comme l'ancien guetteur de la Wardelle, sur le village : ses cloches en rythment les heures tristes et gaies, au fil de
la vie quotidienne.
Les cinq années passées à l'achèvement du gros oeuvre avaient été amputées de plusieurs mois d'hivers rigoureux. Le reconstruction des maisons
et des fermes, jugée sauvent plus urgente, mobili- sait davantage
une masse de manoeuvres et de maçons qui, malgré l'appoint de travailleurs étrangers (i- taliens et nords-africains) ne pouvait pas toujours suffire
à [a tâche qu'assumait presque en totalité la socété parisienne de la S.A.C.I.
Les financements officiels, dommages de guerre, tellement sollicités dans toute la zône des "Régions libérées" ne suivaient pas toujours le rythme du travail, malgré les aides appor tées par des sociétés de secours ou des particuliers.
On profitait de ces répits pour revoir certaines mo- difications
intérieures, notamment la distribution des salles annexes entourant le choeur : débarras, salles de catéchisme, chapelle ou sacristie. D'ultimes arnénagements,
dépassant le devis initial, obligent à solli- citer des souscriptions
ou des dons supplémentaires. C'est ainsi que le maitre-autel, arrondi en harmonie avec les lignes néo-romanes de l'édifice, a été offert per la famille Nauvion-Jacquet. Il est est de même de la grille de communion en fer forgé et
des niches des saints en masaïque qui ceignent le choeur : plu
sieurs sont restées nues, faute d'offrandes supplémentaires pour Une réalisation jugée plus onéreuse que prévue.
Les longues arabesques des Peintures d'un style un peu "art-déco" couvrent la totalité des immenses murs intérieurs d'épis de blé symboliques, tandis
qu'aux coins du transept figurent les signes des quatre évan-
gélistes, Les parties hautes de l'abside, des chapelles latérales et de la nef sont agréablement éclairées de longues verrières en lancettes d'un jeune dominant très lumineux. En revanche, les vitraux en "oculi", représentant les quatorze stations du Chemin de Croix, sur tout le pourtour de l'édifice, nécessitèrent un travail artistique très méticuleux : leur dessin avait
été confié au maître-verrier Jacques Gruber, qui a utilisé
le procédé américain Tifany de double verre qu'il venait de faire appliquer aux vèrrières de la Bi- bliothèque municipale de Reims, réalisée per la fondation Carnégie. Cette oeuvre originale, ayant souf- fert des diverses déftagrations et des intempéries, est en cours de restauration et vient, fort justement, de bénéficier d'un classement parmi jes "Monuments historiques",
En bas de la nef, à droite, la chapelle des baptêmes, contenant les fonts baptismaux anciens de 5 Médard, est éclairée de vitraux représentant S Jean Baptiste baptisant le Christ dans le Jourdain: A gauche, 18 "chapelle des morts" qui
rappelle, sur des plaques de marbre les noms des 72 enfants du pays tués en
14,18 et ceux des 8 victimes civiles. Les deux vitraux représentent avec beaucoup d'émotion un Poilu entouré d'infirmières agonisant sur le champ
de bataille et suppliant, avec S MM. Alacoque, le Scré-Coeur
en médaillon. Cette chapelle a servi longtemps de chapelle funéraire accueillant les cercueils avant les enterrement. Aujourd'hui, grâce à la belle statue de [a Vierge de S Brice, bien éclairée, elte s'appelle plutôt, la chapelle de Ia Vierge.La véritable chapelle de la Sainte Vierge, avec autel secondaire, se trouve dans le transept
de gauche. Elle est éclairée par trois vitraux : au centre, celui représentant la Vierge et l'enfant, car la nouvelle église qui lui est dédiée, s'appelle Notre Dame, à gauche tournée vers son ancienne paroisse, celui de S Brice, en tenue d'évèque et à droite S Lauis.
Dans le transept droit, l'autel de saint Joseph est surmonté d'un vitrail de l'époux de la Vier-
ge, tandis qu'à gauche, on trouve $S Médard, orienté vers son ancien quartier et à droite S Christophe qui rappelle la chapetle primitive, le pélerinage et le culte très ancien rendu à ce saint dont un chemin por- te encore le nom.
Eh bas de l'église, au dessus du poche d'entrée, dominant la grand nef et les deux nefs laté rales, une vaste tribune réunissait naguère la charale derrière un parapet de pierre sur lequel on tit "lau- date". La tribune est éclairée par un grand vitrail du Sacré-Coeur, récemment restauré après son effon- drement provoqué par le bang supersonique d'un avion militaire.
c) Inauguration de l'église Notre Dame, le 24 avril 1927
C'est, en effet, le dimanche de quasimodo 24 avril 1927, qu'eut lieu. la bénédiction de l'église
Notre Dame de Pantfaverger. Le Cardinal Luçon, Mgr Camus, vicaire général, M l'abbé Satabin, ancien curé-dayen et archiprêtre de Rethel, M l'abbé Legué, doyen de Pontfaverger, accompägnés de nombreux prêtres.des environs quittèrent le presbytère en cortège officiel, au son d'une marche exécutée par la so ciété "Union musicale", dirigée par son chef distingué Mr Léon Himonet. Ils furent accueillis à l'entrée de l'église, par le Maire, Mr Maurice Delsaux, son adjoint Mr Thirion et les membres du Conseil munici- pal, représentant la commune propriétaire de l'édifice. Le maire remit symboliquement les clés au Cardi- nal et au curé-doyen. Après le salut, célébré par l'abbé Satabin, au cours duquel, écrit te Bulletin du dia cèse du 14 mai 1927, "les jeunes filles de la paroisse chantèrent quelques motets avec une grande piété", l'Union musicale raccompagna le cortège jusqu'au presbytère. Au cours de la réunion, le Cardinal et te Maire exprimèrent leur gratitude à tous ceux, curés, donateurs, architecte, entrepreneur, ouvriers qui a- vaient contribué à la construction de l'église et à la réussite de cette belle journée. Parmi les personna-
lités, on notait notamment la présence de Mr Grimal, Directeur de la Cocpérative de reconstruction, Mr Max Sainsaulieu, Architecte, Mr Jacques Gruber, maiître-verrier, et des membres de la famille Nouvion.
d} Baptême des cloches
La même année, le dimanche 28 août, les deux nouvelles cloches qui remplaçaient les trois cloches des églises S Brice et S Médard, entevées en 1917, par les allemands, furent solennellement bé- nies p&r Mgr Neveux, évèque auxiliaire de Reims. Üné: souscription avait été réalisée en quelques semai- nes. La cloche de 1 200 Kg eut comme parrain Mr Edmond Nouvion, fits d'Auguste Nouvion, l'ancien maire ‘et comme marraine Mme Wendling, née Lacomme, Le bourdon de 1 740 Kg eut comme parrain un autre ‘Jéñéreux donateur de Paris Mr Gallois et comme marraine Mme Pocquet-Pézard de Reirns. Après
le salut, célébré par Mr le Chanoine Deilmont, secrétaire de l'Archevéché, une réunion regroupa au pres- bytère les personnalités civiles et religieuses.
Conclusion : Bilan’ de 1927 à 1986
1) Chantres et chorales
. Autrefois, jusqu'au milieu du 799 S$. le maître d'école, engagé par la communauté religieuse, était en même temps le clerc et le chantre des paroisses. Ce rôle de chantre s'est maintenu jusqu'en 1938. Après Mr Thomas que l'on voit encore revêtu de la calotte et du surplis, Mr Henri Simonet, répé-
tant sur une cithare, assurera en plain-chant l'introit. La chorale de jeunes filles, constituée après la guerre de 1914, sera dirigée par Mme Auguste Bourdette, En 1939, avec l'abbé Berton, la chorale grégo- rienne monte à la tribune avec Melle Lampson. Mr Maurice Thomas,’ fils de l'ancien chantre, deviendraensuite l'organiste avec l'hermonium descendu dans le choeur et l'évolution de la liturgie vers les chants français, Actuellement Mme Thomas-Thirion,
sa belle-fille continue la tradition avec les éléments des chorales
anciennes et de jeunes recrues pour assurer des offices où le grégorien a conservé une place discrète.
2) Les associations et les biens
De l'oeuvre de l'abbé Legué, il reste le presbytère. La ‘maison des oeuvres devenue une charge inutile a été vendue. Des travaux ont ainsi été entrepris pour l'église ‘chauffage) et pour le pres- bytère (chauffage, installations diverses, salles de catéchisme). Le
jardin, rétrocédé ay diocèse, vient d'é tre vendu à la commune.
En dépit de ces modifications le service de la commünauté, voulu par l'abbé
Legué, est demeuré assuré par une association d'éducation populaire, Le Conseil paroissial, devenu Con- seil de District se scinde en deux organismes le Conseil
de pastoral et le Conseil du temporel.
3) Dégradations et réparations
La première atteinte portée à l'édifice eut lieu en mai 1940 : le pont de l'avenue de la gare que l'armée française, dans sa retraite, avait fait sauter,
avec les autres, projeta des pierres énormes sur le toit de
l'église : un grand trou demeura longtemips dans le plafond de ia nef. On répara après la quer- re et le toiture fut révisée par Mr Thirion. Depuis les déflagrations des explosions du C.E.A. ont ébranlé les vitraux, achevés par les secousses des bangs
supersoniques des avions. L'eau s'est infiltrée et a en-
dommagé les murs. Les peintures sont naircies, Une partie de la toiture a été refaite mais à nouveau les chêneaux sont obstrués. L
Parallèlement, les fidèles sont moins assidus, les prêtres ont du prendre en charge de nom- breuses paroissés. Les faïics ont dû prendre la relève. Le bilan pourrait être pessimste. Pourtant quand on regrde l'histoire de nos églises, on s'aperçoit
qu'elles ont bien plus souffert dans le passé et pour les fi dèles,
au 18° S, on se plaint de leur absence aux offices et de leur mauvaise tenue. Le rassemblement occasionnel d'une foule importante pour une cérémonie montre bien, qu'en dépit des aléas du moment, des opinions diverses, des changements intervenus däns le rôle de l'Eglise, Pontfaverger continue, quand if le faut, à s'unir à l'ombre de son ciocher.
#Ax10
LES CURES de PONTFAVERGER
Sans parler des chapelles de St DENIS ou de St CHRISTOPHE, alors sans doute
desservié par des religieux, PONTFAVERGER a pu compter au XIII° siècle jusqu'à # églisesicelle d'HEUDRELISICOURT, dédiée à StJacques et St Philippe,celle de PUTEOLIS, consacrée à St Michel ,existaient encore quand celles de St MEDARD et de St BRICE furent édifiées.PUTEOLIS, qui possédait même une cure,disparut vers 1350 et HEUDRELI- SICOURT,qui était assez vite devenue une annexe de St MEDARD,fut détruit en 1436. Si à cette époque plusieurs prêtres ont pu s'occuper,curés,religieux ou cha-
pelains,du culte,depuis Le XIV® il n'y a plus que deux paroisses offiviellement at-
testées avec un curé responaable pour chacune.Ce n'est qu'après Les troubles de ha Fronde(1640) que la maison curiale de St Brice semble avoir disparu et qu'un seul
curé,parfois assisté d'un vicaire, desservira les deux églices.le presbytère jusqu' à la Révolution occupait,au nord de l'église St Médard,jouxtant le cimetière, un vaste enclos entre l'actuelle rue Biseau et la rues de l'Eglise St Médard.Transformé en club,école,atelier de sculpture par le Comité révolutionnaire qui ne savait trop qu'en faire,il fut finalement vendu le 7 thermidor an IV(I796) pour 3 240 livres à. un cultivateur de Sillery,jean-Baptiste Morel,qui devint ainsi à l'est le voisin de Nicolas Bacquenois.
. En I803,à la mort du curé SIMONET, l'abbé FOUCAULT,S80n successeur,demande, en vertu du concordat,un presbytère à la municipalité qui ne cèdera qu'en I8IO en achetant pour la cure une maison à René Lelaurain (2 400 f).C'est là que résidèrent les curés FOUCAUT, puis BONNOMET.Après la mort de celui-ci(1858)il y eut des diffi- cultés entre les héritiers et la commune qui décida en 1860 d'acheter comme nouvelle maison curiale la belle maison Bourgeois agrémentée d'un jardin,sise rue St Médard pour 15 090 f et 4 090 f de frais compensés par une subvention gouvernementale de k 000 f.C'est là que résidèrent successivement les abbéa FESCOURT,NONNON et SATABIN
jusqu'à la guërre de 1914 qui ne laissa du presbytère que quelques ruines où s'en- traînaient les boulistes,en face du café JUROVITCH,en attendant Ja construction des actuelles H.L.M. À C'est à l'abbé LEGUE,successeur de L'abbé SATABIN en I921,que revient le
mérite d'avoir fait construire,en plus de la nouvelle église et de la'maison des oeuvres" l'actuel presbytère qui appartient à l'association paroissiale.
LES PASTEURS de PONTFAVERGER
A.DU XVI® Siècle à La Révolution
Avant le XVI® siècle, faute de registres paroissiaux,M.Charles NICOL n'avait relevé dans les archives d'Heutrègiville et de Selles que le nom d'un certain GENITUS en mai 1272.
Les deux premiers curés vraiment connus gont”pour la paroisse St MEDARD
Nicole ESMERY et pour delle de St BRICE, Maître Pierre HURPAIN,chapelain.Tous les dew furent délégués pour représenter PONTFAVERGER aux Etats-généraux du Vermandois tenus À REIUS en novembre 1557 pour. unifier et fixer la multitude des coutumes juridiques
locales.Tous les deux enterrés dans leur église respective,ont laissé leur nom à deux ruelles du Villageiruelle EMERY et ruelle HURPAIN.
° On trouve encore dans les archives le nom de A.COLMART qui aurait été curé de
4606 à 1618 et d'un certain DEFORGNY qui lui aurait succédé en 1618.
Mais c'est seulement à partir de 1672 que l'on peut établir jusqu'à nos jours une chronologie exacte. .
De 1672 à 1986: ‘ 1
1672-1686 Jean HUTIN,curé de St Brice, mort en I686 à 68 ans 1686-1707 Raoul SIMON,ancien curé de Serzy-les-Maupas,nommé curé de Pontfaverger le Ier janvier I686,nommé à BERRU le 17 janvier1707 où il mourut en 1718,à 66 ans.
1797-1754 Nicolas VUILLEMART, nommé le Ier mars 1707 à PONTFAVERGER où il mourut le 18 novembre 1734.11 fut enterré dans l'église St Médard sous le crucifix en présence de Pierre AVRIL,doyen de LAVANNES. 1734-1777 Jean-François COLINET,né à Charleville en 1695,vicaire à MOUZON(I721-1725)
installé à PONTFAVERGER le ler décembre 1734 où il décéda après 43 ans de ministôre,à l'âge de 82 ans,le 31 aôut 1777.
I1 fut inhumé dans le sanctuaire de l'église StMédard et c'e de son parent,le Bienheureux Vincent ABRAHAM,venu l'aider comme wcaère à Pontfaverger ,avant de devenir curé de Sept-Saulx et d'être mar- tyrisé aux Carmes,que nous parle dans ce Bulletin à la page... . avec une telle érudition chaleureuse notre actuel pasteur,Jean GOY. 1977-1803 Mathieu SIMONET,né le 23 décembre I726,ordonné prêtre en 1753,aucces sivement vicaire à GLAIÏRE,AIGLEMONT et CLAVY;curé de VILLERS-le-TOUR— NEUR en 1762 et doyen du Vallaga.Transféré à PONTFAVERGER le 13 sept 1777,il devint en titre le doyen de LAVANNES ,pour remplacer le doyen Jean CHENU,décédé.
Sur les registres paroisaiaux,à la suite de celle de Vincent ABRAHAM, nous voyons son écriture fine et élégante.En plus des actes tradition- nels et des récapitulations annuelles,il ajoute parfois quelques ré- flexions personnelles sur le temps ou les événements:1803-1827
1827-1858 Jean-Charles Louis BONNOMET
i 11
"Il y a eu un sinode(sic) à REIMS le 29 ?bre 1788 compoæ des Doyens et de deux députés de chaque doyenné;on a lu un nombre de statuts en présence de Mgr de TALLEYRAND,archev.de REIMS.I1 s'est tanu plusieurs
bureaux pendant joura.Les députéa et doyans ont fait dans leurs bureaux des observations qui ont été présentées à Mgr.Le tout est demeuré indécisg" 7
Nous sommes à la veille dea. Etats-généraux at de la Révolution qui va bouleverser notamment la vié du doyen SIMONET.Abusé ou croyant
bien faire,comme beaucoup de ses collègues soumis souvent de force à cette mesure,il prêta serment à la nouvelle Constitution.La mal-
chance voulut que lors d'une enquête en l'an VI on prétendit ne pas trouver trace du serment,pourtant bien attesté aux archives de la Marne.Un arrêté départemental enjoignit alors à la municipalité de le surveiller et de lui interdire tout exercice du culte.Il se plaint de ces riguers,il exhibe une lettre du procureur-syndic de Reims qui le félicitait de s'être laoumis Sans restriction aux Lois de La Nation
et d'avoir versé en 1791 plus de 150 livres comme'don patriotique", 11 fut alors accusé d'avoir tétracté son serment constitutionnel.Tl
s'en défend maladroitement en avouant que''pour échapper aux censures portées par l'Eglise" contre les prêtres jureurs"il a désavoué ses
serments,mais seulemnt en confession!" et non publiquement.Le 8 ventôse an VI,le département refuse d'admattre les explications du doyen tor- turé comme beaucoup entre la soumission à uns apparante légalité et le respect de son sacerdoce.On maintient aa réclusion,on le condamna même à la prison,mais en raison de son âge(73 ans ) et de ses indir- mités,il obtint de n'être astreint qu'à résidence,sous la surveil- lance de la police locale.Ill s'en indigne dans une nouvelle lettre du 25 prairial "ce serait une indignité de na pas lui rendre la liberté et son envoi à la guillotine n'eût pas été plus injuste'".
En réalité ce"cèré constitutionnel'se comporta davantage en prêtre réfractaire et,grâce à la complicité de nombreux habitants, il continua de donner en cachette les secours de son ministère:il | alla plusieurs fois à SELLES porter secrètement les sacrements et | la grand-mère de Mme SEVERS-HANROT née en 1815 ,racontait à sa petite | fille qu'elle tenait de sa mère,témoin oculaire,que l'abbé SIMONET avait fait quelques baptêmes dans les souterrains creusés depuis la Fronde comme cachettes sous l'église StBrice.ll ne fut sans doute pas non plus étranger à cette cérémonie expiatoire qui eut lieu à l'annon- ce de l'exécution de LOUIX XVI le 21-01-1793:une foule nombreuse alors gravit à genoux marche par marche,les degrés de l'église StBrice.
Ce zèle pastoral,pressenti mais non prouvé,put expliquer les tra- casseries administratives dont il fut l'objet.Bès le Concordat et la restauration du culte le 3 prairial an xjson traitement fut rétabli, mais,;usé par toutes ces difficultés,il mourut peu après le 22 nars I803.I1 avait été le dernier prêtre à signer en 1992 le registre pa- roissial:la dernière page contient le 1er mariage de l'état-civil.
Edme FOUCAUT.Après les bouleversements de la Révolution,le Concordat de - 1802 avait rattaché la Marne à la Seine-et-Marne pour cons-
tituer le diocèse de Meauxiles doyennés furent recalqués sur les nouveaux cantons et PONTPAVERGER redevint le centre du
doyenné,comme avant le XV°a.Ce n'est qu'à partir de 1821,sous la Restauration,que l'Archidiocèse de Reims,reconstitué,com- prit l'arrondissement de Reims et,comme aujourd'hui,le dépar- tement des Ardennes.
Né le 23 juillet 1761 à St Just(devenu 5t JUst-Sauvage,canton
d'anglure),avait émigré an Angleterre lors de la tourmente
révoiutionnaire.ll y donna des leçons de français pour as-
surer sa aubsistance et fut alors notamment le compagnon d'in-
fortune de l'abbé de Latil,qui deviendra archevêque de Reims. Nommé à son retour secrétaire du nouvel év)eque de Meaux, Mgr
de Barral,il devintle 3 nivôse 1803 le 1er doyen du canton de
Beine.ll y laissa un excellent souveniri'c'était Le plus vé-
nérable et le plus digne des pasteurs'",dura de lui le maire
M.Robert et l'historien de Pontfaverger,m.NDCOL ,évoquera son “ardente charité" et "aa grande aménité de caractère".Il mourut à Pontfaverger le 7 avril 1827 et sa soaur légua en son nom
une somme de I00G f au bureau de bianfaisance.La "ruslle
FOUCAUT''perpétua son souvenir(voir "Bulletin N°2)
Né le IO mai 1788 à Liart,il fut l'élève de M.Charlier,curé
de La Neuville-aux-Joutes,auquel il succéda en 1815.En 1825, il fut transféré à Monthermé avant d'être nommé curé-doÿen de PONTFAVERGER le 2 mai I827.I1 y demaura 51 ans ,assurant
come son prédécesseur le service des deux paroisses.Ill con- gacrait 8es loisirs aux abeilles.M.Chalette,en 1838 ,affirms
qu'il en possède dans son jardiÿ plus de 100'"paniers" et de- venu membre de l'Académie de Reims en 1850 on publia son12
“Etude sur les abeilles".Il mourut à Pontfaverger le 9 aôut 1858.11 est enterré dans le nouveau cimetière au pied de la croix centrale avec plusieurs de ses successeurs. 1858-1868 Célestin FESCOURT
Né le I7 septembre à Boutancourt il avait été professeur au Petit Séminaire de Reims avnt d'être ordonné en I848.Curé de Vaux-Montreuil,vicaire à Charleville puis À la Cathédrale de Reims,il devint doyen de PONTFAVERGER le 3 oct IB58, Il mourut malheureusement à 4h ans,le 30 maws 1868 mais en dix ans te pasteur''au coeur d'or" qui avait été durant son vicariat à Reims chargé des prisons,avait eu le temps de donner l'exemple du dévouement notamment auprès des des- héritée et des maladea.M.NICOL,qui vante ses belles vertus sacerdotales,nous assure que "cet homme loyal et modeste, pré dicateur distingué,d'une douceur évangélique,fut vivement regretté de ses confrères et de toute la population de Pont # faverger".
I868-I9I0 Pierre-laidore NONNON .
Né à Lonny le 13 juin IBI6,tonsuré le 30 à8c I838 par l'e- vêque de Châlons,Mgr de Prilly,en l'absence du cardinal de Latil,archevêque de Reims,ordonné en I842,après avoir été notamment curé de Contreuve et de La Neuville-en-Tourne-à- FUY, L'abbé NONNON fut nommé curé-doyen de PONTFAVERGER ën juillet 1868.11 y demeura #2 ans,jusqu'à sa mort le 11 juil- let 19I10,dans la 95° année de son âge et la 69° de son sacer- doce.Il avait reçu en octobre 1893 des mains de Mgr LANGE NIEUX la mosette de chanoine honoraire.
À ses obsèques, présidées par l'archiprêtre de la Cathé- drale représentant S.E.le cardinal Luçon,on dénombrait dans la foule nombreuse une trentaine de prêtres, parmi lesquels le curé de St André,l'abbé Bocquillon dont la famille était originaire de Pontfaverger, .
L'abbé NONNON était un homme de devoir,très rigoureux,
représentant l'ancien clergé français avec unetfoi antique!, comme l'a souligné le Cardinal Luçon.
Aystère et exigeant,il inspirait une"c#aènte salutaire" dont les vieux Pontfabri ciens ont gardé le souvenir.L'un d'eux ne disait-il pas qu'il ne carignait en ce - monde que sa femme,les gendarmes et surtout...M.NONNON?Malgré cette boutade,on l'a dit aussi courtois,hospitalier,gaïi et même malicieux. Cet homme actif,qui voulait 8e suffire à lui-même, souffrit des infirmités de la vieillesse.Terrassé par une congestion,qui amoindrit 8es forces,il reçut en 1908 le précieux appui d'un vice-doyen,M. L'abbé SATABIN,qui lui succèdera en T910, quand,après une chute de 5on fauteiil dans le feu de 8a cheminée,il eut rendu son âme à Dieu,après une longue et pénible agonie.
La
| 1910-1921 Louis-Anselme-Amédée SATABIN
Né en 1853,1'abbé SATABIN,ordonné en Y876,fut successivement vicaire à SEDAN,puis curé de MARGUT,de THIN-le-MOUTIER, puis doyen-de SIGNY-Lle-PETIT,de 1900 à 1908 avant de venir À PONTFAVERGER, comme auxiliaire puis comme successeur de M.NONON. Plus familiarisé que son prédécesseur aux méthodes-modernes d'apostolat,M.SATA BIN fut un organisateur zélé,s'occupant des mouvements naissants et des associations. C'est ainsi qu" en I9I2,1e nouveau Doyen orgahisa à PONTFAVERGER une grande journée de Rassemblement de la''Jeunesse Catholique" du canton qui "compta,nous dit le chroni- queur du ‘Bulletin de l'Eglise de Reims',parmi les plus réussies du diocèse". Après avoir accueilli à la gare de PONTFAVERGÉR(qui compte alors 1696 habitants) S.E.le cardinal LUCON,archevêqued e REIMS et son vicaire général COMPANT,les personnalités assistent en l'église ST MEDARD à une messe solennelle.Après un repas de 65 couverts à l'Hôtel-restaurant CANAUX,la HALLE municipale,dont on voit les ruines près de l' Hôtel du GRAND CERF et qui servait alors de salle polyvalente,put contenir 700 pere sonnes qui écoutèrent les rapports des responsables,parmi lesquels on notait MM Ernest et Joseph HENRAT et Louis OUDIN ,de BETHENIVILLE.
L'église St BRICE,où l'on 8e rendit ensuite derrière le Cardinal pour les Ve- pres et le Salut du $t Sacrement,ne fut pas assez grande pour admettre à l'intérieur la foule nombreuse.C'était la dernière fois que PONTFAVERGER utilisait aussi solen- nellement ses deux vénérables sanctuaires de SEMEDARD et de St BRICE:l'idée d'une nouvelle église unique,au centre du village, était déjà dans les projets de M.SATABIN qui dut ce jour-là en convaincre les autorités.L'année suivante,sur les plans de MH. SAINSAULIEU,architecte,la lère pierre de la nouvelle église fut solennellement posée et bénie prr M.le Chanoiîne LADAME,alors supérieur du Petit Séminaire de Reins avant de devenir l'archiprêtre de St Remi.
Durant la guerre de 1914,M.l'abbé SATABIN demeura le plus possible ,sous 1!
occuüpation allemande,avec les paroissiens demeurén au village:il continua pour eux les exercices du culte et aida le"maire imposé"",M.Albert HANROT, à aplanir les dif- ficultés.Il refuse de partir avec le-convoi des 250 personnes évacuées par les Al- lemands à Pâques 1915.11 donne de ses nouvelles,en I9I6,à l'archevêché.Il faudra attendre la violence de l'offensive d'avril 1917 pour qu'il soit évacué de force par
ules autorités d'occupation. Ii restera quelques mois dans les Ardennas à ChARBOGNE, mais il revient à La fin de l'année 1917:il1 n'y a plus grand monde.Ïl devra repar- tir at en mars I9I8 il est à NEUVILLE-DAY d'où il donne de 8es bonnes nouvelles. Revenu aussitôt l'armiatice,il constate avec la même tristesse que le Cardinal à Roeins,que PONTFAVERGER est détruit à 80 %:ce qu'avaient épargné Les obus français, les Allemands on partant l'ont fait sauter,notamment La belles at nouvelle église, presque tarminée à la veille de la guerrs,et dont il ne reste qu'un pan de mur... Le coeur serré,M.SATABIN va se mettre énergiquement à l'ouvrage pour rebâtir.ll n'en aura pas le temps car ses compétences le font nommer en 1921 archiprôtre de RETHEL. Mais il veillera très minutieusement avec son successeur à la réalisation de catte
recbnatruction.Il décedera le 10 septembre 1935
1921-1938 Jules LEGUE
Né à SEDAN en 1867,11 fut dirigé vers le Petit Séminaire de CHARLEVILLE par celui à qui il succèdera à PONTFAVERGER:M.l'abbé SATABIN,alors vicaire à SEDAN. Succeasivement vicaire à FUMAY,puia à la CATHEDRALE de REIMS,curé d'HERMONVILLE de 1902 à 1921,M.#'abbé LEGUE avait été ordonné prêtre le 23 mai 1891.11 fut curé-doyen de PONTFAVERGER depuis 1921 juaqu'à ga mort(juin 193%8).Soigneux st amoureux du beau, l'abbé LEGUE fut l'artisan de la reconstruction dea édifices religieux à PONTFAVERGER: Travaillant en harmonie avec M.DELSAUX,le maire de la reconstruction et L'architecte SAINSAULIEU,iL sut utiliser les dommages de guerre pour créer l'eglise actuelle sur une esplanade plus vaate que la précédente,grâce notamment au don du terrain de Mme Wendling.Il créa également le beau presbytère actual ainsi que l'actuelle maison Calais alors appelée"maison des-oeuvres'".Animée par Mlles LONGUET et Alberte MERCIER, ce bel immeuble,avec #a cour pour les jeux de plein air,servait pour le actéchisme et le patronage.La"grande salle' permattait des projections avant les premiers films et la représentation de saynètes de théâtre.M.LEGUE passait lui-même beaucoup de temps à enseugner Le catéchisme dans l'église.On a pu dire de lui qu'il avait fait de PONTFAVERGER une paroisse vivante qu'on citait en exemple.C'aat ce zèlze constant qui poussa S.E.le cardinal SUBARD qu'il avait accueilli solennellement en 1937 à 1! occasion de la Confiramation,aur les conseils de Mgr DAGE,vicaire général ,à le nom- mer chanoine honoraire cette année-là et à lui proposer la charge d'une paroisse À REIMS.M.LEGUE déclina cette flatteuse promotion:il préférait demeurer à PONTYFAVERGER et à SELLES(la paroisse rattachée jusqu’ en L9I4 au Doyenné de Bourgogne était reve- nue depuis logiquement mu dayenné et à la paroisse de PONTFAVERGER).Sans doute sen tait-il les atteintes du mal implacable qui allait désormais amoindrir sa vitalité? Pendant près d'un an en effet,de son lit de malads,il continua à diriger 8es deux
paroisses,et à faire paraître son''Bulletin paroissial'.Après de longs mois de souf- france il mourut en juin 1938 et fut enterré autour de la croix des preîres dans le cimetière communal.
#lntelligence lucide, finesse de l'esprit,droiture du coeur, bonté de l'âne,
dignité de vie,prudence,zèle averti ot piété solide" voilà ce que dira du Chanoïine Jules LEGUE son auccesseur l'abbé BERTON.
1938 à. 1943 ue Mgr Pierre BERTON
Né en 1899. à Chassemy(Aisne),l'abbé BERTON, ordonné en 1924,avait fait de brillantes études.Licencié-ès-lottres,il fut d'abord professeur au Petit Séminaire particulièrement responsable de la classe de Rhétorique.PONTFAVERGER,où il arriva en septembre 1938,fut sa première paroisse.Sa vive intelligence,son sens da l'organi sation,ses homélles courtes et frappantes lui valurent bintât l'adhésion des fidèlas un peu déroutés parfois par ses décisions tranchantes at son ton bourru de profes- seur.1l remit en ordre le Conseil paroissial ot fonda une achola grégorienne qui,de la tribune,avec Mile LAMPSON,comme organiste,assurait l'intégralité du propre et de l'ordinaire:Mlles THIRION, FORTIER, HUET,MERCIER avec MM MASSERON, THOMAS ,HAULIN en constituaient la base régulière.
Malheureusement mobilisé pour la guerre ,remplacé en 1939 par des aunôniers militaires,il ne revint que quelque temps en 1941.Ses riches qualités de pasteut 1! appelèrent dès 1943 à devenir archiprêtre de VOUZIERS avant de devenir celui de SEDAN et enfin celui de la CTHEDRALE de REIMS où jusquênn 1972 il sut donner la meau- re de ses qualités axceptionnelloa.Doyen du Chapftre,Prélat de Sa Sainteté,Mgr BERTON accepta avec humilité de prendre an charge la maison de retraite St Nicolas de Pargny Resacÿ pour les prêtres âges.Il dirigen et soigna ses confrères avoc généronité at humilité,s'échappant encore parfois pour revenir ,à l'occasion de céramonies, saluer ses anciens paroissiens de Pontfaverger et de Selles.Transporté à L'hôpital de RETHEL
il mourut en 1984
1943-1959 Mi l'abbé EDMOND _ HARDY
- Né on I881 à Nouzonville(Ardennes),ordonné en 1997,é6tnit déjà curé de VANDIERES en I912.Après la gusrre de I9I4,i1 participa à l'expérience,alors nouvelles, d'un regroupement des prêtres du. secteur de CHATILLON-sur-Marne dans uns maison com- mune,pour éviter l'isolamant du curé dans son presbytère et lancer deg méthodes de pastorale plus efficaces.Curé de BETHENIVILLE en 1932,i1 fit profiter notamment las jeunes de cette dynamique en créant dans la salle paroissiale,devenue Salle des fâtes, un cinéma parlant,encore peu fréquent dans les paroisses rurales.C'est l'époque,oi dans le même esprit,l'abbé CAGNIART,après la Salle paroissiale de la rue Brüléo, construit à REIMS le "FAMILIAL".M.HARDY savait faire taire les perturbateurs.
1514
Passionné d'automobiles qu'il conduisait nerveusement,avec une vus médiocre,
il fut souvent la victime d'accidents mémorables qui l'immobilisaient dans des pla- tres qui l'impatientaient.Il avait espéré devenir le doyen da PONTFAVERGER à la mort de l'abbé LEGUE:il ne le fut qu'en 1943 au départ de M.BERTON.I1 peupautuitalors son
apostolaf parcourant inlassablement len ruas du village,barette en tête, pour visiter les malades et bavarder aimablement avec chacun.Cat humaniate #élé eut pourtant tou- te sa vie un grand regrotin'avoir pas été nommé professeur.Bon latiniste,il se con- sola de cette déconvenum en donnant des leçons aux séminaristes et collégiens de ses paroisses. 11 attachait du reste beaucoup de prix à ses longs prêches dominicaux, tout empreints de connaissances théologiques:après des essais malheureux de sonori- sation,il fit construire la petite chaire annexe en face de l'autre pour mieux faire
entendre na parole. ‘
D'un scrupule un peu janséniste qui semblait rendre ce perpétuel insatisfait inquiet et rèlontiers irritable,sa foi exigeante lui donnait aussi une grande bonté d'âme,parfois masquée par une apparence auatère:il savait bien à l'occasion
devenir gai et souriant.Mais il était depuis longtemps miné par une maladie qui s'aggrava peu à peu et contre laquelle il lutta jusqu'au bout avec une énergie farouche.On fit pression pour qu'il abandonnât son poste;il refusa de 5e sou- mettre;on nomma son successeur et,cédant à la fin en quittant le prestytère,il obtint de 8e retirer dans àn logement particulier duec sa fidèle gouvernante qui le soigna avec dévouement jusqu'à sa mort,survenue deux ans plus tard en 1961.
1959-1969 Pierre-Georges MATHIEU
Né en 1908,ce Rémois,ordonné en 1934,fut depuis 1939 ,dans les Ardennes, durant 20 ans,curé de POURRU-ST REMY.Nommé en 1959 à PONTFAVERGER,il y demeura dix ans.En 1969,i1 devint curé de COURCY.Depuis 1978 il est attaché à l'équipe pastora le de l'église St André de REIMS. :
2969-1974 Claude-Achille GAMBLIN
Né en 1935 à WARMÉRIVILLE ordonné en 1965,1'abbé Gérard DELATOUR,alors curé de DONTRIEN, avant de partir en 1979 comme missionnaire pour le BURUNDI ,assu- ra quelques mois l'intérim des paroisses dé PONTFAVERGER et de SELLES. Né en 1923 à MOHON,ordonné en 1948,cet Ardennains avait été curé de SA VIGNY-sur-AISNE, dans le Vouzinois,avant de venir comme curé de PONTFAVERGER et de SELLES, paroisses auxquelles on a.dèn lors rattaché calle de SAINT-MASMES.Depuis 1'
années 197k4,il est le responsable du district de CARIGNAN.
1974-1982 Jacques-François NOLLEVALLE
Né en 1922 à REIMS,ordonné en 1947,Jacques NOLLEVALLE, frère des abbés Pierre et Fernand(décédé) NOLLEVALLE, était curé da RILLY-La6MONTAGNE avant d'être
nommé à PONTFAVERGER responsable du district et secrétaire de la Zone Champagne rurale.Il quitta PONTFAVERGER pour REIMS en I9B2:attaché à l'équipe sacordotale de StJean-Baptiste,il s'occupe plus spécialement de l'église Ste Thérèse.
1982-.... Jean GOŸY
Né en 1935 à REIMS,Jean,François,Gaston, Victor GOY,ordonné en 1964, fut professeur au Petit Séminaire de REIMS avañt d'être chargé en 1973 du district de ROIZY.I1 est depuis 1982 chargé de 9 parolïsaosten plus des 2001 habitants que cons- tituaient PONTFAVERGER,SELLES et ST MASMES,11 est devenu le pasteur des 1100 pa- roissiens des villages de ST HILAIRE-le-PETIT,ST MARTIN L'HEUREUX,DONTRIEN, SAINT SOUPLET, VAUDESINCOURT et AUBERIVE.Demeuré malgré cette lourde charge notaire de 1' officialité de l'Archevêché de REIMS,ce spécialiste de l'histoire des Sacres des Rois de France,continue,pour notre plaisir st notre érudition,ses recherches aur notre-histoire régionale. s
Quelques Prêtres Religieux et Religieuses
originaires de PONTFAVERGER.
. Come iT est pratiquement impossible de recenser les noms de tous les prêtres reli-
gieux ou religieuses qui,au long des siècles, sont nés à PONIFAVEGER nous nous bomnerons à évoquer ceux que nous avons découverts ou connus dans une période relativemnt récente.Au demeurant PONIFAVERGER ne paraît pas avoir fourni ,sauf,un peu,come partout ,au XIX°siècle,un très grand narbre de vocations. .
M.NICOE nous indique toutefois qu'une charte de 1372 fait mention d'un chanoine
WARNERUS(qui deviendra"W oW arnier"}) à AVENWY:i1 serait originaire de notre petite paroisse disparue de "PUTEOLIS" | M.l'abbé GOY a découvert,dans les Archives de l'Archevêché de Reims, les nos
de cinq prêtres nés à PONIFAVERGER au XIX° S.lt est vrai qu'à p artir de Ja Restauration avec Je renouveau religieux, va se développer le norbre des vocations.En 1837,M.CHALETTE ,dans sa “Statistique du canton de Beine“ ,men- tionne 12 desservants pour notre doyenné,soit un prêtre: pour 8% habitants,ce qui est supérieur à la moyenne natimalell pour 1200 fidèles) mais un peu
inférieur à celle du départerent:1 prêtre pour 792 habitants,
au XIX° siècle:
ire BTE ga Et charles, Théophile,né le 23 mars ‘1813 à PONIFAVERGER.Serait le fils de notre ancien
maire ou dont une rue porte 1e nom.L'abbé BIZEAU fut desservant de BETHENY pui î é
du diocèse décédé le 8 déc. 1868. RAD re TEFROUSSART Jean-Eugêne né Te 30-01-1807(? )äPONTFAVERGER, desservant d'AUBILLY,
décédé le 31-0I-I861. ‘
GALLAND Amédée né le 14-03-1845 à PONIFAVERGER.Professeur au Petit Séminaire de REIMS en
octobre 1869,novice chez les Bénédictins en 1870;desservant de BALLAY le 1-07-1873,sorti du diocèse le 1-[0- I880 décédé le 6-1-1895.
GALLAD Jules Benoît Alexandre,né le 25-09-1850 à PONTFAVERGER, sans doute le fre du. précédent, vicaire à Château-Porcien le 1-07-1873, desservant Herpy le 1-07-1874 et Courville le 11-08-1844.
SAVIN Félix Elisée,né le 19-01-1865 à PONIFAVERGER vicaire à Charleville le 1-8-1879,vi-
caire à St Meurice de Reims le 14-10-1882,curé d'Harcy le 28-9-1883,curé de Bel-Air le 31-7-1894 ,curé-doyen
de Rerwez le 22-4-1907,décédé à Rewez le 14-9-1924. °
On peut ajouter à ces 5 prêtres les religieux et séminariste suivants:
‘ BOILLEAU Jules,né en 1874,grand-oncle de M Pierre HAULIN,enseignant, après son noviciat chez les Frères des Ecoles chrétiennes. Décédé à 25 ans en 1899.
DESMONT Henri,né en 1899.Elève brillant au Séminaire où il était le condisciple d'un
autre excellent élève:l'abbé BERTON.I1 fut tué avant d'être ordonné durant la guerre [4-18.Ses parents tenaient le magasin des “Comtoirs français" au N°5 de la rue de la République où on installa l'école en déc 1914. : FLEURY Rémy né à Reims le 31 mars 1897 était depuis 1977 moine bénédictin à En Calcat.[1
est mort l'an dernier,aprês avoir repris contact avec Pontfaverger pour l'entretien de la torbe de ses parents qui étaient tous deux nés à PONTFAVERGER: son père, Joseph FLEURY ,serrurier, le 8 avril 1856 et sa mère Blanche Douché le 15 déc 1863.La soeur de Frère Remy était également depuis Ta guerre de I914 mniale bérédictine au monastère voisin de Ste Scholastique.
AU XX°Siëcle
Deux prêtres nés à PONTFAVERGER:
ANGLET Louis-Auguste,né le 28-10-1900 à PONTFAVERGER ordonné Te 22-12-1928, vicaire à Furay le 18-1-1929,à Mouzon le 10-7-1931,à Vouziers le 8-9-1933,curé de Briquenay le 25-7-1935,de Thin-le-Mûtier le 12-8-1930 prêtre auxiliaire à St Maurice de Reims en 1945,à Vrigne-æuBois le 30-7-1949 et curé d'Herbeuval le 17-3-1951,où il est mort le 9-02-1973.
‘ ‘ LARGUI Jean-Roland,né à PONTFAVERGER en 1S44,ordonné en 1969,avait été chargé en 1976: de Ta pastorale des lycéens,du cathécurénat diccésain:il était attaché à l'équipe de St AÎDRE de REIMS.
Deux religieuses, la tante et la mièce nées 3PONIFAVERGER:
HENRAT Marie-Lucie Soeur,née à PONTFAVERGER le 14-01-1895.
HANROT Marquerite Soeur née à PONIFAVERSER le 26-06-1903.E1le est;come sa soeur Mr Joseph SEVERS-HANROT, Ta nièce de Soeur LUCIE.
15
fe16
À
1922Vincent ABRAHAM
Vicaire à Pontfaverger de 1764 à 1777
Martyr.aux Carmes, le 2 septembre 1792
Vincent Abraham est né à Charleville, voici son acte de baptème dans la paroisse de cette ville dont les registres sont aujourd'hui conservés aux Archives départementales des Ardennes
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Son père, Pierre Abraham était le fils de Jean Abraham et de Péronne Regnault, il fut lui-même baptisé à Charleville le 12 avrit 1711 et mourut dans cette même ville le 26 novembre
1746.11 ne semble pas que nos prédécesseurs historiens aient retrouvé ni son acte de mariage, ni le
baptême des autres enfants, s'il y en eut.
Une note, dans un registre paroissial de Dammouzy nous montre que Vincent faisait par- tie d'une famille riche en vocations sacerdotales : "Dans l'église de Damouzy, le 6 juin 1723, troi-
sième dimanche après la Pentecôte, maître Jean Abraham, curé du lieu, assistait à l'autel son ne- veu, Jean Simon Colinet, troisième fils de défunt Pierre Colinet et de Marie Barbe Abraham, qui chantait ce jour-là sa première messe, ayant à ses côtés, comme diacre et saus-diacre, ses deux frères ainés, Pierre Colinet, curé de Bertoncaurt et Jean Français Colinet, vicaire de Mouzon, et comme servant de messe, Pierre Abraham, jeune étudiant, son cousin-germain." Ce qui permet- trait d'établir une portion d'arbre généalogique :
il Marie Barbe Abraham -
Jean Abrahim Jean Abraham ép Piarre Colinet
. prétre ép Piéronne Regnault
Pierre Colinet Jean Français Colinet Jean Simon Colinet Pierre Abraham prêtre + 1761 Prêtre 1696.1777 Prètre + 1743 ép Anne Marie Lamotte
Vincent Abraham
Prêtre 1740.1792
Le frère de son grand-père était prêtre à Jean Abraham, né au Pont Saint Pierre, le 9 février 1664, prêtre le 14 avril 1691, il fut curé de Damouzy le 27 juillet 1692 jusqu'à sa démis- sion en faveur de son neveu Pierre Colinet, le 27 janvier 1733, H fut ensuite curé d'Avenay jus- qu'à sa retraite le 5 mai 1744.
Trois cousins germains de son père furent prêtres aussi : Pierre Colinet d'abord curé de Bertoncourt, il succède à son oncle en 1733 à Damouzy jusqu'à sa mort en février 1761. Jean Fran çois Colinet né vers 1696, ordonné en 1720, vicaire à Mouzon pendant douze ans puis curé de Pont faverger depuis le 6 décembre 1734, jusqu'à sa mort, le 31 août 1777, Jean Simon Colinet, ordonné en 1723, curé de Bertoncourt en 1733...
Si l'on connait moins le côté des femmes, il faut noter qu'un descendant de sa grand- mère fut Louis Eugène Regnault, né le 20 février 1800 à Charleville, ordanné en 1826. Il fut vi-
caire de Bel Air, près de Charleville, puis aumônier du pensionnat du Sacré Coeur de cette ville dont il devint curé en 1847, En 1853, il est nommé évêque de Chartres où il mourra le 3 août de
l'an 1889, doyen des évêques français.
ENFANCE ET ADOLESCENCE
On ne sait que peu de chose sur l'enfance de Vincent. Son père mourra à 36 ans, lui n'en avait que 6 et sa mère se remariera. Deux documents peuvent nous aider à reconstituer le cadre : La ville fortifiée avec ses rues tracées au cordeau, dont le plan ci-joint nous donne une i-
dée et la petite église paroissiale, proche de l'Hôpital du Grand prieuré,
Tous ceux qui se sont penchés sur la vie de Vincent disent "on croit qu'il fit ses étu- des au collège des Jésuites de Charleville. Les bons pères furent appelés en cette ville en 1612 et
1718
ils devaient y rester 150 ans jusqu'à leur expulsion en 1762 où ils comptaient
15 pères. L'enseigne- ment était gratuit, surtout littéraire et comportait
le cycle complet des humanités, Bien sur la formation religieuse
y était très sérieuse.
L'exemple des cousins, la formation solide donnent leurs fruits et le jeune Vincent en- tre au séminaire dont Mgr Le Tellier avait reconstruit les bâtiments,
proche de l'Université, à la fin du XVIHS S, et dont le chanoine
Callou avait réorganisé la vie, La vie spirituelle et la vie in- tellectuelle
étaient étroitement mélées sous la direction des Pères Génovéfains depuis le début du XVIIS $. Ils venaient de l'abbaye de Saint Denis, en
face de la cathédrale,
LE PRÊTRE .
Vincent Abraham sort de l'ombre pour les ordinations majeures,
Si l'ordination eu sous- diaconat n'a pas été retrouvée (le registre
ne nous est pas parvenu). Deux Pièces attestent de son époque, probablement les quatre temps d'hiver, fin décembre 1761. Le premier
document est un acte notarié par lequel son beau-père, Alexandre François Durand, marchand façonnier de bes au métier et Anne Marie Lamotte
sa femme en 2° noce assure à Vincent une rente viagère de 100
li vres sur une maison sise rue de Mantoue à côté de leur propre habitation. L'acte
est daté du 3 no vembre 1761. Hi est accepté par Maitre Jacquemart,
vicaire général de Mgr l'Archevêque de Reims le 15 décembre 1761.
Le deuxième document est je certificat de publication des bans
faits par l'ab bé Aublin, curé de Charleville : Vincent est de bonne foi et de
bannes moeurs et jouit d'une rente de 100 livres. Ce certificat est daté
du 7 décembre 1761.
Le seul registre d'ordination, conservé aux Archives départementales
de Ja Marne, an- nexe de Reims commence le 28 mars 1763, le samedi
des quatre temps dans l'octave de Ja Pen- tecôte. L'ordination fut présidée
par Mgr Jean de Cairol, évêque de Sarepta auxiliaire de
Mgr l'Ar chevêque, dans la chapelle de l'archevéché (Celle du Palais du
Tau aujourd'hui), Elie comprenait 22 sous-diacres, 24 diacres, dont Vincent, et 28 prêtres.
Au folio 11 du même registre, le 16 juin 1764, Mgr de
Cairol procède à une nouvelle ordination dans la même chapelle :
2 sous-diacres, 18 diacres et 14 prêtres dont Vincent Abraham. Celui-ci
recevait ainsi l'ordination sacredotale le jour même de son 24°
anniversaire,
A PONTFAVERGER
Très rapidement le jeune prêtre se rend Près
de son cousin, Jean François Colinet, cu- ré de Pontfaverger, depuis 1734,
il était alors agé de 68 ans. Vincent va l'aider dans
ses fonctions Dès le 17 août 1764, il procède à un baptême, "avec l'autorisation de Mr le curé de !3 paroisse St Brice et St Médard de Pontfaverger", Ce
n'est qu'au bébut de 1765, que Vincent reçut ses lettres de vicariat, 1j habite dans
la maison du curé, proche de l'Eglise St Médard.
D'après les registres paroissiaux, il semble
bien que le curé lui 8 confié très rapide- ment la paroisse St Brice. Dès
1765, Ja signature de JF, Colinet disparait petit
à petit du registre de St Brice et rapidement Vincent Abraham Parle de “ma
paroisse", Mais la formule officielle res- “Vincent Abraham, prêtre et viceire des paroisses de Pontfaverger",
Dans les registres de St Médard, la signature
de Vincent apparait quelquefois mais au - fil des années, elles vont se multiplier et en 1776, tous les actes sont signés par Mr
le vicaire, Puis c'est l'acte de décès de JF, Colinet : "Le 31 août 1977,
est décédé Messire Jean Colinet, prêtre, curé de Pontfaverger, agé de 82 ans, inhumé le 2 septembre dans le choeur de
l'église St Médard par Mr je doyen de Lavannes, en présence de Vincent Abraham,
vicaire desservant de la dite paroisse."
Le 5 septembre 1777, Vincent Abraham signe
son dernier acte à Pontfaverger, le bap- tème de Jeanne Marguerite Cochet, Dès le 27 septembre 1777, apparait Ja signature
de Mathieu Simonet, "prêtre et curé des paroisses de Pontfaverger, pour le
baptême de Marie Pétronille Le- moine. I] avait été nommé curé le 13 septembre 1777.
À ATTIGNY
Quant à Vincent Abraham, il partit Pour Attigny
où il devint, pendant 3 ans, le vicaire de Pierre Coustier, curé de cette Paroisse depuis 1756 et agé de 54 ens, Le 18 novembre
1780, il était nammé curé de Sept Sauix, en remplacement de Jean Baptiste Vilquin, nommé à Chigny le 10 octobre 1780,
PONTFAVERGER AU XVII 5,
Pour connaître Pontfaverder à cette époque, noûs avons plusieurs documents : la répon- se de Jean François Colinet à l'enquête de 1774, le
registre de la paroisse St Brice qui commence en 1771 et quelques
textes transcrits par Cherles Nicol, instituteur, dans. son "Etude historique sur Pontfaverger..." publiée en 1895,
Pontfaverger est alors un village dont le distance d'une extrémité à l'autre est d'envi- ron Un quart de lieue, Il y 8 deux églises paroissiales St Médard et St Brice, possédant chacune leurs fonds-baptismaux et leurs cimetières autour. Les deux églises sont distantes d'un demi quartde lieue. 1! y a 590 commuriants, 315 à St Médard, 275 à St. Brice. Selon les habitudes de
comp- ter, on peut penser qu'il y avait au moins 900 habitants
dans le village.
Quand on demande au curé, le caractère de ses paroissiens, il répand en 1774 : “] y & du bon et du mauvais, mais cependant plusieurs sont assez indociles et Murmurateurs, difficiles à contenter, peu respectueux envers Îles prêtres
dans leurs discours, néanmoins un nombre assez grand
prend le chemin ce la vertu depuis quelque temps".
‘
Les professions sont le labourage et la fabrique de laine, Un recensement de 1773 don-
ne pour la culture : Animaux : 72 chavaux, 130 bètes à cornes, 800 bêtes 3 laine. Pour les terres (en arpent) : 9, pour les jardins, 60, pour les près, 90, pour les bois, 3812 de labours ou incultes, 72 d'usages et rien en vigne.
Pour le rapport de la culture : voici les proportions entre la semence et la récoite (dé. duction faite de la nouvelle semence) en boisseau : Froment 1196 pour 4486, Seigle 8650 pour 25 960, orge 3840 pour 9600, avoine 8893 pour 26 680 et sarrazin 414 pour 4149,
Pour la fabrique de laine : En 1764, on parle de petits artisans, travaillant à domicile: 14 fabricants avec 30 métiers. En 1784 : EQ fabricants et 80 métiers pour une production de 1290 pièces.
Dans un sondage fait dans le registre de St Brice pour la période de 1778 à 1787, où
l'abbé Simonet donne la profession des pères (Vincent Abraham ne le faisant pas). Sur 66 profes- sions recensées, nous trouvons : 14 labaureurs, 2 bergers et 1 cocassier, 31 sergiers-étaminiers où
l'un ou l'autre, 1 cardeur, 10 manouvriers,1 charron, 1 menuisier, 1 boucher, cordonnier, 1 bou- langer, 1 marchand, 1 maître d'école, 1 chirurgien.
Revenons dans notre registre à lapériade de 1771.77 AVEC Vincent Abraham. Pendant ces sept ans, celui-ci a fait 72 baptèmes, tous légitimes, 16 mariages et 68 enterrements.
Pendant la période de 70 à 87. J'ai recensé le nombre de baptêmes par ménage. (C'est relatif car au début il y a des ménages qui cessent d'avoir des enfants et d'autres à la fin qui en auront audelà, ce qui force les nombres.faibles) 1 enfant : 14 couples - 2 enfants : 12 - 3, 3 - 4 &r4-5:2-6:3-7,8et 9, chacun 1. Pour les décès, sur les 68 décès : 7 enfants d'un jour 7'ont moins de 15 jours, 11 moins de 5 ans, ce qui fait un totat de 35 enfants de moins de 5 ans - Presque la moitié. Entre 15 et 59 ans : 16 décès - de 60 à 69 : 17 décès et 2 décès de plus de 80 ans.
C'est ie chapître cathédra! de Reims qui était le seigneur du lieu, en fonction de quoi, c'est lui qui établissait les réglements de police qui régissait toute la vie du village au civil camr= au religieux. Chartes Nicol publie l'intégralité de l'un d'eux qui ne com:'+ pas plus de 71 articles, en petit caractères qui remplissent 20 pages de son ouvrage. Ce régiement est postérieur à.un édit royal de 1708. Bien sur, il y a des articles purement religieux : observations des fêtes et di- manches, assistance aux offices, travail du dimanche ou cbservation du carême.
Mais aussi, lés relations avec les étrangers, les jeux et les divertissements, les cabarets et les auberges, les commerçants et leurs mesures. Tout ce qui concerne les voies £ubliques, leur entretien, les allignements, les lanternes, le balayage, la disparition du chaume, le bornage, les ani maux et leurs troupeaux,les respects des récoltes et des clôtures, péche et chasse et j'en passe...
L'éducation-n'est point négligée, voici comment l'abbé Colinet la présente dans sa ré- ponse à l'enquête de 1774 ; "{] ÿ a un maître dans la paroisse de St Brice et un autre dans la pa- roisse de St Médard, ils sont établis par le curé et les paroissiens, leurs appointements fixes cen- sistent en vingt-huit sols que leur donnent les ménages pleins et quatre sols que leur donnent les demi-ménages, c'est à dire les femmes veuves ou filles en ménage. Îis n'ont point d'autre casuel que celuy des paroisses. Les garçons et les filles fréquentent ies mêmes écoles, lesquelles se tien- nent dans la maison des maîtres. [| y a deux : cie, une dans chaque paroisse et il y a environ 60 enfans dans chaque école, dans le temps de l'hyver, les écoles sont le plus fréquentées."
Les instituteurs sont aussi chanteurs et sonneurs, mais les revenus sont bien faibles et ne s'exprimaient qu'en dizaine de su... L'instituteur de St Brice était déjà en place : Jean Ciaude Morel, originaire de Bouvancourt, mais résidant de gart sa fonction à St Brice de Pantfaverger. Il épouse une jeune fille du pays, Claudine Douillet. lis auront 9 enfants, on retrouve souvent 53 si- gnature dans le registre surtout à la fin des actes d'inhumation, probablement il devait être secré-
taire paroissial. ‘ -
Le presbytère est en assez bon état estime le curé, il est vaste. avec des dépendances
importantes et un jardin, ii est tengent au cimetière de St Médard et même l'une des entrées pas- sait par ce cimetière. {1 comportait une cuisine et cinq pièces avec un étage. Îl était facile au curé de loger son jeune causin qui venait le soutenir dans sa vieillesse.
Voici comment le curé présente ses deux églises : "Les deux églises de St Médard et de St Brice sont suffisamment grandes paur les peuples de chaque paraisse, mais elles ne sont pas 8ssez grandes pour contenir les deux peuples ensemble, ce qui serait nécessaire et empécherait des désordres puisque ces deux Paroisses ne. faisaient qu'un seul lieu et une seule communauté; les deux peuples en grande partie assistent souvent au même office dans une des deux paroisses,
"La longueur du sanctuaire de l'église de St Médard est presque de quatre rieds, sa lar geur est de seize pieds. La jongueur du choeur est de vingt pieds environ et sa lar:. ast environ
de soixante douze ou quatorze pieds. La longueur de la nef est de trente huit piec: et sa largeur cinquante deux, elle est seulement lambrissée. Le sanctuaire de l'église de St Brice a onze pie:s et demi de longueur sur vingt et un pieds de largeur, le choeur, trente huit pieds de longueur et l8 nef, trente six et la largeur de Vingt et un pieds. Elle est seulement lambrissée,
1920
Il y a trois autels dans l'église de St Médard, le grand autel dédié à St Médard le se- cond à la sainte Vierge, le troisième à St Sébastien. Il y a une pierre sacrée à chaque autel. Il n'y 8 qu'un autel dans l'église de St Brice et dédié à St Brice. ll est muni d'une pierre sacrée Chaque église a une sacristie, mais celle de St Brice est en mauvais état. I] n'y a pas de FÉpFE tion considérable à faire au choeur des églises et le pavé est en bon état. Mais la nef de St Mé- sue FR PR très mauvais état. Les clochers sont en ban état, mais une cloche est cassée à St
ard.….
LA REVOLUTION
Nommé curé de Sept-Saulx, en novembre 1780, Vincent Abraham a 40 ans, il devient son propre responsable et assure aussi le service religieux aux Petites Loges, jusqu'à la révolution. Il va refuser le serment rendu obligatoire par la Constitution civile du clergé qui cherchait à cou- per l'Eglise de France de ses racines, l'Eglise universelle et le Pape.
Le 17 avril 1791, le Conseil de la commune de Sept-Saulx dénonce son curé comme ré-
fractaire. Le Directoire du Département de la Marne "considérant que ledit sieur Curé parait a- voir entièrement perdu la confiance de ses paroissiens par son refus de se conformer à la loi, par ses déclarations continuelles contre les décrets de l'Assemblée Nationale, par ses prédications ten- dantes à jeter le trouble dans les consciences, à exciter le peuple à l'insurrection" autorise l'ou- verture d'un procès "comme rebelle à la loi et perturbateur du repos public". I] semble, vu tous
ces crimes que le bon curé n'avait pas tellement perdu la confiance de ses paroissiens.
Mais Mr le curé réside toujours en son presbytère. Le 18 mai, la municipalité fait fer-
mer l'église. Mr le curé envoie alors un mémoire en protestation au département. Mais les insul- tes pleuvent et finalement Vincent Abraham quitte le village de Sept-Saulx. Il va se réfugier, d'a- bord chez son collègue de Cormontreuil, insermenté comme lui, et pendant 6 mois il continue clan destinement son ministère, répendant brochures et tracts à partir de Cormontreuil, Verzy et Trois Puits. Mais il est à nouveau découvert, il lui faut disparaître.
N'est-ce pas dans la foule anonyme que l'on peut le mieux se cacher. Vincent Abraham part pour Paris, il trouve refuge rue des Barres où il vit avec un autre prêtre, l'abbé Deruelle, Le 30 août 1792, il se décide à quitter la France, il se présente à l'Hôtel de Ville de Paris, mais il est arrété et conduit aussitôt au cidevant couvent des Carmes, rue de Vaugirard, 3 jours avant le massacre.
LES MASSACRES DE SEPTEMBRE
La tension montait en France à l'intérieur comme à l'extérieur. En août 1792, les Jacobins proclament "La Patrie en danger". La politique et le reli- gieux se mélangent. Les prêtres ayant refusé le serment à la Constitution civile du clergé deviennent des traitres, des ennemis de la Nation. A l'extérieur le duc de Brunswick se trouve, avec 80 000 hommes à Longwy. Dès lors, dénonciations, perquisitions, arrestations incarcérations se multiplient. 160 prêtres sont enfermés aux Carmes et bien d'autres ailleurs. La vie y est relativement calme, dans la prière, sauf la messe dont la célébration est interdite.
Le 1° septembre on apprend que les Prussiens sont à Verdun. Les es- prits s'échauffent. La garde est doublée. Les prisonniers veillent toute la nuit en prière. L'émeute gronde dens Paris en ce dimanche 2 septembre. Les gardiens de l'armée régulière sont remplacés par des volontaires. Vers 17 H., les portes du jar din des Carmes sont défoncées, malgré l'opposition de l'armée. La tuerie commen- ce, à coup de piques, de sabres ou de fusils. Les prisonniers sont regroupés dans l'église et doivent passer par un petit couloir pour sortir dans le jardin par un es- calier de quelques marches. Un simulacre de condamnation dans le couloir puis on est poussé dehors. La plupart seront atteints avant même la dernière marche. Cela . dura jusqu'à la nuit. D'autres massacrés eurent lieu à travers la France. Six pré- tres périront ainsi à Reims même.
Vincent Abraham se perd .dans la foule de ces martyrs, 110 aux Car- mes, plus de 1100 pour la ville de Paris. Ils furent exécutés, car ils avaient refusé de prèter un serment schismatique, donc par fidélité à leur foi.
Très tôt, on se préoccupa de rassembler leurs ossements, de recueillir les actes de ces martyrs, d'établir des listes, de rechercher les faits importants de
leur vie.
Mgr Darboy, archevêque de Paris fit aménager la crypte de la chapelle des Carmes pour recueillir les restes des martyrs, en 1867. Les premiers éléments ‘de la procédure canonique se mettent en route. C'est au début de 1916 que s'ou- vrait la cause de béatification des martyrs des Carmes et c'est le 17 octobre 1926 que 191 d'entr'eux reçurent officiellement le titre de bienheureux et de martyrs de la foi. Le décret donne la liste, d'abord trois évêques puis les prêtres, avec, en tête dans l'ordre alphabétique :
Vincent ABRAHAM, prêtre, ‘curé au diocèse de Reims.20 Avril... La doublette Jean-Claude BERTRAND et Raymond ACCORDINI enlève le titre de
CHAMPION de CHAMPAGNE en 3ème division.
11 Maï...... La doublette Eddie BERTRAND et Olivier TRIBUT :CHAMPION de CHAMPAGNE(cadets). CHAMPIONNAT de CHAMPAGNE :Quadrettes Catégorie:cadets: à Eddie BERTRAND,01ivier TRIBUT avec David DJUROVITCH(du"Club Bouliste" de PONTFA) et CHAPPAT de Saint-MASMES récidivent et enlêvent le titre.
Ces différentes équipes ont représenté la CHAMPAGNE au CHAMPIONNAT de FRANCE de
Champagnole, Bourg-en-Bresse et VIllefranche-sur-Saône.Félicitations à tous ces joueurs.
S.L.TENNIS de PONTFAVERGER
Le"SPORTS et LOISIRS TENNIS"est né le ler octobre 1982.11 bénéficie des installa-
tions couvertes du GYMNASE et,depuis un an,grâce à la municipalité,de DEUX COURTS extérieurs
Le nombre d'adhérents est en augmentation constante depuis la création
puisqu'il est passé de 80 membres l'an dernier à 95 cette année.
En février et mars,le Club organise son tournoi annuel d'hiver.Depuis
l'ouverture des courts extérieurs,il ajoute un tournoi d'été étalé sur un samedi et un
dimanche:ces manifestations sont ouvertes gratuitement à tous les membres.
L'affiliation à la F.F.T. a permis d'engager en championnat une équipe masculine.
Cette équipe à ainsi réalisé un parcours fort honorable,puisque,vainqueur des trois rencontres
à domicile,échouant de peu à l'extérieur,elle a manqué d'un rien l'accès à la division
supérieure.
ECOLE de TENNIS:La formation donnée par un éducateur ler degré a permis
l'ouverture d'une école de TENNIS, fréquentée cette année par une vingtaine de garçons et
de filles.Un TOURNOI a d'ailleurs permis à nos jeunes de se mesurer à ceux des écoles de
BAZANCOURT,BETHENIVILLE et JUNIVILLE.Les finales se sont déroulées en juin sur les installa-
‘tions de notre club.Tous nos enfants se sont brillamment comportés.MENTION particulière à:
“Sandrine-CÂRRÉ'et' Caroline BERTRAND,finalistes chez les"mini-tennis".et Hubert BERTRAND chez les "Poussins".Tous les participants ont été récompensés de médailles et de lots d'équipement. LesPERSPECTIVES de l'année 86-87:Engagement de 2 équipes masculines en "Critérium" ,engagement
d'équipes de jeunes, Tournois d'hiver et d'été,rencontres amicales.
Tout en souhaîtant voir encore augmenter son nombre d'adhérents,le S.etL;TENNIS
recherche également des PERSONNES de BONNE VOLONTE pour encadrer nos JEUNES et nous aider à
réaliserses nombreux projets.
s'adresser à J.R.BERTRAND et à Michel FETTIG
Le"CLUB de TENNIS de TABLE de PONTFAVERGER"
M.Renëé PETITPRETRE, président du "Club de Tennis de Table" ,nous communique:
Le Club de Tennis de Table de PONTFAVERGER existe depuis 4 ans.Malgré son
jeune âge,il a atteint une certaine maturité qui lui permet,en cette saison 86-87,d'engager
une équipe dans un championnat départemental.
Il est constitué pour l'instant d'une dizaine de licenciés qui pratiquent leur
sport favori les MARDI et VENDREDI à 20 H 30 dans un "préfabriqué"(en attendant mieux..)
situé dans la cour de l'ECOLE PRIMAIRE.Malgré l'exiguité des locaux,il est possible d'accueil-
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Pour être des nôtres,il suffit de s'acquitter d'une cotisation annuelle
de CINQUANTE francs,si l'on veut jouer uniquement pour le plaisir.Il faudra ajouter 100
francs,réclamés par la Fédération,si l'on veut participer aux compétitions.
N'HESITEZ plus,venez pratiquer ce sport simple,agréable et peu coûteux ,venez rejoindre
les pionniers du"TENNIS de TABLE"à PONTFAVERGER ! ‘
Adressez-vous au Président René PETITPRETRE.Ecole maternelle.Té1.26.48.92.20.‘ LA Un nouveau "CLUB" patronné par le'"COMITE d'ANIMATION de PONTFAVERGER
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ou Secrétaire C.A.P. COOP M;LIBERT PONTFAVERGER ‘ . Tél. 26 48.73 14
Le club est ouvert aux habitantes de Pontk£verger at des villages voisins Une réunion d'information aura lieu aveb toutes les personnes intéréssées .
AMICALE des ANCIENS de PONTFAVERGER et de SELLES
‘Madame Pierre RODRIGUE, l'une des responsables de cette"Amicale" nous a adressé cette lettre:
Prouvant,s'il en était besoin,sa vitalité, le"CLUB des ANCIENS"
a fêté en avril dernier Île 10ème Annéversaire de sa fondation.Cette manifestation,présidée
par M.Robert HANROT et à laquelle assistaient MM.RODRIGUE et BALARDELLE ,maires des deux
communes,ainsi que Myl'abbé GOY,a réuni une soixantaine de personnes autour d'une excellente
table. |
S'il fait peu parler de lui,le Club demeure malgré tout très actif.Les membres
apprécient toujours les"petits voyages", les excursions, les repas qui leur permettent de
se retrouver,de se distraire,d'échanger des souvenirsicertains regrettent même parfois
que les sorties ne soient pas plus nombreusesiLes réunions bi=mensuelles du jeudi sont égale-
ment suivies par un grand nombre de "fidèles".
Cependant le Président et le Comité aimeraient voir en la salle Pierre SOUVER:
VILLE une assemblée encore plus nombreuse.l1 est fait appel à celles et à ceux à qui la
retraîte octroie désormais quelques loisirs et qui désirent garder des contacts amicaux
avec Îles habitants de leurs villages.Le CLUB est prêt à les accueillir:ils seront tous
Tes BIENVENUS.Car,plus les adhérents sont nombreux,plus les activités peuvent être diversi-
fiées pour le plaisir de chacun.Alors peut-être à BIENTOT ?
Section de FOOTBALL de "SPORTS et LOISIRS "
Pour Ta saison 1986-1987,1a section a constitué:
Une équipe "SENIORS"en 2ème SERIE MARNE (équipe première)
UNe équipe "SENIORS"en 4ème SERIE MARNE (équipe seconde)
Une équipe"MINIMES"
Une équipe"POUSSINS"
Une équipe"DEBUTANTS"
ENTRAINEMENT :MARDI à 18 h pour les MINIMES , POUSSINS, DEBUTANTS.
: JEUDI à 18 h pour les SENIORS.
AVIS:La "section FOOTBALL'"recrute des JOUEURS "DEBUTANTS"
: {nés entre le
1-08678 et le 31-07-80)
des JOUEURS "POUSSINS"
(nés entre le 1-08-76 et le 31-07-78)
des JOUEURS “MINIMES"
{nés en 1972) recherche
des DIRIGEANTSAssociation A.D.M.R. de PONTFAVERGER
A.îde à D.omicile en M.ilieu R.ural
L'Association regroupe deux sections:
1°) L'aide momentanée aux familles:"Aides Familiales",
2°) L'aide aux personnes âgées:"Aides Ménagères"
Quel est le rôle de l'association?
= —
Régie par la loi de 1901,elle emploie des aides familiales et des aides ménagères.
Elle est l'intermédiaire entre les Caisses Sociales et les familles.
Qui finance l'Association?
ue
Les caisses sociales(Caisse régionale assurance maladie, Mutualité sociale agricole,
Caisse Allocations familiales, DDASS Caisses des P.T.T.,M.G.E.N.,S.N.C.F, Armées, etc...)
fournissent une partie des ressources.
Les familles participent suivant leurs ressources,au financement de l'association.
Les municipalités accordent des subventions et l'association peut recevoir des dons.
COMMENT OBTENIR UNE AIDE ? —_—
S'adresser au SECRETARIAT qui recueille:le motif de la demande d'aide,le total des
ressources de la famille,le nombre de personnes au foyer ,ce qui donne. le "quotient".
Le dossier est transmis à la Caisse intéressée qui indique le nombre d'heures accordées
et la part du prix de l'aide.
QUE PAIE LA FAMILLE ?
La famille paie en principe la différence entre le prix de l'heure versé 4 l'aide.
et le prix versé par la Caisse.Suivant les ressources propres de l'association,cette
participation des familles est réduite le plus possible.CHAQUE CAS EST. ETUDIE PAR
LE BUREAU .
A QUI S'ADRESSER ?
—_——
Dans Ta MARNe,il existe 40 associations locales Poursavoir laquelle vous concerne,
demandez-le à la Fédération A.D.M.R. 35 Bd H.Henrot REIMS T.26.05.14,99.
Pour 1'ASSOCIATION A.D.M.R. de PONTFAVERGER , adressez-vous à :
Président:M.BONGUR Té1.26.48.90.00.
AIDES FAMILIALES:Mme THOMAS Té1.26.48.73.34.de Bétheniville à Marmériville.)
AIDES MENAGERES:Mme AUBERTIN Tél.26 48 72 12 (de Bétheniville à St Masmes).
Mme RICHARD Té1.26.03.84.73(Heutrégiville-Warmériville)ETAT CIVIL:
du ler septembre 1985 au 31 décembre 1985
Naissances : DUQUENOIS Damien
HESSMANN Angélique
THOMAS Guillaume
Mariage : GUYOT Régis et PLITT Caroline
Décès : CHHALINSKI Rosalie veuve PLONKA
DUFRESNE Arthur
ROUSSEAUX Marie veuve FONTAINE
EX
du‘ler janvier 1986 au 10 septembre 1986
Naissances : BERTIN Marie-Aude
BONY Christophe
DAMME Ségolène
DEBAR Julien
FRANCOIS Julie
GAGNEUR Elodie
GOBRON Kévin
MARLOT Morgane
VERSTRAETE Amélie
Mariages : CONTRI Giovanni - LHOTE Valérie
GAUCHE Christian - LENGYEL Sylvie
GIRARD Damien - HENNEBERT Marie-Olivia
HAULIN Gérard - SCHNISA Marianne
JUROVITCH Eric - JAQUIN Isabelle
POULAIN Didier - GAUTHIER Elisabeth
Décès : BOCART Pierre LABIA Maria
CONTRI Roberto MALLET Virginie
FONTAINE Ernest MERLIN Marie
FRANCOIS Pierre MONCLIN Louis
GUILLEMIN Quentin PINGUET Louis
LABBEE Jean-Pierre PLONKA Thomas
Nous nous souviendrons également de Madame Jean MADOUX ,mère de Madame Nadège LEGRAND-MADOUX et de Monsieur Jean LELEU,ancien conseiller municipal.Ce bulletin a été réalisé par
le Comité d'animation de Pontfaverger
et imprimé par ses soinsLE GROGNARD de la MAIRIE
Cette statue de 2m40 de haut et qui pêse plus de 300 Kilos est le moulage en plâtre de celle,originale,en marbre,qui est située,avec sept autres soldats de l'Empire, en haut de l'Arc de triomphe du Carrousel de Paris.0Oeuvre du sculpteur lyonnais bien connu, Joseph CHINARD(1756-1813),elle représente soit un "grenadier à cheval". soit un "carabinier". L'estampage,offert à la commune par les descendants d'Auguste NOUVION,ancien maire,aurait été réalisé,comne les deux autres exemplaires connus,au Musée de l'Armée et à celui de MALMAI- SON,aux débuts du siècle.
Restauré et remis en honneur dans la salle municipale,ce "GROGNARD"pontfabricien a servi à illustrer la carte postale et l'affiche de la BOURSE des COLLECTIONNEURS.
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