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unknown - Communauté de communes - Pyrénées Haut Garonnaises - Plaquette Natura 2000 Haute
Document publié le Samedi 1 janvier 2000
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Pyrénées Haut Garonnaises - Plaquette Natura 2000 Haute)
Thèmes du document : Espaces terrestres et maritimes, Animaux, Environnement,
Toulouse
Muret
Saint-Gaudens
cours d'eau
zone désignée « oiseaux »
zone désignée « habitats »
zone désignée « oiseaux » et « habitats »
agglomération
frontière espagnole
1
2a
2b
2c
2d
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4
5
6
7
poisson sédentaire
poisson migrateur
reptile
tortue
crustacé
chiroptère
autre oiseau
pic
oiseau galliforme
échassier
rapace diurne
rapace nocturne
mammifère
insecte
insecte — coléoptère
plante
Principaux groupes représentés dans les illustrations
Vallées du Tarn, de l’Aveyron,
du Viaur, de l’Agout et du Gijou Communes Natura 2000 : Bessières, Bondigoux, Buzet‑sur‑Tarn, Layrac‑sur‑Tarn,
La Magdelaine‑sur‑Tarn, Mirepoix‑sur‑Tarn, Villematier, Villemur‑sur‑Tarn.
Côtes de Bieil et de Montoussé
Communes Natrua 2000 : Boulogne‑sur‑Gesse.
Vallée de la Garonne Communes Natrua 2000 : 130 communes riveraines de la Garonne et de ses principaux affluents
(l’Hers, l’Ariège, la Neste, la Pique et le Salat)
Site internet des services de l’État de la Haute‑Garonne, rubrique biodiversité Nature 2000
Chaînons calcaires
du piémont Commingeois
Communes Natura 2000 : Arbon, Ardiège, Barbazan, Cier de Rivière, Galié, Gourdan‑ Polignan, Génos, Izaut‑de‑l’Hôtel, Juzet‑d’Izaut, Lourde, Luscan, Malvezié, Mont‑de‑Galié, Ore, Payssous, Régades, Saint‑Pé‑d’Ardet, Sauveterre‑de‑Comminges, Seilhan.
Vallées du Lys,
de la Pique et d’Oô Communes Natura 2000 : Bagnères‑de‑Luchon,
Castillon‑de‑Larboust, Cazeaux‑de‑Larboust, Oô,
Saint‑Aventin, Saint‑Mamet.
Haute vallée de la Garonne
Communes Natura 2000 : Argut‑Dessous, Arlos, Baren, Boutx,
Burgalays, Cierp‑Gaud, Fos, Gouaux‑de‑Luchon, Guran, Marignac,
Melles, Portet‑d’Aspet, Saint‑Béat.
Communes Natrua 2000 : Antichan‑de‑Frontignes, Arguenos, Argut‑Dessus, Bezins‑ Garraux, Boutx, Chaum, Cierp‑Gaud, Couledoux, Esténos, Eup, Fronsac, Frontignan‑de‑ Comminges, Gaud, Juzet‑d’Izaut, Marignac, Moncaup, Saint‑Béat, Sengouagnet, Signac.
Gar Cagire
La démarche Natura 2000
Pourquoi ?
10 à 50 % des espèces pourraient disparaître avant la fin du
XXIème siècle.
On estime aujourd’hui que 50 000 à 100 000 espèces animales
ou végétales disparaissent chaque année soit un rythme 100
à 1 000 fois supérieur au rythme naturel.
Comment ?
La préservation de la biodiversité est devenue une préoccu‑
pation majeure actuelle. En ce sens l’Union européenne a
adopté deux directives (Directives « Oiseaux » et « Habitats »)
identifiant des espèces ou des milieux naturels menacés.
Ces directives comportent deux aspects :
z La protection des espèces sur tout le territoire des états de
l’Union (hors outre‑mer)
z la mise en place d’un réseau européen de sites : le réseau
Natura 2000.
La démarche du réseau Natura 2000 privilégie la recherche
collective d’une gestion équilibrée et durable qui tient compte
des préoccupations économiques et sociales en vue du main‑
tien en bon état de conservation des habitats et des espèces
d’intérêt communautaire.
La bonne gestion de ce patrimoine naturel exceptionnel re‑
présente un véritable enjeu de développement durable.
Pour maintenir dans un état de conservation favorable les
habitats et espèces d’intérêt communautaire repérés à l’inté‑
rieur des sites, la France a privilégié la démarche participative
et contractuelle. Ainsi, en concertation avec tous les acteurs
concernés (citoyens, élus, agriculteurs, forestiers, chasseurs,
pêcheurs, propriétaires terriens, associations, usagers, ex‑
perts) sont établis des plans de gestion appelés documents
d’objectifs (« Docobs »).
Véritable projet de territoire, le « docob » est constitué d’un
diagnostic écologique et humain du site, d’enjeux et d’ob‑
jectifs de gestion et de mesures à prendre pour préserver le
patrimoine naturel. Il constituera le fil d’Ariane de l’animation
du site. De ce document découlent deux types de dispositifs
de gestion :
z Les contrats : Ils sont établis entre l’État et toute personne
publique ou privée, ayant droit, sur des terrains inclus dans
un site. Ils correspondent à la mise en oeuvre d’actions
concrètes, volontaires, en faveur de la réalisation des ob‑
jectifs inscrits dans le Docob. Ces contrats sont subvention‑
nés par l’Union Européenne et l’État français. Ils peuvent
concerner les agriculteurs, les forestiers ou tout autre pro‑
priétaire privé ou public.
z La charte : Elle permet l’adhésion aux objectifs du site Na‑
tura 2000. Elle comprend des engagements de l’ordre des
bonnes pratiques ne donnant pas lieu à rémunération mais
ouvrant droit à des exonérations de taxes foncières.
En outre, une évaluation d’une liste de projets d’aménage‑
ment ou activités fixée par arrêté préfectoral est réalisée afin
de vérifier leur compatibilité avec la préservation de l’envi‑
ronnement.
De l’Europe à la Haute‑Garonne
Au sein de l’Europe à 27, près de 25 000 sites ont été intégrés
en Natura 2000 ; en France, 1 753 sites terrestres couvrent,
avec 6,9 millions d’hectares, 12,5 % de la superficie du terri‑
toire auxquels il faut ajouter 4,1 millions d’hectares d’espaces
marins (soit 207 sites marins).
En Haute‑Garonne, le réseau européen de sites Natura 2000
couvre 7,5 % de la superficie du département et concerne 157
communes. Il se compose de 12 sites.
Huit sites se concentrent dans le sud du département (pié‑
mont et massif pyrénéen). Les autres couvrent les cours d’eau
tels que la Garonne, ses principaux affluents, ainsi que le Tarn.
Environ 80 types d’habitats naturels ont ainsi été inventoriés.
Les principaux habitats concernés sont les corridors fluviaux,
les zones humides, les pelouses et les prairies, les forêts et
les habitats rocheux.
La faune et la flore s’illustrent par 12 espèces de mammi‑
fères (avec une dominante de chauves‑souris), 13 invertébrés
(principalement insectes du bois et papillons), 9 poissons sé‑
dentaires et migrateurs, 34 espèces d’oiseaux, 4 plantes.
Les espèces les plus rares ou menacées font par ailleurs l’objet
d’une attention toute particulière avec des plans nationaux
d’action (hors Natura 2000 mais en cohérence avec cette
démarche), comme l’ours, le desman, les chauves‑souris, le
gypaète barbu, le grand tétras ou le saumon atlantique.
L’avancement des mesures
de gestion
L’animation des sites est réalisée par des opérateurs désignés
par l’État ou les collectivités. Elle consiste à la mise en œuvre
des mesures figurant dans le document d’objectifs (Docob),
telles que :
z un suivi visant à mieux faire connaître, à protéger des es‑
pèces et espaces naturels sensibles et à conseiller usagers
et riverains sur des mesures de protection de la biodiver‑
sité . Ces prestations peuvent être assurées par des scien‑
tifiques ou des associations naturalistes ;
z des contrats de gestion subventionnés signés avec des
agriculteurs ou des propriétaires qui souhaitent engager
leurs terres dans des pratiques respectueuses de l’envi‑
ronnement ;
z dès 2009, les premières chartes Natura 2000 ont été
signées. Elles engagent sur 5 ans les propriétaires ou
mandataires de terrains inclus dans le site à appliquer un
ensemble de « bonnes pratiques » favorables aux habitats
naturels et aux espèces.
En savoir plus
z Au niveau national :
http://natura2000.environnement.gouv.fr
z Au niveau régional :
http://www.midi‑pyrenees.developpement‑durable.gouv.
fr/
z Au niveau local :
http://www.haute‑garonne.gouv.fr
espèces représentées : Faucon Émerillon, Mi‑
lan noir, Héron cendré et Cistude d’Europe.
espèces représentées : Grand Capricorne et Saumon atlantique.
Les sites
Natura 2000
en Haute-Garonne
espèces représentées : Guêpier d’Europe, Cordulie à corps fin, Blongios nain et Martin pêcheur.
espèces représentées : Hibou Grand‑duc, Balbuzard pêcheur, Bihoreau gris, Truite de rivière et Loutre d’Europe.
espèces représentées : Petit Rhinolophe,
Lamproie de Planer et Chabot.
espèces représentées : Vespertilion à oreilles
échancrées, Cuivré des marais, Écaille chinée, Da‑
mier de la Succise et Écrevisse à pattes blanches.
espèces représentées : Grand Tétras, Rosalie des Alpes et Petit Rhinolophe.
espèces représentées : Lucane Cerf‑volant,
Azuré du Serpolet et Orchis parfumé.
espèces représentées :
Faucon pélerin,
Ours brun, Chouette de Tengmalm
et Desman des Pyrénées.
espèces représentées : Gypaète barbu, Lagopède alpin,
Lézard des Pyrénées et l’Aster de Pyrénées.
Conception : DDT Haute‑Garonne/SEEF/UFCMN, Thierry Renaux, Stéphane Olivier, Gérard Lagarde, Alexandre Suc | Réalisation : DREAL/CSM/Communication | Édition décembre 2014 — Imprimé sur papier géré durablement
1
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7
5
6
4
2a 2b
2d 2cÉtudiées depuis 2003, l’aire de répartition et la densité de la‑
gopèdes alpins présents sur le site « Vallées du Lys de la Pique
et d’Oô » sont encore mal connues.
Une nouvelle méthodologie de comptage élaborée par la Fé‑
dération des Chasseurs de la Haute‑Garonne et l’Office natio‑
nal de la Chasse et de la Faune sauvage a été testée en 2009
en recourant à l’héliportage pour sécuriser l’accès aux obser‑
vateurs malgré des conditions climatiques rudes. Une répéti‑
tion des comptages a ainsi pu être réalisée pour une analyse
plus fine des données. Ce protocole pourrait être appliqué sur
l’ensemble des terriroires alpins et pyrénéens.
La Chouette de Tengmalm est un petit rapace de 25 cm pour une
envergure de 52 cm et un poids de 135 g. Elle affectionne les forêts
de conifères, mais elle peut aussi fréquenter les boisements mixtes
de pins, de bouleaux et de peupliers où les conifères sont domi‑
nants. Son habitat en Haute‑Garonne est donc plutôt montagnard
(Haute‑Vallée de la Garonne et Vallées du Lys, de la Pique et d’Oô).
Son régime alimentaire est constitué principalement de petits
mammifères (campagnols, souris, musaraignes) et de petits oi‑
seaux. Nocturne et très discrète, la chouette de Tengmalm niche
dans des trous d’arbres, souvent d’anciennes loges de pics noirs.
Les principales menaces sont la détérioration de son habitat par
déforestation ou abattage des vieux arbres, mais aussi les perturba‑
tions des sites de nidification par le développement des infrastruc‑
tures touristiques et sportives (liées aux sports d’hiver notamment).
Marais, marécages, tourbières, prairies inon‑
dables... les zones humides représentent moins
de 1 % du territoire alors que 50 % des oiseaux
et 30 % des plantes menacées en dépendent. En
France, depuis 50 ans plus de la moitié des zones
humides a disparu.
Parmi les plus remarquables des zones humides,
les tourbières sont constituées par l’accumula‑
tion et la décomposition partielle de sphaignes
qui se transforment en tourbe. Elles abritent une
flore et une faune remarquables, stockent de
grandes quantités de carbone, retiennent l’eau
(les sphaignes peuvent retenir jusqu’à 25 fois
leur poids sec en eau). Elles contribuent ainsi à
réduire les risques d’inondations et constituent
une véritable « assurance sécheresse » pour les
éleveurs.
Pour éviter qu’elles ne soient détruites par boi‑
sement, draînage ou brûlis, des contrats Natura
2000 sont proposés aux éleveurs qui souhaitent
pratiquer un élevage extensif.
Insecte coléoptère facilement reconnaissable avec ses an‑
tennes courbées vers l’arrière aussi longues que son corps
(de 24 à 55 millimètres), il a une durée de vie de 3 ans,
mais on ne le verra que 3 mois : en effet l’œuf est pondu
l’été dans les anfractuosités ou les blessures d’un vieux
chêne, et quelques jours après éclosent les larves qui, du‑
rant 31 mois pénétreront dans l’arbre en le consommant.
L’adulte qui se nourrit de sève et de fruits mûrs émergera
après l’hiver et on pourra le voir voler uniquement durant
un été.
Ce coléoptère n’est pas rare dans la moitié sud de la
France, mais sa population régresse dans le nord de
l’Europe essentiellement à cause des déboisements. On
le combat aussi à tort car on le confond avec une autre
espèce de capricorne qui s’attaque aux charpentes de nos
maisons.
Ils sont source de vie pour une
multitude d’insectes et de champi‑
gnons (près d’un quart des espèces
forestières) qui s’en nourrissent ; ils
recyclent ainsi la matière organique
stockée dans le bois en un terreau
dans lequel les jeunes arbres puise‑
ront leur nourriture.
Le forestier doit apprendre à conser‑
ver ce bois mort à la valeur écono‑
mique presque nulle qui ne présente
de danger que dans des cas excep‑
tionnels.
Des contrats Natura 2000 lui sont pro‑
posés s’il s’engage à maintenir sur
place des arbres morts ou vieillissants
pendant 30 ans
C’est le nom scientifique des chauves‑souris. Ces mammifères, essentiellement in‑ sectivores, témoignent de la qualité d’un écosystème ; ils sont aujourd’hui menacés par des activités humaines qui détruisent ses gîtes de reproduction ou d’hivernage (combles des maisons, grottes, vieux arbres…), ou son alimentation avec la des‑ truction de haies ou le recours aux traitements insecticides.
On compte 6 espèces d’intérêt communautaire sur le site « Chaînons calcaires du Piémont commingeois » qui comporte une mosaïque d’habitats favorables : les col‑ lines essentiellement calcaires et les bâtis de plusieurs villages constituent des gîtes appréciés, et le bocage représente un territoire de chasse privilégié pour de nombreuses espèces.
Des conférences suivies d’expositions ont été réalisées pour les habitants et les acteurs locaux. Des préconisations ont aussi été faites dans le cadre des travaux de restauration du toit de l’église de Barbazan pour qu’elle puisse continuer à abriter une colonie de chauves‑souris.
© Laurent Barthe
Chiroptères
Lagopède © Bertrand Muffat‑Joly
Comptage © Fabrice Aliacar, FD des Chasseurs 31
© Jean
‑ Luc Cazaux
© wikimedia commons
‑ Mdf
© Stéphane Olivier
‑ DDT Haute
‑ Garonne
© Delphine Fallour
‑ Rubio
‑ ONF DT Sud
‑ Ouest
© Delphine Fallour
‑ Rubio
‑ ONF DT Sud
‑ Ouest
© Bruno Baverey
‑ DDT Aveyron
© A@L
© Thierry Renaux
Conservation
de la ripisylve
l’habitat
du Cuivré des marais
© Delphine Fallour
‑ Rubio
‑ ONF DT Sud
‑ Ouest
© Delphine Fallour
‑ Rubio
‑ ONF DT Sud
‑ Ouest
Le Grand Capricorne
Arbres morts
Les mosaïques de milieux
Les espèces animales uti‑
lisent plusieurs milieux diffé‑
rents pour se développer : les
chauves‑souris utilisent les prai‑
ries, les clairières ou les haies
pour se nourrir, et les grottes,
les granges ou les vieux arbres
pour se reproduire ou pour
hiberner ; le Grand Tétras et le
Lagopède recherchent une al‑
ternance de landes à myrtilles
et de pelouses pour assurer leur
développement.
Il est donc primordial de conserver à l’échelle du paysage, mais aussi pour certaines espèces à l’échelle d’une parcelle ou d’une exploitation, une mosaïque de milieux qui leur permette d’accomplir l’intégralité de leur cycle de développement
Des activités humaines comme le pastoralisme, une gestion forestière durable, ou l’entretien de zones humides contribue pleinement au maintien de ces structures favorables à la biodiversité.
Orchis parfumé
Le site « Côtes de Bieil et de Montoussé » abrite des pe‑
louses sèches calcaires où l’on a dénombré 25 espèces
d’orchidées, dont l’Orchis parfumé qui est protégé.
Chaque printemps, en période de floraison, l’Office de Tou‑
risme de Boulogne sur Gesse organise des visites à l’atten‑
tion de collégiens dans le cadre de leur programme scolaire
en Sciences de la Vie et de la Terre. Leurs travaux cham‑
pêtres sont ensuite exposés en mairie.
Les plus grands sont également conviés à des visites « Dé‑
couverte de la faune et de la flore » et peuvent retirer un
guide pédestre à l’Office.
Le chemin d’accès au site a été balisé par un panneau Na‑
tura 2000 présentant les habitats naturels et les espèces
protégées d’intérêt communautaire.
Le Desman des Pyrénées
La Chouette de Tengmalm
La valériane grecque
© Delphine Fallour
‑ Rubio
‑ ONF DT Sud
‑ Ouest
Les lagopèdes sur le Luchonnais
Le genévrier thurifère est une espèce rare en France. On ne trouve que
5 places dans les Pyrénées avec la population la plus importante du
massif sur le site de la montagne de Rié à Marignac.
Une action de suivi de la station, réalisée par le Conservatoire Bota‑
nique National des Pyrénées et de Midi Pyrénées depuis 2001 a été
réorientée en 2003 à la suite d’un incendie accidentel qui a détruit
80 % de la population.
Après l’incendie, une phase de forte régénération naturelle, liée à la
disparition des parasites des galbules (graines), a été observée, mais
les capacités de reproduction des arbres partiellement atteints ont été
réduites.
Aujourd’hui l’Office National des Forêts et le Conservatoire Botanique
surveillent le développement de ces semis qui ont été protégés de la
dent du gibier ; il convient aussi de lutter contre la fermeture du cou‑
vert végétal liée à l’abandon du pastoralisme, et contre le développe‑
ment d’espèces invasives comme le buddléia. Au départ de Marignac,
un sentier d’interprétation vous permettra de découvrir cette espèce
remarquable.
© Thierry Renaux – DDT Haute
‑ Garonne
Le Genévrier thurifère
Avec une population estimée à 4000 adultes, les Pyrénées abritent, de la vallée de la Soule (64) à l’ouest au massif du Canigou (66) à l’est, entre 900 et 2 400 mètres d’altitude, près de 90 % de la population française de Grand Tétras, aussi appelé coq de bruyère.
C’est un oiseau lourd remarquablement bien adapté à la course mais qui vole très peu. L’hiver est une pé‑ riode cruciale où il doit très peu bouger pour ne pas épuiser une énergie qu’il puise dans la seule végétation disponible (des aiguilles de conifères) que son organisme lui permet de digérer.
Selon les données de l’Observatoire des Galliformes de Montagne (OGM), ses effectifs sont en diminution depuis les années 1960, tout particulièrement sur la partie centrale de la chaîne. Un plan national d’actions a été approuvé en 2011 qui détaille les mesures qui devront être prises comme la limitation de son déran‑ gement en hiver, l’amélioration de son habitat, la suppression ou l’équipement des clôtures dangereuses ou des câbles de remontées mécaniques. © Liondor.eu
Le Grand Tétras
Le lézard de Bonnal est une es‑
pèce endémique des Pyrénées.
Espèce en danger de disparition,
il affectionne les falaises et ébou‑
lis rocheux autour de 2000 mètres
d’altitude. Ces milieux minéraux
qui emmagasinent la chaleur, lui
permettent de réguler sa tempé‑
rature. Il se nourrit d’insectes et
d’araignées et hiberne d’octobre à
mai.
© Jean
‑ Marc Moingeon
Le Lézard de Bonnal
© Tom Lindroos
Le Pic à dos blanc
Les tourbières
La passe à poissons ou échelle à poissons désigne un dispositif aménagé sur un obstacle naturel ou artificiel (barrage ou seuil) d’un cours d’eau pour per‑ mettre aux poissons migrateurs ou non de franchir ces obstacles et d’accéder à leurs zones de reproduction de développement et d’alimentation. On distingue des dispositifs de montaison et de dévalaison.
Les passes à poissons peuvent se présenter schématiquement sous la forme d’un escalier constitué d’une succession de petits bassins où le poisson trouve une zone de repos relatif après chaque passage ayant nécessité un effort. Mais il existe de très nombreux modèles adaptés à différents contextes ou visant spécifiquement certaines espèces ou stade de croissance.
La construction de passes à poissons permet donc de rétablir la continuité éco‑ logique des cours d’eau en permettant aux espèces de se déplacer.
© Alastair Rae
Passe à poissons
Les boisements des berges des cours d’eau, appelés ripi‑
sylves, rendent des services innombrables à l’homme,
protection des berges contre l’érosion, régulation des
écoulements fluviaux, filtration des eaux, abri et voie de
déplacement pour la faune…). Cette richesse biologique et
paysagère rend leur conservation prioritaire.
En zone périurbaine, la sur‑fréquentation des berges de
l’Ariège par les hommes accélère la dégradation de la ripi‑
sylve. Pour la conserver en bon état, un contrat Natura 2000
a été signé avec le SICOVAL pour permettre de canaliser le
public (limitation des points d’accès), de restaurer les zones
dégradées (protection, replantation, sélection des espèces)
et pour expérimenter des méthodes de lutte contre des
espèces végétales invasives (ailante, robinier faux acacia,
renouée du japon).
Peu d’entre vous aura eu l’occasion de l’apercevoir car il est très
discret. Le desman des Pyrénées, appelé aussi rat trompette en
raison de son museau en trompe, est un mammifère de 24 à 29
centimètres de long (dont la moitié pour la queue !) qui habite les
torrents pyrénéens.
Ce petit glouton (il consomme presque l’équivalent de la moitié de
son poids quotidiennement) se nourrit de larves aquatiques.
Il est très sensible aux perturbations de son milieu, modifications
de berges, constructions d’ouvrages, installations hydroélectriques
et autres interventions en rivière ou pollutions des eaux.
Préserver son habitat en conservant au mieux l’état naturel des
cours d’eau (et notamment les berges) est un des objectifs de Na‑
tura 2000.
Le pic à dos blanc est une espèce de pic de
taille moyenne (25 cm) ; on peut le reconnaître
à son dos bigarré (noir et blanc), à son bec
très long et à une tâche rouge très marquée au
niveau de la nuque. Il se rencontre dans les fo‑
rêts pyrénéennes, du pays basque au Luchon‑
nais de 1000 à 1 800 m d’altitude, en général
dans les hêtraies où il creuse des cavités de
5 cm d’ouverture pour confectionner la loge
où il assurera sa reproduction. N’ayant plus été
observé depuis 2007 en Haute‑Garonne, des
inventaires sont programmés chaque année
pour confirmer sa probable présence et suivre
l’évolution des populations.
Natura 2000 a financé des prospections réalisées par l’association Nature Midi‑Pyré‑ nées qui ont permis de confirmer sa présence sur les hauteurs des sites hautes val‑ lées d’Oô et de la Pique. Ces prospections permettront de mieux prendre en compte ce lézard dans les éventuels projets qui toucheraient son habitat.
Les inventaires de papillons ont mis en évidence sur le
site Natura 2000 « chaînons calcaires du piémont com‑
mingeois » la présence sur la commune de Sauveterre de
Comminges d’une espèce protégée des prairies humides,
le Cuivré des marais.
La chenille se nourrit de plantes (essentiellement de ru‑
mex), l’adulte du nectar des fleurs.
Un propriétaire foncier a souhaité participer à la préser‑
vation de cette espèce en signant un contrat Natura 2000
dans lequel il s’engage à réaliser une fauche tardive qui
permet une bonne floraison des plantes hôtes avec en‑
lèvement de la végétation pour éviter l’enrichissement
de la prairie qui favoriserait des espèces concurrentes.
Les comptages d’adultes volants réalisés en 2013 par
le Conservatoire des Espaces Naturels (CEN) ont montré
l’efficacité de ces mesures.
Dans les Pyrénées, cette plante proté‑
gée des prairies humides n’est présente
qu’en Haute‑Garonne, sur le Burat et en
vallée d’Oueil. Sur le massif du Burat, on
la trouve dans une lande à genévriers
communs où elle semble trouver suf‑
fisamment de fraîcheur à l’ombre des
arbustes et à proximité d’un ruisseau.
À la suite d’un débroussaillage de l’es‑
tive pour gagner de la surface en herbe,
les pieds de valériane ont perdu leur
protection et ont subi le piétinement et
l’abroutissement des bovins. Sur propo‑
sition du conservatoire botanique des
Pyrénées, et en accord avec la commune
et le groupement pastoral, une clôture
a été installée par l’office national des
forêts. Cette mise en défens a permis le
développement des plantes et leur fruc‑
tification. Des graines ont été récoltées
pour être conservées au conservatoire
botanique.
L’embroussaillement de parcelles dû à la déprise
agricole peut causer une perte importante de
biodiversité : il faut donc soutenir le pastoralisme
qui permet de maintenir des milieux ouverts fa‑
vorables à la diversité des espèces animales et
végétales.
Des contrats agricoles Natura 2000 subvention‑
nés d’une durée de 5 ans renouvelables ont été
souscrits par 59 éleveurs sur 2000 hectares pour
maintenir une pression pastorale adaptée et limi‑
ter l’extension des landes et limiter l’embrous‑
saillement.
Ces contrats peuvent aussi prévoir une ouver‑
ture par broyage ou brûlage maîtrisé, la réduc‑
tion ou l’abandon de la fertilisation minérale et
organique sur les prairies et habitats d’intérêt
communautaire pour préserver une flore remar‑
quable ou une fauche plus tardive des prairies
pour laisser le temps aux espèces d’achever leur
cycle de reproduction.
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Maintien des pelouses
et prairies de montagne