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unknown - Communauté d'agglomération - Marne et Gondoire - A5 Comite de lecture 2026 BD
Document publié le Jeudi 1 janvier 2026
Lien du pdf (unknown - Communauté d'agglomération - Marne et Gondoire - A5 Comite de lecture 2026 BD)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Culture et patrimoine, Guerre en Ukraine,
1
2025
2026
AVIS DE LECTURE DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS, DANS
LE CADRE DE LA 39E ÉDITION DU FESTIVAL DU PREMIER ROMAN DE CHAMBÉRY LECTURES PLURIELLESPour la cinquième année consécutive, les
médiathèques de Lagny-sur-Marne et de
Montévrain ont accueilli un groupe de lectrices
et de lecteurs réunis pour participer au comité de
lecture dans le cadre de la 39e édition du Festival
du premier roman de Chambéry.
Ce livret est un condensé des échanges littéraires
qui ont eu lieu entre les membres du comité. Par
l’intermédiaire de leurs avis, découvrez leurs romans
favoris, mais aussi ceux qui ont été longtemps
débattus.
Bonne lecture et bonnes découvertes !3
PASSAGE DU SOIR
Léonie ADROVER / Seuil
Blanche, la soixantaine, rencontre la narratrice dans un bus d’une ville suisse. Les deux femmes s’installent au bord d’un lac pour échanger tout au long de la nuit.
Blanche, qui a pris rendez-vous pour se donner la mort afin de se soustraire à la
maladie, transmet sa mémoire à son interlocutrice, dessinant peu à peu le portrait d’un siècle marqué par les guerres et l’amour.
« Roman bien écrit qui fait réfléchir sur la mémoire. »
Patric M.
« Histoire d’une chaîne de transmission. La question que l’on pourrait se poser est : « qu’est-ce que l’on transmet ? »
Arlette J.
« Une fiction qui nous transporte. Un soir, une rencontre entre deux femmes, des histoires. Et si l’oubli était ce qui tuait l’être qui n’a pas laissé de trace de son passage sauf celle d’une rencontre fortuite ? Alors qui veillera mort et vivant ? À déguster. »
Brigitte L.
« Le point de départ du roman est la rencontre fortuite, en Suisse, de Blanche, infirmière en retraite, et de la jeune narratrice de ce roman dont le prénom n’est pas mentionné. À la veille de se faire donner la mort, sur rendez-vous, pour se soustraire aux souffrances de sa maladie, Blanche souhaite transmettre, non seulement ce qu’elle a vécu, mais aussi ce qu’elle avait promis de transmettre des épisodes de vie racontés de personne en personne depuis un bon siècle, où un certain Werner a initié cette chaîne après le décès de sa femme, Marie. Ces épisodes de vie sont racontés par la narratrice de manière très vivante à partir des témoignages de Blanche. On passe très facilement d’un maillon au suivant. On a envie de savoir comment cela va se terminer. »
Daniel T.
« Un roman sur le passage de relais de la mémoire des Hommes singuliers, ceux qui ont vécu une vie simple, qui ne peuvent prétendre à la postérité, dont personne ne se souviendra mais qui, par ce relais, vont pouvoir accéder à une forme d’immortalité, d’éternité, grâce à chacun des lecteurs de ce roman. L’écriture est simple, posée, avenante et apporte une forme de sérénité dans la démarche. »
Karine C.
« Alors qu’elle va mourir, une femme charge une inconnue, rencontrée dans un bus, de prendre la relève et d’être le nouveau maillon d’une chaîne de vie qui nourrit le souvenir de morts passés… Des histoires défilent mais ne parviennent pas à faire lien avec ce qui aurait pu être un roman sur la transmission. »
Françoise L.
DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS 2025/2026
RÉSERVERBAHARI BORA
Steve AGANZE / Récamier
République démocratique du Congo, 2018. Après cinq années de captivité, Bahari- Bora, 18 ans, parvient à s’enfuir. Elle est face à un choix difficile lorsqu’à l’hôpital
les médecins lui annoncent qu’elle est enceinte et lui conseillent d’interrompre sa grossesse. Prix littéraire de la Vocation 2025.
« Un roman qui nous montre bien la difficulté d’évoluer au Congo quand on est une jeune fille et même une femme. Que ce soit les rebelles, les forces du gouvernement, les affrontements entre ethnies, tout est obstacle à une vie sereine pour Bahari-Bora. »
Catherine D.
« J’ai appris beaucoup de choses grâce à ce livre bien qu’il soit un peu confus dans sa construction. La fille livre une très belle description de sa mère et lui rend un bel hommage. »
Martine W.
« Barbarie insoutenable de ces violences faites à des adolescentes enlevées par des groupes armés, des criminels. »
Brigitte L.
RÉSERVER
DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS5
MONSIEUR MOUCHE
Claude-Alain ARNAUD / Le Dilettante
Professeur de lettres de 42 ans au lycée Albert Camus, monsieur Mouche vit dans un pavillon de banlieue et courbe l’échine face à ses persécuteurs. Richard Comte, son voisin, Thomas Fabri, un fan d’AC/DC ou encore Rémi Pastre, un élève, sont au nombre de ses détraqueurs. Le destin vient alors en aide au gentil professeur.
« C’est le portrait d’un homme écrasé par la vie et un roman que je n’ai pas eu envie de finir, même si parfois on peut sourire de certaines situations. Je l’ai trouvé déprimant. 1/5 »
Joelle M.
« Roman moyen auquel je n’ai pas bien accroché. »
Patric M.
« Un professeur de lettres solitaire, complexé, malheureux, est persécuté par ses voisins, ses élèves, son supérieur hiérarchique ; une série d’événements vient changer sa vie. J’ai beaucoup apprécié ce court roman plein d’humour pince sans rire, de sens du détail mordant. »
Sophie A.
« Délicieux Monsieur Mouche qui ripoline son entourage. Lecture à déguster. »
Brigitte L.
« L’auteur raconte un épisode de la vie d’un professeur de lettres d’une quarantaine d’années qui habite dans un pavillon de banlieue. Chahuté au lycée par un de ses élèves, très embêté par son voisin de gauche et gêné par ses voisins de droite qui mettent très fort de la musique à longueur de journée, il n’en peut plus. Il se blesse avec une hache à l’orteil en projetant de porter atteinte à la vie de son voisin. Tout un tas d’événements se produisent alors et font qu’il se retrouve au centre d’une suspicion de vengeance contre lui. Sans aller plus loin, c’est un roman très agréable à lire qui montre, à mon sens, que l’interprétation rapide de faits graves peut avoir de lourdes conséquences dans la vie d’une personne très gentille et avide de bien-être dans son travail et dans sa vie de tous les jours. »
Daniel T.
« Un roman qui n’a pas fait mouche dans mon esprit. »
Catherine D.
« Monsieur Mouche : petit roman réjouissant, bien écrit, à l’humour caustique qui exploite avec drôlerie la complexité et la dureté des relations quotidiennes avec amis, voisins, collègues qui semblent s’unir pour pourrir la vie de Monsieur Mouche. »
Martine C
« Monsieur Mouche, professeur sans cesse rabaissé dans sa vie et sa profession,
va connaître un court moment de bonheur. Premier roman touchant et drôle. »
Françoise O.
RÉSERVER
2025/2026EN PLEIN VENTRE
Charlotte BARBERON / HD Ateliers Henry Dougier
Un portrait de Niki de Saint Phalle, fillette marginale puis jeune femme violente, qui se sert de l’art pour se réinventer.
« Ce roman décrit l’enfance et la jeunesse de Niki de Saint Phalle, marqués par un milieu familial toxique, et s’achève à sa période de maturité artistique. Très éclairant sur la genèse de l’œuvre de cette artiste, ce récit s’adresse, à mon sens, essentiellement à ses admirateurs. »
Sophie A.
« Biographie de Niki de Saint Phalle dans laquelle on apprend de quelle façon son esprit artistique s’est développé. Née d’une mère mal-aimante et d’un père absent, peu intéressé par ses enfants et incestueux, elle aimera elle-même ses enfants à sa façon mais ne sera pas capable de s’en occuper, tâche qu’elle laissera à son mari, Harry. Son génie artistique, atypique, nous est dévoilé dans ce court roman, parsemé de flash-back dans lesquels on découvre « Hon », une de ses créations que le visiteur peut visiter de l’intérieur. J’ai apprécié ce récit et ai découvert la vie tourmentée de cette artiste. »
Françoise T.
« Un récit biographique qui place le lecteur en empathie avec l’artiste Niki de Saint Phalle, mais qui peine à faire aimer la personne tourmentée qu’elle fut. »
Véronique H.
« Un roman percutant sur Niki [de Saint Phalle], une femme qui a lutté pour survivre à la violence de sa mère, à l’inceste et a fait triompher ses pulsions créatrices. L’autrice, dans des chapitres courts, nous fait ressentir toute l’ardeur et la puissance créatrice de l’artiste et ne nous lâche pas. Bravo 5/5. »
Joelle M.
« Un roman percutant sur le parcours de Niki, un portrait de femme compliquée. À découvrir. »
Patric M.
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DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS7
JE ME REGARDERAI DANS LES YEUX
Rim BATTAL / Bayard
À 17 ans, la narratrice fume à la fenêtre de sa chambre. Cette transgression
provoque la fureur de sa mère puis sa fugue. Un ultimatum lui est alors posé :
elle doit produire un certificat de virginité. Cet examen gynécologique forcé est sa première fois. Un récit abordant la fin de l’enfance ainsi que le désir, la générosité et la force qui président à la naissance d’une femme et d’une écrivaine.
Prix de la littérature arabe des lycéens 2025.
« Un roman autobiographique violent, cru, parfois drôle, sur la virginité des filles et la société patriarcale marocaine. Bien 4/5 »
Joelle M.
« Un roman fort, une autobiographie très bien écrite, poétique, par une écrivaine qui donne un espoir aux jeunes femmes. »
Patric M.
« Le début du roman de Rim Battal est très drôle et relate la fin de l’enfance de l’autrice à Marrakech. Puis après avoir été surprise par ses parents à fumer une cigarette en compagnie de sa sœur, tout dérape. Sa mère, témoin de cette transgression et croyant sa fille perdue, lui réclame un certificat de virginité. Rim fugue et s’insurge contre les traditions de son pays qui privent les femmes de liberté. Histoire intéressante qui relate la condition des femmes au Maroc. »
Françoise T.
« Un récit qui nous transporte au Maroc où les filles pensent s’émanciper par l’étude et la fréquentation scolaire et se découvrent l’objet de l’emprise maternelle qui veut les soumettre à la place assignée par la tradition. Une violence qui engage à fuir et à accompagner [la protagoniste] dans cette fuite. »
Brigitte L.
« Ce roman est plutôt un récit écrit par l’autrice d’origine marocaine vivant à Marrakech. Tout commence par une cigarette fumée dans sa chambre et la fureur de sa mère, qui lui demande in fine de se faire faire un certificat de virginité. Elle refuse dans un premier temps cet ultimatum et s’enfuit de la maison familiale pour se réfugier à Casablanca chez sa tante. Ce récit, rempli d’émotion, rend compte du passage délicat de l’adolescence à l’âge adulte d’une jeune fille bien-pensante. J’ai bien apprécié ce récit très réaliste et très bien écrit sauf l’épilogue qui m’a paru un peu cru, long (15 pages) et confus. »
Daniel T.
« Un beau roman qui révolte et qui nous dit que la vraie liberté des adolescentes et des femmes sera difficilement accessible au Maroc mais qu’il ne faut pas lâcher prise. »
Catherine D.
« Une autobiographie coup-de-poing qui porte un regard acéré sur la condition des femmes dans la culture marocaine. Percutant et lumineux ! »
Véronique H.
« Comment se libérer du poids des traditions, devenir une femme libre et responsable, élever sa fille sans faire peser sur elle les prescriptions de la religion, des traditions, de la famille, du qu’en-dira-t-on ? D’une cigarette fumée en cachette à l’obligation de produire un certificat de virginité, la narratrice nous raconte sa révolte, son cheminement pour se construire jusqu’à devenir elle-même. »
Martine C.
RÉSERVER
2025/2026LA HIDEUSE
Reine BELLIVIER / Bourgois
Après avoir épousé le premier homme rencontré à un bal dans les années 1940,
Marguerite quitte le domicile familial, laissant son mari et ses trois enfants derrière elle. Des décennies plus tard, sa fille cherche à comprendre les raisons qui l’ont
poussée à fuir. À travers cette quête, elle apprend à mieux connaître sa mère, et elle- même aussi.
« C’est un très beau texte qui dessine une mère qui a manqué, qui s’est enfuie. Ce vide laissé est bordé par l’attention généreuse dans l’écriture qui lui donne l’élan vital. Cette construction interroge le regard de l’enfant porté à sa mère et le décale. Texte d’une grande qualité. »
Brigitte L.
« Je n’ai pas été sensible à la quête de l’auteure pour comprendre pourquoi sa mère les a abandonnés pour vivre sa vie. Tout est supposé, sans base réelle. Seul point intéressant du livre : la condition des femmes dans l’après-guerre et le jugement de ceux qui refusent toute émancipation de leur part. »
Martine B.
« Le titre annonce une enquête qui sera faite de suppositions. La narratrice reconstruit le passé d’une mère fuyante avec le peu d’indices que celle-ci a laissés dans son sillage. L’ensemble est lent, mystérieux et fait de (trop) peu d’émotions. »
Véronique H.
« La narratrice, à travers ce roman, cherche à comprendre ce qui a amené sa mère à laisser derrière elle son mari, ses enfants, sans un mot, sans explication. Elle cherche à donner un sens à sa propre enfance sans mère, partie pour vivre une autre vie. C’est le récit d’une quête sans fin, douloureuse et sans solution. »
Martine C.
RÉSERVER
DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS9
LABEUR
Julie BOUCHARD / Editions La Contre-Allée
Destins croisés d’hommes et de femmes qui mènent une vie ordinaire jusqu’au jour où un événement inattendu bouscule leur parcours.
« C’est très bien écrit, le vide, la solitude de l’être. Dans un quartier, la vie de tous les jours, des personnes se côtoient, ont des rencontres régulières, les liens se font et se défont. Que connaissent-elles vraiment de ces autres ? C’est qualitatif et mérite un détour. »
Brigitte L. RÉSERVER
2025/2026KANAKA
Stéphane CHAMAK / Le Mot et le Reste
Larry Burgley et son chien Baggins traversent les États-Unis dans une vieille
Chevrolet afin de se rendre dans un lieu mythique laissé à l’abandon. Ils font
la rencontre d’une jeune fugueuse, Hoodoo. Ce voyage est pour eux l’occasion
d’affronter leur passé, de reconnaître leurs fautes et de se pardonner.
« Un voyage de six jours à travers les Rocheuses jusqu’au Canada (soit 1800 miles), vers une destination encore inconnue, avec une écriture poétique et des descriptions grandioses des paysages rencontrés. »
Patric M.
« Véritable roman d’aventure où l’écriture riche en images rend ce voyage vivant et palpitant. Je suis prise dans ce périple qui me tient en haleine et m’amène en un lieu inattendu. Un bon moment de lecture. »
Brigitte L.
« Road movie avec trois personnages, un ancien flic, une ado rebelle et fugueuse ainsi qu’un chien, appelé « lieutenant », qui m’a ravie tant par les multiples aventures qu’ils vivent, que par l’humour de l’auteur. La fin est inattendue et très originale. C’est un vrai plaisir de lecture. Je le recommande chaudement. »
Françoise T.
« Ce roman raconte une traversée « héroïque » des États-Unis. L’un des trois héros de ce roman, Larry, ancien policier émérite, accompagné de son chien Baggins, décide de se rendre sur un lieu mythique, Kanaka, en relation avec la vie professionnelle qu’ils ont vécue tous les deux. Ils prennent en stop, dès le premier jour, une adolescente Hoodoo, en fugue et un peu rebelle. Il leur arrive des aventures rocambolesques. Ce roman m’a beaucoup plu. C’est bien raconté et très vivant. On s’attache facilement à ces trois personnages. »
Daniel T.
RÉSERVER
DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS11
PHOTO SUR DEMANDE
Simon CHEVRIER / Stock
Le narrateur, étudiant soumis à la précarité, se fait amant sur mesure. Une nuit
il découvre dans la chambre d’un amant une photo en noir et blanc qui l’intrigue
énormément. Prix Goncourt du premier roman 2025.
« Un jeune homosexuel nous partage ses questions, ses pensées. Son désir semble vectorisé par l’amour, la jouissance, s’habiller, paraître, plaire… Peu à peu se dévoilent ses rapports familiaux, son père… Le dicible et ses entraves. Un certain état sociétal. »
Brigitte L.
« Un jeune étudiant se fait escort boy et dans une écriture simple nous montre la difficulté d’être homosexuel et de trouver l’amour. C’est un roman intime et cru. »
Joelle M.
« Un livre qui traite d’un sujet grave : la précarité étudiante qui pousse à la prostitution. Dommage que la facture en soit brouillonne et se perde dans des détails déconcertants. »
Véronique H.
« Récit d’un étudiant pauvre en quête de soi. Le narrateur se prostitue pour survivre et reste fasciné par une photo en noir et blanc dont il ignore tout. En même temps qu’il se « débrouille » pour vivre, il va mener son enquête pour savoir et comprendre qui est ce jeune homme sur la photo. Une autre version de lui-même ? »
Martine C.
« Ce roman retrace la quête d’identité de l’auteur/narrateur. Certaines photos de sa vie passée et actuelle sont la trame de son récit et interrogent son parcours. Le style est assez abrupt et alterne des paragraphes rudes et crus et d’autres sensibles et touchants. Au-delà de son introspection personnelle, l’auteur nous apporte également une sorte d’introspection « sociétale » intéressante. »
Françoise L.
RÉSERVER
2025/2026LA BALLADE DES GARÇONS-POUSSIÈRE
Jean CIANTAR / Les Avrils
Après son travail, Yacob Piro finit sa journée au bar, et la nuit, il fréquente le Minelli, un club où les hommes se retrouvent discrètement. Cependant, depuis dix ans, un drame le hante. David, un lycéen avec lequel il s’était lié, s’est suicidé. Peu de temps avant, il avait été envoyé dans un camp destiné aux jeunes homosexuels. Quand
Yacob l’apprend, il se rend sur place.
« Le héros de ce roman est Yacob Piro. Il fait des petits boulots. Il fréquente un club où les hommes se retrouvent discrètement. Il y rencontre un jeune, Axel, frère d’un David qui s’est pendu dix ans plus tôt. Yacob cherche à en savoir plus sur David. Je n’ai pas du tout aimé ce roman. Je m’y suis perdu rapidement et n’ai pas pu m’y retrouver. Je n’ai pas terminé ce livre. »
Daniel T.
« On s’attache vite à Yacob, cet homme plutôt solitaire qui cherche des réponses et qui vit en parfaite harmonie avec la nature, accompagné de sa chienne. Malgré quelques longueurs, il était difficile de lâcher ce livre tant je voulais connaître la fin. »
Catherine D.
« Une belle plume poétique mise au service d’une histoire qui manque de dynamisme ; dommage ! »
Véronique H.
RÉSERVER
DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS13
NOURRICES
Séverine CRESSAN / Dalva
Dans un village où les familles vivent de la vente de lait maternel, Sylvaine, dont
l’enfant est à peine sevré, accueille chez elle, comme d’autres, une petite fille de la ville. Une nuit, en forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière avec, à ses côtés, un carnet relatant son histoire. Quand celle dont elle a la garde meurt dans son sommeil, elle échange les bébés.
« Roman captivant, touchant, qui offre un aperçu instructif d’une économie méconnue. »
Patric M.
« Très beau roman sur la dure vie des nourrices, femmes de la campagne qui se louaient pour quelques sous afin de nourrir les enfants des bourgeois. Séverine Cressan emploie un langage foisonnant, sensuel et parfois cru, ce qui rend le récit addictif. À part Androche, le mari de Sylvaine, personnage principal qui échange un bébé trouvé dans la forêt avec la petite fille dont elle a la garde, tous les hommes de ce roman sont rustres et mauvais. C’est une belle histoire sur l’amour maternel, l’amitié et l’entraide entre femmes. J’ai beaucoup aimé ce roman dont la lecture est très fluide. »
Françoise T.
« Un roman poignant sur les conditions de vie des femmes de la campagne qui vendaient leur lait pour survivre et plus précisément sur celle de Sylvaine, ses croyances, sa vie quotidienne, son attachement au bébé trouvé. Les conditions de vie dans les hospices sont présentées avec beaucoup de réalisme et d’amour. Un coup de cœur. »
Joelle M.
« Sylvaine est une jeune maman vivant dans une région pauvre et où pour survivre et nourrir son enfant, il lui faut vendre son lait. Comme elle, de nombreuses autres villageoises se démènent et partent à la ville pour nourrir un autre bébé que le leur. Entre patriarcat et trafic, Sylvaine poursuit son chemin avec force et amour. Un roman poétique qui mixe la réalité d’une industrie cachée et la beauté éblouissante de la nature dans nos campagnes au travers de personnages attachants. »
Régine H.
« Histoire très touchante qui relate la condition des femmes de la campagne obligées de vivre de la vente de leur lait. Le lien aux éléments naturels et à la nature environnante est très prépondérant. »
Arlette J.
« C’est comme un conte qui tisse l’univers de ces femmes qui partagent leur lait pour subvenir à leur foyer. Être mère, ne plus pouvoir l’être, se retrouver sous la main de l’homme, celui qui distribue le travail ou celui qui empêche l’épouse au nourrissage… La tendresse habite les corps, la chaleur, la peur les inondent aussi. L’ancienne aide et veille. Lecture parlante et bouleversante. »
Brigitte L.
Coup de cœur du
COMITÉ DE LECTURE
RÉSERVER
2025/2026« Raconté sous forme de conte et avec beaucoup de poésie, on entre dans le monde des nourrices, contraintes de vendre leur lait pour assurer leur avenir et celui de leur famille, souvent au détriment de leurs propres enfants. Le roman porte un regard historique sur une époque et sur ces femmes qui se sont battues contre le patriarcat et sa violence, ordinaire et destructrice, par l’angle du « travail » des nourrices. Un encouragement pour toutes les femmes et les jeunes filles, à se battre pour leur liberté de décisions personnelles, notamment en ce qui concerne leur corps, mais aussi, par extension, leurs choix personnels et individuels. Une ode à la sororité ! Je recommande. »
Karine C.
« Énorme coup de cœur pour ce roman novateur malgré le caractère ancien et méconnu de la pratique qui y est décrite : les rouages de la vente du lait maternel des paysannes des villages reclus aux grandes dames des villes. Un propos traité avec sensualité et enchantement. Des intrigues liées, de la magie, de la cruauté, de l’humanité : avec ce roman, j’ai appris et été émue. »
Justine D.
« Temps et lieu indéterminés dans ce roman qui tient autant du conte que du témoignage historique pour nous raconter la vie de ces jeunes mères qui amélioraient le quotidien du foyer en se plaçant comme nourrices à la ville ou en accueillant chez elles les bébés de l’aristocratie citadine, telle Sylvaine dont le mari est bûcheron. Une nuit d’insomnie, elle sort en forêt et à la lumière de la lune elle découvre un bébé abandonné. N’écoutant que son cœur, elle recueille cette petite fille et va s’y attacher, viscéralement, si bien que lorsque le bébé dont elle a la garde meurt dans son sommeil, elle échange les bébés… Beau roman sur la maternité, l’amour maternel, la tendresse et la solidarité féminine… Entre roman et témoignage historique, l’autrice ajoute une touche de merveilleux et de poésie tout en magnifiant la nature, la sororité opposée à la brutalité de la société et des hommes. »
Martine C.
« Ce roman nous conte l’histoire des femmes qui, dans les campagnes, ont fait commerce de leur lait pour nourrir les enfants des villes. Empruntant aux légendes son style mystérieux, il est aussi une vraie peinture d’une époque où sacrifice et exploitation ont fait émerger la solidarité entre femmes. Les mots sont tendres, le texte est poétique et le portrait de Sylvaine, son héroïne, est magnifique. »
Françoise L.
« Un roman sur l’histoire des nourrices du Morvan qui allaitaient les enfants des familles bourgeoises. Un roman très attachant sur le « travail » de ces femmes qui, pour nourrir les leurs, nourrissaient les enfants des autres, et sur leur attachement à ces enfants. À lire. »
Françoise O.
RÉSERVER
DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS15
L’ENTROUBLI
Thibault DAELMAN / Le Tripode
Dans un quartier populaire de Paris, une mère dévouée, parfois dépassée et excessive, tente, en dépit de l’adversité et d’un père alcoolique, d’élever cinq garçons. L’un d’eux ressent le besoin d’écrire.
« Le quotidien sordide d’une famille à la dérive dans le bruit, la fureur et la haine, au travers du récit qu’en fait l’auteur. Le style de celui-ci est déroutant mais je m’y suis habituée. Mais, que ce livre est noir et désespérant car même les quelques intermèdes plus joyeux dans sa vie se terminent de façon sinistre. »
Martine B.
« Ce livre m’a beaucoup plu en raison de la façon d’écrire de l’auteur. C’est très original, je n’avais encore rien lu de tel. Je me suis laissée prendre par l’histoire facilement. »
Dominique G.
RÉSERVER
2025/2026LES MANDRAGORES
Marius DEGARDIN / Les éditions du Panseur
Paris, années 1980. Primo, Piero, Chiara et Benito Cipriani vivent dans un restaurant abandonné. L’existence de ces orphelins bascule le jour où ils reçoivent une lettre de leur mère leur annonçant son retour après dix ans d’absence.
« C’est l’histoire d’une fratrie à Paris dans les années 1985. Elle est racontée par le benjamin, Benito, à l’âge de 18 ans. La mère, partie depuis plus de 10 ans, leur annonce son retour. C’est un roman qui m’a paru très décousu. On s’attend à découvrir cette nouvelle relation avec la mère, en vain. On assiste à l’internement de Benito à Sainte-Anne, demandé par le frère aîné Primo. L’écriture ne respecte pas souvent la grammaire, sûrement voulu par l’auteur, mais gênante pour un lecteur comme moi. Difficile de finir ce livre. Sans grand intérêt pour ma part. »
Daniel T.
« Un roman écrit comme la vie terrible qui se déroule sous la plume de l’auteur : avec violence et choquant ! Des enfants écorchés par la vie, face à l’abandon des parents - qui finalement finissent par revenir - et qui se demandent comment sortir de cette spirale infernale. L’auteur donne un aperçu d’une prise en charge en psychiatrie dans les années 80, qui paraît aussi maltraitante que l’environnement familial décrit et on espère que tous les patients n’ont pas vécu ça ! Le roman met en avant l’importance des rencontres que l’on fait et qui peuvent parfois être déterminantes dans la soif de vivre malgré tout. Cela met un peu de poésie dans cette écriture. Je n’ai pas aimé. »
Karine C.
RÉSERVER
DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS17
LES BOUCHÈRES
Sophie DEMANGE / L’Iconoclaste
Anne et Stacey ouvrent leur boucherie dans un quartier huppé de Rouen. Très vite, elles recrutent Michèle, formant un trio inséparable. Tout bascule le soir où Stacey, après avoir été agressée par son ex-compagnon, le tue. Aidée de ses deux amies, elle fait disparaître le corps.
« Un roman qui peut se lire comme un polar, c’est amusant : des femmes mal considérées par les notables assurent leur propre justice. »
Patric M.
« Bouchères le jour et justicières la nuit. Trois jeunes femmes passionnées par la boucherie, métier réservé principalement aux hommes, partent « en guerre » contre certains hommes, prédateurs sexuels et auteurs de violences sexistes. Roman féministe, drôle, amoral à souhait, dont la lecture est jubilatoire. Je recommande. »
Françoise T.
« Face aux violences physiques, sexuelles ou morales, les femmes peuvent se taire, croire en la justice ou régler le problème elles-mêmes. C’est le choix de ces trois bouchères féminines jusqu’au bout des ongles. On devrait les condamner mais l’auteure, mêlant humour grinçant et moments d’émotion intense dans un roman construit comme un polar, nous donne envie de les approuver. »
Martine B.
« Elles nous embarquent ces trois filles qui apprennent, découpent, osent un métier comme art. Elles se lancent avec passion dans cette vitrine de la découpe, mais d’où vient cette énergie, cette force ? Suivons-les ! »
Brigitte L.
J’ai bien aimé ce livre complètement loufoque qui m’a fait passer un très bon moment. »
Dominique G.
« Ce roman raconte l’histoire de trois femmes bouchères, Anne, Stacey et Michèle assez particulières. Elles forment ensemble un trio dynamique qui attire une clientèle curieuse de les voir travailler. Trois hommes disparaissent successivement. Le commérage du quartier conduit à soupçonner les trois bouchères d’être à l’origine de ces disparitions. C’est un roman amusant à lire mais aussi un peu délirant. J’ai du mal à croire cela possible. Un roman à ne pas mettre dans toutes les mains ! »
Daniel T.
« Une bonne lecture mais je me demande : doit-on prendre parti pour les bouchères ou s’en inquiéter ? »
Catherine D.
« Ni polar, ni comique, ce roman dynamique a le mérite de son originalité. »
Véronique H.
Coup de cœur du
COMITÉ DE LECTURE
RÉSERVER
2025/2026« Petits meurtres féministes ! Les porcs ne sont pas ceux que l’on croit dans cette boucherie... On plonge, avec un humour noir, dans le quotidien sordide de femmes face à des hommes qui se complaisent dans leurs pouvoirs patriarcaux et qui ne se posent (surtout) pas de questions. De fait, justice est rendue... expéditive ! Pardonnable ? Beaucoup de clichés, une morale discutable mais le roman a le mérite d’interroger l’éducation des hommes et leur regard sur les femmes dans notre société. L’écriture est simple, tranchante... comme des lames de bouchères ! »
Karine C.
« Trois jeunes femmes tiennent une boucherie en cœur de ville de Rouen. Devanture rose et joie de vivre… Elles ne vont pas débiter que du bœuf et des animaux comestibles. Quand elles sont victimes de machisme, elles sont bien armées, savent se défendre et même faire disparaître les corps des machos ! Plein d’humour et de drôlerie, ce roman se lit avec plaisir. »
Martine C.
« Histoire surprenante, terrible par moments. Livre facile à lire, intrigant, j’ai bien aimé. »
Martine W.
« Polar féministe, déjanté, sur trois filles qui deviennent bouchères et se vengent des hommes qui les ont fait souffrir. Jubilatoire ! »
Françoise O.
RÉSERVER
DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS19
L’ADIEU AU VISAGE
David DENEUFGERMAIN / Marchialy
Mars 2020, la France est confinée. Un psychiatre alterne entre missions auprès
de personnes marginalisées et interventions en unités Covid. Face à l’urgence et
à l’isolement des malades, soignants et citoyens improvisent des réponses. Un
témoignage sur le soin en temps de crise.
« Plus qu’un roman, il s’agit d’un témoignage factuel sur les premiers mois de la pandémie Covid, vécus par un psychiatre qui se partage entre des maraudes de rue, son exercice en cabinet, et sa pratique hospitalière, limitée quasi exclusivement aux toilettes mortuaires… Assez superficiel, forme très relâchée, mais a le mérite de rappeler dans sa vérité crue une époque peut-être déjà en voie d’oubli. »
Sophie A.
« Par cette écriture bien menée réapparaît ce moment unique de notre vie sociale dominée par le Covid, où l’isolement a marqué nos relations humaines d’une façon indélébile. Ici se nomme ce qui s’est passé jusqu’à l’insoutenable. Une lecture nécessaire. »
Brigitte L.
« Un roman fort en émotions mais malheureusement un rien brouillon dans sa construction. »
Véronique H.
« Retour sur le confinement, période que la France a vécu avec son lot de drames et de tragédies en 2020. L’auteur, médecin psychiatre, s’est engagé à l’hôpital, ainsi qu’auprès des sans-abris, sans perdre de vue ses patients. Et il a pris des notes, observé cette période exceptionnelle. Ce texte n’est pas qu’un témoignage, par son écriture, c’est aussi « un roman du réel en période de crise ». Une lecture passionnante, un témoignage rare d’un professionnel du soin frappé autant voire plus dans l’exercice de son métier que dans sa vie personnelle. »
Martine C.
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2025/2026MONT DES OURSES
Émilie DEVÈZE / Les Éditions du Sonneur
Hazel, adolescente solitaire, et son père Jean-Code, gendarme, emménagent à Ici, un village situé au cœur des montagnes, aussi enclavé dans sa géographie que dans ses mœurs. Lorsqu’un meurtre est commis, Hazel mène sa propre enquête afin de lutter contre le masculinisme exacerbé des habitants. Elle s’émancipe, à l’écoute de son instinct et de la nature.
« Roman fantasmagorique sous forme de conte, une glorification de la nature sous forme d’humour. »
Patric M.
« Ce roman est une dénonciation du patriarcat et une ode à la nature sous la forme d’un conte fantastique. Lourdement délirant, farfelu, de lecture finalement pesante. »
Sophie A.
« Étrange narration bâtie sur la caricature et la métaphore. On suit le récit, on pense, on revient, on cherche la parole, on trouve bêtise, brutalité mais aussi capacité d’y échapper par une grande liberté intérieure. Un autre monde, comme un conte. »
Brigitte L.
« J’ai eu un coup de cœur pour ce très court roman ou l’auteur, mêlant réalité et imaginaire dans une écriture maîtrisée où même le nom des personnages résume leur vie ou leur caractère, dénonce le rejet de « l’étranger », de celui qui n’est pas de son village ou de celui qui vient de plus loin ainsi que le mépris de la nature et des femmes. »
Martine B.
« Au cœur de ce roman, un gendarme et sa fille Hazel, qu’il n’aime pas car il la rend responsable de la mort de sa femme à l’accouchement de celle-ci. Le gendarme est muté dans un petit village dont les habitants sont quasiment opposés à la venue « d’étrangers » dans leur village. Un meurtre est commis. Le gendarme, chargé de l’enquête, est persuadé que c’est une ourse qui est responsable de ce drame. Hazel souhaite mener sa propre enquête, au grand dam de son père. C’est là que le roman commence à devenir un conte délirant et totalement incompréhensible pour ma part. Je ne suis pas du tout convaincu du bien-fondé de ce roman, comme le souligne la quatrième page du livre. J’ai eu beaucoup de mal à terminer ce petit livre. »
Daniel T.
« Un court récit qui livre des messages pas toujours très clairs sur le rapport à l’autorité. Énigmatique ! »
Véronique H.
« Un conte plutôt qu’un roman avec son lot de personnages représentatifs des travers de la société patriarcale avec sa violence ordinaire, ses abus, sa bêtise à travers des clichés explicites. Le roman convoque aussi des valeurs et des bons sentiments qui amènent, comme tout conte, à sa morale... que chacun se fera... L’écriture est rapide, dynamique et très imagée mais aussi très séquencée, ce qui peut amener à de l’incompréhension parfois, avec besoin de revenir en arrière pour retrouver le fil. »
Karine C.
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DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS21
LA BONNE MÈRE
Mathilda DI MATTEO / L’Iconoclaste
Pour la première fois depuis qu’elle a quitté Marseille pour faire ses études à
Paris, Clara retourne voir ses parents. Elle est accompagnée de Raphaël, d’origine bourgeoise, auquel elle cache son accent, ses émotions et le milieu dont elle
provient. Dès le premier regard, la mère de Clara ne l’aime pas. Elle voit en lui la
preuve qu’elle n’aurait jamais dû laisser partir sa fille.
« Une relation mère-fille marquée par une forte intensité, où tout les oppose, dans un roman imprégné d’un accent marseillais prononcé. Ce roman, à lire, est traversé par un amour infini. »
Patric M.
« Roman choral où s’entrecroisent les réflexions d’une fille et sa mère, originaires de Marseille. La fille Clara, très bonne élève, est montée à Paris pour y faire de brillantes études. Elle vient rendre visite à ses parents, accompagnée de son petit ami, parisien d’un milieu bourgeois qui tranche avec le milieu modeste de sa famille marseillaise. C’est l’histoire d’un transfuge de classe : Clara a du mal à s’intégrer au monde de son petit ami. Si le début du roman nous fait sourire, la gouaille de la mère de Clara est très drôle, ponctuée d’expressions marseillaises. La fin est plus grave, faisant référence aux violences faites aux femmes. Le récit se termine sur « La Bonne Mère », emblème de Marseille et expression à double sens. »
Françoise T.
« Ce roman vivant, vibrant, excessif et touchant aborde l’amour débordant d’une mère pour sa fille montée à Paris faire ses études. C’est un portrait souvent caricatural qui cache l’amour, les différences sociales et laisse éclater la rage maternelle contre les violences. Un texte très prenant après les premières pages. »
Joelle M.
« Le titre, la couverture et le résumé donnent une impression de choc culturel comique. Il y a des passages drôles, mais le sujet de la maltraitance féminine physique et morale apparaît au fil des pages. L’auteure, alternant les points de vue de la mère et de la fille, nous fait aimer ses personnages qui, à force de courage et de résilience, surmontent leur dépendance à ces hommes nocifs. »
Martine B.
« Un récit jubilatoire qui pointe la difficulté d’être transfuge de classe et montre à quel point l’emprise psychologique s’infiltre dans les failles de la victime. Une ode à l’amour maternel. »
Véronique H.
« La Bonne Mère c’est Marseille où le roman se déroule mais c’est surtout Véro, une « cagole » extravertie et fantasque mais qui sera là pour défendre sa fille Clara quand celle-ci subira des violences. Roman qui dissèque les violences faites aux femmes, la situation des transfuges de classe, les relations mère/fille. Roman qui peut paraitre léger au départ mais traite de sujets d’actualité et sociétaux. »
Françoise O.
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2025/2026CUI-CUI
Juliet DROUAR / Seuil
2027. Iel relate sa vie au collège, ses amis, sa mère trop gentille et son père violent. Madame Gisèle, l’une de ses professeurs, l’observe et suspecte un lourd secret
pesant sur ses épaules.
« Écriture insolite, comme une plongée dans l’univers mental d’un adolescent de 13 ans. Ce n’est pas facile à suivre. On saisit par bribes, la difficulté d’une inscription dans le genre, une violence familiale subie, un milieu social plutôt attentif mais aussi beaucoup d’impasses, d’impossibles à dire, de détresse d’un jeune. »
Brigitte L.
« J’ai terminé ce roman plus par principe que par intérêt. Trop de sujets abordés : vote des mineurs, inceste, identité sexuelle, dans une écriture mêlant langage « d’adolescent » et écriture inclusive et dont la fin est opaque. »
Martine B.
« Le niveau lexical peut surprendre au premier abord. C’est à travers cette langue que s’exprime la jeune adolescente. Son malaise et ses difficultés se devinent et nous plongent de plus en plus dans le drame avec, aussi, la difficulté de communication. »
Arlette J.
« Dans cette dystopie à l’écriture subtile et alerte, on aborde des problématiques graves par le regard et la parole de Cui-Cui, ado en souffrance qui cherche son genre : le vote et la parole des mineurs, la fugue comme stratégie d’évitement, l’inceste et sa prise en charge institutionnelle… Un texte qui s’impose par son originalité. »
Véronique H.
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DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS23
COMME UNE LANTERNE SUR LES RUINES
Cécile SCHOULER / Les éditions du Panseur
Une collégienne effacée et un gamin des rues livré à lui-même se rencontrent
et s’inventent un ailleurs, un monde à eux où exister. La jeune fille raconte leur
rencontre, leur amour, brossant le portrait d’une adolescence volée et disloquée par un terrible secret, trop lourd à porter.
« Une très belle écriture, beaucoup d’émotions et d’humanité dans ce roman où les deux adolescents, que tout semble opposer, vont peu à peu s’apprivoiser, s’accepter et s’aimer avec l’aide des écrits de Prévert. Un vrai coup de cœur. »
Catherine D.
« Un livre d’autant plus bouleversant qu’il s’agit d’une histoire personnelle vécue. »
Véronique H.
« Roman profond et bouleversant inspiré de la vie de l’autrice. Histoire d’amour tendre mais déchirante et poignante entre deux adolescents. Ce livre reste dans notre mémoire. »
Nanou L.
« Rien ne les destinait à se rencontrer, mais pourtant deux ados en souffrance vont vivre une magnifique histoire d’amour, une tragédie où la poésie, Jacques Prévert et le partage des émotions silencieuses les soudera jusqu’au bout de leur histoire. Témoignage poignant écrit dans une écriture simple et limpide à l’image de ces deux ados. »
Martine C.
« Lecture très poignante dont on ne reste pas indifférent. On a du mal à oublier le livre. »
Martine W.
« L’autrice semble avoir puisé aux tréfonds de ses entrailles et de ses émotions pour nous livrer un récit bouleversant, d’une rare intensité. L’histoire d’amour qu’elle nous offre est douloureuse, déstabilisante. L’écriture est poétique et sensible. J’en suis ressortie percutée et troublée. »
Françoise L.
Coup de cœur du
COMITÉ DE LECTURE
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2025/2026LA COLLISION
Paul GASNIER / Gallimard
En 2012, dans le centre-ville de Lyon, une femme décède brutalement, percutée par un jeune garçon en motocross qui faisait du rodéo urbain. Dix ans plus tard, son fils, hanté par le drame et devenu journaliste, analyse la façon dont ce genre d’accident est utilisé quotidiennement pour fracturer la société. Il part sur les traces du motard pour comprendre son parcours. Prix Goncourt des détenus 2025.
« Ce roman captivant, écrit par un journaliste impliqué dans l’affaire, propose une enquête claire et bien construite pour comprendre ce drame. À lire. »
Patric M.
« Comme une enquête sociologique menée par le fils d’une victime de rodéo urbain, cet ouvrage est plus un récit salvateur qu’un roman avec une mise à distance à des fins d’analyse et de pardon dans la compréhension. C’est écrit dans un style fluide. Cet ouvrage a remporté le Goncourt des détenus et a été dans les cinq finalistes du Goncourt des lycéens. Je l’ai beaucoup apprécié. »
Joelle M.
« Récit plutôt que roman, ce livre, écrit par un journaliste dont la mère a été percutée par un jeune motard et a perdu la vie, retrace l’enquête que mène l’auteur pour essayer de comprendre le parcours du jeune délinquant. Paul Gasnier ne se laisse pas hanter par la vengeance et dénonce aussi ce que font certains partis politiques de faits divers de ce genre. Le livre est très bien écrit, sans pathos, mais plutôt avec une description des faits qui mènent ces jeunes à la délinquance. »
Françoise T.
« Un fait divers, un deuil, la révolte, la rumination et puis beaucoup de temps pour affronter cette perte brutale et en examiner les mécanismes et les effets. Un texte vif, incisif, qui mesure la fragilité de notre rapport au monde, pour un deuil possible. »
Brigitte L.
« Ce roman est plutôt un récit, celui qu’écrit l’auteur dix ans après la collision qui a conduit à la mort de sa mère. Ce livre, très bien écrit, analyse les circonstances de ce drame. Il rend compte et confronte avec précision l’histoire des deux familles, celle de l’auteur et celle du jeune homme responsable de l’accident, manifestement pas du même milieu social. L’auteur analyse dans le détail chacun des milieux en rencontrant les personnes qui vont lui permettre d’émettre des hypothèses pouvant expliquer ce désastre. J’ai beaucoup aimé ce récit mais je suis très étonné qu’il ait été retenu comme roman. Ce n’est pas une fiction. »
Daniel T.
« Le titre polysémique (l’accident / le choc des classes sociales) renvoie à un épisode douloureux de la vie de l’auteur. Même si le sujet invite au respect de ce livre cathartique qui sert un deuil, la forme reste très analytique et n’invite pas à la compassion. »
Véronique H.
« Récit, témoignage, enquête journalistique d’un fils sur la mort de sa mère survenue des années plus tôt au cours d’un accident de la voie publique provoqué par un jeune ado. Ce roman, c’est la recherche des causes de cette collision « mécanique » mais aussi la collision entre deux mondes socialement différents ; le déterminisme social et l’éducation font partie de la réflexion. Ce roman interroge sur la notion de haine et de pardon. C’est un livre qui fait réfléchir sur ses propres réactions face à un tel drame. »
Françoise O.
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DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS25
PIKUTIPI
Isabelle GAUTHIER / Éditions de la Belle Étoile
Gabrielle, jeune amérindienne, vit dans une réserve au nord du Québec. Hébergée par sa tante et son mari, elle ne sait rien de ses parents sinon que Diane, sa mère, est morte peu après sa naissance et que son père était un Blanc de passage. L’été de ses 18 ans, elle est embauchée à la pourvoirie, où elle apprend que sa mère a
travaillé, ce qui la mène dans une quête de ses origines.
« Roman à l’intrigue bien menée, avec des rebondissements, où la nature canadienne et la vie sauvage sont très présentes ; éléments oniriques et fantastiques parfois déconcertants. Lecture plaisante. »
Sophie A.
« Construit comme une enquête policière, ce roman suit le parcours d’une jeune amérindienne au Canada cherchant à savoir qui était sa mère décédée et son père inconnu. J’ai beaucoup aimé ce roman, plongeant dans les coutumes des amérindiens, leur lutte contre les Blancs destructeurs de la nature et de leur espace de vie, leur déchéance face à l’absence d’avenir. Nombreux rebondissements et une fin inattendue. »
Martine B.
« Nord-Est du Québec, une réserve autour d’un lac où vivent les Innus. Nature grandiose où la pêche et la chasse au caribou attirent de riches touristes, pressés, hébergés dans une auberge moderne. Nous pénétrons cet univers si contrasté dans son rapport au monde. Une lecture passionnante. »
Brigitte L.
« Pikutipi est une sorte de pourvoirie du côté du Québec. Ce roman raconte l’histoire de Gabrielle, jeune femme amérindienne en quête de vérité sur ses origines. Vers ses 18 ans, elle est, contre l’avis de sa tante, embauchée à la pourvoirie. Elle sème le trouble au sein de cet établissement car elle rappelle, chez certains employés, sa mère Diane qui y a également travaillé avant sa naissance. Ce roman est facile et très intéressant à lire jusqu’aux trois quarts du livre. Cela devient ensuite très compliqué à lire (je n’en dirai pas plus). On navigue entre réalité, rêve ou fiction. Cela a gâché ma lecture de ce roman. »
Daniel T.
« Une enquête qui a le mérite de montrer les conditions de vie des amérindiens et la discrimination dont ils sont encore victimes de nos jours, notamment la violence subie par les femmes. C’est aussi une jolie façon de parler des rituels et des croyances ancestrales. L’écriture est poétique. À lire !
Karine C.
« Gabrielle, jeune amérindienne du Québec a été élevée par sa tante et son mari. Elle ne sait pas grand-chose de ses origines : sa mère est décédée à sa naissance et son père, ce serait un « blanc de passage » dont personne ne veut ou peut parler. Arrivée à ses 18 ans, Gabrielle rêve de fuir le morne et triste quotidien de la réserve indienne, mais surtout elle veut percer le mystère de ses origines. »
Martine C.
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2025/2026LES JACINTHES NE FLEURISSENT PAS DANS LE DÉSERT
Franck GÉRARD / Éditions du Jasmin
Darfour, 1998. Omanda, 9 ans, vit dans le village d’Hashaba où, depuis des siècles, les mandas veillent sur sa famille du haut de la montagne Ha Mara. Quand, en 2003, la milice des Janjawids frappe en pleine nuit, massacrant les habitants, le jeune
garçon et son ami Jassim parviennent à s’échapper. Ils entament un long exil vers le Tchad, puis la Libye.
« Fuite pour la vie de deux adolescents forcés à l’exil après le massacre de tous les habitants de leur village. Ils marchent, se cachent, affrontent des rencontres, travaillent, osent des abris, haltes toujours provisoires car ils en sont chassés par la discrimination et l’humiliation pour ce qu’ils paraissent de leur ethnie. Les voilà sur les rives de l’inévitable traversée. Un récit éloquent. »
Brigitte L.
« La dure réalité des réfugiés et exilés du Darfour, leurs trajets, les rencontres plus ou moins bonnes. Un roman difficile mais ces deux jeunes garçons sont attachants. »
Catherine D.
« Un sujet brûlant (l’immigration au Darfour) porté par une écriture factuelle. Un bon point pour la fin qui, bien que pessimiste, est lucide. »
Véronique H.
« C’est l’histoire de deux jeunes garçons qui sont obligés de fuir à cause de la guerre. C’est bien décrit, surprenant, on se demande comment ces deux garçons peuvent tenir malgré leur jeune âge. »
Martine W.
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DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS27
ÇA FINIT QUAND, TOUJOURS ?
Agnès GRUDA / Équateurs
Début des années 1950. Dans une maternité de Varsovie, Nina et Pola, jeunes
mamans d’Ewa et Adam, se rapprochent. Autour d’elles se rassemblent bientôt
quatre familles liées par le sang, le cœur ou l’amitié. De l’Europe aux États-Unis, en passant par le Canada et Israël, les membres de cette grande tribu se dispersent
mais demeurent liés les uns aux autres.
Prix Stanislas 2025 du meilleur premier roman de la rentrée littéraire.
« Saga familiale sur quatre générations : quatre familles juives qui vivent à Varsovie ont tissé des liens d’amitié qui perdureront tout au long des années et malgré les distances et séparations. Leurs destins croisent des mouvements politiques et sociaux. Ce livre est aussi une description intéressante d’une intégration dans chaque pays où ils se sont établis. Le procédé d’écriture par chapitre court, comme un flash sur un personnage, rend la lecture assez aisée et permet de parcourir les années. »
Arlette J.
« Ce titre, c’est la question que pose un enfant à sa mère quand elle lui annonce qu’ils doivent quitter la Pologne où ils sont devenus « apatrides » pour ne plus jamais y revenir, le gouvernement polonais ayant décidé que les Juifs n’étaient pas des Polonais ! C’est l’histoire d’un groupe d’amis unis dans une même souffrance qui se séparent pour se rendre là où l’on veut bien d’eux alors que la Seconde Guerre mondiale est terminée.
Une petite histoire dans la grande Histoire (dictature des communistes, Solidarnosc et sa fulgurante victoire puis l’effondrement du mur de Berlin). Beaucoup de personnages et parfois je me mélange les pinceaux mais un livre superbe. Le chapitre « La saison des parents » est très émouvant. »
Régine H.
« Magnifique roman dans lequel on voit défiler la vie de quatre familles sur quatre générations. Au début du livre nous est racontée la vie dans la Pologne d’après-guerre où l’on apprend que l’antisémitisme est ravivé, ce qui pousse trois de ces familles à émigrer, soit en Israël, soit au Canada, en France et aux États-Unis. Il existera tout au long de cette saga des liens très forts qui unissent ces quatre familles dont le destin nous est dévoilé. J’ai beaucoup aimé ce roman et même si la construction est académique, j’ai eu un vif plaisir à suivre l’histoire des différents personnages. Je l’ai quitté avec regret ! »
Françoise T.
« Un VRAI roman qui nous entraîne à travers l’histoire contemporaine et nous fait traverser des continents. Une remarquable saga aux personnages attachants. À lire ! »
Véronique H.
Coup de cœur du
COMITÉ DE LECTURE
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2025/2026« Que faut-il faire lorsque votre propre pays vous rejette parce que juif et ce, quasiment au sortir de la Seconde Guerre mondiale alors que « ça » peut recommencer ? Pour certains, l’idée de l’immigration s’impose... On suit quatre familles proches qui vont connaître les divers déchirements engendrés par ce « choix ». Cette histoire pose de multiples questions sur ce que vivent des millions d’immigrés dans le monde, pour qui ce n’est justement pas un choix mais une question de survie. Comment trouver sa place lorsqu’on est rejeté de toute part ? Comment investir une nouvelle culture, se fondre dans la masse ? Comment continuer à vivre sous le regard des autres ? Autant de questions que nous font vivre ces personnages sans pour autant y apporter de réponses car chacun a la sienne... On vit cette histoire à travers les événements de la grande Histoire du 20e et 21e siècle que l’on connaît ou que l’on découvre. Seul bémol : il est parfois difficile de suivre les changements d’époques et de dates qui ne sont quasiment pas nommées et très rapides (parfois d’un paragraphe à l’autre, on peut passer six années d’un coup) et il faut arriver à se repérer lors de l’évocation de l’événement historique qui accompagne le vécu des personnages. J’ai beaucoup aimé. »
Karine C.
« Dans ce roman fleuve, nous suivons l’histoire de quatre familles polonaises de confession juive, obligées d’immigrer dans différents pays suite à la remontée de l’antisémitisme en 1968. L’amitié qui les lie ne s’estompera pas malgré les kilomètres et nous découvrons leur vie d’exil, leurs parcours et celui de leurs enfants et petits-enfants. C’est un récit passionnant, fourmillant d’informations sur cette époque aux quatre coins du globe. »
Françoise L.
« Une saga familiale qui suit deux familles polonaises au milieu du 20e siècle avec pour thème l’exil, la famille, la guerre, l’intégration. Un vrai grand beau roman. À lire +++ ! »
Françoise O.
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DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS29
LA GRANDE VERDURE
Lucie HEDER / La Volte
Perchée sur les hauteurs d’une ville abandonnée, la grande verdure est une nouvelle société où les humaines survivantes vivent organisées en logis aux noms de plantes ayant chacun un rôle. Ne supportant plus cette vie codifiée, Lierre Hélix s’enfuit.
Dans les ruines, elle découvre une présence ayant échappé à la surveillance de la communauté.
« Fable écologique post-apocalyptique, voici un livre étrange au ton novateur porté par une langue originale et parfois inventée. Surprenant ! »
Véronique H.
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2025/2026LE SOLDAT PERDU DE JEANNE BONHEUR
Benoît HOPQUIN / Seuil
Jeanne Bonheur, gamine intrépide, refuse le mystère entourant la disparition de son père Léonce durant la Grande Guerre. Vingt ans plus tard, avec Anselme et Clovis, amis d’enfance de Léonce, elle suit ses traces le long de la ligne de front. Après une épopée rocambolesque, elle retrouve son père.
« À travers l’histoire de trois paysans, soldats de la Première Guerre mondiale, dont l’un disparaît au front, l’auteur livre une évocation poignante des horreurs de la guerre, du difficile retour à la vie civile des anciens combattants, du monde paysan. Malheureusement, la dernière partie du roman, trop longue, sombre dans l’invraisemblable et le charabia philosophique. »
Sophie A.
« Un beau roman sur la guerre de 14-18 avec les désastres de celle-ci. Les personnages ont un fort lien familial entre eux, ils se comprennent sans parler. Il est regrettable que la conclusion de l’histoire présente un caractère assez inhabituel. »
Patric M.
« Très beau roman sur les désastres de la guerre de 14-18. Encore un livre sur la Première Guerre mondiale, me direz-vous ? Certes, mais atypique, celui-là. Trois amis d’enfance se retrouvent dans les tranchées de Verdun. Seuls deux en reviennent. La fille du soldat disparu décide, 18 ans après la fin de la guerre, de partir à la recherche de son père, avec l’aide de ses deux amis d’enfance. Après maintes recherches et coups de pioche sur les anciens champs de bataille, Jeanne retrouve enfin son père, mais dans quel état ? J’ai beaucoup aimé ce roman, très bien écrit avec un vocabulaire de l’époque qui nous plonge dans cette histoire addictive. »
Françoise T.
« Trois jeunes poilus sont partis à la guerre en 14, un n’est pas revenu, le père de Jeanne. La jeune fille, avec ses vieux amis murés dans leur silence de traumatisés, va partir à la recherche de son père Léonce. C’est un roman poignant sur la guerre avec une fin symbolique et un peu déroutante. Le roman est écrit dans un style de grand reporter parfaitement maîtrisé. »
Joelle M.
« J’ai souvent lu des ouvrages concernant la Première Guerre mondiale traitant de la vie des soldats au front ou de leurs femmes restées au pays. Ce que j’ai apprécié dans celui-ci est qu’il traite du syndrome du survivant que ressentent les rescapés, de la recherche de la personnalité d’un père inconnu, du désespoir des familles qui ne pourront jamais retrouver la dépouille d’un être cher. De beaux moments d’émotion tout en pudeur alternent avec des situations cocasses. »
Martine B.
RÉSERVER
Coup de cœur du
COMITÉ DE LECTURE
DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS31
« Jeanne Bonheur dont le père a été tué dans les tranchées pendant la « Grande Guerre » et dont le corps n’a pas été retrouvé, ne l’a pas connu. Hantée par un besoin latent de le connaître, elle « harcèle » les amis de toujours de son père qui étaient eux aussi là-bas. Cependant depuis leur retour, ils sont murés dans un silence douloureux. C’est l’histoire de cette recherche qui nous est racontée et qui fait sauter les « non-dits » des deux derniers amis revenus vivants. Il s’agit d’un livre que l’on peut souvent lire à voix haute et où perce autant de réalité brutale que de « douceur ». Une histoire d’amitié nostalgique et puissante où se croisent une réalité « crue » de la vie au début du 20e siècle et l’imagination fertile du romancier. Un livre empreint d’humanité sur fond de guerre. »
Régine H.
« L’action de ce roman se situe en 1935. Il s’organise autour de quatre personnages : Anselm, Clovis et Léonce, trois amis paysans du même village de Vilmeille qui ont fait ensemble la guerre de 14-18, et Jeanne, fille de Léonce. Ce dernier a disparu dans un combat avec les Allemands. En juin 1935, Jeanne ressent le besoin de savoir ce qui est arrivé à son père mais les trois amis n’arrivent pas à en parler. Ils organisent donc un séjour sur la ligne de front pour essayer de retrouver le corps de Léonce. Je vous laisse découvrir comment se passent ces retrouvailles qui restent pour moi totalement irréelles, et difficile à accepter. Cela dit, c’est un roman bien écrit, qui rend bien compte, au moins dans sa première moitié, dans quel état sont sortis de cette guerre les rescapés de 14-18. Peut-être est-il un peu trop littéraire. Un dictionnaire est utile pour comprendre pas mal de mots pour moi (comme bancroche, ratiocineur, shrapnell, componctueux, etc.) ! »
Daniel T.
« Un livre touchant d’humanité et de belles émotions ! »
Véronique H.
« Une ode à la mémoire de nos morts pour la France, des survivants, de ceux qui ont vécu l’abominable et de leur famille lors de la Première Guerre mondiale. Le roman apporte matière à réflexion sur des sujets profonds : le sens de la vie et de la guerre, la religion, l’évolution de la société, de la science... et invite ainsi à porter un regard critique sur notre société actuelle. Bien écrit : un langage à la fois châtié, entremêlé d’un côté volontairement péquenaud pour coller aux personnages vivant dans les campagnes de l’époque qui permet de dynamiser le texte et de comprendre la vie au début du 20e siècle. Intéressant et émouvant. Je recommande ! »
Karine C.
« Son père a disparu dans les tranchées de 14-18. Ses deux copains en sont revenus. Sa fille va partir avec eux à la recherche du corps de ce père qu’elle n’a jamais connu. Un beau roman sur les ravages de la guerre, les relations amicales et la relation père/fille même quand elle n’a jamais été vécue. »
Françoise O.
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2025/2026LES NÉGATIFS
Audrey JARRE / Scribes
Alice, une jeune Française venue à New-York pour effectuer un stage dans le
milieu culturel, rencontre Léonore, une riche héritière, ainsi que Ben et Nathan, ses admirateurs. Tous les trois étudient la photographie et élaborent la théorie de la
photographie réelle. Alice fait tout pour appartenir à leur groupe et devenir leur muse, quitte à se mettre en danger.
« L’héroïne se trouve confrontée à des situations de plus en plus extrêmes au nom du réalisme artistique ; ce roman aborde les thèmes de l’emprise, de l’appartenance au groupe, des limites de l’art. La structure narrative comporte beaucoup de redondances. L’ensemble est franchement glauque, et m’a mise mal à l’aise. »
Sophie A.
« Dans ce roman glaçant, on interroge les mécanismes de l’emprise et on questionne les limites de ce qu’il est acceptable de faire dans la création artistique. Une lecture fascinante tout autant qu’inquiétante. »
Véronique H.
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DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS33
QUATRE JOURS SANS MA MÈRE
Ramsès KEFI / Philippe Rey
Amani, 67 ans, disparaît sans explication de sa cité HLM, laissant juste un mot
derrière elle. Son mari Hédi et son fils Salmane, 36 ans, cherchent à comprendre. Ce dernier, en quête de réponses, découvre des indices liés au passé de ses parents, émigrés de Tunisie, et entame une transformation personnelle.
Prix Première plume 2025.
« Un peu long à démarrer, ce roman écrit avec beaucoup d’émotions rentrées, s’accélère avec la disparition de la mère et les omissions révélées. C’est une introspection sensible et une autobiographie tendre de l’amour filial. Se lit bien. 4/5 »
Joelle M.
« Un roman plein de sensibilité où l’on se nourrit de récits populaires de la cité. Un personnage touchant dans une famille meurtrie par les personnages. À lire. »
Patric M.
« Les personnages sont attachants, notamment le personnage principal, « Tanguy » des cités. Ce roman est frais, divertissant, gâché cependant par un style oral vite lassant et une fin compliquée et larmoyante. »
Sophie A.
« C’est par la rumeur de la cité, la caverne, lieu où tout le monde se connaît, que nous explorons ce lien social, quasi familial et protecteur. Ici se questionnent l’effet de l’immigration, la dette, la génération, la transmission et les conséquences du silence. Une palpitante histoire d’amour. »
Brigitte L.
« Une remise en question d’un fils et de son père après le départ de la mère. Un retour aux sources pour des émigrés de Tunisie qui va leur permettre d’évoluer dans leur quotidien. »
Arlette J.
« Salmane, 37 ans, vit toujours chez ses parents, se contente de petits boulots alors qu’il possède un master. Le jour où sa mère disparaît, son monde ainsi que celui de son père s’écroulent. Sa mère et son père sont deux orphelins, venus en France de leur Tunisie natale. Alors que Salmane s’envole pour la Tunisie afin d’y retrouver sa mère fugueuse, il apprend des secrets sur sa famille qu’il n’aurait pas soupçonnés. »
Françoise T.
« Un premier roman autobiographique et fort sympathique ! Un vrai régal ! »
Véronique H.
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2025/2026« Intéressant pour les messages que ce roman véhicule : l’attention aux autres, le sens de la vie, l’importance de connaître sa famille, ses racines... Mais c’est aussi l’histoire d’une femme forte qui décide de son destin et qui bouscule son petit monde par le courage de ses prises de décisions. Elle oblige à réfléchir... Par contre, l’écriture s’appuie sur le langage parlé des cités qui peut rendre la lecture difficile d’accès si on n’a pas « la réf » mais qui s’entend du fait de l’histoire. J’ai bien aimé. »
Karine C.
« Un premier roman tendre et drôle qui nous plonge dans l’histoire d’une famille d’immigrés tunisiens installés en France depuis plus d’une génération et fermement attachés à s’intégrer. Amani, la mère, soixante-sept ans, abandonne le foyer sans explication. Pour le père et le fils, le monde s’effondre. Dans un style bien maîtrisé, non sans humour et avec beaucoup de tendresse, l’auteur nous livre un vibrant hommage à ces mères silencieuses et dévouées qui portent tout le poids du quotidien et de la famille. »
Martine C.
« L’histoire d’un « Tanguy » de 37 ans, diplômé mais qui vivote dans sa cité. Il vit chez ses parents tunisiens (couple très uni) dans une banlieue parisienne. Un jour, sa mère disparaît de la cité où ils habitent, laissant son mari et son fils désemparés et très en colère. Cette fugue va permettre à ce fils de se « réveiller » et de partir à la recherche de sa mère et de son passé. Roman sur les relations intrafamiliales mère/fils, mari/femme et sur les secrets de famille. »
Françoise O.
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DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS35
POUDREUSE
Sophie LALONDE-ROUX / L’instant même
Poudreuse est une histoire poignante de résilience et de quête de sens, celle de
Loup-Antoine, qui, de Montréal à Gaspé, doit faire face à ses deuils, lutter contre ses dépendances et apprendre à être heureux.
« Histoire crue et émouvante d’un jeune homme sous dépendance qui, après avoir touché le fond, devra faire face à la perte de son amoureux. C’est un texte très émouvant même si le vocabulaire québécois gêne un peu au début. »
Joelle M.
« Un livre bref, dérangeant et au bout du compte, touchant. Un récit poignant sur la quête du bonheur et la possible mais difficile reconstruction. »
Véronique H.
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2025/2026COLZA
Guillaume LEDOUX / Le cherche midi
Dans une petite ville de province, un jeune homme empêtré dans son travail et
ses relations tragicomiques cache sa passion pour l’écriture. Son seul lecteur est
Laurent, plombier, peu à même de comprendre les considérations littéraires de
son ami. Sa rencontre avec Olivia, qui le prend sous son aile et guide sa plume,
bouleverse sa vie.
« Livre charmant dans lequel j’ai eu un peu de mal à entrer au début mais qui m’a plu par la suite et que je n’ai plus lâché. On s’attache au personnage principal qui peine à mener sa vie. Sa rencontre avec Olivia, qui lui confirme son talent d’écrivain, le rend heureux jusqu’au jour où elle rencontre quelqu’un de son milieu et le quitte. J’ai été un peu déstabilisée par l’insertion des nouvelles dans le récit au début mais au fur et à mesure que l’on avance dans le roman, ces nouvelles deviennent intéressantes. »
Françoise T.
« Le personnage central de ce roman est un jeune homme qui travaille dans une usine et qui se trouve une passion pour l’écriture. Il écrit plusieurs nouvelles qu’il va chercher à publier mais le chemin est plus difficile qu’on ne croit. J’ai bien aimé ce roman, bien construit autour du parallèle entre la vie de tous les jours (avec les travers de vie et les états d’âme de ce jeune homme) et les ébauches des nouvelles qu’il écrit. On a envie qu’il réussisse dans son entreprise. On a envie de savoir comment cela va se terminer. Après la lecture de ce roman, j’ai éprouvé l’envie de relire les différentes nouvelles. »
Daniel T.
« Un questionnement sur les conditions sociales et la place que l’on se fait dans la vie lors de nos confrontations avec les autres et le monde. Cette confrontation passe par la différence de langage que le narrateur emploie lorsqu’il parle de sa vie (réelle) ou lorsqu’il parle de ses écrits (nouvelles, fiction) avec son amie. On suit cette histoire en se demandant où le narrateur veut en venir, où il veut arriver. L’écriture est parfois poétique, parfois vulgaire, souvent très alcoolisée... et puis, on comprend... »
Karine C.
« Perdu dans sa campagne où il s’ennuie, le narrateur a un secret qu’il n’ose avouer à personne sauf à son ami plombier qui est son seul lecteur : il se rêve écrivain. Et puis le miracle se produit, il rencontre Olivia qui va l’encourager et croire en lui. Mais Olivia s’en va. L’auteur en herbe disparaîtra-t-il avec elle ? »
Martine C.
« Ce roman retrace la vie d’un jeune homme dans une petite ville de province, sans doute dans les années 80. Nous suivons ses pérégrinations entre temps partagés avec ses potes de café et temps réservés à l’écriture de nouvelles qu’il construit, coaché par « son amoureuse ». C’est agréable et un peu nostalgique. »
Françoise L.
« Le narrateur tombe amoureux d’une jeune fille de son village qui part faire des hautes études à Paris. Lui, écrit des nouvelles. Roman sur la confrontation des classes sociales. »
Françoise O.
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DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS37
LA COLLINE QUI TRAVAILLE
Philippe MANEVY / Le bruit du monde
Chronique d’une famille lyonnaise sur quatre générations à travers le quotidien de personnes ordinaires, qui ont vécu les bouleversements politiques et sociaux de la fin du XIXe siècle, traversé les deux guerres mondiales, subi la crise économique, connu les Trente Glorieuses et le début du nouveau millénaire. Le récit met en valeur les liens entre les personnages. Prix Roman France Télévisions 2025.
« Cette chronique familiale relate la vie de personnages modestes, à l’existence difficile, auxquels l’auteur confère beaucoup d’authenticité, de dignité, de bon sens. C’est un roman très bien écrit, comportant de nombreuses références littéraires, des réflexions très justes sur la famille, la vieillesse. Parfois un peu long, dans l’ensemble très plaisant. »
Sophie A.
« Très beau roman populaire sans intrigue mais dont on tourne les pages avec plaisir, désirant connaître la vie des aïeux de l’auteur. Cette histoire de gens « ordinaires » originaires de Lyon nous retrace la vie pas toujours simple de nos ancêtres. C’est une grande preuve d’amour que nous offre l’auteur, amour et admiration, en particulier pour son grand-père René. J’ai beaucoup aimé ce roman. »
Françoise T.
« Le narrateur examine d’où il vient. Il évoque ses aïeux, installés dans ce même lieu, « la colline », quartier de Lyon, qui se transforme au fil du temps et au gré des événements politiques, économiques et sociaux. La vie n’a cessé de changer. Il fait mémoire, rend hommage et offre un éclairage sur la ville. Un beau texte. »
Brigitte L.
« Ce roman est plutôt le récit de la vie de la famille de l’auteur. Sur quatre générations, ce récit raconte des épisodes de la vie de ses grands-parents, Alice et René, dans un quartier populaire des Canuts de la colline de Lyon. C’est très bien écrit, vivant. Ce n’est pas chronologique. L’auteur a privilégié une approche événementielle : la résistance pendant la dernière guerre, les problèmes rencontrés pour avoir un enfant, les problèmes de religion… J’ai bien aimé même si parfois c’est difficile à suivre. Cela m’a permis de penser particulièrement à la vie de mes parents. »
Daniel T.
« Dans ce roman, l’auteur se plonge dans son histoire familiale en remontant trois générations. Il nous livre des portraits émouvants d’hommes et de femmes qui ont traversé le 20e siècle dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon. C’est un très beau texte, vibrant et attachant, riche en souvenirs qui en font presque une source sociologique. »
Françoise L.
« On suit une famille ouvrière du quartier de la Croix-Rousse à Lyon sur quatre générations et par là même, on traverse le 20 e siècle avec ses guerres, ses manifestations sociales et la vie quotidienne de gens de peu. Un très beau roman populaire. »
Françoise O.
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2025/2026SOLEILS INVINCIBLES
Cheikh Ahmadou Bamba NDIAYE / Présence africaine
Dramane, un étudiant ambitieux, doit affronter le passé qu’il a fui lorsqu’il est expulsé de Cissane et renvoyé à Toumouranka. Sur place, il retrouve la patience de sa mère, le silence de son père et l’absence de ses sœurs avant de s’engager dans une
quête acharnée pour retourner au pays de ses rêves. Entre alliances inattendues et sacrifices, il rejoint les rangs des Candidats.
« Je suis happée, touchée par ce grand homme « aussi noir que le goudron » et son épopée narrée simplement, dans une langue qui s’égrène et m’emporte dans un univers que je regarde, qui me regarde et où je le suis. C’est un roman fort. »
Brigitte L.
« L’action se déroule dans une région africaine où la dictature règne. Le héros de ce roman, Dramane, est expulsé sans raison de Cissane alors qu’il voulait secourir son ami Lahsen. À son retour dans son pays Toumouranka, il retrouve sa mère très heureuse de le retrouver et son père pas du tout favorable à son retour. Pour repartir à Cissane, il fait alliance avec un groupe qu’on appelle les Candidats. Autant j’ai apprécié la première partie, autant j’ai trouvé très confus le reste du roman. Chaque petit chapitre est raconté par les personnages du roman. On s’y perd. L’écriture devient hachée et pour moi sans grand intérêt. »
Daniel T.
« Une fiction qui porte un regard précis et juste sur l’exil. »
Véronique H.
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DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS39
L’ÉLU
Catherine PERREAULT / Philippe Rey
Eli, le fils d’Isabelle, est autiste. Dévouée à son enfant, elle veille à ce qu’il ne manque de rien, allant jusqu’à négliger sa vie de femme et son propre bonheur. Quand,
pour leur sécurité à tous les deux, Eli est hospitalisé puis placé en établissement
spécialisé, Isabelle doit réapprendre à vivre seule et faire face à la culpabilité qu’elle ressent d’avoir abandonné son enfant.
« Un livre sensible et d’une grande justesse dans son approche de l’autisme. On y perçoit, outre la violence de cette pathologie, l’amour douloureux et infini des parents. »
Véronique H.
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2025/2026LES CERTITUDES
Marie SEMELIN / JC Lattès
À la mort de madame Simone, Anna apprend qu’elle a hérité d’un appartement à
Tel-Aviv. Pendant quatre ans, les deux femmes de 75 et 26 ans ont habité en
colocation, nouant une relation unique, mais jamais Simone n’a évoqué de lien avec Israël. Anna monte dans le premier avion pour partir sur les traces de son amie.
« Le conflit israélo-palestinien et les fractures de la société israélienne, relatés du point de vue de différents protagonistes entre 1955 et 2024. Ce récit est juste, sensible, sans parti pris. »
Sophie A.
« Ce roman est touchant, voire bouleversant car la vérité s’y dévoile progressivement et l’actualité nous saute au visage. Une lecture nécessaire dans l’approche fictionnelle des conflits israélo-palestiniens. »
Véronique H.
« On survole l’histoire entre Israël et la Palestine (sans jamais aucun parti pris) à travers l’histoire d’une vieille dame de 70 ans, seule et sans famille, qui décède à Paris où elle vit depuis très longtemps et qui s’était liée d’amitié avec sa jeune voisine. Elle demande à être enterrée à Jérusalem. Anna, la jeune fille, s’envole pour Israël afin de respecter les volontés de Madame Simone. L’histoire se passe après les attentats du 7 octobre, ce qui ne facilitera pas sa tâche, mais elle va découvrir l’histoire très touchante de Simone. Roman très émouvant. »
Françoise O.
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DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS41
SANS EDEN
Maïa THIRIET / Emmanuelle Collas
Gabriel est encore fou amoureux de son ex-femme, Eden. Quand elle lui demande d’emmener leur fils, Tom, dans une maison de campagne louée pour le confinement, il s’exécute. Eden tarde cependant à les rejoindre et d’étranges événements ont lieu dans la demeure et ses environs, plongeant le père et le fils dans une inquiétude
prégnante.
« Début du Covid, un homme psychologiquement perturbé s’occupe de son fils. Des faits étranges se déroulent et son ex-femme ne donne plus de nouvelles. Ce roman se lit bien, même si les deux premiers tiers, centrés sur le personnage principal et ses délires, sont un peu longs. Les personnages sont bien dépeints et la fin est digne d’un bon polar. »
Martine B.
« Un roman qui ne m’a pas emballé, ni les personnages, ni l’histoire. »
Patric M.
« À la frontière du fantastique, du réalisme et du psychologique, ce premier roman est marqué par une forte tension narrative qui ne peut laisser le lecteur indifférent. »
Véronique H.
« Pendant le confinement, Tom et son père, à la demande de la mère Eden, infirmière, partent se réfugier dans une maison à la campagne pendant le confinement de la période Covid. Objets qui bougent, maison qui pleure, des traces, des voisins aussi étranges qu’envahissants, des lumières et des ombres... Tout devient inquiétant voire angoissant. Roman étrange, original, entre thriller et fantastique. »
Martine C.
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2025/2026DES ENFANTS UNIQUES
Gabrielle de TOURNEMIRE / Flammarion
Hector et Luz, amoureux depuis l’adolescence, affrontent les préjugés en raison de leur handicap. Leur amour, redouté par leurs familles et empêché par la société,
trouve pourtant sa voie grâce à leur force et au soutien de Carlo, leur éducateur.
Ensemble, ils surmontent les obstacles et combattent le regard infantilisant des
autres. Prix Envoyé par La Poste 2025.
« Deux jeunes gens handicapés se croisent dans un centre médical, se découvrent et s’aiment. Très entourés par leurs familles aimantes, celles-ci ne sont pas prêtes pour envisager l’union de leurs enfants. Difficile d’envisager vie de couple et sexualité pour leurs enfants. Roman construit sur un thème difficile, celui du handicap et de la vie qui en découle mais également celui de l’aidant. Très jolie histoire d’amour merveilleusement écrite avec pudeur et réalisme. »
Régine H.
« Se laisser porter par cette lecture formidable qui nous déplace et nous ouvre à une réalité bien vivante. Pas simple d’être « différent » et « parents de différent ». Le handicap est abordé ici par celui qui porte du désir. Lecture époustouflante. »
Brigitte L.
« Un beau roman qui met en évidence tous les obstacles rencontrés par les handicapés pour se construire un avenir. »
Catherine D.
« Un roman sensible qui s’inscrit dans une approche positive (sinon enthousiaste) du handicap sans se poser dans la sensiblerie. »
Véronique H.
« Le livre aborde un sujet ô combien tabou : le couple handicapé !! Très intéressant car au-delà du couple, se posent toutes les questions de l’ordinaire pour des personnes extraordinaires mais « hautement capables ». Le roman aborde aussi le parcours des éducateurs, leur adaptation et leur évolution au regard des événements. Seul bémol, l’écriture : des phrases longues, très longues, qui mêlent explications et sentiments des différents personnages rendant le tout parfois un peu confus. Cependant, il y a aussi beaucoup de poésie et de délicatesse. Je recommande ! »
Karine C.
« Un jeune couple porteur de handicap, tente de s’aimer, tout aussi bien et profondément que les valides. Mais s’oppose à eux les obstacles de la société, des institutions, du regard des autres. C’est intense et très bien écrit. Du rôle des éducateurs, en passant par les frayeurs des parents, jusqu’aux élans romantiques de ces personnes non-ordinaires qui ont tout simplement le droit de s’aimer comme le commun des mortels. Un roman rare et touchant. »
Justine D.
« Très beau témoignage. C’est un roman intéressant pour des parents confrontés à des enfants différents. »
Martine W.
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Coup de cœur du
COMITÉ DE LECTURE
DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS43
TOUTES LES VIES
Rebeka WARRIOR / Stock
Un récit personnel scandé comme une chanson, dans lequel l’autrice raconte sa
relation avec Pauline, une femme qui l’obsède dès leur première rencontre. Elle
évoque également l’expérience de la maladie, de l’aidance et du deuil.
Prix de Flore 2025.
« Une écriture captivante nous fait vivre au rythme des mouvements de l’âme, une souffrance indomptable. La place d’accompagnante de l’aimée, jeune, malade, qui ne guérit pas, qui va mourir, se heurte au réel incontournable. Elle nous livre son chemin, de l’abîme à la spiritualité, ses recours pour tenir, rester en vie. Un texte qui nous pénètre. »
Brigitte L.
« Un texte intime et douloureux qui ne peut laisser indifférent. »
Véronique H.
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2025/2026MON VRAI NOM EST ELISABETH
Adèle YON / Éditions du sous-sol
La narratrice, chercheuse, se met en quête de réponses sur son arrière-grand-mère Elisabeth, morte avant sa naissance. D’elle, elle ne sait pas grand-chose si ce n’est qu’après avoir été diagnostiquée schizophrène, elle a été lobotomisée dans les
années 1950.
Prix littéraire du Nouvel Obs 2025. Prix Essai France Télévisions 2025.
« L’autrice enquête sur l’histoire énigmatique de son arrière-grand-mère longuement internée. Son récit intègre ses recherches sur la lobotomie alors qu’elle mène l’enquête sur les non-dits familiaux. J’ai moyennement apprécié ce récit dans lequel on se perd un peu. 3/5 »
Joelle M.
« La forme de cette œuvre peut déconcerter : s’agit-il d’un roman, d’un essai, d’une autobiographie ? La narratrice relate l’histoire très touchante de son arrière-grand-mère, schizophrène, internée à 17 ans dans un asile psychiatrique, lobotomisée, et livre une réflexion très pertinente sur la psychiatrie, son rôle de normalisation sociale et familiale, son évolution, la pratique de la lobotomie. L’ensemble est à la fois sensible et très bien documenté, de grande qualité. »
Sophie A.
« Roman très sensible sur l’arrière-grand-mère de l’autrice, diagnostiquée injustement schizophrène et lobotomisée dans les années 50. Adèle Yon détaille la vie de son aïeule, ses déboires, ses internements, l’incompréhension de sa famille à son égard. C’est un très beau livre et un hymne d’amour d’Adèle Yon à son arrière-grand-mère. J’ai beaucoup aimé. »
Françoise T.
« Un homme meurt. Il laisse une lettre, laquelle va provoquer des mots prononcés jusque-là tus. Nommer la folie de cette femme, aïeule, mère, sœur, tante, c’est dire chacun un peu d’elle et approcher l’immense détresse et solitude de cette femme devenant mère. Elle sera asilaire dans les années 50-60. Nous faisons une plongée dans cet univers psychiatrique et son traitement de la souffrance psychique. À lire nécessairement. »
Brigitte L.
« C’est un livre passionnant qui m’a permis de découvrir les origines de la lobotomie et la manière dont les femmes étaient enfermées dans un asile alors que rien ne laissait supposer qu’elles avaient réellement un problème psychiatrique ! Certains passages sont très durs à lire mais j’ai poursuivi ma lecture malgré tout. C’est très bien écrit et j’ai suivi avec intérêt les recherches sur sa grand-mère. »
Dominique G.
« Voilà un récit dense et particulièrement prenant ! Autour d’un secret de famille, on voit émerger des thématiques essentielles : les non-dits familiaux, l’internement psychiatrique et la condition des femmes dans les années cinquante. Une belle lecture ! »
Véronique H.
« Ce livre très riche, poignant et même effrayant m’a beaucoup intéressée. C’est l’histoire de l’héroïne qui ressemble beaucoup à Rose Kennedy : le thème principal est celui des violences faites aux femmes dans la grande bourgeoisie quand elles ne respectent pas les codes. Mais c’est aussi la psychiatrie au 20e siècle et surtout la lobotomisation à partir d’archives et de comptes rendus médicaux. »
Josiane F.
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DES PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS45
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LA PATIENTE DU JEUDI
Nathalie ZAJDE / L’antilope
Mona consulte un psychothérapeute car elle est incapable de vivre sereinement ses relations amoureuses. Entre instabilité affective et crises d’angoisse, ses amants
prennent la fuite. La situation est tellement ingérable qu’elle finit internée. À l’hôpital, des enregistrements révèlent qu’elle parle yiddish dans son sommeil. Or, Mona n’a jamais appris cette langue.
« J’ai beaucoup aimé ce roman dans lequel se mêlent le présent du personnage principal et le passé de deux juifs polonais qui s’avèrent être les ancêtres de la jeune femme. Celle-ci souffre de terribles crises depuis l’adolescence, lors desquelles elle est le témoin d’horribles scènes de rafles, d’arrestations et de meurtres. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive et avec l’aide d’un psychanalyste, elle découvre enfin ce qui provoque toutes ces crises. Le roman est ponctué d’expressions en yiddish. »
Françoise T.
« Histoire assez réussie car le style est facile à lire, avec parfois une pointe d’humour et sans trop de pathos. Les références culturelles de la mystique juive des petites bourgades de Pologne est mise en relief dans cette thérapie. »
Arlette J.
« Une histoire dans l’Histoire, un corps qui montre l’indicible. Confusion, épouvante, incompréhension, le non-dit commande. Comment s’y retrouver sans l’art d’un autre. Un texte saisissant. »
Brigitte L.
« Ethnopsychiatrie, transmission et non-dits familiaux s’entremêlent dans ce récit à la fin surprenante. »
Véronique H.
« Surprenant et très particulier. L’histoire semble incroyable car en lien avec des légendes anciennes mais elle permet d’aborder la problématique des traumatismes transgénérationnels. L’écriture est simple mais rapide ce qui donne de la dynamique au récit. Le personnage principal m’est apparu assez agaçant au départ sous couvert d’une histoire très spéciale. Elle évolue au fil du récit même si c’est un peu long par moment. »
Karine C.
« Dès son adolescence, Mona Roze souffre de crises d’angoisse, de violences pour elle et son entourage, et quant à sa vie sentimentale, c’est un désastre. Elle consulte un psy, puis un autre… Finalement hospitalisée en psychiatrie, on lui révèle qu’elle parle yiddish dans son sommeil. Va commencer pour elle un long cheminement en quête de ses origines. »
Martine C.
« Une jeune femme a de terribles crises d’angoisse ; parallèlement à son histoire, on apprend le destin de deux amis juifs polonais dans les années 30. Après des années d’errance médicale, la jeune femme est prise en charge par un psychiatre qui pratique l’hypnothérapie. Au cours de ces séances, la jeune femme s’exprime en yiddish, langue qu’elle n’a jamais apprise… Quel est le lien entre ces deux histoires et cette langue parlée et non apprise ? Coup de cœur pour ce livre : un grand voyage dans la culture juive, la grande Histoire et la transmission au-delà de la mort et ses conséquences. À lire ++ ! »
Françoise O.
Coup de cœur du
COMITÉ DE LECTURE
2025/2026NOTES 2025/202647
NOTES 2025/2026PLUS D’INFOS
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