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Document publié le Jeudi 12 décembre 2019
Lien du pdf (PLU - Annexes - annexes diagnostic agricole)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Agriculture et alimentation, Espaces terrestres et maritimes,
Etude de l’activité agricole de la communauté de communes des Arrigans réalisée dans le cadre de l’élaboration du PLUi - juillet 2017
Diagnostic agricole
de la Communauté d'Agglomération
du Marsan
réalisé dans le cadre de l’élaboration
du Plan Local d’Urbanisme intercommunal
Octobre 2017Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
SOMMAIRE
PREAMBULE................................................................................................................................................. 1
METHODOLOGIE ........................................................................................................................................ 2
CONTEXTE ................................................................................................................................................... 3
1. CARACTERISTIQUES AGRICOLES DU TERRITOIRE ............................................................... 8
1.1. La Surface Agricole Utile (SAU) ............................................................................................. 8
1.2. Les exploitations, en nombre et en taille ............................................................................10
2. HOMMES ET ENTREPRISES...........................................................................................................14
2.1. L’emploi agricole .....................................................................................................................14
2.2. L’âge des exploitants et le renouvellement des générations ...........................................16
2.3. Les entreprises des secteurs amont et aval .......................................................................18
3. PRODUCTIONS AGRICOLES .........................................................................................................19
3.1. Potentiel agronomique des sols............................................................................................19
3.2. Les productions végétales .....................................................................................................20
3.3. Les activités d’élevage ...........................................................................................................22
3.4. La valorisation des productions ............................................................................................23
3.4.1. Les signes officiels de qualité et d’origine ........................................................................23
3.4.2. La vente en circuits courts ...............................................................................................23
4. PRISE EN COMPTE DES PRATIQUES AGRICOLES ..................................................................24
4.1. L’irrigation des terres agricoles ............................................................................................24
4.2. Les contraintes liées aux élevages ......................................................................................26
4.3. Les démarches environnementales ....................................................................................28
4.3.1. L’agriculture biologique ....................................................................................................28
4.3.2. Les mesures agro-environnementales ............................................................................28
4.4. L’agritourisme ........................................................................................................................29
5. SYNTHESE ET ENJEUX....................................................................................................................30
DOCUMENT ANNEXE : Atlas des réalisations cartographiques
(cartes d'occupation du sol, cartes des contraintes liées à l'activité)Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l’élaboration du PLUi - octobre 2017
1
PREAMBULE
La Communauté d’Agglomération du M arsan est composée des 18 communes suivantes : Benquet, Bostens, Bougue, Bretagne-de-Marsan, Campagne, Campet-et-Lamolère, Gaillères, Geloux, Laglorieuse, Lucbardez-et- Bargues, Mazerolles, Mont-de-Marsan, Pouydesseaux, Saint-Avit, Saint-Martin-d’Oney, Saint-Perdon, Saint- Pierre-du-Mont, Uchacq-et-Parentis.
Elle a initié, par délibération du conseil communautaire du 1er décembre 2015, une démarche d'élaboration d'un Plan Local d’Urbanisme intercommunale (PLUi).
Sur ce même territoire un schéma de cohérence territoriale (SCOT) est opposable depuis le 19 juin 2014. Les communes sont dotées de documents d’urbanisme, 10 PLU, 1 POS, 5 cartes communales et 2 communes en RNU.
D’une superficie de 48 200 ha, ce territoire se compose de deux zones bien distinctes :
• une zone urbaine formée par les communes de Mont-de-Marsan et Saint-Pierre-du-Mont qui représente 79 % de la population totale sur 13 % du territoire ;
• de vastes espaces ruraux, sur l'ensemble des autres communes.
D'après le Recensement Général de l'Agriculture de 2010, 179 exploitations agricoles ont leur siège sur le territoire du Marsan et mettent en valeur 6 834 hectares de surface agricole utile. Les communes les plus agricoles se situent sur la frange sud avec Benquet, Bretagne de Marsan, Laglorieuse et Campagne.
La préservation de cette activité agricole, de manière pérenne et dans une perspective de développement durable, est un des objectifs affichés dans le SCOT du Marsan. Elle passe notamment par la protection du foncier destiné à l'usage agricole, support indispensable à l'acte de production. A cet effet, les prescriptions du Document d'Orientations et d'Objectifs du SCOT imposent de :
• définir à travers les documents d'urbanisme communaux, des espaces spécifiques à forte valeur agronomique pour le développement et l'extension d'exploitations sur des unités foncières agricoles cohérentes
• assurer un équilibre entre espaces urbanisés, espaces agricoles, espaces naturels et espaces forestiers dans un souci d'économie de foncier
• préserver les espaces tampons entre les espaces urbanisés et les espaces agricoles et sylvicoles.
Quant à la forêt, elle couvre 70 % du territoire avec une très forte dominante de pins maritimes. Ces boisements, à l’image du massif landais, se relèvent peu à peu des dommages causés par la tempête Klaus de 2009. Les communes les plus au nord comme Geloux, Bougue, St Avit et Pouydesseaux connaissent des taux de boisement de 80 à 90 %. Dans ces communes dites forestières, les terres agricoles lorsqu’elles existent, sont sous forme de clairières.
La Communauté d’Agglomération du Marsan dispose d'une activité agricole relativement modeste, dominée par une production de maïs qui est valorisée par de l’élevage de volailles grasses et maigres, de bovins et dans une moindre mesure des élevages d’ovins/caprins et équins. On y trouve aussi de façon plus marginale du maraîchage et de l'arboriculture.
L’attractivité du secteur implique un développement démographique important avec un taux de croissance soutenu, notamment à proximité des pôles urbains de Mont-de-Marsan et de Saint Pierre du Mont, générant ainsi une forte pression foncière.
Face à ces enjeux, la Communauté d’Agglomération du Marsan souhaite, dans le cadre de ses réflexions sur le document de planification, préserver les espaces dédiés à l’agriculture et à la forêt, recenser les espaces à reconquérir.
Cet état des lieux, véritable outil d’aide à la décision, permettra aux acteurs, notamment les membres de la Communauté de communes, les Maires et les conseillers municipaux, d’avoir une meilleure connaissance de l’agriculture, avec des données actualisées mais aussi de pouvoir appréhender l’organisation de l’espace communautaire en adéquation avec les réalités du terrain. Ainsi, les futures décisions sur les projets d’organisation, d’aménagement, de planification territoriale et de règlement d’urbanisme pourront s’organiser à la lumière de ce travail.Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
2
METHODOLOGIE
Phase 1 : le diagnostic
Réalisé en plusieurs temps :
1) Exploitation des données chiffrées disponibles dans les bases de données de la Chambre
d’agriculture (RGA, IPG, bases de données internes…)
2) Interprétation des photographies aériennes du territoire les plus récentes (2015)
3) Animation de réunions locales pour recenser à l’échelle des communes, les sièges d’exploitation,
les élevages et leurs bâtiments, ainsi que les projets des agriculteurs. Ce travail a été établi à
partir de photos aériennes et de fonds IGN.
Les connaissances (de terrain et des agriculteurs) du conseiller agricole du secteur sont venues
également enrichir nos travaux.
Phase 2 : le traitement, l’analyse et la synthèse cartographique des données recueillies
Nous avons établi une carte d’occupation du sol (SAU déclarée à la PAC, positionnement des sièges
et des bâtiments d’exploitation, des élevages, des plans d’épandage entre autres…) à partir du SIG
du pôle cartographique de la Chambre d’agriculture des Landes.
Nous avons aussi réalisé une carte de synthèse des enjeux agricoles (bâtiments et parcours
d’élevages, épandage d’effluents, irrigation…), qui doit permettre aux élus de tenir compte au
maximum des contraintes d’exploitation des entreprises agricoles dans leurs choix d’urbanisation.
Phase 3 : la restitution et la validation de l’étude
La restitution et la validation de l’étude aura lieu lors d’une réunion organisée par la Communauté
de Communes.
OBJECTIF/ENJEUX
Il s’agit d’établir un diagnostic de l’activité agricole du territoire identifiant les dynamiques et les
enjeux agricoles utile aux réflexions menées par les élus sur l’avenir de leur commune et plus
globalement sur le territoire communautaire.Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
3
CONTEXTE
La Communauté d’agglomération du Marsan s’étend sur une surface de 48 200 hectares, elle comprend 56 630
habitants et présente une densité de population de 117 habitants/km² contre une moyenne de 43 habitants/km²
sur le département. D’après les données issues de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer des
Landes (DDTM), 69 % de ce territoire sont occupés par la forêt (soit 33 395 hectares) et 7 522 ha par l’agriculture
(soit 18 %). On peut donc qualifier de « rural » 87 % du territoire.
Répartition des surfaces boisées et taux de boisement par commune
La surface forestière communautaire est de 33 395 ha, elle représente 69% du territoire, elle est
géographiquement répartie en 2 secteurs relativement distincts :
• Au nord, un massif de pins maritimes composé de propriétés importantes en surface qui sont gérées pour la
plupart par des Plans Simples de Gestion (PSG). Ces propriétés concentrent la majorité de la surface en forêt
du territoire de l’agglomération, soit les 2/3 (23 650 ha) répartis entre 276 propriétaires exploitant des surfaces
de 25 ha et plus.
• Au sud, une forêt moins présente et plus morcelée, constituée de propriétés plus petites, l’agriculture domine sur les
communes de Benquet, Bretagne de Marsan, Laglorieuse et dans une moindre mesure sur Campagne, Campet
Lamolère et Mazerolles.
Le taux de boisement de l’agglomération est de 69.4 % avec cependant des disparités allant de 36 % pour les
communes de Benquet (commune la plus agricole) et Mont de Marsan à 90 % pour Geloux.
Les taux de boisement sont très élevés sur les communes situées au nord du territoire, comme Geloux (90 %),
Saint Avit (89 %), Lucbardez (83%), Bougue (78 %), Saint Vincent de Paul (64 %) et Saint Paul les Dax (62 %).
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
36
75 78
41
62 65
69
90
55
83
63
36
83
89
77
70
57
81
% taux de boisement
Part surface boisée par commune source : DDTM des LandesDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
4
Un territoire fortement rural, une forêt très présente
Communes Nombre de propriétaires
Superficie
commune
ha
SAU
communale
ha
Surface
boisée
ha
Part surface
agricole
%
Part
surface
boisée
%
Part surface rurale
(agriculture + forêt)
%
BENQUET 374 2 933 1 289
1 063 44 36 80
BOSTENS 46 766 121
577 16 75 91
BOUGUE 195 2 196 237
1 703 11 78 88
BRETAGNE-DE-MARSAN 179 1 293 518
525 40 41 81
CAMPAGNE 233 3 391 936
2 100 28 62 90
CAMPET-ET-LAMOLERE 96 1 897 442
1 240 23 65 89
GAILLERES 120 1 404 289
966 21 69 89
GELOUX 233 5 170 389
4 668 8 90 98
LAGLORIEUSE 215 1 159 345
636 30 55 85
LUCBARDEZ-ET-BARGUES 114 2 148 171
1 772 8 83 90
MAZEROLLES 173 1 597 387
999 24 63 87
MONT-DE-MARSAN 466 3 688 124
1 311 3 36 39
POUYDESSEAUX 219 3 409 256
2 835 8 83 91
SAINT-AVIT 146 4 074 118
3 625 3 89 92
SAINT-MARTIN-D'ONEY 270 3 440 486
2 648 14 77 91
SAINT-PERDON 237 3 062 625
2 130 20 70 90
SAINT-PIERRE-DU-MONT 355 2 625 306
1 490 12 57 68
UCHACQ-ET-PARENTIS 210 3 858 483
3 107 13 81 93
TOTAL
3 881
48 110 7 522 33 395 18 69
source DDTM DES LANDES
D’après le tableau ci-dessus réalisé à partir des données de la DDTM et du RGA, le territoire a une vocation très rurale. Les communes les plus rurales sont Saint-Avit, Saint Martin d’Oney, Pouydesseaux et Uchacq-et-Parentis avec plus de 90 % de la surface occupée par l’agriculture et la forêt.Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
5
L’ensemble des communes présente un taux d’occupation agricole moyen de 18 %, les communes de Benquet (44 %), Bretagne-de-Marsan (40 %), Laglorieuse (30 %), Campagne (28 %), Mazerolles (24 %), Campet-et- Lamolère (23 %), Gaillères (21 %) et Saint-Perdon (20 %) sont, elles, au-dessus de la moyenne.
1063 577 1703 525
2100
1240 966
4668
636
1772 999 1311
2835
3625
2648 2130
1490
3107
2 933
766
2 196
1 293
3 391
1 897
1 404
5 170
1 159
2 148
1 597
3 688
3 409
4 074
3 440
3 062
2 625
3 858
374
46
195
179
233
96
120
233
215
114
173
466
219
146
270
237
355
210
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
500
0
1000
2000
3000
4000
5000
6000
Nb propriétaires surface en ha
Part de la surface boisée et nombres de propriétaires par commune source : cadastre 2009 - CRPF Aquitaine
Surface boisée Surface communale Nombres de propriétairesDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
6
Surface boisée et nombre de propriétaires forestiers par classe de
surface
D’après les données issues du cadastre 2009 et du CRPF Aquitaine on comptabilise en tout 3 881 propriétaires
forestiers représentant une surface forestière totale de 33 395 ha. La surface moyenne de forêt par propriétaire
est relativement élevée avec 8 ha 60, mais elle varie de 2 ha 81 à Mont de Marsan qui est très urbanisé à 24 ha 83
à Saint Avit.
D’après ce graphique, on observe les points suivants :
• 2 888 propriétaires possèdent moins de 4 ha cela représente une surface de 2 143 ha, soit une moyenne
de parcelle boisée par propriétaire de 0 ha74.
• Par ailleurs 74,41 % des propriétaires détiennent 6,4 % de la surface forestière.
• 3 propriétaires possèdent plus de 500 ha qui à eux trois ont quasiment 2 000 hectares, soit 6 % de la
surface totale en forêt.
• Quant aux propriétaires de plus de 100 hectares, ils détiennent 40 % de la ressource. Ils sont au nombre
de 66.
583 ha
1561 ha
2616 ha
4986 ha
9966 ha
1721 ha 1963 ha
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
0 à 1 ha 1 à 4 ha 4 à 10 ha 10 à 25 ha 25 à 100 ha 100 à 500 ha plus de 500 ha
Répartition des surfaces boisées et
nombres de propriétées par classes
4005
Nombre de propriétées
3 63 210 312 741 2147
SurfacesDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
7
Une part de forêt publique relativement modeste
La forêt publique est peu présente sur ce territoire : 1 071 hectares sur 33 395 ha soit 3 % de la surface totale
boisée.
Seules 8 communes possèdent de la forêt publique dont 5 qui sont significatives : Gaillères (266 ha), Geloux
(222 ha), St Avit (219 ha), St Martin d’Oney (194 ha) et St Perdon (147 ha). Quant aux autres, les surfaces sont
très petites : Bostens (15 ha), St Pierre du Mont (5 ha) et Laglorieuse (3 ha).
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000
BENQUET
BOSTENS
BOUGUE
BRETAGNE DE MARSAN
CAMPAGNE
CAMPET ET LAMOLERE
GAILLERES
GELOUX
LAGLORIEUSE
LUCBARDEZ ET BARGUES
MAZEROLLES
MONT DE MARSAN
POUYDESSEAUX
ST AVIT
ST MARTIN D ONEY
ST PERDON
ST PIERRE DU MONT
UCHACQ ET PARENTIS
ha
Surface forestière publique par commune
Source Cadastre 2009 - ONF
Surface Foret Privée Surface Foret PubliqueDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
8
1. Caractéristiques agricoles du territoire
1.1 La Surface Agricole Utile (SAU)
Pour la bonne compréhension des analyses qui suivent, il est important de distinguer la portée des deux notions
suivantes :
• la SAU communale qui correspond à la SAU propre aux communes, c’est-à-dire la surface cultivée sur le
territoire communal, et dont la source provient des données issues du registre parcellaire graphique (RPG)
des déclarations PAC des années 2010 à 2015 de la DDTM des landes
• la SAU des exploitations déclarée en fonction de la localisation du siège d’exploitation et dont la surface
exploitée peut varier dans la mesure où un exploitant peut cultiver des terres sur deux ou plusieurs
communes, et dont la source provient du recensement général de l’agriculture (RGA) de 2010.
D’après les données issues du registre
parcellaire graphique (RPG) des
déclarations PAC, on constate que la SAU
communautaire a diminué de moins
d’1 % entre les années 2010 et 2015, soit
une perte de 25,5 ha en six ans.
Les communes les plus concernées par cette perte de surface agricole sont Saint-Martin-d’Oney avec -32 ha, puis
dans une moindre mesure Campet-et-Lamolère avec -14 ha. Huit communes enregistrent un solde positif avec
environ 8 hectares de plus.
On observe globalement une certaine stabilité des surfaces agricoles entre 2010 et 2015, cependant il est à noter
que le projet commercial du Grand Moun n’est pas comptabilisé dans ces données et qu’il a consommé 40 ha de
surface agricole sur la commune de Saint Pierre du Mont.
7 524
7 473
7 497
7 493
7 536
7 499
7440
7460
7480
7500
7520
7540
7560
2010 2011 2012 2013 2014 2015
ha
Surface PAC 2010-2015
Communauté d'agglomération du Marsan source : RPG PAC DDTM des Landes
7,93
-3,15 -1,24 -11,08
7,19
-13,94
5,06
-0,4 -7,47
4,88
8,46
-0,91 -1,6 -4,8 -32,02
7,29 8,37
1,93
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
15
ha
Evolution des surfaces déclarées a la PAC entre 2010 et 2015 source : RPG PAC DDTM des LandesDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
9
Les exploitations agricoles et l’évolution de leur SAU
La SAU des exploitations correspondant à celles des exploitations ayant leur siège sur la commune quelle que
soit la localisation des parcelles, a diminué de 17 % en 20 ans.
Année
Secteur 1988 2000 2010 Evolution de la SAU
de 1988 à 2010
SAU Communauté d'Agglomération
du Marsan 8 221 ha 7 979 ha 6 834 ha -17 %
La SAU des exploitations est déterminée par l’ensemble des terres travaillées par les agriculteurs, ce qui signifie
que les agriculteurs du territoire vont également cultiver des terres sur les communes voisines. D’après le
graphique ci-dessus on observe que sur l’année 2010 c’est le cas pour 5 communes : Bostens, Mazerolles, St-
Avit, Saint-Martin-d’Oney et Uchacq-et-Parentis (la SAU communale est inférieure à la SAU des exploitations).
Inversement sur les communes de Campet-et- Lamolère et Bougue des exploitants extérieurs au territoire viennent
cultivés des surfaces importantes.
Ce constat témoigne d’un morcellement des structures foncières des exploitations.
1 289
121 237
518
936
442
289
389 345
171
387
124
256
118
486
625
306
483
1253
124 31
500
878
33 128
201
339
139
468
70
159 168
968
533
217
625
0
200
400
600
800
1000
1200
1400
ha
Occupation agricole en 2010
source RPG PAC DDTM des Landes, RGA Agreste 2010
SAU communale SAU des exploitationsDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
10
D’après le graphique ci-dessus, 4 communes voient leur SAU augmenter entre 1988 et 2010 : Mazerolles (11 %),
Saint-Avit (21 %), Saint-Martin-d'Oney (31 %), Uchacq-et-Parentis (15 %).
À l’inverse, 10 communes ont perdu entre 5 et 49 % de leur SAU comme notamment Saint-Pierre-du-Mont 49 %
de SAU en moins et Laglorieuse seulement 5 % de moins.
Quant aux 4 autres communes, la variation de la SAU depuis 1988 est nettement plus importante : Bougue avec
-87.6 %, Campet-et-Lamolère (-83 %), Mont-de-Marsan (-62 %) et Gaillères (-56 %).
1.2 Les exploitations, en nombre et en taille
Evolution de leur nombre
D’après les données de la RGA, le
nombre d’exploitations est en baisse
constante depuis les années 80. En
effet, de 385 entreprises en 1988,
on ne compte plus que 179
exploitations en 2010, soit une
diminution moyenne de 54 %. Cette
baisse d’effectif est encore plus
aussi importante que celle du
département où 42 % des
exploitations ont disparu depuis
1988. Ainsi le territoire ne déroge
malheureusement pas à la tendance
nationale de diminution du nombre
des entreprises agricoles.
A l’issue de l’enquête réalisée dans le cadre de cette étude, on observe que cette tendance est moins forte. Le
nombre d’exploitations est aujourd’hui de 141 exploitations, soit -49 % d’exploitations en moins sur ce territoire
depuis 2000.
0
200
400
600
800
1000
1200
1400
1600
1800
2000
ha
Evolution de la SAU des exploitations de 1988 à 2010
source: RGA-Agreste 2010 1988 2000 2010
385
278
179
141
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
1988 2000 2010 2017
nb exploitations
Evolution du nombre d'exploitations
de 1988 à 2017
source RG-Agreste 2010 enquete Chambre d'Agriculture 2017Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
11
Les communes les plus touchées par cette érosion sont Campagne, Gaillères, Laglorieuse, Uchacq et Parentis et
Bougue. En 30 ans ce territoire a perdu 63 % de ses exploitations agricoles.
SAU moyenne des exploitations
La SAU moyenne des exploitations ne cesse de
croître. On observe une augmentation de presque
50 % depuis 1988. Les exploitations étant de moins
en moins nombreuses, le départ des unes permet
l’agrandissement des restantes, ces dernières
s’agrandissant essentiellement pour des raisons de
rentabilité.
Pour ces raisons, mais aussi pour des difficultés
d’accès et de rareté de foncier agricole, les
agriculteurs exploitent des terres sur d’autres
communes.
0
10
20
30
40
50
60
70
80
nb exploitations
Evolution du nombre d'exploitations par commune source : RGA - Agreste 2010
1988 2000 2010 2017 RGA source : RGA - Agreste 2010
21
29
38
1988 2000 2010
Evolution de la SAU moyenne entre
1988 et 2010 source : RGA-Agreste 2010Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
12
Nombre d’exploitations et part de la SAU communale
source : Enquête Chambre d'agriculture 2017
Les communes où la part agricole est peu importante sont Geloux, Saint-Avit, Bougue, Pouydesseaux, Campet–
et-Lamolère et Mont-de-Marsan, ce sont aussi celles qui comptent le moins d’exploitations agricoles.
Les communes de Benquet, Campagne et Saint Martin d’oney sont celles qui possèdent le plus d’exploitations et
dont la part des surfaces agricoles est la plus élevée du territoire.Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
13
Evolution de la SAU entre 2000 et 2010
source : RGA-Agreste 2010
Uchacq-et-Parentis et Saint-Perdon sont les seules communes dont la surface agricole a évolué positivement
entre 2000 et 2010. A l’opposé Campet-Lamolère et Bougue ont perdu entre 50 et 90 % de leur SAU. Cette carte
permet d’observer que l’évolution, autant positive que négative, est aléatoire.
Orientations technico-économique
0
5
10
15
20
25
30
35
nb d'exploitations
Orientations grandes cultures Autres cultures végétales Bovins lait Bovins viande Palmipedes Vollailes Autres elevages
source : Enquête Chambre d'agriculture 2017Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
14
2. HOMMES ET ENTREPRISES
2.1 L’emploi agricole
L'analyse de ce tableau, issue des données
RGA 2010, révèle un nombre Unité de Travail
Agricole (UTA) supérieur au nombre total
d'exploitations qui est de 179 et le nombre
d'UTA de 318 en 2010.
Il existe sur ce territoire un tissu d’origine
agricole très fort basé sur de la main-d’œuvre
essentiellement familiale, complétée à la
marge par de la main-d’œuvre salariée
saisonnière avec le maïs semences et les
asperges.
Le fait que ces exploitations soient
historiquement organisées en CUMA permet
de répondre en entraide aux pointes de travail
et de mutualiser le matériel.
Travail dans les
exploitations
(Nombre d’UTA, RGA
2010)
BENQUET 59
BOSTENS 1
BOUGUE 1
BRETAGNE-DE-MARSAN 13
CAMPAGNE 27
CAMPET-ET-LAMOLERE 3
GAILLERES 3
GELOUX 15
LAGLORIEUSE 11
LUCBARDEZ-ET-BARGUES 4
MAZEROLLES 10
MONT-DE-MARSAN 29
POUYDESSEAUX 2
SAINT-AVIT 7
SAINT-MARTIN-D'ONEY 54
SAINT-PERDON 22
SAINT-PIERRE-DU-MONT 8
UCHACQ-ET-PARENTIS 43
312
Unité de Travail Annuel (UTA) :
Mesure du volume de travail, en équivalent temps plein,
fourni par les chefs d'exploitations et co-exploitants, les
personnes de la famille, les salariés permanents, les salariés
saisonniers et par les entreprises de travaux agricoles
intervenant sur l'exploitation.Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
15
Une pluriactivité peu marquée
Seulement 1/6 des exploitants sont double-actifs. De ce fait, plus de 80 % des exploitants du territoire sont des
agriculteurs à titre principal.
Le double actif se définit comme une personne exerçant à la fois une activité sur l'exploitation et une profession
principale ou une activité secondaire non agricole.
Dans la majorité des cas, ces agriculteurs cultivent essentiellement du maïs qu'ils font faire pour quelques-uns
d'entre eux par une entreprise agricole ou la CUMA. La plupart du temps, ces exploitations sont des exploitations
familiales dont la structure n'est plus assez rentable pour dégager un revenu suffisant et qui nécessite un emploi
à l'extérieur. En effet, dans ce contexte, la pluriactivité permet le maintien de l’exploitation familiale pour en
préserver la valeur patrimoniale le temps d’une génération mais elle peut être un frein à sa modernisation.
Cependant, la présence d’un réseau de CUMA peut expliquer en partie le choix de certain chef d’exploitation dans
l’équilibre technico- économique de leur entreprise.
30
4 2 6
18
3 5 3 3 2
9
2 5
6
12 12
7
12
8
0
0
1 4 0 1 0 00 2 0 0 1 3 2 1 1 0
5
10
15
20
25
30
35
Répartition des agriculteurs double-actifs source : enquête Chambre d'agriculture 2017
Exploitations Double actifDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
16
2.2 L’âge des exploitants et le renouvellement des générations
L’âge des exploitants
Le graphique ci-dessus réalisé à partir des données du RGA montre que toutes les classes d’âge sont représentées.
Cependant, on observe un vieillissement de la population agricole avec 70 % des exploitants qui ont plus de 50
ans. Ceux de plus de 60 ans représentent plus d’un quart des agriculteurs.
Avec seulement 10 % d’exploitants de moins de 40 ans, la population peine à se renouveler.
Exploitations concernées par la succession
D’après le RGA 2010, sur les 165
exploitations recensées, 125 (soit 69 %)
sont concernées par la question de la
succession ce qui est au-dessus de la
moyenne départementale.
Les communes les plus menacées par cette
difficulté de renouvellement sont Gaillères,
Geloux, Laglorieuse, Lucbardez-et-Bargues,
Mazerolles, Saint-Avit, Mont-de-Marsan,
Pouydesseaux, Saint-Martin-d'Oney, Saint-
Perdon, Saint-Pierre-du-Mont, Uchacq-et-
Parentis où 100 % des exploitations est
concernée par la succession.
Cependant, dans un contexte agricole
difficile, on observe que les difficultés de
renouvellement s'accroissent.
15%
27%
34%
24%
Age des exploitants sur le département
des Landes
source : RGA - Agreste 2010
Moins de 40 ans
40 à moins de 50 ans
50 à moins de 60 ans
60 ans ou plus
10%
20%
35%
35%
Age des exploitants sur la Communauté
d'Agglomération du Marsan
source RGA-Agreste 2010
Moins de 40 ans
40 à moins de 50 ans
50 ans à moins de 60 ans
60 ans ou plus
165
125
0
20
40
60
80
100
120
140
160
180
Ensemble des exploitations Exploitations concernées
par la question succession
Exploitations concernés par la successionDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
17
31% 15%
54%
69%
Exploitations concernéespar la question de la
succession
source: RGA-Agreste 2010
Exploitations non concernées
par la question succession
Exploitations avec successeur
Exploitations sans successeur ou inconnu
Le renouvellement des exploitations
Il apparait que seulement 15 % des ex-
ploitations sont certaines d’être reprises
(contre 25 % pour le département).
54 % des exploitations concernées par la
question de la succession ne connaissent
pas les modalités de transmission de leur
entreprise ni leur successeur.
Les communes les plus menacées par
cette incertitude de renouvellement sont
Laglorieuse, Mont-de-Marsan, Saint-
Perdon, ou plus de 50 % des exploitations
sont sans repreneur.
Nombre d'installations
Installations
aidées avec la
DJA
2003-2017
Installations avec
aides du Conseil
Départemental
2003-2017
BENQUET 3
BOSTENS
BOUGUE
BRETAGNE DE MARSAN 1
CAMPAGNE 4
CAMPET ET LAMOLERE
GAILLERES
GELOUX
LAGLORIEUSE 1 1
LUCBARDEZ ET BARGUES
MAZEROLLES
MONT DE MARSAN 1 1
POUYDESSEAUX 1
ST AVIT 1
ST MARTIN D'ONEY 2
ST PERDON 1
ST PIERRE DU MONT 1
UCHACQ ET PARENTIS 3
19 2
Total nombre d'installations : 21
Les conditions d'attribution des
aides nationales, éligibilité à la
DJA (Dotation Jeunes
Agriculteurs) :
• Première installation aidée
• 18 ans au moins et 40 ans au plus
à la date du dépôt de la demande
d'aide
• Capacité professionnelle [niveau
IV agricole + Plan de
Professionnalisation Personnalisé
(PPP)]
• Projet d'installation viable établi
sur la base d'une étude
économique et d'un Plan
d'Entreprise à 4 ans
• 1 SMIC de revenu disponible
agricole à atteindre
Les conditions d'attribution des
aides du Conseil Départemental :
• Même critères, sauf pas de
conditions de diplôme
Répartition
des 69 %
selonDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
18
2.3 Les entreprises des secteurs amont et aval
Les CUMA
La Cuma est une société coopérative agricole. Elle a ont pour objet l'utilisation en commun par des agriculteurs de tous moyens propres à faciliter ou à développer leur activité économique, à améliorer ou à accroître les résultats de cette activité. Peuvent être adhérents d'une Cuma toutes personnes physiques ou morales ayant des intérêts agricoles dans la circonscription territoriale de la coopérative. L'admission de nouveaux membres est soumise à l'accord du conseil d'administration.
La Cuma offre un cadre juridique permettant de
pérenniser et d'optimiser le travail d'équipe dans un
contexte économique où l'accroissement de la
compétitivité est devenu fondamental. Elle est aussi un
lieu d'échanges, de contacts entre les hommes. Ainsi,
ce système de travail permet de réduire les coûts de la
mécanisation en augmentant la quantité de travail
réalisée pour un même matériel.
Elle permet avant tout de mutualiser le matériel et de
partager les risques.
Les agriculteurs de ce territoire ont, depuis longtemps
maintenant, l'habitude de travailler et d'acheter du
matériel en commun.
Le canton du Marsan est doté de 12 CUMA.
Carte non exhaustive
Liste CUMA
BRETAGNE DE MARSAN CUMA Vallée des Longs
CAMPAGNE CUMA Campagne, St Pandelon
GELOUX CUMA Les 3 Rivières
LAGLORIEUSE CUMA la Glorieuse
LAGLORIEUSE CUMA Les Garbays
MAZEROLLES CUMA de Mazerolles
MONT DE MARSAN CUMA du Marsan
POUYDESSEAUX CUMA Pouydesseaux
SAINT MARTIN D’ONEY CUMA de St Martin d’Oney
SAINT PERDON CUMA St Perdon communale
SAINT PERDON CUMA La Palombe
UCHACQ ET PARENTIS CUMA Uchacq et Parentis
12 CUMADiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
19
3. PRODUCTIONS AGRICOLES
3.1 Potentiel agronomique des sols
Carte des textures des sols
Source : BRGM
La valeur agronomique des terres est directement dépendante des différentes textures des sols. Cependant, la
variabilité liée à la géomorphologie joue un rôle sur la profondeur des sols dans leur capacité notamment à
favoriser le développement des systèmes racinaires.
On détermine 3 de type de sols :
• Les sols sableux à très sableux de la haute lande, de faibles capacité hydrique avec une RFU (réserve
facilement utilisable par les cultures) comprise entre 20 et 50 mm d’eau. Ces sols nécessitent d’être
irrigués pour augmenter leur valeur agronomique. Qualifiés de sables noirs, ils possèdent entre 2 et 4 %
de matière organique. Ces sols sont propices à la culture du maïs sous toutes ces déclinaisons (maïs
consommation, waxy, doux et semence) mais aussi aux oléoprotéagineux et aux aspergeraies.
• Un secteur dit des sables du Marsan ayant relativement les mêmes caractéristiques agronomiques que
précédemment avec un taux d’argile en plus, situé en bordure sud de Mont de Marsan, Saint Pierre du
Mont, au nord de Benquet et à l’ouest de Campagne.
• Les terrasses anciennes de la rive droite de l’Adour aux sols sablo-limono-argileux constituent les terres
fertiles des communes de Benquet et Bretagne de Marsan.
Sols très sableux
(argile plus limons
< 10 %)
Sols limono-sableux
argileux
Sols sablo-limono-
argileux
(à sablo-limoneux)
Sols sablo-argileux
Sols sableux
Sols mixtes
Sols sableux
de la Haute Lande
Terrasses
anciennes de la
Vallée de l'Adour
Sables
de MarsanDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
20
3.2 Les productions végétales
Comme dans tout le département des Landes, le maïs constitue la production phare du territoire, avec plus de la
moitié de surfaces consacrées à cette culture. Les conditions pédoclimatiques sont particulièrement favorables à
cette production et une part importante de la récolte est valorisée directement sur les exploitations,
principalement par les élevages de palmipèdes et volailles, mais aussi par les élevages bovins.
Les surfaces en jachères témoignent d’une tendance à la diversification des assolements et du système de
monoculture maïs. C’est également dû aux obligations PAC en surfaces d’intérêt écologique que l’on retrouve des
surfaces en gels qui représentent 11 % du territoire.
Les prairies et landes (8 %) occupent encore une place significative dans les exploitations. Elles servent pour le
pâturage et la production de fourrage pour les élevages herbivores (bovins, équins…). Les troupeaux bovins, et
notamment laitiers, sont en régression. La production de volailles et palmipèdes nécessite également des parcours
extérieurs durant la phase d’élevage, le plus souvent sur des terrains spécifiquement dédiés et clôturés, mais
aussi sur des parcelles cultivées en période d’interculture (c’est le cas notamment des surfaces en maïs pour les
volailles en période hivernale).
Les surfaces en oléo-protéagineux et céréales à paille (blé par exemple) résultent de plusieurs facteurs : contexte
économique difficile et baisse des cours du maïs, obligations règlementaires liées à la PAC en matière
d’environnement, évolutions climatiques et épisodes de sécheresse.
D’autres cultures, plus spécifiques comme les asperges, sont présentes sur le territoire notamment à Saint Martin
d’Oney et saint Pierre du Mont. On trouve aussi du maraichage, de l’horticulture et des vergers a une moindre échelle.
Les exploitations produisant légumes, arbres ou fleurs, très spécialisées dans leur domaine d’activité, sont
généralement de petite taille en terme de SAU et pratiquent la vente directe de leurs produits.
59%
8%
11%
4%
2%
2%
13%
1% Repartitions des cultures en 2014 source : RPG PAC 2014
Mais grain et ensilage
Prairies/ Landes
Jacheres
Colza, tournesol et autres oléo protéagineux
Protéagineux
Blé et autres céréales
Divers / autres
Vergers + Fruis a coque
Semences
Legumes fleursDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
21
Carte de synthèse de l'occupation du sol
Source : RPG 2014
% d’occupation de SAU :
75 % céréales (maïs)
13.5 % prairies
5 % jachères
1.9 % oléoprotéagineux
> 1 % vignes et vergersDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
22
3.3 Les activités d’élevage
D'après l'enquête réalisée en 2017, on dénombre 62 ateliers d’élevages.
Moins de 10 éleveurs combinent plusieurs ateliers de production animale, ce qui prouve que les exploitations de
ce territoire sont hyperspécialisées dans un type d'élevage et que les éleveurs conduisent pour la plupart un seul
élevage sur leur exploitation.
Répartition par type d'élevage
Source : enquête Chambre d'agriculture 2017
Toutes les productions animales
départementales sont représentées.
L'élevage est présent sur toutes les
communes. Cependant, c’est la commune de
Benquet qui accueille le plus d'élevages. Les
communes de St Avit, Mazerolles et Bougue
ne comptent aucun élevage.
Sur la commune de Benquet, toutes les
productions animales sont représentées.
L'élevage volailles de chair et de palmipèdes
est très présent sur ce secteur.
On recense également 7 apiculteurs, 6
élevages de chevaux, 4 ateliers ovins, 1
caprin, 1 élevage canin, 1 atelier de porcs et
1 ganaderia.
0
5
10
15
20
25
30
35
Nombres d'elevages par rapport au nombres d'exploitations source : enquête Chambre d'agriculture 2017
Nombres d'exploitataions Nombres d'élevages
Bovins lait
5%
Bovins viande
11%
Palmipedes
16%
Vollailes
33%
Apiculteurs
11%
Equins
10%
Ovins
7%
Porcins + Caprins + Canins
5%
Ganaderia
2%Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
23
3.4 La valorisation des productions
3.4.1 Les signes officiels de qualité et d’origine
L’agriculture landaise se caractérise par l’importance (en nombre et en volume) des productions sous signes officiels
de qualité (Label rouge, AOC, IGP) : Asperge des sables des Landes, Canard fermier, Bœuf de Chalosse, Volailles
fermières des Landes, Kiwi de l’Adour, Vins des Pays des Terroirs Landais et Vins de Tursan, Floc de Gascogne et
Armagnac, sont autant d’appellations qui témoignent du savoir-faire de la ferme Landes et de l’engagement de ses
chefs d’exploitations dans la production d’une agriculture de qualité et de notoriété reconnues.
La plupart de ces dénominations, et même davantage, se retrouvent sur le territoire de la Communauté de
communes, avec notamment les IGP (Indications Géographiques Protégées) suivantes :
• Asperges des sables des Landes
• Bœuf de Chalosse
• Canard à foie gras du Sud-Ouest
• Jambon de Bayonne
• Kiwi de l’Adour
• Vins du Comté Tolosan, Vins des Landes
• Volailles de Gascogne, Volailles des Landes, Volailles du Béarn
• Porc du Sud-Ouest
Le Bœuf de Chalosse, le Kiwi de l’Adour, le canard et les volailles fermières des Landes bénéficient également du
Label Rouge.
3.4.2 La vente en circuits courts
Depuis quelques années, les consommateurs tendent à vouloir une relation d’achat de proximité avec les
producteurs et échanger sur leurs modes de production et sur leur métier, ce qui a conduit les agriculteurs à
développer leur propre organisation de commercialisation de leurs produits en vente directe ou en circuit court. Par
ce biais, les exploitations obtiennent une meilleure valorisation de leurs produits tout en répondant aux attentes
des consommateurs.
Les formes de vente directe sont multiples : accueil et point de vente directement à la ferme (avec labellisation
possible via le réseau Bienvenue à la ferme), marchés traditionnels et marchés de producteurs, magasins de
producteurs, drives fermiers, AMAP, etc.
Certaines exploitations pratiquent la vente directement sur leur exploitation. Durant l’été, il y a 6 marchés de
producteurs :
• Mont de Marsan
• Saint-Perdon
• Laglorieuse
• Saint-Martin-d’Oney
• Campagne
• Benquet
Des entreprises et commerces directement liées aux productions locales se sont implantées et développées dans
l’agglomération montoise comme les deux boucheries Bœuf de Chalosse sur Mont de Marsan et Saint Pierre du
Mont, le magasin de foie gras Laffite au centre de Mont de Marsan et Delpeyrat à Saint Pierre de Mont.Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
24
4. PRISE EN COMPTE DES PRATIQUES AGRICOLES
4.1 L’irrigation des terres agricoles
D’après les données 2016 des autorisations de prélèvement d’eau pour l’irrigation (source DDTM Landes, service
Police de l’Eau), 8 478,71 hectares sont irrigables à partir de 693 points de pompage recensés sur le territoire de
la communauté de communes. Les communes qui irriguent le plus grand nombre de terres sont logiquement
celles qui sont les plus agricoles à savoir Benquet suivi de Campagne et Bretagne de Marsan alors que Mont de
Marsan irrigue seulement 48 hectares.
L’irrigation sollicite très majoritairement l’eau des
forages qui représentent 78 % des types de
prélèvement.
Classés en Zone de Répartition des Eaux, la
quantité d’eau disponible pour l’irrigation est
limitée et les surfaces irrigables ne peuvent
être développées au-delà de leur niveau
actuel, sauf création de ressource
supplémentaire (stockage en retenues
collinaires).
Le maïs irrigué représente environ 70 % des surfaces irriguées, le maïs doux et maïs semences 15 % et les légumes de plein champ 5 %.
L’eau prélevée provient de différentes nappes :
• au Nord de la Midouze : plutôt Mio-plio-quaternaire 80 %
• au Sud de la Midouze : Helvetien 40 %, Aquitanien 40 % et Nappe du Marsan 15 %.
2 390
144
417
799
1 100
458 624 362 387
100
374
48 235
376 376 377 263 273
Surfaces irrigables par commune en ha source : DDTM des Landes
78%
14%
8%
Répartition par types de prélèvements source : DDTM des Landes
Forage
Pompage en rivière
Prise d'eau dans un plan d'eauDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
25
La totalité des surfaces irriguées du territoire sont situées en ZRE.
L’irrigation est parfois organisée en réseau collectif, sous la forme notamment d’ASA (Associations Syndicales
Autorisées) pour le prélèvement de l’eau et sa distribution jusqu’aux parcelles irriguées.
Sur ce territoire on retrouve 3 ASA :
Structure collective
Surface
autorisée
(ha)
Volume
autorisé
(m3)
Ressource en eau Nombre d'irrigants
ASA DE BENQUET 491,17 1 066 402 forage + prise d’eau dans un plan d’eau 23
ASA DE BRETAGNE BASCONS 272 500 000 forage + prise d’eau dans un plan d’eau 16
ASA DE CAMPAGNE 250,99 460 327 forage + prise d’eau dans un plan d’eau 12
On peut souligner un projet en cours porté par la régie des eaux de la ville de Mont de Marsan, de valorisation
des eaux géothermiques servant depuis de nombreuses années au chauffage urbain. En effet ce projet consiste
en la pérennisation de l’exploitation des forages profonds en proposant une valorisation des eaux à des fins
d’irrigation sur le bassin versant du Midou qui est déficitaire. Ainsi les exploitants irrigants vont supprimer leur
prélèvement dans le milieu au profit de cette nouvelle ressource.
Techniquement il s’agit de la construction d’une réserve de stockage et de refroidissement des eaux rejets à
Mazerolles d’un volume de 330 000 m3, qui va alimenter une station de pompage collective pour 4 irrigants.
Cette réserve d’une emprise au sol de 8 ha environ va permettre d’irriguer 137 hectares. Il s’agit d’un projet de
substitution car jusqu’à présent les irrigants prélevaient en été l’eau du Midou ou ces affluents.
Par ailleurs, suite au bilan du SAGE de la Midouze, bassin versant déficitaire, un projet de territoire basé sur la
concertation entre tous les acteurs et usagés l’eau du territoire (irrigants, pêcheurs, association de la protection
de la nature…) est actuellement en cours de réalisation par l’Institution Adour, pour définir des mesures concrètes
d’économie d’eau, tout usage confondu, et une meilleure valorisation d’eau des ressources existantes.
La définition de la capacité et d’implantation d’une ou deux retenues collinaires est envisagée.
Zone de répartition des eaux
(ZRE) :
Zone où est constatée une
insuffisance, autre
qu'exceptionnelle, des
ressources en eau par rapport
aux besoins. Elle est définie afin
de faciliter la conciliation des
intérêts des différents
utilisateurs de l'eau. Les volumes
maximum prélevables pour
l’irrigation y ont été calculés et
confiés, pour le bassin de
l’Adour, à IRRIGADOUR, chargé
de la gestion collective et de la
répartition équitable et durable
de la ressource en eau entre les
irrigants.Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
26
4.2 Les contraintes liées aux élevages
Les élevages sont soumis à un certain nombre de contraintes et de règles sanitaires et environnementales qui
s’établissent en fonction de leur taille (type d’élevage et nombre d’animaux produits) et de leur localisation (zone
vulnérable).
En particulier, des distances pour l’implantation des bâtiments d’élevage et des ouvrages de stockage des
effluents sont imposées par rapport aux constructions de tiers, afin de limiter les nuisances sonores et olfactives
induites par l’activité sur le voisinage. Ces normes sont fixées par l’arrêté ministériel du 27 décembre 2013 pour
les élevages soumis à la réglementation des Installations Classées pour la protection de l’Environnement (ICPE)
et par le Règlement Sanitaire Départemental pour les élevages non soumis (élevages de taille modeste dans la
plupart des cas).
Les parcours d’élevage clôturés, aménagés pour la production de volailles et palmipèdes, doivent également
respecter des contraintes d’éloignement dans le cas des ICPE, à savoir 50 mètres des constructions de tiers pour
les palmipèdes et les pintades, 20 mètres pour les autres espèces. Ces parcours ont été repérés sur la carte des
contraintes liées à l’activité agricole. De même pour les parcours de porcs plein air, dont la clôture doit aussi être
implantée à 50 mètres des tiers pour les ICPE
Les élevages soumis à la réglementation des Installations Classées sont enfin tenus d’avoir un plan d’épandage
des effluents d’élevage déposé en Préfecture, où sont recensées toutes les parcelles utilisées pour l’épandage.
Une surface minimale est nécessaire en fonction de la taille des ateliers d’élevage, afin de garantir une bonne
gestion des effluents au niveau environnemental. Ces terrains sont à préserver autant que possible pour maintenir
le potentiel de de surface d’épandage nécessaire à l’exercice du métier d’éleveur. Un certain nombre d’entre eux
ont été recensés, de manière non exhaustive, sur la carte des contraintes liées à l’activité agricole, même si
toutes ces parcelles ne sont pas obligatoirement épandues en réalité compte tenu des besoins des éleveurs, des
cultures en place et des distances d’épandage qui doivent être respectées par rapport aux tiers et au milieu
naturel.
Principe de réciprocité :
Les dispositions ci-contre doivent
à l’inverse s’appliquer aux tiers
vis-à-vis des élevages. Ce
principe a été inscrit à l’article
L111-3 du Code Rural : "Lorsque
des dispositions législatives ou
réglementaires soumettent à des
conditions de distance
l’implantation ou l’extension des
bâtiments agricoles vis-à-vis des
habitations et immeubles
habituellement occupés par des
tiers, la même exigence
d’éloignement doit être imposée
à ces derniers à toute nouvelle
construction et à tout
changement de destination
précité à usage non agricole
nécessitant un permis de
construire".Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
27
COMMUNES ICPE
BENQUET 12
BOSTENS 0
BOUGUE 0
BRETAGNE DE MARSAN 3
CAMPAGNE 9
CAMPET ET LAMOLERE 1
GAILLERES 0
GELOUX 0
LAGLORIEUSE 1
LUCBADEZ ET BARGUES 1
MAZEROLLES 1
MONT DE MARSAN 0
POUYDESSEAUX 3
SAINT AVIT 3
SAINT MARTIN D’ONEY 3
SAINT PERDON 7
SAINT PIERRE DU MONT 0
UCHACQ ET PARENTIS 1
TOTAL 45
Zone vulnérable : La quasi-totalité du territoire de la communauté de communes est situé en zone vulnérable.
Seule une partie au Nord Est n’est pas concernée par ce classement. Comme le montre la carte, une partie de
Saint-Avit et de Bostens ainsi que la totalité de Lucbardez-et-Bargues et Pouydesseaux n’en font pas partie.
Ce classement implique des prescriptions supplémentaires pour les exploitations en matière de pratiques agricoles
et de stockage des effluents.
La zone vulnérable est
une zone délimitée dans
le cadre de la « directive
nitrates » de 1991, dans
le but de réduire et
prévenir la pollution des
eaux superficielles et
souterraines par les
nitrates d'origine agricole
ou de réduire et prévenir
les risques
d'eutrophisation.
Remarque :
Installations Classées : sur les 62 exploitations
d’élevage recensées lors de l’étude agricole, 45 sont
des ICPE soumises à déclaration et 4 soumises à
autorisation d’après le Porter-à-Connaissance de
l’Etat établi pour l’élaboration du PLUi.
Pour la grande majorité (42), il s’agit d’élevages de
volailles, 2 en porcs et 1 en vaches nourrices.Diagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
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4.3 Les démarches environnementales
4.3.1 L’agriculture biologique
L’agriculture biologique (AB) est un mode de production durable, respectueux des hommes et de leur environnement. Elle est réglementée par un cadre européen et les exploitations engagées en agriculture biologique doivent être certifiées.
Ces dernières années, la production bio progresse petit à petit dans les Landes. Le département regroupe 213 producteurs biologiques en 2016. Ce sont essentiellement des exploitations de taille moyenne de 30 ha. Au niveau de la SAU, 5 600 ha sont conduits en agriculture biologique, soit environ 2,5 % de la SAU départementale. Les principales productions sont les grandes cultures notamment les céréales et le maïs, mais aussi les poulets et le maraîchage.
Sur ce territoire, 5 exploitations sont certifiées AB, dont 40 % en maraichage bio. Les producteurs de maraichage pratiquent la vente de leurs produits à la ferme en directe, sur les marchés ou via des systèmes de paniers.
4.3.2 Les mesures agro-environnementales
Deux sites Natura 2000 sont présents sur le territoire : le réseau hydrographique des affluents de la Midouze
(DOCOB FR 7200722) et le réseau hydrographique du Midou et du Ludon (DOCOB FR 7200806). Concernant les
MAEC (Mesures Agro-Environnementales et Climatiques), seulement 1 ilot de 6,23 ha est concerné sur la
commune de Laglorieuse. Cette mesure correspond à une conversion de culture en prairie.
COMMUNE
Surface du réseau
hydrographique des
affluents de la Midouze
Surface du réseau
hydrographique du Midou
et du Ludon
TOTAL
BENQUET 0 0 0
BOSTENS 0 0 0
BOUGUE 0 178.02 178.02
BRETAGNE DE MARSAN 0 0 0
CAMPAGNE 23.70 0 23.70
CAMPET ET LAMOLERE 116.75 0 116.75
GAILLERES 0 73.96 73.96
GELOUX 119.54 0 119.54
LAGLORIEUSE 0 36.31 36.51
LUCBARDEZ ET BARGUES 99.53 0 99.53
MAZEROLLES 0 71.14 71.14
MONT DE MARSAN 68.23 45.17 113.40
POUYDESSEAUX 131.46 18.97 150.43
ST AVIT 205.48 0 205.48
ST MARTIN D'ONEY 114.80 0 114.80
ST PERDON 103.83 0 103.83
ST PIERRE DU MONT 47.62 0 47.62
UCHACQ ET PARENTIS 125 0 125
TOTAL 1155.96 423.57 1579.53
40%
60%
Maraichage Prairies temporairesDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
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4.4 L’agritourisme
Un territoire rural propice au développement d’un tourisme d'authenticité, de
convivialité, de nature, de calme, de découverte et d'espace. A ce titre, des
hébergements labellisés Gites de France® existent sur la plupart des villages
de la Communauté de Communes et participent au développement local du
territoire.
Pour les exploitations agricoles, ce type d’activité constitue une forme
d’accueil à la ferme et de diversification de l’activité agricole, contribuant à
la viabilité économique grâce à des ressources complémentaires. Néanmoins,
l’évolution de la population en milieu rural fait qu’aujourd’hui, moins de 10 %
des propriétaires de gites ruraux sont effectivement agriculteurs, actifs ou
retraités.
(source : Gites de France Landes)
COMMUNE GITES
CHAMBRES
D'HOTES AUTRES TOTAL
CAPACITE
D'ACCUEIL
BENQUET 4 0 0 4 21
BOSTENS 0 0 0 0 0
BOUGUE 0 0 0 0 0
BRETAGNE DE MARSAN 0 0 0 0 0
CAMPAGNE 1 0 0 1 6
CAMPET ET LAMOLERE 1 0 0 1 6
GAILLERES 3 0 0 3 12
GELOUX 0 0 0 0 0
LAGLORIEUSE 0 0 0 0 0
LUCBARDEZ ET BARGUES 0 1 0 1 6
MAZEROLLES 0 0 0 0 0
MONT DE MARSAN 1 0 0 1 4
POUYDESSEAUX 2 0 0 2 11
ST AVIT 0 0 0 0 0
ST MARTIN D'ONEY 2 0 0 2 4
ST PERDON 3 0 0 3 14
ST PIERRE DU MONT 0 1 0 1 2
UCHACQ ET PARENTIS 1 0 0 1 3
TOTAL 18 2 0 20 89
GITES
CHAMBRES
D'HOTES AUTRES
90 % 10 % 0 %
90%
10%
GITES CHAMBRES D'HOTESDiagnostic agricole de la Communauté d'Agglomération du Marsan réalisé dans le cadre de l'élaboration du PLUi - octobre 2017 -
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5. SYNTHESE ET ENJEUX
Superficie totale du territoire: 48 200 ha
Un espace très boisé : surface en forêt : 33 395 ha (soit 69 % du
territoire), répartie entre 3 881 propriétaires forestiers
S urface moyenne en forêt par propriétaire relativement importante : 8 ha 60
Surface agricole : 7 522 ha (soit 18 % du territoire)
Nombre d'agriculteurs : 141 en 2017 (278 en 2000, 179 en 2010) :
soit -49 % en 17 ans
SAU moyenne des exploitations (38 ha) qui s'accroît
Orientations technico-économiques des exploitations : grandes cultures et polycultures élevages (dominante volailles)
Une pluriactivité peu marquée avec 1/6 des exploitants pluriactifs
Une population agricole vieillissante qui peine à se renouveler
Une mutualisation du travail et du matériel au travers de Cuma
L'ensemble des productions agricoles du département présentes sur le territoire
Des élevages qui peinent à se maintenir notamment en bovin lait et
bovin viande