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Document publié le Jeudi 1 janvier 2026 par la commune de Vernouillet.
Lien du pdf (unknown - discours de monsieur le maire)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Culture et patrimoine, Démocratie,
1
Cérémonie commémorative
de l’Appel du 18 juin 1940
Discours de Monsieur le Maire
18 juin 2026 – 18H00
Mesdames, Messieurs les élus,
Messieurs les représentants des associations
d'anciens combattants,
Messieurs les porte-drapeaux,
Chers élèves,
Chères Vernolitaines, Chers Vernolitains,
Nous sommes réunis aujourd’hui devant cette stèle
dédiée au Général de Gaulle pour commémorer
l’un des moments les plus marquants de notre
histoire nationale :
l’Appel du 18 juin 1940.
Il y a 86 ans, alors que la France traversait l’une des
heures les plus sombres de son existence,
un homme choisissait de ne pas accepter
l’inacceptable.2
Depuis Londres, dans un relatif anonymat et contre
toute logique apparente,
le Général de Gaulle lançait un appel à poursuivre
le combat.
À cet instant, rien ne semblait lui donner raison.
La défaite militaire était consommée.
L’occupation s’installait.
Beaucoup pensaient que tout était perdu.
Pourtant, il eut cette conviction simple et puissante :
une nation ne se résume jamais à ses défaites.
Une nation vit tant que des femmes et des hommes
refusent d’abandonner ses valeurs fondamentales.
L’Appel du 18 juin est ainsi devenu bien plus qu’un
discours.
Il est devenu le symbole du refus de la résignation.3
Refuser la résignation : voilà sans doute la première
leçon que nous transmet cet héritage.
Car l’Histoire nous enseigne que les plus grandes
avancées humaines naissent souvent de celles et
ceux qui ont osé dire non lorsque tout semblait joué
d’avance.
Dire non à la fatalité.
Dire non à l’injustice.
Dire non à l’abandon des principes qui fondent
notre liberté.
Cette exigence morale a animé les résistants de la
première heure,
les combattants des Forces françaises libres,
mais aussi tant de citoyens anonymes qui,
dans les villages, les villes, les campagnes,
ont pris des risques immenses pour défendre
l’honneur de la France.4
Leur courage ne reposait pas sur la certitude du
succès.
Il reposait sur la certitude de faire ce qui était juste.
C’est pourquoi nous leur devons aujourd’hui notre
reconnaissance éternelle.
Nous honorons leur mémoire,
mais nous honorons aussi ce qu’ils nous ont légué :
une République libre, démocratique et fidèle aux
idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité.
À une époque où les tensions internationales
rappellent que la paix demeure fragile, le message
du 18 juin conserve toute son actualité.
Il nous rappelle que la démocratie n’est jamais
définitivement acquise.
Elle repose sur l’engagement de chacun.
Elle exige de la vigilance, de l’esprit critique, du
respect des autres et du sens de l’intérêt général.5
Elle demande aussi du courage.
Le courage de défendre la vérité face aux
manipulations.
Le courage de préserver l’unité nationale face aux
divisions.
Le courage de faire vivre le débat démocratique
sans renoncer au respect qui doit toujours
accompagner les différences d’opinion.
Aux jeunes présents aujourd’hui, je souhaite adresser
un message particulier.
Vous n’avez pas connu la guerre.
Vous n’avez pas connu l’Occupation.
Et c’est une chance immense !
Mais vous êtes les héritiers de cette histoire.
À travers les commémorations, les témoignages, le
travail de mémoire mené par les enseignants, les
associations d’anciens combattants et les
collectivités,
nous vous transmettons un héritage précieux :6
celui de femmes et d’hommes qui ont choisi la
liberté plutôt que la soumission.
Cet héritage n’est pas un poids.
C’est une responsabilité.
La responsabilité de faire vivre, à votre tour, les
valeurs qui ont permis à notre pays de traverser les
épreuves et de se relever.
Comme l’écrivait le Général de Gaulle : « Toute ma
vie, je me suis fait une certaine idée de la France. »
Cette certaine idée de la France,
c’est celle d’un pays qui refuse de céder lorsque
l’essentiel est en jeu.
Un pays qui sait se rassembler dans les moments
difficiles.
Un pays qui place la liberté, la dignité humaine et
l’espérance au-dessus de tout.7
Puissions-nous rester fidèles à cet héritage.
Puissions-nous continuer à transmettre cette
mémoire avec exigence et avec fierté.
Et puissions-nous faire vivre, chaque jour, l’esprit du
18 juin :
cet esprit de courage, de responsabilité et de
confiance en l’avenir.
Vive la République,
Vive la France