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Acte - bav 104 web planche
Document publié le Mercredi 15 mai 2024 par la commune de Bayeux.
Lien du pdf (Acte - bav 104 web planche)
Thèmes du document : Culture et patrimoine, Histoire et mémoire, Aménagement du territoire,
PAGE 12
Flamme Olympique
Une invitée de marque
PAGE 4
Jardin botanique
La vie en vert
le Dossier
spécial
bayeux.fr
80e anniversaire
DE LA
LIBÉRATION PAGE 8
«The Young do Care »
Littéralement : les jeunes s’en soucient,
les jeunes prennent soin.
MAGAZINE DE LA VILLE DE BAYEUX mai 2024
et aussi...
104
Sommaire
édito HÊTRE
BaYEUSaiN !
En début d’année, notre ville a vécu deux aventures
surprenantes et heureuses. Nous avons remporté
le concours national de l’arbre de l’année grâce à la
candidature de notre majestueux hêtre pleureur du Jardin
botanique et, avec le soutien de la municipalité et d’autres
acteurs, notre centre de secours principal a brillamment
décroché le titre national du plus beau calendrier de
sapeurs-pompiers. Un sacre que la population a salué
en nombre et avec ferveur sur le parvis de l’Hôtel de Ville.
Ces deux victoires peuvent paraître anecdotiques à
certains. Elles disent pourtant beaucoup du dynamisme
de notre ville et de la communauté que nous nous
efforçons de former.
Au-delà des victoires, et la réflexion est la même pour
notre engagement dans le concours de l’arbre européen
de l’année pour lequel nous nous sommes finalement
classés seconds, ce que je retiens c’est notre belle et
importante capacité à fédérer, à mobiliser, à unir autour
d’un projet et à susciter de la sympathie. Jamais une
candidature française n’avait en effet atteint ce
classement et ce nombre de voix (24 807 votes), presque
le double de la population bayeusaine. Les instances
et les partenaires que nous avons sollicités ont témoigné
du plaisir qu’ils avaient à soutenir Bayeux.
Une communauté est le résultat d’un mélange complexe
de valeurs partagées, de traditions, d’histoires, de
caractéristiques culturelles et de projets qui unissent
les habitants d’une région spécifique. Ensemble, ces
éléments contribuent à façonner l’identité unique
de chaque communauté, créant un sentiment
d’appartenance et de cohésion parmi ses habitants.
Chaque jour, inspirés par votre esprit communautaire,
nous nous efforçons de renforcer davantage cette fierté
qui fait de notre ville un endroit si spécial.
Patrick GOMONT
Maire de Bayeux
Bien sincèrement.
LE MAGAZINE TRIMESTRIEL DE LA VILLE DE BAYEUX Directeur de la publication : Patrick Gomont - Directrice de la communication / Responsable du magazine : Anne-Lise Ordonez - Rédacteur-coordinateur : Claire Beauruel. Comité de rédaction : Erwan Gouédard, Christine Cabon, Loïc Jamin, Françoise Jean-Pierre, David Lemaresquier, Frédéric Oblin, Arnaud Tanquerel, Jean Lepaulmier. Mise en page : Zenial agency - Impression : Imprimerie Moderne de Bayeux - Crédits photographiques : Ville de Bayeux, TB Marketing, Le Klub, Studio Le Temps d’un regard, Collège Letot, ERS / DUGOMIER / LE LOMBARD 2024, IWM, Collection L. Desprairies, Life Photo Collection chez Google Arts & Culture, PhotosNormanie LC000805, Eyeru Gebru, RSHP, Atelier Brückner, Port-en-Bessin, avant-port, marée haute - Georges Seurat (N° d’inventaire : RF1952-1 / cote cliché RMN : 15-598800) © Musée d’Orsay, RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt, Adobe Stock.
N°ISSN : 2646-0580
Pour leur 40e édition, les incontournables Foulées
de Bayeux ont été gâtées : 2 806 coureurs ont
répondu présents dimanche 24 mars, soit
500 sportifs de plus que l’année passée. Une belle
première pour la société TB marketing qui a repris,
aux côtés du Stade athlétique bayeusain,
l’organisation de l’événement. Les enfants,
toujours largement associés avec pas moins de
huit courses qui leur sont dédiées, étaient quant à
eux 1 044 à s’élancer dans les rues bayeusaines.
Ravis de leurs performances, les jeunes
participants retiendront particulièrement le lot qui
leur a été remis sur la ligne d’arrivée : une
magnifique médaille souvenir de cette édition
anniversaire. Si l’esprit originel et l’offre des
Foulées ont été conservés, les petites nouveautés
ont ainsi conquis le public. Le soleil, également
de la partie, a contribué au succès de l’édition 2024
de ce rendez-vous sportif très apprécié.
Foulées de Bayeux
Joyeux anniversaire !
Du 20 mars au 20 avril, Bayeux a célébré la planète
Terre ! Après « Ô Jazz » et « Ô Monde », elle a choisi
de thématiser son rendez-vous printanier autour
d’un élément essentiel et fédérateur, au carrefour
de nombreux enjeux actuels. Ainsi diverses
initiatives et nombre d’acteurs locaux ont été mis à
l’honneur lors de conférences, ateliers participatifs,
échanges... Le banquet végétarien a constitué
un temps fort dans la programmation.
Avec son calendrier « hommage aux libérateurs »,
réalisé à l’aube du 80e anniversaire du
Débarquement, le centre de secours de Bayeux
a remporté le concours national des calendriers
de sapeurs-pompiers. Après avoir fait résonner
les sirènes dans leur caserne jeudi 25 janvier à 21h,
les heureux gagnants se sont offert un défilé
inoubliable dans les rues de la ville, sous les
applaudissements des habitants.
Pour célébrer l’amour que les Bayeusains portent
à leur hêtre pleureur – élu arbre français de l’année
2023 et arrivé deuxième du concours européen – la
Ville a imaginé un rendez-vous inédit. Le 14 février,
les habitants ont ainsi découvert un jardin botanique
paré de cœurs et autres guirlandes lumineuses.
Un rendez-vous exceptionnel qui aura été marqué,
entre autres, par une demande en mariage sous
un hêtre « heureux ».
Champions de France
Hêtre in Love
UNE IDÉE À SUIVRE 6
UN AVENIR À CONSTRUIRE 14
Ô Terre
104
le Dossier
spécial
UN CHAPITRE À ÉCRIRE 4
LETOT RACONTE
CES BAYEUSAINS
QUI ONT RÉSISTÉ
80e ANNIVERSAIRE DE LA LIBÉRATION 8
UN TEMPS FORT À NE PAS MANQUER 12
JARDIN BOTANIQUE
LA VIE EN VERT
QUARTIER ARGOUGES
ILS SE SOUVIENNENT...
FLAMME OLYMPIQUE
UNE INVITÉE DE MARQUE
MUSÉE DE LA TAPISSERIE DE BAYEUX
LES PREMIÈRES
ESQUISSES DÉVOILÉES
ÉMILIE ET JULIE
GAZELLES AU GRAND CŒUR
DES INFOS À NOTER 16
DES OPINIONS À EXPRIMER 18
DES BAYEUSAINES À CONNAÎTRE 19
À VOIR OU REVOIR
bayeux.fr
3 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024L’ŒUVRE
DES FRERES BÜHLER
S’il est apprécié et reconnu de tous,
le hêtre pleureur n’est pas l’unique
sujet du Jardin botanique. Le site de
2,6 hectares, imaginé et dessiné dès
1859 par les célèbres frères Bühler –
à l’origine notamment du parc de la
Tête d’Or à Lyon ou du Thabor à
Rennes – regorge d’essences excep-
tionnelles : pin du Chili, Cèdre
d’Himalaya, Séquoia géant d’Amé-
rique du Nord font voyager depuis
plus d’un siècle et demi les habitants.
Pour permettre une meilleure
compréhension du site et poursuivre
les objectifs fixés par ses créateurs,
la Ville va prochainement revoir les
panneaux d’interprétation qui ja-
lonnent les allées et éditer de
nouvelles étiquettes d’identification
des végétaux. En parallèle, sur une
idée du comité consultatif citoyen,
elle pourrait enrichir le mobilier
existant afin de permettre au plus
grand nombre d’apprécier la beauté
du parc. Inscrit à l’inventaire des
monuments historiques, le site
voulu par Jacques-Charlemagne
Jean-Delamare comme « un lieu de
détente pour les habitants et un es-
pace pédagogique pour les enfants »
va ainsi poursuivre sa destinée.
DES IDÉES
PLEIN LA TÊTE
Poursuivre sa destinée, oui, mais
avec de nouvelles propositions ! En-
hardie par la mobilisation autour du
hêtre pleureur, la Ville fourmille
d’idées pour les années à venir. Parmi
elles, le drainage des allées, l’arrivée
de petits animaux, la réhabilitation
de la maison du gardien et des serres,
l’installation d’un manège ou encore
de la petite restauration pourraient
participer à la revitalisation et à
l’animation d’un des sites de balade
les plus plébiscités par les habitants.
Attentive, prévenante et créative, la
nouvelle génération de Bayeusains
promet ainsi un bel avenir au Jardin
botanique !
en bref
FIERS DE
NOTRE HÊTRE ! Vous avez des photos du hêtre,
des lettres le mentionnant ? Vous
souhaitez partager un souvenir,
un témoignage, un poème, une
œuvre faisant référence à cet arbre
remarquable ?
Envoyez vos éléments à l’adresse
hetrepleureur@mairie-bayeux.fr
avant le 15 mai 2024. Les souvenirs
collectés seront mis en valeur
dans le courant de l’année !
Une proposition en lien avec le
comité consultatif citoyen.
DIAGNOSTIC VÉGÉTAL En 2020, la Ville de Bayeux a
mandaté le bureau d’études
Aubépine pour réévaluer la santé
des arbres du Jardin botanique.
Au total, 350 sujets ont été
audités. Sur ces 350, 236 sont
apparus en bon ou très bon état,
soit les deux tiers du site. Plus
de 20 % ont été considérés en
état moyen, et seulement 10 % en
mauvais voire très mauvais état.
Depuis, campagnes d’élagage et
abattages ont été programmés.
Les arbres abattus sont des arbres
morts ou qui menacent la sécurité
des biens et des personnes voire le
développement de sujets voisins.
Entièrement démontée en 2001, l’ancienne
armature métallique du hêtre pleureur a
laissé des traces sur l’arbre. Des fragments,
« engloutis » par les branches, n’ont pu être
retirés et sont encore visibles par endroit.
Ouvert au public en août 1864 sur un terrain
généreusement donné à la Ville par le bienfaiteur
Jacques-Charlemagne Jean-Delamare, le Jardin
botanique de Bayeux ravit depuis des générations
de Bayeusains. Gardienne de cet espace apprécié
de tous, la municipalité y prévoit des aménagements
dans les mois à venir.
a Ville fourmille d ’idées
pour les années à venir
LE SAVIEZ-VOUS ?
Depuis le début de l’année, le Jardin
botanique est sous le feu des projec-
teurs : son hêtre pleureur, véritable
trésor végétal préservé par des géné-
rations de Bayeusains, a été élu arbre
français de l’année avant de décro-
cher la deuxième place du podium
lors du concours européen. Une
belle récompense pour ce spécimen
hors du commun.
DES ANNÉES DE SOIN
Nouveau chouchou des médias, le
hêtre pleureur de Bayeux avait déjà
conquis le cœur des habitants depuis
des décennies ! Pour preuve, le soin
apporté par les différents jardiniers
qui se sont succédés pour garantir
son développement et sa longévité.
Responsable de secteur au service
des espaces verts de Bayeux, Domi-
nique Adam se souvient parti-
culièrement de l’événement qui a
marqué l’an 2001 au Jardin. « Cette
année-là, l’armature métallique qui
soutenait les branches du hêtre a été
retirée. Le système installé en 1938
était devenu trop dangereux et
menaçait les visiteurs. » À cette
époque, il est interdit de déambuler
sous l’arbre et ses piliers. Grâce à la
nouvelle installation pensée par le
spécialiste Alain Carle, constituée de
quatre mâts de 10 mètres de hauteur
et d’un réseau de 600 mètres de
câbles soutenant les branches tor-
tueuses de l’arbre, le hêtre pleureur
redevient alors un lieu de passage
et d’admiration pour les visiteurs.
« Cette opération, couplée à l’injec-
tion d’engrais à ses pieds et à un
nettoyage minutieux, a sans aucun
doute revitalisé le végétal, » conclut
le jardinier.
« Avec le concours du plus bel arbre de France puis d’Europe,
nous avons vécu une magnifique aventure collective qui nous
a permis de fédérer, de faire des rencontres, de nouer des
partenariats et de mettre en lumière ce bel arbre et notre jolie
ville. C’est sur cette belle lancée que nous allons poursuivre
avec de nouvelles propositions pour toujours mieux faire
connaître et reconnaître le Jardin botanique de Bayeux. »
Arnaud Tanquerel
premier adjoint en charge de
l’environnement, du sport, des
loisirs et de la jeunesse
le mot de...
Jardin botanique
La ViE
EN VERT
Françoise Jean-Pierre, conseillère municipale,
et Arnaud Tanquerel, premier adjoint, lors de
la remise du Prix du public Arbre de l’année 2023
à Paris mercredi 17 janvier 2024.
UN CHAPITRE ÉCRIRE
4 5 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024Le 20 février dernier,
l’Espace Argouges fêtait
son 10e anniversaire.
L’occasion de revenir
sur l’histoire de tout un
quartier, né dans les
années 70 et n’ayant
cessé depuis d’évoluer.
Les habitants en sont
témoins !
« Je suis arrivée dans le quartier il y a 45 ans.
Je ne risque pas de l’oublier : je venais juste de me marier !
C’était tout neuf, il y avait encore de la terre au sol...
Depuis tout a changé et Argouges s’est étendu : école, espaces verts, commerces... Je me souviens encore de l’ancien vidéoclub,
une autre époque ! Nous n’avons quitté le quartier qu’un an avant d’y revenir : notre vie est ici et cela n’est pas prêt de changer.
J’ai mes habitudes et mes amies, rencontrées à l’Espace Argouges où je profite, depuis ma retraite, de nombreuses activités. »
« Né à Argouges, j’ai quitté le quartier il y a deux
ans pour vivre en centre-ville. Ce qui ne m’empêche
pas de revenir régulièrement pour rendre
notamment visite à l’équipe de l’Espace Argouges.
Depuis son ouverture il y a dix ans, j’ai toujours
fréquenté la structure. Des ateliers de théâtre aux
repas à thème, en passant par les sorties et autres
fêtes de l’été, l’Espace Argouges m’a permis – et me
permet encore – d’aller à la rencontre d’autres
habitants et de dépasser ainsi ma timidité. À une
période où j’étais sans emploi, les animations m’ont
également aidé à maintenir un lien social. Aujourd’hui
actif, je donne de mon temps en tant que bénévole. »
« Auparavant chargé d’animations à l’Espace Saint-Jean, j’ai intégré le centre socioculturel d’Argouges dès son ouverture. Je connaissais alors quelques habitants puisque nous étions déjà présents dans le quartier grâce au fameux "point relais Argouges", un appartement situé au 4 rue
Saint-Nicolas et qui nous permettait de proposer diverses animations et permanences. Avec la fête des voisins, la fête de l’été, les animations hebdomadaires proposées au city stade, nous avions commencé à tisser des liens avec les familles. Depuis, nous poursuivons nos objectifs en élargissant notre horizon : aujourd’hui, nous œuvrons pour les enfants, les ados, les familles et les seniors. »
Alain 64 ANS, ANIMATEUR
À L’ESPACE ARGOUGES
Grégory 39 ANS, ENFANT D’ARGOUGES
Magdaleina 41 ANS, AMBASSADRICE
D’ARGOUGES
Sylvie 68 ANS,
PIONNIÈRE D’ARGOUGES
Jason 33 ANS, BÉNÉVOLE
À L’ESPACE ARGOUGES
« Arrivés il y a huit ans dans le quartier, nous avons d’abord
fréquenté le Pôle Petite Enfance puis le Pôle Santé, le city stade, les commerces... Il y a un peu plus d’un an, nous avons rencontré Marion, référente famille à l’Espace Argouges. Elle distribuait le
programme de la structure, juchée sur son vélo ! Nous connaissions l’existence du centre mais n’avions jamais pris le temps d’en pousser les portes. Depuis, nous profitons des nombreuses activités
proposées, avons rencontré de nouvelles personnes, retrouvé des amis... Ma fille participe aux ateliers culinaires, mon fils aux
activités sportives... Et tous ensemble, nous profitons de sorties
à prix réduits. Si certaines familles ne connaissent pas l’Espace
Argouges, je le dis : l’essayer, c’est l’adopter ! »
OCTOBRE 1972
Le permis de construire
est déposé pour
202 logements à venir
au sein d’espaces situés
entre la rue Saint-Nicolas
et l’actuelle école
d’Argouges.
DÉCEMBRE 1975
Les premiers logements
sont livrés. Les voiries
reliant le quartier au
centre-ville sont créées.
AVRIL 1976
Début de la construction
du groupe scolaire
Argouges.
MAI 1976
Les derniers travaux
sont livrés pour un total
de 302 logements.
Le Conseil municipal valide
la création d’un « centre
commercial » entre la rue
Joachim Langlois et la rue de
Beauvais. Les plans font déjà
apparaître un pressing, un
coiffeur, une supérette et
une pharmacie.
SEPTEMBRE 1977
Première rentrée
à l’école d’Argouges.
1996
Aménagement
d’un espace
multi sports
(city stade).
2014
Création de la
Coulée Verte,
un espace de verdure
au cœur du quartier.
20 FÉVRIER 2014
Inauguration
de l’Espace Argouges.
SEPTEMBRE 2015
Le Pôle Santé
ouvre ses portes.
SEPTEMBRE 2019
Ouverture du Pôle Petite
Enfance qui regroupe le
multi-accueil Graine
d’Éveil et le Relais Petite
Enfance, dans les locaux
de l’ancienne école
maternelle. Les plus jeunes
élèves ont rejoint leurs aînés
de primaire dans le bâtiment
qui accueille désormais
l’ensemble des écoliers.
JUIN 2022
Création
d’un éco-pâturage.
Un troupeau de moutons
d’Ouessant rejoint
le quartier.
DEPUIS 2022
Chaque année, plantation
d’un arbre pour accueillir
les nouveaux-nés
de Bayeux.
QUELQUES REPÈRES
« À mon arrivée à Bayeux dans les années 80, j’ai vécu
et travaillé dans le quartier Argouges. Ce dernier, qui compte environ
5 000 habitants, a tant évolué avec l’arrivée du Pôle Santé, du Pôle Petite Enfance et bien sûr de l’Espace Argouges. Un lieu pour les habitants au sein duquel
une équipe professionnelle est quotidiennement à l’écoute. »
Lydie Poulet
Maire-adjointe en charge de l’action sociale et de la politique de la ville
le mot de...
QUARTIER ARGOUGES
ILS SE SOUVIENNENT...
« Voyons voir... École d’Argouges, école Reine Mathilde, collège Alain Chartier puis lycée Arcisse de Caumont... Oui, je crois qu’on peut dire que je suis un enfant du quartier ! Je l’ai vu évoluer au fil des ans avec l’arrivée du Pôle Santé, du centre socioculturel ou encore du city stade. Avant les paniers de basket, des bosquets et des bancs mal éclairés étaient nos terrains de jeux favoris ! Évoquer la vie dans le quartier Argouges, c’est faire remonter plein de souvenirs. C’est au lycée que j’ai par exemple développé ma passion pour le modélisme. Aujourd’hui, je vais jusqu’en Touraine pour y présenter mes productions. »
QUARTIER ARGOUGES
UNE IDÉE SUIVRE
6 7 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024Dossier spécial
Chaque année, le Concours national
de la Résistance et de la Déportation,
porté par le Ministère de l’Éduca-
tion, propose aux collégiens et
lycéens de travailler autour d’un
thème favorisant le devoir de mé-
moire. En 2022-2023, le sujet était
« L’école et la Résistance : des jours
sombres au lendemain de la Libéra-
tion (1940-1945) ». Pour Gwenola
Landais, professeur d’histoire-
géographie au collège Letot, « pro-
poser un sujet autour de cette
thématique à des jeunes qui évoluent
dans une ville comme Bayeux était
assez évident ». Le point de départ
de sa réflexion : deux plaques com-
mémoratives conservées au sein
des lycées Alain Chartier et Jeanne
d’Arc. Sur celles-ci, une épitaphe :
« aux anciens de l’école morts pour
la France ». Qui sont-ils ? Qu’ont-ils
fait ? Quel rôle ont-ils joué dans la
résistance contre l’ennemi ? Accom-
pagnée de son collègue Laurent
Lerosier, l’enseignante a proposé à
ses élèves de plancher sur le sujet et
de produire une émission radio « à
la manière d’Hondelatte raconte ou
d’Affaires sensibles ».
L’AFFAIRE
DU CIMETIERE
Comme de vrais historiens, les col-
légiens ont ainsi parcouru les
documents d’archives collectés en
amont par leurs enseignants et
découvert un événement reliant cer-
tains résistants. Le 15 janvier 1943,
le pilote canadien William Kennedy
Ferguson s’écrase à Saint-Martin-
des-Entrées. Lors de son inhumation,
le 18 janvier, de nombreux habi-
tants manifestent leur patriotisme.
Agacés, les Allemands procèdent à
un contrôle d’identité. Un mois plus
tard, de nombreuses arrestations
ont lieu. Paul Le Caër, 19 ans, et
Maurice Lithare, 18 ans, élèves au
collège* de Bayeux, sont notamment
ar rêtés en plein cours d’anglais. Tous
deux connaîtront la déportation
mais seul Paul rentrera à Bayeux,
Maurice mourant au camp de Dora
en février 1944. Sensibles au destin
tragique de leurs aînés, les collégiens
d’aujourd’hui sont allés encore plus
loin. Dans leur émission, ils sont re-
venus sur d’autres faits de résistance
et notamment l’affaire Kornikowsky
ou l’histoire de ce Polonais qui,
aidé par le réseau Asturies, tenta de
traverser la frontière espagnole. Rat-
trapé par les Allemands, il pro-
voquera l’arrestation de nombreux
résistants locaux comme François
Guérin, élève à Bayeux, ou Arthur
Poitevin, professeur de musique.
UNE EXPOSITION
EN TROIS TEMPS
Primé lors du concours, le travail des
collégiens avait également retenu
l’at tention du service pédagogique
des musées de Bayeux, contacté lors
des phases de recherches. Ce dernier
a ainsi souhaité mettre en lu mière
la production des élèves au sein de
l’exposition « Jeunesse et Résistance »
proposée au Musée Mémorial de la
Bataille de Normandie à l’occasion
du 80e anniversaire de la Libération
de la Ville. « Cette exposition se
découpera en trois parties, précisent
Laurence Lesellier et Clémentine
Dufrennoy, commissaires d’exposi-
tion. La première sera constituée des
panneaux développés par les Éditions
Le Lombard autour de leur BD "Les
enfants de la Résistance". Destinés à
un public familial, ils abordent des
thèmes comme l’exode, la propa-
gande, la vie quotidienne, le STO...
Et la Résistance. Ce qui permet de
contextualiser la seconde partie de
l’exposition, consacrée au travail des
élèves. » La présentation sera com-
plétée par du matériel scolaire
d’époque et la projection du docu-
mentaire « Mauthausen, mémoire
d’un déporté », réalisé par l’historien
Dominique Forget. « Ce film revient
sur l’histoire de Paul Le Caër, dépor-
té après l’affaire du cimetière. »
L’exposition « Jeunesse et Résistance »
sera à découvrir gratuitement du
18 mai au 22 septembre 2024 au
Musée Mémorial de la Bataille de
Normandie.
Temps forts...
Vendredi 7 juin
Bal de la Liberté Stade Baron Gérard
Samedi 8 juin
Concert
par The Love Beatles
Stade Baron Gérard
Dimanche 9 juin
Bayeux Liberty Parade Boulevards du 6 juin et Fabian Ware
Vendredi 14 juin
Hommage
au Général de Gaulle
en bref
ANNIVERSAIRE
DE LA LIBÉRATION
LETOT RACONTE En juin 2023, les élèves du club histoire du collège Letot ont été
primés lors du Concours national de la Résistance et de la Déportation.
Leur récit radiophonique « L’affaire du cimetière », relatant
l’histoire de collégiens et enseignants bayeusains, résistants sous
l’Occupation allemande, sera présenté au sein de l’exposition
« Jeunesse et Résistance » proposée au Musée Mémorial de la Bataille
de Normandie dans le cadre du 80e anniversaire du Débarquement.
Comme de vrais
historiens, les collégiens
ont ainsi parcouru les
documents d ’archives
› Jeudi 23 mai de 18h à 20h : dédicaces des auteurs de la BD
« Les enfants de la Résistance »
› Dimanche 23 juin de 14h30 à 17h30 : dédicaces de l’auteur de
« Crash à Bayeux : la dernière mission du Sergeant Ferguson »
› Tous les jeudis du 8 juillet au 30 août (sauf 15 août) à 15h :
visites guidées de l’exposition
Les élèves
du collège Letot
lors de
l’enregistrement
de leur récit
radiophonique avec
leur professeur
Gwenola Landais.
Les élèves du collège Letot lors de la remise
des prix du Concours national de la Résistance
et de la Déportation à la Préfecture de Caen
en juillet 2023.
INFO +
LE PROGRAMME DU 80e À BAYEUX
EST DISPONIBLE DANS TOUS
LES LIEUX PUBLICS ET SUR
80e.bayeux.fr
Loïc Jamin
Maire-adjoint en charge du tourisme,
des musées, de l’attractivité et
de la valorisation du patrimoine
le mot de...
« Ce travail réalisé par de jeunes élèves de
Bayeux et leurs enseignants méritait une belle
mise en lumière. L’une des missions de nos
musées est la transmission de la mémoire.
L’ exposition Jeunesse et Résistance intervient
à point nommé alors que les derniers témoins
des événements de 1944 disparaissent.
Pour eux, n’oublions jamais. »
Pour écouter le récit
radiophonique des élèves
du collège Letot
* Le collège à cette époque pourrait s’apparenter au lycée actuel.
AUTOUR DE L’EXPOSITION
8 9 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024Le sacrifice
ultime Si Germaine Limeul, Julia Picot,
Madeleine et Denys Branellec,
les frères Desprairies et Antoine
Mercader ont échappé aux
arrestations, à la déportation et
à la mort, ce n’est pas le cas de
tous les combattants de l’ombre.
Rien qu’à Bayeux, douze personnes
ont été déportées et quatre ne
sont pas revenues des « camps de
la mort ». D’autres ont été arrêtées
ou fusillées. Et parmi ceux qui
sont revenus des camps, certains
sont décédés des suites de leur
détention.
Françoise
Jean-Pierre
conseillère municipale
déléguée au souvenir
et aux anciens combattants le mot de...
« Pour toutes celles et tous ceux qui ont
résisté face à l’ennemi, nous avons un devoir
éternel : celui du souvenir et de la mémoire.
N’oublions pas ce que ces femmes et hommes
de l’ombre ont sacrifié pour notre liberté.
N’oublions pas le lourd tribut payé par
nos aînés pour qu’aujourd’hui nous
soyons libres. »
Dès 1940, les premiers réseaux de résistance s’organisent en France.
À Bayeux et dans le Bessin, zone envisagée pour un débarquement militaire, le travail de renseignement est particulièrement important. Au péril de leur vie, certains habitants se sont mobilisés pour lutter contre l’ennemi.
Ces Bayeusains
QUI ONT RÉSISTÉ
* OCM, Organisation Civile et Militaire, est un réseau de résistance français. Guillaume Mercader en devient le responsable local fin 1943, après le départ forcé de Robert Delente. ** Durant l’été 1944, l’hôpital de Bayeux ouvre des sites complémentaires dans toute la ville. Les écoles sont notamment transformées en centres de soins. *** Service du Travail Obligatoire, mis en place en 1942 par l’Occupant.
Sources : Bayeux et le Bessin 1940-1944, Vie quotidienne, résistance, déportation, libération - Mai 1996 Été 1944 : Bayeux, ville-hôpital - Édition spéciale de la SABL de Bayeux - 33e volume - 2004
Frère du célèbre Guillaume Mercader, le responsable
de l’OCM* dans le Bessin, Antoine Mercader a lui
aussi joué un rôle important au sein du réseau.
Avec les frères Desprairies (voir page de droite),
il fait partie des volontaires formés par les alliés
pour poursuivre les missions de renseignement après
le Débarquement. Il est en binôme avec Lucien
lors de leur action dans le secteur
de Tilly-sur-Seulles. Il y est blessé au bras avant
d’être ramené sain et sauf à Bayeux grâce
à la détermination de son ami. Antoine Mercader
est facilement identifiable sur les photos
qui ont immortalisé la venue du Général de Gaulle
à Bayeux le 14 juin 1944 :
l’homme au bras en écharpe, c’est lui !
« Les Colombes de la Tour »
Germaine Limeul et Julia Picot, respectivement âgées
de 35 et 41 ans en juin 1944, étaient institutrices à l’école
La Poterie. D’abord affiliées au réseau Alliance, elles rejoignent
l’OCM* en novembre 1943 après que la Gestapo a
démantelé leur premier groupe. Elles font d’ailleurs partie des
rares résistants locaux qui échappent aux arrestations qui
touchent Alliance. Pour l’OCM, elles poursuivent leurs missions
de renseignement. L’Hôtel du Gouverneur où elles résident
– cet hôtel particulier de la rue Bourbesneur doté d’une tour
extérieure – sert de « boîte aux lettres » au réseau : elles y
centralisent les informations collectées sur le territoire avant
de les faire remonter à leurs supérieurs situés à Caen. La radio
du réseau - par l’intermédiaire du capitaine Ferdinand
Rodriguez-Redington, nom de code « Pie » - émet également
depuis la tour. Leur adresse, couplée à leur activité,
leur valut le surnom de « Colombes de la Tour ».
Adjointe de Guillaume Mercader au sein de l’OCM*,
Madeleine Branellec – nom de code « Françoise » –
avait 42 ans en juin 1944. En plus de ses missions de
renseignement, elle assure le recrutement de nouveaux
membres et l’organisation des groupes du réseau.
Son fils Denys est agent de liaison. Il se porte
volontaire avec trente autres jeunes hommes pour
poursuivre ses missions de renseignement après le
Débarquement. Tous deux apporteront également
une aide précieuse aux réfractaires du STO*** :
avec le réseau, ils feront fabriquer, imprimer et diffuser
de faux papiers. Denys aura également participé à la
diffusion de journaux de propagande anti-occupant.
Antoine MERCADER DESPRAIRIES
Pierre et Lucien
Madeleine BRANELLEC
et son fils Denys
Julia PICOT Germaine LIMEUL
1. Le Général de Gaulle lors de son arrivée à Bayeux le 14 juin 1944.
2. Place aux Pommes le 14 juillet 1944.
3. Pierre et Lucien Desprairies.
4. Denys Branellec à Isigny-sur-Mer le 14 juin 1944. À l’avant du
véhicule, Georges Thierry d’Argenlieu, chef des forces navales
françaises libres, salue la foule.
5. Le 14 juin 1944, le général de Gaulle s’adresse aux Bayeusains,
sous les arbres de la place du Château. Sur l’estrade : Maurice
Schumann. Au pied de la tribune : le général Koenig, Madeleine
Branellec, le Général de Gaulle, François Coulet.
© IWM
© IWM
© IWM
© Life Photo Collection chez Google Arts & Culture / PhotosNormanie LC000805
© Collection L. Desprairies
Les frères Desprairies, 23 et 19 ans en juin 1944, s’engagent
rapidement au sein de l’OCM*. Leur mission de renseignement
ne s’arrête pas avec le Débarquement : les alliés s’appuient sur les réseaux de résistance pour collecter des informations concernant la situation derrière les lignes ennemies et adapter leurs stratégies. Pierre et Lucien font partie des 31 volontaires à être formés
spécialement pour cette tâche. Dans un témoignage à lire dans
l’ouvrage Été 44 : Bayeux, ville-hôpital, Lucien cite son père
Henri Desprairies, médecin chef à l’hôpital de Bayeux, qui lui dit à son retour d’une mission particulièrement dangereuse dans le secteur de Tilly-sur-Seulles qu’il serait « mieux à faire son travail à l’hôpital plutôt qu’à faire le "couillon" entre les lignes ». Le jeune étudiant en
médecine entrera dès le 12 juin 1944 à l’hôpital complémentaire** Jeanne d’Arc avant de s’engager, à la fin de l’été 1944, dans l’armée française. Pierre deviendra quant à lui chef de cabinet de François Coulet, premier commissaire régional de la République, participant ainsi à l’installation administrative de la France libre à Bayeux.
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Dossier spécial
ANNIVERSAIRE
DE LA LIBÉRATION
10 11 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024GARE
MUSÉE MÉMORIAL
DE LA BATAILLE
DE NORMANDIE
CATHÉDRALE
OFFICE
DE TOURISME
AURÉO
HALLE
AUX GRAINS
LES 7 LIEUX
MAIRIE
CIMETIÈRE
MILITAIRE
BRITANNIQUE
JARDIN
BOTANIQUE
ARGOUGES
STADE
HENRY
JEANNE
PLACE
CHARLES
DE GAULLE
PLACE
SAINT
PATRICE
PARC
D'ORNANO
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Jeudi 30 mai 2024,
la Flamme Olympique
s’invite dans la cité
bajocasse pour un relais
inoubliable !
Un événement qui
restera à tout jamais
gravé dans la mémoire
de la Ville et de ses
habitants. Le parcours
de la Flamme sera
jalonné de nombreuses
animations pour
célébrer ce moment
unique de sport et
de partage.
En fin d’année, la Ville – chargée par
Paris 2024 d’animer le parcours de la
Flamme sur son territoire – avait
lancé un appel à projets aux habi-
tants. L’idée ? Chaque personne,
groupe de personnes ou structure
pouvait proposer une idée, une
action pour rendre le parcours aussi
dynamique et animé que possible.
Au total, la collectivité a reçu une
trentaine de propositions. Beaucoup
ont été retenues et offriront un par-
cours exceptionnel jeudi 30 mai
prochain.
Patrick Gomont
Maire de Bayeux le mot de...
« À travers ce parcours, c’est toute
la dynamique locale qui est mise
en avant. Club sportifs, associations
culturelles, écoliers, collégiens,
lycéens, commerçants, habitants...
Tous les Bayeusains prendront part
à la fête. Vivre les Jeux dans son pays
et le passage de la Flamme dans sa ville
n’arrive qu’une fois : soyons au
rendez-vous ! »
UNE
INVITÉE DE
MARQUE
FLAMME
OLYMPIQUE
Un moment unique
de sport et de partage !
Eyeru Gebru Cycliste éthiopienne de 27 ans réfugiée en
France, Eyeru Gebru sera l’une des relayeuses
de la Flamme à Bayeux. Forcée de quitter son
pays en pleine guerre civile, l’athlète a trouvé
refuge en France après un voyage long et
difficile. Depuis, une association l’a aidée à
démarrer une nouvelle vie en lui trouvant un
appartement et un vélo. Sa venue constitue
un symbole fort pour la Ville de Bayeux qui
accueillera du 15 au 18 juillet la délégation
olympique des réfugiés. Pour l’athlète, « c’est
une fierté et un honneur de participer à ce
grand événement. Représenter tous les réfugiés
du monde entier rend le moment encore plus
particulier ».
en bref
Avant chaque Jeux Olympiques et
Paralympiques, la Flamme est allumée
grâce aux rayons du soleil lors d’une
cérémonie qui se déroule dans le
sanctuaire d’Olympie, en hommage
aux Jeux de la Grèce antique. Pour
Paris 2024, la Flamme Olympique a été
allumée le 16 avril avant d’entreprendre
un voyage en bateau depuis la Grèce
jusqu’en France. Son parcours sur
le territoire français est prévu du 8 mai
au 26 juillet 2024.
LE SAVIEZ-VOUS ?
Parcours et animations au 12 avril 2024.
Sous réserve de modifications.
LES ANIMATIONS
L’ITINÉRAIRE
DE LA FLAMME 15H25 › DÉPART 16H20 › ARRIVÉE
Non accessible au grand public
Inconnues dans le détail
à l’heure où nous imprimons
ces lignes, des perturbations de
circulation et de stationnement
sont à prévoir la veille et le jour du
passage de la Flamme Olympique.
Un conseil :
privilégiez les mobilités douces !
Plus d’informations sur
bayeux.fr
1. LES 7 LIEUX – Haïkus (poèmes japonais) par le GRETA ; chorégraphie sur
le parvis par le centre de danse et de yoga ; animation pom-pom girls seniors
avec le CLIC du Bessin.
2. CIMETIÈRE MILITAIRE BRITANNIQUE – Joueurs de cornemuse ;
exposition par la CWGC de portraits de soldats, athlètes olympiques,
morts au combat durant la Seconde Guerre mondiale.
3. ROND-POINT ROBERT CAPA – Fresque LEGO® par l’association
Lego Norman’s Bricks retraçant l’histoire des Jeux Olympiques.
4. PARKING DU MUSÉE DE LA BATAILLE DE NORMANDIE – Danse des Jeux
et animations sportives par les élèves du collège Letot et de l’IME L’Espoir.
Présence d’un véhicule-expo de la CWGC avec histoires de soldats.
5. BOULEVARD MARÉCHAL LECLERC – Haie d’honneur par les clubs sportifs
de Bayeux, en tenue de sport.
6. ESPACE NATUREL SENSIBLE – Passage de la « petite patrouille
de France » par le club d’aéromodélisme.
7. ROND-POINT D’ORNANO – Parcours de saut d’obstacles et chevaux de course
avec le centre équestre de Bayeux.
8. DEVANT L’ESPACE LUMIÈRE – Chorale de l’Orphéon.
9. RUE LARCHER – Tapisserie de 63 mètres, créée par l’artiste
Jérôme Eho, sur l’histoire du sport à Bayeux. Cette œuvre participative
a mobilisé les résidents des maisons de retraite et les publics des Espaces
Argouges et Saint-Jean. Une œuvre locale et intergénérationnelle.
10. PLACE DE LA LIBERTÉ – « Land art » ou installation artistique autour
de l’arbre de la Liberté ; concert par une chanteuse lyrique arménienne ;
démonstration par un graffeur.
11. PARVIS DE L’HÔTEL DE VILLE – Danse traditionnelle par Le Gay Sçavoir.
12. LA POSTE – Descente en rappel par l’association Bayeux à Block
pour marquer l’entrée de l’escalade dans la liste des disciplines olympiques.
13. RUE PRINCIPALE – Pavoisement des commerces par Bayeux Shopping.
14. RUE SAINT-MARTIN – Animation par l’association LJ Danse.
15. RUE SAINT-MALO – Danse des Jeux avec le SMR pédiatrie de Bayeux.
16. PLACE SAINT-PATRICE – Animations autour du sport urbain (foot freestyle,
BMX, skateboard, breakdance...) avec les collèges et lycées de Bayeux.
17. COLLEGIUM – Exposition photo par le CLIC du Bessin et l’association
Vues du Bessin sur les seniors et le sport.
18. CARREFOUR DES RUES SAINT-PATRICE ET EDMOND MICHELET
Chorégraphie par Bayeux Fitness Forme.
19. CARREFOUR DES RUES SAINT-PATRICE ET DE LA CROIX THOY
Démonstration de Taï Chi Chuan par l’association la Grue Blanche.
20. CASERNE DES SAPEURS-POMPIERS – Sortie de la grande échelle.
21. HAUT DE LA RUE SAINT-PATRICE – Animation pom-pom girls seniors
avec le CLIC du Bessin.
22. ROND-POINT DE VAUCELLES – « Land art », joueurs de cornemuse,
chorégraphie par le centre de danse et de yoga et démonstration de combat
par l’association de lutte bayeusaine.
23. STADE HENRY JEANNE – Réunion des écoliers de Bayeux Intercom,
du CP au CM2 : défilé des enfants autour du stade, chants et danses,
démonstrations sportives avant l’arrivée de la Flamme.
UN TEMPS FORT NE PAS MANQUER
12 13 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024LES TRAVAUX
C’EST AUSSI...
« En matière de rayonnement éco-
nomique et culturel, le redéploiement
du Musée de la Tapisserie est le projet
le plus complexe et le plus ambitieux
jamais porté par la Ville de Bayeux. »
C’est avec ces mots que Patrick
Gomont, Maire de Bayeux, a intro-
duit la réunion de présentation des
esquisses du futur Musée de la Tapis-
serie aux habitants, journalistes et
curieux venus nombreux vendredi 2
février à l’Espace Saint-Patrice pour
découvrir le visage du nouvel écrin
de la broderie millénaire.
DES ENJEUX MULTIPLES
Depuis 2013, plusieurs diagnostics
ont démontré la fragilité de l’œuvre.
Les interrogations sur les conditions
actuelles de sa conservation ont
mené à étudier un nouveau mode de
présentation pour assurer sa préser-
vation. « À l’avenir, pour lui éviter
toutes tensions, la Tapisserie devra
être exposée de tout son long, sur un
support incliné, » avait conclu la
Direction Régionale des Affaires
Culturelles, en charge de la préser-
vation de l’œuvre. « Avec ses 70
mètres de long, la dimension de la
Tapisserie conditionne ainsi la cons-
truction d’un bâtiment neuf pour
pouvoir l’accueillir, » explique Stephen
Barrett, architecte chez RSHP.
Durant plusieurs mois, l’agence d’ar-
chitecture britannique, lauréate du
concours de maîtrise d’œuvre, a
travaillé avec les porteurs du projet
pour proposer une réponse de
qualité aux différents enjeux de
conservation et mise en valeur de
l’œuvre, d’impact urbain et de calen-
drier. « S’ajoutaient également les
besoins en terme d’accueil, complète
Loïc Jamin, maire-adjoint en charge
notamment des musées. La Tapis-
serie de Bayeux attire plus de
400 000 visiteurs chaque année. La
gestion des flux est très contrainte
dans ce bâtiment du XVIIe siècle :
aujourd’hui, il ne correspond plus
aux attentes en matière de confort
de visite, d’accessibilité et d’appro-
priation de l’œuvre. »
LES PREMIERES
ESQUISSES
Les enjeux reprécisés, place aux es-
quisses ! « Le futur Musée de la
Tapisserie restera en cœur de ville
et fera s’articuler l’ancien et le
contemporain avec deux ensembles
architecturaux, présente Stephen
Barrett. Dans ce périmètre urbain de
11 000 m², une extension neuve sera
adossée à l’actuel Grand séminaire
qui sera entièrement rénové. » Par
une construction ingénieuse des es-
paces sur deux niveaux, le public
découvrira la broderie en trois
temps, avec trois regards différents
sur l’œuvre. Après une introduction
de 15 minutes, le visiteur progressera
sur une rampe en surplomb de la
galerie d’exposition. « Ce premier
regard se veut être un choc visuel
devant la monumentalité de l’œuvre
avec une vue à 180°, » analyse le spé-
cialiste. Dans un parcours rapide
d’environ une heure, le visiteur
pourra – après sa découverte de
l’œuvre – se diriger vers la sortie en
passant par la boutique. Dans un
parcours long, le public aura accès au
deuxième niveau du musée : les es-
paces d’interprétation. Il pourra
poursuivre son exploration tout en
restant en contact visuel avec l’œuvre
originale située en contrebas. « Un
nouveau parcours qui permettra une
véritable immersion dans le monde
médiéval, à l’appui des résultats
des récentes recherches scientifiques
sur la Tapisserie, » se réjouit Antoine
Verney, conservateur en chef des
musées de Bayeux.
C’EST AU PROGRAMME !
Le nombre de bornes
de recharge pour véhicules
électriques est en
augmentation à Bayeux.
Récemment, trois nouveaux
sites ont fait leur apparition :
place Saint-Patrice,
parking d’Ornano
et place aux Pommes.
D’autres suivront
à l’automne.
En attendant un réaménagement total (réfection des réseaux d’eaux,
modernisation de l’éclairage, création de pistes cyclables...) et pour répondre
aux attentes des riverains, la rue de Lübbecke et l’avenue Yves Dubois
de la Cotardière ont vu leur voirie reprise cet hiver.
Les premières esquisses du futur Musée de la
Tapisserie de Bayeux ont été dévoilées début février.
Le nouvel écrin de l’œuvre monumentale et millénaire
devrait être finalisé en 2027 à l’occasion du millénaire
de la naissance de Guillaume le Conquérant.
LES PREMIÈRES
ESQUISSES DÉVOILÉES
APRÈS L’ÉTÉ 2025
FERMETURE
du musée et début
des travaux
LES DATES CLÉS Été 2025 > 2027
TRAVAUX
Durant cette phase, la Tapisserie ne sera pas remplacée par une réplique
afin de ne pas décevoir les visiteurs. Des animations pourraient être proposées :
son et lumière, exposition en ville, panneaux d’interprétation...
2027
RÉOUVERTURE DU MUSÉE
Millénaire de la naissance
de Guillaume le Conquérant
Espace de transition entre bâtiment ancien
et bâtiment neuf (vue depuis la rue de Nesmond)
Cour d’honneur, entrée des visiteurs
© RSHP
© RSHP
© Atelier Brückner - RSHP © RSHP
UN ACCUEIL
À LA HAUTEUR
De nouveaux espaces plus en adéquation avec
les attentes actuelles du public seront créés :
hall d’accueil, espace de convivialité, vestiaires,
salles dédiées aux groupes scolaires, salle d’études,
auditorium, salle d’exposition temporaire...
Un soin particulier sera apporté à l’accessibilité
des publics en situation de handicap, avec une
muséographie adaptée et surtout un accueil enfin
possible par la cour d’honneur, réaménagée pour
répondre à ces enjeux d’accès pour tous.
C’EST FAIT !
Loïc Jamin
Maire-adjoint
en charge du tourisme,
des musées,
de l’attractivité et
de la valorisation
du patrimoine le mot de...
« Il est essentiel de garder l’œuvre et le musée
qui l’abrite non loin de la Cathédrale, pour
continuer de dérouler le fil de son histoire
et surtout ne pas déséquilibrer les logiques
économiques et touristiques existantes. »
C’est le coût total du projet - investissement et fonctionnement
confondus - dont le financement est garanti par un contrat
de plan interrégional État-Région (CPIER-CPER). La répartition
se fait entre quatre partenaires : l’État, propriétaire de l’œuvre,
la Région Normandie, le Département du Calvados et la Ville
de Bayeux. Pour la Ville, l’enveloppe est de 6,9 millions d’euros HT.
38 millions d’euros HT
Les esquisses du futur musée
sont visibles au sein de la
Chapelle de la Tapisserie,
accessible depuis la cour
d’honneur. Cet espace
d’information dédié au projet
est en libre accès aux horaires
d’ouverture du musée.
INFO +
Espaces d’interprétation
en surplomb de la galerie
de l’œuvre
MUSÉE DE LA TAPISSERIE DE BAYEUX
UN AVENIR CONSTRUIRE
14 15 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024PETITE VILLE DE DEMAIN
Secteurs piétons
Dans le cadre du dispositif «Petites
villes de demain», la Ville de Bayeux
a dessiné un programme d’actions
visant à développer les mobilités
douces et l’apaisement du
centre-ville. C’est dans ce cadre
qu’ont été progressivement
instaurées depuis 2020 des mesures
de piétonisation en centre-ville.
Des bornes rétractables ont été
installées à l’entrée des rues
Saint-Malo, Saint-Martin, Saint-Jean,
des Cuisiniers, Franche et Laitière,
afin d’ouvrir et fermer facilement
les rues selon les périodes.
En 2024, la piétonisation est organisée comme suit :
Rue Saint-Jean
Piétonne du 1er mai au 31 octobre, tous les jours, de 10h30
à 4h45. Borne baissée de 4h45 à 10h30 pour les livraisons.
Nouveau en 2024 : plus de distinction entre les moyenne et haute
saisons pour une meilleure lisibilité du dispositif.
Quartier cathédral
Piéton du 1er mai (sous réserve de l’installation de signalétique
complémentaire aux abords des bornes) au 31 octobre, tous
les jours, de 19h à 4h45.
La collecte des déchets est assurée le matin entre 6h et 7h15.
Les riverains doivent sortir leurs poubelles la veille au soir.
Les commerçants et restaurateurs utilisent les points de collecte.
Rue principale
Été : du premier week-end de juillet au dernier week-end d’août,
les samedis après-midis de 14h à 19h.
Hiver : les deux week-ends précédant Noël, samedis et
dimanches de 14h à 19h.
TRAVAUX
Ouvrages de l’Aure : point d’étape
En juin dernier démarrait un chantier d’ampleur dans l’Aure afin de
restaurer la continuité écologique du cours d’eau et de sécuriser et
automatiser certains ouvrages aujourd’hui destinés à réguler le débit
de la rivière. Les travaux qui devaient prendre fin en novembre ont été
retardés, notamment en raison des conditions météorologiques de l’été
et de l’automne (fortes averses) et le passage de la tempête Ciarán.
Si certaines des actions dans le lit de la rivière sont achevées (curage,
enrochement, confortement des berges...), trois des sept zones
d’intervention n’ont pu être terminées : le vannage des Tanneurs, le vannage de l’hôpital et le Moulin Coisel. Les travaux ne pourront reprendre que
lorsque le débit de la rivière le permettra : vraisemblablement en mai ou juin. La Ville s’adaptera aux conditions hydrologiques en veillant à ne pas
perturber les festivités liées au 80e anniversaire du Débarquement.
La durée des travaux restants est estimée à huit semaines, toujours
selon les aléas météorologiques.
CITOYENNETÉ
Les élections européennes
dimanche 9 juin
Dimanche 9 juin, de 8h
à 18h, les électeurs sont
appelés à voter pour
désigner celles et ceux
qui les représenteront
au Parlement européen.
Quelques changements
sont à prévoir à Bayeux :
- Le bureau n°3 (Mont-Phaunus) est déplacé
au sein de l’Espace Saint-Jean.
- Un onzième bureau de vote est créé. Il sera
situé au COSEC, à côté du bureau n°10.
- Un redécoupage des rues est effectué :
certains électeurs changent de bureau de vote.
Ces derniers ont reçu en avril un courrier les
informant de ce changement. Ce document
générique ne fait pas apparaître le bureau
nouvellement attribué. Les personnes
concernées peuvent connaître leur nouveau
bureau :
- En se connectant sur service-public.fr
- En consultant l’arrêté préfectoral 2023-051
téléchargeable sur bayeux.fr, rubrique Bayeux
pratique > Élections
- En contactant le service accueil population au
02 31 51 60 60 ou population@mairie-bayeux.fr
À NOTER À NOTER
La date limite d’inscription sur les listes électorales pour pouvoir
voter lors des élections européennes est fixée au 1er mai pour
les inscriptions en ligne et au 3 mai pour les inscriptions papier,
sauf situation particulière.
80e anniversaire
Des difficultés d’accès sont à prévoir le matin du 9 juin pour les
bureaux 10 et 11 situés au COSEC (défilé de véhicules historiques
sur le Bypass). Pour les personnes à mobilité réduite, une navette
est exceptionnellement proposée de 8h à 13h par les services
municipaux. Réservation au 02 31 51 60 60
ou population@mairie-bayeux.fr jusqu’au 7 juin inclus.
ÉVÉNEMENT
#BayeuxForEurope
du 17 au 31 mai
La Semaine de l’Europe change de nom et devient
#BayeuxForEurope ! Deux semaines d’animations
et de rencontres autour de l’ouverture internationale.
Si les traditionnels cafés des langues figurent de
nouveau au programme, d’autres temps forts
viennent enrichir la proposition. Maia et Jannis, en
service volontaire européen à la Mairie, proposent
ainsi des visites virtuelles au cœur des musées d’Italie
et d’Allemagne, leurs pays d’origine, animent des
ateliers culinaires, des quiz et des blind tests
thématiques. Pour ouvrir l’événement, la Halle ô
Grains programme le spectacle de danse Tempo
Flamenco. Une projection est organisée au cinéma Le
Meliès autour du film Le vent de la liberté, une œuvre
retraçant l’histoire vraie de deux familles allemandes
qui, en pleine guerre froide, tentent de fuir en
montgolfière. La soirée des jumelages clôture la
quinzaine avec un moment convivial et musical
proposé à La Comète vendredi 31 mai.
Programme complet sur europe.bayeux.fr
EXPOSITION
Port-en-Bessin,
avant-port,
marée haute
Jusqu’au 23 juin 2024, le MAHB
expose la toile Port-en-Bessin,
avant-port, marée haute (1888) du
peintre Georges Seurat. Un prêt
exceptionnel du Musée d’Orsay qui,
dans le cadre du 150e anniversaire
de la première exposition
impressionniste, confie près de
180 œuvres à 34 musées partenaires.
En Normandie, le Bessin et son
littoral ont été une source
d’inspiration pour les maîtres du
néo-impressionnisme. Au cours de
l’été 1888, Georges Seurat, chef de file
du mouvement, s’attardait sur la petite commune de Port-en-Bessin : son séjour donna lieu à la réalisation de six toiles. Port-en-Bessin, avant-port, marée haute est la seule œuvre de la série conservée dans une institution publique française. Le tableau de l’inventeur de la technique du pointillisme est accroché en bonne place au MAHB aux côtés de trois autres toiles signées Gustave Caillebotte et Henri-Edmond Cross. Cet ensemble pictural aide à mieux appréhender les évolutions du courant impressionniste.
PRATIQUE PRATIQUE
Jusqu’au 23 juin 2024, inclus dans le droit d’entrée au musée, gratuit pour les détenteurs de la carte ambassadeur. Animations autour de l’exposition : plus d’infos sur bayeuxmuseum.com
Infos pratiques, permanences,
agenda, démarches en ligne...
Retrouvez toutes les infos sur
bayeux.fr
à noter
Nuit des Cathédrales
Samedi 11 mai
Nuit européenne des musées
Samedi 18 mai
Pierres en lumières
Samedi 18 mai
#BayeuxForEurope2024
Du 17 au 31 mai
Passage de la Flamme Olympique
Jeudi 30 mai
80e anniversaire
de la Libération de Bayeux
Vendredi 7 juin
37es Médiévales
Du 5 au 7 juillet
Marché du terroir
et de l’artisanat normand
Du 11 juillet au 29 août (tous les jeudis soirs)
Terrasses animées
Du 12 juillet au 30 août
Fête nationale
Samedi 13 juillet
ZIQUE AU PARVIS
Du 13 juillet au 3 août
Accueil de la délégation
olympique des réfugiés
Du 15 au 18 juillet
Rendez-vous à la Cathédrale
Juillet et août
FORUM DES ASSOCIATIONS
Samedi 7 septembre
Urban Spaces
Dimanche 8 septembre
Conseils municipaux
29 mai, 3 juillet 2024
Bayeux Intercom, place Gauquelin Despallières
(salle des assemblées).
Les séances sont publiques.
agenda
En début d’année, vous avez
particulièrement aimé notre
carrousel de photos de Bayeux
sous la neige !
@bayeuxofficiel
1 152 likes
DES INFOS NOTER
16 17 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024 BAYEUX À VIVRE_104_MAI 2024Élections européennes du 9 juin : l’autre jour J
Dans quelques jours, notre ville aura
l’honneur et la chance d’être actrice de
deux des plus grands événements de
2024 : les Jeux Olympiques et Para-
lympiques avec l’accueil de la Flamme le
30 mai et de l’équipe des réfugiés en
juillet et le 80e anniversaire du Dé-
barquement.
Organisé au milieu de ces rendez-vous
prestigieux, un autre événement passe
inaperçu. Il est pourtant peut-être le
plus important : les élections euro-
péennes.
Alors que la guerre est de retour sur le
sol d’Europe et menace de s’élargir, que
les nationalismes s’imposent partout,
que le terrorisme entend déstabiliser
toujours plus nos démocraties, ce
rendez-vous revêt une importance
capitale. Ces écueils ne peuvent être
surmontés qu’ensemble, en restant
fidèles aux principes d’unité, de solida-
rité qui ont guidé nos pas depuis le
6 juin 1944. Si le Débarquement est le
symbole de la victoire contre le nazisme,
c’est aussi le point de départ de la
construction européenne.
Habitants de la première ville libérée de
France, point de départ de la libération
de l’Europe du joug nazi ; d’un territoire
d’où resurgit l’espoir de la concorde
entre les nations ; d’un sol sur lequel le
général de Gaulle rétablit la légalité
républicaine et installa la capitale provi-
soire du pays, nous avons un devoir
d’exemplarité. Celui d’honorer ce beau
droit de vote et de lutter contre les
extrémismes.
Dimanche 9 juin, votez ! La Liberté est
un combat ! Elle ne s’obtient pas, elle
se gagne.
LES ÉLUS DE LA MAJORITÉ : Patrick GOMONT, Arnaud TANQUEREL, Christine CABON, Lydie POULET, Loïc JAMIN, Carine BION-HETET, Jean-Marc DELORME, Emmanuelle CHABERTIER, David LEMARESQUIER, Jean LEPAULMIER, Françoise JEAN-PIERRE, Monique PERIAUX, Didier BAREY, Sylvie CAYREL, Patrick CREVEL, Béatrice CHATEL, Philippe LAULHÉ, Marie-Emmanuelle JOLIBOIS, Éric PIOGER, Isa BOUDARD, Aurélien MARIE, Agnès VALETTE, Bertrand COLLET-MORIN, Christelle BASLEY, Justin BRIANE, Aurélien ANDRÉ, Olivier LAISNEY, Manuela FREMIOT-SIMON.
Depuis quelques temps un projet
semble émerger au sein de la « majorité
municipale », se rapportant à un chan-
gement assez radical concernant le
« Musée de la Bataille de Normandie ».
Il s’agirait, en effet, de le transformer, en
un « centre d’interprétation des plages
du Débarquement », supprimant, ou,
pour le moins, amoindrissant son
contenu actuel, au profit de supports
d’information, tant touristiques qu’his-
toriques, regroupant les nombreux
acteurs de la « filière ». Il est vrai que,
reprenant le slogan couramment usité :
« Bayeux la cité médiévale aux portes
des plages du Débarquement », il ne
serait pas stupide de prévoir une telle
structure à Bayeux, mais pourquoi au
détriment de son musée? Il serait pos-
sible, sur l’emprise de son terrain, de lui
accoler une nouvelle structure dédiée,
qui permettrait d’associer ce projet au
musée existant, profitant de l’occasion
pour en moderniser sa muséographie
vieillissante. D’année en année, et ce
depuis plus de quarante ans, le Musée
a acquis une certaine notoriété auprès
des visiteurs de notre région, de par sa
position stratégique notamment, aug-
mentant régulièrement ses entrées,
même s’il reste encore un travail pro-
motionnel important à accomplir pour
en accroitre encore le nombre. Même
si ce projet semble, à l’heure actuelle,
encore quelque peu nébuleux, je pense
qu’il serait dommageable de supprimer
un tel atout touristique, cette réflexion
prenant encore plus de sens à quelques
semaines des cérémonies du 80ème
anniversaire du Débarquement.
RASSEMBLEMENT POUR BAYEUX : Philippe CHAPRON.
MAJORITÉ
expression de la
La colère des agriculteurs montre leur
désarroi face à des choix de modèles de
production. Certains en profitent pour
accuser les normes environnementales
rendues responsables de problèmes
de compétitivité face à la concurrence
internationale, ignorant les effets du
mondialisme agricole. Mais quid du coût
indirect des engrais et pesticides ? Eau
potable polluée, santé dégradée, biodi-
versité menacée : la facture est salée.
Afin de ne pas décourager les vocations,
l’accompagnement des agriculteurs
vers une agriculture durable et res-
pectueuse de l’environnement devrait
être une priorité tout en assurant des
prix accessibles à tous les citoyens et
une rémunération digne aux produc-
teurs. Les collectivités locales ont leur
rôle à jouer. Malgré le jardin permacole
et des appels d’offre locaux, les cantines
de l’intercom avoisinent les 29 % d’agri-
culture biologique, un cran au-dessus
des 20 % fixés par les lois Egalim. On
reste encore loin du souhaitable. On
aimerait aussi voir émerger des projets
ambitieux par l’intermédiaire du Plan
Alimentaire Territorial : accroître l’au-
toproduction par le jardin permacole,
favoriser l’accès au foncier pour les nou-
veaux agriculteurs, mettre à disposition
un espace permanent de vente pour les
producteurs locaux (aux anciens abat-
toirs ?), sensibiliser le grand public et
la restauration à la question d’une l’ali-
mentation saine et durable. Se nourrir
reste une question essentielle et quo-
tidienne de l’humanité, l’urgence clima-
tique nous le rappelle.
BAYEUX DEMAIN : Agnès FURON, Dario PIZZUTO, Stéphanie ASTIER, Richard BROUZES.
MINORITÉ
expression de la
Vente de livres d’occasion,
partenariats commerciaux,
cagnotte en ligne, boîtes à
dons... Telles deux gazelles
lancées à pleine vitesse,
Émilie et Julie ne s’arrêtent
plus et multiplient les
opérations pour financer
leur voyage humanitaire.
Du 18 au 28 octobre
prochain, elles seront en
Asie pour participer, avec
une quarantaine d’autres
sportives, à l’édition 2024
de La Sénégazelle au Népal.
Une course exclusivement
féminine et un voyage
humanitaire qui promet
d’être inoubliable.
« Durant dix jours, nous
allons disputer six courses,
explique Julie, l’aînée.
Chacune d’elle s’achève dans
une école où nous remettrons
des fournitures scolaires
aux enfants. » En plus de
chercher des sponsors –
elles ont besoin de 4 000 €
chacune pour couvrir les frais
d’inscription, de transport,
d’assurance... – ces deux
passionnées de voyage et
de découverte collectent
ainsi cahiers, crayons et
pinceaux pour les remettre
à leurs petits destinataires.
« Il faut savoir qu’au Népal,
une trousse complète est
l’assurance que l’année
scolaire ne s’interrompra
pas faute de moyens, »
précise Émilie. Autorisées à
emporter avec elles 25 kilos
individuels de fournitures,
les Gazelles ne s’inquiètent
pas. « Collecter des crayons,
c’est plutôt simple. Courir six à
neuf kilomètres par jour sous
des températures comprises
entre 25 et 30 degrés, c’est
une autre histoire ! » plaisante
Julie. Là encore, les deux
coureuses ne manquent
pas d’idées pour parfaire
leur préparation. Pour
Émilie, course, pilates et
renforcement musculaire
sont au programme. Pour
Julie, ancienne nageuse,
c’est aquabike, marche et
course chaque semaine !
« La compétition n’est pas
notre leitmotiv car elle n’est
que symbolique, précise
cette dernière. Mais nous
voulons être bien préparées
pour profiter au maximum
de l’incroyable aventure qui
nous attend. » Les courses,
programmées le matin,
laissent place l’après-midi
à la découverte : visites,
excursions mais surtout
rencontres avec les
populations locales font
d’ores et déjà rêver les
deux sœurs. « C’est cet
aspect humain du voyage
que nous attendons tout
particulièrement. » Si leur
esprit galope déjà à l’autre
bout du monde, elles n’en
oublient pas leur autre
objectif : le partage avec les
Bayeusains, notamment les
plus jeunes. Pour ces deux
Bajocasses depuis toujours
investies dans le quotidien de
leur ville et celui des enfants,
c’est une évidence. « Nous
souhaitons aller au-delà de la
course en partageant notre
expérience avant, pendant
et après La Sénégazelle. »
Pour Émilie, ancienne
animatrice du CLEB* et du
Conseil municipal enfance
jeunesse de Bayeux, maman
d’un petit garçon de huit
ans, « ouvrir les enfants aux
problématiques rencontrées
par d’autres écoliers de
l’autre côté de la planète
est essentiel ».
Pour cela, elles peuvent
compter sur le soutien
des équipes du service
enseignement de Bayeux
Intercom dont elles ont un
temps été membres. Dans
les starting-blocks, le duo
ne compte donc pas ralentir
la cadence en attendant le
départ. Notamment Julie,
qui s’active depuis plus
de quinze ans derrière les
fourneaux de La Sapinière
à Saint-Laurent-sur-Mer.
« Cette saison, marquée
par le 80e anniversaire du
Débarquement, promet d’être
très intense ! » sourit la
cheffe. « C’est parfait, ajoute
avec malice sa petite sœur.
Tu perfectionneras ton
cardio ! »
En octobre prochain, Émilie et Julie Saint-Bomer
prendront le départ de La Sénégazelle au Népal,
une course solidaire et exclusivement féminine dont
l’objectif est de venir en aide aux écoliers népalais.
Bajocasses, sœurs et meilleures amies, elles
proposent aux habitants de vivre avec elles ce défi
social et humain.
EXPRESSIONS POLITIQUES ÉGALEMENT SUR
bayeux.fr : rubrique Vivre à Bayeux
« Nous souhaitons aller
au-delà de la course
en partageant notre expérience
avec les Bayeusains. »
ÉMILIE ET JULIE
GAZELLES
AU GRAND CŒUR
Pour suivre
les aventures
d’Émilie et Julie
Rendez-vous sur leurs comptes sociaux
@SoeursbayeuxZelles Emilie Julie
(Facebook et Instagram).
Pour les soutenir
Retrouvez leur cagnotte en ligne sur
payasso.fr/senegazelle/dons
*CLEB : Centre de loisirs éducatifs
de Bayeux, ancien 3 DIX-HUIT
DES OPINIONS EXPRIMER DES BAYEUSAINES CONNAÎTRE
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