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unknown - le Guide Pratique DES Initiatives Locales Pour la Réduction DES Déchets
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Saint-Vigor-le-Grand.
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Thèmes du document : Environnement, Aménagement du territoire, Médias,
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EF-297-0L :
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Collectes Les déchets, de vous à nous
LE GUIDE PRATIQUE DES
INITIATIVES LOCALES
POUR LA RÉDUCTION DES DÉCHETSLE GUIDE PRATIQUE DES
INITIATIVES LOCALES POUR LA RÉDUCTION DES DÉCHETSChères collègues, Chers collègues
Collectéa qui assure la collecte des déchets
de notre territoire souhaite réaffirmer sa
mission dans le domaine de la prévention, afin
d’accompagner l’ensemble des habitants des
103 communes à travers les 3 communautés
de communes adhérentes au syndicat.
Objectifs ? Réduire le volume des déchets,
favoriser le recyclage du papier, du verre et
des emballages ménagers. Sur le terrain, avec
le SEROC, les actions se multiplient dans
ce sens : animations pédagogiques avec les
enfants des écoles et des centres de loisirs,
ateliers de sensibilisation au compostage
pour tous, échanges au quotidien entre
l’ambassadeur du tri et les habitants.
Cette proximité des agents et des élus du
syndicat, nous souhaitons la développer à
nouveau en venant à votre rencontre en
la complétant par des services variés et
pratiques. L’élu de proximité que vous êtes,
nous en sommes convaincus, est le maillon
indispensable au bon fonctionnement de
notre service.
L’évolution de notre territoire et le recul de
nos limites territoriales pourraient laisser
à penser à un éloignement de notre action
au quotidien. C’est dans ce cadre que notre
campagne de sensibilisation envers les édiles
locales nous permettra de jouer notre rôle au
plus près encore de nos administrés en vous
accompagnant chaque jour et en travaillant
ensemble pour le maintien d’un service public
de qualité au meilleur coût.
Vous découvrirez dans les pages suivantes,
toutes les mesures, les réflexes, les actions,
les outils que nous allons partager ensemble.
L’ensemble des équipes de Collectéa sont à
votre disposition et n’hésitez pas à les solliciter
pour toutes vos questions du quotidien et
vos projets du futur. Les vice-présidents et
moi-même sommes là également pour vous
accompagner dans vos démarches d’élu local
au service de cette difficile compétence.
Votre investissement, vos gestes de tri des
déchets, vos efforts quotidiens contribuent à
la préservation de nos ressources naturelles
et de notre environnement, et je vous en
remercie. L’équipe de Collectéa continue
de vous accompagner sur cette voie
incontournable qu’est le développement
durable pour vous, vos administrés et les
générations futures.
Frédéric RENAUD
Président de Collectéa
Maire de Tour en Bessin
ÉDITOSOMMAIRE
Mettre en place le tri sélectif dans les locaux
communaux
Organiser une manifestation éco-responsable
Trier les biodéchets en restauration collective
Mettre en place un éco-cimetière
1. DEVENIR
EXEMPLAIRE
Solliciter une intervention de la Brigade
Verte
Mettre en place un Frigo Solidaire
Mettre en place des conteneurs de collecte
de textiles et de livres
Mettre en place une AMAP
2. TRAVAILLER AVEC
LES AUTRES ACTEURS
Devenir un élu ambassadeur du tri
Proposer un atelier de sensibilisation au tri
sélectif
Organiser une projection-débat
Participer à la Semaine Européenne de la
Réduction des Déchets
3. SENSIBILISER
SES ADMINISTRÉS
3
4
6
7
9
10
12
13
17
19
20
22
Mettre en place un compost collectif
Mettre en place une boîte à livres ou une
boîte à dons
Organiser une bourse aux livres, vêtements,
outils...
4. IMPLIQUER
SES ADMINISTRÉS
24
25
26
Annuaire des acteurs de la réduction des
déchets locaux et nationaux
281.
DEVENIR
EXEMPLAIRE3
Mettre en place le tri
sélectif dans les locaux
communaux
Pourquoi mettre en place le tri sélectif, par
exemple, dans une mairie ou une école ?
Toute administration, toute école, tout local
de travail produit des déchets. S’engager dans
une démarche réfléchie pour les gérer permet
à une commune de réduire son impact sur
l’environnement et d’éduquer ses administrés
aux bonnes pratiques en matière de tri tout en
réalisant des économies et en renvoyant une
image positive.
Comment mettre en place le tri sélectif dans ce
type de locaux ?
La première étape est d’équiper chaque pièce et
chaque bureau avec deux poubelles : une pour
les déchets ultimes et une pour le recyclable.
L’usage de l’une et l’autre de ces poubelles devra
être clairement signalé, et les consignes de tri
affichées à proximité.
Vous devrez également faire passer une
En résumé :
1. Commander des corbeilles et des bennes
supplémentaires
2. Disposer deux corbeilles par salle et par
bureau et afficher les consignes de tri à
proximité
3. Faire passer une circulaire pour encourager
au tri et en rappeler les consignes
circulaire encourageant l’usage de ces nouvelles
poubelles et rappelant les consignes de tri : les
cartons, papiers, canettes, emballages en métal,
bouteilles et flacons en plastique sont recyclables.
Le reste doit être mis avec les déchets ultimes,
dans la poubelle à ordures ménagères, y compris
les gobelets en plastique, pots de yaourts, sacs
plastiques et tout autre plastique n’ayant pas la
forme d’une bouteille, d’un flacon ou d’un bidon.
Où s’équiper ?
Pour s’équiper en corbeilles, vous pouvez
tout simplement passer par votre fournisseur
habituel. Et pour commander de nouvelles
bennes pour le recyclable, vous pouvez vous
adresser à Collectéa qui peut également vous
fournir des sacs jaunes de tri sélectif.4
Organiser une
manifestation
éco-responsable
Qu’est-ce qu’une manifestation éco-
responsable ?
Une manifestation éco-responsable est une
manifestation qui aura le moins d’impact
possible sur l’environnement. Et au cœur de
cette démarche, on trouve bien sûr la gestion
des déchets. Moins la manifestation sera
productrice de déchets, moins elle aura d’impact
sur l’environnement. À titre d’exemple, 1 gobelet
en plastique non recyclable déposé dans le sac
d’ordures ménagères mettra entre 100 et 400
ans à se dégrader. C’est précisément ce type de
déchet qu’il faudra éviter de produire dans ce
cadre.
Comment produire moins de déchets ultimes
sur une manifestation ?
Le meilleur déchet étant celui que l’on ne produit
pas, il faut privilégier les produits durables tels
que les gobelets et la vaisselle réutilisables,
souvent en plastique, parfois en algues. Les
gobelets et la vaisselle réutilisable peuvent être
prêtés par certaines institutions, loués auprès de
prestataires, ou alors achetés. Si vous décidez
d’acheter votre propre vaisselle réutilisable, vous
aurez alors la possibilité de la personnaliser si
vous le souhaitez, par exemple avec votre logo ou
l’affiche de votre événement. Vous les utiliserez
à la place des traditionnels gobelets et vaisselle
jetables et inviterez les stands et buvettes de
prestataires extérieurs à faire de même en leur
fournissant la vaisselle et en leur proposant de
les laver vous-même. Et pour que les participants
rapportent la vaisselle d’eux-mêmes, il suffit de la
consigner, par exemple à 1€.
Ainsi, quand un verre est servi, il est facturé
au prix de la boisson + 1€ de consigne pour le
gobelet. Si le participant a déjà un gobelet, rien
n’est ajouté au prix de la boisson. Et avant de
quitter la manifestation, le participant n’aura qu’à
se rapprocher d’un stand pour rendre son gobelet
et récupérer ses 1€ de consigne. La même chose
peut bien sûr être faite avec des assiettes ou tout
autre type de vaisselle.
À moins de prévoir un stock énorme de vaisselle,
vous devrez prévoir le lavage. Le plus simple est
d’avoir un stand dédié au lavage de votre vaisselle
réutilisable. Vous soulagerez ainsi les autres
stands de cette tâche supplémentaire. Vous
pouvez soit les laver à la main, soit utiliser des
machines à laver qui appartiennent à la mairie si
elle en possède, soit demander à votre fournisseur
de vaisselle de vous prêter des machines à laver
spéciales. Certains fournisseurs proposent ce
service.
Et pour tout ce qui est jetable, favorisez des
produits recyclables et/ou recyclés ou des
matières renouvelables comme le carton ou5
En résumé :
1. Former ses équipes au tri sélectif et à
l’utilisation de vaisselle réutilisable consignée
2. Se procurer de la vaisselle réutilisable et
prévoir un stand pour la laver le jour J
3. Se procurer le matériel nécessaire à la mise en
place du tri sélectif
4. Prévenir Collectéa de la nature et de la
quantité de déchets qu’il faudra venir collecter
5. Sensibiliser les participants à la manifestation
au tri sélectif le jour J
le bois. Il peut s’agir par exemple de touillettes
en bois pour le café plutôt que de touillettes en
plastique.
Comment mettre en place le tri sélectif sur une
manifestation ?
À tous les endroits stratégiques (points de rendez-
vous, stands alimentaires...), il faut mettre à
disposition des contenants pour les différents flux
de déchets. C’est à vous de décider jusqu’où vous
désirez aller dans le tri. À minima, il faudra une
poubelle pour le papier et le plastique recyclable,
et une poubelle pour les ordures ménagères. Mais
à cela vous pouvez ajouter une poubelle à verre et
un bac pour les déchets compostables. Et partout
où vous mettrez cet ensemble de poubelles, il
faudra afficher clairement les consignes de tri.
En complément, vous pouvez mettre en place
un stand de sensibilisation au tri sélectif, tel
que proposé dans ce guide en p. 17. Et pensez
également à former toutes vos équipes au tri : pour
que chaque acteur de la manifestation participe
au tri des déchets, il est nécessaire de former le
personnel au fonctionnement du dispositif mis en
place et aux consignes de tri. Cela peut se faire
lors de réunions de préparation et sur le terrain
pendant le montage.
Par ailleurs, pensez à prévenir Collectéa de la
date de votre événement ainsi que de la quantité
et de la nature des déchets qu’elle pourra créer. Si
nécessaire, Collectéa organisera une tournée de
collecte spécialement pour votre événement.
Où se fournir en matériel spécifique ?
Si vous avez besoin de bacs roulants pour la
collecte des ordures ménagères et du sélectif à
l’usage des exposants et professionnels, contactez
Collectéa qui pourra vous en mettre à disposition.
Vous pouvez appeler au 02 31 92 54 93 ou écrire
à accueil@smismb.fr .
Si vous avez besoin de doubles collecteurs,
type corbeille de ville avec une partie déchets
ménagers et une partie recyclables, le SEROC
pourra vous en mettre à disposition. Vous pouvez
appeler au 02 31 51 69 60 ou écrire à accueil@
seroc14.fr .
Pour ce qui est de la vaisselle, les municipalités
possèdent souvent déjà de la vaisselle en dur.
Mais si vous optez pour utiliser une vaisselle plus
légère, par exemple en plastique réutilisable, vous
pouvez vous tourner vers des prestataire tels que
Ecocup : https://www.ecocup.fr/6
Trier les biodéchets
en restauration
collective
Qu’est-ce qu’un biodéchet ?
En restauration collective, les biodéchets sont
composés de l’ensemble des déchets organiques
issus des repas et de leur préparation : il s’agit des
restes de repas, mais également des épluchures,
arêtes, etc. issus de la préparation et des serviettes
ou essuie-tout souillés par de l’alimentaire. Ces
biodéchets peuvent représenter jusqu’à 80% du
poids des déchets de la restauration collective.
Pourquoi trier les biodéchets ?
Les biodéchets finissent souvent avec les
ordures ménagères avant d’être incinérés. Or,
ils se caractérisent par une très forte teneur en
eau, de l’ordre de 60 à 90 %, ce qui entraîne une
forte dépense énergétique lors de l’incinération
et a pour conséquence un bilan écologique et
économique catastrophique.
Pourtant, en triant les biodéchets, on peut
les revaloriser de manière efficace : soit en
les compostant pour les revaloriser en tant
qu’amendement naturel dans un jardin, soit en les
méthanisant pour les transformer en biogaz.
Le tri des biodéchets entraîne également un gain
économique notable. En réduisant le nombre
de bacs poubelles remplis, vous pouvez réduire
considérablement la facture OMR (ordures
ménagères résiduelles) de l’établissement.
Que faire de ses biodéchets ?
La solution la plus simple est le compostage sur
site. Vous pouvez opter pour le compostage
classique ou pour le compostage électro-
mécanique. Un composteur électro-mécanique
est une machine qui broie et contrôle le
compostage des biodéchets. Ainsi la qualité du
compost en sortie est assurée et sa production
En résumé :
1. Choisir une solution de traitement des
biodéchets
2. Impliquer et responsabiliser le personnel
3. Mettre en place un composteur et s’appuyer
sur un porteur de projet pérenne
4. Installer des poubelles supplémentaires pour
les biodéchets en cuisine et une table de tri dans
le self
5.Élargir le projet du tri au gaspillage alimentaire
si l’opération s’avère être un succès
accélérée (5 semaines au lieu de 5-6 mois), mais
ce type d’installation est bien sûr plus onéreuse
qu’un compost classique.
Comment collecter ses biodéchets ?
Le tri doit être effectué à deux étapes :
• Lors de la préparation des repas, en
cuisine : il suffit d’installer des récipients de
collecte supplémentaire estampillés «biodéchets»
et de faire changer quelques habitudes dans les
cuisines
• À la fin du repas, en salle : le tri doit
être réalisé par les usagers du restaurant
en débarrassant leur plateau à l’aide d’une
table de tri équipée d’une poubelle pour les
biodéchets, d’une poubelle pour les déchets
ultimes, et éventuellement d’une poubelle pour
les déchets recyclables en papier ou plastique
si des emballages recyclables sont distribués
régulièrement au sein du self
Si l’établissement pratique le service à table en
salle, la tâche de tri reviendra au personnel, mais
les usagers pourront les y aider en ne laissant que
des biodéchets dans leurs assiettes et en mettant
les déchets ultimes dans un récipient prévu à cet
effet mis à disposition sur leur table.
Pour ce qui est de la table de tri en salle, des
consignes de tri claires et complètes devront
impérativement y être affichées.
Et si le personnel et les usagers jouent le jeu, vous
pourrez envisager d’aller plus loin en adoptant,
par exemple, une démarche pour lutter contre le
gaspillage alimentaire.7
Mettre en place un
éco-cimetière
Qu’est-ce qu’un éco-cimetière ?
Un éco-cimetière est un cimetière dans lequel
a été aménagé un espace de tri des déchets
spécifiques à ce lieu, notamment les fleurs, les
pots et le terreau, dans le but d’encourager le
réemploi et d’ainsi réduire la production de
déchets. Le cimetière de Campigny a par exemple
été aménagé en ce sens.
Comment mettre en place un espace de tri dans
un cimetière ?
Dans un cimetière, un espace de tri peut prendre
l’aspect d’une plate-forme à trois compartiments
En résumé :
1. Choisir l’emplacement de l’espace de tri
2. Le faire réaliser par ses équipes
3. Afficher les consignes de tri
4. Assurer le réemploi des matières
permettant d’accueillir séparément les pots en
terre, les pots en plastique, ainsi que les déchets
verts (fleurs et terreau). Les pots en terre
peuvent ensuite être revalorisés sous forme pilée
pour les chemins de la commune. Les déchets
verts peuvent être compostés et répandus
comme amendements sur les espaces verts. Et
les pots en plastique peuvent être réutilisés tel
quel. Cette initiative permet ainsi de réduire
considérablement les déchets générés par les
cimetières, qui partent ordinairement avec les
ordures ménagères.2.
TRAVAILLER
AVEC LES AUTRES
ACTEURS9
Solliciter une
intervention
de la Brigade Verte
Qu’est-ce que la Brigade Verte ?
La Brigade Verte propose une prestation de service
consistant à visiter régulièrement les sites de collecte
des déchets pour assurer leur maintien en bonne tenue
et faire remonter des informations les concernant. Les
agents de la Brigade Verte apportent un soutien aux
maires qui le désirent dans le cadre de l’exercice de leur
pouvoir de police pour lutter contre les problèmes de
propreté sur l’ensemble des sites d’apport volontaire,
du fait de dépôts sauvages d’ordures ménagères ou
d’encombrants. Cette prestation est financée par
Collectéa sur son territoire au profit des communes
qui en font la demande.
En résumé :
1. Définir votre besoin
2. En faire part à M. Philippe MADELAINE
au 06 70 53 04 65 ou bien à Collectéa au
02 31 92 54 93 ou par email à :
accueil@smismb.fr
Quelles communes peuvent solliciter la Brigade
Verte ?
Cette prestation est au bénéfice exclusif des
communes rurales ne bénéficiant pas d’un service de
police municipale. Ainsi, elle ne concerne pas Bayeux,
le Molay-Littry et Isigny-sur-Mer.
Comment solliciter une intervention de la Brigade
Verte ?
Il vous suffit de vous manifester auprès de M. Philippe
MADELAINE, notre brigadier vert, au 06 70 53 04 65,
ou auprès de Collectéa au 02 31 92 54 93 au par email
à accueil@smismb.fr .10
Mettre en place un
Frigo Solidaire
Qu’est-ce qu’un Frigo Solidaire ?
Un Frigo Solidaire est un réfrigérateur mis en place
dans l’espace publique dans lequel les passants sont
invités à mettre des denrées alimentaires qu’ils
risquent de ne pas consommer avant la date limite de
consommation, par exemple pour cause de départ en
vacances. Ensuite, d’autres passants pourront venir se
servir parmi ce qui a été placé dans le frigo.
Ce type d’initiative permet d’associer solidarité et
réduction du gaspillage alimentaire. En effet, plus
de 4 millions de Français connaissent la précarité
alimentaire aujourd’hui alors que l’équivalent de 18
milliards de repas sont gaspillés chaque année en
France.
Où mettre en place un Frigo Solidaire ?
Un Frigo Solidaire doit être mis en place dans
l’espace public, devant un local pouvant lui fournir de
l’électricité et un abri pour la nuit. Communément,
les Frigo Solidaires sont mis en place devant des
commerces ou des restaurants, mais on peut aussi
en installer devant des locaux administratifs ou des
locaux communaux qui accueillent du public. Plus
l’endroit est passant, plus le Frigo Solidaire a de
chances de rencontrer du succès.
Comment mettre en place un Frigo Solidaire ?
Deux options s’offrent à vous : passer par l’association
Frigos Solidaire ou le mettre en place vous-même.
L’association Frigos Solidaires est là pour vous aider
à mettre en place votre frigo du moment qu’il est
installé chez un restaurateur. Une fois que vous aurez
trouvé un restaurateur souhaitant s’engager dans
l’aventure, vous devrez allez à l’adresse suivante
pour télécharger une convention de partenariat avec
l’association : https://www.identites-mutuelle.com/
lesfrigossolidaires
Il vous suffira ensuite de la signer et de la renvoyer à
l’adresse suivante : hello@lesfrigossolidaires.com
Une fois votre dossier validé par l’association, vous
pourrez soit acheter le frigo vous-même soit lancer
une collecte Helloasso via le lien suivant : http://bit.
ly/2iZJcNg
Si vous désirez le mettre en place vous-même, vous
pourrez installer le frigo de votre choix dans le lieu de
votre choix. Vous pourrez par exemple le placer dans
un local appartenant à la commune. Cela offre plus
de liberté mais vous laisse le soin de trouver un frigo
adapté, si possible avec une porte transparente, de lui
fabriquer une caisse à roulettes pour le protéger des
intempéries et le déplacer facilement, et d’afficher
les consignes de dépôt de denrées alimentaires. Il
faudra également désigner des personnes qui seront
en charge du projet et qui assureront un suivi régulier
du frigo.
Combien ça coûte ?
En passant par l’association Frigos Solidaires, le
frigo coûte 1300€, livraison comprise. Mais il peut
ne rien vous coûter, car il est censé être financé par
la collecte mentionnée ci-dessus. Bien entendu, vous
pouvez vous-même participer à la collecte, soit en
tant qu’institution, soit en tant que personne, ou en
financer l’intégralité.
Si vous décidez de vous procurer vous-même un frigo,
il faudra compter entre 450€ et 1500€ selon le modèle
désiré. À cela s’ajoutera la main d’œuvre pour lui
fabriquer une caisse à roulette ainsi que l’impression
des consignes sur un papier autocollant résistant à
l’eau et aux UV.
Comment faire connaître son Frigo Solidaire ?
Il sera important de communiquer à deux moments
clés du projet : la collecte (si vous en faites une) et la
mise en place du Frigo Solidaire. La marche à suivre
lors de ces deux phases est presque la même :11
En résumé :
Avant de mettre en place un frigo :
1. Trouver un lieu adapté
2. Désigner des personnes qui seront en
charge du frigo solidaire
Pour obtenir le frigo via Frigos Solidaires :
1. Signer la convention de partenariat
avec l’association Frigos Solidaires
téléchargeable à l’adresse suivante :
https://www.identites-mutuelle.com/
lesfrigossolidaires
2. L’envoyer à l’adresse suivante :
hello@lesfrigossolidaires.com
3. Lorsque le dossier est validé, ouvrir une
collecte Helloasso pour le financement du
frigo (1300€) via le lien suivant :
http://bit.ly/2iZJcNg
4. Relayer la campagne de financement pour
obtenir des dons
Après la mise en place du frigo :
1. Communiquer sur l’existence de votre
Frigo Solidaire
2. Sortir le frigo le matin et le rentrer le soir
3. Surveiller régulièrement si le contenu du
frigo correspond aux consignes données
• L’envoi d’un communiqué de presse aux
correspondants de presse locaux
• Un article dans le journal communal et sur le site de
la mairie
• Des publications sur les comptes réseaux sociaux de
la mairie
• Un email envoyé aux réseaux associatifs concernés
par la thématique
Et après la mise en place du frigo vous pourrez
également disposer :
• Des affiches dans votre commune
• Des flyers dans des lieux stratégiques (par exemple :
mairie, lieux culturels, commerces locaux...)
Votre communication devra impérativement intégrer
le lien vers votre campagne de financement en ligne
pour la collecte si vous en faites une, et l’adresse, les
jours et horaires d’accessibilité ainsi que les consignes
de dépôt de denrée alimentaires pour la mise en place
du Frigo Solidaire.
Que déposer dans un Frigo Solidaire ?
On peut y déposer :
• Des végétaux : fruits, légumes …
• Des produits secs : biscuits, produits d’épicerie …
• Des produits sans date de péremption affichée
• Des produits avec une DLC (non dépassée, et encore
emballés)
• Des produits avec une DLUO (y compris
raisonnablement dépassée)
On ne peut pas y déposer :
• Des plats cuisinés maison
• Des produits déjà entamés
• De l’alcool
• De la viande et du poisson
Et pour les produits frais, il faut veiller à ne pas briser
la chaîne du froid.
Ces consignes de tri sont préinscrites sur le Frigo
Solidaire avant livraison, vous n’aurez donc pas à
vous soucier de les y faire inscrire si vous passez par
l’association. Par contre, vous devrez les y inscrire
vous-même si le frigo est mis en place par vos soins.
Comment prendre soin de son Frigo Solidaire ?
Le Frigo Solidaire doit être sorti dans la rue le matin et
rangé dans son local le soir. Comme tout frigo, il doit
être nettoyé régulièrement et il faut vérifier les dates
de péremption et l’état de ce qui y a été entreposé.
En cas de dégâts constatés sur un frigo obtenu via les
Frigos Solidaires, il faut prévenir l’association.12
Mettre en place des
conteneurs de collecte
de textiles et de livres
Qu’est-ce qu’un conteneur de récupération ? Et
qu’est-ce que la B.A.C.E.R ?
Un conteneur de récupération est une sorte de borne
dans laquelle on peut déposer des dons. Vous en
avez sans doute déjà croisés à proximité de colonnes
de tri sélectif. Il s’agit généralement de conteneurs
de récupération de textiles, mais un petit nouveau
fait son apparition : un modèle de conteneur de
récupération de livres. Ils permettent de rediriger ces
déchets vers du réemploi ou du recyclage plutôt que
de les laisser partir avec les déchets ménagers, et ainsi
œuvrer pour la réduction des déchets. Les conteneurs
de récupération présents sur le territoire de Collectéa
sont en grande majorité des bornes mises en place
par la B.A.C.E.R. Il s’agit d’une association actrice
de l’Économie Sociale et Solidaire. Elle favorise
l’insertion des demandeurs d’emploi en développant
des initiatives locales en lien avec l’environnement et
la récupération.
Où installer un conteneur de récupération ?
Un conteneur de récupération doit être facilement
accessible, notamment aux automobilistes. On les
trouve la plupart du temps à côté de colonnes de tri ou
sur des parkings.
Que peut-on déposer dans un conteneur de
récupération ?
Dans un conteneur de récupération textile, on peut
En résumé :
1. Se manifester à B.A.C.E.R par téléphone
au 02 31 77 06 08 ou par mail à contact.iae.
caumont@orange.fr
2. Déterminer l’emplacement du ou des
conteneurs sollicités avec eux
3. Signer un accord de partenariat entre
B.A.C.E.R et votre commune
déposer : des vêtements, du linge de maison et de la
maroquinerie. Ces textiles doivent être propres et en
bon état.
Dans un conteneur de récupération de livres, on
déposera exclusivement des livres, peu importe leurs
dimensions. Ils devront également être en bon état.
Comment mettre en place un conteneur de
récupération ?
Pour mettre en place un conteneur, il suffit de contacter
la B.A.C.E.R. Ils possèdent des conteneurs ainsi que le
matériel et le personnel nécessaires pour leur mise en
place, les entretenir et les vider régulièrement. C’est
donc très simple.
Commencer par vous manifester à l’association par
téléphone au 02 31 77 06 08 ou par mail à contact.
iae.caumont@orange.fr . Ensuite, en accord avec
la B.A.C.E.R, vous déterminerez l’emplacement
du conteneur sollicité et signerez un accord de
partenariat entre la B.A.C.E.R et votre commune.
C’est la B.A.C.E.R qui s’occupera de la collecte et du
tri. En échange, vous vous engagez à ne pas déplacer
le conteneur sans l’accord de la B.A.C.E.R et à signaler
toute anomalie le concernant.13
Mettre en place
une AMAP
Qu’est-ce qu’une AMAP ?
Une Association pour le Maintien d’une Agriculture
Paysanne (AMAP) est, en France, un partenariat de
proximité entre un groupe de consommateurs et
une exploitation agricole locale. Les consommateurs
payent à l’avance la totalité de leur consommation sur
une période définie, souvent 6 mois, et en échange
l’exploitation locale s’engage à fournir sur une base
régulière, souvent hebdomadaire, un panier de légumes
de saison et éventuellement d’autres produits aux
consommateurs, un peu comme un abonnement. Ce
type d’initiative permet d’encourager une agriculture
locale tout en réduisant les déchets, les légumes
passant directement de la cagette du maraîcher au
panier du consommateur, sans emballage ou presque.
Comment créer un collectif de consommateurs ?
Commencez par contacter le groupement des
agriculteurs bio local (Bio Normandie) pour que votre
projet d’AMAP soit recensé sur leur site internet
(nom, lieu, courrier électronique ou téléphone). Puis
utilisez tous les leviers de communication que vous
offre votre commune : affichage, flyers, site internet,
et réseaux sociaux. Contactez également par mail
les associations liées à l’environnement, la santé,
l’éducation, les Systèmes d’Échanges Locaux, le comité
des fêtes, et les groupes communautaires tels que les
associations de résidents. Beaucoup d’associations
ont des listes de diffusion sur Internet, demandez-leur
de diffuser votre annonce. Et bien sûr, mettez dans la
boucle l’ensemble des élus de votre commune ainsi
que le personnel communal. Ils pourraient bien être
intéressés également.
Un groupe de 4 à 5 consommateurs est suffisant pour
étudier et mettre en place un projet d’AMAP. Vous
recruterez plus de consommateurs quand votre projet
sera plus avancé. Mais collectez dès le départ les
noms des personnes susceptibles d’être intéressées
à l’avenir. En général, les AMAP démarrent avec 25
consommateurs, mais certaines ont commencé avec
seulement 6 consommateurs, pas d’inquiétude !
Beaucoup de personnes attendent de voir si cela
fonctionne avant de s’engager : attendez-vous à
prendre des inscriptions en cours de route.
Une fois un noyaux de collectif constitué, il est temps
d’organiser une première réunion d’information.
Comment définir la composition d’un panier ?
Faites remplir un questionnaire aux consommateurs
qui se sont manifesté. Voici un exemple de
questionnaire pour définir la composition d’un panier
de légumes :
1. Combien de personnes comptez-vous nourrir avec
le panier ? (permettra de fixer la taille des parts de
récolte)
2. En moyenne, combien dépensez-vous par semaine
en légumes ? (donnera une idée de ce que les
consommateurs sont prêts à payer)
3. En moyenne, combien de kilos de légumes
consommez-vous par semaine ? (donnera une idée du
poids approximatif des paniers)
4. En moyenne, combien de légumes différents
consommez-vous par semaine? (aidera à établir la
composition approximative des paniers)
5. Quand ils sont de saisons, quels légumes
consommez-vous chaque semaine ? (indique quels
sont les produits qui devront constituer la base du
panier)
6. Quels légumes n’aimez-vous vraiment pas ?
(indique ce qui sera plutôt proposé en produits
complémentaires)
Si vous obtenez des réponses très hétérogènes,
essayez de faire des groupes homogènes, et établissez
pour chacun de ces groupes un abonnement différent.
Cependant, si vous débutez en AMAP, il est préférable
de garder une unique formule d’abonnement afin de
ne pas rendre la tâche difficile au départ.
Toutes ces informations vous guideront dans le choix
du ou des exploitants agricoles avec lesquels vous
déciderez de vous engager. Elles vous permettront14
également de fixer un prix et un rythme. À savoir
que la moyenne est à une dizaine d’euros par panier
(sans compter les produits complémentaires) et
que le rythme de distribution est majoritairement
hebdomadaire.
Comment trouver un producteur ?
Pour identifier les producteurs présents sur votre
territoire, vous pouvez faire passer une annonce
auprès du groupement des agriculteurs bio local (Bio
Normandie), de la confédération paysanne, et du
CIVAM de la région ou du département. Le mieux est
encore de vous rendre directement sur les marchés
ou chez les producteurs effectuant de la vente directe
à la ferme (renseignez-vous auprès des organismes
précédemment cités et auprès de votre office de
tourisme pour les connaître), et discutez avec eux.
Choisissez le producteur selon son expérience
agricole, vos attentes en termes de produits (diversité,
label...), la localisation de la ferme par rapport au
point de distribution, et l’adhésion du producteur aux
principes des AMAP (voir la charte disponible ici :
http://miramap.org/La-charte-des-AMAP.html).
Une ou plusieurs visites de fermes sont à réaliser avec
des membres du groupe de consommateurs pour
valider la possibilité de créer un partenariat avec ces
agriculteurs.
Comment s’organise une AMAP en tant
qu’association ?
Une fois les premiers consommateurs rassemblés, le
producteur rencontré et le projet officialisé, il sera
temps de créer un statut d’association de loi 1901
pour l’AMAP. Et comme pour toute association, il
faudra y mettre en place un bureau, qui dans l’univers
des AMAP est appelé «comité». Les membres du
comité sont des consommateurs vraiment motivés par
la démarche et pouvant donner bénévolement un peu
de leur temps à l’AMAP. Laissez donc de préférence
les consommateurs prendre un rôle au sein du comité,
mais en tant qu’initiateur du projet vous pourrez par
exemple vous assurer de la formation de chacun à la
tâche qui l’attend.
Les rôles classiques au sein du comité d’une AMAP
sont :
• Le coordinateur :
Il convoque et anime les réunions, discute
régulièrement avec les producteurs et les autres
partenaires pour s’assurer que les objectifs de la ferme
et du groupe sont atteints, utilise ces conversations
pour établir l’ordre du jour des réunions. Il est
chargé du suivi du recrutement des nouveaux
consommateurs, de la gestion de la liste d’attente, et
supervise le renouvellement des engagements.
• Le trésorier :
Il est chargé de collecter les chèques des
consommateurs, de les remettre au producteur.
Il s’occupe également de la gestion financière de
l’association.
• Le responsable communication :
Il rédige les comptes-rendus des réunions, fait les
mises à jour d’informations, et les diffuse. Il recueille
les informations afin de publier un bulletin sur une
base régulière.
• Le responsable distribution :
Il s’assure de la présence, à chaque distribution et à
tour de rôle, d’au moins un consommateur de l’AMAP
chargé d’aider le producteur à disposer les denrées,
afficher la composition du panier, et à accueillir les
autres consommateurs. Pour cela, il demande à chacun
de s’inscrire pour au moins une distribution lors de la
prise des abonnements, et les contacte 2 jours avant
chacune d’elles pour s’assurer de leur présence.
• Le responsable animation :
Il est chargé d’organiser les différentes manifestations
qui auront lieu sur la ferme durant la saison :
visite et pique-nique de début de saison, repas
collectifs, activités pour les enfants… Il organise
avec le producteur les travaux à la ferme ouverts
aux consommateurs : aide aux champs, entretien
du paysage, rénovation d’un bâtiment, d’un pont…
Renseignez-vous auprès des autres AMAP pour vous
faire une idée des possibilités en termes d’animation.
Vérifiez que les consommateurs sont assurés en cas15
En résumé :
1. Recruter des consommateurs
2. Organiser une réunion
3. Créer officiellement une association de
loi 1901 et mettre en place le comité
4. Estimer les besoins en faisant remplir un
questionnaire aux consommateurs
5. Trouver un ou des producteurs
6. Se mettre d’accord sur la composition
du panier, le prix de l’abonnement et les
modalités de paiement
7. Signer un contrat entre l’AMAP et le ou
les producteurs
8. Prendre les premières adhésions et les
premiers paiements
9. Trouver un lieu de distribution
10. Définir un jour et une heure de
distribution
11. Faire un événement pour le lancement
de l’AMAP
12. Communiquer régulièrement pour
trouver de nouveaux adhérents dans la
limite des capacités de votre exploitant
agricole à fournir des paniers
d’incident sur la ferme. Au besoin, l’AMAP peut aussi
assurer ses activités.
Il faudra ensuite signer une convention de partenariat
entre l’AMAP et le ou les exploitants agricoles
auprès desquels vous vous engagez. Cet engagement
réciproque entre producteur et consommateurs se
concrétise par la validation et la signature du contrat
entre les deux parties, la signature de la Charte et
l’adhésion à Bio Normandie du producteur et de
l’AMAP.
Enfin, vous devrez ouvrir un compte bancaire au
nom de l’AMAP pour pouvoir encaisser les adhésions
et les paiements des paniers, et reverser à chaque
agriculteur la part qui lui revient.
Quel lieu et quel horaire pour la distribution ?
Le lieu de distribution devra être accessible facilement
pour l’ensemble des adhérents. Le lieu doit être
pourvu d’un parking et d’un espace couvert. Ce peut
être à la ferme directement, dans l’espace public ou
dans un local communal. Il arrive parfois même que ce
soit chez des particuliers membres de l’AMAP.
La distribution doit se faire idéalement en fin de
journée, à peu près à l’heure de la sortie du travail des
adhérents en situation d’emploi. Et les distributions
durent généralement entre 30 minutes et une heure.
Les consommateurs doivent venir avec un sac ou un
panier pour récupérer leurs produits qui viennent
sans sac et sans emballage.
Comment organiser le lancement de l’AMAP ?
Vous pouvez organiser un petit événement pour
marquer le coup et permettre aux membres de l’AMAP
de se rencontrer tout en faisant parler du projet dans
la presse locale. Ce qui se fait le plus souvent est une
visite de la ferme, suivie d’un pot et d’une dégustation
de quelques uns des produits qui seront distribués
ultérieurement dans les paniers.
Ensuite, vous devrez pérenniser l’AMAP en parlant
régulièrement d’elle, par exemple en la mentionnant
auprès de chaque nouvel habitant de votre commune,
ainsi que dans les communes voisines, dans les écoles
pour toucher les parents d’élève, etc.
Quelles sont les coordonnées des organismes cités ?
• Bio Normandie : conseil@bio-normandie.org / 02 31
47 22 85
• Confédération paysanne du Calvados : confpays14@
yahoo.fr / 02 31 83 64 51
• CIVAM Basse Normandie : frcivambn@yahoo.fr / 02
31 68 80 58
Et pour plus d’information, vous trouverez des guides
très complets sur la constitution d’une AMAP aux
adresses suivantes :
• http://www.amap44.org/media/A1331907108457/
guidecreationamap.pdf
• http://www.groupesalimentaires.be/wp-content/
uploads/Amap-Kit-Creationannexes-080509.pdf3.
SENSIBILISER
SES ADMINISTRÉS17
Devenir un élu
ambassadeur du tri
Qu’est-ce qu’un élu ambassadeur du tri ?
Un ambassadeur du tri est une personne qui, par des
discours et des actions, va promouvoir le tri sélectif des
déchets autour de lui. Pour un élu, il s’agira de guider
et d’encourager ses administrés, ses collaborateurs
et les acteurs de son territoire en ce qui concerne
les bonnes pratiques en matière de tri sélectif. En
effet, l’élu local est le principal maillon entre les
administrés, les acteurs locaux et la collectivité, il est
le plus à même de faire descendre comme de faire
remonter des informations. Son implication active
est donc essentielle pour mener à bien une politique
de réduction des déchets, notamment par l’évolution
qualitative et quantitative du tri sur son territoire.
Comment se former ?
Avant toute chose, il faut maîtriser soi-même un
minimum le sujet. Heureusement, de nombreuses
ressources en ligne sont désormais disponibles pour
se former à la question du tri sélectif. Vous trouverez
des documents en accès libre notamment sur les sites
suivants :
• www.ademe.fr
• www.ecoemballages.fr
• www.consignesdetri.fr
• www.zerowastefrance.org
À qui s’adresser ?
En tant qu’élu, vos cibles principales seront vos
administrés ainsi que vos collaborateurs. Il vous
reviendra au fil des rencontres de repérer en particulier
deux types d’interlocuteurs : vos appuis (par exemple,
associations ou personnels souhaitant œuvrer pour
le tri sélection) ainsi que vos cibles à privilégier (les
mauvais trieurs ou les acteurs locaux non-engagés
dans la démarche qui pourraient pourtant faire une
différence, comme par exemple les chefs de cuisine
scolaire, les employés de mairie etc.). Vous pourrez
vous appuyer sur les premiers pour monter des
actions communes, et prêterez une attention toute
particulière au second pour les inciter à adapter des
bonnes pratiques en matière de tri sélectif.
Comment parler du tri sélectif ?
Les interventions sur la thématique du tri se divisent
en deux axes principaux :
• Expliquer les consignes de tri
• Expliquer les bienfaits environnementaux,
économiques et sanitaire du tri
Les consignes de tri diffèrent d’un territoire à l’autre.
Vous retrouverez les consignes concernant le
territoire de Collectéa sur le site du SEROC (http://
www.seroc-bayeux.fr) dans l’onglet «Tri et recyclage».
Pour ce qui est des bienfaits environnementaux,
économiques et sanitaires, vous trouverez de
nombreux chiffres et arguments en suivant les liens
donnés plus haut, mais voici en résumé les arguments
principaux :
• Argument économique :
o Mettre en avant les bénéfices économiques18
En résumé :
1. Se former à la thématique du tri sélectif et
du recyclage
2. Repérer ses cibles principales et ses
appuis sur son territoire
3. Sensibiliser ses administrés et monter des
projets avec des acteurs locaux
d’une bonne gestion des déchets :
Gérer d’anciennes décharges peu prendre jusqu’à 50
ans et donc coûter cher aux collectivités. Détourner
une partie des déchets vers le recyclage, qui par ailleurs
génère des revenus, permet de limiter l’ouverture de
nouveaux sites et ainsi de réduire la facture pour les
collectivités et le contribuable.
• Argument environnemental :
o Recycler permet de réduire la pollution ainsi
que le dérèglement climatique :
En recyclant, on évite une partie des pollutions (de l’air,
de l’eau ou des sols) dues à l’extraction de ressources
naturelles, à leur transport et à la fabrication des
produits.
Par exemple : l’émission de gaz carbonique due au
transport des matières premières (qui viennent
parfois de très loin) et aux activités industrielles
participe à l’augmentation de l’effet de serre et donc
au réchauffement de la planète.
o Recycler permet de préserver nos ressources
naturelles :
Les biens que nous consommons sont produits à partir
de matières premières qui ne sont pas inépuisables.
Trier nos déchets pour qu’ils soient réemployés ou
transformés en matières premières secondaires, c’est
économiser les ressources naturelles qui risquent de
s’épuiser dans les décennies à venir. Ainsi, en recyclant
1 tonne d’aluminium, on économise 2 tonnes de
bauxites. En recyclant 1 tonne de papier, on épargne
17 arbres. En recyclant 1 tonne de plastique PET, on
économise 800 kg de pétrole brut.
o Recycler permet d’économiser de l’énergie :
Fabriquer de nouveaux produits à partir de matières
premières recyclées permet d’économiser de
l’énergie. En effet, l’extraction et la transformation des
matières premières consomment plus d’énergie que
leur recyclage. Par exemple, refondre des canettes
d’aluminium permet d’économiser 95% de l’énergie
qui serait utilisée pour l’extraction de ce métal.
• Argument santé :
o Recycler permet de protéger notre santé en
préservant l’air et l’eau :
La majorité des déchets mettent des années à se
dégrader et à disparaître. Certains contiennent des
substances toxiques qui vont s’infiltrer dans le sol et
les nappes d’eau souterraines et ainsi les contaminer.
Et s’ils sont incinérés, les déchets rejettent des
particules dans l’air. Trier et recycler ses déchets
permet de ne pas avoir à les enfouir ou les incinérer.
C’est donc non seulement préserver la nature mais
aussi sa santé.
Et pour recycler, il faut trier. C’est le point de départ
de toute la chaîne. Le tri à la maison, dans les écoles,
dans les entreprises, dans les institutions... est
incontournable.19
Proposer un atelier de
sensibilisation au tri
sélectif
Qu’est-ce qu’un atelier de sensibilisation au tri ?
Il s’agit d’un atelier généralement ludique et rapide qui
permet, à travers une mise en situation, de tester les
connaissances des participants et de leur transmettre
les bonnes pratiques en matière de tri sélectif. Un tel
atelier prend souvent la forme d’un stand tenu par
un ou plusieurs animateurs et contenant du matériel
pédagogique.
Où et quand l’organiser ?
Un atelier de sensibilisation au tri est itinérant. Il peut
être installé de manière éphémère lors d’événements
ouverts au public ayant lieu sur votre commune
tels que des kermesses, des foires, des événements
associatifs, des marchés, etc. Il peut également être
installé en marge d’une intervention dans une école ou
une entreprise sur la thématique des déchets. En bref,
vous pouvez proposer un atelier de sensibilisation au
tri sélectif partout où vous aurez la place de l’installer
et la possibilité de trouver des participants.
Comment l’organiser ?
Plusieurs ateliers de sensibilisation autour du tri
sélectif existent. Vous pouvez même en inventer un
vous-même. Dans tous les cas, cela nécessitera une
table et un ou deux bénévoles à minima, et idéalement
une tonnelle et deux chaises si l’atelier se déroule en
extérieur.
Voici un exemple d’atelier simple à réaliser :
Disposer sur une table une boîte dans laquelle vous
mettrez un ensemble d’emballages vides, par exemple
: une canette, une boîte de conserve, une bouteille en
plastique, un paquet de chips, une boîte de gâteaux en
carton, une barquette en plastique transparent, une
En résumé :
Avant :
1. Réunir le matériel nécessaire (table,
chaises, tonnelle, boîtes, emballages vides)
et identifier des animateurs
2. Elaborer un agenda pour la tournée de
votre atelier de sensibilisation en vous
appuyant sur l’agenda des manifestations
locales
Le jour J :
1. Inviter les passants à participer
2. Leur faire effectuer l’atelier
3. Leur rappeler et leur expliquer les
consignes de tri
barquette en polystyrène, et un bocal en verre ainsi
que son couvercle.
Devant cette boîte, disposer trois autres boîtes aux
couleurs des poubelles de tri sélectif.
Pour le participant, la consigne est de trier les déchets
présents dans la première boîte en les répartissant
entre les trois boîtes représentant les différentes
poubelles.
Une fois le tri effectué, l’animateur regarde avec le
participant si le tri a été fait correctement ou non, et lui
explique les éventuelles erreurs tout en lui rappelant
les consignes de tri en vigueur.
Avec notre exemple, un sans faute serait :
• Boîte ordures ménagères : paquet de chips,
barquette en plastique transparent, barquette en
polystyrène
• Boîte papier/plastique/métal recyclable : canette,
bouteille en plastique, paquet de gâteaux en carton,
boîte de conserve, couvercle du bocal en verre
• Boîte verre : bocal en verre
Et si vous avez à votre disposition des flyers rappelant
les consignes de tri, c’est le moment idéal pour les
distribuer.20
Organiser une
projection-débat
Qu’est-ce qu’une projection-débat ?
Il s’agit de la projection d’un film de fiction ou d’un
documentaire suivie d’un débat entre la salle et
un expert de la thématique et/ou un membre de
l’équipe du film. C’est l’occasion de sensibiliser à
une thématique (ici, la réduction des déchets) d’une
manière ludique, dynamique et conviviale.
Où l’organiser ?
Vous devrez trouver un lieu adapté à une projection :
soit une salle de cinéma, soit une salle que l’on pourra
équiper d’un écran, d’un projecteur, et d’un système
de son, ainsi que d’un nombre conséquent de chaises.
Quand l’organiser ?
Une projection-débat est généralement programmée
en soirée, plutôt en semaine. Elle débute entre 19h et
20h30, selon la durée du film et le temps que l’on veut
laisser au débat. Il faut prévoir que le débat finisse au
plus tard à 22h.
Un film documentaire dure le plus souvent entre 52
minutes et 1h30. Et un débat dure en moyenne 45
minutes. À cela, il faut ajouter une courte introduction
avant le début du film ainsi qu’une présentation rapide
du ou des intervenants avant le lancement du débat.
Une projection-débat dure ainsi entre 1h45 et 2h30
en moyenne.
Comment l’organiser ?
Tout commence par la sélection d’un film et de sa
visualisation par l’équipe organisatrice.
Ensuite, vous devrez faire une demande au producteur
du film pour obtenir les droits de diffusion. Si le film est
autoproduit, vous pouvez trouver un arrangement à
l’amiable avec le réalisateur, voire obtenir une cession
de droits à titre gracieux. Néanmoins, si vous avez un
peu de budget pour cette projection, vous pouvez
décider de le soutenir. Sinon, vous devrez contacter
la société de production. Vous pouvez toujours tenter
de négocier les droits de diffusion, mais en général ils
s’élèvent de 150 à 200 euros pour une projection.
Puis, il faudra trouver un intervenant spécialiste de
la question traitée et/ou contacter l’équipe du film
pour leur demander si l’un d’eux peut intervenir.
Pour trouver facilement un intervenant sur la
question de la réduction des déchets, vous pouvez
vous référer à l’annuaire figurant à la fin de ce livret.
Si vos intervenants viennent de loin, vous devrez
probablement budgéter leur transport, leur logement
et un à deux repas sur place.
Enfin, il faudra vous procurer une copie du film et
tester à l’avance votre DVD ou votre fichier sur le
matériel sur lequel vous le projetterez pour éviter
tout cafouillage le jour J.
Comment en faire parler ?
Une bonne communication est nécessaire pour
s’assurer de la venue du public. Elle devra débuter au
moins trois semaines avant la projection et consistera
en :21
En résumé :
Avant :
1. Constituer une équipe pour mener à bien
le projet
2. Sélectionner un film et le visionner
3. Trouver un intervenant
4. Définir une date
5. Trouver un lieu ainsi que des chaises et du
matériel de projection si besoin
6. Communiquer
7. Préparer des questions pour le débat
Le Jour J :
1. Présenter le film
2. Assurer la projection
3. Présenter l’intervenant et introduire le
débat
4. Répartir la parole
5. Relancer le débat avec des questions
préparées à l’avance si la discussion peine à
prendre
Après :
1. Faire un bilan de l’événement avec
l’équipe organisatrice
• L’envoi d’un communiqué de presse aux
correspondants de presse locaux
• La publication des détails de l’événement sur le site
infolocale.fr
• Des affichages dans votre commune
• Un article dans le journal communal et sur le site de
la mairie
• Des publications sur les comptes réseaux sociaux de
la mairie
• Des flyers disposés dans des lieux stratégiques (par
exemple : lieux culturels, commerces locaux...)
• Un email envoyé aux réseaux associatifs concernés
par la thématique
Votre communication devra impérativement intégrer :
le lieu, la date, l’horaire, le titre du film, le thème du
débat et le tarif ou la gratuité de la projection.
Quel film diffuser ?
Voici quelques idées de films documentaires sur la
thématique des déchets :
• Ma vie Zéro Déchet, de Donatien Lemaître
• TRASHED, de Candida Brady
• Ces voyageurs qui changent le monde, de Sylvain
Braun*
• Prêt à jeter, de Cosima Dannoritzer*
• Rien ne se perd, tout se transforme, Jean
Bourbonnais*
• Super Trash, de Martin Esposito*
• La Tragédie électronique, de Cosima Dannoritzer*
• Aux déchets, citoyens !, de Anne Mourgues
• La course au zéro déchet, de Christopher Beaver
*L’ensemble de ces films sont disponibles à La maison
du documentaire de Lussas. En les contactant, vous
pourrez vous procurer une copie du film et bénéficier
de leur aide pour négocier les droits de diffusion. Leur
site : http://www.lussasdoc.org22
Participer à la Semaine
Européenne de la
Réduction des Déchets
Qu’est-ce que la Semaine Européenne de la Réduction
des Déchets?
La Semaine Européenne de la Réduction des Déchets
(SERD) a lieu chaque année en novembre. Son objectif
est de sensibiliser tout un chacun à la nécessité de
réduire la quantité de déchets générés et donner des
clés pour agir au quotidien aussi bien à la maison, au
bureau ou à l’école. La SERD s’adresse aussi bien aux
administrations et collectivités, aux associations,
qu’aux scolaires et au grand public. Inscrite dans le
cadre de la campagne nationale sur la réduction des
déchets, la SERD est un moment fort de mobilisation.
En 2017, ce sont près de 13 500 actions qui ont été
organisées dans les 28 États européens.
Comment participer ?
Pour participer, il vous suffit de vous inscrire en ligne
et d’organiser un événement ou une action en lien
avec la thématique de la réduction des déchets dans
votre commune. Toutes les initiatives présentées
dans ce livret rentre dans le cadre de ce qui peut
En résumé :
1. Sélectionner une action à mener
2. Composer une équipe pour l’organiser
3. S’inscrire sur le site de la SERD
4. Suivre la notice de l’action choisie
être proposé lors de la SERD, vous pouvez donc tout
simplement en sélectionner une. Par ailleurs, d’autres
fiches pratiques d’actions sont disponibles sur le site
officiel de la SERD.
Qu’est-ce qu’une action commune ?
Vous pouvez aussi opter pour l’organisation d’une
action commune dans le cadre de la SERD. Les
actions communes sont des actions à mener avec
les établissements scolaires, les entreprises, les
administrations et les ménages de votre territoire.
Elles sont proposées à l’ensemble des organisateurs
européens de la SERD. Leur mise en place répond à
une attente majeure : le chiffrage de l’impact « réel »
sur la réduction des déchets. Ces actions sont centrées
sur 4 thèmes : les déchets de papier, le gaspillage
alimentaire, la réutilisation/réparation et les déchets
d’emballages. L’objectif de ces actions est de pouvoir
mettre en avant les quantités chiffrées de déchets que
nous pouvons éviter.
Plus d’informations sur : http://www.serd.ademe.fr/4.
IMPLIQUER
SES ADMINISTRÉS24
Mettre en place un
compost collectif
Qu’est-ce qu’un compost collectif ?
Le compostage est une pratique accélérant le
processus naturel de décomposition de la matière
organique en sels minéraux et en humus. Composter
permet de réduire la quantité des déchets verts et
alimentaires, et améliore la fertilité du sol et sa teneur
en humus.
Un compost collectif est un compost alimenté par
plusieurs foyers ou par un ensemble de membres
d’une entité quelle qu’elle soit. Il permet à ses usagers
de réduire leurs ordures ménagères en détournant
une bonne partie de leurs déchets organiques vers le
composteur, et non plus vers la poubelle, même s’ils
n’ont pas la place d’avoir un composteur dans leur
propre habitation.
Où l’installer ?
Un compost collectif doit être installé dans un endroit
accessible à tout ceux qui s’engageront à l’alimenter,
c’est-à-dire à 100m maximum de chaque membre du
collectif. Ce peut être en pied d’immeuble, dans la rue
d’une zone résidentielle, dans la cour d’une entreprise,
etc. Idéalement, un composteur doit être situé en zone
mi-ombragée.
Où trouver un composteur ?
De nombreux fournisseurs proposent des
composteurs de tailles et de qualités diverses. Vous
pouvez également décider de fabriquer votre propre
composteur, ce qui restera la solution la moins
onéreuse. Ce peut être d’ailleurs l’occasion de souder
le collectif qui se sera composé autour d’un projet de
composteur au cours d’un chantier participatif. De
nombreux plans sont disponibles en ligne.
Pour le choix du modèle, il dépendra essentiellement
de votre budget et du nombre de personnes qui
utiliseront le composteur. Il faut compter une capacité
de 100 à 200 litres par utilisateur.
Idéalement il faudra mettre 3 composteurs côte à
côte. Un composteur s’alimente pendant 3 à 4 mois
puis a besoin de 6 à 8 mois de repos pour transformer
les déchets verts et alimentaires en compost. Cela
permettra donc une rotation.
Comment créer un collectif autour d’un compost ?
La première étape consistera à montrer votre volonté
de mettre en place des composteurs collectifs dans
votre commune, notamment à travers des affiches,
des flyers, un article dans le journal communal et sur
le site de la mairie en donnant une adresse email et un
numéro de téléphone auquel se manifester si l’on est
intéressé.
En résumé :
1. Communiquer sur votre volonté
d’installer des composteurs collectifs
2. Organiser une réunion d’information sur
votre projet d’installation de composteurs
collectifs
3. Recenser les intéressés et leur déléguer la
création de collectifs
4. Organiser des réunions d’information à
destination des collectifs constitués
5. Commander ou fabriquer les composteurs
puis les mettre en place
6. Assurer un suivi régulier des collectifs
pour s’assurer du bon déroulement des
opérations
Ensuite, vous pourrez organiser une réunion
d’information puis déléguer la mission de composer
des collectifs sur de petites portions de territoire
aux personnes qui se seront manifestées. Pensez
à les recontacter régulièrement pour prendre des
nouvelles des collectifs en formation. 4 à 5 foyers
participants sont suffisants pour initier un collectif qui
pourra bien sûr grossir avec le temps.
Une fois le collectif constitué, vous pourrez organiser
une nouvelle réunion d’information, notamment sur
les consignes d’alimentation du compost, et décider
ensemble du lieu et de la date de mise en place du
composteur.
Comment alimenter un compost ?
Après l’installation du composteur, toutes les
personnes formant le collectif viennent y déposer
leurs déchets organiques en respectant la rotation
des bacs.
On peut mettre dans un composteur presque toutes
les matières organiques, c’est à dire les déchets verts
et les déchets alimentaires. On évitera cependant d’y
mettre de la viande et du poisson, qui risqueraient
de mal se décomposer et d’attirer des rats et autres
indésirables. On évitera également d’y mettre une
trop grosse proportion d’agrumes et de tontes de
gazon, bien que ce ne soit pas à exclure totalement
non plus.
Tous les bacs à compost, qu’ils soient au repos ou non,
devront être retournés environ une fois par semaine.
Que faire du compost une fois qu’il est «à point» ?
Après 3 à 4 mois d’alimentation, puis 6 à 8 mois de
repos, le compost est prêt. Le composteur sera vidé,
le compost tamisé, puis réparti entre les différents
membres du collectif selon leurs besoins. Il peut
également être cédé à une association telle qu’un
jardin partagé ou à la commune elle-même pour
l’entretien de ses espaces verts si les membres du
collectif n’ont pas eux-mêmes de jardin.25
Mettre en place une
boîte à livres ou une
boîte à dons
Qu’est-ce qu’une boîte à livres ou une boîte à dons ?
La boîte à livres et la boîte à dons ont sensiblement
le même fonctionnement. Il s’agit d’un contenant
disposé dans l’espace public destiné à accueillir les
dons des passants à destination d’autres passants.
Une boîte à livres sera équipée dans le but d’accueillir
exclusivement des livres et des magazines, alors
qu’une boîte à dons sera équipée de manière à
pouvoir accueillir de petits comme de grands objets.
Ces boîtes peuvent prendre différentes formes selon
les lieux, les envies et les possibilités. Souvent, il s’agit
d’anciennes cabines téléphoniques réaménagées avec
des étagères ou des meubles sur mesure disposés
dans la rue ou dans le hall d’un bâtiment public.
Ces boîtes permettent de donner une seconde vie aux
livres et objets qui y sont disposés, participant ainsi à
la réduction des déchets.
Où installer ce type de boîtes ?
Les sites à privilégier sont des rues ou places piétonnes
très fréquentées. À noter à ce propos qu’une boîte
à livres n’est pas une offre concurrentielle mais
complémentaire d’une bibliothèque. Elle propose
en effet une alternative aux populations n’ayant pas
l’habitude d’aller emprunter un livre à la bibliothèque
municipale, ou qui aiment consulter sans limite de
temps les ouvrages.
Comment mettre en place ce type de boîtes ?
Vous pouvez fabriquer vous-mêmes vos boîtes en
récupérant et en adaptant d’anciennes boîtes à
En résumé :
1. Fabriquer, faire fabriquer ou aménager
une boîte et y afficher ses consignes
2. Récupérer les premiers dons
3. Disposer la boîte dans un lieu adapté et y
placer les dons récupérés en amont
4. Faire connaître votre boîte
5. Venir voir régulièrement votre boîte pour
vous assurer de son état
journaux, des armoires métalliques ou en bois, des
étagères, de vieux frigos, en aménageant une ancienne
cabine téléphonique, etc. Vous pouvez également les
faire fabriquer sur-mesure, de la forme et dimension
de votre choix. Dans tous les cas, vous devrez
adapter les dimensions de la boîte à ce qu’elle devra
abriter. Vous afficherez de chaque coté de la boîte les
consignes d’utilisation que vous aurez définies.
Les boîtes installées sur le domaine public en libre
accès doivent être accrochées à du matériel urbain
fixe via une chaîne de fixation ou un filin, ou être fixées
plus durablement au moyen de vis.
Quelques jours avant la mise en place de la boîte,
collectez vous-mêmes quelques dons à disposer
dedans, pour qu’elle ait déjà un contenu le jour de
son inauguration. Cela encouragera les passants à y
ajouter leurs dons.
Comment faire connaître sa boîte ?
Sa présence elle-même va intriguer les passants. Mais
vous pouvez tout de même communiquer sur sa mise
en place pour vous assurer de son succès. À minima,
vous pourrez en informer les correspondants de
presse locaux et diffuser un message sur le site et les
comptes réseaux sociaux de votre mairie. Et s’il s’agit
d’une boîte à livre, vous pourrez la référencer sur ce
site : https://www.boite-a-lire.com/26
Organiser une bourse
aux livres, vêtements,
outils...
Qu’est-ce qu’une bourse ?
Une bourse est une vente éphémère d’articles
d’occasion par des particuliers pour des particuliers.
C’est un événement qui permet d’encourager le
réemploi tout en créant de la convivialité.
Où l’organiser ?
Il faut trouver un lieu couvert (salle des fêtes, préau
d’école, mairie...) idéalement d’au moins 100m2. Ce
lieu doit pouvoir être mis à disposition au moins toute
une journée de 7h à 20h, et idéalement la veille. Vous
devrez également trouver des tables et des chaises à
y installer pour pouvoir accueillir les vendeurs et leur
stock.
Quand l’organiser ?
Une bourse sera préférablement organisée le week-
end, idéalement le dimanche.
Le lieu doit être ouvert et prêt à accueillir les vendeurs
dès 7h du matin, et prêt à accueillir le public dès
9h. Les bourses finissent généralement autour de
18h. Il faudra compter une heure pour permettre
aux vendeurs de remballer, ainsi qu’une heure
supplémentaire pour remettre la salle en ordre et
la nettoyer. Ainsi, l’événement sera totalement clos
autour de 20h.
La période de l’année devra être adaptée au thème
de la bourse. Par exemple, les bourses d’articles de
puériculture ou de fournitures scolaires ont souvent
lieu en septembre. Les bourses aux plantes ont lieu au
printemps. Les bourses aux outils ou aux livres ont lieu
tout au long de l’année.
Comment l’organiser ?
Une fois la date et le lieu définis, il est temps d’élaborer
un plan de la salle, selon l’espace et le nombre de tables
disponibles. Cela vous permettra de savoir combien
de tables pourront être réservées.
Il faudra définir alors un numéro de téléphone et une
adresse e-mail où s’adresser pour réserver une ou
plusieurs tables. Une personne devra être en charge
du suivi des inscriptions, et informer les vendeurs de
la prise en compte de leur demande.
Quelques jours avant l’événement, les vendeurs
devront être recontactés afin de leur rappeler les
informations pratiques et les horaires.
Le Jour J, il faudra être présent avant tout le monde
pour installer la salle puis guider les vendeurs jusqu’à
la table qui leur aura été attribuée. Si vous avez accès
à la salle la veille, vous pourrez gagner du temps en
installant les tables et les chaises à l’avance.
Les membres de l’équipe organisatrice pourront
se relayer tout au long de la journée pour qu’il y
ait toujours au moins une à deux personnes pour
superviser l’événement, s’assurer que tout se déroule
correctement, et prendre des photos pour une
communication ultérieure.27
En résumé :
Avant :
1. Constituer une équipe pour mener à bien
le projet
2. Définir un thème
3. Définir une date
4. Trouver un lieu ainsi que des tables et des
chaises
5. Communiquer
6. Gérer les inscriptions des vendeurs
7. Élaborer un plan de la salle et attribuer les
tables aux vendeurs
Le Jour J :
1. Installer la salle
2. Guider les vendeurs vers leurs tables
respectives
3. S’assurer du bon déroulement de la
journée et prendre des photos
4. Ranger et nettoyer la salle
Après :
1. Faire un bilan de l’événement avec
l’équipe organisatrice
2. Communiquer sur le succès de
l’événement
À la fin de l’événement, il faudra remettre la salle en
ordre et la nettoyer.
Vous pouvez organiser une réunion quelques jours
après l’événement pour dresser un bilan avec l’équipe
organisatrice et prendre en note ce qui pourra être
reconduit et/ou améliorer pour une prochaine bourse.
Comment en faire parler ?
Une bonne communication est la clé du succès d’une
bourse. Elle devra débuter au moins un mois avant
l’événement et consistera en :
• L’envoi d’un communiqué de presse aux
correspondants de presse locaux
• La publication des détails de l’événement sur le site
infolocale.fr
• Des affichages dans votre commune
• Un article dans le journal communal et sur le site de
la mairie
• Des publications sur les comptes réseaux sociaux de
la mairie
• Des flyers distribués au public visé (exemple :
distribuer les flyers dans les écoles pour une bourse
aux jouets ou dans les crèches pour une bourse
d’articles de puériculture)
Votre communication devra impérativement intégrer :
le lieu, la date, les horaires, le thème de la bourse, et la
démarche à suivre pour s’inscrire en tant que vendeur
ainsi que le prix au mètre éventuel.
Après l’événement, vous pourrez communiquer sur
le succès de l’initiative à travers les réseaux sociaux,
vos outils de communication communaux, ainsi qu’à
travers la presse locale.28
ANNUAIRE des acteurs de la réduction des déchets locaux et nationaux
LES MAGASINS DE VRAC
(Épiceries vendant des produits sans
emballages)
BAYEUX
Biocoop Olaf
Chemin de la Bletre,
14400 Saint-Vigor-le-Grand
02 31 10 27 04
http://www.biocoopolaf.com/
CAEN
Biocoop Fréquence Bio
35 avenue Henry Chéron
14000 Caen
02 31 77 74 07
contact@frequencebio.fr
http://www.biocoopfrequencebio.fr
La Maison Du Vrac
14 rue Gémare
14000 Caen
09 81 30 81 60
ameliemathildevrac@gmail.com
HÉROUVILLE-SAINT-CLAIR
Biocoop Jonathan
1 ter Cité artisanale Grande Delle
rue Denis Papin
14200 Hérouville-Saint-Clair
02 31 47 66 88
http://jonathan.biocoop.net/
MONDEVILLE
Naturéo
route de Paris
14120 Mondeville
02 31 35 03 06
1. ÉVITER LES EMBALLAGES :
LE ZÉRO DÉCHET
SAINT-ANDRÉ-SUR-ORNE
Marché Nature
6 rue du Clos du Hamel
02 31 79 50 53
https://www.marche-nature-caen.fr/
VIRE
Biocoop du Bocage
550 avenue de Bischwiller
14500 Vire
02 31 09 47 85
http://www.biocoop-vire.com/
LES AMAP
(Associations pour le Maintien d’une
Agriculture Paysanne)
BAYEUX
AMAP de Bayeux
amap.bayeux@gmail.com
MOLAY-LITTRY
AMAP de Molay-Littry
contact@capbio.fr
2. DONNER UNE SECONDE VIE :
LE RÉEMPLOI
LES RESSOURCERIES
(Centres qui gèrent la récupération, la
valorisation et la revente de biens)
BAYEUX
À tout petit prix - BACER (meubles)
11 rue de la Résistance
14400 Bayeux
02 31 10 27 70
À tout petit prix - BACER (textiles)
Galerie Emeraude
33 boulevard d’Eindhoven
02 31 10 34 7429
CAUMONT-L’ÉVENTÉ
À tout petit prix - BACER (meubles et textiles)
51 route de Torigni
14240 Caumont l’Éventé
02 31 77 06 08
MOLAY-LITTRY
À tout petit prix - BACER (meubles et textiles)
3 place du Marché
14330 Le Molay-Littry
02 31 51 89 47
VILLERS-BOCAGE
À tout petit prix - BACER (textiles)
rue du Marché
14310 Villers-Bocage
02 31 77 89 47
VIRE
Deuxième Vie, Deuxième Chance
4 bis avenue de la gare
14500 Vire
02 50 73 00 59
mpeuvrel.deuxiemechance@yahoo.fr
https://www.2emevie2emechance.com
À tout petit prix - BACER (textiles)
avenue de Bischwiller
14500 Vire
02 31 67 55 62
LES DÉPÔT-VENTE
(Magasins auxquels un individu confie un objet
en vue de sa mise en vente)
BAYEUX
Folie Douce (vêtements et accessoires)
12 Rue Saint-Martin
14400 Bayeux
02 31 92 72 62
Brocante De Jolies Choses (meubles)
7 Bis rue Larcher
14400 BAYEUX
02 31 22 23 63
COUP DE COEUR (meubles)
8 rue St Martin
14400 Bayeux
LES CAFÉ RÉPARATION
(Associations organisant des ateliers de
réparation d’objets divers)
BAYEUX
Répare Café
06 85 67 13 46
reparecafebayeux@gmail.com
http://reparecafe.e-monsite.com/
VIRE
Deuxième Vie, Deuxième Chance
02 50 73 00 59
mpeuvrel.deuxiemechance@yahoo.fr
https://www.2emevie2emechance.com
3. VALORISER LES DÉCHETS :
LE TRI ET LE RECYCLAGE
LES DÉCHETTERIES
(Réseau de déchetteries géré par le SEROC)
Pour tout renseignement :
02 31 51 69 60
accueil@seroc14.fr
BRETTEVILLE L’ORGUEILLEUSE
Déchetterie SEROC
Rd 83, Le Bas des prés
14740 Bretteville l’Orgueilleuse
CREULLY
Déchetterie SEROC
ZI d’activités Sud
14480 Creully
ECRAMMEVILLE
Déchetterie SEROC
RD 124, Les Costils
14710 Ecrammeville30
ESQUAY-SUR-SEULLES
Déchetterie SEROC
RD 126, SEA
14400 Esquay-sur-Seulles
FONTENAY-LE-PESNEL
Déchetterie SEROC
5 route de Cristot
14250 Fontenay-le-Pesnel
GRANDCAMP-MAISY
Déchetterie SEROC
Parc d’Activités
Grandcamp-Maisy
ISIGNY-SUR-MER
Déchetterie SEROC
RD 5, route de Littry
14230 Isigny-sur-Mer
MESNIL-CLINCHAMP
Déchetterie SEROC
Le Bellaie
14380 Mesnil-Clinchamps
MOLAY-LITTRY
Déchetterie SEROC
ZA rue Denis Papin
14330 Le Molay-Littry
PORT-EN-BESSIN
Déchetterie SEROC
ZI rue des Albatros
14520 Port-en-Bessin
VAUCELLES
Déchetterie SEROC
ZA route de Cherbourg
14400 Vaucelles
4. ŒUVRER ENSEMBLE :
LES ACTEURS
LES ACTEURS LOCAUX
(Associations, entreprises et organismes locaux
œuvrant pour la réduction des déchets)
B.A.C.E.R
(Bourse d’Aide aux Chômeurs par
l’Environnement et la Récupération)
51 rue de Torigni
14240 Caumont-sur-Aure
02 31 77 06 08
contact.iae.caumont@orange.fr
www.bacerduprebocage.com
Collectéa
(Syndicat mixte intercommunal de surplus
ménagers du Bessin)
1 rue Marcel Fauvel
ZAC de Bellefontaine
14400 Bayeux
02 31 92 54 93
accueil@smismb.fr
CPIE Vallée de l’Orne
(Centre Permanent d’Initiatives pour
l’Environnement)
02 31 30 43 27
accueil@cpievdo.fr
http://www.cpievdo.fr/
CREPAN
(Comité Régional d’Étude pour la Protection et
l’Aménagement de la Nature en Normandie)
74 boulevard Dunois
14000 Caen
02 31 38 25 60
crepan@gmail.com
http://www.crepan.org/
Générale Marabille
(Association organisant des cafés réparation à
Caen)
la.generale.marabille@gmail.com
http://lageneralemarabille.fr/31
Graine Normandie
(Réseau Régional de l’Éducation à
l’Environnement et au Développement Durable
de Normandie)
Maison des Associations
1018 Grand Parc
14200 Hérouville-Saint-Clair
02 31 95 30 64
http://www.graine-normandie.net/
Humanivelle
(Association organisant des événements de
sensibilisation au zéro déchet)
lhumanivelle@gmail.com
https://lhumanivelle.wordpress.com/
Normandie Équitable
(Collectif de professionnels engagés pour une
économie locale est responsable )
Maison des solidarités
51 quai de juillet à Caen
09 72 57 20 37
06 34 60 36 95
https://www.normandie-equitable.org/
Répare Café
(Association organisant des cafés réparation à
Bayeux)
06 85 67 13 46
reparecafebayeux@gmail.com
http://reparecafe.e-monsite.com/
SEROC
(Syndicat de traitement et de valorisation des
déchets ménagers de la région Ouest Calvados)
1 rue Marcel Fauvel
ZAC de Bellefontaine
14400 Bayeux
02 31 51 69 60
accueil@seroc14.fr
http://www.seroc-bayeux.fr/
LES ACTEURS NATIONAUX
(Associations et organismes nationaux œuvrant
pour la réduction des déchets)
ADEME
(Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de
l’Energie)
https://www.ademe.fr/
France Nature Environnement
(Fédération française des associations de
protection de la nature et de l’environnement)
81-83 boulevard Port-Royal
75013 Paris
01 44 08 02 50
information@fne.asso.fr
https://www.fne.asso.fr/
Les Frigos Solidaires
(Association de lutte contre le gaspillage
alimentaire par la création de frigos en libre
service dans une démarche solidaire et éco-
responsable)
19 rue Houdon
75018 Paris
hello@lesfrigossolidaires.com
www.lesfrigossolidaires.com
MIRAMAP
(Mouvement inter-régional des AMAP)
58 rue Raulin
69007 Lyon
04 81 91 60 51
contact@miramap.org
partenariats@miramap.org
http://miramap.org/
Réseau École et Nature
(Réseau national d’éducation à l’environnement)
164 rue des Albatros
34000 Montpellier
09 82 56 39 51
http://reseauecoleetnature.org/
Réseau des Ressourceries et la réduction des
déchets
(Association regroupant les Ressourceries de
France)
http://www.ressourcerie.fr
Zero Waste France
(Association de protection de l’environnement
militant pour la réduction et une gestion plus
durable des déchets)
18 boulevard Barbès
75018 Paris
https://www.zerowastefrance.org/frNotesProduit par Collectéa
Syndicat Mixte Intercommunal des Surplus Ménagers du Bessin
sous la présidence de Frédéric RENAUD
et sous la direction de Christophe LECHEVALIER-BOISSEL
Imprimé en septembre 2018
par l’Imprimerie Moderne de Bayeux
Rédigé et mis en page en juillet 2018
par Geneviève AUGÉe
Collectes Les déchets, de vous à nous